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ACTION !

  Ami lecteur,

  J’ai vécu ces dernières années à tes côtés, m’informant, recoupant, m’attristant et ouvrant ma grande gueule sur ces pages virtuelles.

  Cela ne me suffit plus, maintenant. Je ne veux plus me contenter de critiquer, je veux agir ! La famine frappe, les Etats se perdent dans la spirale de l’endettement, l’Union Européenne coupe ses aides aux démunis, et surtout, la monde connait actuellement un sursaut de liberté que je ne peux pas laisser passer.

  J’ai donc créé mon parti politique, l’Alliance Confortiste Française, afin de reprendre en main l’économie et la politique par la création d’entreprises éthiques (nous avons une Charte), puis par la promotion de nos idéaux à travers le processus démocratique. Afin que ce monde connaisse une hausse globale du niveau de vie. Afin que personne ne meure de faim. Afin de construire des logements pour tous. Entre autres choses.

  Voilà, trois semaines que le blog de l’ACF est lancé et déjà des retours positifs… c’est encourageant. Voici son URL : acf.revolublog.com

  Je compte y consacrer mon temps, et peut-être revenir sur ce blog lorsque le bébé pourra marcher tout seul. Quoiqu’il en soit, le JRDF reste en ligne. Merci, merci, merci encore pour ces centaines de milliers de connexions, ces milliers de commentaires, ces messages, merci, ami lecteur, d’exister et de nous avoir soutenu. Ce n’est pas un au revoir. C’est un appel ! L’heure est venue, pour nous, d’entrer dans le concret, et de montrer à ces saloperies de pillards et de mafieux qui dirigent maintenant la majorité de l’économie mondiale, et à leurs pions politiques, que le peuple peut penser et s’organiser. Oui, ça fait un peu anar, et alors, hein ? Plus sérieusement, l’ACF est proche du PS et on souhaite à Hollande – s’il se révèle intègre – tout le bonheur du monde dans ses projets présidentiels. Le règne de Sarkozy a encore fait monter la puissance des forces de l’argent.

  Eh bien, récupérons l’argent ! Récupérons le commerce ! Récupérons la politique ! Pour la démocratie, pour un meilleur partage des richesses, et pour un monde plus confortable !

  Salutations !

MMS : Miracle Mineral Solution ou Cheval de Troie ? Votre corps et votre ADN décident

Cet article a d’abord été publié dans le magazine Dot Connector, publication officielle de Sott.net.

Le Miracle Mineral Solution (MMS – Solution Minérale Miracle) est commercialisé fiévreusement comme un traitement alternatif miraculeux pour le SIDA, l’hépatite, la malaria, l’herpès, la tuberculose, le cancer et bien d’autres maladies les plus craintes de l’humanité. La vérité est que MMS est un poison dangereux et, en tant que tel, il n’a aucunement sa place dans l’arène de la santé alternative.

Beaucoup de personnes ne savent pas que MMS est essentiellement un produit javellisant. C’est très efficace pour tuer les bactéries dans les toilettes, mais vous ne devriez certainement pas l’avaler. L’ingrédient actif dans MMS n’est pas un minéral, mais du dioxyde de chlore (chlore oxygéné), qui est formé par la combinaison de chlorite de sodium et d’acide acétique (vinaigre) ou d’acide citrique. MMS en tant que poison tue les germes qui pénètrent dans votre corps, mais il serait naïf de croire qu’il est soigneusement sélectif dans ce qu’il tue et détruit, ou bien de penser que les dommages réalisés n’ont que des conséquences limitées. Il est choquant que MMS soit recommandé si largement, qu’il soit recommandé à des individus déjà affaiblis ET que ce soit recommandé pour un usage à long terme. En vérité, les dangereux effets secondaires potentiels et à long terme de l’utilisation régulière de MMS devraient donner la chair de poule à n’importe qui.

Avant de continuer, une leçon importante sur l’oxydation et les radicaux libres est nécessaire pour nous aider à comprendre les conséquences à long terme de l’utilisation de MMS1 et de son successeur MMS2. Cette information est cruciale pour voir pourquoi MMS n’est PAS une solution médicale alternative.

L’oxygène est un élément essentiel qui soutient la vie, mais au mauvais endroit ou au mauvais moment, l’oxygène peut faire beaucoup de dégâts à nos cellules, causant le cancer, contribuant aux maladies cardio-vasculaires, aux maladies dégénératives, et au vieillissement par un processus appelé oxydation. Vous avez vu les effets de l’oxydation quand vous avez observé une pomme virer au brun et pourrir en étant exposée à l’air ou quand vous voyez la flamme d’une bougie.

Nous utilisons l’oxygène pour prendre des électrons au sucre et aux molécules de graisse que nous utilisons comme carburant. Cependant, les molécules que nous souhaitons garder intactes sont sujettes à l’influence de la combustion de l’oxygène et risquent de perdre aussi des électrons. Le feu de la flamme d’une bougie illustre pertinemment l’oxydation dans laquelle les électrons de la cire de la bougie sont arrachés par l’oxygène dans l’atmosphère avec la libération résultante de lumière et de chaleur. À mesure que l’oxygène fait son chemin à travers le corps, beaucoup de ses molécules perdent un électron. Cela signifie qu’elles deviennent des ions chimiquement instables et hautement réactifs à mesure que sont formés des radicaux libres. Ces sous-produits métaboliques instables de la production d’énergie dans les cellules font tout leur possible pour se stabiliser en « volant » un électron de remplacement de n’importe quelle molécule voisine, laissant encore plus de molécules endommagées dans leur sillage. C’est ainsi que les radicaux libres dans notre corps sont produits et provoquent une inflammation, un processus qui est mieux connu comme le stress oxydatif ou dommage oxydatif. L’oxydation peut même causer des changements débilitants à notre ADN.

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L’aluminium et la maladie d’Alzheimer

Source : http://www.larecherche.fr/content/recherche/article?id=19015

Le mois dernier, notre dossier sur la maladie d’Alzheimer évoquait un facteur étiologique possible : l’aluminium absorbé par l’organisme. Cet élément présent dans le sol, l’air, l’eau, les aliments, les ustensiles de cuisine, la pharmacopée serait – en atteignant le cerveau – capable de générer des démences préséniles. Vingt ans après les premiers indices, la fragilité des résultats conduit les scientifiques à évaluer avec précision leurs propres biais d’interprétation.

«Ma mère m’a recommandé de jeter toutes mes casseroles en alu. Je l’ai fait sans savoir vraiment pourquoi. » « Il paraît que l’alu des casseroles contamine les aliments et provoque des sénilités précoces. » « Vous savez, tous mes ustensiles de cuisine sont depuis longtemps en inox. » Les confidences glanées çà et là oscillent entre superstition et militantisme. Quand et comment est née la rumeur ? Difficile de dater un tel phénomène. Toujours est-il qu’au milieu des années 1980 un nombre important de casseroles était déjà passé à la poubelle.

Les médias seraient à l’origine de l’alerte ; ce sont eux qui auraient incité les ménagères à éliminer l’aluminium de la cuisson et de la conservation des aliments. Un conseil d’autant plus difficile à suivre que l’aluminium, abondant dans les sols, les argiles, les minéraux et les roches, a migré dans l’air, l’eau, enfin et surtout dans presque tous les aliments. Au début des années 1990, personne ne parlait plus de l’aluminium. Fin du premier acte.

Janvier 1997 : les médias s’intéressent de nouveau au sujet. L’émission vedette de la télévision belge Autant savoir inaugure l’année avec un reportage intitulé « Aluminium folie(1) ». Tous les éléments semblent réunis pour réanimer l’alerte : primo , une controverse scientifique autour d’un risque (l’aluminium provoque-t-il des lésions cérébrales ?), secundo , de nombreuses victimes potentielles, tertio, un responsable : l’industrie de l’aluminium. Deux scientifiques en blouse blanche nous racontent – rats, microscopes et ordinateurs à l’appui – comment l’aluminium pénètre dans le cerveau et comment on en meurt. Face à eux, le représentant de l’Association européenne des industriels de l’aluminium propose une autre version : « La majorité des chercheurs ne trouve aucun lien causal entre l’absorption d’aluminium et l’apparition de lésions cérébrales ». Moins préparé et donc moins persuasif, l’homme ignore sans doute qu’il s’est fait prendre au piège.

La façon dont le problème de l’aluminium est traité dans ce document destiné à un large public et diffusé à une heure de grande écoute est intéressante. L’objectif affiché est de relancer une alerte et éventuellement la faire basculer dans ce que les spécialistes du risque appellerait volontiers une affaire. Il s’agit avant tout de grossir le risque en évoquant son extension possible à tout un pan de la population (qui n’a jamais cuisiné dans de l’alu ?). Tout compte fait rien de bien original… si un élément supplémentaire n’avait pas retenu notre attention : à en croire le banc-titre, ce reportage a reçu le soutien de l’Union européenne. En 1997, les experts européens auraient-ils donc reconnu la toxicité du métal blanc ? Concernant sa présence dans l’eau de boisson, le discours officiel de la Commission se veut pourtant rassurant. « A la différence du plomb, l’aluminium n’est pas reconnu comme substance toxique, rapporte un agent de la DG XI* . Les ministres européens de l’Environnement se sont accordés récemment sur la valeur limite de 0,2 milligramme par litre sur la base des recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Mais il s’agit d’un paramètre indicateur. Autrement dit, il peut être dépassé . »

Remontons à la source de l’information. Sur le même sujet, la position de l’OMS est ambiguë. « Compte tenu de l’incertitude des résultats sur l’homme, compte tenu des limitations du modèle animal, la valeur guide pour la concentration de l’aluminium ne peut être encore à ce jour établie . » Publié en avril dernier, le rapport(2) est censé réactualiser le Guide de l’OMS sur la qualité de l’eau. Toutes les substances organiques et inorganiques présentes dans l’eau de boisson sont passées en revue. Surprise : l’aluminium est le seul élément inorganique qui ne se voit pas attribuer de valeur guide. Le boron, le cuivre, le nickel, les nitrates et les nitrites, même l’uranium en possède une. L’aluminium est-il toxique pour l’homme ? « Il y a un manque d’informations sur le sujet, reconnaît un des experts de l’OMS, c’est pour cela qu’aucune valeur guide n’a été définie ». « Nous n’avons pas de base scientifique prouvant la toxicité de ce métal. De toute façon au-delà d’une certaine valeur l’eau de distribution devient trouble et le consommateur n’en veut pas » constate Mme Galal-Gorchev, secrétaire de l’OMS à la division Santé publique et environnement.

Existe-t-il une controverse entre experts ? Impossible d’obtenir d’autres informations. Pour en savoir plus, il reste une solution : remonter la rumeur, autrement dit, retourner aux textes originaux, aux articles primaires des équipes travaillant sur le sujet depuis une vingtaine d’années. Fin du deuxième acte.

Dans cette histoire, il y a d’abord une accusation. En 1997, l’aluminium est bien soupçonné par certains scientifiques d’être – lorsqu’il est absorbé par l’organisme – un facteur de risque important des démences séniles et plus particulièrement de la maladie d’Alzheimer (voir l’encadré « Alzheimer : des symptômes aux facteurs de risques »). C’est au milieu des années 1970 qu’apparaît le premier indice. Cela se passe à Créteil au laboratoire de microanalyse de l’INSERM. Des chercheurs découvrent dans le cerveau d’un patient atteint d’une détérioration progressive de ses fonctions cérébrales et mentales de fines concrétions qui ressemblent à des calcifications. L’étude chimique révèle une forte concentration d’aluminium sous forme précipitée et associée à du phosphore(3,4). Le patient décédé à l’âge de 37 ans présente aussi un fort empoussiérage pulmonaire constitué essentiellement de poussière d’aluminium. En 1976, une publication dans le New England Journal of Medecine fait état de taux importants d’aluminium dans le cerveau de malades insuffisants rénaux traités par hémodialyse*.

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Des dizaines de contrôles ont loupé le plutonium qui traîne à Cadarache

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Source : Le Canard Enchaîné

  Qui a oublié son plutonium dans la boîte à gants ? C’est la question qu’est en droit de poser l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) au Commissariat de l’énergie atomique et au groupe Areva. Plus de 30 kilos de ce produit radioactif – ingrédient de base des bombes atomiques – ont été dans l’ancien atelier de fabrication des MOX (combustible pour les réacteurs), à Cadarache, dans les Bouches-du-Rhône.

  Ce n’est pourtant pas faute de surveillance. Pour la seule année 2008, le site, qui compte plusieurs installations nucléaires du Commissariat à l’énergie atomique et d’Areva, a fait l’objet de pas moins de 48 inspections de l’ASN ! A l’issue desquelles ladite autorité a indiqué qu’elle « portait un regard assez positif sur l’exploitation » de ces équipements et a noté un « progrès dans l’organisation et le management de la sûreté au sein de Centre de Cadarache ».

BALANCE EN PANNE

Gratifiant, mais alors comment expliquer que, des mois durant, personne ne se soit aperçu de la présence de dizaines de kilos de plutonium en trop dans plus de 200 « boîtes à gants »,ces récipients isolés et pressurisés où s’effectue le mélange avec l’uranum qui donnera le fameux combustible MOX ? Entre autres raisons, indique Monique Séné, physicienne nucléaire, « parce qu’il s’agit d’une poudre qui se dépose partout – recoins et canalisations – si l’on ne fait pas un nettoyage parfait ». [NDLR : !!!!!!!!!!!!!]

  Cela n’excuse pas la négligence des contrôles. Est-ce parce que cet Atelier de technologie plutonium était en cours de démantèlement ? Les précautions n’y étaient pas toujours extrêmes. En novembre 2006, l’ASN avait décrit un « incident significatif » à l’atelier, dû à une panne d’instrument de pesage. Moins flatteuse qu’en 2008, elle dénonçait alors « un manque de culture de sécurité chez les opérateurs, un non-respect des procédures d’exploitation, des dysfonctionnements dans la gestion des matières nucléaires, dans la traçabilité des changements d’équipes et dans la transmission des consignes ». Trois ans plus tard, « sûreté » et « traçabilité » laissaient encore à désirer. Et jettent un doute sur toute la filière : si 30 kilos de plutonium dorment incognito dans un labo, rien ne prouve que d’autres quantités n’ont pas atterri dans d’autres mains. Phénomène inquiétant, désigné sous le nom de « dissémination nucléaire »…

VITRINE RAYONNANTE

C’est peut-être pour éviter ces réprimandes qu’Areva n’a informé l’ASN de la découverte du « plutonium en rab » qu’avec… trois mois de retard. Preuve de son immense respect pour l’organisme de contrôle, le groupe n’en était pas à sa première cachotterie. Durant l’été 2008, il avait attendu près de 24 heures avant de déclarer les rejets radioactifs d’une usine du Tricastin. Plus récemment, les tricheries d’un sous-traitant sur les contrôles de soudures, dans une autre unité du Tricastin, n’ont, elles aussi, été avouées qu’au bout de trois mois.

