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ACTION !

  Ami lecteur,

  J’ai vécu ces dernières années à tes côtés, m’informant, recoupant, m’attristant et ouvrant ma grande gueule sur ces pages virtuelles.

  Cela ne me suffit plus, maintenant. Je ne veux plus me contenter de critiquer, je veux agir ! La famine frappe, les Etats se perdent dans la spirale de l’endettement, l’Union Européenne coupe ses aides aux démunis, et surtout, la monde connait actuellement un sursaut de liberté que je ne peux pas laisser passer.

  J’ai donc créé mon parti politique, l’Alliance Confortiste Française, afin de reprendre en main l’économie et la politique par la création d’entreprises éthiques (nous avons une Charte), puis par la promotion de nos idéaux à travers le processus démocratique. Afin que ce monde connaisse une hausse globale du niveau de vie. Afin que personne ne meure de faim. Afin de construire des logements pour tous. Entre autres choses.

  Voilà, trois semaines que le blog de l’ACF est lancé et déjà des retours positifs… c’est encourageant. Voici son URL : acf.revolublog.com

  Je compte y consacrer mon temps, et peut-être revenir sur ce blog lorsque le bébé pourra marcher tout seul. Quoiqu’il en soit, le JRDF reste en ligne. Merci, merci, merci encore pour ces centaines de milliers de connexions, ces milliers de commentaires, ces messages, merci, ami lecteur, d’exister et de nous avoir soutenu. Ce n’est pas un au revoir. C’est un appel ! L’heure est venue, pour nous, d’entrer dans le concret, et de montrer à ces saloperies de pillards et de mafieux qui dirigent maintenant la majorité de l’économie mondiale, et à leurs pions politiques, que le peuple peut penser et s’organiser. Oui, ça fait un peu anar, et alors, hein ? Plus sérieusement, l’ACF est proche du PS et on souhaite à Hollande – s’il se révèle intègre – tout le bonheur du monde dans ses projets présidentiels. Le règne de Sarkozy a encore fait monter la puissance des forces de l’argent.

  Eh bien, récupérons l’argent ! Récupérons le commerce ! Récupérons la politique ! Pour la démocratie, pour un meilleur partage des richesses, et pour un monde plus confortable !

  Salutations !

La Fraternité en action

[NDLR : Bien foutu et riche en informations, historiques notamment, je te conseille, ami lecteur, d'y faire un tour !]

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  Chère amie, cher ami,

  En ce début d’année nous avons lancé une plate-forme solidaire, espace interactif  dédié à l’entraide et à la citoyenneté (www.lafraterniteenaction.org). Elle est une des chevilles ouvrières de notre mobilisation collective.

Par ses contenus et sa vocation solidaire, cette plate-forme est une expérience intéressante que je vous invite à rejoindre et enrichir, qu’il s’agisse des échanges de services, de la veille sociale et citoyenne, des parrainages ou des actions de solidarité envers tous les hommes et les femmes qui en ont besoin. Nous pouvons en être fiers car elle a été construite de manière participative par les adhérents de l’association ; le coût total de sa réalisation n’a d’ailleurs été que de 185€.

La Fraternité en action vous permet de mettre en lumière des faits de société, des textes et des vidéos qui font l’éloge de la fraternité. J’ai par exemple été particulièrement touchée par cette magnifique vidéo détaillant la déclaration universelle des droits de l’homme, connue à ce jour par seulement 5% de la population mondiale. Grâce à votre vigilance nous sommes régulièrement informés sur les différentes mobilisations relayées dans la rubrique de veille sociale et citoyenne.

Vous êtes déjà très nombreux à avoir publié des offres ou des demandes ponctuelles dans la rubrique des annonces. L’utilité de cet outil n’est plus à démontrer et c’est pour cela que vous pouvez dès à présent mettre également en partage vos expériences à travers la rubrique des savoir faire.

La fraternité et l’entraide sont des défis que nous devons accompagner dans un esprit gagnant-gagnant pour qu’ils puissent être compris et partagés. C’est pour cela que nous avons créé le réseau social des échanges solidaires. Toute personne fournissant un service à une autre (intervention informatique, covoiturage, aide aux courses …) gagne ainsi un droit au service qu’elle pourra utiliser à son tour quand elle le voudra.

Vous l’aurez bien compris, notre plate-forme solidaire est entièrement participative et conjugue le  respect de toutes  les différences,  la solidarité concrète  et l’action de proximité.

Parce que nous pensons que la transmission de savoirs doit être accompagnée d’une transmission d’expériences, l’association lance une vaste opération de parrainages et tutorats. Chaque jeune qui le souhaite pourra être mis en relation avec un tuteur qui va lui ouvrir les portes de son champ d’expériences, le mettre en relation avec son réseau, lui faire découvrir les coulisses du métier qu’il a choisi d’exercer. Je lancerai prochainement un appel pour recruter un grand nombre de tuteurs au sein de notre réseau.

Avec «La Fraternité en Action» l’ensemble du réseau Désirs d’Avenir met ainsi ses canaux d’informations, son formidable élan fraternel mais aussi ses relais politiques et citoyens à la disposition de toutes celles et tous ceux qui en ont besoin.

Je vous encourage également à continuer de vous mobiliser aux côtés des citoyens et des associations afin de proposer votre aide et concours. L’équipe de la plate-forme solidaire s’est d’ailleurs engagée avec les comités Désirs d’avenir 93 pour assister une association dans l’organisation d’un événement  à Villetaneuse en solidarité pour Haïti. Cette soirée a permis de récolter des fonds reversés à Médecins sans Frontières.

Toutes ces actions sont menées avec humilité, discrétion et hors de toute tentative de récupération politique.

Je compte sur vous comme vous pouvez compter sur moi pour faire vivre avec énergie notre plate-forme solidaire. Je compte particulièrement sur les animateurs des comités locaux pour mobiliser toutes les énergies en solidarité et fraternité.

 

 Amitiés fidèles,

Ségolène Royal Présidente de Désirs d’Avenir
(www.lafraterniteenaction.org)

Police@hotmail.fr

   Une idée qui aurait pu faire grand bruit, ami lecteur, et bizarrement, qui est passée relativement inaperçue…

  Des policiers de l’Essonne ont, de leur propre initiative, ouvert une boîte email afin de permettre aux citoyens de dénoncer des infractions dont ils auraient été témoins.

  Les libertaires voient là-dedans, d’emblée, une atteinte à l’intimité de la population – avec des mouchards citoyens, couverts par un (relatif, puisqu’on peut toujours tenter de pister un mail, mais bon…) anonymat, rappelant les grandes heures de l’amitié franco-allemande passée.

  Ce qui est un réflexe stupide, à mon humble avis. Pourquoi ? Parce que la marque a déjà été déposée, déjà : RG, citoyens modèles (sisi, rappelez-vous, les espions citoyens de Sarkozy, dont on ne sait pas trop ce qu’ils sont devenus…), police en civil, indics, caméras, etc… on n’a que l’embarras du choix de la surveillance, aujourd’hui.

  Ensuite, parce qu’invoquer la liberté individuelle, en l’opposant à la répression des délits et autres crimes, c’est un jeu crétin qui revient à se coller sur le front un joli sticker « je suis un anarchiste partisan de la voyoucratie », particulièrement apprécié par l’UMP.

  Et puis, de toute façon, Alliance – le syndicat majoritaire et bien de droite des policiers – s’est opposé à l’idée, au titre que : « ça nous ferait trop de boulot à gérer d’aller vérifier tout ça. Circulez, y’a rien à voir, et puis de toute manière on sait déjà ce qui se passe alors hein ! ».

  Faut dire que feu Edvige, et maintenant EDVIRSP, est passé par là, entretemps…

  Différentes idées, soulevées par ce concept, me semblent pourtant intéressantes : en premier lieu, commençons par le laid : cette boîte aux lettres électronique pourrait devenir le théâtre de règlements de comptes bien veuls. Encore que… si la zizanie entre les gangs peut permettre d’arrêter quelques pions, je n’irais pas trop pleurer sur leur sort…

  Non. Le vraiment glauque, serait évidemment de considérer la portée d’une dénonciation calomnieuse, qui donnerait lieu à des injustices du type « Outreau ».

  Et pourtant… j’y reviens, mais tout n’est pas à jeter dans cette idée. Question de modalités d’application, peut-être; dans certains quartiers, les gangs ont leurs propres mouchards, postés devant les postes de police, pour renseigner leurs patrons sur les balances. Dur, donc, de rapporter une infraction, ou de témoigner en tant que victime; Internet eut permis d’éviter ce travers de notre politique sécuritaire. A supposer que cette boîte mail fut reliée à un véritable – et c’est peut-être ICI que réside le problème – système d’enquête, doté d’effectifs suffisants, et surtout sachant garder le recul nécessaire de la présomption d’innocence.

  En résumé, une telle méthode supposerait une politique sécuritaire en adéquation avec les besoins des citoyens, en termes humains et matériels, doublée d’un sens de la distanciation, face à de possibles abus d’autorité.

  Voilà. Je n’ai pas vraiment envie d’être sarcastique, ami lecteur… Qu’en penses-tu ?

Des enseignants en quête de nouveaux modes d’action

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Source : http://sauvons-lecole.over-blog.com/article-35644488.html

Les grèves dans l’éducation nationale ? Un « rituel », moquait Xavier Darcos. Son successeur, Luc Chatel, sachant les difficultés qui se présentent devant lui, se garde de prononcer la moindre parole provocatrice. N’empêche : la causticité de M. Darcos touchait un point sensible, et l’actuelle rentrée est en train de le démontrer.

« Les collègues nous renvoient dans la figure ce côté rituel des journées d’action », constate Thierry Cadart, secrétaire général du SGEN-CFDT, très réservé vis-à-vis des mots d’ordre qui pourraient venir de la fédération syndicale majoritaire, la FSU. Mais même celle-ci, en cette rentrée, semble hésiter devant un obstacle inédit : annoncer une « action » pourrait ne pas être pris au sérieux. Personne ne croit, dans l’éducation, que les syndicats auraient une capacité de mobilisation rapide. Pourtant, les motifs de mécontentement s’amoncellent, en premier lieu la poursuite des suppressions de postes, présentée comme inexorable par le nouveau ministre.

Les deux principales organisations de la FSU ont tenté, ces derniers jours, d’amorcer une mécanique syndicale classique. Le SNES, dans l’enseignement secondaire, a prôné « une initiative de type grève avant les vacances de la Toussaint ». Le SNUipp, son homologue du primaire, avait laissé entendre qu’une réunion des fédérations de l’éducation pourrait se tenir le 28 août afin d’examiner les « perspectives d’action ».

Non seulement les autres organisations ont fait la sourde oreille, mais la fédération UNSA-Education, par l’intermédiaire du Syndicat des enseignants (SE), a mis les pieds dans le plat. Son secrétaire général, Christian Chevalier, a estimé que « vouloir organiser l’action alors qu’on n’a pas encore rencontré nos collègues dans les établissements » n’avait « pas grand sens, surtout pour se retrouver à vingt manifestants devant chaque inspection académique ». M. Chevalier a admis que le problème était, plus profondément, « la faiblesse du syndicalisme enseignant et la vision caricaturale qu’en ont les collègues ». Pour enfoncer le clou, il a estimé, appelant de ses voeux une « adaptation », que « si le syndicalisme est perçu comme désuet, c’est peut-être qu’il l’est »…

Au-delà d’une querelle anecdotique, ces propos posent la question, déjà présente en filigrane au long des deux précédentes années scolaires, de la capacité du syndicalisme traditionnel à influer sur la réalité. Au rythme de deux ou trois par an, les « journées d’action » ont occasionné une participation intermittente de nombreux enseignants. De ce fait, les syndicats n’ont pu se prévaloir d’une montée en puissance suffisante pour impressionner le gouvernement. A chaque fois, celui-ci a laissé passer l’orage, ne modifiant (presque) en rien sa politique, notamment budgétaire.

Les dernières élections professionnelles dans l’éducation, en décembre 2008, ont pourtant montré, avec une participation de 62,6 %, en hausse de 2 points par rapport au précédent scrutin de 2005, que les syndicats d’enseignants restent représentatifs. L’essoufflement des protestations reflète plutôt le souci de ne pas perdre encore une journée de salaire et surtout de ne pas la perdre en vain.

La critique des actions syndicales comme autant de « coups d’épée dans l’eau » contribue à dissocier les enseignants entre une masse désabusée, de moins en moins disponible pour l’action collective, et une minorité tentée par des formes de protestation radicales, comme actuellement celle des « désobéisseurs », qui refusent ouvertement d’appliquer les réformes. Le climat social dans l’éducation entre dans une logique du tout ou rien. Celle-ci a une dimension manichéenne : pour de nombreux protestataires, le véritable programme politique du gouvernement, soigneusement masqué, est de « détruire » le service public. Comment, dans ces conditions, admettre l’idée de possibles compromis ?

De leur côté, entre le communiqué indigné mais sans impact et la journée de grève qui se retourne contre eux, les syndicats recherchent des chaînons intermédiaires, qui leur permettraient de hausser le ton progressivement. Çà et là, certains militants se livrent à des tentatives, pour l’instant peu concluantes, comme, en guise de grève, verser une journée de salaire à une organisation humanitaire. D’autres, avec plus de succès, s’appliquent à maîtriser la mobilisation « numérique » consistant à monter rapidement un blog ou une pétition sur Internet. Les 284 000 signatures obtenues par la pétition intersyndicale de défense des réseaux d’aide (Rased) à l’école primaire, lancée en octobre 2008, ont montré que cela pouvait payer.

Mais dans l’ensemble, les syndicalistes restent démunis. Dans une vision politique de droite, beaucoup penseront : « bien fait ! » ou « bon débarras ! ». C’est une opinion à courte vue, négligeant d’éventuelles et imprévisibles situations de crise qui, à défaut du rôle de régulateur et d’amortisseur joué par le militantisme syndical « historique », seraient l’heure de gloire de collectifs ou de coordinations imperméables à toute négociation. En somme, il pourrait, un jour, y avoir bien pire que les syndicats d’enseignants : pas de syndicats d’enseignants.

Un internaute dresse l’historique des conflits salariaux en Guadeloupe

A l’heure où le LKP guadeloupéen semble avoir pu imposer ses revendications – à l’issue d’un mouvement social d’un mois et demi faisant déjà suite à des grèves rapportées entre ces pages – et en attendant que l’incendie ne se propage à la métropole, il me semble tout-à-fait opportun d’extraire ce commentaire. Il détaille l’historique des précédents conflits sur l’île, et permet de se rendre compte que ces problèmes ne datent pas d’hier… en espérant qu’ils seront résolus, demain :

 

Il y a quarante ans… Mai 1967… Des travailleurs guadeloupéens demandent une augmentation salariale de 2,5%. En guise de réponse à leurs revendications, les forces de l’ordre sont appelées : bilan 87 morts et des centaines de blessés, de nombreuses arrestations, emprisonnements, inculpations pour… atteinte à l’intégrité du territoire national !

En février 1952, des travailleurs guadeloupéens demandent une augmentation salariale. En guise de réponse à leurs revendications, les forces de l’ordre sont appelées : bilan 4 morts et 14 blessés.

En février 1930, des travailleurs guadeloupéens demandent une augmentation salariale. En guise de réponse à leurs revendications, les forces de l’ordre sont appelées : bilan 3 morts.

En février et mars 1910, des travailleurs guadeloupéens demandent une augmentation salariale de 2 francs pour les hommes, 1,50 francs pour les femmes, et 1,25 francs pour les enfants. En guise de réponse à leurs revendications, les forces de l’ordre sont appelées : bilan 4 morts, 12 blessés et de nombreuses arrestations.

En Février 2009, un siècle plus tard, des travailleurs guadeloupéens demandent une augmentation salariale de 200 euros sur les bas salaires. En guise de réponse à leurs revendications, les forces de l’ordre sont appelées…

Un siècle, qu’inlassablement nous revendiquons ce à quoi nous avons droit ! Un siècle, qu’on nous vole et qu’on nous humilie !

 

Un siècle d’exploitation outrancière, un siècle de « PWOFITASION ».

Alors diffusez ce message à tous vos contacts, à travers le monde entier, afin que notre insularité ne fasse pas obstacle à la proclamation de la vérité !!!

Dites leur que cela fait un siècle que cela dure, que cela fait un siècle qu’il y a des magouilles, que cela fait un siècle que les lois ou arrêtés appuyant et justifiant nos revendications sont bafoués !

 

Dites leur que notre courage n’est plus à démontrer et que nous irons jusqu’au bout, en faisant preuve de CALME et de DETERMINATION !!!

Dites-leur que le 27 mai 1848, nous sommes devenus des hommes, que ce jour – là, en gagnant notre liberté, nous avons gagné le droit au RESPECT et à la DIGNITE auquel à droit tout être humain !

Dites-leur que, aujourd’hui, un peu plus qu’hier, nous sommes FIER(ES) D’ETRE GUADELOUPEEN(NE)S !

Un avis d’un internaute, résistant oenologue

Confondre « répression de l’alcoolisme » et « Vin » c’est comme confondre « répression de la prostitution » et « Amour ».

Peut-être y a t-il 12,5% de prostitution dans l’amour… en ce cas je plains Mme Bachelot pour sa piètre opinion de l’espèce humaine. Il faut résister : tous à ALBAS (Lot) le 23 mai 2009 pour la Fête du Vin de Cahors (à déguster avec modération*). 9 vins à déguster, 18 groupes de musique, 15 € l’entrée.

Programme en PDF sur demande au 0565221910

Luttons!

* selon les termes de la loi Évin, un autre grand humaniste! »

Méfiez vous, c’est un pauvre! » nous prévenait Bernanos en 1933 à propos d’Hitler.

