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ACTION !

  Ami lecteur,

  J’ai vécu ces dernières années à tes côtés, m’informant, recoupant, m’attristant et ouvrant ma grande gueule sur ces pages virtuelles.

  Cela ne me suffit plus, maintenant. Je ne veux plus me contenter de critiquer, je veux agir ! La famine frappe, les Etats se perdent dans la spirale de l’endettement, l’Union Européenne coupe ses aides aux démunis, et surtout, la monde connait actuellement un sursaut de liberté que je ne peux pas laisser passer.

  J’ai donc créé mon parti politique, l’Alliance Confortiste Française, afin de reprendre en main l’économie et la politique par la création d’entreprises éthiques (nous avons une Charte), puis par la promotion de nos idéaux à travers le processus démocratique. Afin que ce monde connaisse une hausse globale du niveau de vie. Afin que personne ne meure de faim. Afin de construire des logements pour tous. Entre autres choses.

  Voilà, trois semaines que le blog de l’ACF est lancé et déjà des retours positifs… c’est encourageant. Voici son URL : acf.revolublog.com

  Je compte y consacrer mon temps, et peut-être revenir sur ce blog lorsque le bébé pourra marcher tout seul. Quoiqu’il en soit, le JRDF reste en ligne. Merci, merci, merci encore pour ces centaines de milliers de connexions, ces milliers de commentaires, ces messages, merci, ami lecteur, d’exister et de nous avoir soutenu. Ce n’est pas un au revoir. C’est un appel ! L’heure est venue, pour nous, d’entrer dans le concret, et de montrer à ces saloperies de pillards et de mafieux qui dirigent maintenant la majorité de l’économie mondiale, et à leurs pions politiques, que le peuple peut penser et s’organiser. Oui, ça fait un peu anar, et alors, hein ? Plus sérieusement, l’ACF est proche du PS et on souhaite à Hollande – s’il se révèle intègre – tout le bonheur du monde dans ses projets présidentiels. Le règne de Sarkozy a encore fait monter la puissance des forces de l’argent.

  Eh bien, récupérons l’argent ! Récupérons le commerce ! Récupérons la politique ! Pour la démocratie, pour un meilleur partage des richesses, et pour un monde plus confortable !

  Salutations !

Affaire Tapie : Bayrou cogne dur

  Surprenant, non ? Le JRDF, qui a régulièrement la dent dure à l’encontre du président du MODEM, ne peut que reconnaître la charge, visiblement sincère, de l’intéressé dans cet énième dossier financier bien scandaleux de l’ère Sarkozy. Si l’on peut effectivement y trouver quelques petites traces de démagogie – le comparatif avec les victimes de l’amiante, par exemple – reste que François Bayrou dénonce quelque chose de très vrai : la connivence affichée, à peine enrobée d’un emballage de « justice », entre Sarkozy et ses mercenaires.

http://www.dailymotion.com/video/k74AkFyxsYwsD6HnhL

 

A noter, tout de même, que le monsieur n’est pas le seul à s’être élevé contre ces magouilles merdiques (et surtout coûteuses pour le contribuable), mais personnellement, je lui réserve la palme de l’éloquence et de la clarté, sur cette affaire.

Bayrou votera contre la réforme des institutions

La balance penche encore plus fermement en faveur du rejet de cet énième texte piégé de l’UMP…

PARIS – Le président du Mouvement Démocrate François Bayrou a annoncé jeudi qu’il ne voterait pas la réforme des institutions lors du Congrès qui se réunit lundi à Versailles, la qualifiant de « faux-semblant ».

« J’étais prêt à voter un texte s’il avait touché à l’essentiel » a affirmé sur RTL François Bayrou, qui réclame une « loi électorale qui permette d’avoir au Parlement des voix indépendantes, et donc une partie des sièges attribuées non pas en fonction de l’investiture du parti de président ou du grand parti de l’opposition mais en fonction de la représentation des Français. »

« On aurait dû mettre autour de la table les grands courants du pays en regardant ce que sont les problèmes fondamentaux, ces problèmes-là on n’y touche pas, et donc je ne voterais pas ce faux-semblant » a-t-il déclaré.

Le député des Pyrénées-Atlantiques a dénoncé « l’ambiance de marchandage » entretenue par le président de la République qui va « jusqu’à négocier lui-même pour obtenir quelques voix, des nominations, l’arrangement d’affaires, ou bien le fait qu’on pourra faire un groupe parlementaire avec 10 ou 12 ou 15 députés ».

« Ce n’est plus des marchands de tapis devant lesquels on se trouve, c’est des marchands de paillassons », a-t-il ainsi déclaré au sujet des radicaux de gauche, ajoutant que « tout ça ce sont des marchandages qui ne sont pas dignes de ce que la réflexion institutionnelle devrait être ». AP

Bayrou insatisfait par la réforme des institutions

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PARIS (Reuters) – François Bayrou annonce son intention de voter contre la réforme des institutions lors du vote prévu à l’Assemblée nationale dans l’après-midi.

« Je voterai non parce que ce texte ne touche pas à l’essentiel (…) la soumission du Parlement à l’égard de l’exécutif et du président de la République », a déclaré le président du MoDem sur LCI.

« Je ne participe pas à des opérations d’intox, à des opérations qui sont des leurres pour faire croire qu’on fait quelque chose alors qu’on ne fait rien », a-t-il ajouté.

Lors de la réunion du Congrès, en juillet, « je voterai non et beaucoup de mes amis aussi », a-t-il poursuivi tout en soulignant que la liberté de vote était la règle au sein du parti centriste.

Loin de constituer une avancée, cette réforme « va un peu en arrière » selon François Bayrou, notamment sur le référendum d’initiative populaire qui sera désormais subordonné à la signature de 184 députés et sénateurs.

« On fait un pas vers une bipolarisation » politique, a déploré l’ancien candidat à l’élection présidentielle.

De même, la possibilité offerte au chef de l’Etat de s’exprimer devant les députés et sénateurs sans débat est « une marque de plus du mépris dans lequel on tient en France la représentation nationale », a-t-il estimé.

Laure Bretton

Le MoDem vote… à droite

  Pour les idéalistes qui défendent bec et ongles l’attitude « neutre » du mouvement de Bayrou, voici une petite mise au point, extraite du Canard…

  Bilan du MoDem lors de l’élection des présidents de conseils généraux : comme en Côte-d’Or, tous ses élus ont voté pour les candidats de droite.

  Les trois présidents MoDem sortants (Mayenne, Morbihan et Rhône) ont été réélus grâce aux voix de l’UMP ou du Nouveau Centre [pas si ennemis, visiblement...]. Tel Michel Mercier dans le Rhône. C’est aussi grâce à trois élus centristes que la droite a repris au PS les Hautes-Alpes, où elle était déjà majoritaire en voix.

  Dans les Pyrénées-Atlantiques, le MoDem Jean-Jacques Lasserre, qui avait succédé à François Bayrou, a dû laisser la présidence à l’UMP Jean Castaing, élu au bénéfice de l’âge puisque gauche et droite sont à égalité [Oui, encore une belle règle bien démocratique dans notre beau pays...].

  Comme aime à le dire François Bayrou, il faut savoir dépasser « le clivage stérile gauche-droite ». CQFD.

Le MoDem en pleine crise interne

PARIS (AFP) – La stratégie d’ »indépendance » de François Bayrou est de plus en plus contestée au sein même du Mouvement Démocrate (MoDem), au lendemain des élections municipales marquées par la défaite du leader centriste à Pau et les revers du mouvement, notamment à Paris.

Prenant acte des résultats, le leader centriste s’est montré résolu à tenir le cap, dimanche soir à Pau: « ce centre fort, nous devons le construire » même si ce n’est « pas facile », a-t-il déclaré.

Il a vu dans le « coup de balancier », à droite lors de la présidentielle puis à gauche dix mois plus tard, la preuve de « l’instabilité de la vie politique française » qui « empêche la France d’avancer ».

Sur la même ligne, la chef de file du MoDem à Paris Marielle de Sarnez, seule rescapée du parti centriste au conseil de Paris, a affirmé que les tentatives du MoDem pour remettre en cause la bipolarisation constituent « un chemin que nous allons poursuivre ».

Mais d’autres élus MoDem ont livré un verdict sans appel: « la stratégie de François Bayrou est suicidaire: il sacrifie ses élus pour une chimère présidentielle », a jugé l’eurodéputé Thierry Cornillet.

« Il y avait 118 députés quand François Bayrou est devenu président de l’UDF en 1998, il en reste trois. On a perdu la moitié de notre groupe sénatorial, on n’a quasiment plus d’élus de terrain », a déploré cet ancien président du Parti radical valoisien, préconisant la création d’un courant de centre-droit au sein du MoDem.

Tout aussi sévère, le sénateur Jean Arthuis a jugé que les municipales ont montré « l’échec de la stratégie d’autonomie » du MoDem, et réclamé une « réunion d’urgence » de ses instances dirigeantes et de celles de l’UDF, qu’il veut « faire revivre » pour « sortir de ce kaléidoscope incompréhensible et illisible ».

Il a fait valoir que « les seules élections de membres du MoDem sont le fruit d’alliances avec des formations de droite », comme à Mont-de-Marsan, Saint-Brieuc ou Talence.

Ces deux membres de longue date de l’UDF avaient déjà exprimé leurs inquiétudes lors du congrès fondateur du MoDem, en décembre 2007.

Très isolé depuis sa troisième place à la présidentielle de 2007 et l’échec du MoDem aux législatives, M. Bayrou a subi de nouvelles défections pendant la campagne des municipales.