  On est donc prié de croire sur parole ce loyal industriel lorsqu’il déclare qu’aucun salarié n’a été exposé aux risques présentés par cette poudre fantôme. Même à doses infimes (quelques milligrammes), le plutonium, inhalé ou ingéré, est cancérigène. Concentré en quantités dépassant quelques kilos, il atteint cette fois la « masse critique » qui entraîne une réaction en chaîne spontanée… Phénomène survenu, en 1999, à Tokaïmura (Japon), causant la mort de deux ouvriers et l’irradiation de dix-neuf autres.

  En attendant, l’affaire produit le meilleur effet sur l’image du nucléaire français, vitrine de l’excellence technologique tricolore. On imagine quel accueil serait réservé à des dirigeants iraniens ou nord-coréens affirmant qu’ils ont oublié de comptabiliser quelques kilos de matière radioactive…

Crise du lait : actions et revendications

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Source : http://www.ledauphine.com/crise-du-lait-ils-ont-manifeste-hier-devant-la-prefecture-contre-la-chute-du-prix-du-lait-la-colere-des-producteurs-et-eleveurs-deborde-@/index.jspz?article=199129

 

 

Les producteurs de lait du département des Hautes-Alpes sont passés à l’action hier matin, devant la préfecture. Ils étaient une cinquantaine, à l’appel des syndicats Union laitière 05, FDPL 05, Jeunes agriculteurs et FDSEA 05 à vouloir crier leur colère face à la chute du prix du lait.
Ils ont commencé par renverser environ 300 litres de lait devant les grilles d’entrée de la préfecture. Grilles bien gardées par les forces de l’ordre déployées pour la circonstance, empêchant les manifestants d’entrer.
Puis c’est à la chaux et à la sulfateuse que les rosiers et le perron ont été copieusement arrosés.

 

Les manifestants n’en sont pas restés là : ils ont apporté bois et barbecue pour une grillade-party au goût amer, avant de monter un mur en brique de lait, obstruant l’entrée de la préfecture. En début d’après-midi, une délégation de jeunes agriculteurs nouvellement installés ou en cours d’installation était reçue par le sous-préfet.

 

 « Nous n’arrivons plus à payer les charges »

 

Tout au long de cette matinée, l’ambiance était tendue, notamment entre policiers et Crise du lait : actions et revendications dans La ploutocratie oligarchique du Tsar Közy (+380) manifestants. Il faut dire que la colère monte depuis plusieurs jours chez les producteurs de lait haut-alpins. Une colère teintée d’amertume et de déprime, visible sur les visages de bon nombre d’agriculteurs qui avaient parfois du mal à contrôler leurs émotions.

 

« L’outil de régulation des cours du lait est cassé, résume Sandrine Hauser, présidente des Jeunes agriculteurs des Hautes-Alpes. Une région comme la nôtre ne résistera pas. Toute la production de lait va finir par disparaître. On n’en peut plus. Sans parler de s’octroyer un salaire, nous n’arrivons pas à payer toutes les charges de l’exploitation. Nous sommes plusieurs à devoir aller travailler à côté pour vivre. Jusqu’à présent, nous étions la tête dans le guidon, entre les bêtes à s’occuper et les foins à assurer. Aujourd’hui, nous sommes pris à la gorge car tous les impôts et autres charges tombent ».

 

 « Que le Gouvernement nous rende les 40 € »

 

La présidente des JA poursuit : « Nous nous sommes aperçus que les laiteries n’y étaient pour rien. C’est bien le Gouvernement qui a fait signer des accords où le cours du lait est descendu à 270 € la tonne. Nous demandons donc au Gouvernement de rendre les 40 € perdus. Or, c’est à partir de 300-310 € la tonne que nous pouvons payer les charges d’exploitation. C’est seulement à partir de 350 € que nous pourrons toucher de petits salaires ».

 

Des briques de lait offertes à La Petite Ourse et au Secours catholique

 

L’action des producteurs laitiers s’est conclue par une belle note de solidarité : le millier de briques de lait qui a servi à la construction du mur de protestation devant la préfecture a été offert à deux associations caritatives, La Petite Ourse et le Secours catholique.

 

 

REPÈRES

 

Combien ?

Sur les Hautes-Alpes, on compte 206 points de collecte du lait. Avec les Gaec, ce sont 270 exploitations qui sont installées.

Les revendications des manifestants portent notamment sur le maintien de quotas laitiers pour les zones de montagne en particulier ; ils revendiquent la somme supplémentaire de 40 € par tonne et la suspension des charges et impôts pour l’année 2009.


Par Frédéric FAYS.

Couvrir 1% des déserts de panneaux solaires suffirait à couvrir les besoins énergétiques mondiaux !

Projet Desertec : l’Afrique, gigantesque panneau solaire pour l’Europe
 
Douze entreprises, en majorité allemandes, ont signé lundi un protocole d’accord lançant un projet de 400 milliards d’euros pour construire des centrales solaires en Afrique du Nord et au Moyen-Orient afin d’alimenter l’Europe en énergie « propre ».

 

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 Source : http://www.rtlinfo.be/info/economie/monde/256881/projet-desertec-l-afrique-gigantesque-panneau-solaire-pour-l-europe

 

Douze entreprises, en majorité allemandes, ont signé lundi un protocole d’accord lançant un projet de 400 milliards d’euros pour construire des centrales solaires en Afrique du Nord et au Moyen-Orient afin d’alimenter l’Europe en énergie « propre ». Ce projet pharaonique, nommé « Desertec », pourrait couvrir à terme 15% des besoins énergétiques de l’Europe et une grande partie de ceux des pays producteurs, selon ses promoteurs. « Aujourd’hui, nous avons fait un pas en avant » vers sa réalisation, s’est réjoui Nikolaus von Bomhard, patron du réassureur allemand Munich Re, au siège duquel fut signé le protocole d’accord à Munich (sud de l’Allemagne).

Selon le site anglais du concept Desertec, la quantité d’énergie solaire que l’on pourrait tirer des déserts est colossale: « Tous les ans, chaque km2 de désert reçoit une énergie solaire équivalent à 1,5 million de barils de pétrole. La surface totale des déserts sur la planète entière fournirait plusieurs centaines de fois l’énergie utilisée actuellement dans le monde ».

En d’autres termes, on peut aussi écrire que « pour fournir l’électricité nécessaire à la Terre entière, il suffirait de couvrir de panneaux solaires moins de 1% de la surface des déserts du monde ». Vous pouvez mieux vous rendre compte de ce que nous écrivons en regardant la carte ci-dessous. Celle-ci montre, du plus petit au plus grand carré :

1 (gauche) La portion du Sahara qui serait couverte par les champs solaires du projet Desertec.
2. (milieu) Portion du Sahara à couvrir de champs solaires pour fournir l’électricité nécessaire à l’Europe.
3. (droite) Portion du Sahara nécessaire pour répondre aux besoins électriques du monde entier.

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Comment ça marche ?

Le système concentre l’énergie solaire réceptionnée par des miroirs et la convertit en chaleur. Cette chaleur augmente la vapeur qui fait tourner des turbines et des générateurs qui créent l’électricité. Celle-ci peut ensuite être distribuée en Afrique et vers l’Europe.

 

« Sincère, juste et d’égal à égal »

Torsten Jeworrek, membre du directoire du réassureur, a promis une collaboration « sincère, juste et d’égal à égal » avec les pays producteurs. Ce protocole d’accord prévoit la création d’un bureau d’études au plus tard fin octobre. Il devra aboutir d’ici trois ans à « l’élaboration de plans d’investissement réalisables » pour la création de ce réseau de centrales solaires thermiques, selon un communiqué de presse. 

Parmi les groupes impliqués se trouvent la banque allemande Deutsche Bank, les groupes énergétiques EON et RWE, le conglomérat Siemens ou encore l’espagnol Abengoa Solar et l’algérien Cevital. Des représentants de la fondation à l’origine du projet ainsi que de la Ligue arabe et du ministère égyptien de l’énergie étaient également présents.

 

Réseau de scientifiques et d’ingénieurs à l’origine du projet

La fondation Desertec a été érigée sur les bases d’un réseau international de scientifiques et d’ingénieurs appelé TREC. En association avec le Club de Rome (qu’est-ce que le Club de Rome ?), elle a développé le concept DESERTEC dont l’objectif est d’exploiter les énormes quantités d’énergie solaire et d’énergie éolienne dans les déserts du monde entier.La concrétisation de ce projet permettrait une diminution drastique d’émissions de gaz à effets sans recourir pour autant au nucléaire.

 

Autres bienfaits

Outre l’exploitation de l’énergie du soleil, les immenses champs de panneaux solaires pourraient permettre d’autres applications:

- La chaleur résiduelle perdue dans les gigantesques champs solaires pourrait être récupérée et servir à la désalinisation de l’eau de mer.

- Les zones ombragées situées derrière chaque panneaux solaires pourraient servir à des cultures qui seraient épargnées par les écrasants rayons du soleil et alimentées par l’eau désalinisée.

- Création d’emplois.

- Collaboration entre les peuples.

 

Distilbene : les victimes sont priées de bien vouloir présenter l’ordonnance de leur mère

 

Source : http://www.lesmotsontunsens.com/distilbene-la-justice-tranche-le-point-flanche-5619

Distilbène. A 15h10, le site Internet du Point publie un article au titre sans appel : « La justice tranche en faveur des laboratoires« . Quatre heures plus tard, le sujet sera finalement republié sous une forme légèrement plus optimiste : « La justice tranche en faveur des victimes« . Cherchez l’erreur. Il n’y en a pas…

 

Rappel des faits

 

Le distilbène, une hormone de synthèse censée prévenir les risques de fausse couche, a été prescrite à des millions de femmes dans le monde entre 1940 et 1977. La molécule a été reconnue responsable de graves pathologies sur les bébés exposés : malformations génitales, cancers précoces du vagin et du col de l’utérus chez les femmes, infertilité chez les hommes. Le médicament a été interdit en 1971 aux Etats-Unis, en 1976 au Canada, puis en 1977 en France.

 

La justice tranche

 

Jeudi, après une quinzaine d’années de procédures acharnées, la Cour de cassation a estimé que les personnes victimes in utero du Distilbène pouvaient prétendre à être indemnisées par les laboratoires, moyennant la présentation des ordonnances de leur mère.

 

Bonne nouvelle : La responsabilité des laboratoires pharmaceutiques UCB Pharma et Novartis est reconnue, retoquant définitivement un jugement d’avril 2008 de la cour d’appel de Versailles. Mauvaise nouvelle : Les victimes du médicament devront présenter les ordonnances de leur mère, ce qui ne parait pas anormal à première vue… sauf que ces ordonnances pouvant dater des années 50, la probabilité de les retrouver dans les archives est plutôt mince. Le nombre de bébés ayant été exposés au produit est (vaguement) estimé à 160 000 pour la première génération (le procès concernait un cas de deuxième génération).

 

Le Point planche, et flanche

 

A 15h10, LePoint.fr publie un article titré « La justice tranche en faveur des laboratoires« , de Louise Cuneo (avec AFP) (cf. lien original et cache Yahoo). Le texte insiste lourdement sur la mauvaise nouvelle. Patatras… il sera retiré quelques minutes plus tard. Et il faudra attendre 19h20 pour pouvoir enfin profiter de la version finale du billet, cette fois-ci intitulé « La justice tranche en faveur des victimes« . Ce nouveau papier, revu et corrigé par Chloé Durand-Parenti, souligne quant à lui la « victoire importante pour toutes les victimes du Distilbène« . Juste une question de Point de vue.

 

Faut pas jouer à cache-cache avec Google…

Distilbene : les victimes sont priées de bien vouloir présenter l'ordonnance de leur mère dans La ploutocratie oligarchique du Tsar Közy (+380) le-point-distilbene

 

Une invasion de criquets repoussée avec du hardrock

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Nevada, États-Unis – Une ville lutte contre une invasion d’insectes en diffusant, à un volume très élevé, des chansons de hard rock.

Les habitants de la ville de Tuscarora ont sorti leurs chaînes stéréo pour les brancher sur la station de radio rock locale, en poussant le volume au maximum. Cette technique serait la seule qu’ils auraient trouvée pour empêcher les insectes de s’arrêter dans leur ville. Tous les ans, en avril, des nuées de criquets traversent l’état à la recherche de nourriture. Malheureusement, quand ils se font écraser, ils sentent très mauvais. C’est pourquoi il fallait trouver une façon de les faire fuir. Selon les habitants, ils auraient essayé différents styles musicaux, mais le hard rock est celui qui fonctionnerait le mieux.

Nos enfants nous accuseront

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  Ami lecteur, j’en profite pour revenir sur un débat organisé en présence de Ségolène Royal, sur la question des pesticides, fongicides et autres machins chimiques répandus à tout-va sur ce qui tombe dans nos assiettes.

  A cette occasion, fut projeté le film « Nos enfants nous accuseront » (hélas interrompu pour cause de mauvais timing… mais c’est une autre histoire – grrrr quand même); Ce film de Jean-Paul Jaud, qu’on peut trouver bancal, trop bucolique, ou peu novateur, a tout de même le mérite de présenter, de manière assez exhaustive, le problème.

  A savoir, une époque dans laquelle les agriculteurs se baladent en scaphandriers, avec des enfants malformés, des saignements de nez, des maux de tête et des dépressions redoutables. L’époque de l’agriculture intensive; et parce qu’une image vaut parfois mieux qu’un long discours, je retiens celle d’un paysan bio (le film est une ode à cette méthode de production) comparant son champ avec celui, limitrophe, d’un partisan des pesticides.

  La différence est aussi nette qu’entre le jour et la nuit : la terre du premier est meuble, parcourue par des asticots, molle et marronnâtre; la seconde est sèche, même à 20 centimètres de profondeur, stérile, grise et friable.

  Je conseille donc le visionnage de ce reportage, que l’article suivant détaillera encore un peu, à tous ceux qui se sentent concernés, non seulement par ce qu’ils ingurgitent, mais par leur espérance de vie, tout simplement et par la situation de leurs congénères, dans les zones rurales. Parce que des enfants qui meurent ou se retrouvent handicapés en bas-âge, à cause d’un champ pulvérisé de produits toxiques, c’est peut-être tout sauf drôle.

  A voir, dans la même veine, le stupéfiant reportage « Le Monde selon MonSanto », qui couvre également ce sujet (film plus négatif certes, puisque « Nos enfants nous accuseront » propose certaines solutions), et révèle – délirant voyage – les méandres de cette multinationale responsable de famines, de suicides et de morts par pollution (PCB, dioxine, etc…).

 

http://www.dailymotion.com/video/x6r5g4

 

Source : http://www.cdurable.info/Nos-enfants-nous-accuseront-un-film-de-Jean-Paul-Jaud,1238.html

 

Chaque année en Europe 100 000 enfants meurent de maladies causées par l’environnement. 70% des cancers sont liés à l’environnement dont 30% à la pollution et 40% à l’alimentation. Chaque année en France, on constate une augmentation de 1,1% des cancers chez les enfants. En France, l’incidence du cancer a augmenté de 93% en 25 ans chez l’homme. Dans un petit village français au pied des Cévennes, le maire a décidé de faire face et de réagir en faisant passer la cantine scolaire en Bio. Ici comme ailleurs, la population est confrontée aux angoisses de la pollution agro-chimique. Ici commence un combat contre une logique qui pourrait devenir irréversible, un combat pour que demain nos enfants ne nous accusent pas.