« Méfiez-vous, ce sont des pauvres d’esprit! » peut-on dire aujourd’hui à propos de ces liberticides…

 

Ce commentaire a été déposé sur l’article : http://jrdf.unblog.fr/2008/12/09/lump-veut-interdire-les-degustations-de-vin/

Je réponds à cet internaute : Comme je le laissais présumer dans mon post originel, avec une pointe d’humour évidemment, mais pas seulement, s’il y a bien une chose qui peut pousser des français à la révolte, c’est qu’on touche à leur alcool ! Bon, qu’on ne le prenne pas mal, c’est une boutade, cependant je pense que les français sont attachés au confort de leur mode de vie, et que celui qui s’avise de venir un peu trop les encadrer est bien mal avisé…

Un avis d’un internaute, à propos de l’occupation des locaux de la CGT par un collectif de sans-papiers

« En lisant et relisant le communiqué de la CA, il est difficile de lire que les syndicats, par le biais de la CA, vont procéder à l’expulsion des sans papiers qui occupent la Bourse du Travail. Ce sont des propos malhonnêtes de la part des soutiens ainsi que des responsables des sans papiers. Il n’est nullement cité que la CA et les syndicats vont faire expulser les occupants. Arretez de faire circuler des propos aussi peu fiables… Je ne suis pas contre les sans papiers, mais contre leur occupation… la Bourse du Travail n’est pas un lieu d’occupation, mais un lieu ou plutôt un outil pour les salariés, et aujourd’hui cet outil ne sert pas la cause des salariés, par l’occupation elle ne peut apporter aucun soutien réel, l’occupation n’apporte aucune solution, le gouvernement ce fout complètement de cette situation et préfère laisser pourrir les choses. Cette occupation ne sert en rien la cause des sans papiers, elle fait au contraire mourir cette cause. Le mouvement des sans papiers n’est plus crédible… l’isolement des sans papiers en est la preuve…

 

L’occupation empêche des salariés des syndicats d’exercer leur métier, mais surtout empêche les syndicats de travailler et de pouvoir apporter leur aide. Arrêtez de critiquer les syndicats, ce sont encore eux qui vous aident le plus… et de plus certain des responsables des sans papiers se servent de cette occupation pour soudoyer de l’argent à de pauvres sans papiers qui eux n’ont vraiment rien… est ce normal ? Non. Alors il serait vraiment temps que cette occupation s’arrête, car aucune possibilité ne peut en ressortir. Allez plutôt voir se qui se passe dans les préfectures, peut-être que vous arriverez a comprendre que les dossiers ne sont pas bloqués par les syndicat mais bel et bien par les préfectures. Arrêtez de faire croire que se sont les syndicats qui ont été achetés par le gouvernement… Je pense que certains responsables des sans papiers sont mieux placé pour savoir réellement qui sont les responsables de ce bloquage. Trop d’abus a fait tout simplement pourrir votre cause… »

 

 

Je réponds à cet internaute, sur ce sujet :

 

Pour mémoire, l’article auquel vous faîtes référence est le suivant :

http://jrdf.unblog.fr/2009/01/14/sans-papiers-de-la-bourse-du-travail-divisions-et-enlisement

 

Je rappelle que ce post est une transcription d’un article paru dans Libération. Pour ce qui est de mon avis sur cette question, je l’ai exprimé en tête de cet article. Je suis loin de penser que les syndicats, en France, sont tous corrompus… Qu’il y en ait, qu’il y ait des dysfonctionnements, des guerres de chapelles, ou tout simplement les dérives liées au fait que moins de 10% des salariés français fussent syndiqués, sont des éléments dont on doit tenir compte. Mais je ne me prête pas au jeu du « tous pourris »; au contraire, si la situation était aussi simple, je pense que nous y verrions tous beaucoup plus clair.

 

Par rapport à cette occupation, je suis surpris qu’on me taxe de jeter la pierre aux syndicats, car j’ai essayé de rapporter leur point de vue. En gros : Ils sont déjà bien gentils d’héberger les sans-papiers, il faut quand même prendre en compte le dérangement causé par ces personnes. Je ne puis trancher entre les deux partis, si tant est qu’ils fussent vraiment antagonistes d’ailleurs, par rapport à une situation aussi épineuse. Je ne puis que constater, et rapporter entre ces pages, la complexité de cette situation. Je ne suis pas un juge, du reste. J’espère que le point de vue du JRDF aura été clarifié, sur ce sujet.

Un avis d’un visiteur sur la crise financière

A propos des déclarations d’Ahmadinejad, accusant les USA d’être responsables de la crise financière, un internaute répond :

 

Il a raison.

Les USA ont créé cette crise. Pour mieux comprendre, un exemple simple : alors supposons qu’on a 2 commerçants (a et b). A : il a beaucoup d’argent en réserve; B : il n’a pas d’argent en réserve. A et B vendent  le même produit, au même prix, à 10 euros, qu’ils ont acheté à 5 euros, par exemple. Alors A décide de vendre le produit à 2 euros. B ne peut plus supporter cette situation, donc il est obligé de baisser les rideaux, donc il ferme son magasin. Alors, A va augmenté les prix, vu qu’il dispose de réserve et n’aura aucun concurrent. Voilà.

 

 

Je réponds à cet internaute : Oui, les monopoles ne sont peut-être pas étrangers à cette situation financière. Sûrement, même. Ce que tu essaies d’exprimer, avec tes mots, est le principe de la vente à perte, pratiquée par Leclerc en France, par exemple. Le but étant d’étouffer les concurrents, avant de pratiquer une augmentation des prix.

Ce principe a également été appliqué dans l’alimentation mondiale : MonSanto se retrouve seul distributeur de certains produits (semences, engrais), après avoir laminé la concurrence par une politique agressive des prix – et un soutien des autorités politiques corrompues. A présent qu’il est seul sur le marché, ce monopole permet une spéculation sur les prix des matières premières. Ainsi, des aliments produits à très bas prix sont vendus à prix d’or, dans un contexte de manque. On peut arguer que MonSanto ne produit pas en théorie ces aliments, mais en pratique, cette firme est de mèche avec de nombreuses coopératives, acteurs financiers, etc…

Le danger du vote électronique s’étend

  Voici la retranscription d’un commentaire d’un visiteur. Après vérification, malheureusement, il semble que ses informations soient confirmées. Je ne peux qu’enjoindre le visiteur à signer la pétition en question :

 

Attention, le vote électronique s’étend dangereusement : il y a de nombreuses communes qui continuent à utiliser les ordinateurs de vote (Brest, Le Mans, Le Havre, Boulogne-Billancourt, Issy-les-Moulineaux, Marignane, Orange, Bourges, Mulhouse, Epernay, Lorient, Alençon, Courbevoie, Bagnolet, etc.) le vote par internet a été utilisé pour les prud’hommes à Paris, il a été imposé pour l’élection des membres du conseil de l’ordre des infirmiers, il est autorisé pour les élections des représentants des CE dans les entreprises, il va l’être pour des élections politiques : le Conseil Supérieur des Français de l’Etranger (qui ensuite élit 12 sénateurs).

Restons vigilants.

Signer et FAIRE SIGNER la pétition nationale pour le maintien du vote papier (déjà plus de cent mille signatures), c’est important !
http://www.ordinateurs-de-vote.org/Comment-agir.html

Merci aux visiteurs de ce site

  Ami lecteur,

   Sans aucune trace de démagogie, je veux te remercier. Pendant que ton serviteur ruminait dans son coin, désemparé par la tournure des évènements politiques, vaguement apathique et profondément dégoûté par la situation actuelle, ta fidélité envers ce blog n’a pas failli.

  Fréquemment, je retrouvais durant ce repli sur moi-même, des mails m’indiquant que des réponses avaient été postées sur certains des articles. Je les consultai; et, ô surprise, j’y vis des reflets de ma révolte, non des messages de soutien à proprement parler, mais des opinions qui venaient enrichir ces réflexions. Ce n’est pas la première fois, bien entendu, mais ces traces de présence, cette volonté de contribuer, m’ont réchauffé le coeur.

  Les prochains posts seront donc consacrés à ces commentaires, que j’inclus en outre dans la section « Démocratie participative ».

 

  Merci encore.

  Résistance !

Les fausses cigarettes

  Un autre « sujet de société », qui peut paraitre trivial au premier abord, mais dont l’examen peut se révéler fortement symbolique.

  Je veux parler des fausses cigarettes. Loin de moi l’idée d’encourager à la consommation de tabac (Le tabac, c’est tabou, on en viendra tous à bout !), mais je pose le postulat de départ qu’en France, un produit légal est par nature… ben, légal. Donc, que les intérêts de ses consommateurs sont à prendre en compte.

  Le tabac, déjà fortement taxé, à plus de 90%, dans les bureaux dotés de la licence idoine, a vu son prix augmenter sensiblement, lors des dernières années. Il s’établit à présent autour de cinq euros le paquet de vingt cigarettes (tandis que les cigares et cigarillos, eux, ont peu augmenté). La conséquence de ces phénomènes, logique, est le développement du marché noir de vraies cigarettes, ainsi que celui… de fausses cigarettes. Dans les deux cas, ces trafics donnent du pouvoir à des organismes mafieux, qui revendent directement aux consommateurs, ou aux bureaux de tabac harassés par les taxes. Les uns et les autres y gagnent ainsi quelques euros, sur un paquet, à l’achat ou à la vente.

  Mais ce système parallèle a engendré d’autres applications. Plutôt que de faire du trafic par import-export (ex : acheter en Espagne et revendre en France), des mafias ont préféré accroître encore leurs marges d’exploitation du phénomène, en produisant de fausses cigarettes, emballées dans des paquets reproduits des grandes marques. Le problème est le suivant : les cigarettes ainsi contrefaites ont souvent un goût acre, et le tabac qui les compose n’est pas testé. Nul ne sait s’il est plus ou moins nocif que les tabacs officiels. Cependant, détail intéressant, alors que ce type de tabac était souvent revendu, à l’origine, dans les épiceries (qui n’ont pas le droit de vendre des cigarettes, mais ne s’en privent pas), ces contrefaçons ont aujourd’hui envahi de nombreux bureaux de tabac officiels !

  Suite à cette politique de répression, qui va peut-être encore s’accroître (on parle d’augmenter encore les prix et d’utiliser les paquets avec les photos bien crades qu’on voit dans d’autres pays), on constate donc que la baisse officielle de la consommation de tabac n’est qu’un leurre : elle est en fait « remplacée » par celle d’un tabac au goût médiocre, aux effets inconnus sur la santé, vendu dans les filières officielles, qui nourrit des trafiquants, et  ne rapporte plus d’argent à l’Etat.

  Quelle franche réussite ! Non ?

Des idées à retenir des modèles étrangers

Dans le cadre de la préparation du prochain congrès du PS, voici l’une de mes contributions, déposée sur le site de Royal, www.congresutileetserein.com :

 

Salutations,

Je me permets de contribuer à cette question en développant certains aspects qui, me semble-t-il, sont positifs chez nos voisins :

A mon sens, en premier lieu, les démocraties du Nord de l’Europe me paraissent un vrai modèle à suivre. Je suis évidemment ravi que la camarade Ségolène s’en fasse régulièrement l’écho.

Dans ces modèles, on trouve déjà la syndicalisation de masse, nécessaire pour constituer un bon rapport entre les salariés et le patronat. Plusieurs bémols, cependant : ce système a tendance à engendrer d’immenses syndicats qui deviennent hostiles envers les petits syndicats – je pense aux structures liées aux anarchistes, qui sont dans une situation très tendue au sein de ces pays. De même, ces « gros » syndicats ont également tendance à se rallier aux positions du patronat… C’est la question, à mon avis centrale et fondamentale, de la corruption et de l’opacité des hiérarchies au sein des structures syndicales.

Un point qui, cependant, ne souffre pour moi aucune zone d’ombre, concerne le subventionnement des artistes par l’Etat. A l’heure où, aujourd’hui, l’UMP ne veut allouer ces financements qu’aux artistes et aux structures rentables (raisonnement débile et dangereux, surtout dans des secteurs très fragiles et peu rentables tels que le spectacle vivant), il semble nécessaire d’y opposer une vision humaniste et solidaire de la Culture. Cette dernière est évidemment nécessaire à l’éducation du peuple, et par là, à son émancipation. Les moyens matériels élevés nécessaires à la production artistique sont déjà synonymes d’abandon de nombreux projets indépendants… la vision de la droite, sur ce sujet, renforcera la mainmise des grosses structures, au détriment des artistes talentueux, mais pauvres.

Enfin, il est intolérable de constater les conditions de vie affligeantes auxquels nos étudiants sont exposés. Les projets d’échange en sont le triste témoin : de nombreux étudiants étrangers se font rapatrier ou donnent des avis très défavorables sur nos cités universitaires insalubres et dangereuses (je pense notamment aux nombres élevés de viols et d’agressions). Sur ce sujet, la politique des USA relative aux campus universitaires, me semble un exemple intéressant.

Penser aux militants

Dans le cadre du prochain congrès du PS, voici l’une de mes contributions, déposée sur le site de Royal, www.congresutileetserein.com :

 

Salutations,

Je viens ajouter mon petit caillou à ce sujet qui semble connaître un grand engouement. Très simplement, avant de penser aux élites du Parti, je souhaite exprimer le point de vue, qui tend à être négatif (les défections suite à l’élection de 2007 en sont le symbole) des militants « de base ».

Premièrement, vient la question des moyens. Sur ce point, le comparatif avec le modèle organisationnel de l’UMP est clairement en notre défaveur. Certes, les militants de droite sont souvent plus fortunés, mais tout de même… de très nombreuses sections socialistes sont dépourvues de moyens de locomotion, vitaux lors des campagnes. A titre d’exemple, à Rueil-Malmaison, une ville très étendue, nous pouvions faire un collage par semaine, alors que les militants de l’UMP (parfois des sociétés privées d’ailleurs) tournaient plusieurs fois par nuit.

Ce syndrome du manque de moyens se retrouve à tous les niveaux : réseaux de blogs anarchiques et souvent non soutenus par la base (l’enregistrement des sites en faveur de SR a été désactivé, plusieurs mois avant la fin de la campagne de 2007, sur le site de DA), manque affligeant de tracts (j’ai le souvenir d’un débat participatif organisé par une ville voisine, au moyen de 100 tracts en noir et blanc !) qui sont souvent distribués à la dernière minute, locaux type « salle de cantine » avec toujours les mêmes sempiternelles affiches qui jaunissent sur les murs, voire même absence de signalétique pour indiquer un bureau… Sincèrement, ce n’est pas dans ces conditions que le PS attirera des militants.

Ce qui ne semble d’ailleurs pas être l’objectif de la direction actuelle. Je vais sans doute me faire des ennemis, mais « J’accuse » certains de nos camarades hauts placés de ne pas vraiment vouloir la victoire (sauf la leur, évidemment), de ne pas vouloir attirer de nouveaux militants, quand ils ne discriminent pas les « 20 Euros » pour le compte de guéguérres de clans. En bref, pour certains socialistes, les militants ne sont qu’un troupeau servile, tout comme leurs électeurs ne sont là que pour voter pour eux. C’est notamment pour cela que je me fais le fervent défenseur de la démocratie participative, qui rééquilibre au moins le rapport des élus et des chefs du parti avec la base, et plus loin, avec le peuple.

Mes suggestions sont les suivantes :

1/Dans le cadre de la démocratie participative, ARCHIVER toute contribution, en particulier celles émises « de vive voix », notamment au moyen de la sténodactylographie, de magnétophones, ou de caméras (cette dernière suggestion posant le problème de la timidité face au rapport à l’image, mais présentant l’intérêt d’être très précise).

2/DONNER DES MOYENS aux militants. Notamment, dans le cadre de tracts, faire appel à des sociétés hors de France, qui vendent des planches pour des tarifs défiant toute concurrence, et livrent les tracts dans un délai rapide.

3/Véritablement mettre en place les stages de militantisme, théoriquement assurés par le MJS, mais en pratique tombés en désuétude. Ce qui est stupide, et conduit à des militants en nombre dérisoire, dont certains n’ont pas les bases politiques nécessaires, ni la connaissance pratique du militantisme.

4/Puisqu’on parle du MJS, faire de cette organisation autre chose qu’une structure autocratique au sein de laquelle on ne peut progresser qu’en devenant de bons courtisans. Les votes, au sein du MJS, sont une farce, et cela est également responsable de sa désaffection (sur le 92 : à peine plus de 50 encartés, pour exemple).

5/ 20 Euros, c’est déjà une somme raisonnable pour adhérer, et pour renouveler sa cotisation. Nous sommes le Parti SOCIALISTE, pas le Rotary Club ! Dans cette optique populaire, la volonté de Ségolène Royal d’initier des votes massifs basés sur un « tarif » de quelques euros, pour désigner un candidat, ou pour voter des points d’une base programmatique, est tout-à-fait pertinente.

Corruption, discriminations, pollution : JUSTICE !

Dans le cadre du prochain congrès du PS, voici l’une de mes contributions, déposée sur le site de Royal, www.congresutileetserein.com :

 

  Salutations,

  Je souhaite développer ici un point de vue qui peut apparaître radical, voire populiste, mais qui m’apparait tout-à-fait raisonnable, et amplement partagé par les citoyens français.

  Je veux parler de la lutte contre la corruption, et les discriminations. Je sais que la gauche est attachée au principe de l’indépendance de la justice, mais je ne pense pas être un extraterrestre en formulant le fait qu’en France, la justice s’appliquant aux  patrons voyous et aux élus corrompus, est très légère. Quelques exemples : 9 des 10 noms de la liste noire du Conseil de la Concurrence sont des amis proches du Président, et malgré leurs différentes inculpations, aucun n’a quoique ce soit de réellement dangereux à craindre aujourd’hui. Les pollueurs, quant à eux, peuvent dormir tranquille : Lorsqu’ils sont condamnés, après des dizaines d’années de procédure (ex: l’amiante), les amendes dérisoires qu’ils ont à payer sont très loin d’être à la hauteur des dégâts commis sur l’environnement, ou des morts et des cancers dont leurs produits sont responsables. Les élus corrompus, eux aussi, sont à la fête : Tel Juppé, à peine rendu inéligible pendant un an pour avoir collaboré dans le cadre d’emplois fictifs (détournement de fonds publics, par extension, donc), ou Tibéri, dont les pratiques de votes des électeurs morts sont notoires, et qui actuellement est élu maire d’arrondissement – à la suite d’une élection très trouble, d’ailleurs.