L’ancien journaliste Jean-Marie Cavada a conduit une liste soutenue par l’UMP dans le XIIe arrondissement de Paris et lancé le mouvement « Avenir démocrate », avec les députées européennes Claire Gibault et Janelly Fourtou.

Le président du conseil général du Rhône Michel Mercier, « ami de trente ans » de M. Bayrou, a démissionné de la présidence de la fédération départementale pour protester contre la stratégie d’autonomie adoptée à Lyon.

Ceux qui étaient partis entre les deux tours de la présidentielle pour fonder le Nouveau Centre se sont engouffrés dans la brèche: le président du NC Hervé Morin a appelé lundi les « déçus » du MoDem à rejoindre son parti, après « l’échec absolu » du mouvement de M. Bayrou aux municipales.

L’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin (ex-UDF qui avait rejoint l’UMP en 2002) a pour sa part estimé que l’UMP devait « s’ouvrir au centre » après la « disparition de François Bayrou ».

Celui-ci conserve néanmoins des défenseurs. « Je reste convaincue qu’il y a un espace au centre, même si avec le mode de scrutin actuel, on a énormément de mal à avancer », a estimé la député européenne Nathalie Griesbeck, candidate à Metz.

L’ex-conseiller de Paris François Florès (ancien Vert) a pour sa part estimé qu’il y aura probablement « un débat sur les alliances au sein de la fédération de Paris », mais qu’il n’y avait « pas d’alternative à la ligne qui a été suivie ».

Municipales : L’ami de mon ami est mon ennemi

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  Il n’aura échappé à personne que, à l’issue du premier tour de scrutin de ces municipales (comme lors des présidentielles/législatives d’ailleurs), le MoDem de Bayrou est particulièrement courtisé. En fait, telle une pièce de monnaie tombée sur la tranche, les spectateurs se demandent si, en soufflant un peu dessus, on peut la faire se coucher sur pile… ou sur face. Suspens, donc. C’est pourtant une très sérieuse affaire, puisque les quelques pourcents de centristes peuvent bel et bien (nouvelle métaphore) faire pencher la balance électorale… Pour ma part, je considère que c’est une vision très simpliste de l’échiquier politique.

  Pourquoi ? Parce que les électeurs du MoDem ne sont pas de petits robots. C’est justement là l’une des forces fondatrices de ce « Mouvement Démocratique » : ses partisans ne veulent pas être incorporés, d’office, à l’un des deux gros ténors de la politique française. Un peu comme, dans une autre dimension, les frontistes. Pourtant, si les votants du FN finissaient majoritairement par pencher à droite (même malgré la volonté de Le Pen en 2007), la base du MoDem penche assez clairement à gauche – consignes de Bayrou en 2007 à l’appui. MAIS rien ne dit que ces électeurs ne vont pas, tout simplement, s’abstenir en masse… il est donc impossible de prédire le rôle de ce parti dans la politique française, de manière schématique, à court comme à long terme.

  Mieux vaut donc s’intéresser à la partie émergée de l’iceberg, à savoir les figures de proue du MoDem. On connait assez bien le ton équivoque de Bayrou, c’est dit, qui tantôt critique Sarkozy, et tantôt soutient Juppé (ex-N°2 de son gouvernement). Marielle de Sarnez, elle, se rapprochant assez visiblement de Delanoë à Paris… ce qui permet de distinguer une trame générale ; le MoDem ayant tendance, de ce fait, à s’allier d’office avec ceux qui sont en mesure de l’emporter… Les municipales lui fournissant ainsi un tremplin vers des places de conseillers municipaux. Malin, non ? D’autres thèses peuvent être émises : le centrisme de Bayrou s’arrêtant à la gauche. Déjà relativement hostile aux idées de la LCR et de LO, Bayrou marque cette fois, ainsi que l’on pourra le lire dans l’article suivant, son refus d’alliances avec le PCF (pourtant assez proche, de facto, de la ligne PS). On imagine néanmoins que ce « centrisme exclusif » concerne tout aussi bien l’extrême-droite ; Quoiqu’il en soit, c’est instructif sur la ligne « officielle » du MoDem, qui ne demande d’ailleurs qu’à s’éclaircir…

(Article du Monde)

En prônant le dépassement des clivages gauche-droite, François Bayrou ne s’attendait sans doute pas à ce qu’une des têtes de liste du MoDem pousse l’ouverture jusqu’au Parti communiste français (PCF). C’est pourtant ce qui s’est passé à Aubagne (Bouches-du-Rhônes), mardi 11 mars, avec la fusion entre la liste MoDem et celle du maire sortant PCF. Le président du MoDem est donc monté au créneau, mercredi, pour désavouer publiquement cet accord, précisant qu’il ne donnerait « pas d’investiture à Aubagne ». « C’est la seule alliance que je n’accepte pas », a-t-il déclaré sur RTL.

« Nous considérons qu’il faut avoir un minimum de patrimoine de repères communs, le parti communiste pour l’instant n’entre pas dans ce patrimoine », a-t-il expliqué. Interrogé sur la présence de candidat du MoDem à côté de candidats communistes sur la liste de Martine Aubry à Lille, par exemple, M. Bayrou a précisé sa pensée : « Il faut que la tête de liste appartienne au courant démocratique républicain français », qui va « du PS jusqu’à l’UMP ».

ALLIANCE INÉDITE

La veille, Jean-Marie Orihuel, candidat du MoDem à Aubagne, avait fusionné sa liste avec celle du maire sortant, Daniel Fontaine (PCF), s’assurant ainsi d’un poste d’adjoint au maire en cas de victoire. Conscient de l’audace de sa démarche, il avait ajouté, à toutes fins utiles, qu’il ne considérait pas M. Fontaine comme un élu communiste car il se présente « sans étiquette » aux municipales. Au premier tour, la liste Fontaine a obtenu 47,51 % des voix, contre 36,38 % à l’UMP et 8,04 % au MoDem, le FN recueillant 8,07 %. Malgré son score confortable du premier tour, le maire sortant pouvait craindre qu’un report massif des voix du centre et de l’extrême droite sur la liste UMP l’écarte de la course à l’hôtel de ville. 

Municipales : Le racisme, parce que je le vaux bien

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  On continue avec Dati, après la censure de La Télé Libre, nouvel épisode : je me victimise en accusant le MoDem d’être raciste. C’est décidément la mode, en ce moment, à l’UMP… Article relayé par Rue 89 :

 

Samedi soir dans le VIIe arrondissement de Paris. Piscine du Racing Club de France. A l’invitation de la Fédération française de natation, tous les candidats aux municipales se retrouvent pour la « Nuit de l’eau », opération caritative parrainnée par l’Unicef. Dans le très chic VIIe, Thierry Rey, mais aussi Christine « Kiki » Caron sont là, sous l’œil averti de la candidate UMP, Rachida Dati.

Un fan de la Garde des Sceaux réclame une photo

Ex-élue de l’UMP, Véronique Delvolvé-Rosset a aussi entraîné son équipe de campagne du MoDem dans la folle soirée. Avec l’idée de se baigner. L’un de ses colistiers (il tient à garder son anonymat, mais ses amis le reconnaîtront aisément), fan de la Garde des Sceaux, profite de l’occasion pour se faire prendre en photo avec Rachida Dati. Auparavant, il demande l’autorisation à Michel Dumont, maire sortant et numéro 2 de la liste UMP et, bien sûr, de l’intéressée. Pas de problème. Un autre colistier tient l’appareil et on prend la pose:

L’admirateur du MoDem:
« – Je suis très content de faire cette photo, même si on est sur une liste adverse… »
Rachida Dati:
« – Ah bon, laquelle? »
L’admirateur du MoDem:
– Hé bien… la liste MoDem! »

A ces paroles, la candidate UMP se tend et se retourne vers son interlocuteur.

Rachida Dati, l’œil noir:

« - Dans ce cas, pas de photos. Non monsieur, vous êtes un raciste… pardon, votre liste tient des propos racistes. Je ne veux pas être prise en photo avec vous, ces photos ne seront pas publiées. »

L’admirateur du Modem, un peu sonné:

« - Non, madame, je ne suis pas raciste. Nous sommes une liste bon enfant et il n’y a jamais eu d’attaques de ce genre. »

Fin de l’échange, l’un des gardes du corps de la ministre baisse l’appareil du photographe amateur. Le tout a duré trente secondes. Furieux et déçus, les militants MoDem remballent leur maillot de bain. Après avoir vainement tenté de croiser sa rivale, dimanche matin, en campagne dans la très chic rue Clerc, Véronique Delvolvé-Rosset réclame maintenant des excuses publiques:

« Je n’en peux plus de cette campagne de merde. Elle ne dit pas bonjour, elle insulte ma liste. C’est insupportable. On tue le débat! »

De son côté, Rachida Dati nie avoir tenu de tels propos. Son attachée de presse raconte que « cela ne s’est pas passé comme ça »:

« Elle a dit: ‘C’est dingue, avec la campagne que vous faites, vous voulez faire des photos avec moi’. Il n’a jamais été question de propos racistes. »

Problème: un journaliste de télévision, qui a assisté à la scène, confirme point par point le récit fait par les militants du MoDem.

Le MoDem se recentre

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  Un très bon article signé Elizabeth Pineau, pour Reuters. On y saisit les nuances du parti de Bayrou, et la tendance globale qui le rapproche de la gauche (et ne cesse de m’étonner… en espérant que cela n’est pas un plan perfide pour diviser les forces progressistes…)

 

PARIS (Reuters) – La question d’un éventuel partenariat « sans domination, ni soumission » avec le PS a été évoquée lors du meeting des candidats Mouvement démocrate à la mairie de Paris, réunis mardi soir à la Mutualité autour de François Bayrou.