C’est la première fois, sans doute depuis Le Monde du silence de Jacques Yves Cousteau (Palme d’or du Festival de Cannes 1956), que le cinéma français s’intéresse à un sujet sur l’environnement. Si la préservation de l’univers marin était déjà une cause précieuse, celle de l’alimentation de nos enfants l’est bien plus encore. Pour ne pas dire urgente. Après avoir parcouru les paysages sensoriels français avec sa série des « Quatre Saisons pour… », Jean-Paul Jaud fixe l’objectif de sa caméra sur une tragédie environnementale : l’empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole et les dégâts occasionnés sur la santé publique, notamment celle de nos enfants.

Le film « Nos enfants nous accuseront » raconte la courageuse initiative d’une municipalité du Gard, Barjac, qui décide de faire passer la cantine scolaire au bio, en finançant le surcoût sur le budget de la commune. Conscient du danger sanitaire qui menace une jeune génération exposée aux 76 000 tonnes de pesticides déversées chaque année sur notre pays, un maire décide de prendre le taureau par les cornes en donnant un exemple d’une politique sans compromission. Alerter l’opinion et les pouvoirs publics sur les dérives scandaleuses d’un système économique qui fait passer ses profits et ses intérêts avant la santé de la population.

Les différents intervenants du film, enfants, parents, enseignants, soignants, journalistes, paysans, élus, scientifiques, chercheurs, livrent leurs sensations, leurs analyses, leurs angoisses, leur colère, le fruit de leurs travaux à la caméra. Chacun raconte son expérience, dénonce les abus, pose les problèmes, mais tous proposeront des solutions, à condition que les différents organes de décision prennent leurs responsabilités. Des témoignages édifiants et bouleversants sur une réalité qu’il est urgent de maîtriser. Combien de maladies, de tumeurs, d’infirmités, de tragédies humaines sont-elles en train de proliférer sans que l’on ne fasse rien, ou si peu ?

Le film commence à l’Unesco, lors d’un colloque réunissant des sommités mondiales de la médecine, signataires de l’Appel de Paris. Un seul mot d’ordre : Non pas se contenter de constater les ravages, mais trouver tout de suite les moyens d’agir, pour que, demain, nos enfants ne nous accusent pas de les avoir abandonnées.

 

Un film au service d’une vérité qui blesse.

 

Le blé en péril… (Heureusement, la Fondation Rockefeller est là !)

Source : http://www.newsoftomorrow.org/spip.php?article6098

[NDLR : NWO = New World Order. Article tiré d'un site anti-conspirationniste que j'aime bien... à prendre avec du recul donc, mais le fait est que les thèses "domination du monde" ont de sacrés arguments...]

Le monde du blé est sous tension,un spécialiste dit même qu’« il suffira d’une seule mauvaise récolte, et nous aurons une famine de masse sur les bras. Par exemple, cela pourrait arriver s’il gèle en Iowa au mois d’août. » Et qui finance les recherches sur la rouille noir, je vous le donne en mille, la fondation Rockefeller !

Depuis que je suis sûre que l’occident se fait hara kiri, dans une gigantesque opération Soleil Vert, je n’arrête pas de me demander, mais comment vont-ils tuer les autres, les noirs, les arabes, les indiens, les chinois, enfin bref,le reste du monde, parce que si « nos » élites ont décidé de tuer des millions d’occidentaux, il était hors de question que les autres ne subissent pas eux aussi l’extermination, et oui, ce c’est pas un acte de contrition ultime envers ceux que nous avons dominé pendant tant de temps !

Mes questions ont trouvé une réponse, c’était fort simple en réalité.

Toujours la même histoire en plus.

Depuis quelque années, le monde du blé est sous tension, en effet la rouille noir ug99 est capable de détruire quasiment toute une récolte, c’est ce que des tests ont démontré en serre sécurisé.

Maintenant rigolons un peu.

Devinez un peu qui finance les recherches sur la rouille noire ?

Une certaine fondation Rockefeller, et oui, comment faire pour avoir accès aux agents pathogènes du monde entier si ce n’est en finançant les recherches ?…

Dès 2003, Norman Borlaug, le célèbre agronome américain et Prix Nobel de la paix, à l’origine de la plupart des variétés de blé qui ont contribué à la « révolution verte » des années 1960, tire la sonnette d’alarme. Il y a de quoi : lorsqu’elles sont testées sur place, au Kenya, plus de 80 % des variétés de blé cultivées dans le reste du monde se révèlent sensibles aux attaques d’Ug 99…

Avec le soutien de la Fondation Rockefeller, Borlaug fonde la « Global Rust Initiative (GRI, rust signifiant « rouille » en anglais), afin de coordonner la lutte contre le nouveau mutant. Début 2007, la souche est signalée au Yémen et provoque de lourdes pertes dans les récoltes de blé au Kenya et en Éthiopie. « Cette progression était prévuecar un autre champignon, la rouille jaune, a déjà suivi le même itinéraire au début des années 1990, provoquant des dégâts importants jusqu’en Asie du Sud-Est. Mais avec la rouille noire, le danger est autrement plus grave », prévient Ivan Sache.

En janvier de cette année, le mutant crée la surprise : alors qu’on l’attend au Proche-Orient ou en Égypte, il est repéré à l’ouest de l’Iran. « Le risque, ajoute le chercheur, c’est qu’Ug 99 gagne ensuite les pays voisins gros producteurs de blé, comme le Pakistan, le Kazakhstan ou l’Inde. »

Voila tout est dit dans cet article du Figaro de mai 2008, il suffit de savoir lire entre les lignes et de savoir faire des liens.

Il n’y a pas de hasard, surtout aujourd’hui.

La situation est bien trop critique pour croire à des coïncidences.

Après la crise financière et économique mondiale, après la crise de la grippe pandémique, voila la crise du blé et donc du pain de dimension mondial.

Comme c’est étrange que c’est l’Iran qui soit touché, on attendait l’égypte, mais bon le hasard a fait que ce soit l’Iran,la bête noire des impérialistes occidentaux. Le hasard aide souvent l’occident !

Et à cela plusieurs raisons, le véritable empire du millieu, c’est l’Iran, à la croisé des monde chinois, indiens, arabe, turc et slave.

Depuis l’embargo contre l’Irak et le million d’enfants morts,mais justifiés selon cette folle furieuse de Albrigth,ce n’est plus trop à la mode, la relation de cause à effet est trop voyante, et il faut ménager les opinions publique, mais une famine dû à une maladie, cela produit les mêmes effets,et l’opinion n’y voit que du feu,ainsi que les habitants du pays touché, qui ne pourront s’en prendre qu’au gouvernement et non à une puissance étrangère. Bref carton plein !

C’est donc l’endroit idéal pour disséminer un pathogène du blé,et puis entre les nombreuses troupes US dans le secteur, ce doit être assez simple à réaliser.

Et comme le dit l’article,les gros producteurs de blé sont ses voisins,ça tombe bien, pourrir les récoltes africaine,la nature s’en charge (presque naturellement), mais mettre à terre les plus gros producteurs mondiaux de blé, ça c’est une autre histoire,autrement plus rentable(niveau famine).

L’édito des matières premières et des devises est d’une monstruosité incroyable, il dit en gros que la famine est une possibilité, et donne des conseils pour gagner de l’argent.

J’imagine que des traders malsains, genre Enron, qui mettaient le feu pour profiter des coupures et vendre plus cher, vont en arriver à détruire des récoltes exprès, pour faire monter les prix, c’est d’ailleurs ce que dit un spécialistes,en parlant d’accident météorologique, ”Il suffira d’une seule mauvaise récolte, et nous aurons une famine de masse sur les bras. Par exemple, cela pourrait arriver s’il gèle en Iowa au mois d’août.” Je vois comme un conseil caché, mais bon j’ai l’esprit mal tourné…

Et eux c’est juste pour faire de l’argent, rien de stratégique pour une planification mais quand on pense aux Rockefeller, à Bill Gates, à Monsanto, ainsi qu’à tout ces pathogènes qu’ils ont entre les mains et leurs liens avec l’établissement d’un NWO peuplé de moins d’un milliard d’habitant, si ce n’est 500 millions, je n’imagine même pas le résultat tellement c’est horrible.

Mais tout est donc respecté, une mort à la maison tranquille (façon de parler)pour nous les “riches”, et des scènes horrible dans dans ce que l’on appelle tiers monde, se massacrant pour un haricot ou un quignon inmangeable.

Et oui, le spectacle, toujours le spectacle, surtout quand on croit y voir pire que chez soi.

Plus d’infos : http://www.algerie-dz.com/forums/sciences/79078-la-rouille-noir-du-ble-decime-les-recoltes-au-moyen-orient.htm

http://www.edito-matieres-premieres.fr/0931/soft/ble/ug99-etf-lwea.html

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/avec-la-rouille-noire-on-va-59596#forum2186462

Greenpeace dépose un iceberg sur la Seine

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Paris, France – A la veille du sommet du G8 qui s’ouvrira demain en Italie, l’association écologiste Greenpeace a installé un iceberg sur la Seine afin de rappeler à Nicolas Sarkozy l’urgence de la lutte contre le réchauffement climatique.

 

Ce matin, Greenpeace a déposé un iceberg factice de seize mètres de haut sur la Seine, près de la Tour Eiffel, afin de symboliser l’impact que pourrait avoir le réchauffement climatique sur la planète.

La sculpture grandeur nature auprès de laquelle ont été déposées des pancartes « Sarkozy : climat recherche leader » ou « G8 : climat recherche leader » sera démontée demain, jour de l’ouverture du Sommet du G8 qui se déroulera en Italie jusqu’à vendredi.

Avec dix autres ONG écologistes, humanitaires ou de défense des droits de l’Homme, Greenpeace appelle les Français à signer un « ultimatum climatique » adressé à Nicolas Sarkozy, espérant ainsi récolter au moins un million de signatures.

A cinq mois du Sommet de Copenhague, il revient aux pays les plus industrialisés et les plus pollueurs de « trouver une voie de sortie à la crise climatique annoncée » a déclaré Pascal Husting, directeur de Greenpeace France, avant de déplorer les promesses selon lui non tenues du président français.  »Nicolas Sarkozy, qui multiplie les discours incantatoires et se targue d’être le champion de la lutte contre le dérèglement climatique, n’a toujours pas fait la preuve de sa volonté politique à faire face à la crise climatique » estime-t-il.

Le sommet qui se tiendra à L’Aquila, en Italie, accueillera le G8 élargi à une quarantaine d’autres États et organisations. Jeudi, la question du climat sera au centre d’une réunion du forum des économies majeures qui regroupe 17 pays dont la Chine et l’Inde, deux pays que l’Italie espère pouvoir convaincre d’accepter l’objectif particulièrement ambitieux d’une réduction de 50% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050.

 

[NDLR : MAIS OUI BIEN SÛR !!!! 2050 !!!! Et POURQUOI PAS 2570 ?]

Poursuivre le rassemblement Europe Ecologie (Les Verts)

A tout seigneur, tout honneur… Etant donné la percée électorale des Verts, voici, in extenso, leur dernière motion adoptée à l’unanimité, qui retrace les points-clés de ce scrutin, ainsi que leurs projets d’avenir.

A noter que c’est une motion; comprendre : c’est fatalement un peu aride, et consensuel. Remarquons aussi que ce texte ouvre des portes, mais ne marque pas terriblement des choix. Voilà voilà…

/Mode Chieur off.

Motion du Collège exécutif adoptée à l’unanimité le samedi 13 juin lors du conseil national inter régional des Verts

Les résultats des élections européennes marquent un tournant historique pour l’écologie politique. Les électrices et les électeurs ont fait d’Europe Ecologie la troisième force politique du pays, au coude à coude avec le PS. L’écologie politique qui a obtenu 16,3 % et 2 800 000 voix peut devenir désormais une force incontournable et majeure. Cette campagne, faite en commun avec l’ensemble du Parti Vert Européen a vu une vague verte déferler en Europe de Belgique en Angleterre, d’Allemagne en Grèce. Le groupe Vert au Parlement Européen passe de 41 députés à au moins 53 et devient un groupe charnière pour la construction d’une autre Europe et d’une majorité anti Barroso.

Ce résultat n’est pas un accident électoral. Il est le produit de la rencontre entre une volonté de rassemblement, des candidats aux parcours différents mais complémentaires dont Dany, Eva et José ont été les porte-parole, la construction d’une campagne de longue durée, cohérente fondée sur un projet et un programme de transformation écologiste, un réseau social s’appuyant sur Internet et l’action militantes des groupes de terrain, des initiatives comme celle du collectif Sauvons les Riches. La campagne a montré non seulement un rejet de l’action de la gauche traditionnelle et de l’extrême gauche de témoignage mais aussi un désir d’écologie, un sentiment d’appartenance nouveau de la part des électrices et des électeurs.

Ce résultat signe l’entrée, après la naissance publique de l’Ecologie politique avec René Dumont et la fondation des Verts, après la maturation avec l’entrée de milliers d’élus dans les instances locales et régionales, au Parlement et au gouvernement, de la troisième période de l’écologie politique. L’écologie politique n’est plus un élément marginal du paysage politique mais peut devenir une force politique majeure, autonome, refusant d’être le supplétif de quiconque et aspirant à gouverner pour changer le cours des choses. Nous avons porté lors de cette campagne européenne l’espoir d’une transformation écologiste de la société européenne. Nous devons maintenant le concrétiser en France. Nous avons d’immenses responsabilités pour ne pas décevoir l’électorat qui s’est porté sur Europe Ecologie. L’abstention atteste de la profondeur de la crise de représentation en particulier dans les milieux populaires. S’accompagnant d’une montée des extrême droites en Europe, c’est une situation dangereuse pour la démocratie. Par nos propositions, nos pratiques, nous devons convaincre qu’une autre politique est possible et que l’écologie s’est aussi la prise en compte des problèmes sociaux. . Les urgences écologiques, sociales et démocratiques n’ont jamais été aussi fortes. Les attentes qui en découlent nous appellent à inventer de nouvelles formes d’expression et de structuration politiques de notre famille politique, l’écologie. Construire l’alternative écologiste, en fédérant tout le peuple de l’écologie doit être notre boussole dans la période. Nous devons à tout prix sauvegarder le véritable trésor constitué par les acquis de la campagne d’Europe écologie : Rassemblement, diversité, autonomie, crédibilité.