Peut-on classifier pareillement les discriminations dont sont victimes les employés, par rapport à leur sexe, leur âge, leur origine, voire même leur religion ou leur choix d’identité sexuelle ? Je pose ici l’hypothèse que la discrimination, dans le cadre du travail, n’est pas idéologique. Elle est ECONOMIQUE. Les discriminations sont rentables : Elles permettent de payer moins cher un travailleur, à salaire égal, de le terroriser pour le rendre servile, en bref, de l’exploiter.

Je propose donc que les tenants de ces systèmes, corrompus, pollueurs et discriminatoires, qui trahissent la confiance des électeurs, enferment les salariés dans des prisons invisibles, ou condamnent des peuples entiers à des problèmes de santé, soient punis FERMEMENT par notre système judiciaire. J’entends par là qu’ils soient condamnés à titre personnel à des années de prison ferme, et qu’on en finisse avec ces amendes insignifiantes, qui ne découragent pas ces destructeurs de démocratie.

A propos des délégués syndicaux, des délégués du personnel, et des Prud’hommes

Dans le cadre du prochain congrès du PS, voici l’une de mes contributions, déposée sur le site de Royal, www.congresutileetserein.com :

 

  Salutations,

  Une contribution courte : les syndicats « n’existent » dans les entreprises qu’à partir de onze salariés, minimum nécessaire pour avoir un délégué du personnel. Le corollaire est évident : de nombreuses entreprises « splittent » leur société en organes de dix employés au maximum. De même, les conditions de nomination des délégués syndicaux (minimum de 50 employés) sont floues, et contradictoires avec l’élection des délégués du personnel. La constitution d’une SSE (Section Syndicale de l’Entreprise) est inverse à son principe. En théorie, sa constitution donne droit au nombre réglementaire de délégués syndicaux, mais en pratique, c’est le contraire qui a lieu.

  Pour résumer, de nombreux employés ne sont pas représentés par des syndicats, au sein de l’entreprise. Les syndicats ont tendance à se faire la guerre pour constituer des sections syndicales. Les règles régissant tout ce système sont floues et son fonctionnement, relativement opaque. D’autres sujets sont à prendre en compte : jusqu’à la constitution de la SSE, tous les « syndicalistes » ou sympathisants sont sur la sellette, au regard de l’employeur. De nombreux patrons, en effet, font tout pour décourager la mise en place de syndicats dans leur entreprise.

  Enfin, ce sujet renvoie à celui des Prud’hommes, dont le taux d’abstention aux élections, qui avoisine aujourd’hui les 80%, témoigne clairement d’un manque de confiance des employés. En nombre trop faible, inconnus des employés (qui ne se réfèrent qu’aux listes, elle-même établies par les syndicats), les Prud’hommes ont perdu leur caractère dérangeant face au patronat. La réduction des tribunaux de Prud’hommes ne fait qu’accentuer ce phénomène. Les salariés y ont trop peu fréquemment recours (peu ont des notions de Droit du Travail, d’ailleurs), lorsqu’ils sont au courant de leur existence… les élections Prudhommales ne sont d’ailleurs pas faites pour les y encourager : Tenues dans des lieux parfois éloignés des lieux de travail ou de résidence des employés, durant les heures de travail, la participation à ces élections est souvent un casse-tête pratique, et de nombreuses entreprises ne font pas cas du droit de l’employé à y participer sur leur temps de travail.

Dépôts/Banques Solidaires Nationaux

Dans le cadre du prochain congrès du PS, voici une contribution que j’ai déposé sur le site de Royal, www.congresutileetserein.com :

 

Salutations,

Je voudrais développer ici une idée déjà lancée lors de la démocratie participative de 2007. Il s’agit d’un moyen d’aider les plus défavorisés, par le biais de BANQUES. En effet, la première exclusion, et sans doute la plus dangereuse, qu’ont à déplorer les plus pauvres, est celle du système bancaire; Lorsqu’ils ne sont pas surendettés, ils s’en retrouvent fréquemment radiés. L’un des corollaires de cette situation est qu’ils n’ont plus à disposition de carte de paiement.

Pour aller plus loin, et recouper par la suite ces différents problèmes : les « exclus », ont pour problèmes principaux un accès coupé aux soins – notamment dermatologiques, qui sont longs et coûteux – ainsi qu’une instabilité de résidence, d’adresse postale donc, et d’accès à des moyens de communication. Tout cela concourt à rendre très difficile les recherches d’emploi. Enfin, et c’est très loin d’être un point mineur, ces personnes se retrouvent à devoir transporter sans cesse avec eux leurs maigres possessions, pour ne pas risquer de se les faire voler. Ceci accentue encore la difficulté de la recherche d’emploi.

L’idée que je propose, ou plutôt que je relaye (elle me vient à l’origine de ma mère, une personne très peu politisée, comme quoi la démocratie participative fonctionne) est la suivante : Créer des organismes bancaires ouverts à tous, qui fassent également office de dépôt pour stocker des affaires, qui donnent accès à des téléphones et à Internet (avec une petite régulation pour éviter les abus), ainsi qu’à une carte de retrait et de paiement permettant à ces personnes de ne pas devoir toujours transporter leur argent avec eux. D’un point de vue humain, le gain est évident; d’un point de vue économique, il l’est également – réinsertion favorisée des « exclus » de la société, sans faire appel à la charité, que beaucoup rejettent.

Je propose également que ces organismes pratiquent le microcrédit, cher à la camarade Ségolène; on peut même envisager que l’Etat dépose sur chacun des comptes de ces personnes, une fois par an par exemple, un petit cadeau financier. Ce système aurait l’avantage de ne pas (ou très peu) être sujet à la corruption, d’être égalitaire, et productif en termes d’emploi. L’un des problèmes consisterait, en revanche, à ne pas faire passer ces structures pour des « nids à pauvres », ce que ces personnes fuiraient.

Note : Le terme « national » que j’emploie à deux sens : d’abord, il distingue ces structures des banques solidaires existantes, qui financent des projets dans des pays défavorisés… ensuite, il donne un cachet « sérieux » à l’ensemble.

Souveraineté et dogmes

  Dans le cadre du prochain congrès du PS, voici une contribution que j’ai proposé sur le site de Royal, www.congresutileetserein.com :

 

Salutations,

Je me fais l’écho d’un débat infructueux tenu récemment en section, au sujet de l’Europe, par rapport aux amendements du texte fondateur envoyé par le sommet du Parti. Celui-ci se fait notamment l’apôtre de l’Europe, sans nuances à mon humble avis.

Donc, la proposition d’amendement que j’avais faite, et qui a été rejeté par vote, est la suivante : « La position du Parti Socialiste au regard de l’Europe est fonction des textes adoptés par cette institution ». Immédiatement, on m’a taxé d’anti-européen !

Le problème, est que le PS est tellement fier d’avoir contribué à élaborer l’Europe, qu’à présent il manque, à mon sens, terriblement de recul sur cette dernière. Les exemples récents abondent pourtant, notamment sur le sujet des OGM (dont la culture est imposée par l’Europe sous peine de fortes sanctions financières) ou du premier traité constitutionnel qui, malgré un vote défavorable, n’a pas donné lieu à une seconde mouture parlementaire. Pourquoi considérer que l’Europe est forcément quelque chose de positif ? L’Union Européenne peut être dévoyée, corrompue, elle peut également se tromper… Est-il si inutile de prévoir des contre-pouvoirs face à ce titan administratif, qui a le pouvoir de régenter 27 peuples ?

Les SCOP

  Dans le cadre du prochain congrès du PS, voici une contribution recueillie sur le site de Royal, www.congresutileetserein.com :

Afin de contrer le capitalisme financier, je pense qu’il faut non seulement le contrôler mais aussi créer de nouveaux moyens de production permettant de le contourner. Une idée en ce sens me parait intéressante, il s’agit des SCOP (Sociétés Coopératives Ouvrières de Production). En résumé, une SCOP est une société de forme SA ou SARL dont le conseil d’administration est composé de ses employés ; problème : ces SCOP peinent souvent à se constituer car elles manquent de capital de départ pour racheter les installations et redémarrer l’activité. Par conséquent je pense que l’Etat pourrait encourager ces structures, en leur accordant par exemple des prêts à taux zéro, et en les aidant durant les premiers mois de fonctionnement. Ceci peut être très utile pour conserver notamment un certains nombre d’industries compétitives mais pas assez rentables pour les groupes financiers. Grâce à cela beaucoup d’emplois seraient sauvegardés et cela permettrait aussi d’impliquer les salariés dans la gestion de leur entreprise.

  Enfin, comme tout ne peut pas être organisé en SCOP, je pense aussi qu’il faudrait favoriser la participation et l’intéressement aux bénéfices des salariés afin, qu’eux aussi, puissent récupérer une part des profits.

Pour un rééquilibrage réel des forces de production, et une amélioration des conditions de travail

Dans l’optique du prochain congrès du PS, voici l’une des contributions que j’ai posté sur le site de Royal, http://www.congresutileetserein.com/ :

Salutations,

Je vous fais part de diverses réflexions et rapports de la part de citoyens, quant au sujet du « travail », de la « consommation », et d’une manière plus générale, des rapports du socialisme avec le marché. Ceci me semble s’insérer naturellement dans la question du « discours pseudo-révolutionnaire », face au conservatisme, lorsque la gauche arrive au pouvoir.

Le nerf de ces considérations consiste à bien intégrer le fait que l’économie, la communication, le travail ne sont sûrement pas des notions dépolitisées. La droite, et c’est loin d’être une nouveauté, est particulièrement financée par les grands groupes industriels, et autres lobbys pétrochimiques, agroalimentaires, etc… Elle est de plus relayée dans l’opinion par de nombreux organes de communication privés ET publics – l’indépendance des médias, en France, étant surtout garantie par le contrôle des rédactions qui, actuellement, sont quasiment toutes tombées aux mains de la droite. LA composition du CSA, qui compte neuf membres de droite sur neuf, en est un témoin flagrant.

Partant de ce constat, on peut certes formuler des projets de réformes, de législation, d’instauration de contre-pouvoirs. Mais ces mesures ne seront évidemment valables qu’à partir du moment où la gauche sera au pouvoir, sans compter que le Sénat, par sa structure, assure souvent un contrôle partiel de la droite. Une fois dans l’opposition, les réformes en question sont généralement abrogées, et tout est à reconstruire, tandis que pendant des années, la droite retisse ses réseaux industriels et médiatiques.

Une alternative existe : il s’agit, pour la gauche, d’initier et de soutenir ses propres moyens de production et de communication. Ainsi, même sans pouvoir au Parlement, à la Présidence, etc… Elle conservera une base industrielle et médiatique, qui sera à même de la maintenir. Actuellement, la droite est au moins dix fois plus riche que la gauche, du fait de ses liens précités; l’objectif serait de réduire cet écart. La question de la méthode est évidemment cruciale : à l’image de certaines entreprises qui ont initié une idéologie socialiste et même utopique – Ben and Jerry’s, fondé par deux hippies, qui a réinséré d’anciens prisonniers et drogués, Oxbow qui a déterminé des conditions de travail agréables pour ses employés, et même Google qui « chouchoute » ses salariés par de nombreux biais – le socialisme français peut tout-à-fait, avec un investissement préalable évidemment, concurrencer les forces traditionnelles du marché.

En dehors d’une amélioration des conditions de travail des employés, d’autres avantages seraient tirés de cette politique : le socialisme ne serait plus vu en tant que doctrine, mais en tant que modèle de travail pérenne. Deuxièmement, les bénéfices de ces entreprises permettraient de financer la cause. Troisièmement, un réseau médiatique digne de ce nom pourrait expliciter les projets des socialistes, qui sont souvent nébuleux pour l’opinion, en particulier du fait de leur mauvais traitement par les mass-medias traditionnels. De même, ces structures auraient pour vocation, progressivement, de grappiller les parts de marché des capitalistes. Enfin, tout simplement, ce projet réduirait le chômage et apporterait des produits qui, dans l’idéal, seraient de meilleure qualité, vendus moins chers, et qui apporteraient du plaisir, au peuple.

Quelques exemples. Pourquoi laisser des secteurs cruciaux de la consommation à des industriels sans scrupules ? J’ai évoqué les glaces de Ben and Jerry’s – un produit fortement plébiscité par les consommateurs – mais l’habillement, les jeux vidéos, les boissons sucrées et les boissons gazeuses, les chaussures de sport, et même pourquoi pas, le marché du luxe (secteur qui engendre le plus de bénéfices en France), sont-ils hors de portée des socialistes ?

La question des méthodes, encore. Dans cette optique, et dans un contexte étatique, pourquoi ne pas relancer les ateliers nationaux, qui pourraient réinsérer par le travail des citoyens qui connaissent l’exclusion, ou des personnes handicapées, sur le modèle des ateliers qui leur sont consacrés actuellement (mais qui sont en nombre très faible) ?

En espérant que ces réflexions, que votre serviteur défend farouchement depuis quelques années, trouveront ici un écho.

PS : Parti Stupide

  Je ne suis pas un partisan. Enfin, pas vraiment. Je l’ai déjà écrit, et je le répète : je suis de gauche, je me reconnais dans les idées socialistes (transformer progressivement la société, sans entrer dans les délires totalitaires des communistes), j’ai choisi mon camp car il le faut bien – on peut oublier la politique, mais elle, n’oublie personne – et, quitte à choisir un chef dans cette mouvance idélogique, je me sens proche du « réformisme musclé » de Royal.

  Pour autant, je ne suis pas un gogol qui va aller acclamer toute chose giclant de Solférino. Je pense plus précisément au « texte fondateur » cuvée 2008, que le Parti vient de sortir de son chapeau (ou de ses fesses, c’est selon l’humeur) pour bien montrer que le PS est une organisation moderne qui se tient vachement à la pointe de l’actualité. Tellement qu’il en zappe les « forums de la rénovation » d’ailleurs (bien que moi j’appellerais plutôt ça des meetings entre ténors devant un public acquis d’avance), la consultation Internet qui y a été associée (pour amuser la galerie donc, visiblement), la démocratie participative qui l’a précédé (à peine quelques centaines de milliers de contributions, c’est vrai…), et d’une manière générale le travail intellectuel que peuvent fournir les militants « de base ».

  Tout ça, juste après avoir trimé comme des beaux diables pour les yeux de ces candidats à la mairie, ça fait juste un tout petit peu mal à l’arrière-train. Est-ce vraiment lié, par nature, à la gestion très autocratique, façon illusion d’optique, de François Hollande ? C’est grave, docteur ? Hélas, il me semble que le mal est plus généralisé que cela.

  Le PS souffre, à mon sens, de deux maux. D’abord, un effrayant manque de couilles, et ensuite, le syndrôme du parti élitiste, sur fond de « oui mais voyez-vous, nous n’avons pas les mêmes valeurs ». 

  Non, nous n’avons pas les mêmes valeurs, effectivement. Quand on voit qu’un Mélenchon (ouh je suis sénateur et je tape sur Royal, regardez-moi je suis de super-gauche) représente la « branche rebelle » du parti, aux côtés d’arrivistes comme Valls et Montebourg (j’ai un peu plus de respect pour ce dernier, qui lui au moins a eu le cran de vouloir s’attaquer aux paradis fiscaux), nappés entre un Julien Dray qui joue son Staline (hop-là, ni vu ni connu j’infiltre et je verrouille le parti) et un François Hollande qui va nous jouer le coup du retour en 2012 – ne parlons même pas de Lionel Jospin ! – en y rajoutant Fabius, DSK, et Martine Aubry, on se dit qu’on n’est pas sortis de l’auberge… Royal et Delanoë, feront l’objet de posts spécifiques.

  Tu as remarqué, ami lecteur ? Voilà, on peut discourir pendant des pages sans évoquer une seule véritable idée… ça s’appelle le clanisme. Le PS crève d’être sans cesse tiraillé entre des politiciens qui ne pensent qu’à le dominer. Qui pense simplement à l’écouter ? Si quasiment la moitié des adhérents socialistes ont fui après la présidentielle, c’est qu’ils ont bien senti le vent tourner… Ils ont senti qu’ils n’avaient pas grand-chose à attendre d’un parti qui, pour se « refonder », fait se réunir une demie-douzaine de ténors dans une pièce afin de rédiger un texte qui a le mérite d’être aussi consensuel qu’ennuyeux. Quel est-il, ce texte, plus précisément ? Il faut bien l’avouer, il n’est pas encore terminé, et sera voté par les militants « après débat ». Donc on ne peut gloser, pour le moment, que sur ses grandes lignes… en théorie, du moins. J’adore l’esprit démocratique du PS. On a le choix entre un texte. Aura-t-on le droit de l’amender ? Chouette alors. Et si on ne l’a pas ? Ca fait rien, on en discutera entre nous, on se montera la tête entre nous, en section, et puis chacun rentrera gentiment chez lui tandis que les dirigeants continueront à diriger, en attendant ce qui les motive suprêmement, à savoir le prochain Congrès. Quel clan va l’emporter ? Suspens !