La tête de liste centriste dans la capitale, Marielle de Sarnez, a renvoyé cette question pour l’entre-deux tours, contrairement au souhait du maire PS sortant, Bertrand Delanoë, de voir le MoDem annoncer la couleur avant le premier tour de scrutin, dimanche.

« Partenaires, oui, nous y sommes prêts. Solidaires, oui, la solidarité dans l’action est nécessaire. Mais soumis, non, sectaires, non », a déclaré la députée européenne devant quelque 2.500 personnes, dont beaucoup étaient munies d’écharpes et de drapeaux orange.

« Quand il y a des mains tendues, il faut que soient deux libertés qui se rencontrent. Et pas de domination ou une soumission », a ajouté Marielle de Sarnez, qui a dit vouloir attendre la voix des urnes avant de prendre une décision.

« Le seul élément qui peut obliger à une attitude nouvelle des élus, c’est le vote des électeurs », a-t-elle estimé.

Marielle de Sarnez a envisagé un partenariat avec le seul maire sortant de la capitale.

« Nous avons été plus proches de Bertrand Delanoë (…) Il y a beaucoup de choses que nous avons approuvées », a dit la députée européenne, qui a eu des mots sévères pour la candidate UMP Françoise de Panafieu, dénonçant « des attitudes politiques avec lesquelles je suis en profond désaccord : débauchages, parachutages, ‘tocards’ et compagnie… »

« Je fais une offre, on va voir qui y répond », a-t-elle résumé devant la presse après le meeting.

Dernier à intervenir à la tribune, François Bayrou a transmis au public « le salut modeste de la capitale de Navarre », Pau, dont il brigue la mairie.

« Si on tient la capitale de France et la capitale de Navarre, on a une petite chance de faire changer les choses dans le pays », a-t-il souligné.

« VOUS N’ÊTES PAS COMESTIBLES »

Le « troisième homme » de la présidentielle a plaidé pour un changement de système électoral qui permette un vote direct à Paris, Lyon et Marseille.

« Si Paris n’était pas victime d’une loi électorale stupide, pénalisante (…) je n’ai aucun doute qu’aujourd’hui beaucoup de Parisiens choisiraient de voter pour Marielle de Sarnez et l’équipe qui l’entoure », a-t-il estimé.

Le partenariat que propose Marielle de Sarnez pour le deuxième tour, « ça n’est pas autre chose que le pluralisme accepté », a aussi souligné François Bayrou. « Il n’y a pas ceux qui dirigent et ceux qui obéissent, il y a des partenaires qui décident ensemble ».

Une posture également revendiquée par les autres candidats MoDem.

« Je suis à la tête d’une liste qui est faite pour gagner », a déclaré l’animateur Philippe Meyer, candidat dans le Ve arrondissement face à l’UMP Jean Tibéri et la socialiste Lyne Cohen-Solal.

« Que ceux qui veulent vous manger ou vous vassaliser le sachent : vous n’êtes pas comestibles, vous n’êtes pas leurs domestiques, vous êtes leurs égaux devant le suffrage universel », a ajouté le journaliste, qui a conclu son intervention par une chansonnette.

« Nous pouvons avoir des partenariats mais nous ne pouvons en aucune manière faire des actes d’allégeance », a souligné Corinne Lepage, candidate dans le XIIe arrondissement face à Jean-Marie Cavada, transfuge du MoDem soutenu par l’UMP.

L’ancien président de Radio-France a été hué par une partie du public, ce que Corinne Lepage a désapprouvé à la tribune.

Jean Peyrelevade, dont le MoDem prédit un bon score dans le XVIe arrondissement, a quant à lui attaqué le maire sortant sur son projet économique.

« Le Paris de Bertrand Delanoë, c’est une superbe voiture avec une superbe carrosserie, avec plein de lumières qui brillent de tous les côtés, mais pas de moteur », a dit l’ancien président du Crédit Lyonnais.

Bayrou met en garde

Et sur ce sujet-là, je suis bien d’accord avec lui… A noter que le Béarnais se fait hacher menu par la presse officielle, ce qui prouve bien les velléités affichées de Sarkozy à son égard. Je pense que Bayrou voudra toujours exister indépendamment des autres partis, mais qu’il va essayer de déporter progressivement le centre vers la gauche; ce qui peut être vraiment destructeur pour le PS, car c’est en fait dans ce centre « chrétien-modéré » qu’il a le plus de chances de gagner de nouvelles voix… Le MoDem reste donc un parti de droite au niveau de ses élus, et de centre-gauche par rapport à sa base militante, mené par un chef qui n’a pas déféni clairement ses alliances…

PARIS – (AP) François Bayrou repart à l’offensive. Le président du Mouvement démocrate (MoDem), tentant de se positionner comme l’opposant numéro un au chef de l’Etat, a dénoncé mercredi lors de ses voeux la « politique du tournis » et une dérive monarchique de Nicolas Sarkozy.

Le troisième homme de l’élection présidentielle de 2007, et futur candidat en 2012, avait choisi de présenter ses voeux au lendemain de la conférence de presse du chef de l’Etat. Entouré de son dernier carré de fidèles, il a consacré l’essentiel de sa rencontre avec les journalistes à critiquer la « méthode » et les « valeurs » de l’hôte de l’Elysée.

« On a une impression d’improvisation, d’influences contradictoires, de foucades », a attaqué le centriste. « Mais où est la logique, où est la cohérence, où est la préparation, où est la négociation préalable? »

M. Bayrou a mis en exergue la fin des 35 heures souhaitée mardi par Nicolas Sarkozy, qu’il considère comme « un changement de cap à 180 degrés » par rapport à la politique du « travailler plus pour gagner plus » suivie jusque-là par le gouvernement. « On va remplacer des heures supplémentaires payées 25% de plus, non chargées et non imposées, par des heures normales, payées 25% de moins, chargées et imposées! Si je compte bien, c’est donc travailler plus pour gagner moins », a-t-il ironisé.

Dénonçant le « leurre » de la stratégie de réforme consistant à vouloir « tout changer en même temps », le président du MoDem y a vu la preuve de la « politique du tournis » suivie par Nicolas Sarkozy, « contraire d’une vraie politique de réformes ». « Il y a un côté puéril, enfantin, dans cette idée que l’on va tout mettre par terre et tout reconstruire sans réflexion préalable, sans concertation », a-t-il grincé.

Pour le président du MoDem, cette politique repose sur « l’idée fausse » du « pouvoir d’un seul », caractéristique de la monarchie. « La France pourrait réfléchir avantageusement à la constitution de la monarchie qu’elle est en train de vivre », a-t-il glissé, précisant qu’il n’assisterait pas aux voeux de Nicolas Sarkozy aux parlementaires prévus en fin de journée.

Sur le fond, M. Bayrou a accusé M. Sarkozy de « défaire méthodiquement tout ce qui a été fait en France à partir du programme du Conseil national de la résistance ». « On dit politique de civilisation, et la réalité est abandon de la civilisation au profit de la société de la force, de l’argent et de la peopolisation », a-t-il lancé.

Une affaire de Centre (re)naissant

  Charlie Hebdo consacre un article assez fouillé sur le congrès de mort de l’UDF/Naissance officielle du MoDem. Comme le JRDF n’est pas sectaire, on transmet…

  Est-ce l’approche des fêtes ? Les centristes n’ont décidément plus envie qu’on les compare à une volaille Ce fut toujours un sujet entendu pour la grande famille gaulliste, un jeu si drôle, de plumer la volaille centriste, de la rouler dans la farine, puis de la faire frire, cette tendre bête… Le pire, c’est qu’ils s’y étaient tellement habitués, les petits frères, les supplétifs, les pâlichons, qu’ils tendaient le cou d’eux-mêmes, s’il vous plaît, ne soyez pas maladroits, évitez de faire mal, c’est inutile et gratuit, non ? Tant que vous y êtes, juste avant de sortir le couteau, mettez un soupçon d’Europe dans votre programme, dîtes que l’homme est au centre de votre dessein, c’est notre truc, ça nous fera plaisir… Vendredi soir, Bayrou a choisi de porter le fer dans la plaie. Le genou à terre, c’est terminé. Fini, le complexe du cadet. Et pour exorciser cette nouvelle tentation, l’UDF a été mise à mort. Bien sûr, comme un homme qui se sépare d’une femme qu’il respecte encore, il y a mis les formes. On a fait voter le bureau politique, on a pris le temps de s’expliquer. Et puis, on ne part pas comme un voleur. Au sein du MoDem, officiellement créé ce week-end, les intérêts « moraux, financiers et juridiques… » de l’UDF seront garantis… pendant trois ans. Mais, à l’évidence, le patron aime ailleurs. L’UDF doit mourir pour qu’émerge le MoDem, il l’a dit avec une dureté – une violence parfois – qui a mis les larmes aux yeux de certains militants : « L’UDF est un forme politique du passé. Trop de compromissions ont abîmé cette image, trop de roueries, des alliances contre-nature, de la langue de bois, de la soumission, il nous faut une bannière qui soit neuve comme notre marche est neuve »