Dans cette campagne, Les Verts ont été la colonne vertébrale de la mise en œuvre du rassemblement, dont la force provient de la diversité de ses acteurs : associatifs, personnalités de la société civile, initiateurs du Pacte écologique, membres actifs du Grenelle de l’environnement, et les nombreux citoyennes qui ont rejoint les comités locaux… Ils portent ainsi la responsabilité majeure de faire vivre ce rassemblement qui passe par la métamorphose de l’écologie politique. Nous devons bâtir la maison commune des écologistes sans détruire les acquis politiques, organisationnels et programmatiques des Verts. Pour concrétiser cette ambition, nous devons nous donner des repères pour rassembler un arc de forces très larges. Le périmètre de l’écologie politique ne se réduit pas aux militants issus des associations environnementalistes. Il doit s’ouvrir à tous ceux qui partagent le projet de transformation écologique et solidaire de la société. Nous devons faire le pari de la créativité collective fondée sur la richesse des différences des composantes du rassemblement. Nous devons enfin proposer aux dizaines de milliers de membres déjà signataires ou étant susceptibles de participer à ce projet commun, une feuille de route précise avec des rendez vous réguliers ;

En effet, nous devons continuer d’adapter nos modes d’organisation pour que, comme nous avons su le faire lors de cette élection européenne, nos campagnes puissent s’inscrire dans des formes de militantisme dont le mode d’engagement au sein de la mouvance de l’écologie est variable. Cette diversité d’engagement est une des clefs du succès d’Europe Ecologie, nous devons en prendre acte et veiller à sa possibilité même lorsqu’elle s’exerce dans un cadre relativement informel. Ce militantisme n’est pas concurrent des Verts ; il est complémentaire et nous devons continuer à le prendre en compte. Si la porte des Verts est ouverte à ceux et celles qui adhèrent à leurs valeurs et que chacun(e) peut contribuer à l’évolution depuis leur création, les Verts doivent aussi entendre ceux qui préfèrent se tenir à l’écart des engagements partidaires et continuer à œuvrer avec eux. Ce qui nous importe avant tout est la sincérité des engagements et la démocratie des fonctionnements.

Considérant l’urgence de prolonger l’élan de la campagne des européennes, le CNIR propose :

1- de poursuivre, élargir, renforcer, approfondir la dynamique de rassemblement de l’écologie politique. Les 15000 signataires et les 510 comités locaux, les Verts, R&PS, les militants et candidats issus du mouvement associatif, et les eurodéputés nouvellement élus forment le socle de cette dynamique. Un comité d’animation et de pilotage (CAP) du rassemblement issu de ces composantes sera institué pour organiser la journée du 4 juillet 2009 rendez vous militant et festif des comités Europe Ecologie, tirer un bilan de la campagne, définir les attentes vis à vis des députés européens, organiser le suivi citoyen du travail européen, avec le mouvement associatif et de mettre en chantier les initiatives du rassemblement. Le CE et les élus au Parlement européen doteront ce Comité d’animation et de pilotage (CAP) d’un dispositif lui permettant de continuer son travail : site internet, mise à disposition de collaborateurs, financement…

2 -de faire du Rassemblement un des axes majeurs des Journées d’Etés des Verts. Ces Journées d’été des Verts avec Europe Ecologie seront l’occasion d’un approfondissement du rassemblement ouvert à tous les comités locaux d’Europe Ecologie. Elles permettront d’élaborer un bilan collectif, de mettre en commun les attentes à l’égard des eurodéputés et de préparer avec le Parti Vert Européen les prochaines échéances. Une plénière, et d’autres moments de débat, avec la participation des principaux acteurs du rassemblement, seront consacrés à l’avenir de l’écologie politique en France et en Europe.

3 – de charger le comité d’animation et de pilotage du Rassemblement en lien avec le CE de préparer les rendez-vous en mettant sur pied des groupes de travail nationaux associant des acteurs de la campagne, des militants verts et des citoyens engagés dans la mouvance de l’écologie politique : faire de Copenhague le Seattle du Climat ; préparer à la base le Bruxelles de l’emploi, organiser la lutte contre les paradis fiscaux.

4 – d’ouvrir sans tabous en lien avec les partenaires du rassemblement le chantier de l’écologie politique du XXIème siècle. De quels outils nouveaux se doter : Fondation, revue, fête annuelle, liens avec les différents secteurs sociaux, rôle de la Fédération des Elus, contrats de partenariats avec les associations… Les Journées d’Eté de Nîmes seront l’occasion de lancer les travaux. Ce chantier se traduira par une première étape en décembre : le Forum national des 6 h de l’écologie politique

5 – de tenir à l’automne des conventions régionales du rassemblement précédé d’une convention nationale, ouvertes aux acteurs sociaux et chargées de proposer un projet de conversion écologique des territoires et d’organiser la campagne régionale et autonome de listes de rassemblement des écologistes en lien avec les CAR. Cette campagne sera une campagne nationale s’inspirant de la campagne des élections européennes avec des meetings nationaux dans chaque région, une communication nationale et un projet d’écorégion décliné pour chaque liste.

6 – Tout en restant disponibles pour les échanges sur le fond avec leurs partenaires de gauche, les Verts dans cette période ont pour tâche prioritaire de construire l’union des écologistes, de construire ce pôle autonome. Cette construction politique va de pair avec notre stratégie d’alliance visant à créer une majorité de transformation sociale et écologique pour battre la droite en 2012.

7 – de faire au prochain CNIR un bilan sur la tenue de cette feuille de route en présence de nos partenaires du rassemblement

adoptée à l’unanimité

Le cancer chez les animaux : preuve de l’origine artificielle du cancer ?

Source : http://www.cwhn.ca/network-reseau/10-1f/10-1pg9.html

Des taux de cancer alarmants chez les animaux de compagnie et la faune offrent des indices quant au cancer chez les humains
Des études démontrent que la présence de contaminants chimiques peut nuire au fonctionnement de la thyroïde, causer le cancer du sein en plus d’altérer le sang placentaire et nuire au développement du fœtus

 

 

En mai 2007, la revue de la American Cancer Society’s [Sociécé américaine du cancer], Cancer, a publié une base de données contenant une liste de 216 produits chimiques, identifiés par les chercheurs comme des déclencheurs de cancer mammaire chez les animaux. Or, plusieurs de ces substances sont présentes dans les produits de consommation, les contaminants alimentaires, les polluants atmosphériques et dans nos milieux de travail.

Jusqu’à récemment, on croyait que nos choix de vie et nos choix alimentaires étaient les principaux facteurs causals du cancer. À cela pouvait s’ajouter aussi un peu de malchance héréditaire. Mais cette maladie ne touche pas uniquement les humains. Il existe maintenant des preuves à l’effet qu’elle existe aussi dans le monde animal, et cette donnée, ainsi que de nombreuses autres, changent énormément la vision du public quant aux causes du cancer.

Les bélugas vivent dans les eaux nordiques de la planète depuis des millions d’années, s’alimentant de pieuvres, de crabes et de poissons. Toutefois, dans l’estuaire du Saint-Laurent, certaines de ces baleines souffrent aussi du cancer. Pourtant, elles ne boivent pas, ne fument pas, ne mangent pas de malbouffe ou ne s’étendent pas en plein jour sous les rayons du soleil. Jusqu’à dernièrement, quand on a nettoyé un peu les eaux polluées qui provoquaient chez elles des cancers, les taux de mortalité liée au cancer (une baleine sur quatre) égalaient ceux relevés chez les humains du pays. Cette espèce éprouve également d’importants problèmes de reproduction – tout comme les humains.

Par contre, les scientifiques n’ont trouvé aucune trace de cancer chez les bélugas qui circulent dans les eaux ouvertes de l’Arctique. Alors que se passe-t-il? Les autopsies effectuées sur l’espèce ont révélé la présence d’importants taux d’hydrocarbure aromatique polycyclique, un élément cancérogène qui provenait très probablement d’une aluminerie située en amont.

Les baleines ne sont pas les seules espèces touchées. À Washington DC, à quatre pâtés de la Maison-Blanche, le Registry of Tumors in Lower Animals [Bureau de recensement des tumeurs chez les animaux inférieurs] contient près de 4 000 cas de cancer chez les poissons, amphibiens, reptiles et invertébrés recensés par le Smithsonian Institute et le National Cancer Institute.

Des flambées de cancer du foie ont été repérées chez seize espèces de poissons, sur vingt-cinq sites pollués, des milieux d’eau douce et aussi d’eau salée. Les mêmes tumeurs ont été identifiées chez les poissons de fond, dans des régions industrialisées et urbanisées situées le long des côtes atlantiques et pacifiques du Canada. Dans les eaux canadiennes non polluées, le cancer chez les poissons  est à peu près inexistant.

De plus, des preuves troublantes confirment que le cancer est également présent chez les chiens. Une étude réalisée en 1989 auprès de plus de 8 000 chiens révélait un lien entre le cancer de la vessie canin et le fait que ces animaux vivaient dans des pays industrialisés. La distribution de ce type de cancer était la même que celle recensée chez les humains.

En 1995, l’incidence de cancer de la vessie chez les chiens examinés dans les écoles vétérinaires nord américaines était six fois supérieure à celle identifiée en 1975. Les terriers écossais, les bergers shetland, les fox-terriers à poils durs et les westhighland-terriers affichaient tous un taux de risque plus élevé, comparativement aux races mêlées, ce qui suggérait une prédisposition génétique au cancer chez les terriers, sans toutefois expliquer la raison de cette augmentation.

En interviewant les propriétaires de terriers écossais atteints du cancer de la vessie, les chercheurs ont constaté que les chiens dont les propriétaires avaient arrosé leur pelouse d’herbicides à base d’acide phénoxy étaient quatre à sept fois plus à risque de développer un cancer que les chiens qui n’avaient pas été exposés à ce produit. L’acide phénoxy est un ingrédient actif utilisé dans la fabrication de 2, 4-D, un herbicide très utilisé et lié à divers cancers.

Les études sur le « cancer chez les chiens » révèlent la nature multifactorielle de cette maladie. Le cancer de la vessie chez ces animaux est lié à l’utilisation de produits insecticides pour éliminer les puces et les tiques, mais aussi à l’obésité de l’animal et à la présence d’une autre source de pesticides. Une alimentation préventive est également un facteur important. Dans les études sur les terriers, les chercheurs ont constaté que le risque de cancer diminuait de 90 % chez les terriers écossais qui mangeaient des légumes-feuilles trois fois par semaine.

Le cancer est très rare chez les oiseaux. Par contre, depuis quelques années, des cas de cancer ont été relevés chez les goélands argentés vivant dans les eaux polluées des Grands Lacs, une situation qui démontre la présence du même modèle carcinogenèse multi-phases identifié chez les humains. Les recherches démontrent clairement que les eaux contiennent des produits chimiques polluants identifiés comme des substances cancérogènes.

Jusqu’où devons-nous aller pour investiguer les causes et les effets? La même courbe d’incidence de cancer est présente chez la population de lions de mer des eaux côtières de la Californie, où des polluants organiques persistants ont été jetés dans les eaux dans les années 60 et 70. Un lion de mer sur cinq est atteint de cancer des voies urinaires ou génitales. On retrouve dans leurs graisses des produits chimiques toxiques provenant d’anchois, de calmars, de saumons et de moules dont ils s’alimentent.

Nous, les humains, sommes exposés à la même charge corporelle de contaminants toxiques qui génère des cancers chez les animaux et les poissons. Comment pouvons-nous penser être immunisés aux effets de ces substances ou que nos cancers sont causés par des choix de vie?

Le DDT illustre bien ces propos. Pendant des années, les gens qui se doutaient de l’existence d’un lien entre le DDT et le cancer du sein n’étaient pas pris au sérieux parce qu’aucune étude prouvant leur thèse n’avait été publiée. Toutefois, les auteurs d’une étude récente, publiée dans la revue Environmental Health Perspective, ont cherché des preuves de contamination au DDT en ciblant les années critiques de l’enfance et la première phase de la puberté. Ils ont trouvé des preuves tangibles à l’effet que les filles exposées à des taux élevés de DDT avant l’âge de 14 ans étaient cinq fois plus à risque de développer un cancer mammaire que celles qui ne l’étaient pas. Ils ont également constaté que les participantes qui étaient en plus bas âges au moment de l’exposition affichaient le plus haut taux de risque.

Une autre étude récente, réalisée cette fois-ci en Espagne, a décelé les mêmes taux de PBDE, un produit chimique ignifuge, dans le sang placentaire des nouveaux-nés que ceux relevés dans le sang de travailleurs du recyclage électronique. Or, les études sur les animaux ont identifié les PBDE comme des substances qui dérèglent la thyroïde et inhibent le développement. Il y a donc peut-être un lien avec le cancer et le doute persistera, à moins de mener des études qui examineront l’impact des produits chimiques comme les PBDE lorsqu’il y a exposition à l’étape fœtale ou pendant la première phase de la puberté. En effet, pendant ces étapes, les messages hormonaux circulent rapidement et peuvent facilement être sabotés par la présence d’une substance chimique indésirable. En l’absence d’une telle étude, le danger persistera.

Tout cela est d’autant plus inquiétant à la lumière de la récente analyse menée par l’Alliance canadienne pour la recherche sur le cancer. L’organisme s’est penché sur la répartition des 500 millions $ que le Canada consacre à la recherche sur le cancer. Il a constaté que seulement 2 % des fonds vont à la prévention, comparativement aux 22 % consacrés à l’amélioration des traitements et aux 56 % acheminés à la recherche scientifique qui étudie la biologie du cancer pour trouver un remède.

Imaginez ce que nous pourrions faire si non seulement 2 % mais 20 % de ces fonds (100 millions $ par année) étaient consacrés à la recherche préventive, avec pour objectif de cerner les multiples effets des produits chimiques polluants pouvant entraîner le cancer et d’élaborer un programme axé sur des solutions de rechange et l’élimination des causes.

Si nous pensons que le taux de cancer ira en diminuant, nous nous leurrons, à moins que le Canada ne s’engage rapidement et vigoureusement à éliminer les polluants de nos eaux, notre air, notre nourriture, et aussi de nos médicaments, cosmétiques et produits de nettoyage.

Poursuivre la recherche pour une cure pharmacologique? Pourquoi pas. Mais il faut aussi observer ce qui se passe chez les animaux et les poissons et poser de toute urgence des gestes pour prévenir le cancer – tant chez les populations animales qu’humaines – en éliminant les substances cancérogènes identifiées comme des éléments déclencheurs.

 

Guy Dauncey signe avec Liz Armstrong et Anne Wordsworth le livre Cancer: 101 Solutions to a Preventable Epidemic (New Society Publishers, 2007), disponible sur le site www.earthfuture.com/cancer. Il est également coprésident de l’organisation Prevent Cancer Now, www.preventcancernow.ca

Michael Gilbertson a travaillé conjointement avec le gouvernement fédéral du Canada pour exercer une surveillance en matière de produits toxiques et réglementer ces substances. Il a œuvré à cette mission pendant 34 ans, dont 16 années à la Commission mixte internationale, et participe à Cancer 2020: Cancer and the Environment Stakeholder Group [Groupe d’intervention en matière de cancer et d’environnement], d’Action cancer Ontario.