  Et donc, les idées ? Ah oui, bon. Pour trancher avec les précédents textes, qui étaient encore un peu trop marxistes (autogestion, société sans classe, parti révolutionnaire, etc…), le PS marque noir sur blanc qu’il veut défendre « une économie de marché sociale et écologique ». C’est vrai que Jaurès, déjà, ne rejettait pas les principes de marché, alors c’était urgent de le rappeler… alalala la grande querelle du marché… Contrairement à ce que beaucoup de gens croient, les socialistes n’ont jamais voulu en sortir – on fait comment, d’ailleurs, on en revient au troc alors, ou on abolit la monnaie ? – autrement que par des nationalisations-clé, et des autogestions qui n’ont jamais été mises en pratique. Sauf au temps de la Commune, certes, mais on ne saura jamais si ça aurait bien pu marcher sur le long terme, pour cause de gros massacre.

  D’ailleurs, les communistes non plus, ne sont jamais sortis du marché; Ils en ont recréé un autre. Pas génial d’ailleurs, niveau conditions de vie des travailleurs – ce qui composait l’essentiel des doctrines marxistes avant qu’elles n’arrivent au pouvoir… drôle, non ?

  Donc, à moins de tous vivre comme des hippies, en admettant qu’un monde sans armes ni esclavage, ni crime puisse exister, on ne sortira pas des principes basiques des marchés, entre autres parce qu’on a besoin de travailler, de se vendre et de s’acheter des machins, et d’un Etat qui puisse faire fonctionner à peu près correctement tout ce bordel. Fin de la parenthèse… Mais bon, c’est peut-être encore trop pragmatique, ce que je viens d’exposer. Ce texte imposé d’en haut a surtout une visée esthétique. Parlons clair : Personne, ou presque, ne le lira. Je parle du grand public, là. Ce texte est une excuse, il dit : « Vous voyez, on est devenus raiusonnables, on est des socialistes bien sous tous rapports, mais en même temps on n’a pas oublié de coller le mot « social » un peu partout, et aussi de l’écologie parce que le vert ça fait bien ». Je caricature, évidemment, parce que l’écologie, quand on y réfléchit un peu, c’est forcément de gauche, et la politique de ces trente dernières années l’a sombrement prouvé. Mais franchement… les grosses tartines indigestes qui semblent dater du 19e siècle au niveau de la méthode, balancées comme ça en se disant que tout le monde n’y verra que du feu, c’est d’un énervant…

  Le problème, si un ténor du Parti lit ces lignes, est qu’il faudra bien que le PS accepte le fait, un jour, que ni les militants ni les gens ne sont des gros cons. C’est sûr, dans le lot il y en a, surtout des personnes qui, en fait, ne s’intéressent pas du tout, ou à peine à la politique; Mais, tous ceux qui font cet effort, eux, en sont rapidement dégoûtés par ces méthodes d’autocrates qui se regardent le nombril.

  Vive la démocratie, la vraie ! Vive la lumière ! Vive le conflit idéologique, bouillonnant et créateur ! Vive le choix et vive le respect de TOUS les membres d’un parti qui veut diriger l’une des grandes puissances de ce monde ! Vive la rage, vive l’intelligence ! Brûlons tous ces placards qui sentent le renfermé !

Une solution pour sauver le monde du réchauffement climatique

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Par Dominique Selse, extrait du site Futura-Sciences : http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/volcanologie/d/le-volcan-qui-a-refroidi-la-terre_8258/

L’augmentation de la température des océans depuis un siècle aurait été plus importante encore sans l’activité des volcans ! Les nuages de cendres et d’aérosols pulvérisés dans la haute atmosphère lors des éruptions ont filtré les rayons solaires et refroidi en conséquence les eaux de surface.

Utilisant de nouveaux modèles climatiques, des chercheurs du Lawrence Livermore National Laboratory (LLNL), en Californie, ont pu démontrer que le réchauffement et la hausse du niveau des océans au XXème siècle (deux données qui sont corrélées) ont été sensiblement réduits par l’éruption volcanique du Krakatoa en 1883, en Indonésie (1) .

Les 26 et 27 août 1883, l’explosion du volcan indonésien déclenchait un tsunami géant. Des vagues de quarante mètres de hauteur entraînèrent la dévastation sur les côtes de Java et de Sumatra. La vague fut ressentie jusque dans la Manche !

L’éruption devait projeter dans les airs une très grande quantité de cendres et de poussières. Les millions de tonnes de dioxyde de soufre libérés par le souffle du volcan ont, par réaction chimique avec l’eau de l’atmosphère, formé des aérosols d’acide sulfurique absorbants et réfléchissants qui provoquèrent une chute de température anormale et rapide à la surface de l’eau.

L’eau étant plus dense autour du volcan, ce refroidissement a pénétré en profondeur dans les couches océaniques, générant un effet durable. La signature du Krakatoa est en effet restée perceptible « plusieurs dizaines d’années » selon Peter Glecker, spécialiste du climat au LLNL. Ce dernier, avec des équipes du National Center for Atmospheric Research, de l’université de Reading et du Hadley Center, a testé les effets du volcan entre 1883 et 2000, en simulant son impact climatique avec plusieurs modèles mathématiques et en comparant les résultats aux observations disponibles. D’autres éléments extérieurs ont été introduits dans les modèles, tels que l’effet de serre et l’irradiance solaire (c’est-à-dire la quantité d’énergie électromagnétique solaire par unité de temps et de surface).

30 millions de tonnes d’aérosols font de l’ombre à la Terre

Rappelons que la température moyenne des océans, en dessous de 300 mètres, a augmenté environ de 3,7 centièmes de degrés C durant les dernières décennies, essentiellement à cause des gaz à effet de serre. Bien que très faible en elle-même, cette augmentation a entraîné une montée des eaux de plusieurs centimètres, à un rythme de 1,8 à 3,2 mm par an à la fin des années 1990. « Elle aurait été plus importante sans l’effet des éruptions volcaniques » a déclaré Peter Glecker à la revue Nature. L’effet « kiss cool » du Krakatoa correspond à un refroidissement long, en profondeur, ce qui a permis d’atténuer l’augmentation des températures dans la durée. Selon le modèle de simulation utilisé, l’impact a pu se prolonger entre 40 et 100 ans.

L’équipe a aussi étudié l’éruption plus récente du Mont Pinatubo. Le 12 juin 1991 au Philippines, une explosion comparable en taille et en intensité (suivie d’autres) dégageait 30 millions de tonnes d’aérosols jusqu’à vingt kilomètres de hauteur dans la stratosphère. Un nuage qui devait faire de l’ombre à la Terre: à un siècle d’intervalle, un refroidissement a aussi été constaté de la même façon à la surface de l’océan. Mais l’effet n’a pas été aussi durable, et la température de l’océan a retrouvé son niveau initial beaucoup plus rapidement.

Il semble que l’effet du Mont Pinatubo, tout comme celui d’autres volcans en éruption à la fin du XXème siècle, soit atténué par l’augmentation de plus en plus rapide de la température de surface due à l’activité humaine.

(1) : Volcanoes and climate : Krakatoa’s signature persists in the ocean, Nature, Frebruary 9, 2006

L’article 2

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PARIS (AFP) (Suzette Bloch) – L’Assemblée nationale a débattu pour la première fois en séance publique mercredi de la place des langues régionales et minoritaires, mettant fin à un sujet quasi tabou en France, à la satisfaction des députés tous partis confondus.

Bretons, Alsaciens, Catalans, Corses, Occitans, Béarnais: une vingtaine d’élus, lors de ce débat inédit, ont revendiqué dans un français parfois teinté d’accent ou dans leur langue régionale la reconnaissance de leur identité régionale, déplorant, parfois avec passion, le déclin « des langues de France ».

« Senyor Ministre, els Catalans son gent orgullosa, honesta i pacifica. La seva llengua es un dret i saben quins son els seus Diras » (M. le ministre, les Catalans sont fiers, honnêtes et paisibles. Leur langue est un droit et ils savent où sont leurs devoirs), a ainsi lancé Daniel Mach (MP).

Interrompu par le vice-président de l’Assemblée, Marc L’affineur (UMP), qui, du haut du perchoir, l’avertissait qu’il était « interdit de s’exprimer autrement qu’en français dans l’hémicycle », le député des Pyrénées-Orientales a tenu à terminer sa phrase en catalan après avoir évoqué « les humiliations historiques pour les Catalans ».

« Bienvenue chez les ch’tis n’est pas un phénomène cinématographique mais un phénomène sociologique », a renchéri Marc Le Fur (UMP, Côtes-d’Armor). « Egalité ne veut pas dire uniformité », a-t-il ajouté, réclamant « du concret sur l’éducation, les médias, internet, la signalétique » et « une belle et grande loi » pour les langues régionales.

M. Le Fur avait mené une fronde d’une trentaine de députés UMP lors de l’examen du texte sur le traité européen en début d’année, tentant en vain par un amendement de modifier la constitution pour permettre la ratification de la Charte européenne sur les langues régionales. Le gouvernement s’était alors engagé à organiser un débat.

La France a signé en mai 1999 cette Charte, dont s’est doté le Conseil de l’Europe en 1992, mais ne l’a jamais ratifiée, le Conseil constitutionnel ayant estimé qu’une telle ratification nécessitait une révision de la Constitution.

Les députés de l’opposition n’ont pas été en reste, rejoignant ceux de la majorité dans leur « fierté de représenter des cultures régionales ». Ils ont réclamé la ratification de la Charte européenne et proposé d’ajouter à l’article 2 de la Constitution (« la langue de la République est le français ») les mots suivants: « dans le respect des langues régionales qui font partie de notre patrimoine ».

« La France, qui a la chance de posséder 75 langues régionales, les laisse s’éteindre peu à peu », a déploré Françoise Olivier-Coupeau (PS, Morbihan), « il est largement temps de vaincre la frilosité des institutions ».

La ministre de la Culture, Christine Albanel, a confirmé que la France ne ratifierait pas la Charte européenne, « contraire à nos principes ».

Cette ratification « implique la reconnaissance d’un +droit imprescriptible+ de parler une langue régionale, notamment dans la sphère publique », a-t-elle notamment argué.

La ministre s’est cependant engagée à proposer un texte de loi, réclamé par de nombreux députés UMP, sans préciser de calendrier.

Note : Personnellement, je pense que la langue administrative, en France, doit rester le français, mais que rien n’interdit l’étude ni la pratique, bien organisées, d’autres langues dans notre beau pays. Il faut resituer ce fameux second article de la Constitution dans son contexte : Lors de notre Première Révolution, les français ne se comprenaient tout simplement pas d’un coin à l’autre du pays ! Ceci étant notamment du à un illettrisme massif, qui ne favorisait pas l’apprentissage de plusieurs langues – et, tout bonnement d’une volonté du régime de diviser la population. Les temps ont changé… Si l’on garde comme base de référence la langue dite « française », en tant que langue obligatoire, il va également de fait (à mon humble avis) que la mise en valeur de notre patrimoine culturel, notamment au niveau linguistique, contribuera à réduire les tensions entre les communautés – sans parler du terrorisme et du séparatisme, qui se nourrit de ces situations de conflit !

A propos du commerce, et des tactiques du grand patronat

  Je livre ici une réflexion simple – je l’espère – dans sa formulation, mais dont les ramifications sont finalement assez universelles. Quels sont les buts du capitalisme débridé/ultralibéralisme/politique du grand patronat ? J’en propose trois :

  – D’abord, il s’agit de produire au plus faible coût. C’est donc un mélange de bas salaires, d’automatisation, de délocalisations ou tout bêtement d’esclavage (enfants qu’on envoie dans les mines, femmes payées moins chères que les hommes, « étrangers » exploités, etc…) qui est mis en place. La peur, la faiblesse des syndicats, une éducation imparfaite (notamment dans les domaines de la législation sur le Droit du Travail), des lois inappliquées (aaaah… les RTT !) et, d’une manière générale, la toute-puissance du patron face à l’employé, contribuent évidemment à cet étatde fait. La disparition d’une bonne centaine de tribunaux des Prud’Hommes n’est pas faite pour y remédier, ni la récente « réforme » du Code du Travail, qui renvoie en gros le salarié à la négociation en face-à-face devant son employeur. Ceux qui n’ont jamais pu participer à une grève, par exemple, par peur d’être virés, comprendront où je veux en venir…

  – Deuxièmement, il s’agit de forcer la vente d’un article, du moins d’en vendre le plus possible. Dans ce registre, on trouve la publicité, mais aussi les drogues (addictifs dans les clopes, par exemple), « la mode », et surtout la domination des marchés les plus essentiels par les sphères privées : alimentaire, éducation, bâtiment, pharmaceutique et soins médicaux, etc… Le truc, c’est que le « client » sera toujours forcé de manger, de se soigner, ou de disposer d’une bonne éducation. Si on flingue tous les secteurs publics qui y sont traditionnellement afférents, le « consommateur » sera bien forcé de se rabattre sur une production plus capitaliste (cliniques privées, écoles privées, fonds de pension par capitalisation, agroalimentaire chimique, etc…) A ce niveau, évidemment, les gros industriels s’arrangent pour dessouder leurs concurrents les plus faibles (petites entreprises, artisans), souvent avec le concours de politiciens corrompus. Ce genre de magouilles peut donner la loi récente qui avantage très nettement les grandes surfaces, les hyper et les discounters, au nom de la « concurrence » - en pratique, au détriment des petits commerçants. Paix à leur âme.

  – Troisièmement, une fois le marché dominé, le client harponné, et les produits fabriqués dans des pays pauvres et revendus trente fois plus chers dans les pays riches (pour les services, il suffit d’utiliser une main d’oeuvre rendue servile par un marché du travail sans pitié), une fois la concurrence éliminée donc, et les pouvoirs publics rendus inopérants, il reste à spéculer au maximum. Concrètement, il s’agit de vendre le plus cher possible un produit qui est, ou sera rendu nécessaire. C’est là où nous nous trouvons, ami lecteur. Les denrées alimentaires, revendues après un bon gros conditionnement mental du client, dans les centrales de distribution, augmentent alors même que les producteurs, parfois, en font baisser le prix à l’achat. SPECULATION ! Et les cas fourmillent, pas seulement du côté des grandes surfaces d’ailleurs : le prix du gaz, en France, par exemple. Sarkozy s’est récemment répandu à ce sujet, lors d’une interview télévisée blindée de démagogie et de contre-vérités… La réalité est que le prix du gaz n’est pas « indexé sur le prix du baril de pétrole ». Il est régulé par l’Etat. Et depuis trois années, le prix du gaz, à l’achat, a BAISSE. Durant ce même temps, il a AUGMENTE à la vente, l’Etat se chargeant de recouvrir ce tour de passe-passe d’un joli voile de désinformation.

  Voilà une preuve supplémentaire, ami lecteur, que le « capitalisme » (j’aime pas ce mot, beaucoup trop général) nous prend vraiment pour des cons. C’est également une preuve de l’importance fondamentale de la politique; Un bon régime peut utiliser des leviers pour garantir le fameux « pouvoir d’achat » du consommateur. Un régime corrompu s’en fout, se marre, et s’en met plein les poches dans l’intervalle.

Paroles de militaires

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  Faisons encore un peu de démocratie participative… Suite au projet de réforme de l’UMP concernant notre armée (appelons-le tout simplement « un bon gros massacre absurde»), des militaires ont réagi sur l’un des blogs affiliés au site de Libération (Secret Défense, http://secretdefense.blogs.liberation.fr/ ). Ayant souhaité communiquer leur avis, on peut supposer qu’ils ne m’en voudront pas de le propager ici. Dans le cas contraire, un mail et c’est réglé ! Quoiqu’il en soit, ces considérations « internes » m’ont semblé passionnantes. D’autant qu el’anonymat d’Internet permet, révolution non-négligeable, de s’affranchir du devoir de réserve traditionnellement échû aux militaires. Petit florilège :

[A noter que cette conversation s’est axée sur deux sujets qui me semblent cruciaux : d’abord, la surpopulation chez les officiers, qui eux, ne sont jamais touchés par les « réformes », et ensuite une logique matérielle proprement ahurissante. On y apprend ainsi que les P4, des véhicules, ont été équipés de moteurs moins performants que ceux d’origine, en raison d’une magouille avec Peugeot, et que nos fusils ne sont même pas compatibles avec les cartouches de l’OTAN… Lamentable…]

La perte de la capacité Génie en matière de déploiement va compliquer, sérieusement, la manœuvre logistique en cas de projection sur des théâtres sous-équipés ou dont l’infrastructure est gravement endommagé. La mise en œuvre des centrales électriques (2 générateurs accouplés) doit être faite par des spécialistes que l’on trouvera où? Va-t-on reconstituer des sections d’infrastructures opérationnelles dans les unités de génie combat? Et je ne parle pas du DEO 49 qui assure la mise en œuvre des centrales de secours de l’Elysée.
Dissoudre une unité se fait en quelques mois, reconstruire une unité opérationnelle demande des années…

Encore une fois de plus « il faut tout changer pour que rien ne change ». Que va-t-on faire, donner des pécules de complaisance aux copains comme l’avait signalé un très bon rapport du sénat en son temps.
Pour prendre en compte le surnombre d’officiers supérieurs, la solution est de supprimer la loi de 75 entraînant l’avancement automatique qui nous a conduit à une armée mexicaine. Il faut tout de suite réformer le statut des militaires et abandonner le recrutement semi direct sans quoi toutes les mesures de gestion des effectifs ne seront que des emplâtres sur des jambes de bois. L’équilibre Officiers, Sous Officiers et rang est totalement incroyable que l’on a besoins d’une réserve dans une armée qui ne possède même pas le matériel a mettre en œuvre pour l’active. Bref bonne chance !