  Secoués, fatigués, usés parfois, ils l’ont suivi néanmoins. Il faut dire que le patron a du métier pour flatter l’encolure des vieux grognards meurtris : « Certains voudraient garder la vieille maison, et je ne sous-estime en rien les difficultés à passer d’un monde à l’autre. Voulez-vous que je vous dise : je les aim. J’aime leur cuir tanné, j’aime leur expérience, j’aime quand ils sont auprès de moi. » [NLR : Tu métonnes...] Thierry Cornillet, ancien patron du Parti radical valoisien, et de ce fait sans doute naturellement enclin à la prudence, a joué le rôle du gardien de patrimoine : « Il ne faut pas saborder notre famille politique : nous pourrions eut-être un jour en avoir besoin pour survivre. » [NDLR : Ca veut dire rester de droite...] Survivre ! Comme s’il s’agissait de cela. Bayrou veut vaincre, et ils le savent. On lisait dans les yeux du patron une incompréhension de fond devant tant de tiédeur. La salle tanguait pourtant un peu, et les pauvres grognards se demandaient si l’ami Boulanges, parti comme tant d’autres quelques mois plus tôt, n’avait pas raison. Dis, François, n’es-tu pas sûr que tu ne nous refais pas le coup du capitaine Achab avec Moby Dick ? Dis, François, nous entraîneras-tu tous dans la mort si tu n’atteins pas ton but ? Bayrou rassure, cajole, mais non, voyons, quelle idée, mais il pense aux autres, aux nouveaux militants. Le sénateur Jean Arthuis, centriste depuis toujours, et dont les parents étaient marchands de volailles, est venu justement parler des « autres ». Il les a rencontrés. Il n’est pas conquis. « Ca nous change, ça oui. Les réunions sont… vivantes. » a-t-il lâché ironiquement, tordant sa petite bouche fine.

  Vendredi soir, l’UDF est enterrée, et, dès samedi matin, les chouchous du patron sont là. Les vieux grognards les regardent sans agressivité, étonnés par tant de décontraction d’insolence parfois.

  Ils sont venus des Verts, du PS, d’ATTAC parfois, plus rarement de la Ligue. La plupart n’avaient pas d’attache partisane. Certains biberonnés à la démocratie participative ségoliste, d’autres aux interminables arguties qui sont la marque de fabrique des intellos de gauche. Tous avec une volonté farouche de prendre la parole, sur fond de « on nous cache tout, on nous dit rien ».

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La bataille des centres

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  AP. La matinée a été agitée à l’Assemblée lors de l’examen de ce texte déposé par le Nouveau centre pour permettre à une formation ayant 15 députés (le NC en a 21) d’accéder à la manne publique de 80,3 millions d’euros, que se partagent chaque année divers partis. Mardi, le gouvernement avait annoncé l’inscription de ce texte en urgence à l’ordre du jour des travaux des députés, un fait rare.

  En vertu de la loi du 11 mars 1988, il faut actuellement recueillir au moins 1% des voix aux législatives, et présenter des candidats dans au moins 50 circonscriptions. Des conditions que le NC n’a pas remplies lors des législatives des 10 et 17 juin derniers. En rupture de bans avec ses anciens camarades ralliés à l’UMP, François Bayrou est monté au créneau pour défendre une motion de procédure. « C’est la première fois depuis que la Ve République existe qu’on voudrait voter une loi pour le bénéfice matériel et financier d’un parti politique qui n’a pas réussi à obtenir les voix nécessaires », a-t-il tempêté. « Les lois ad hominem sont interdites! ».

  Le fondateur du MoDem a dénoncé le caractère rétroactif du texte. « C’est une rupture du principe d’égalité, parce que vous allez avantager des partis qui n’ont pas rempli les conditions fixées par la loi précédente, au détriment de partis qui les ont remplies « , s’est-il indigné, menaçant de saisir le Conseil constitutionnel.

  Il a également évoqué le coût du texte, qui « entraînera inévitablement une aggravation de dépenses », exigeant que la commission des Finances soit saisie. « C’est à périmètre financier constant, il n’y a donc absolument pas d’aggravation de la charge publique », lui a répondu Roger Karoutchi, secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, au nom du gouvernement.

  Il s’en est fallu de peu que la motion de procédure de François Bayrou soit adoptée, le PS étant venu en masse, au point de surpasser en nombre des députés UMP visiblement embarrassés par le texte.

  Très remontés, les députés PS ont multiplié les manoeuvres dilatoires, faisant claquer leurs pupitres dans le plus grand chahut. Dans les couloirs, les journalistes ont assisté à une très franche explication entre Henri Emmanuelli (PS) et Jérôme Chartier (UMP).

  Voyant le vote de son texte menacé, le patron des députés NC François Sauvadet a demandé la vérification du « quorum » (majorité des députés présents), artifice de procédure qui permet surtout de suspendre la séance pour rameuter au plus vite des troupes. 

  Au final, Roger Karoutchi a préféré reporter la suite de l’examen du texte, regrettant « autant d’excès de tous côtés ». Mais pas question, a-t-il assuré au Nouveau centre, d’enterrer le texte: il sera « naturellement » inscrit « à l’ordre du jour prioritaire par le gouvernement », a-t-il promis.

Bayrou prophète de l’air

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  Chose promise, chose due (avec un peu de retard, pardon…) – je viens de me taper 45 minutes de Bayrou, afin de pouvoir juger en toute honnêteté de sa « rentrée politique ».

  Je vous laisse faire de même, si votre bonne conscience ou votre naïveté vous en donne la force… je reste donc, hélas, sur mon opinion. Et pourtant, j’aurai abordé, je le jure, ce discours avec une totale neutralité. Mais trop, c’est trop.

  Tenez, rien que le début de ce truc, piqué sur leur site  (en version résumée car dans la bouche de Bayrou, les circonlocutions fleurissent), est un aveu. Je le copie ici. Admirez le poujadisme : La gauche c’est nul, la droite c’est nul, tout le reste n’existe pas, donc forcément par élimination, votez pour nous. Quoiqu’en dise Bayrou, son discours est ségrégationniste : tout ce qui n’est pas dans le Modem n’est pas représentatif du peuple, et seul le Modem est « démocrate »…

  La question est celle-ci : est-ce que l’offre politique qui a été proposée aux Français jusqu’à maintenant, est-ce que cette offre est suffisante ? Est-ce que cette offre est satisfaisante ? Est-ce que l’UMP, version Nicolas Sarkozy, le Parti socialiste, comme les deux choix obligatoires, avec autour d’eux un nombre limité de satellites sans grande importance… Est-ce la bonne réponse aux attentes de notre peuple, aux attentes présentes, aux attentes à venir ? Pendant des mois de campagne électorale présidentielle, mon engagement n’a eu qu’un sens, et le vôtre avec moi : montrer aux citoyens qu’ils n’étaient pas condamnés à ce choix entre deux impasses. Qu’il était de leur droit d’électeur, et de notre devoir de candidat, de tracer un autre chemin.

  Bayrou le prophète, donc. L’historien. Le poète. Le curé. Ce n’est pas le talent qui manque à cet homme : c’est la matière. 45 minutes d’autocongratulation, de flatterie, de poésie. Lorsqu’il a besoin de toucher, Bayrou sort ses citations : Malraux, Ecclésiaste, et j’en passe… un passage me fait dresser le sourcil : la charge poétique lancée contre les « traîtres » de son parti, qui sont allés composer le « Nouveau Centre » autour de Morin, principalement. Eh ben j’aurais tendance à les préférer à Bayrou-le-sauveur. Même si l’attaque formulée ne manque pas de panache.

  Reste donc, que le monsieur « Démocrate », tout lettré et bon orateur qu’il est, fait montre d’un narcissisme tel, que j’en tombe décidément à la renverse. Narcissisme évidemment soigneusement empaqueté dans de l’orange « démocrate » et des remerciements de pas moins de 6 minutes en entrée de discours.

  Pour se convaincre de l’aspect « démocratique » du MoDem, il suffit de noter le nombre de mentions que fait Bayrou, quant aux idées issues de son « forum démocrate », organisé un peu plus tôt. Simplement aucune. Le prophète prêche en vase clos, devant une foule qu’il manipule comme c’est pas permis – levez-vous pour applaudir tels et tels, asseyez-vous, vous pouvez applaudir, etc… il flatte. Bel exercice de variations synonymiques, sur le thème du brossage dans le sens du poil : Soyez fiers de vous, vous n’entrez pas contre les idées que vous aviez avant mais avec elles, remerciements envers les bénévoles, si vous êtes frustrés de ne pas recevoir de réponse mail intégrez donc notre service Internet, soyez fiers de vous encore une fois, regardez ce superbe score que nous avons fait, avant de « devoir » forcément choisir entre deux « clans » et gnagnagna… tous les autres partis étant inexistants.

  Nan, décidément cet homme est un bel hypocrite. Est-ce si original, en politique ? En trois quarts d’heure, je n’ai pu isoler en matière d’idées politiques qu’une formule : la droite cherche l’économique sans le social, la gauche le social sans l’économique, et nous, nous voulons la social-économie. Incroyable. S’y ajoute la proposition des « deux emplois sans charge par entreprise » (peu importe la taille ?), qui serait à en croire le monsieur une idée maîtresse de la campagne qui vient de s’écouler. Et puis, vous reprendrez bien un peu de « peuple », de « citoyen », d’Histoire et de citations… bref, j’ai bien l’impression d’avoir, encore, perdu mon temps. Circulez, mes bons révolutionnaires, y’a rien à voir…

Le centre central ?

  Les partisans de Bayrou, qui visiteraient ce blog, doivent certes avoir quelques griefs contre moi… C’est clair que leur formation y est bien moins détaillée que d’autres. La force des choses, la pression des évènements… mais bref, puisque Bayrou fait sa rentrée politique, je ne perdrais pas l’occasion d’en parler un peu.