Montreuil : Verts contre Rouges

 

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Source : Libération

Maire de Montreuil depuis un an ? Dominique Voynet «domine» la situation, assure-t-elle. «Enfin, dominer ce n’est pas le mot, disons qu’on a trouvé nos marques», corrige la sénatrice. A la tête de cette ville de Seine-Saint-Denis de plus de 100 000 habitants, l’ex-candidate des Verts à la présidentielle vient à peine de «lever le nez du guidon».

C’était il y a un an, «à certains moments j’ai l’impression que c’était hier, à d’autres que je suis restée vissée à mon bureau». A la tête d’une liste rassemblant des Verts, des socialistes dissidents et des acteurs de la société civile, Voynet avait créé la surprise aux municipales en expulsant de son fief Jean-Pierre Brard (apparenté PCF), après vingt-quatre ans de règne et avec plus de 54 % des voix. Et ce, sans le soutien des états-majors du PS et du PCF et même des Verts, avec qui Voynet entretient des relations difficiles.

Pendant la campagne la candidate avait comparé Montreuil, ville communiste depuis soixante-dix-sept ans, à la Roumanie sous Ceausescu. Mais aujourd’hui, quid de la pérestroïka promise ? Pour Voynet, 50 ans, ce n’est pas le moindre des paradoxes de cette première année. En maire de Montreuil, «Dominique la batailleuse», selon ses proches, «l’emmerdeuse», d’après les mêmes, apprend à faire la paix.

Bras de fer. «Montreuil était en guerre avec le monde entier. Brard faisait la leçon à nos voisins. Il a fallu les convaincre qu’on aurait un comportement normal et amical avec eux», explique la maire. Jeudi, une nouvelle communauté d’agglomération va être annoncée. «De Montreuil à Bobigny en passant par Pantin, c’est la plus grosse agglo d’Ile-de-France avec plus de 450 000 habitants. C’est la grande victoire de Dominique», se réjouit Jacques Archimbaud, son directeur de cabinet, fidèle d’entre les fidèles.

Dans cette ville endettée et touchée par la crise, cette structure devrait permettre de cofinancer une piscine et une médiathèque dans le haut-Montreuil populaire. Et réduire la fracture avec le bas-Montreuil, ses bobos et ses bureaux. «Avant, ici, c’était Fort Alamo,Après dix ans de guerre totale, une pacification s’est faite entre la mairie et la population.» En revanche, entre la sénatrice-maire et le député Brard, le bras de fer persiste (1). raconte René, un militant du NPA, le parti d’Olivier Besancenot.

Vendredi 27 mars. Pour leur premier anniversaire, «Dominique» et sa majorité de 41 élus reçoivent dans la salle des fêtes. Sur invitation. Les 400 Montreuillois présents, pour la plupart responsables d’associations et d’organismes publics, ont été triés sur le volet. «On voulait des échanges constructifs, éviter que trois brardistes casse-couilles viennent mettre le boxon», raconte un proche de Voynet. Au micro, cette dernière se montre pugnace. «Un peu cassante. Mais en même temps pour diriger, il ne faut pas être mièvre», juge un habitant. «Elle est franche et directe», estime une autre. En tout cas pas démago quand elle explique que seuls les trottoirs de la rue Allende soulevés par les racines d’arbres seront refaits, pas l’ensemble de la voirie. Le choix de ne pas augmenter les impôts locaux oblige à faire des sacrifices.

Cris d’orfraie. L’ombre de Brard et de ses réseaux, pourtant atrophiés par la défaite, plane encore dans la salle. A plusieurs reprises, Voynet exhorte son auditoire à ne pas «accorder trop d’attention aux cris d’orfraie qui accompagnent chacun de nos mouvements». A surtout ne pas se laisser freiner par «les ragots et les rumeurs débiles» distillées depuis un an par «ceux qui estiment que nous avons usurpé le pouvoir».  

Sous la municipalité précédente, les enfants de chômeurs étaient privés de cantine. A la rentrée, 900 élèves ont été pris en charge par la ville. Pour les intégrer, la question de la rotation des repas s’est posée. «J’ai évoqué les écoliers allemands qui mangent un Brötchen [pain bagnat, ndlr] et des fruits à midi. Et tout de suite, j’ai eu un tract : « Elle va mettre des distributeurs de sandwichs dans les écoles » !» La maire sait que s’obséder avec son prédécesseur, c’est continuer à le faire exister. Et qu’elle ferait mieux de s’adresser aux Montreuillois. Mais elle a du mal à retenir ses coups. Son prédécesseur, il est vrai, la marque constamment à la culotte.

«Immobilisme». «M. Brard est toujours extrêmement présent dans sa circonscription qui se trouve être sa ville. Il est là le 19 mars, le 8 mai, le 11 novembre, pour toutes les manifestations publiques et patriotiques», précise Frédéric Molossi élu (PS) de la minorité. Après avoir taxé la majorité municipale «d’amateurisme», la minorité stigmatise désormais son «immobilisme».«La ville reste endormie», se désole un élu communiste. Beaucoup de lettres de sollicitation et de coups de fil des Montreuillois restent sans réponse. «Il y a un problème de gouvernance, ils ne maîtrisent pas encore bien les services. Des gens leur savonnent encore la planche. Ce qui me surprend le plus c’est qu’ils ne fassent pas plus de nettoyage», s’étonne une responsable associative. Résultat : «La population se plaint de n’être au courant de rien. Ils doivent faire des trucs très bien, mais comme rien n’est encore visible, on a l’impression qu’il ne se passe pas grand-chose», ajoute cette habitante. «On est passé du monologue au dialogue, mais les actes se font attendre», s’impatiente Ismaël, un responsable d’association.

«On a semé, ça n’a pas encore levé», admet Archimbaud. Mais Houria, une militante associative, ne voit pas les choses d’un même œil : «La rupture politique, on l’a sentie. Sur les Roms, le syndicat des eaux, les sans-papiers, je suis presque fière d’habiter ici.» Voilà qui devrait conforter la sénatrice-maire.

(1) Jean-Pierre Brard a refusé de répondre aux questions de Libération.

par Matthieu Ecoiffier

Substances toxiques… dans nos veines

Source : Le Canard Enchaîné

Au printemps 2004, l’ONG écolo WWF voulait attirer l’attention sur toutes les cochonneries chimiques qu’à notre insu nous absorbons. L’opération Détox consistait à demander à 39 députés européens de se laisser prélever quelques gouttes de sang au creux du bras. Bilan : une moyenne de 41 produits chimiques par député.

Petits bouts de télévision (retardateurs de flammes bromés), parcelles de poêle antiadhésive (PFOA), miettes de tongs (phtalates) ou débris des cinq fruits et légumes par jour (pesticides) : on trouve de tout, chez les élus. Les retardateurs de flammes perturbent le développement du cerveau. Le PFOA est classé cancérigène probable aux Etats-Unis. Les phtalates sont toxiques pour la reproduction. Les pesticides sont soupçonnés des méfaits les plus divers [NDLR : Avec les additifs alimentaires...] allant du cancer à une baisse de la fertilité. Et puis il y a toutes ces autres molécules dont on ne sait presque rien. 

  Pour 99% des 100 000 substances chimiques mises sur le marché depuis un siècle, les données de toxicité sont « rudimentaires » – ce qui est embêtant. [NDLR : Ce qui signifie qu'on connait à peu près que dalle sur 99% des trucs chimiques qu'on nous fait bouffer ou dont on nous environne...]

  Quatre ans après l’opération Détox, on commence tout juste à rectifier le tir. La réglementation européenne sur les produits chimiques (Reach) est en place depuis juin 2008. L’enjeu : rattraper ces décennies d’incurie et contraindre les industriels à répertorier et à tester leurs substances. Mais le processus s’échelonne jusqu’en 2018. En attendant, personne n’a la moindre idée du nombre de polluants que contiennent les Français.

  Pour en avoir le coeur net, on peut éventuellement demander un prélèvement sanguin à son médecin. Un taux de plomb ? facile. Prévoir une quinzaine d’euros. Sinon, autant se lever de bonne heure pour dégotter un laboratoire capable de mesurer les taux de polluants ordinairement très faibles. En France, la toxicologie est un secteur tellement désolé que les organismes de recherche publics doivent envoyer certains de leurs échantillons à l’étranger : les dosages de pesticides et de phtalates en Allemagne, ceux de mercure au Canada.

  Sans compter que les analyses, qui se font par familles de produits, coûtent un oeil. Prenons les PCB, dont sont truffés les poissons du Rhône et de la Seine. Comme ils sont 209, on mesure en moyenne 7 PCB indicateurs, plus les 12 PCB de type dioxine les plus indicatifs. 200 Euros le lot. Tant qu’on y est, prenez aussi les dioxines : elles ont le même genre d’effets. Entre 100 et 200 Euros. Ah… la Sécu ne rembourse que le plomb. Pas grave ! Personne ne sait vraiment à partir de quelle dose ces polluants peuvent poser problème…

  Et si les pouvoirs publics se préoccupaient de la composition réelle de notre sang, tout bonnement ? En Europe, plusieurs pays, y compris la petite République tchèque, possèdent des programmes de « biosurveillance ». Les Allemands, par exemple, ont ainsi pu constater que les trois quarts de leurs enfants avaient des taux de phtalate bien supérieurs aux seuils nocifs. Et on ne parle même pas des Etats-Unis, qui cherchent dans leur population la présence de pas moins de 148 polluants.

  La France, elle, est à la ramasse. Alors, quand le ministère de la Santé accueille, début novembre et en grande pompe, un colloque sur la biosurveillance, forcément, ça ricane un peu dans les travées. Singulièrement insensible à la problématique, la France n’a jamais été fichue de mettre en place une enquête de grande ampleur.

  Mais le flegme et la paperasse n’ont pas réussi à dissoudre toutes les bonnes volontés. De hardis chercheurs spécialisés dans divers domaines planchent depuis des années pour mettre en place l’une des plus importantes enquêtes au monde. L’Etude Longitudinale Française depuis l’Enfance (ELFE) a pour ambition de suivre 20 000 nouveaux-nés jusqu’à l’âge adulte. Des prélèvements devraient être faits chaque année, en commençant par le sang du cordon ombilical. Une occasion exceptionnelle de faire le lien entre l’exposition à des polluants environnementaux et l’apparition des maladies. Avec, notamment, cette question en arrière-fond : Dis, papa, comment on fait les cancers ?

  Cela vaut bien 26 millions d’euros pour les six premières années d’étude. Les ministères ont assuré le financement pour 2009; mais font mine de ne pas comprendre que l’étude ne peut pas démarrer s’il s’agit de mendier les crédits d’une année sur l’autre. Les 60 équipes de recherche sont suspendues à ces tergiversations bureaucratiques. [NDLR : Et un paquet d'industriels sans scrupules se frottent les mains]

Des algues pour recycler le CO2 !

  En me promenant parmi les « bonnes pratiques » du forum mondial de l’économie responsable (http://www.worldforum-lille.org) – en gros, un rassemblement d’industriels qui ont mis au point des combines socio-écolo afin de conquérir des marchés, et d’écouler leurs stocks,en se donnant bonne conscience et bonne image pour leur entreprise – je suis tombé sur cette puatin d’innovation technologique prometteuse :

  Des filtres en algue, récupérant entre 50% et 80% des émissions de CO2 (entre autres), et les transformant en biocarburant ! Intéressant, non ? Je te livre ici, ami lecteur, le détail de ce programme (à noter qu’il a déjà une quarantaine de concurrents à travers le monde !) :

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   Huile carburant à partir des algues: gros développement industriel aux Etats-Unis. par David Lefebvre, journaliste dans le groupe de presse de la France-Agricole.

La presse nationale vient de se faire l’écho des projets de recherche en France d’élaboration d’huile carburant à partir d’algues qui recyclent les déchets carbonés comme le CO2. Mais des pays comme les Etats-Unis en sont déjà au stade du développement industriel.

Alors qu’en France, la recherche commence à s’intéresser à la fabrication d’huile carburant à partir des algues, Israël et les Etats-Unis en sont déjà au stade du développement industriel de ce procédé.
Toutes les surfaces agricoles françaises ne suffiraient pas à produire suffisamment d’huile carburant pour subvenir aux besoins du pays. Il faudrait par exemple cultiver 118 % de la SAU en colza pour remplacer les carburants, estiment certains spécialistes de la question, car le colza ne produit grosso modo que 1 000 litres d’huile par hectares.

Depuis les années 50, l’université du Massachusetts Institute of Technology travaille sur la question. Et depuis 2004, elle a incubé Greenfuel, une société qui propose des bioréacteurs dans lesquels la solution d’algues peut contenir jusqu’à 80 % de son poids en huile, laquelle sert ensuite de carburant après un raffinage. Placée en milieu nutritif carencé, l’algue se met à produire des triglycérides (base de l’huile) plutôt que des sucres. Le gaz carbonique constitue la principale source nutritive. Selon les industriels de Greenfuel, un hectare d’algues pourrait produire de 30 à 120 fois plus d’huile qu’un hectare de colza ou de tournesol.

 

1 300 m2 de panneaux

Un projet de 1 300 m2 de panneaux d’algues est en cours de construction. Et un capital de 18 millions de dollars a été constitué pour lancer l’entreprise. Seules contraintes, il faut une source importante de CO2 (un comble…) comme des fumées d’usine, du soleil et de l’eau qui peut être de l’eau de mer.

Les bioréacteurs inventés par Isaac Berzin, chercheur pour Greenfuel, sont constitués de tubes transparents qui contiennent les algues dans lesquels on fait barboter du gaz carbonique ou tout autre déchet de carbones, comme par exemple des fumées de centrales thermiques à charbon ou à gaz.

 

Valoriser les fumées d’usine

Sa technique permet, par temps ensoleillé, de recycler jusqu’à 82 % du CO2 contenu dans les fumées des centrales. Par temps nuageux, le rendement de recyclage tombe à 50 %. Mais la technique de Berzin permet également de recycler 86 % des NOx (oxydes d’azote par ailleurs très impactants sur l’effet de serre). Les algues ont une capacité de croissance rapide, ce qui explique le potentiel de production en huile démultiplié par rapport aux cultures oléagineuses.

 

Greenfuel et Algatech

D’ores et déjà, de nombreux pays font appel à la technologie Greenfuel. La compagnie sud-africaine De Beers Fuel Limited of South Africa vient de commander à Greenfuel 90 réacteurs de conversion du CO2 en biogazole. En Allemagne, le groupe électricien E-On travaille également à un projet de récupération du CO2 des centrales thermiques de la Rhur. Mais Greenhouse Gas Mitigation, le projet en question, n’en est encore qu’au stade de la recherche. Signalons également l’avancée technologique des Israéliens dans les fermes productrices d’algues, avec la société Algatech, installée dans le désert du Neguev.

En France, Shamash, le projet de recherche sur les algues à carburant associe huit équipes et entreprises françaises pour un budget total de 2,8 millions d’euros.