Mon Dieu, même si j’ai un énorme doute sur la véracité ou du moins l’exhaustivité de ce document, il n’y a aucun doute quant au fond… l’artillerie va morfler… En tant qu’ancien artilleur, j’espère qu’il s’agit de re-dimensionner et non de supprimer! Parceque à l’heure où l’on annonce l’engagement AU COMBAT de plus de 1000 soldats français en Afghanistan, j’espère que c’est « appui compris »! Hors de question de partir là bas sans canons! Les Anglais tirent 3000 obus/semaine pour appuyer leurs troupes… et il faut bien ça! Nous verrons bien quel prix est accordé à la vie de nos fantassins…

Les militaires ne sont pas des pions que l’on déplace au grès des intérêts de je ne sais quels dirigeants, ce sont avant tout des hommes, avec des enfants qui s’investissent dans leur vie scolaire et sociale à chaque mutation, des femmes qui peinent pour trouver du travail.Le GDNBC a quitté Caen, transfert Draguignan en 2000, en 2005 transfert à Fontevraud motif: montée en puissance du régiment, les familles quittent école, travail en pensant s’installer dans la durée et maintenant on nous annonce que le régiment est retransféré à Draguignan, mais de qui vous moquez vous Monsieur MORIN?

L’état commet une énorme erreur pour réaliser des d’économies, qui n’auraient eu raison d’être si l’on avait pas fait de cadeau fiscal aux amis sarkosiste. Nous sommes actuellement l’une des armmées les plus puissantes, non pas par notre nombres d’hommes mais par notre savoir faire. Cela le président n’a pas l’air d’en tenir compte puisqu’il met dehors 48000 evats sur 60000 engagé chaque année à partir de l’année 1997. Officiellement ils ont annoncés 6000 suppressions de postes/ans sur plusieurs année, la réalité est toute autre. Nos chers gradés n’ont manifestés aucun mécontentement car pour s’assurer leur silence,le gouvernement leurs a offert une augmentation subtentielle. Seulement que faut-il en tirer comme conclusion, c’est que nous nous retrouvons avec de jeunes soldats sur pièces qui manquent cruellement d’expérience et qui meurent lors de banals exercices, car évidemment un soldat avec de l’ancienneté çà coûte trop cher donc on les jette comme des malpropres sans pension ni réel formation vers un avenir bien incertain au bout de 11 année de bon et loyaux services. L’expérience et le savoir faire sont essentiel en cas de conflits, nous voyons les effets dévastateurs chez nos compatriotes américains qui s’enlisent dans un conflit sans fin et qui essuient chaque jours un peu plus de pertes. Alors voulons nous de ce modèle pour nos soldats français ?

Ce qui se passe est simplement désastreux. On démolit notre outil de défense, notre diplomatie et on s’aligne sur les USA comme un vulgaire satellite des USA. En somme, on détruit tous les instruments qui ont assuré notre indépendance et notre originalité après la 2ème guerre mondiale. Affligeant.

Lire la suite de ‘Paroles de militaires’ »

Royal fait appel à ses militants

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  On peut bien penser ce qu’on veut de Royal, mais au moins, une chose est sûre : elle ne faiblit pas dans l’adversité. Son mouvement (auquel j’appartiens modestement), reprend même du poil de la bête. Si le site principal de Désirs d’Avenir est toujours laissé en friche (euphémisme), notons l’apparition d’une nouvelle structure Internet, au nom tout aussi évocateur (et un peu comique, mais il parait que c’est assumé) : www.congresutileetserein.com

  Pour l’instant, je n’ai pas de plainte à déposer à son encontre (mon esprit critique m’aura valu, pour l’anecdote, une brouille avec la Reine, mais je maintiens tout de même ce que j’ai exprimé…). Ce nouveau site jouit d’un design reposant, et il semble bien architecturé. Je joins ici le détail des questions auxquelles les français peuvent librement contribuer. Il faut toutefois bien garder en tête que cette consultation a lieu en vue du prochain congrès du Parti Socialiste… c’est donc, quoiqu’on puisse en penser, une manœuvre de politique interne.  Reste qu’elle est bien faite, qu’elle me semble apporter de l’eau au moulin de la démocratie, et que Royal reste la seule, en définitive, qui ait le cran de faire appel aux militants, et au-delà, aux « simples citoyens ». Les gens vont globalement s’en contrefoutre, je le prédis, mais au moins, on aura essayé…

Les dix sources d’inquiétude des Français :

1. Un capitalisme qui perd la tête ;

2. La dégradation du niveau de vie ;

3. Les fragmentations et le descenseur social à l’intérieur ; la perte de compétitivité de la France à l’extérieur ;

4. L’affaiblissement de la valeur travail et l’exagération de la valeur du capital ;

5. Le trouble qui pèse sur l’identité française, secouée par les peurs de l’autre ;

6. Le doute sur l’efficacité de l’Etat ;

7. Le scepticisme sur la réalité de l’égalité des chances par l’école ;

8. L’Europe perçue comme indifférente au sort des citoyens ;

9. Les désordres du monde et les interrogations sur la fin de l’hégémonie occidentale ;

10. Une planète menacée d’autodestruction.

Les sept valeurs et objectifs qui nous guident

1. Le monde a changé. Le socialisme doit changer pour rester fidèle à sa mission.

2. Le bien-être de tous exige que l’économie de marché et la concurrence ne dictent pas leur loi désordonnée au service d’intérêts particuliers.

3. La volonté publique et l’Etat organisent la conciliation de l’intérêt général et des préoccupations des gens, notamment à travers les services publics.

4. La lutte contre toutes les formes d’injustices et de discrimination est au cœur du droit de chacun à la réussite individuelle.

5. Les socialistes doivent participer à la construction d’un ordre économique, social et écologique juste, au niveau mondial comme au niveau national.

6. Au niveau national comme au niveau local, le socialisme défend la complémentarité qui unit la démocratie représentative, la démocratie participative et la démocratie sociale.

7. La laïcité est le fondement de la République et de l’identité française, enrichie par le métissage.

- Les dix questions suivantes sont à trancher mais d’autres thèmes peuvent être proposés :

1.      Il faut sortir du fossé entre un discours pseudo révolutionnaire dans l’opposition et un conformisme économique  au pouvoir : de quelle façon ?

2.     Le socialisme ne peut pas se contenter d’aménager le capitalisme financier à la marge : comment produire et répartir autrement la richesse ?

3.     Que reprendre des modèles progressistes des autres pays et que rejeter ?

4.     Il faut pousser l’agilité des entreprises, le goût du risque et l’esprit d’entreprendre, tout en améliorant la situation des salariés et leurs sécurités sociales. Avec quel compromis ?

5.     Il faut rééquilibrer le rapport de force entre le travail et le capital par une meilleure répartition du profit. Quels contre-pouvoirs dans l’entreprise ?

6.     Comment rompre avec la redistribution passive et bureaucratique comme principal moyen de s’attaquer aux injustices sociales ?

7.     Comment améliorer le projet européen pour ne pas oublier les intérêts des peuples et des pays ?

8.     Les peuples du Nord doivent être protégés de la concurrence internationale sans que les peuples du Sud ne soient victimes du protectionnisme. Avec quelles nouvelles règles ?

9.     Les Etats et le marché doivent assurer la sauvegarde écologique de la planète : quel nouveau modèle de développement ?

10. Le Parti socialiste doit intégrer toutes les nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ?

Désirs d’Avenir sauve l’honneur (4)

  Quatrième partie de l’article consacré à la dernière grande réunion de Désirs d’Avenir… ceux qui prétendent qu’il ne s’y passe rien peuvent venir nous rembourser le jerrican de café consommé depuis que le JRDF a décidé de couvrir l’évènement…

  Au tour d’une intervention surprenante et fort instructive. La porte-parole du BHV a pris la parole  pour prouver que de grandes enseignes pouvaient avoir une sensibilité de gauche, et s’intéresser à des sujets comme le développement durable. Il ne faut pas être naïfs pour autant : Même sincère, cette démarche a quelques évidentes arrière-pensées commerciales.

  L’intervenante a commencé en précisant que le BHV comptait, à tous ses échelons, autant d’hommes que de femmes. Elle a également précisé que, selon elle, les employés de l’enseigne étaient bien voire très bien payés, ce qui expliquait le faible nombre des démissions de personnel. A propos des visées environnementales du groupe, la porte-parole a annoncé que, modestement mais sensiblement, le BHV employait des double-vitrages et appliquait les principes de l’éclairage écologique, afin de réduire les dépenses d’énergie. L’intégration du magasin dans son environnement urbain, à travers une façade adaptée, est également prise en compte. Leurs meubles sont garantis FSC (un label surveillé par Greenpeace établissant la traçabilité du bois, pour éviter qu’il ne provienne de déforestations sauvages et autres entreprises mafieuses), et ils utilisent le TFC (une fibre de bois écologique pour renforcer les structures). La qualité de l’eau et de l’air est contrôlée en permanence (tests de nitrates et humidificateurs ambiants). Les encres utilisées sont des solvants, et leurs sacs sont à 40% recyclables. Enfin, le BHV pratique le tri des déchets, la récupération des piles et des lampes usagées.

  Bruno Rebelle (le conseiller en écologie de Royal, celui qui avait été fliqué de très près par les RGs lors de la campagne présidentielle) a ensuite pris la parole. Il a rappelé que, selon des estimations scientifiques croisées, 80% des français seront des citadins, en 2050. Il a donc enjoint à ne pas se concentrer uniquement sur l’aspect écologique du développement durable, mais à considérer toutes ses facettes, y compris économiques et sociales. Par rapport aux fameuses normes Haute Qualité Environnementale, Bruno Rebelle a souligné qu’elles étaient très laxistes. En pratique, sur une vingtaine de critères retenus, il suffit d’en respecter quelques-uns pour obtenir le label. L’écologiste a ensuite appelé à utiliser le photo-voltaïque sur les bâtiments, afin de générer une énergie plus propre. Il a conclu son intervention en incitant à créer des emplois par l’économie solidaire, et en ne se contentant pas d’attirer des grandes entreprises.

  La prise de parole qui a suivi a brassé divers sujets, en commençant par celui des copropriétés, qui nécessitent, si on veut soutenir ces structures, d’entrer en relation avec les élus. Sur le plan environnemental, on a mis en valeur les « pompes à chaleur », un dispositif qui permet d’extraire de la chaleur de l’eau, jusqu’au 0 absolu. Puis, un intervenant a appelé à modifier profondément les CONDITIONS de travail, et à établir un vrai droit à la mobilité du citoyen. Afin d’étayer son propos, il a pointé du doigt la sécurité sanitaire affligeante – et dangereuse – dans le métro.

  Plus loin, l’assemblée a discuté de la proposition d’établir le prix de l’énergie en fonction des revenus, voire à assurer leur gratuité en respectant un certain plancher. Un intervenant a rappelé qu’il existait un « appel pour un panel éducation pollution », consultable sur le site : www.ageca.fr

  De manière très socialiste, on a répété que la précarité n’était pas un moteur économique, mais qu’au contraire, elle fragilisait la croissance et la consommation. Une idée a fusé, que je trouve très intéressante : elle appelait à rétablir les celliers, afin d’économiser l’énergie et de lutter contre le vieillissement artificiel des aliments.

  Sur un plan économique, on a évoqué les outils de collecte d’épargne et de transformation à long terme, ainsi qu’une méthode tombée en désuétude, mais qui présente certains avantages : le viager hypothécaire (personnellement, bien que comprenant l’esprit de cette idée, qui garantit à une personne la jouissance d’un bien immobilier jusqu’à sa mort, je pense que malheureusement, le viager est un appel indirect au meurtre maquillé…)

  Enfin, pour clore cette session, un participant a fait la remarque très franche et « brut de décoffrage », mais néanmoins vraie malheureusement, que la discrimination est devenue si caricaturale qu’on ne peut plus l’ignorer. Comment ne pas voir que les noirs, en France, sont systématiquement aiguillés pour devenir agents de sécurité et éboueurs (pour les hommes) ou gardes de vieilles dames et d’enfants (pour les femmes) ?

Désirs d’Avenir sauve l’honneur (3)

  Troisième (et pas encore dernière) partie de cet article consacré au dernier débat Désirs d’Avenir.

  Nous en étions restés sur la question du logement. Selon l’un des animateurs, il ne s’agit ni d’une idée de gauche, ni d’une idée de droite. De même, celui-ci met en avant un phénomène certes assez curieux : celui d’un antagonisme assez sensible entre la proportion de propriétaires et l’état de démocratie. En effet, les trois pays européens qui comptent le plus de propriétaires sont la Serbie, l’Albanie et le Montenegro ! En fait, la situation peut être expliquée ainsi : la propriété est souvent le fait d’une élite, d’une oligarchie en bref. Ce n’est évidemment qu’une portion de la question, mais elle est là, et bien là.

  De même, en Espagne, on observe que la grande proportion de propriétaires a des effets pervers… puisqu’elle ne laisse, dès lors, que peu de logements disponibles pour les « jeunes » ! De cela, découle une nuptialité tardive, qui ralentit le taux de fécondité, sans compter les désagréments dus à la simple promiscuité.

  Les socialistes proposent, dès lors,de réformer le droit de préemption sur les logements. A titre d’information, je fais ici un copier-coller qui resitue l’état actuel de ce principe :

1 - Je viens de louer un logement, mon bailleur souhaite le vendre, suis-je prioritaire pour l’acheter ? 

En principe non, car vous ne bénéficiez d’un droit de préemption qu’à la fin de la durée de votre bail (initial ou renouvelé) et sous réserve que le bailleur respecte un préavis de six mois lorsqu’il vous adressera un congé pour vente.

Deux exceptions  (voir questions 3 et 4):

  • si votre bailleur est propriétaire de tout l’immeuble (sous certaines conditions);

  • s’il s’agit de la première vente de ce logement après la mise en copropriété de l’immeuble dans lequel il est situé. 

3 - Je suis locataire d’un logement relevant de la « loi de 1948″, mon propriétaire qui possède tout l’immeuble, souhaite vendre les logements par lots. Est-ce que je bénéficie d’un droit de préemption ? 

Oui. Lors de la première vente du logement après la  mise en copropriété de l’immeuble, tout locataire bénéficie d’un droit de préemption au titre de l’article 10 de la loi du 31 décembre 1975.

Ce droit de préemption ne constitue pas un congé pour vendre.

Ce droit concerne aussi tous les locataires d’un local  à usage d’habitation.

4- Je suis locataire d’un appartement situé dans un immeuble appartenant à un seul propriétaire. A la suite de son décès, ses héritiers veulent vendre l’immeuble. Quels sont mes droits?

Si l’immeuble comprend plus de 10 logements et que le propriétaire veut le vendre en intégralité en une seule fois, le locataire bénéficie d’un droit de préemption pour acquérir le logement qu’il occupe sauf si l’acquéreur s’engage dans l’acte notarié à poursuivre la location pendant les six années qui suivent la vente.

  Facile à comprendre, non ? Les socialistes veulent que le locataire puisse, systématiquement, faire appel à un droit de préemption, lorsque son logement est vendu par son propriétaire. Voilà. Continuons… 

  Vient ensuite une intervention qui détaille certains principes du développement durable. A quoi correspond-il, en principe, hormis le célèbre tri sélectif ? Comment les solutions sont-elles mises en oeuvre ?

  Il s’agit, notamment, de penser en amont à la maintenance d’un système (ce qu’on appelle le « coût différé »), afin d’éviter de toujours tout transférer sur les usagers. Evidemment, il est également question d’économiser l’énergie et la terre (le foncier), ainsi que toutes les ressources non-renouvelables. Pour cela, il est nécessaire de former et d’informer, même et surtout les élus !

Une application concrète est intéressante à étudier : celle de la cogénération. Il s’agit d’utiliser, par exemple, la chaleur perdue dans une transformation, afin d’alimenter un autre système. Godin, du CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) a ainsi utilisé le refroidissement de l’eau d’une usine afin de pourvoir en eeau chaude une piscine pour ses ouvriers !

Le débat a ensuite dérive sur la question de l’équité fiscale. Ainsi, on s’aperçoit que Trmblay et Villepinte reçoivent les retombées économiques de l’aéroport de Roissy, alors que les habitants de Sevran, eux, ne touchent rien !

Un intervenant a, par la suite, épinglé violemment la gestion générale (donc y compris à gauche) de certaines « zones » administratives, qu’il a qualifié de « poubelles » – citant en exemple le Nord de la France, particulièrement décrépi.

Désirs d’Avenir sauve l’honneur (2)

  Suite de l’article consacré à la dernière assemblée participative, axée sur le thème de la « vie chère », dans le cadre des futures municipales…

  Un représentant de la Fondation Abbé Pierre prend la parole : il dénonce un manque estimé à 800 000 logements en France. Ce déficit est à mettre en rapport avec une flambée des prix historiquement haute, se traduisant par des loyers qui ont presque DOUBLE en sept ans ! Rien que sur le changement de locataire, on enregistre des hausses de l’ordre de 10 à 14% ! En parallèle, les salaires n’ont augmenté durant la même période que d’à peu près 15%… A noter que l’UMP déclare, avec raison, que 430 000 logements sont construits par an… MAIS seuls 24% de ces derniers sont accessibles aux 2/3 des français (qui ont des revenus plutôt modestes). Le discours s’attaque ensuite, ce qui n’est pas une nouveauté au PS, à l’indice frauduleux utilisé par le pouvoir en place pour calculer le pouvoir d’achat des français; ce dernier incluant dans le « panier de la ménagère » des articles tels que du matériel informatique, de reprographie, bref des produits certes de plus en plus abordables, mais sûrement pas de consommation courante…

  En revenant à la question des logements, DA a souligné que l’accession à la propriété ne devait pas être idéalisée : en effet, devenir propriétaire signifie souvent contracter un crédit sur des dizaines d’années, avec le risque de se faire arnaquer (subprimes ou « crédit  à taux évolutif ») ; un participant a rappelé qu’il ne fallait pas oublier que de nombreux logements sont mal isolés dans les quartiers populaires, ceci résultant dans des déperditions d’énergie – sans parler des nuisances sonores. Un autre a ensuite déclaré que la prise en charge des personnes âgées dans les quartiers populaires, et dans les cités hospitalières, devait être renforcée et mieux contrôlée. Enfin, une personne du public a appelé les socialistes à rester fidèles aux valeurs de l’internationalisme, notamment développées par le philosophe Edgar Morin. J’ai personnellement pu, à mon tour, rappeler que sous Jospin une loi avait permis le double affichage des prix sur les fruits et légumes dans les centrales d’achat, permettant de voir clairement les marges effectuées par ces dernières. J’ai également soutenu les principes des circuits courts, tout en exhortant le PS à prendre des mesures encore plus radicales, afin d’éradiquer la faim en France – ce qui est tout-à-fait possible en achetant par exemple des féculents (pâtes, riz) en grosse quantité, ou en employant le modèle dit des « épiceries sociales », comme au Venezuela. J’en ai également profité pour réaffirmer mon idée de systèmes de sécurité à disposition de tous les français, afin de lutter contre les cambriolages (déjà détaillée, et je le referais bientôt).