  Une chose est sûre, le MoDem s’est clairement éloigné de l’UMP, au moins au niveau du discours. Ce qui n’est pas plus mal; mais il faut tout de même signaler que plus de la moitié ( largement ) des forces politiques qui le composent sont toujours issues des rangs de l’ancien RPR, et que les centristes-MoDem travaillent toujours, au niveau local, globalement, main dans la main avec la droite. L’indépendance n’est donc pas si nette que cela… pour autant, il me semble que Bayrou soit « sincère » dans sa démarche, au moins à titre personnel.

  Laissons donc de côté, pour un temps, les questions des individus, pour nous pencher sur les idées. Lundi, je préparerais un post basé sur ce qui se sera dit lors des forums du MoDem. Il peut être positif ou négatif, évidemment. Pour l’instant, il serait plutôt critique, vue la formule très hégémonique de Bayrou « nous sommes devenus centraux »… mais bien sûr… enfin, ne faisons pas de procès d’intention. On ne sait jamais…

Etat de notre armée

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( Vous voyez le joli char ? Ben les nôtres ne marchent plus )

  Waiiiis, un post de plus pour ma section « Les squelettes dans le placard de la Chiraquie ». Ne croyez pas qu’il n’y ait rien à y épingler, loiiiiin de là. C’est d’ailleurs assez frustrant de n’avoir, par la force des choses et la pression des évènements, pas forcément le temps pour se pencher sur le passé. Ca n’y parait pas, mais compiler une étude de l’état des ambassades françaises, par exemple, ça prend un certain temps. Je le prendrais toutefois.

  Aujourd’hui, c’est à l’état de nos forces armées, que je voudrais m’attaquer ( seuls les esprits mal placés verront ici un jeu de mots, non je ne noie pas le poisson, je peux tenir une parenthèse ouverte aussi longtemps que je le souhaite, ça va j’ai tout mon temps je suis devant mon écran et je vais me faire un café, hé ouais je peux partir en freestyle c’est pas très discipliné, hein ? )

  Bref, Le Canard en parlera mieux que moi. Notons au passage qu’un centriste carriériste, ça peut finalement servir ( je parle de Morin ), puisque son ambition a heurté la volonté de MAM de se barrer discrètement en sifflotant pour faire naturel. Grande tactique française. Ben perdu pour cette fois. L’adage chiraquien, en fait celui de tous les gens de mauvaise foi, « après moi le déluge » est ici exposé. C’est pas triste.

  Avec une dette « préoccupante » de 32 milliards d’euros réglables d’ici cinq ans, « sans déconner » ( tellement que les ministères se sont réellement mis au travail pour trouver comment débloquer les fonds, on ne plaisante pas avec les marchands d’armes ), on observe :

  * Manque d’avions de transport

  * Manque d’hélicos ( alors qu’on en produit… )

  * Manque de financements dans l’entretien des produits de la… dissuasion nucléaire. Fortiche, hein ? Ca concerne « les avions de combat et ravitailleurs, les véhicules blindés moyens, les frégates et les sous-marins d’attaque et leurs torpilles ». A peine flippant…

  Et encore, tous nos vieux chars sont prêts à tomber en ruine par manque d’entretien… Ah elle a fait fort, la vieille aux dents longues… Souvenons-nous de ces quelques phrases de Chirac, qui finalement lui-même n’en revenait pas : Après une mission au Liban, dont MAM était revenue en disant que « La France est très connue au Liban. Rien qu’à l’aéroport, on m’a reconnue. », il a attendu d’être en petit comité pour lâcher : « Elle est nulle. Mesurer l’importance de la France par une visite au restaurant d’un aéroport. C’est affligeant. »

Les votes expérimentaux

  Un petit post pour détailler ici ma vision des nouvelles méthodes de vote expérimentées lors des dernières élections. Attention, il ne faut pas confondre avec le « vote électronique » qui, à mon avis, présente de toute façon des manques évidents de garanties de sécurité face à la fraude.

  Les deux types de « nouveaux votes » expérimentés permettaient, dans un cas de « noter » de 0 à 2 tous les candidats, dans l’autre d’approuver un programme en l’entourant parmi d’autres, sur une liste. Ces résultats ont notamment défié l’actualité, en plaçant largement François Bayrou en tête.

  Relativisons en rappelant qu’ils ne concernaient que 50 000 citoyens, lors de cette expérience, et ne peuvent donc être qualifiés de « représentatifs » ; ils n’en restent pas moins fortement indicatifs.

  La victoire de Bayrou, dans ce test, dessine encore mieux une notion que les français ont perdu : la différenciation des partis. Sans être méprisant, puisque l’UDF est (était) un parti, le fait que ces deux tests donnent le même vainqueur, par rapport à leur protocole, est intéressant, d’un point de vue sociologique. Cela figure également l’impact qu’auraient ces nouveaux types de désignation : En demandant non plus de choisir précisément un programme, mais d’éliminer les autres par une notation, ou de fonctionner de manière abstraite (entourer les candidats sur une feuille), on constate que les personnes qui ont voté ainsi, en ont profité et n’ont pas fait dans la sobriété. Sur 50 000 personnes, ainsi, des petits candidats font de très bons scores, et le « plus gros petit candidat », gagne la partie.

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Le Nouveau Centre n’approuve pas la politique fiscale de l’UMP !

  Etonnant, non ? Alors que je me désintéressais complètement de la politique de cette « UMP centriste », telle que je la soupçonnais, voici que le député Courson veut amender le projet fiscal du gouvernement, au titre qu’il n’est « pas raisonnable »; c’est donc cet article qui ouvrira la section consacrée à ce courant politique, contre toute attente. Je laisse la dépêche AFP, écrite par Angelina Boulesteix, vous détailler cette bonne nouvelle, pas anodine puisqu’elle peut entamer, en théorie, la majorité absolue de l’UMP…

C’est un amendement du député Charles de Courson (NC) excluant CSG et CRDS (Contribution au remboursement de la dette sociale) du bouclier fiscal, adopté par la commission des Finances de l’Assemblée, qui a mis le feu aux poudres.

Fidèle à ses convictions en matière d’assainissement des finances publiques, M. de Courson a estimé qu’en incluant ces contributions le bouclier n’était pas ramené à 50% mais à 39%, ce qui revenait à « supprimer l’ISF pour les riches », un choix pas « raisonnable » avec des « comptes publics dégradés ».

Malgré l’avis défavorable du rapporteur général du Budget, Gilles Carrez (UMP), le député a emporté l’adhésion d’une partie de l’UMP et du PS, et franchi l’étape symbolique de la commission, ce qui ne lui assure pas pour autant de réussir en séance.

La réponse de Jean-François Copé est tombée dès vendredi matin: il a « tapé du poing sur la table » et affirmé à l’AFP qu’il était « hors de question que le groupe UMP adopte cet amendement ».

« Je veillerai scrupuleusement à ce que la feuille de route du président de la République soit intégralement adoptée, je suis tout à fait ouvert aux amendements qui améliorent le texte mais tout à fait défavorable à ceux qui le dénaturent », a affirmé l’ancien ministre du Budget.

Et d’admonester son allié centriste: « Le Nouveau Centre ne peut pas être un pied dedans, un pied dehors, nous avons été élus sur une feuille de route ».

Le président du groupe NC, François Sauvadet, a aussitôt répliqué: « La majorité n’est pas un pensionnat. Elle n’a pas besoin d’un surveillant général. Ce n’est pas en se disant prêt à taper du poing sur la table qu’on fera avancer le pays ».

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Analyses de Bayrou et mesures fiscales

( Attention, ces infos sont officielles, et donc sujet à caution ; je ne partage pas personnellement les estimations données sur les répercussions financières de ces mesures, mais l’analyse de Bayrou m’en semble pertinente. S’il y a, à mon humble avis, des points assez troubles chez le président fondateur du MoDem – au moins, chez ses troupes très droitières et fraîchement antisarkozystes - on peut lui conserver au moins le fait d’avoir toujours su introduire le poids gênant et néanmoins véritable de la DETTE dans les débats publics… )

« Les ménages pourront déduire durant cinq ans 20% des intérêts d’emprunt de leur impôt sur le revenu, dans une limite de 1.500 euros, les ménages non imposables seront remboursés », d’autre part « les 16 millions de foyers fiscaux non imposables (sur 35 millions) recevront, eux, un chèque du Trésor public ».

Cette mesure ne s’applique qu’aux cinq premières années suivant l’acquisition du bien.

Droits de succession

Le gouvernement a décidé d’exonérer 95% des successions à l’impôt, au lieu de 73% aujourd’hui. [ NOTE : Voilà, c'est là que je tique, et j'ai d'autres chiffres personnellement, simplement une baisse de 6 à 2 milliards de rentrée par an, ce qui signifierait qu'il n'y aurait pas abrogation, d'une part. Ensuite 95% des français, déjà, ne seraient pas concernés par les droits de succession. ]

la part du conjoint survivant sera totalement exonérée de droits par la nouvelle loi et l’abattement par enfant sera porté à 150.000 euros. Aujourd’hui, le conjoint survivant bénéficie d’un abattement de 76.000 euros et chaque enfant de 50.000 euros, auxquels s’ajoute un abattement global de 50.000 euros sur l’actif net successoral.

| NOTE 2 : là aussi, c’est vague, en comparant avec les méthodes de calcul actuelles : C’est à partir de 1.700.000 Euros qu’on est réellement lourdement imposé, à hauteur de 40%. Mais il y a de très nombreuses façons de s’en échapper, en léguant de son vivant, en plaçant à l’étranger, etc… ] 

Des dispositions qui vont bien au delà des patrimoines petits et moyens

Le quotidien économique remarque que « ces nouvelles dispositions vont bien au-delà des patrimoines « petits et moyens » qu’assurait viser Nicolas Sarkozy. En 2000, l’actif net moyen transmis avoisinait 100.000 euros, tandis que la succession médiane (qui sépare une population en deux parts égales) atteignait 55.000 euros. Ces mesures pourraient induire un manque à gagner de 1,7 milliard d’euros en année pleine ».