 

25 % du carburant des transports américains

Les panneaux d’algues vont-ils faire partie de notre paysage bientôt ? Et annoncent-ils déjà la fin du biodiésel agricole produit avec du tournesol, du soja ou du colza ? Selon des chercheurs de Greenfuel, il faudrait dans l’état actuel des avancées techniques 20 000 km2 de panneaux pour satisfaire la consommation américaine de carburant. Une surface donc considérable qui laisse à penser que les biocarburants ont encore de beaux jours devant eux. Mais, ils estiment objectivement que 25 % du carburant utilisé dans les transports pourraient être remplacés par l’huile d’algue. S’agissant des coûts de production, les Américains annoncent une rentabilité à partir d’un prix du baril de 19 à 57 dollars. Des panneaux solaires d’algue individuels sont aussi à l’étude pour les agriculteurs.

 

Préparer la motorisation

En France, le développement de l’huile végétale carburant doit faire face à de nombreuses oppositions d’ordre fiscale et réglementaire voulues par le législateur en dépit des aspirations des agriculteurs. Et les avancées techniques en matière de motorisation à l’huile émanent de l’Allemagne avec des sociétés comme ATG ou Ferrotherm. L’accès pour les agriculteurs au marché de l’huile végétale carburant aurait permis de préparer les technologies de motorisation à l’huile. Si l’huile d’algue venait à remplacer un quart des carburants fossiles, comme il est prévu aux Etats-Unis, la France accuserait un retard technologique très conséquent.

La grande barrière de corail à son plus bas niveau depuis 4 siècles

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Source : Reuters

Le développement des coraux sur la Grande barrière de corail australienne est tombé en moins de vingt ans à son niveau le plus bas depuis quatre siècles, ce qui constitue un signe inquiétant pour l’ensemble des océans.

La Grande barrière de corail australienne est le plus grand ensemble corallien du monde. A l’instar d’autres récifs comparables, elle est sous la menace du changement climatique et de la pollution. Son développement est tombé en moins de vingt ans à son niveau le plus bas depuis quatre siècles. Le phénomène risque d’affecter divers écosystèmes marins tributaires des récifs coralliens et pourrait annoncer des évolutions analogues chez d’autres organismes apparentés à travers le monde, si l’on en croit Glen De’ath et ses collègues de l’Institut australien de recherches marines.

Les récifs de corail, formations sous-marines fragiles, sont des milieux de croissance et d’abri pour de nombreux poissons et autres représentants de la faune comme de la flore des océans. Ils protègent aussi les littoraux, fournissent de quoi subsister à des millions de personnes, attirent les touristes et recèlent des remèdes pour différentes maladies.

 

NDLR : Il faut lire dans ce communiqué que la grande barrière de corail, composée de polypes qui épaississent peu à peu sa structure – couvrant la superficie approximative de l’Allemagne, pour en donner une référence – est retombée au niveau qu’elle occupait il y a quatre siècles.

Le réchauffement des eaux fait blanchir le corail à long terme, puis provoque sa mort (l’algue avec lequel il vit en symbiose se séparant de lui). L’augmentation de la chaleur provoque également des attaques massives d’étoiles de mer. Quant à la pêche et au tourisme, ils sont à présent interdits sur un tiers de sa surface – contre 4% auparavant.

En définitive, c’est donc le réchauffement des eaux, qui provoque la plus grande part de la destruction du corail australien.

350 000 tonnes de munitions chimiques déversées dans la Mer Baltique

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Aaaaah… La libération de l’Europe, la paix après la seconde guerre mondiale (une fois les japonais lattés), les Alliés triomphant de l’Axe, le Bien écrasant le Mal… Bien sûr, cela n’allait pas empêcher la France de faire exécuter des milliers de personnes à SETIF, ni de reprendre le sale boulot en Indochine. Même chose pour les autres gentils, d’ailleurs.

Pourtant, dans ce joli bouillon de trucs normaux et autres massacres, ami lecteur, il me semble qu’un léger détail échappât à l’histoire officielle. Un tout petit machin de 350 000 tonnes, de gaz sarin et autres joyeux produits mortels, piqués aux nazis qui n’avaient pas eu le temps de s’en servir… et dont, nous dit-on, les Alliés étaient bien en peine de savoir quoi faire.

Alors, un peu moins officiellement, il fut décidé de balancer tout ça dans la Mer Baltique, à 1000 mètres de profondeur au moins. Mais, encore plus officieusement, les bateaux chargés de dégager ces centaines de milliers de tonnes de matos chimique mortel, pour économiser du fric, l’ont plutôt lourdé pas trop loin des côtes, à une quinzaine de mètres de fond environ.

Et pour être bien sûr que tout cela serait légal, les Alliés convinrent qu’on ne devrait plus en reparler avant une cinquantaine d’années; et même, décidèrent les USA lorsque ce délai se rapprochât (satané temps qui s’acharne à s’écouler !), pendant deux bonnes décennies de plus.

Sur ces entrefaites, l’histoire commença tout de même, un peu plus de soixante années après ce forfait environnemental, à faire (précisément) surface. Le creusement d’un gazoduc n’y étant pas pour rien, non plus… et voici votre serviteur, épluchant les rapports des commissions de l’Assemblée, et tombant sur ce petit bijou de surréalisme. En l’occurence, une référence de la commission mixte m’a conduit à étudier ce document émanant du Conseil de l’Europe (un gros machin pas très connu qui sera abordé plus en détail entre ces pages prochainement).

Nan mais, c’est juste pour vous montrer comment ça marche, la démocratie, en matière environnementale :

 

Résolution 1612 (2008)

1. Les Alliés (les Etats-Unis d’Amérique, le Royaume-Uni, la France et l’Union des républiques socialistes soviétiques (URSS)) ont hérité des munitions chimiques qui n’ont pas été utilisées par l’Allemagne durant la seconde guerre mondiale. Ces stocks représentaient en tout environ 300 000 tonnes, dont à peu près 65 000 tonnes de substances toxiques à usage militaire: 39 % d’ypérite (gaz moutarde), 18 % de tabun (un agent neurotoxique), 11 % de gaz lacrymogène et 9 % de phosgène (un gaz suffocant). Ils contenaient 14 types d’agents chimiques toxiques.

2. Lors de la Conférence de Potsdam (1945), les Alliés ont décidé de transporter ces munitions chimiques dans l’océan Atlantique pour les déverser dans des sites profonds. La tâche a été répartie entre les Alliés en fonction de leurs capacités. Le Royaume-Uni a reçu environ 65 000 tonnes, l’URSS environ 35 000 tonnes, le reste revenant aux Etats-Unis.

3. La clause de l’accord qui prévoyait que les munitions chimiques seraient transportées par bateau dans l’océan Atlantique et déversées à des profondeurs supérieures à 1 000 mètres n’a pas été respectée. On sait maintenant qu’elles ont été déversées en mer du Nord et en mer Baltique, à des profondeurs n’excédant parfois pas quelques dizaines de mètres.

4. Les Alliés sont convenus de classer secrètes les informations à ce sujet et ont décidé qu’elles ne pourraient être rendues publiques avant cinquante ans. En 1997, les ministères de la Défense du Royaume-Uni et des Etats-Unis ont prolongé de vingt ans le secret recouvrant l’information relative aux opérations menées en 1946 et 1947. Il est regrettable qu’actuellement le droit international n’oblige pas les Etats à fournir des indications détaillées sur la localisation des munitions chimiques déversées.

5. Il est, par conséquent, extrêmement difficile de déterminer quel est aujourd’hui l’état de ces munitions chimiques ainsi que les risques qu’elles constituent pour l’environnement marin.

6. L’Assemblée parlementaire rappelle dans ce contexte sa Recommandation 1571 (2002) sur la prévention des risques écologiques par la destruction des armes chimiques et sa Résolution 1295 (2002) sur l’état de l’environnement de la mer Baltique, ces deux textes mentionnant entre autres les munitions chimiques déversées en mer Baltique après la seconde guerre mondiale.

7. Elle rappelle aussi la recommandation de l’Assemblée baltique sur l’observation des munitions chimiques déversées dans la mer Baltique (2003) et sa résolution sur les dangers liés à la construction du gazoduc dans la mer Baltique (2005), ainsi que les appels de la Conférence parlementaire de la mer Baltique, lancés dans le cadre des résolutions adoptées à Reykjavík en 2006 et à Berlin en 2007, à une évaluation transparente et en concordance avec les obligations internationales de la faisabilité du gazoduc, et à la réalisation des études d’évaluation de l’impact environnemental du projet.

8. La contribution la plus importante à l’étude sur l’état actuel des munitions chimiques déversées a été celle de la Commission pour la protection de l’environnement marin de la zone de la mer Baltique (Commission d’Helsinki, HELCOM). Son rapport publié en 1995 analyse les divers types et quantités de munitions déversées, et précise les zones de déversement, les caractéristiques des munitions déversées et leur état, ainsi que les risques sanitaires et environnementaux qu’elles pourraient entraîner. Il contient aussi des lignes directrices et des recommandations à l’intention des pêcheurs sur la conduite à suivre en cas de découverte accidentelle de munitions chimiques en mer.

9. HELCOM est d’avis qu’il ne faut pas récupérer ces munitions chimiques des fonds marins, mais les laisser là où elles se trouvent. Cet avis est d’ailleurs partagé par la plupart des experts ayant étudié le sujet.

 

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Les Verts continuent comme avant, Duflot réélue, Waechter revient pour les européennes…

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Des Verts rassemblés avec près des trois-quarts des votes. Sur une ligne radicale, écolo et à gauche, derrière le rassemblement pour les Européennes avec Dany Cohn Bendit. Et pour qu’une «majorité alternative à Nicolas Sarkozy l’emporte dans les urnes» en 2012.

Juste avant 13 heures et après une nuit de tractations sur les postes dans la nouvelle direction et de réécriture du texte de synthèse, les 528 délégués de la formation écologiste réunis en Congrès à Lille se sont rassemblés dans une large majorité.

Les quatre motions constituant la nouvelle majorité ont obtenu 70,99% des voix des délégués. La gauche du parti a totalisé 12,57%  de voix et les environnementalistes du tandem Cochet-Baupin 6,44%. A 19h30, Cécile Duflot, très applaudie et très émue a été de facto reconduite dans ses fonctions de secrétaire nationale, à l’âge de 33 ans. «Il fallait franchir le congrès, à nous de nous retrousser les manches et nous engager totalement dans le rassemblement. Pour que toute l’écologie enfin soit en campagne» a lancé Duflot de la tribune.

«La feuille de route est claire, elle réaffirme l’orientation des Verts en faveur de la décroissance “sélective équitable et solidaire”, notre participation active au rassemblement des écologistes (de Bové aux amis de Hulot ndlr). Et sur la volonté de faire en sorte que cette dynamique dépasse les élections européennes et trouve son expression aux régionales (2010) et à la présidentielle de 2012», a commenté la secrétaire nationale.

Cette nouvelle majorité «à quatre» regroupe les mouvementistes autonomistes amis de Cécile Duflot et les écolos «réalos» proche de Dominique Voynet, les environnementalistes autour de Jean-Marc Brûlé et ceux qui, proches de Noël Mamère, avaient lancé l’appel au Rassemblement des écologistes de tout poil.

Au sein des environnementalistes, le tandem Yves Cochet-Denis Baupin qui prône aussi le rassemblement mais comme levier pour une « démolition-reconstruction des Verts » n’a pas rejoint la majorité : «Ils jouent les prophètes de l’apocalypse. Ils veulent casser les Verts et réfléchir après. Nous on veut ouvrir, réformer les Verts, pas les dissoudre», expliquait un proche de Duflot. L’aile gauche du parti –Martine Billard, Françine Bavay, Yves Contassot – est également restée dans la minorité, notamment du fait de leur opposition à la présence du MEI d’Antoine Waechter derrière Cohn-Bendit: «La direction n’a pas voulu intégrer dans le texte de synthèse, le refus que des gens participant à un exécutif avec la droite puissent faire partie du rassemblement aux européennes», expliquait Yves Contassot.

Mathieu Ecoiffier.

Clash sur la question du nucléaire

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  Une analyse intéressante de la désinformation colportée, sur le sujet, par les lobbys du nucléaire… comme par leurs opposants.

  Source : Libération

  http://www.liberation.fr/politiques/0101303203-quand-lauvergeon-entre-en-collision-avec-un-militant-anti-nucleaire

  


Un internaute a attiré l’attention de la rubrique Desintox sur le débat vigoureux qui a opposé le mois dernier sur les ondes de France Inter la patronne d’Areva, Anne Lauvergeon, au porte parole de «Sortir du nucléaire», Stéphane Lhomme. Un débat choc bourré d’amabilités  («vous alignez des contre-vérités», balance Lhomme. «Vos chiffres sont faux», répond Lauvergeon), d’où l’auditeur lambda ressort en ayant l’impression que quelqu’un lui ment… sans savoir qui.

Le premier débat entre les deux interlocuteurs porte sur la part du recyclable dans les déchets de l’industrie nucléaire. Lhomme s’en prend aux affirmations de Lauvergeon : «Elle vient de dire que 96% de ses déchets étaient recyclables, sauf qu’il y en a 0 % qui sont réutilisés. Ce qui fait qu’Areva cherche continuellement de nouvelles réserves d’uranium.» Réponse de Lauvergeon : «Le Mox (combustible à base de plutonium recyclé et d’uranium appauvri, ndlr) est recyclé en continu dans nos centrales.» Et d’appeler Lhomme à venir voir comment fonctionne une centrale avant de parler…

Les faits :

Que 96% du combustible nucléaire soit potentiellement recyclable, c’est vrai. Quand une tonne de combustible irradié entre à La Hague – qui reçoit le combustible irradié des centrales françaises, japonaises ou italiennes – il en ressort 950 kg d’uranium de retraitement, 10 kg de plutonium et «seulement» 40 kg de déchets ultimes. Ces derniers 40 kg, qui concentrent 99% de la radioactivité, sont vitrifiés et destinés, selon la loi de 2006, à être enfouis dans le sous-sol français. Ils représentent donc les 4% de déchets non recyclables du nucléaire, auxquels Lauvergeon oppose les 96% restant. Ces chiffres ne sont pas contestables.

Mais recyclable ne veut pas dire recyclé. Et le combustible effectivement recyclé est loin d’atteindre la totalité de ces 96%. Pour autant, Lhomme caricature à outrance en affirmant que 0% des déchets est réellement recyclé. La vérité est entre les deux.

Revenons à nos matières potentiellement réutilisables.

Les 10 kg de plutonium sortis de la Hague sont destinés à fabriquer un nouveau combustible. Associé à de l’uranium appauvri, ce plutonium devient du Mox, qui alimente effectivement des centrales nucléaires. Vingt-deux des 58 réacteurs de la France brûlent du Mox.

Qu’advient-il des 950 kg d’uranium de retraitement, propriété d’EDF ? Il est réutilisable, à la condition d’être réenrichi (processus qui, pour l’heure, se fait en Russie). Mais la plus grande partie de l’uranium ne prend pas le chemin de la Russie. La grande majorité de l’uranium sorti de la Hague (en 2007, 85 % d’après les propres chiffres d’EDF) est envoyé à Pierrelatte où il est stocké. Il s’agit pour l’électricien d’un «bas de laine» énergétique qu’il se réserve pour des jours meilleurs. Potentiellement recyclable, donc. Mais pas (encore?) recyclé.