  Les idées issues de la base se sont encore succédées : un participant a rappelé que « 20% des êtres humains se partagent 80% des richesses mondiales » (un calcul qu’il faudrait encore nuancer, mais juste dans l’absolu); un autre, que dans certaines banlieues, le taux de chômage atteignait les 40% ! Un citoyen, lui, a appelé à renforcer la solidarité entre les collectivités locales et territoriales. Un autre, a dénoncé les logements sociaux, qu’il juge « architecturalement laids » (je suis d’accord, et sur ce point les chinois par exemple, qu’on taxe de faux communistes, ont eu le mérite d’ériger des constructions bon marché agréables à habiter); cette personne a également incité à l’obligation de concevoir des pièces collectives au rez-de-chaussée de chaque bâtiment.

  Encore d’autres idées entendues ce jour-ci, défendre les systèmes d’habitations groupées autogérées; assurer la taxation de la publicité papier; faire pression sur les productions pour faire baisser les prix, par exemple sur le pain (ce qui a déjà marché dans le passé); rétablir les dispensaires (une des toutes premières mesures du programme de Royal); Obliger les constructeurs à appliquer les critères Haute Qualité Environnementale (sachant que ceux-ci sont déjà peu contraignants, en pratique); Remonter la hauteur des immeubles, afin de permettre de développer des mezzanines, par exemple (et donc accroître ainsi la place habitable); Elever l’allocation des personnes handicapées (il y en a deux différentes, en fait, mais c’est l’idée générale); Lutter contre la prostitution des étudiants; Réévaluer d’urgence le SMIC face à la hausse des prix (pas une nouveauté, mais l’intervention était vraiment « énergique »); Rencontrer les gens, par exemple à travers des rendez-vous avec la mairie, afin de leur permettre de payer leurs amendes à temps – ou de les payer progressivement, sans qu’elles augmentent entretemps. Envisager la mixité sociale avec SERIEUX. Rétablir, à ce sujet, les « chambres de bonnes » afin de résoudre les transports massifs quotidiens de toute une population de la banlieue vers la capitale (la réponse à cette suggestion a été que les « chambres de bonnes » étaient souvent insalubres et exigües, mais que le phénomène de migration de masse, le matin et le soir, était effectivement avéré, écologiquement désastreux, et surtout pénible pour les usagers). Un participant, de même, a évoqué le principe d’un collectif pour récupérer la nourriture perdue, lorsque les dates de péremption sont passées (je lui ai personnellement indiqué que les centrales d’achat les détruisaient à présent avec de l’acide, afin d’éviter des bagarres qui avaient lieu lorsqu’elles décidaient d’en faire don aux pauvres… triste mais vrai). Enfin, un dernier intervenant a évoqué la nécessité de rendre progressive (par rapport au revenu, donc) la taxe d’habitation, et la taxe foncière (encore une idée de Royal, d’ailleurs).

  Fin de ce deuxième article, restent environ huit pages de notes… j’enchaine avec d’autres infos, mais je reviendrais plus tard sur le sujet… Alors ? Qui a dit que la démocratie participative était de la démagogie ?

Désirs d’Avenir sauve l’honneur (1)

  Le voici donc, le fameux article promis précédemment, qui traite de la dernière grande réunion participative autour de Ségolène Royal, et qui a été, à mon sens, une réussite. De 10H à 17H, dans un cadre adapté (la grande salle à l’étage de la Bellevilloise, un peu spartiate mais qui a fait l’affaire), en laissant une plage d’environ une heure et demie au total de parole pour le public… Bien sûr, les journalistes avaient tous disparu de la circulation trois minutes après la sortie de la Dame du Poitou, mais bon… c’est tellement répété qu’à force, on s’habitue. Nonobstant donc, je vais m’employer à relater ici les idées exposées par les « animateurs » comme par le « public », un peu pêle-mêle, mais bon, le coeur y est… pardon pour le délai, mais douze pages de notes, ça ne se transpose pas en une minute. Cet article sera suivi, normalement, par d’autres qui expliciteront tout un tas d’idées, certaines personnelles, certaines glanées en presque 2 ans de démocratie participative (comme le temps file…). Bien sûr, l’actualité ne sera pas en reste, mais je suis plus fermement partisan de la construction que de la critique.

  Cet article ne citera que rarement les noms des animateurs et des participants, d’une part parce qu’ils n’étaient pas tous clairement présentés, d’autre part parce que, justement, les idées sont pour moi mille fois plus importantes à étudier que les personnes. A mon arrivée donc, Royal vient de partir, et un animateur déclare que la gauche ne doit pas céder à la tentation de la « bonne gestion », dans l’optique des futures municipales. Il avance l’argument que les français, lorsqu’ils votent pour les progressistes, attendent une vraie gauche, et pas seulement une alternative à la droite, toute compétente qu’elle soit. De même, l’orateur met en garde contre une future dérive du développement durable; il ne faut pas que ce dernier engendre de nouvelles inégalités, notamment en ne profitant qu’à quelques-uns. Il termine son allocution en citant des principes contre lesquels je n’ai certes rien à redire, à savoir la politique de l’acte et de la réalisation, et surtout, le fait de ne pas avoir peur d’exercer un contrôle.

  Les débats commencent réellement, axés autour du thème de la « vie chère », surtout dans le cadre des municipales, et d’une manière générale, de l’égalité et de la redéfinition du rapport au sein des entreprises (très intéressant d’ailleurs, entre autres par la présence bienveillante de la directrice du BHV, qui prouve que le gros patronat peut aussi avoir une sensibilité de gauche humaniste… j’y reviendrai plus loin). Sur la question du logement, on énumère des chiffres : sa part représenterait, en moyenne, plus de 25% du budget des ménages modestes, contre moins de 15% pour les plus fortunés (j’ai personnellement connu des cas plus extrêmes encore, par exemple des petits retraités qui reversent plus de la moitié de leur pension dans le loyer). L’idée qui jaillit de ce constat consiste à réévaluer les baux des HLMs tous les neuf ans (pour moi, on devrait même l’étendre à tous les logements, quitte à faire preuve d’autoritarisme). La discussion a, par la suite, tourné autour des expropriations, qui doivent être mieux contrôlées dans un évident objectif humaniste, et autour de l’accession à la propriété, un rêve certes très important pour nombre de français, mais qui peut avoir de tragiques conséquences (réduction de la mobilité au sein de l’immobilier, endettement, crédits « évolutifs » qui ne peuvent être remboursés, et travaux divers qui peuvent atteindre des sommes colossales…). Plus difficile à comprendre, et plus polémique peut-être, la volonté de réduire la taxe d’habitation (qui profite à la commune) de 14,5% à 10%, avec en contrepartie une hausse de la taxe locative (qui profite aux collectivités territoriales, mais prévoit souvent nombre d’abattements).

  Un autre sujet abordé, dans le cadre de la lutte contre la « vie chère », à savoir la question des crèches. Les socialistes avancent alors un projet très simple, que j’applaudis des deux mains, et déjà en partie réalisé : des crèches publiques accessibles 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, à des tarifs évidemment bas. Ce problème de trouver où faire garder son enfant est très important : il grève les recherches d’emploi, notamment, et contribue au clientélisme électoral (je te file une place en crèche si tu votes pour moi, une tactique éprouvée à droite, par exemple dans le 92… n’est-ce pas monsieur Balkany ?)

  Par rapport à la question de l’alimentation, les réponses abordées m’ont également agréablement surpris par leur aspect « radical » : les socialistes (de Désirs d’Avenir , au cas où cela ne serait pas suffisamment clair) proposent des circuits courts pour assurer l’accès aux aliments de base, en gros des ventes organisées presque directement du producteur au consommateur, à des prix évidemment plus bas qu’en grande surface (puisque celle-ci en profite pour récupérer sa marge dans l’intervalle). Personnellement, et c’est une idée que je développerai plus tard, je suis partisan de mesures encore plus radicales : assurer qu’en France, plus personne ne mourra de faim, en développant des épiceries sociales ou un simple don organisé de pâtes, de riz, de pain… des ressources qui, achetées en énormes quantités, ont un coût minable (on peut probablement faire descendre le paquet de 500g de pâtes en-dessous des 40 centimes… et nourrir avec une personne pendant deux ou trois jours !). Mais revenons aux mesures avancées par DA… en finançant à l’avance des circuits courts, basés sur l’assurance d’écouler les produits (donc en restant en contact avec le consommateur), on peut effectivement établir des systèmes non seulement écologiques, mais rentables, et produisant des aliments à très bas prix. A titre d’exemple, le pain bio produit de la sorte, actuellement, coûte 35% moins cher, au final, pour le consommateur.

  Au niveau culturel, DA propose d’établir un ticket-musée à 1 Euro pour relancer la fréquentation, voire même 1 Euro par semaine… personnellement, je trouve cela trop bas, et l’un de mes précédents posts sur l’Institut Edgar Quinnet, au cours duquel fut également évoqué ce principe (gratuité en fait, mais c’est très proche) traitait du fait que, de toute manière, certaines personnes n’iront JAMAIS au musée. Pour ma part, je pense donc qu’une bonne mesure doit être gardée, entre le prix du ticket qui finance le musée, et son accessibilité. Les pass (à 10 Euros l’année par exemple) sont, à ce titre, un bon compromis me semble-t-il. Plus révolutionnaire encore, à mon sens, la mutualisation des accès haut-débit, permettant de couvrir l’intégralité du territoire, en assurant un service équivalent pour un prix encore plus abordable. Un participant a également évoqué l’intérêt crucial du microcrédit popularisé par Royal dans sa région, qui permet de créer les premières structures d’une activité, en contournant le piège des banques méfiantes, méprisantes, et de leurs taux d’intérêt élevés – le microcrédit étant un prêt à 0%.

  Je termine cette première partie avec une idée d’un participant, compliquée à comprendre, mais proprement géniale : pour payer l’usufruit des loyers à l’Etat, dans le cas des HLMs par exemple, celui-ci peut utiliser le « crédit vendeur », une procédure limitée à 50% du montant de la transaction, étalée sur 1 à 3 ans, qui établit une dette directement entre les contractants, sans passer par une banque. Résultat : une baisse de 40% du total à payer, par rapport à la méthode classique de taxation.

Instantané de bonne démocratie participative

  Parce qu’il faut aussi parler de ce qui est réussi, j’ai trouvé ce débat télévisé consacré au marché, organisé par le Parti Socialiste, particulièrement riche et instructif.

  http://www.dailymotion.com/video/x3l990_inventeurs-davenir-n2-les-socialist_news

  Voilà. S’il reste encore quelques intellos adeptes de théories économiques et de mise en valeur de l’individu au sein de la société, ils seront servis. Plein d’interventions, une bonne esthétique. Non, ça change, y’a pas à dire. Désolé mais la forme, est également une preuve vivante de modernité – ou d’amateurisme/archaïsme. Là, je trouve ce débat réussi, vivant et bien orienté.

  A noter que ça me fait bien marrer, ceux qui moquaient les débats participatifs de Royal, et qui là sont tout de même impressionnés par la puissance intellectuelle collective… J’ai pour ma part rapporté ce que je pouvais en penser - ces débats sont intéressants mais les soucis techniques y sont différents de ceux des débats participatifs.

Idée technique pour empêcher les fraudes électorales

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  Tout un programme, n’est-ce pas ? Et si c’était possible ? En réfléchissant un peu sur ce sujet, qui me touche énormément, j’en suis venu à élaborer un système qui pourrait, peut-être, marcher. En m’inspirant des techniques de fraude (au pif, jetez un coup d’oeil sur le post « fils de poutine » pour en lire quelques-unes), j’en suis venu à la conclusion qu’il fallait, pour garantir le respect du vote des électeurs, comptabiliser précisément chaque vote, sans pour autant que celui-ci ne puisse révéler l’identité du citoyen en question.

  Ainsi est née cette idée de distribuer aléatoirement, via des tickets grattables, des codes eux-mêmes aléatoires, à chaque citoyen, quelques jours avant l’élection. Le votant devra alors inscrire au dos de son bulletin ce code, qu’il sera le seul à connaître. Durant le dépouillement du scrutin, les codes sont assemblés en une liste rendue publique; si le citoyen n’y trouve pas le sien, il pourra ainsi intenter un procès pour fraude électorale, liste d’émargement et ticket gratté à l’appui (contresigné éventuellement par les autorités, après réception et avant découverte du code). De cette façon, il devient au moins impossible de « bourrer une urne ».

  Qu’en pensez-vous ?

Une histoire de consultants…

  J’en profite pour mettre également en ligne certains des amendements/idées que j’ai défendus lors de la démocratie participative, et lors du processus récent de préparation du prochain congrès.

  Parmi ces propositions, celle-ci me semble clairement la plus dangereuse et la plus puissante, d’un point de vue démocratique; elle n’en sera que plus difficile, hélas, à populariser et, éventuellement, à appliquer.

  Tous les plus grands travers de la politique viennent de là : la corruption. Les politiciens modernes usent d’un terme plus obscur, moins choquant : le lobbying. Là où la collusion d’intérêts entre l’Etat et certains entrepreneurs (en théorie, parce qu’en pratique nous avons depuis longtemps franchi le pas) est interdite par la Loi, le fait qu’un parlementaire puisse recevoir en toute légalité un salaire d’un industriel, en tant que « consultant », est bien peu connu.

  C’est pourtant une réalité. Voyons les effets du lobbying, dans le monde : Aux Etats-Unis, les lobbys des armes à feu, du tabac, des anti-avortement ou des pétroliers ont déjà, maintes fois, fait pencher la balance des votes au moment voulu, au Congrès. En Amérique du Sud, les expropriateurs de paysans payent les politiciens pour couvrir leurs basses-œuvres. Trop loin ? En Italie, Berlusconi a illustré à la perfection comment les intérêts industriels (médias, sport…) pouvaient influencer une élection. En France, les lobbys de l’amiante ont freiné les recherches sur sa nature cancérigène pendant quarante ans, les lobbys des pesticides ont envahi les organes de décision depuis 1945, et à présent on voit comme la réaction peut être vive, à droite, lorsqu’on pose la question des OGMs en plein champ.

  Ma proposition consiste, simplement, à interdire à un parlementaire le droit de devenir consultant extérieur dans une entreprise. On pourrait imaginer qu’au moins, on puisse lui interdire de s’allier ainsi avec certains lobbys : ceux en rapport avec la santé, notamment. Mais en pratique, évidemment, il est immensément dur de faire passer une telle idée : d’abord parce que nombre de politiciens sont également des hommes d’affaires, ou des scientifiques, et qu’ils ont besoin de rémunération lorsqu’ils ne sont pas élus; mais surtout parce que ce principe engendrerait toujours autant d’affairisme, mais encore plus secret cette fois.

  La seule solution, pour faire appliquer de telles idées, consiste à établir un office de contrôle des parlementaires, qui irait vérifier l’application de ces dispositions. Pas si français que ça, hélas…

Une super idée (qui fera taire Sarkozy)

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 Quatre fois. Au moins quatre fois que notre gouvernement de moulins à vent ( avec de grandes ailes ), en deux ans, nous ressort l’histoire des chiens violents. Souvenons-nous que la deuxième fois, à la suite de cas graves ( comme par hasard, vive l’info-spectacle ) de morsures, ils avaient pondu une classification des chiens dangereux qui devaient être déclarés en mairie, tenus en laisse et en muselière pour la plupart. Ce qui faisait suite, déjà, à de nombreuses restrictions. Mais ces lois étant peu appliquées ( eh c’est ça de n’utiliser les policiers que pour chasser les sans-papiers… ), effectivement, si on cherche bien chaque semaine on trouve des cas de morsures par des chiens sur des passants. Le problème n’est ainsi pas traité, et peut encore servir pour qu’un ministre marque son territoire et ait quelque chose d’intéressant à dire devant les caméras ( base de la politique, surtout celle de droite ).

  Je propose ainsi de s’intéresser à une merveilleuse innovation technologique, et de la rendre obligatoire.

  BRIGUE (Suisse) (AFP) – Tous crocs dehors, le rottweiler saute à la gorge de l’homme qui vient de lui implanter un dentier anti-morsures en plastique souple. La mâchoire se referme, mais au lieu de se planter dans la chair, les dents glissent dans le vide, le molosse retombe au sol et s’en va la queue entre les jambes.

  « Il est tout étonné. Il ne comprend pas ce qui lui arrive », s’amuse Spetim Saciri, l’inventeur du dentier pour chien, qui se fait fort de sauver l’humanité des morsures, et la gent canine des muselières.

  Sa « Protection anti-morsures », deux coques de thermoplastique qui se posent à l’extrémité de chaque mâchoire, empêche toutou de fermer entièrement la gueule. Mouillé par la salive du chien, le dentier glisse sur le corps de la victime, évitant tout risque de perforation de la peau.