Aggraver le déficit

François Bayrou a estimé hier soir sur France-Info que ces mesures allaient « aggraver le déficit » et n’étaient « pas financées ».

« On donne des avantages fiscaux, on distribue de l’argent mais on sait très bien que de cet argent, nous n’avons pas le premier euro, » s’alarme-t-il.

« c’est par une aggravation du déficit, et un report sur d’autres catégories sociales des prélévements fiscaux qu’on va financer ces mesures d’avantages fiscaux »

Le Centre menace…

PARIS (AFP) – Les « Gracques », collectif d’anciens collaborateurs des gouvernements socialistes, lancent un appel en faveur d’un « accord de gouvernement » entre le PS et le centre et à des « désistements mutuels » aux législatives, dans une tribune parue lundi dans le Nouvel Observateur.
 
« La gauche (traditionnelle) est morte. Vive la gauche (moderne)! », écrivent en guise de préambule les Gracques, qui avaient appelé avant le premier tour de la présidentielle à une alliance entre Ségolène Royal et François Bayrou.
 
« François Bayrou a démontré la vitalité d’un courant social-démocrate autonome vis-à-vis de la droite. Sa force réunie à celles de la gauche ouvrait la voie à la victoire. Mais le PS n’a pas osé ».
 
A leurs yeux, « pour franchir de nouvelles étapes, il faut un aggiornamento de la pensée socialiste dont la traduction la plus tangible serait un accord politique en bonne et due forme avec le centre aux législatives » des 10 et 17 juin, avec un « accord de gouvernement » et des « désistements mutuels ».
 
« De même que le trop faible report des voix de François Bayrou a fermé la porte de l’Elysée à Ségolène Royal, des triangulaires dans de nombreuses circonscriptions interdiraient une puissance parlementaire à la gauche », expliquent-ils.
 
Ils font valoir que « cette mécanique des accords électoraux et de gouvernement doit refléter un accord de programme ».
 
Pour eux, lors de la présidentielle, « la gauche a perdu la bataille des idées, non pas tellement sur les questions de société (…) mais sur la stratégie économique et sociale ».
 
Ils estiment qu’une « alliance avec le centre peut être décisive pour aider le PS à se réinventer » et notent que sur le terrain économique, « c’est au parti socialiste d’accomplir l’essentiel du chemin » vers le compromis avec le centre.
 
Ils proposent une plate-forme autour de 10 points allant de l’investissement dans la recherche et la formation à la relance de la construction européenne, en passant par la stabilisation à terme puis à la réduction de la dette.
 
Pour eux, ce mouvement vers le centre « est inéluctable » et « retarder cette « nouvelle alliance » porterait « le risque « d’une nouvelle défaite ».

Trop drôle

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LYON (Reuters) – L’opération de l’UMP visant à séduire des électeurs de l’UDF autour de la candidature de Nicolas Sarkozy n’a pas porté ses fruits jeudi soir à Lyon.

Aucun élu, ni militant centriste n’a en effet assisté à la « Grande réunion de mobilisation pour la victoire de Nicolas Sarkozy » organisée à la Bourse du Travail à l’initiative du ministre des Transports Dominique Perben.

En outre, Pierre Albertini, le député-maire UDF de Rouen, qui devait animer le meeting en vedette américaine, a décliné à la dernière minute l’invitation pour des raisons familiales.

Ce dernier a néanmoins envoyé le discours qu’il avait préparé afin qu’il soit lu devant environ 300 partisans de Nicolas Sarkozy.

« Après le face à face d’hier soir, permettez-moi de vous dire les raisons, qui, plus que jamais, me font voter pour Nicolas Sarkozy », a dit le parlementaire centriste dans le texte lu par le secrétaire fédéral de l’UMP du Rhône, Michel Havard.

« Au premier tour, j’ai exprimé le choix du coeur, en votant pour François Bayrou. Au second tour, c’est le choix de la raison qui doit l’emporter: l’intérêt national prime en effet toute autre considération », a-t-il ajouté.

Le député UMP de Lyon, Jean-Michel Dubernard, a salué « le courage » de Pierre Albertini.

Bayrou, à titre personnel, n’appelle pas à voter Sarkozy

  Conclusion logique ( mais néanmoins appréciable ) de ce feuilletton politique, le leader équilibriste de l’UDF se prononce finalement contre son allié historique, à l’issue du débat.

  On notera qu’il n’appelle pas pour autant à voter Royal, nuance subtile qui ne fragilisera pas ses futures ambitions. On notera également qu’il est le seul : à peine trois UDFs qui voteront blanc, vingt-deux qui ont rejoint officiellement Napoléon VIII, et le reste qui doit se faire tout petit en attendant la tournure des futurs évènements.

  Nonobstant, Bayrou persiste dans sa volonté de faire émerger un nouveau parti, a priori « Alliance Démocrate » ( ce qui est somme toute mieux que « Les Démocrates » et « Parti Démocrate » ). Quid donc de l’UDF ? De ses électeurs ? Devront-ils choisir entre le centre droit et le centre Bayrou ?

  Et encore une question pour la route, combien peut-il y avoir, au maximum, de partis centristes en France ?

Débat Rebelle (PS) / Lepage (CAP21 / UDF)

  Démocratie toujours, les dialogues se poursuivent sur des questions nouvelles. L’écologie EST une ligne de fracture nette entre la gauche et la droite; Quid de l’UDF, ou du moins de l’UDF de Bayrou ?

   Lepage, récemment ralliée au béarnais, accepte d’en débattre avec Bruno Rebelle, ancien membre éminent de Greenpeace conseillant actuellement Royal sur les questions écologiques.

  Soyons galants, commençons par Lepage. J’ai longtemps hésité à son sujet; la vision de ce débat m’aura heureusement détrompé. La bourgeoise de droite semble sincère dans son combat, et elle a accumulé une somme impressionnante de connaissances. En toute sincérité, elle ferait une excellente ministre de l’Environnement. Mais le ramage n’est pas tout. Chirac également, dans ses discours, a pu sembler flamboyant d’humanisme.

  Oui, la position de Corinne Lepage est éminemment tactique en 2007. Je vous enjoins à le vérifier ici : http://videos.desirsdavenir.org/index.php?groupe=&video=506. Elle témoigne très simplement qu’une convergence est possible entre deux appareils politiques même lointains, sur la base de la sincérité et de la bonne volonté. C’est quand même assez impressionnant, et on est bien content qu’en France, « les lignes bougent », comme on dit.

  Cela débouchera-t-il pour autant sur quelque chose de concret ? Encore une fois, on note que cette « entente » se fait partiellement contre un autre système. C’est déjà un point de convergence, de ne pas vouloir de quelque chose que l’on juge cruel; et dans le domaine de l’environnement, c’est d’autant plus sensible.

  Ici, on parle cancers, pesticides, OGMs, pharmaceutique, mafias agroalimentaires. Lepage écrivait, dans son dernier bouquin, en conclusion : « Parce qu’au final, la corruption et la pollution, c’est la même chose. »

  Je n’ai jamais su s’il s’agissait d’une très profonde vérité ou d’une démagogie hors-concours; puis je l’ai vu, seule représentante politique au collectif « Sauvez le Darfour ». J’étais « dans le camp d’en face ». Elle était néanmoins là, et comme à son habitude, elle apportait pas mal d’informations intéressantes. Lepage est une valeur ajoutée. On se moque d’elle, mais elle en sait pas mal sur pas mal de choses. Au fond, elle n’a pas l’air mal intentionnée. Quelle ironie tout de même qu’en définitive, cette grande bourgeoise (on va dire que j’exagère, mais j’ai vu dans quoi elle vivait) ralliée à l’UDF puisse être une révolutionnaire en puissance, dans les actes.

  En tout cas, en rêvant toujours à l’élection de Royal et à une majorité de gauche, Lepage ne me dérangerait pas au gouvernement. Quelque part, pas forcément ministre, mais avec un peu de vrai pouvoir. Ce serait une belle image de rassemblement. Encore un peu plus d’efficacité.

  Bruno Rebelle, c’est autre chose. Fin technicien, il est très mauvais communicant. Mais bon, il doit le savoir, et ça ne le rend que plus sympathique. Rebelle, c’est un peu comme Zidane, le géant pataud devant les caméras, qui baisse la tête. Rebelle acquiesce. Il attend son tour. Il reconnecte souvent à Royal. C’est qu’effectivement, les intérêts peuvent converger, sur l’écologie, à partir du moment où on cherche réellement à réduire la pollution. Le débat fait moins d’étincelles que celui des généraux. Lepage est heureuse d’être écoutée; vingt ans qu’elle attendait ça; elle a des phrases désespérées et très vraies, comme : « Je pense que les choses n’ont évolué que très récemment, parce que la génération actuelle a été touché. On a dit de penser aux enfants, mais la pédagogie ne suffit pas. »

  Rebelle, lui aussi, rebondit lorsque Lepage donne un cours excellent de séparation effective des pouvoirs, en arguant que l’Environnement n’a pas son école, et que le projet de Sarkozy donnerait tout le pouvoir à l’Industrie : comme avec Royal et Bayrou, ce sont les sujets fondamentaux qui rassemblent. La peur.