Explication : aujourd’hui, l’uranium naturel est si peu cher qu’il n’est pas du tout rentable d’utiliser de l’uranium de retraitement. D’après certaines études, ça le deviendra à partir de 350 dollars les 500 grammes d’uranium naturel.

 

Quant à la petite part d’uranium de retraitement ayant été enrichi, il sert, de retour de Russie, à alimenter seulement deux réacteurs d’EDF, Cruas 3 et 4. En clair, 3,4% du parc nucléaire français utilise de l’uranium de retraitement.

Si l’on additionne les centrales «moxées» et les centrales avec uranium de retraitement, on conclut que 41% du parc nucléaire français utilise, d’une manière ou d’une autre, un combustible «recyclé».

Et si l’on décidait de prendre en 2007 une photographie du processus, on pourrait conclure que quelque 16% du combustible irradié a été effectivement recyclé et réinjecté dans le circuit de production de l’électricité nucléaire (15% de l’uranium de retraitement, sans oublier 1% de plutonium).

 

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L’affaire du chat phosphorescent

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  Après les cochons phosphorescents, des chercheurs viennent de créer le chat génétiquement modifié pour briller dans le noir (avec une lumière dite « noire », utilisant le rayonnement des UV pour faire simple).

  De deux choses l’une… Il parait que c’est fait pour lutter contre la mucoviscidose. Chouette, alors (mais dommage, moi je trouve ça joli, j’aimerais bien en avoir un comme ça… tant que c’est pas radioactif…); Ensuite, il s’agit d’un « coup de pub » d’un labo pour lever des fonds. Ce chat existe, donc, mais c’est surtout pour qu’on parle de ses « créateurs »…

  Mouais. Evidemment, ça me choque un peu, ami lecteur, blague à part, qu’on s’amuse à trafiquer les gènes comme ça… Les hybrides ayant déjà, en général, une durée de vie assez courte. Il paraîtrait, d’après un témoignage, que le chat est bien traité, néanmoins…

  Vous en pensez quoi ?

Une piste pour lutter plus efficacement contre le SIDA ?

Source : AFP

Le virus du sida (VIH) est devenu indétectable chez un patient leucémique et séropositif après une greffe de moelle osseuse sophistiquée, un « cas intéressant » mais « isolé » qui ne doit pas éveiller de faux espoirs, a expliqué mercredi l’hôpital berlinois de la Charité.

« C’est un cas intéressant pour la recherche », a indiqué dans un communiqué le professeur Rodolf Tauber. « Néanmoins, celui qui promettrait des espoirs de guérison aux millions de personnes contaminées par le VIH ne serait pas sérieux », a-t-il ajouté, évoquant un « cas isolé ».

Séropositif depuis dix ans, le patient, un Américain de 42 ans qui vit à Berlin, a dû subir une greffe de moelle osseuse pour traiter une leucémie qui s’est déclarée chez lui il y a trois ans.

Or, parmi les donneurs potentiels présentant une moelle compatible avec la sienne, se trouvait une personne porteuse d’une mutation génétique déjà connue des scientifiques, mais inexpliquée à ce jour: cette particularité, une mutation du récepteur CCR5 du virus, est présente chez 1 à 3% de la population européenne et semble conférer aux individus porteurs une immunité de facto face au VIH.

L’équipe de l’hématologue berlinois Eckhard Thiel, qui a pris en charge le patient, a choisi ce donneur particulier « dans l’espoir que, après la greffe de sa moelle osseuse, l’infection au VIH du malade disparaîtrait elle aussi ».

Le patient, sous traitement antirétroviral depuis des années et n’avait jamais développé le sida, a arrêté son traitement au moment de la greffe, afin d’éviter que les antiviraux n’entraînent son rejet.

« Normalement, l’arrêt des médicaments (antirétroviraux) entraîne en quelques semaines le développement du sida. Jusqu’à aujourd’hui, plus de 20 mois après la greffe réussie, le VIH est indétectable chez ce patient », a résumé mercredi l’équipe du Pr Thiel.

Ce cas, évoqué la semaine dernière par le quotidien américain Wall Street Journal et qui a fait les gros titres mercredi du journal populaire allemand Bild, n’a pas encore fait l’objet d’une publication scientifique. Il ne doit pas éveiller de « faux espoirs », a tenu à préciser le Dr Gero Hütter, un membre de l’équipe berlinoise, lors d’une conférence de presse mercredi.

« Ce procédé n’est pas adapté au traitement de patients porteurs du VIH, ni aujourd’hui ni dans un avenir proche », a-t-il martelé, soulignant que le traitement du VIH n’avait été dans ce dossier qu’un « effet secondaire » de la thérapie destinée à soigner une leucémie.

« Ce cas particulier montre cependant le rôle-clef joué par le gène CCR-5 dans la transmission du HIV et le développement de la maladie », a ajouté le Pr Thiel.

Allemagne : violents affrontements autour d’un convoi de déchets radioactifs

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Les bagarres autour de barrages sur la voie ferrée entre Lunebourg et Dannenberg (nord) ont fait « plusieurs blessés » des deux côtés, a indiqué la police, sans autre précision sur le nombre des victimes ou l’importance des blessures.

Les policiers, équipés de matraques, avaient écarté dans la matinée plusieurs centaines de manifestants qui tentaient de bloquer la liaison ferroviaire Lüneburg-Dannenberg, un trajet d’une cinquantaine de kilomètres que devait emprunter le convoi pour rejoindre le centre de stockage de Gorleben.

Certains protestataires avaient érigé sur les voies des barricades, puis les avaient incendiées. Les policiers les ont éteintes à l’aide d’extincteurs. Des rails endommagés ont dû être changés.

Dimanche en fin de journée, au moins 200 militants antinucléaires continuaient de bloquer l’accès au centre de stockage, bien décidés à poursuivre leurs sit-in jusqu’à lundi, date à laquelle le convoi pourrait arriver au plus tôt, selon la police.

Les 20 derniers kilomètres doivent se faire par la route, entre la gare de Dannenberg et Gorleben.

Environ 16.000 policiers étaient mobilisés sur tout le territoire allemand dont 10.000 dans la région de Lüneburg.

Parti vendredi de Valognes (France), le convoi transportant 123 tonnes de déchets nucléaires allemands avait été bloqué samedi pendant plus de douze heures à la frontière franco-allemande par trois militants écologistes allemands qui avaient emprisonné leurs bras dans un bloc de béton caché sous la voie ferrée.

Il a repris sa route dimanche matin, après que la police eut finalement réussi à déloger dans la nuit les deux hommes et une femme, et était attendu en fin d’après-midi à Lüneburg, en Basse-Saxe.

Des écologistes s’en sont pris également à cinq reprises à des équipements radio, téléphoniques et de signalisation de la compagnie des chemins de fer, sans pour autant entraver le convoi qui transporte onze conteneurs, selon la police.

La plus forte mobilisation a eu lieu à Gorleben même, le village de 680 habitants qui jouxte le centre de stockage: une manifestation pacifique a rassemblé samedi après-midi plus de 14.000 personnes selon la police, 16.000 selon les organisateurs, soutenues par une armada de plus de 300 tracteurs.

C’est un record d’affluence depuis 2001, une année qui fut particulièrement violente entre les manifestants et la police, selon les organisateurs.

Il y a deux ans, quelque 6.000 manifestants avaient protesté contre le précédent transport de déchets nucléaires.

Les Verts et la gauche radicale allemande Die Linke, pourfendeurs de l’atome, avaient appelé leurs partisans à participer au rassemblement. Et les antinucléaires ont aussi bénéficié du soutien de nouveaux alliés: pour la première fois, un haut représentant du puissant syndicat IG Metall, Hartmut Meine, a pris la parole dans le cadre d’une telle manifestation, tempêtant contre une « technologie vieillissante et arriérée ».

Ce regain de mobilisation est attribué par les antinucléaires au débat récurrent sur un éventuel report de la fermeture des centrales nucléaires et aux récentes pannes rapportées dans le centre de déchets atomiques d’Asse en Basse-Saxe (nord).

Il s’agit du onzième convoi de déchets radioactifs vitrifiés issus de centrales allemandes et retraités à l’usine de La Hague (ouest de la France).

Dégage-moi cette antenne !

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Bouygues Telecom a été condamné par le tribunal de grande instance de Nanterre (Hauts-de-Seine) à démonter une antenne relais de téléphone mobile à Tassin-la-Demi-Lune (Rhône) pour «risque potentiel sur la santé», a affirmé ce mercredi l’avocat des riverains de l’antenne.

Dans ce jugement, en date du 18 septembre, Bouygues Telecom a été condamné en outre à verser 3.000 euros à chacun des trois couples, riverains de l’antenne incrimimée, pour «exposition à risque sanitaire», a poursuivi Me Richard Forget.

Soulignant qu’une telle condamnation était «une première» en France, Me Forget a précisé que le démontage de l’antenne devrait être effectué «dans un délai de 4 mois après le jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard».

L’avocat a expliqué que le tribunal s’était prononcé «au nom du principe de précaution» et avait considéré qu’il y avait «un risque potentiel sur la santé des riverains».

Les trois couples avaient saisi la justice pour «trouble anormal de voisinage», en insistant sur le fait que personne ne pouvait certifier l’absence absolue de risque sanitaire.

Source AFP

Lait frelaté en Asie, au moins 13 000 malades

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PEKIN (AFP) – Près de 13.000 enfants en bas âge en Chine ont été hospitalisés après avoir ingéré du lait frelaté, a annoncé le ministère de la Santé dimanche, selon les médias officiels chinois.

Selon le ministère, le nombre total d’enfants hospitalisés s’élève à 12.892, dont 104 bébés dans un état grave, a indiqué l’agence Chine nouvelle.

Quatre enfants en bas âge sont morts depuis la mi-septembre après avoir bu du lait en poudre mélangé à de la mélamine, une substance toxique utilisée dans la fabrication de colles et de plastiques.

D’autre part, 1.579 enfants en bas âge ont pu quitter l’hôpital après avoir été soignés, a ajouté le ministère, soulignant que les établissements hospitaliers de l’ensemble du pays avaient reçu 40.000 patients.

La mélamine, qui provoque des problèmes urinaires dont des calculs rénaux, a été découverte du lait en poudre, des boissons, glaces et produits laitiers, entraînant des rappels massifs de ces produits.

Dimanche, les autorités de Hong Kong ont annoncé qu’une fillette de trois ans avait présenté un calcul rénal après avoir consommé du lait en poudre importé de Chine continentale contenant de la mélamine.

Shigeru Omi, le directeur pour le Pacifique de l’ouest de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a par ailleurs soulevé dimanche la question de savoir pourquoi l’affaire du lait contaminé à la mélamine avait éclaté si tard.

« De toute évidence c’est aussi un problème de communication interne », a déclaré M. Omi au cours d’une conférence de presse à Manille.

« Il semble que des gens étaient déjà au courant de ce problème depuis un certain temps et qu’ils n’aient pas partagé cette information », a-t-il dit.

« Nous voulons à présent empêcher que cela ne se reproduise, non seulement avec les produits laitiers, mais aussi avec tous les produits alimentaires », a-t-il dit. « Nous voulons empêcher de tels incidents afin que les gens ordinaires puissent manger tranquilles », a-t-il souligné.

L’affaire du lait contaminé n’a été rendue publique que la semaine dernière par les medias officiels chinois, avec l’annonce des premiers décès de nourrissons ayant consommé du lait du groupe Sanlu basé dans la province du Hebei, près de Pékin. La Nouvelle-Zélande, dont le groupe Fonterra détient des parts (43%) dans le groupe Sanlu, a accusé les autorités locales d’avoir tenté d’étouffer l’affaire.

Bien gore : Des foetus d’animaux utilisés pour faire des manteaux !

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La fourrure des karakuls, agneaux d’Asie centrale, fournit l’astrakan, et Broadtail que l’on retrouve dans bon nombre de vêtements de luxe en occident. La HSUS (Humane Society of the United States) a dépêché une équipe en Ouzbékistan pour mener une enquête sur cette production. Les conclusions, appuyées par les films tournés en caméra cachée, sont accablantes pour les producteurs.

L’astrakan correspond à la fourrure d’agneaux abattus très rapidement après leur naissance, ou, ce qui est encore plus prisé, à la fourrure de fœtus dans les derniers jours de la gestation. Pour ce dernier cas, la fourrure est officiellement annoncée comme provenant d’agneaux morts-nés ; Selon l’industrie de la fourrure, ces peaux fœtales proviennent d’animaux nés prématurément par accident ou pour des raisons inconnues. L’équipe d’investigation de la HSUS a découvert une toute autre vérité. En effet, la HSUS montre au contraire des brebis enceintes égorgées dans les 15 derniers jours de leur gestation (sans étourdissement préalable).

Les fœtus sont extraits ( du ventre de la mère ) et leur fourrure est prélevée. De façon diverse, la mère est tuée et éventrée pour en extraire le fœtus à la fourrure soyeuse. Une des techniques populaires consiste à égorger la brebis porteuse et à lui tordre le cou jusqu’à ce que sa tête soit arrachée du corps. On laisse ensuite le bébé s’asphyxier à l’intérieur de l’utérus de la mère avant de l’en extirper pour s’approprier sa peau.

La surface obtenue étant très petite, il faut beaucoup d’animaux pour confectionner chaque vêtement (cela peut atteindre une trentaine d’agneaux pour un manteau). Les manteaux et ensembles fabriqués à partir d’agneaux Karakul se vendent à plus de 25 000$ l’unité. Pour les éleveurs de moutons, ces prix exorbitants justifient la mort des brebis en gestation. De toute façon, après avoir mis bas de trois à cinq fois, la mère est abattue. Aucun des enfants de la brebis ne lui survivra. Au total, ce sont 4 à 5 millions d’agneaux qui sont tués chaque année pour réaliser ces produits, et ce chiffre ne prend pas en compte pas les brebis enceintes sacrifiées. La HSUS dénonce notamment la France, l’Allemagne et l’ Amérique du Nord parmi les pays les plus demandeurs de ces produits. L’âge des peaux, utilisées par les fabricants pour confectionner des pièces de vêtement (de marque Ralph Lauren ou Karl Lagerfeld, par exemple), varie en fonction des besoins de la mode. Certains habits demandent des animaux prématurés « qu’on extrait du ventre de la mère » des foetus âgés de cinq jours, d’autres de quinze.

Sources:
Agir pour les Animaux
Upperworld

Encore de la prison pour les anti-ogm ?

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BORDEAUX (Reuters) – Le procureur de la République de Bordeaux a requis mercredi soir huit mois de prison ferme et quatre ans de privation de droits civiques contre José Bové, poursuivi avec onze autres militants pour avoir dégradé du maïs transgénique stocké dans un silo à Lugos (Gironde).

Jérôme Bourrier a requis des peines de quatre à six mois de prison avec sursis contre les onze autres « faucheurs volontaires » et dix mois de prison avec sursis contre Marc Giblet, l’exploitant agricole chez qui avait été menée l’action et qui avait tiré un coup de fusil en direction des militants.