  L’idée a germé en 2005, lorsque la Suisse se scandalisait de la mort d’un garçon de cinq ans, déchiqueté par des rottweilers près de Zurich. La pression de l’opinion publique imposa rapidement le port de la muselière dans plusieurs cantons du pays, même aux chiens les plus inoffensifs.

  Dans la petite ville de Brigue (sud-ouest), Spetim Saciri, un jeune comptable d’origine grecque marié à une technicienne dentaire, s’inquiète pour Sunny, sa chienne rottweiler.

  « La muselière terrorise les chiens. C’est une véritable torture qui les empêche de respirer. Elle les traumatise à vie et les rend agressifs », accuse-t-il.

  Comme il grince des dents en dormant, sa femme lui a moulé un dentier en plastique comme ceux que portent rugbymen ou boxeurs pendant les matchs.

  « C’est comme ça qu’une nuit j’ai eu l’idée: un dentier qui empêche les chiens de mordre quand ils sortent en promenade et qu’on peut leur enlever quand ils sont à la maison », raconte-t-il.

  Après des mois de préparatifs, le couple met au point un premier modèle en prenant l’empreinte de la mâchoire de Sunny, sur qui sera testé avec succès le premier dentier. Depuis, un millier de quadrupèdes ont dû apprendre à mordre dans du plastique.

  A la différence de la muselière, le dispositif ne gêne pas l’utilisateur, assure M. Saciri, fier de rendre « liberté et respect à l’animal: le dentier ne touche pas les gencives. Il peut boire, manger ses croquettes ou jouer à la balle ».

  Le chien peut toujours mordre, mais il n’infligera qu’un hématome ou au pire un doigt cassé à sa victime, estime-t-il.

  Une brève phase de dressage s’avère tout de même nécessaire pour les plus rétifs, reconnaît l’inventeur: « Je conseille de laisser le dentier devant la porte. Il faut expliquer au chien qu’il doit le mettre s’il veut sortir. Au bout de trois jours, tout rentre dans l’ordre et le chien fixe le dentier lui-même en refermant la gueule ».

  Avec l’effet du vide d’air, le dentier colle contre les crocs et le chien ne peut l’enlever seul. L’appareil, vendu entre 80 et 120 francs suisses (48 à 73 euros) selon la taille, existe en bleu ou orange fluo, des couleurs voyantes destinées à rassurer ceux qui ont peur des chiens. 

Appel aux sentinelles – contre la discrimination des handicapés

  Malgré les belles phrases de l’UMP, la situation de scolarisation des enfants handicapés, en France, reste très préoccupante. Les moyens alloués sont dérisoires; pour éviter que les promesses ne tombent aux oubliettes, Désirs d’Avenir a formé une cellule de rappel à l’ordre démocratique, dont je relaie le message. J’en suis, évidemment.

APPEL A TOUTES LES « SENTINELLES » :

Comme vous le savez, notre mouvement revendicatif, nommé :

« HANDICAPDESIRSDAVENIR »

Réseau de « Sentinelles » pour une Chaîne de l’Espoir et de Solidarité Active au Service du Handicap, se retrouve le :

MARDI 18 SEPTEMBRE 2007 à 12 HEURES

ce mardi, donc, pour un large rassemblement

PLACE DE LA CONCORDE, COTE VOIE GEORGES POMPIDOU

Pour une MARCHE jusqu’à l’Assemblée Nationale

par le PONT DE LA CONCORDE

Nous devrons y être reçu par le Président de l’Assemblée Nationale attendu que ni Nicolas Sarkozy, ni Xavier Bertrand ne semblent décidés à nous recevoir dignement.

Pour vous tous, nos amis, nous souhaitons que vous nous rejoignez en grand nombre, les invalides et les personnes handicapées que nous sommes, mais aussi avec nos parents, nos alliés, nos AVS.

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Les systèmes de sécurité : une arme pour tous contre le crime

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  J’aimerais ici aborder un sujet sensible, et pourtant infiniment simple dans le rapport du citoyen et de l’Etat face à la sécurité et à la protection contre le vol et le cambriolage par exemple, et évoquer des moyens parfois très concrets de les appuyer.

  L’actuel gouvernement, en matière de sécurité, se targue d’une baisse des cambriolages, qui est surtout enregistrable sur la période 2002-2004… le journal Libération a par exemple mis en parallèle ces chiffres avec ceux, quasiment identiques, des autres pays européens. Quid de cette coïncidence ?

  Ce même journal évoque une théorie plausible, et presque officiellement reconnue : les systèmes de sécurité, et de protection des biens sont devenus de plus en plus performants, avec de nombreuses compagnies européennes qui ont relayé des technologies et des réseaux de gardiennage privés bien plus efficaces, notamment de 2002 à 2004.

  Si l’on pouvait aborder ce sujet de la sécurité et de protection des biens de chaque citoyen, sous un angle technique, on pourrait accorder que parfois, une bonne partie de la solution aux problèmes se trouve simplement dans la technologie – et que l’éthique d’une politique se fonde aussi sur les moyens offerts à chacun pour y accéder. Mais qui peut accéder à ces nouveaux moyens de protection ? Il n’y a pas de service équivalent dans notre République, hormis tous les services de police, de gendarmerie, d’armée, mais on peut objecter que les taux d’élucidation des cambriolages sont très faibles en France. D’autre part, les servies privés offerts par les banques, sont-ils un système équitable ? 

  Il reste donc la solution d’empêcher ces cambriolages, d’une manière Etatique, et des systèmes de protection. Les riches ayant les moyens de se les permettre, investissent dans des caméras, des portails, des chiens de garde, des réseaux de vigiles ; dans une cité de banlieue, un appartement peut être fracturé avec une simple feuille radio pliée en deux. Le citoyen lambda porte plainte, la police daigne (ou non) venir faire une expertise, et après ? Il faut s’en remettre à la police scientifique ou plutôt il FAUDRAIT car les moyens pour retrouver un objet volé varient d’un citoyen à quelqu’un « d’important ». 

  L’Etat a son rôle à jouer dans ce gouffre démocratique et humain qui expose davantage au vol ceux qui n’ont pas les moyens de subvenir à leur protection intégralement, au moins grâce à des moyens concrets MAIS il ne faut pas perdre de vue que le vol, s’il ne peut plus être commis dans des appartements, aura tendance à se diriger davantage sur des victimes prises dans la rue… A ce sujet, la concentration absurde des caméras de surveillance (généralement, ay moins dans de nombreuses villes de droite) dans les centre-ville, pour surveiller les commerces, et pas dans les zones sensibles, pourrait a contrario, si elle était réellement pensée pour protéger les citoyens des agressions et non seulement les banques, prévenir ce phénomène de transfert des cibles. 

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Pour la survie de la démocratie participative

  Je pense que cet élan citoyen lancé et relayé, entre autres, par Désirs d’Avenir a été, tel que j’ai pu le voir à différents échelons, globalement positif, même si la variation dans les formes qu’ont pris les débats ont été pour certaines inattendues, et mériteraient peut-être un approfondissement dans l’harmonisation des méthodes.

  S’il m’est donné la possibilité de donner un avis, je dois avouer que j’ai été majoritairement surpris et très intéressé par les débats, qui ont permis de confronter des points de vue sur des sujets aussi sensibles et complexes que la sécurité par exemple, ou d’expliciter et de mettre en lumière certaines des défaillances et des revendications du corps enseignant. Il me semble cependant que certains au Parti Socialiste n’ont pas totalement « joué le jeu » et ont fait capoter certains débats, ou n’y ont pas mis tout leur « coeur » et toute leur volonté, même si je pense que la plupart des sceptiques ont été finalement convaincus de l’utilité globale de la démarche. J’ajoute ici à propos que l’association des débats avec la présidentielle est assez logique, mais qu’elle gagnerait peut-être encore en efficacité en la couplant avec la bataille des législatives – voire des municipales.

  Ces débats ont également posé la question de la frontière entre le meeting et le débat participatif, avec des différences dans les organisations entre des petits ateliers, des gros ateliers, ou des foules entières variant de plusieurs centaines à plusieurs milliers de personnes pouvant « poser une question » à laquelle il n’est pas forcément fait une réponse. La mesure du temps des interventions et des « présentations de sujet » par rapport au temps réel laissé au citoyen pour s’exprimer est également à définir ; pour avoir vu un « petit » débat qui laissait une plage de réflexion d’une heure et demie environ, je mesure que c’est sans doute un temps assez long laissé pour se concentrer efficacement, et qu’il pourrait peut-être servir de limite (avant un changement de thème ou d’atelier, par exemple). 

  Mais dans plusieurs gros débats, j’ai observé le contraire : une heure et demie de discours pour moins d’une heure de temps laissé, par questions interposées. Il est à noter que ces « extrêmes », de même que certains débats qui peuvent être mal modérés, rapportés, conduits ou constitués, ne se retrouvent que dans les débats « dans le réel », lorsqu’il faut faire se déplacer des personnes « autour d’une table, sur un sujet », mettons.

  Un type de participation aujourd’hui encore non quantifiable en matière de qualité de l’intervention est celle d’Internet, plus généralement de la participation écrite à distance, consultable par tous. J’aimerais simplement l’inscrire, dans notre Histoire de France, en analogie avec la Commune insurrectionnelle de Paris, dont elle partage des éléments du système (jurys citoyens, révocation des élus, mandat unique). Mais, a contrario de la Commune de 1871 ou de la Grande Bibliothèque d’Alexandrie (qui sont aussi des initiatives d’intelligence collective), Internet n’est pas le papier; il ne « brûle » pas, il ne peut être tué par des soldats, ou détruit d’une quelconque manière aussi facilement.

  Je précise également que ce moyen de participation permet un « incognito » intéressant qu’il faut conserver (pas de photos, pas de traits distinctifs), et qui permet d’abolir la barrière de la timidité, ainsi que de nombreux comportements liés à l’égo ou à la défense d’un drapeau politique (moi chuis PRG, moi chuis MRC, moi je suis…). En revanche, c’est évidemment un moyen qui n’est pas à disposition de tous les foyers, qui n’est pas évident à approcher de prime abord, et c’est un geste intellectuel que de nombreux français ne feront pas, malheureusement (sans compter qu’il peut être infiltré et relayer de la désinformation) 

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Injustices dans le traitement des vendeurs d’artifice

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  Je souhaite rapporter ici un constat assez pointu d’un commerce en particulier : la vente de feux d’artifices, « pétards », et autres articles pyrotechniques. Exercice ardu s’il en faut car la plupart des français ne me semblent pas connaître les différentes réglementations en vigueur, lorsqu’ils ne se servent pas de leurs fusées « comme dans les dessins animés » (en les plantant dans le sol par exemple, comme des piquets, ou en allumant un soleil sur la table de leur cuisine).

  Etrangement, malgré donc ce qu’on pourrait penser de prime abord, ce ne sont pas tant les « graines de délinquants » qui se font des guerres de pétards ou (plus dangereux) de chandelles lance-boules qu’il faut craindre en premier, mais bel et bien les comportements parfois demeurés ou bien trop confiants de familles qui ont l’air tout-à-fait normales, et qui sont les premières à faire n’importe quoi avant de lire la notice. 

  Cette introduction mettra en avant l’un des points importants de la présentation que je tente de faire : OUI, l’artifice est dangereux par nature. La poudre noire explose, le carton se crève, les fusées filent très vite, les chandelles crachent des boules de feu. C’est un fait. Pour autant, doit-on se priver d’un instrument traditionnel s’il en est de la célébration populaire, doit-on en quelque sorte « priver le peuple d’un de ses jouets », qui n’était déjà autorisé que quelques jours par an, pour suivre les directives autoritaires d’un Ministère de l’Intérieur et d’un Ministère de l’Industrie qui ont peu à peu établi, dans ce domaine, un réseau inextricable et incontournable de décrets sécuritaires absurdes et injustes ?  

  Pour bien faire comprendre la situation, je vais devoir vulgariser un peu ce sujet en donnant la classification (heureusement fort simple) des artifices en France : 

  K1 correspond aux « petits pétards » qui peuvent être achetés par des mineurs, ainsi qu’à du tout petit artifice (pour donner un exemple, seules les plus petites fusées sont classées dans ce domaine)  

  K2, déjà, est réservé aux majeurs. C’est l’agrément le plus varié en définitive, on y trouve à peu près tous les types d’artifices et de pétards, y compris des compacts déjà assez imposants. 

  Pour utiliser de l’artifice du groupe K3 et supérieur, il est nécessaire de faire la demande auprès de la mairie, et de respecter encore plus scrupuleusement les règles basiques de la prévention ( pas de public à moins de quinze mètres des pièces, par exemple ). On trouve dans ce groupe des compacts ( tableaux ) de la classe supérieure, et des bombes ( artifice projeté par mortier, qui fait « l’effet palmier » ) d’assez gros calibre.  

  Le groupe K4 nécessite, pour l’utiliser et l’acheter, l’agrément de la mairie et une licence d’artificier. 

  On voit d’après cette brève présentation que le secteur de l’artifice est déjà très classifié et que l’achat et l’utilisation des pièces ne sont pas facilités. J’ajoute que dans le groupe K1, les pétards sont encore subdivisés en articles autorisés pour les moins de seize, douze, dix et huit ans. Quelle est, ou plutôt quelle était, la situation en France face au respect de ces réglementations ? C’est là que se trouve le nœud secret de ce problème légal et financier : Dans les entreprises officielles et déclarées qui pratiquent la vente de ces articles, déjà, la situation est très difficile (j’y reviendrais plus tard), MAIS il faut prendre en compte tous les supermarchés, stations-services, bureaux de tabac et solderies qui, à l’approche des fêtes, bradent ces articles. 

  La comparaison entre ces deux « types » de commerce est très intéressante : Alors que les uns déclarent leur stock, sont astreints à une limite, à un point d’eau situé au maximum à une dizaine de mètres, à des caisses en métal pour le stockage et des présentoirs agréés (et hors de prix) pour la vente, les seconds… n’ont rien. Aucune sanction, rien, on les laisse tranquillement vendre leurs pétards dans des conditionnements à moitié déchirés, accessibles au ras du sol ou au comptoir par n’importe quel gamin, et vendu à n’importe qui (cher, en plus), sans souci de l’âge…

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Post culturel (un peu désespéré)

  Je voudrais rapporter ici divers comportements fort peu courtois émanant de sociétés privées, à l’égard des consommateurs de séries télévisées par exemple.

  Auparavant, la plupart des séries étaient disponibles en version intégrale, ou en quelques épisodes sur des sites « universels » tels que Dailymotion ou YouTube. Evidemment, la question du droit d’auteur se posait car elles l’étaient gratuitement, même si non téléchargeables, et souvent souffrant d’une mauvaise qualité de compression, ou n’étant pas forcément disponibles dans la langue voulue. Mais la plupart des épisodes avaient été enregistrés sur des télévisions, donc déjà diffusés auparavant et à ce titre, le fait de partager sans en faire le commerce un épisode de série télévisée déjà diffusé (et dont on a donc payé la redevance) est théoriquement légal…

  …MAIS, à l’échelle de la planète, il a été jugé que non. Le résultat ? Des dizaines de sites de fans sont fermés et il est impossible de trouver, sauf pour quelques instants avant leur suppression, des épisodes de séries télévisées. Que reste-t-il ? Des faux sites menant à des bande-annonces, des pubs pour acheter des DVDs, des extraits de quelques secondes au mieux parfois, entrelardés encore de publicités.

  Voilà comment on traite le consommateur, sur Internet. Pendant des années, on le laisse profiter pleinement de l’échange des données, avec les limites imposés (faible résolution, etc…) qui favorisent tout de même l’achat de DVDs (pour obtenir une meilleure qualité, par exemple). Cet échange à l’échelle planétaire ne pouvait faire que la publicité des séries concernées. Aujourd’hui qu’il est impossible de revoir un épisode raté à la télévision sans devoir acheter le DVD, les utilisateurs (pas idiots) devraient se tourner vers le P2P et les torrents, histoire de télécharger d’un coup des saisons entières, voire toutes les saisons. Les nouveaux réseaux de téléchargement légal initiés par des alliances entre opérateurs, maisons de disque et créateurs de logiciels (Universal / Free / Microsoft par exemple), n’y changeront pas grand-chose, car ils sont bien trop restrictifs.

  Un peu d’humanisme : Internet est une chance et, dans une certaine mesure, il faut l’en protéger des intérêts strictement commerciaux des lobbys, au risque de ne n’en faire plus qu’une galerie marchande virtuelle, aussi impersonnelle qu’un supermarché. Bien sûr, ce serait le rêve des capitalistes, eux qui déjà ont acheté des millions de noms de domaines pour les revendre, un peu comme ces sociétés qui escroquent en vendant des morceaux de lune ou des noms d’étoiles. Mais Internet est aussi (et c’est un point de vue qui nécessite qu’on le défende fortement, en France) un lieu de vérité, d’interaction, de rencontres, d’échanges artistiques et culturels, d’humour, de connaissance.

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Les votes expérimentaux

  Un petit post pour détailler ici ma vision des nouvelles méthodes de vote expérimentées lors des dernières élections. Attention, il ne faut pas confondre avec le « vote électronique » qui, à mon avis, présente de toute façon des manques évidents de garanties de sécurité face à la fraude.

  Les deux types de « nouveaux votes » expérimentés permettaient, dans un cas de « noter » de 0 à 2 tous les candidats, dans l’autre d’approuver un programme en l’entourant parmi d’autres, sur une liste. Ces résultats ont notamment défié l’actualité, en plaçant largement François Bayrou en tête.

  Relativisons en rappelant qu’ils ne concernaient que 50 000 citoyens, lors de cette expérience, et ne peuvent donc être qualifiés de « représentatifs » ; ils n’en restent pas moins fortement indicatifs.