  La police peut protéger ou torturer.

  « L’écologie » peut sauver ou encourager l’extinction de notre espèce.

Alors, heureux ?

  Tandis que certains semblent avoir des problèmes de couple à répétition ( pardon, mais en fait ça me fait trop marrer de voir un politicien presque président de la République quitté par sa nana de 59 ans… ), d’autres couples plus politiques se forment.

  Le vieil adage dit : Pour vivre heureux, vivons caché. On voit bien que les vieux adages sont nuls en politique. Tandis que Napoléon VIII et sa Joséphine libertine font bonne figure à la télévision, Royal et Bayrou, au pied du mur, ont bien du discuter.

  Le roulement médiatique a, encore une fois, amplifié les attentes, et le retard de près d’une semaine sur l’affrontement « classique » camp au pouvoir / opposition a pu exaspérer les spectateurs politiques, au profit bien sûr de la droite qui joue son éffarouchée. Cela en valait-il la peine ?

  En premier lieu, l’UDF et le PS avaient-ils quelque chose à se dire ? Aaaah… c’est une longue histoire effectivement, de petites amitiés en réels projets politiques ( Mitterrand avait pris des ministres UDF en 88, Rocard et Kouchner ont effectivement souvent joué les relais ), mais est-ce vraiment en ce sens que se sont engagées ces « négociations publiques » hier ?

  Non, il faut être honnête, il s’agit de faire converger les centristes vers les socialistes. Désolé, je n’aime pas la langue de bois. C’est donc forcément une sorte de « complot Anti-Sarkozy » en un sens… dans quelle optique ?

  Sortons des partis, attachons-nous à Bayrou et Royal; tous les autres candidats auraient également eu le droit légitime à ce traitement d’échanges entre bords politiques, mais il faut rappeler que Sarkozy s’ y est toujours opposé, avant le premier tour; au final, si ce dernier débat a finalement pu voir le jour, c’est parce qu’il engageait des forces plus puissantes encore. Une sorte de peur primale pour la démocratie, justifiée très maladroitement par celui qui la nourrit… à savoir l’UMP en général, et en particulier le comportement de SON général. C’est donc effectivement une sorte de complot au Xème degré… mais il FAUT noter que cela n’est pas du fait de Mr Bayrou ou de Mme Royal, ou de leurs partis respectifs… mais encore une fois imputable au comportement de Mr Sarkozy, qui refuse tout débat – y compris celui de ses adversaires.

  Ce « dialogue » entre Bayrou et Royal aura donc, au final, pris la couleur de la désobéissance civique, par réaction envers le comportement autoritaire du pouvoir en place. Cela en valait-il la peine ?

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Quatrième édition : Finalement, le débat PS-UDF aura bien lieu ( ou pas )

  ( Aux dernières nouvelles, chaud devant, ce serait aujourd’hui à 11H, sur BFM… )

  Mon titre illustre le grotesque évident, vaudevillesque, de la situation : Désolé, mais je ne rejoins pas forcément toute la gauche là-dessus. La tenue de ce débat public est aventurière, inédite, même si elle semble effectivement désespérément voulue.

  En fait, il faut voir que la situation est particulière : Bayrou joue son Suisse, mais pointe quand même du doigt certaines dérives de l’UMP; Sarkozy joue sa partition, dans les gros cuivres comme toujours, tempêtant sur le « Procès de Moscou » ( j’invente rien, hélas ) et le délit de faciès perpétrés insidieusement à son encontre.

  Le pire, c’est qu’on ne peut pas, a priori, lui donner complètement tort : Ses adversaires, dont l’un qui a été éliminé ( et qui est traditionnellement son allié ), sont en train de faire cause commune un peu devant tout le monde. Sans l’inviter.

  Mais c’est qu’il faut prendre en compte certains aspects :

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Le débat PS-UDF n’aura pas lieu

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  Nouveau tournant dans notre despotisme à la française :

  Après avoir conquis la présidence de l’UMP par chantage auprès de Chirac, bloqué les primaires de son parti pour être le seul candidat, empêché tout débat au premier tour, voici que Sarkozy interdit à Royal et Bayrou de s’entretenir en public !

  Officiellement, bien sûr, ce n’est pas lui. Qu’importe si, la veille, il avait plastronné à la télé en invoquant « l’égalité de temps de parole au CSA » ( excuse évidemment bidon pour un débat de deux heures grand maximum ). Voici donc l’initiative, attendue peut-être par au moins quinze millions de personnes ( en ne comptant que l’UDF et le PS ) qui tombe à l’eau, à cause du nombrilisme du Petit Père du Peuple Sarkozy.

  La « bonne » nouvelle, c’est que ça n’a pas l’air de passer comme une lettre à la Poste. Bah, si ça peut faire réfléchir quelques millions de personnes, c’est déjà ça. Mais j’ai passé l’âge d’attendre les révolutions… les centristes vont se laisser marcher sur les pieds, et les socialistes sont trop démocrates pour réagir. Comme pour les machines à voter, les OGMs ou la nanotechnologie, la droite passe en force sans demander son avis à quiconque, et il n’y a que les citoyens concernés pour s’en offusquer ( en vain ).

 Criez donc, mes frères, tempêtez… Hélas, j’ai bien peu d’espoir dans le futur de la France… Ce premier tour aurait du résonner comme une claque pour la majorité sortante, il ne l’a que renforcé encore. Peu importe le niveau effrayant de corruption et de brutalité de la droite, les gens ne comprendront jamais que lorsqu’il sera trop tard, et qu’ils devront subir cinq années de politique répressive…

  Oui, les droitistes égarés sur ce blog pourront sourire, ils sont persuadés qu’ils échapperont au massacre… nous verrons bien…

  Pour recoller au sujet, je dois avouer que Bayrou m’a bluffé, au moins sur certains points. Certes, l’agitation qu’il entretient autour de sa personne est un peu artificielle, comme une volonté désespérée de « rester dans la course » alors qu’il a perdu. Certes, il n’est pas tendre avec Royal, mais il attaque doublement S ! Comme il n’y était pas tenu, c’est louable.

  Soyons lucides, l’UDF ( ou bientôt le PD, et non je ne ferais pas de jeu de mots à la con là-dessus ) reste une formation « de droite » -  »de centre-droit » dit-on pudiquement - et ses élus appelleront au moins officieusement à voter pour l’UMP, MAIS la position du leader centriste n’est pas anodine. Pointant du doigt Sarkozy comme un nouveau Berlusconi, il fait à la fois une remarque pertinente, et donne une preuve de courage politique.

  Est-ce seulement un mirage, ou Bayrou prendrait-il ses responsabilités ? Est-ce seulement un jeu, ou sent-on dans son attitude une peur qui reflète hélas le sentiment partagé par des millions de français ?

Mes excuses aux Bayrouistes…

  J’ai écrit ici, récemment, nombre d’articles doutant très fortement des estimations de premier tour qui plaçaient l’UDF autour de 20%, basé notamment sur le fait que les sondages semblaient peu fiables, et que c’eut été une première historique qu’un parti triplât son score en seulement cinq ans.

  C’est pourtant arrivé ! Incroyable ! Et donc, même si je peux comprendre le désarroi des Bayrouistes de ne pas être au second tour ( moi je suis PS, donc ça va ), eh bien… Bravo, les gars, vous avez réalisé une performance démocratique incontestable ! Mieux que Chirac en 2002 !

  Que fera Bayrou ? Bien sûr, tous les français se le demandent… et imaginent également que la solution sera probablement très simple : Rien. Sans doute, le candidat de l’UDF ne se prononcera-t-il pour aucun des deux finalistes, par peur de représailles ou de perte de crédibilité. Il gardera son score assez stupéfiant, pour préparer les législatives et refonder son parti…

  Reste donc, finalement, la question du fond, et ce n’est pas plus mal. Que fera l’UDF ? Hormis ses déclarations officielles, comment réagiront les élus de la formation politique ? A l’UMP, on pronostique « des ralliements en masse ». Le mot d’ordre : « La main est tendue. La porte est ouverte. » Et, sans hypocrisie, il faut rappeler que l’UDF n’a toujours été allié qu’à ce parti qui porte aujourd’hui le nom d’UMP.

  Pour autant, un tel score de plus de 18% ouvre, effectivement, de nouvelles perspectives. En-dehors des présidentielles, s’entend. La formation d’une troisième réelle force politique, avec la mise à l’écart inattendue ( double surprise ! ) du FN, ouvre de nouvelles considérations – et peut également faire naître de nouvelles craintes ! Exemple : Si Bayrou se désolidarise de l’UMP, et que Sarkozy place des candidats dans les circonscriptions UDF, il y a des chances pour que ce dernier parti ne puisse disposer que d’une dizaine de députés, soit trois fois moins qu’aujourd’hui en ayant triplé son score aux présidentielles ! Ou, plus subtil et dangereux, une « UDF à deux vitesses », qui se fasse réellement passer pour un gros parti alors qu’elle ne serait qu’un allié systématique de l’UMP.