  La victoire de Bayrou, dans ce test, dessine encore mieux une notion que les français ont perdu : la différenciation des partis. Sans être méprisant, puisque l’UDF est (était) un parti, le fait que ces deux tests donnent le même vainqueur, par rapport à leur protocole, est intéressant, d’un point de vue sociologique. Cela figure également l’impact qu’auraient ces nouveaux types de désignation : En demandant non plus de choisir précisément un programme, mais d’éliminer les autres par une notation, ou de fonctionner de manière abstraite (entourer les candidats sur une feuille), on constate que les personnes qui ont voté ainsi, en ont profité et n’ont pas fait dans la sobriété. Sur 50 000 personnes, ainsi, des petits candidats font de très bons scores, et le « plus gros petit candidat », gagne la partie.

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Situation des SDFs – Après la fin des campements « Don Quichotte »

  Pris sur le site de l’association, un message sans doute un peu énervé, mais qui présente les avantages d’émaner d’un collectif et de présenter clairement les problèmes :

  Tout ça pour ça ?

  Les enfants de Don Quichotte Paris

  Trois p’tits mois et puis s’en vont…, ainsi pourrait-on qualifier l’intervention de la « famille Legrand ». Dans une ambiance d’autosatisfaction, Augustin annonce la fin du mouvement, « circulez, y a plus rien à voir ! », et puis nous sommes en période d’élection ; les EDQ sont apolitiques ! Augustin c’est le M. Jourdain de la politique du non-logement.

  1 – Sur les relogements de sans-abri(e)s, sdf et mal-logé(e)s sur Paris : une goutte d’eau, dans les villes de province où il y a eu des campements ; on en est encore à vouloir rajouter des noms sur des listes qui ne demandent qu’à se rallonger comme un mauvais remake de « la liste de Schlinder », tant pis pour celles et ceux qui n’étaient pas là ! Sur le reste du territoire « tant pis pour eux, ils n’avaient qu’à faire des campements ! ». C’est la complète contradiction avec les mesures annoncées et le relevé de décisions signé par Mr Borloo le 8 janvier : Toute personne accueillie dans un centre d’hébergement d’urgence devra se voir proposer, en fonction de sa situation, une solution pérenne, adaptée et accompagnée si nécessaire, dans le parc public social, dans le parc privé conventionné, dans un CHRS ? Un CADA, un LogiRelais (résidence hôtelière à vocation sociale), une maison relais ou un hébergement de stabilisation, en tout état de cause INSUFFISANT.

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Vente à la découpe

  Une vidéo qui explique très bien la cruauté des pratiques de « vente à la découpe » orchestrées notamment par des fonds de pension étrangers :

  http://videos.desirsdavenir.org/index.php?groupe=4&video=476

  Le système est redoutablement simple : des immeubles sont rachetés par de tentaculaires organisations qui pratiquent une hausse des loyers sur tout un quartier, par exemple, pour faire fuir les habitants, les remplacer et encaisser un profit supplémentaire.

  1 / Les maires n’ont pas le pouvoir légal de s’y opposer, de par la nature spécifique des fonds de pension (qui sont à la fois des sociétés « sans chef », étrangères et disposant de colossales fortunes).

  2 / Les habitants expropriés pour des raisons spéculatives n’ont simplement aucun recours.

  3 / Les vies de quartier sont tuées par cette cupidité, qui chasse même les classes moyennes pour ne réserver les logements qu’aux plus aisés.

  4 / L’objectif du Parti Socialiste, sur ce sujet, est :

  * D’interdire de subventionner ces fonds de pension déjà ultrariches et prédateurs

  * Que les dépenses de logement ne dépassent pas les 25% du budget d’un foyer (l’Etat paiera la différence et veillera à la tenue du marché)

  * Que les maires, enfin, puissent exercer leur droit de réquisition (voté en 1945 !) sur les logements vides, et puissent s’opposer aux ventes à la découpe.

Contre-propagande

  Coïncidence amusante, en faisant des recherches sur le net, je suis tombé sur le rapport d’un « espion » de l’UMP venu faire son rapport sur un débat participatif que nous avons organisé, à Rueil-Malmaison, ma ville.

  Je dois avouer que nous l’avions repéré facilement ( un type qui prend des photos avec son appareil sur ses genoux, mine de rien, ce n’est pas très discret ) – mais il faut noter qu’ayant été désigné rapporteur, nous lui avons tout de même laissé la parole lors de la synthèse finale.

  Et voici un extrait de son rapport, qui dans son intégralité, est pas mal de mauvaise foi. Cependant, dans ce passage, lors du commencement du débat de son groupe de travail, il en donne malgré tout des échos positifs, un peu contre son gré. Je les copie ici, pour montrer que même un militant très à droite peut être dérouté et interrogé par la sincérité de ces débats :

« Vais-je être taquin tout du long ? Eh bien non. Je vous avouerai que toute cette première partie m’a intéressé. J’ai beaucoup apprécié d’entendre ce que des militants PS, ce qu’un couple de français musulmans d’origine étrangère, ce qu’une assistante sociale… avaient à dire. C’était l’occasion d’écouter ces gens-là, qui ne sont pas nécessairement dans le premier cercle de mes fréquentations, d’entendre des “tranches de vie“.

Vais-je m’amuser à relever les propos tenus, pour mieux les dénigrer ? Non, mais, puisque je lis ailleurs qu’un débat du même genre dans le 9ème à Paris a donné lieu à des “échanges (…) très riches, avec des idées ou positions souvent iconoclastes, “à côté” des propositions politiques traditionnelles“, je me vois contraint de relativiser cet enthousiasme débridé, à tendance propagandiste.

Nous avons relevé que l’inégalité des chances se trouvent là où il y a des HLM. Je n’ai pas voulu m’inscrire en faux, mais c’est vrai aussi dans les quartiers bourgeois : on y a plus de chances qu’ailleurs. Bref, pas une grande nouvelle.

Nous avons estimé qu’il faudrait arrêter de mettre les profs débutants en ZEP

Nous avons noté que l’on peut de moins en moins réussir sans soutien scolaire. Expliqué que le problème surgissait dès la maternelle. Que ce n’était pas facile pour les gens d’origine étrangère, mais pas nécessairement du fait de la couleur de la peau, d’ailleurs on ne va pas en parler finalement. Que les parents veulent le mieux pour leurs enfants (ça, ça va revenir un paquet de fois, et avec assurance). Notre ingénieur musulman nous explique que ses fils ont toujours dit aux cadets de “ne jamais aller voir un conseiller d’orientation, parce que c’est un conseiller de désorientation“.

Bref, un groupe de parole. C’est intéressant, plutôt consensuel, mais personnel.

Dérives dans le système de comparution immédiate

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   Je voudrais rapporter ici un ensemble de connaissances accumulées sur le protocole judiciaire dit « de comparution immédiate », qui n’est rien de moins souvent qu’une mise en détention provisoire non-justifiée, et parfois à des fins arbitraires.  

  Le fait de soustraire un prisonnier de tout contact avec l’extérieur, voire de lui en renvoyer une image déformée pour faire pression sur lui, de même que les conditions de détention générales de cette méthode – au dépôt, une planche en bois pour dormir, six par cellule, cafards compris – et enfin la légèreté inconsciente du temps matériel laissé à un accusé pour se défendre lorsqu’il est sorti de la « souricière », pas rasé, pas lavé, presque affamé, pour être jeté devant les tribunaux, entre une dizaine d’autres cas et avec un avocat commis d’office – donc variablement talentueux – TOUTES CES PRATIQUES sont, ce me semble, indignes de la justice de notre République. 

  Quelles sont les excuses invoquées ? La rapidité de la justice, et l’économie dans les frais de constitution d’un dossier, et de détention du prisonnier. Pour ce qui est de la rapidité de la justice, la France consacrant le 24e budget européen dans ce domaine, il ne faut pas s’étonner que les jugements fussent aussi archaïquement longs en règle générale ; et encore, cette lenteur favorise encore ceux qui ont les moyens de se payer un grand avocat durant des années.   

  La rapidité de la justice, comment se conçoit-elle ? Doit-elle être rapide pour donner une image autoritaire, ou doit-elle l’être pour éviter des détentions provisoires trop longues à des innocents ( ce qui est également le cas malheureusement aujourd’hui ), et pour empêcher qu’on remette en liberté des individus dangereux ?  

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Les bals de fin d’année

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   Voici une autre idée périphérique, sociale, et à mon avis pas si annexe que ça. J’avoue avoir été influencé par le modèle américain, mais le fait de conclure un cycle d’études – comme par exemple celui du lycée – par un grand bal de fin d’année me semble excellente. On n’aurait presque pas envie de la détailler : Liens fondateurs entre les élèves, intérêt culturel, motivation supplémentaire des élèves pour finir leur cursus…

  Il faudrait en effet l’adapter à notre modèle scolaire, et ne pas oublier que de pareilles expériences sont déjà menées dans divers établissements, parfois même au collège et à l’école primaire. Mais ce sont des initiatives isolées… Alors que les bals de promotion universitaire sont légion, il me semble que notre école reste à cet égard trop froide envers ses élèves, jusqu’à la fin du lycée.

  Prenons encore l’exemple américain, qui a su à cet égard mettre en application des idées concrètes de gauche, en faisant appel à la démocratie locale, et au tissu interne des administrations et des écoles ; les kermesses, bals et autres rassemblements tels que les réunions d’anciens élèves, sont des initiatives peu coûteuses, pas si difficiles à mettre en place, et qui au final, font peut-être la différence, d’un point de vue humain.

  On parle de précarité, mais des gamins sortent du lycée, comme ça, sont éparpillés dans des écoles supérieures sans qu’on immortalise leur dernière classe d’ « enfant », en un sens. Des initiatives comme les albums photos de fin d’année, en ce sens, sont à la fois dérisoires d’un point de vue financier, et finalement très fédératrices. Non ?

   Revenons à nos bals. A la fin de la terminale, dans des locaux qui en jettent (et chaque mairie en a), si possible au sein de l’école bien sûr, un bal de fin d’année – dont la composition musicale prête forcément à débat, il faut le noter, ex : Punk, Rap, Techno ? – regroupant tous les élèves des terminales, en une ultime soirée, après le passage du Bac…

  Ce serait, possiblement, une profonde modification dans la structure de l’école, du point de vue comportemental des rapports entre les élèves. Et ne parlons même pas, évidemment, de l’initiation sexuelle des adolescents (pas si facile, et qu’il faut bien prendre en compte aussi, un peu). 

  Voilà. Je souhaite vraiment que cette idée soit retenue ; si les années à venir sont noires en attendant un rebond économique, au moins, on pourrait toujours laisser les gamins s’amuser un peu après qu’ils aient passé leur Bac. Ca leur remontera le moral (surtout à ceux qui ne l’ont pas eu, héhé) 

Rétablissement du double affichage des prix avec le prix payé au producteur

tracteur

  Ami lecteur, 

  Je voudrais rappeler ici une mesure prise sous le gouvernement Jospin, qui a été abrogé et trop vite oublié : Elle concernait le prix d’achat au producteur des aliments tels que fruits et légumes, et résultait d’une crise sociale avec les agriculteurs, qui en synthèse, criaient famine. 

  Pendant à peine qu elques mois, j’ai vu cette mesure appliquée, c’est-à-dire que les grandes surfaces devaient afficher les prix auxquels elles achetaient les fruits et légumes aux producteurs, et qui étaient en effet édifiants : un rapport de 1 à 10 entre le prix d’achat et le prix de vente sur les tomates, par exemple. 

  Il faudra convenir que cette disparité, si elle est le fondement du commerce, est également un moyen d’exploiter sans merci (et donc en incitant à l’emploi de pesticides, OGMs, travail non déclaré et autres « accélérateurs ») les agriculteurs.

  Je propose donc de réinstaurer ce double affichage, qui est une honte générale pour les supermarchés, et les incitera sans doute (comme auparavant) à mieux modérer leurs marges, afin de respecter les exploitants. Ceci rognera forcément sur leur chiffre d’affaires, mais c’est une condition primordiale et préalable pour pouvoir contrôler efficacement le niveau de qualité des produits français, ainsi que la survie et la prospérité des petits producteurs français… 

Pour une résolution technique du problème du tabagisme dans les lieux publics

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  Ici je voudrais exposer un moyen peut-être plus technique que juridique pour conjuguer le respect des lois antitabac et les modes de vie des fêtards et des clients de bar, qui sont parfois des fumeurs.

  Il va de soi que le fond réel du problème, hors polémique, est le tabagisme passif. Si on accorde que l’Etat autorise la vente d’un produit, elle autorise donc le tabagisme actif. Tout le noeud du problème de santé public réside dans le fait de provoquer un cancer au personnel employé sur place, ou aux autres clients qui ne sont pas forcément des fumeurs.

  Ce problème peut-il être résolu avec l’appui de technologies existantes basées sur le recyclage de l’air, la ventilation, ou simplement par la possibilité pour les fumeurs de sortir dehors et d’écraser leurs mégots dans des cendriers prévus à cet effet ? Personnellement, je suis persuadé qu’on peut trouver un moyen pratique de gérer le tabagisme des uns sans endommager la santé des autres, et sans traiter les fumeurs comme des criminels.

  Car vouloir imposer à tous une volonté, qu’on le veuille ou non, c’est du fascisme. Au XVe siècle en Angleterre, dans les vieilles écoles pour classes élevées, boire de la bière et fumer le cigare étaient obligatoires pour les garçons – c’était censé leur donner une voix grave et une virilité acceptable – et c’étaient les non-fumeurs et les non-alcooliques qui étaient punis.

  J’essaye juste de montrer que les lois peuvent facilement aboutir à des extrêmes absurdes, là où un peu de logique et bien entendu, la participation de l’Etat permettraient sans doute de résoudre les problèmes. La Suisse, par exemple, a depuis longtemps compris qu’il était préférable d’installer des cendriers dans la rue, plutôt que de devoir laver tous les trottoirs tous les jours, pour en dégager les mégots.

  Pourquoi de nombreuses boîtes de nuit n’aèrent-elles pas suffisamment leurs salles ? Le tour est grossier : la chaleur donne envie aux usagers de boire, comme la haute concentration en fumée. Pour vendre plus de bières, elles exposent ainsi leurs clients à des taux de pollution de l’air énormes, et au risque d’hyperventilation. Ajoutons qu’à Paris, dans la plupart des boîtes « normales », les tarifs des boissons sont hors de prix.

  Ces boîtes sont donc déjà souvent équipées du matériel de recyclage de l’air, ou d’une ventilation suffisante, mais elles n’ont pas d’intérêt financier à l’activer, au contraire. Il est peut-être possible, pour l’Etat, de faire pression sur elles pour le faire, en organisant des contrôles chroniques, d’une part. D’autre part, il est peut-être tout simplement possible d’inciter (l’autorité est à définir, personnellement je penserais à une obligation) les propriétaires de salles et de bars à investir dans le matériel adapté, en leur avançant la moitié de la somme. 

  Par exemple, pour une salle de six cent personnes, qui nécessite une ventilation ou quelques fonds pour investir dans un « espace fumeur » à l’extérieur de l’établissement, mettons à hauteur de mille euros, l’Etat en donnera cinq cent, et exercera des contrôles fréquents pour s’assurer que les non-fumeurs ne sont ainsi plus exposés au tabagisme passif.

Pour une utilisation positive des graffitis

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  Ici, je voudrais exposer différents points de vue sur un phénomène à mi-chemin entre l’expression artistique et parfois politique, et la dégradation des biens souvent publics, à savoir les « grafs » et les « tags ».

  Basiquement, un grafeur essaie de reproduire une image, alors qu’un tag n’est souvent qu’une signature ou une insulte.

  Les grafeurs et les taggeurs ne sont pas à mettre dans le même sac donc, et j’aurais tendance à dire qu’il faudrait privilégier énormément les grafeurs en France, et lutter contre le « tag sauvage », mais c’est sans doute un point de vue manichéen.

  D’un point de vue juridique et historique, le fait d’occuper de l’espace public, un mur par exemple, avec un message, fut-il poétique ou obscène, a toujours été illégal. Le « taggage » a donc toujours eu une résonnance rebelle et consciemment hors des lois républicaines.

  Pour autant, il ne faut pas conclure d’après ce logique état de fait juridique, que tous les taggeurs et les grafeurs sont des délinquants, et bien comprendre la dimension artistique de ces phénomènes d’expression urbaine, qui varie de l’inutilité souvent vaseuse et ordurière des tags obscènes dans les toilettes des bars à de gigantesques fresques futuristes ou des visages de poètes ou politiciens humanistes célèbres réalisés par quelques grafeurs émérites, en quelques heures, sur le bord d’un mur de terrain vague ou d’un tunnel de train.

  Ce sont ces oeuvres-là que je me permettrais de défendre dans ce message. Face à la morosité urbaine de certaines villes (et pas qu’en banlieue parisienne), quelle place pourrait tenir le fait que les immeubles soient peints, au moins sur l’une de leurs façades, et décorés avec des oeuvres grafées, entretenues, qui changeraient même peut-être d’année en année ?

  Il y a une dimension psychologique inédite dans ce projet, mais également une autre plus subtile : les grafeurs pratiquent en effet généralement un code du respect de l’espace utilisé. Ils ne vont pas tagger sur un graf, ou exécuter une fresque sur une autre dans le cas qui nous intéresse.

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Démocratie Participative

  Je suis membre de Désirs d’Avenir, et j’ai pu animer des ateliers thématiques lors des débats participatifs. J’ai également consacré pas mal de temps sur le site. Au total, près de 140 000 contributions, ça fait de la lecture…

  Voici quelques échantillons de ce formidable processus intellectuel, en mélangeant certaines de mes idées avec celles d’autres participants, qui m’auraient frappé.

  N’hésitez pas à venir enrichir, si vous voulez participer, dans la section « Réactions aux propositions » et je transmettrais !

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