  On peut également envisager un parti qui décide ponctuellement de s’allier avec d’autres partis, et qui « ouvre » ainsi ses alliances. Il faudrait, pour cela, disposer d’une force politique capable d’être compatible avec les modes de pensée de l’UMP, et ceux du PS par exemple… et là, effectivement, cela semble déjà plus hasardeux…

  Enfin, que feront les Bayrouistes ? C’est sûr, nombre d’entre eux iront vers Sarkozy… et c’est sans doute là que s’écrira encore une partie de l’Histoire de l’UDF, en attendant 2012 pour voir si leur champion pourra rééditer au moins son exploit.

  Personnellement, je pense que l’attitude du candidat Bayrou sera pour beaucoup, dans les années à venir, quant à cette perspective… ou quant à un futur effondrement.

Instantané de dictature médiatique

  Pris sur la rubrique « Présidentielles » du site Yahoo. Admirez le nombre incroyable de références à Bayrou, sur la page « principale » :

communiques

Bayrou, encore ( plus des chiffres et de la métaphysique politique )

  Je poste ici un nouvel article refusé sur Agoravox « le média citoyen », qui n’aime ni quand on réalise une étude sur l’immigration, ni quand on critique un peu trop Bayrou.

  Le voici donc, avec plein de chiffres :

 

  Sur la forme de mon article précédent, je concède l’avoir écrit assez rapidement, sans espoir qu’il soit validé, et un peu sous le coup de la colère. C’est que j’en connais, des Bayrouistes. Sans avoir aucune preuve tangible du nombre de votes que recueillera leur candidat, ils affirment avec certitude que celui-ci sera en tête du premier tour, et vainqueur obligé du second – alors qu’il n’a fait que 6,84% en 2002 ! Quel recul… et c’est, en premier lieu, ce qui me les fait désigner comme des sectaires.

  Quelles preuves, donc ? Des sondages, juste des sondages. Et qui produit ces sondages ? Les mêmes qui nous vendent un Sarkozy à 30% vainqueur contre Royal au deuxième tour pour la 300e fois d’affilée. Pour ceux qui auraient encore du mal, je n’affirme pas que Sarkozy gagnerait automatiquement contre la gauche ( ce que pensent sans recul les bayrouistes ), je mets simplement en exergue la DESINFORMATION médiatique qui n’a plus rien de vraisemblable, à mon sens.

  Je donnerais d’autres arguments : Pourquoi Bayrou ne veut-il « râcler » ( pour reprendre les horribles termes coutumiers de l’UDF ) que sur sa gauche ? N’est-il pas issu d’une formation de droite ? Allez, cela ne vous fait pas tiquer ? Personne ne voit le jeu bidon qui consiste à diviser encore les forces de gauche ?

  Crevons l’abcès de suite, bien sûr que « ça fait peur aux gauchistes ». Là n’est pas la question. Le fait est que nombre de Bayrouistes croient avoir trouvé quelque chose de « nouveau ». Personnellement, je pense qu’un homme politique doit prendre ses responsabilités, et assumer le bilan de sa formation politique, qui est :

  Sur 64 textes importants, l’UDF a voté pour à 42 reprises à l’Assemblée et à 55 reprises au Sénat. UDF/UMP gèrent ensemble 30 conseils généraux et 71 communes de plus de 30 000 habitants.

  A titre personnel, Bayrou a soutenu Juppé dernièrement, mais il n’a jamais « soutenu » quelqu’un de gauche.

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Pourquoi les Bayrouistes deviennent une secte

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  Pourquoi qualifier l’UDF de secte en puissance ? C’est bien connu, les sectaires ne se réfèrent qu’à leur gourou. Et en la matière, les Bayrouistes sont champions… Mis à part leur sauveur, sont-ils capables de prononcer le nom de cinq autres élus de leur formation politique chérie ?

  Non. De même que les LCR seraient globalement bien en peine de le faire, au final, les Bayrouistes ne croient vraiment qu’en Bayrou ( et comme celui-ci est persuadé que la Sainte Vierge veut qu’il devienne Président, la boucle est bouclée… )

  Mais trêve de plaisanteries. Car justement, si la présence de Bayrou en 2002, qui tenait à peu près le même discours ( anti-sarkozysme de façade excepté ), semblait légitime, celle de 2007 est quand même d’une autre cuvée. Car de  6,84% des électeurs ( ce qui n’est pas négligeable ), les médias voudraient à présent qu’il en représente plus de 20%.

  Du jamais vu dans l’histoire d’un parti politique, en France, non ? Et bizarrement, il arrive jusqu’au score de la seule candidate qui, en définitive, effraye réellement la droite. Quel heureux hasard. Stratégie de la confusion ? Non, le fait qu’on projette Bayrou en grand vainqueur du second tour n’est également qu’une coïncidence. De même que le fait que la plupart de ces instituts appartienne à la droite, et que tous accordent une « hésitation des électeurs » à hauteur de plus de 60% pour l’UDF. Ce n’est bien sûr pas pour se dédouaner au soir du 22 avril, en disant : « Ah bah il a fait 10%, mais on vous avait prévenu ».

  Alors continuons sur les chiffres, et poursuivons ensuite sur le politique. En additionnant les scores de la droite, on trouve plus de 65% d’intentions de vote. Incroyable, non ? Une première historique ( encore une ! ), surtout après cinq ans de gouvernement de droite avec un président qui flotte à 20% d’opinions favorables dans les sondages, et toutes les régions qui sont tombées à gauche ( sauf une ! ). Nonobstant, la droite représenterait toujours 2/3 des électeurs français, et l’UMP fait un score sans précédent ( presque ou plus de 30% ). A côté, Bayrou, qui serait le gagnant obligatoire au second tour, ne serait donc plus très loin. Et la gauche ? Bof, elle n’existe pas, hein. LO fait un tiers de son score de 2002, les Verts sont dégagés à 1%, Besancenot n’a pas ses 5%, et quoiqu’il arrive, Royal est toujours derrière. Sarkozy est vainqueur pour le 2237e fois consécutive. Normal.

  Et pour les Bayrouistes ? Ils veulent contrer la droite avec la droite. Je les rassure : S’ils sont de droite, tant mieux pour eux. Sinon, ils devraient peut-être se pencher sur les ACTIONS de l’UDF depuis sa création jusqu’à maintenant, et qui ont été : Faire une politique de droite ( parfois dure ), en étant systématiquement allié avec le parti de droite au pouvoir. Aucune alliance n’a eu lieu avec d’autres partis, sauf occasionnellement le FN. Depuis  sa création jusqu’à maintenant – si l’on excepte le fait que moins d’une dizaine de députés UDF sur trente ont voté la motion de défiance lancée par le PS. Ils n’en ont pas moins approuvé toutes les décisions de l’UMP jusqu’en 2004.

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La simple question des circonscriptions…

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  UDF toujours, avec une analyse très simple des raisons qui font que ce parti ne pourra jamais se désolidariser de l’UMP.

  La présidentielle n’est pas tout ! Elle est suivie de près par la campagne législative, qui permettra au peuple d’élire ses députés à l’Assemblée Nationale. Ce sont ces résultats-là qui vont décider de la majorité, et donc du gouvernement qui sera mis en place, jusqu’aux prochaines élections ou jusqu’à la dissolution de l’Assemblée.

  Or, pour l’UDF, les accords législatifs ont déjà été signés : ils prévoient une trentaine de candidats UDF, qui se présenteront dans des circonscriptions épargnées par l’UMP. La boucle est bouclée.

  Si l’UDF veut réunir une majorité, elle devra en plus de gagner l’élection présidentielle, affronter face à chacun de ses candidats un autre de l’UMP. Cela est-il possible ? Ne présumons pas des votes, c’est quelque chose d’intensément vulgaire… mais notons toutefois que l’UDF, comme expliqué précédemment, n’a pas évoqué cette possibilité avec son allié UMP.

  Cette histoire de gouvernement d’union nationale n’est-elle alors qu’une vaste fumisterie ? Après information, il semblerait que Bayrou ait prévu, s’il gagnait l’élection présidentielle, de donner un label « majorité présidentielle » à ceux qui accepteraient de s’engager sur son projet.

  Ca fait beaucoup de « si… » pour peu de preuves concrètes; il faudrait donc que l’UDF batte le PS, l’UMP et le FN à l’élection présidentielle, puis dans une majorité de circonscriptions, afin de décupler le nombre de ses députés; les questions de ceux qui seraient choisis, de leur bord politique, comme la composition d’un éventuel gouvernement d’union nationale, restent en suspens… 

Bayrou et la dette, ça ne vous rappelle rien ?

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  L’UDF a soutenu la logique économique des gouvernements Raffarin et Villepin. Si une partie des députés UDF ont voté contre la loi de finances pour 2006 et 2007, ce groupe a soutenu les lois de finances  pour 2003, 2004 et 2005.

  Ajoutons que la baisse des cotisations sociales a été le seul credo que l’UDF a de tout temps préconisé en matière de politique de l’emploi. Que ce groupe a toujours soutenu les coupes dans les services publics. Et que nos comptes sont à présent si peu fiables qu’ils n’ont pas ( première historique en France ) été certifiés. Comme les chiffres du chômage de l’Insee, d’ailleurs.

  300 milliards d’euros ( officiellement ) depuis 5 ans, ce qui fait que nous aurons fini de la payer en 2032.

  Il ne restera plus que moins d’un millier de milliards ( plus les intérêts bien entendu )…

UDF, un jeune parti ?

  Eh oui, ici aussi on parle de Bayrou, difficile d’y échapper…

  En attendant que le candidat « libre » accepte son propre bilan de collaboration avec l’UMP pendant… une vingtaine d’années ( il était déjà ministre sous Balladur ), nous allons ici rafraîchir la mémoire des citoyens, et éclairer un programme en trompe-l’oeil.

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