Le représentant du ministère public s’en est pris plus particulièrement à José Bové, auquel il a reproché un « comportement compulsif résultant d’un oedipe mal maîtrisé ».

Les faits jugés remontent au 4 novembre 2006.

Cent-cinquante « faucheurs volontaires » conduits par l’ancien dirigeant de la Confédération paysanne avaient versé un mélange d’eau et de brou de noix dans un silo, rendant impropre à la consommation 2.320 tonnes de maïs transgénique.

Cette action avait valu à José Bové de passer une trentaine d’heures en garde à vue.

Mercredi, une soixantaine de personnes présentes lors des faits incriminés ont demandé à être jugées au même titre que les 12 autres « faucheurs volontaires ».

La présidente du tribunal décidera de la recevabilité de leur demande lors du jugement qui sera mis en délibéré.

Devant la longueur des débats, les plaidoiries de la défense ont été reportées à jeudi matin.

Claude Canellas, édité par Jean-Loup Fievet

Réchauffement climatique : 60 fois pire que prévu ?

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PARIS (AFP) – D’importantes quantités de CO2 contenues dans les sols gelés de l’Arctique pourraient être relachées dans l’atmosphère sous l’effet du réchauffement climatique, ce qui pourrait accélérer ce phénomène, indique une nouvelle étude scientifique.

Les scientifiques savaient que la fonte du permafrost se traduirait par des émissions importantes de gaz à effet de serre mais ils n’avaient pas une idée claire des quantités de carbone piégées dans les sols gelés de l’Arctique.

Pour le déterminer, une équipe de chercheurs américains dirigée par Chien-Lu Ping de l’université de Fairbanks en Alaska a étudié une large portion de territoire des régions septentrionales d’Amérique du nord, prélevant des échantillons de sol provenant de 117 sites différents, tous situés à au moins un mètre de profondeur.

Jusqu’alors, seules quelques mesures avaient été effectuées et à une profondeur de seulement 40 cm.

Rien qu’en Amérique du Nord, les chercheurs se sont ainsi aperçus que les quantités de carbone piégées dans l’Arctique étaient « bien plus importantes que ce que l’on croyait jusqu’alors », jusqu’à 60 fois plus que les estimations précédentes, selon l’étude publiée dans le magazine scientifique britannique Nature Geoscience.

Et les territoires du nord de l’Europe et de la Russie contiennent probablement des quantités équivalentes de carbone piégées par le froid, selon l’étude.

Or le risque de voir le permafrost fondre est bien réel, selon les experts du climat qui estiment que la hausse des températures pourrait aller jusqu’à 6 degrés celsius d’ici la fin du siècle dans l’Arctique, une région particulièrement sensible au changement climatique.

« Le relâchement d’une partie seulement de ce carbone dans l’atmosphère, sous forme de méthane ou de dioxyde de carbone, aurait un impact significatif sur le climat sur terre », souligne dans Nature Geoscience Christian Beer, biochimiste de l’Institut Max Planck de Jena (Allemagne).

Le méthane, autre gaz à effet de serre, est moins abondant que le dioxyde de carbone, mais peut avoir un effet beaucoup plus important sur la hausse des températures.

Les modèles actuels de prévisions climatiques, souligne Christian Beer, ne tiennent pas compte de l’impact potentiel des émissions de gaz retenus dans les sols de l’Arctique.

Qui fauche le vent sème la tempête

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GRIGNY (AFP) – Le leader altermondialiste José Bové a annoncé dimanche le lancement du mouvement des semeurs volontaires, en marge de l’Assemblée générale du collectif des faucheurs volontaires qui se déroule de samedi à lundi à Grigny (Rhône).

« Nous avons décidé de lancer le mouvement des semeurs volontaires, afin d’élargir notre action », a déclaré M. Bové lors d’une conférence de presse organisée sur les bords du Rhône.

« L’objectif est de dénoncer toutes les formes de privatisation du vivant, en permettant des échanges gratuits de semences », a-t-il expliqué.

Actuellement, seules les semences ayant obtenu un certificat sont référencées dans le catalogue des semences et autorisées à la vente. Elles sont généralement fabriquées par des grands groupes, ce que les faucheurs volontaires veulent contrecarrer.

« On va lancer un mouvement d’échanges gratuits et désobéir en plantant dans son champ, dans son potager ou sur son balcon des semences interdites », a indiqué M. Bové en soulignant ne pas savoir à quel type de poursuites son mouvement s’expose.

« Il ne s’agit pas d’un changement d’objectif », a insisté le leader altermondialiste. « S’il y a besoin de faucher, nous continuerons de faucher », a-t-il prévenu, rappelant son opposition à la loi OGM.

« On se bat depuis 11 ans contre les OGM parce qu’ils sont brevetés et qu’à travers ces brevets, les firmes essaient de privatiser le vivant », a-t-il expliqué.

« Aujourd’hui d’autres firmes s’appuient sur les Certificats d’obtention végétale (COV) pour obliger les paysans et tous les gens qui font du jardinage à racheter tous les ans leurs semences », développe-t-il.

« C’est un nouveau hold-up sur les paysans et sur les citoyens qui utilisent des semences », a renchéri M. Bové.

La « privatisation » des semences est apparue au milieu des années 90, « lorsque il a été décidé que les aides publiques devaient être orientées et données uniquement lorsqu’on utilisait des semences du commerce », explique François Dufour, membre du collectif des faucheurs volontaires de la Manche.

« On a fait payer l’ensemble des agriculteurs et une poignée de semenciers s’est approprié le droit de gérer les semences qui étaient inscrites à l’intérieur du catalogue », a-t-il déploré.

Le mouvement des semeurs volontaires devrait connaître un temps fort le 28 octobre prochain à l’occasion de la 15e session du Comité international de bioéthique de l’Unesco à Paris.

« Nous appelons l’ensemble des organisations paysannes, de l’agriculture biologique et des mouvements environnementalistes à coordonner un contre-sommet pour la liberté des semences », a-t-il lancé.

En fait, les abeilles meurent spontanément

SAINT-GAUDENS (AFP) – Le procureur de la République de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) a requis un non-lieu en faveur des groupes chimiques BASF Agro et Bayer CropScience ayant commercialisé le pesticide Régent TS, accusé par des apiculteurs d’être à l’origine d’une surmortalité d’abeilles, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

« A l’issue des très nombreuses expertises acquises au dossier, il n’était pas envisageable d’affirmer un lien incontestable entre l’utilisation du fipronil (principe actif du Régent) dans l’enrobage des semences et les surmortalités des abeilles constatées à l’occasion des campagnes 2002 et 2003″, estime les réquisitions communiquées aux avocats des différentes parties.

Le procureur Claude Derens demande en conséquence un non-lieu en faveur de BASF et de Bayer et de leurs deux PDG.

Ceux-ci avaient été mis en examen en février 2004 pour « mise en vente de produits agricoles toxiques nuisibles à la santé de l’homme ou de l’animal », à la suite d’une instruction pénale ouverte par le parquet sur le lien éventuel entre le Régent TS et une surmortalité d’abeilles en 2002 et 2003.

Le Régent avait été interdit par le ministre de l’Agriculture Hervé Gaymard au lendemain des mises en examen.

L’Union nationale de l’apiculture française (UNAF) a exprimé sa « réprobation devant des réquisitions ausssi caricaturales » alors que la firme BASF s’est au contraire félicitée de la demande de non-lieu.

« L’UNAF mettra tout en oeuvre pour s’opposer à ces réquisitions afin qu’un vrai procès puisse se tenir », affirme l’organisation dans un communiqué, estimant que le procureur « prétend tirer un trait sur cinq années d’instruction pénale exemplaire ».

« Cette affaire est la première en France dans laquelle des responsabilités environnementales sont recherchées au niveau des grands acteurs de l’agrochimie », souligne-t-elle.

BASF a estimé que les réquisitions du procureur « confortent la non-responsabilité du Régent TS dans les mortalités d’abeilles ». BASF « attend sereinement l’ordonnance définitive du juge d’instruction dans les prochaines semaines », indique dans un communiqué le numéro un mondial de la chimie.

« Cette nouvelle reconnaissance de la non-responsabilité du fipronil dans le dépérissement des abeilles doit permettre d’orienter enfin la recherche scientifique apicole vers les véritables causes du phénomène qui dure depuis plus de 15 ans », ajoute le texte.

BASF rappelle enfin que les experts européens ont inscrit, en mars 2007, le fipronil dans la liste des substances actives autorisées à entrer dans la composition des produits phytosanitaires utilisés dans l’Union européenne.

Cette décision a apporté « une nouvelle preuve de l’innocuité du produit pour l’environnement, pour le consommateur et pour l’agriculteur », ajoute la société. Selon l’UNAF, celle-ci a été prise « sous la réserve expresse que chaque Etat membre devra réaliser des études complémentaires sur les risques pour les abeilles ».

Mururoa : Morts pour la France

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Parce qu’il faut bien balayer devant sa porte avant de faire la leçon aux autres (C’est le défaut des français, parait-il, en même temps c’est vrai qu’en défendant les Droits de l’Homme tout en armant les pires régimes du monde…), foin du Zimbabwe et autres pays connaissant, malheureusement, le lot des tyrannies officielles - ou à peine masquées. Intéressons-nous à NOS territoires, nos îles par exemple…

Mururoa ; aussi nommé Moruroa, mais à la limite on s’en fout. Le nom résonne assez facilement dans les têtes, même jeunes, des français d’aujourd’hui. Il évoque des bombes nucléaires, mises en image assez récemment d’ailleurs dans le dernier « Godzilla », et on se doute bien, au fond, que ces machins ne sont pas là pour enrichir la biodiversité et lutter contre la pollution des océans.

Ce qu’on sait moins, c’est que les essais nucléaires de notre beauuuu pays ont impacté, à peine, des dizaines de milliers de vies. Au minimum. Evidemment, par « impacter », il faut entendre « irradier », « cancer de la thyrroïde » et autres joyeusetés.

Cet article voulait s’attacher, de prime abord, à la reprise des essais nucléaires orchestrée par Chirac, à peine quelques temps après son élection, en 1995. Pourtant, il faut bien accorder que cette horreur nucléaire ne date pas de son règne… Le gouvernement français a procédé, en tout, à 210 essais nucléaires, depuis 1960, jusqu’en 1996, avec une interruption en 1991 suite à un engagement international de cesser ces activités. 17 ont eu lieu dans le Sahara (les algériens nous en sont d’ailleurs toujours reconnaissants – rappelons que rien que les premiers essais ont irradié 3500 personnes !). A la suite de l’indépendance des colonies, la France s’est rabattue sur ses îles. 181 essais ont eu lieu, ainsi, en Polynésie, principalement à Mururoa.

Le lecteur mathématicien se dit que le compte n’y est pas – c’est vrai, 12 tests supplémentaires, « de sécurité », sont à ajouter au ragoût nucléaire. Burp.

Après cette longue introduction chiffrée, intéressons-nous au plat de résistance : à savoir, les milliers d’humains qui vivent à proximité de ces zones irradiées (dire que des experts de Mitterrand ont assuré que « la zone était sans risque »… c’est du délire !) ; Entre les essais souterrains, qui ont blanchi d’écume l’eau environnante instantanément (mais n’ont pas libéré de radiations, bien sûr !) et les tests sous terre qui ont enfermé, eux, des masses de gaz mortels dont on estime « officiellement » qu’elles ne s’échapperont « que d’ici 500 à 1000 ans », au final, peu de tests se sont produits à l’air libre, du point de vue habituel disons.

Ils ont néanmoins suffi, pour faire doubler au minimum la proportion de cancers de la thyroïde auprès de plus de 5000 personnes, actuellement. Pour faire battre des records de mortalité infantile et de malformations à la naissance. Pour défoncer tout un écosystème et même, déclencher des émeutes de panique dans les îles environnantes.Tout ça pour quoi ? Mystère… les bombes nucléaires, doivent être le jouet des « Grands de ce Monde ». Les radiations sont pour les gueux…

Les soldats français, qui supervisaient la reprise de ces essais nucléaires, ont d’abord affirmé que ces tests étaient sans danger pour la population. C’est d’ailleurs pour cela qu’ils ont évacué (eux seulement, hein) le périmètre environnant, durant ces fameuses explosions. Mais le coq français se doit d’avoir la conscience tranquille ! On a donc construit un cinéma pour les habitants du coin, et on a donné des sucreries aux enfants (sisi, véridique). Des pastilles d’iode auraient peut-être été plus utiles… ou une évacuation totale… mais chut ! Il ne fallait pas « effrayer la population » !

Comme avant, on a donc dit aux habitants qu’ils allaient assister à un joli spectacle. Le champignon était loin, très loin, et les probabilités pour que le vent propulse les retombées dans leur direction étaient très faibles. Le jour dit, le gros pétard n’a pas eu l’effet escompté, il s’est aplati, et devinez dans quel sens le nuage radioactif s’est-il déporté ?

Voilà. Maintenant, l’affaire n’est plus top-secrète, et pourtant elle n’aura fait tomber aucune tête. Chirac pourrait lancer un « oups ! » piteux, hausser les épaules ou même faire un bras d’honneur, au fond ce serait du pareil au même. Comme tous les anciens présidents, il est couvert par l’immunité au regard de toutes les actions commises (perpétrées) durant son mandat.

Les précédents tyrans avaient-ils cela ? L’immunité, les bombes nucléaires ? Aaaah les progrès de la science, et la gloire de nos si précieux Droits de l’Homme !

58 faucheurs volontaires relaxés

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  Rappelons, malgré ce que leur logo et leur nom peut laisser penser, que les Faucheurs n’utilisent ni armes, ni outils, qu’ils agissent à visage découvert, de jour, et en possession de leurs papiers. Ils ne fuient pas face aux forces de l’ordre, n’opposent pas de résistance. L’action la plus violente qu’ils aient entreprise a été le démontage d’un McDonald en construction (plus précisément, elle est liée à Bové), alors qu’ils ont déjà été accueillis… à coups de fusil !

CHARTRES (AFP) – Les 58 militants anti-OGM jugés par le tribunal correctionnel de Chartres pour avoir fauché une parcelle de maïs transgénique le 18 août 2007 à Poinville (Eure-et-Loir) ont été relaxés jeudi.

Les faucheurs sont sortis du tribunal aux cris de « On a gagné! On a gagné! »

Le procureur de la République de Chartres avait requis des peines de 3 mois d’emprisonnement avec sursis et 500 euros d’amende à l’encontre des 58 faucheurs anti-OGM. Il avait requis une amende supplémentaire de 300 euros pour 23 des 58 faucheurs qui avaient refusé un prélèvement de leur ADN durant leur garde à vue.

La défense avait plaidé l’acquittement, tandis que les députés votaient à la même heure,à l’Assemblée nationale, le délit de fauchage.

Le parquet n’a pas fait immédiatement savoir s’il comptait faire appel.

Le tribunal a relaxé l’ensemble des prévenus de tous les chefs pour lesquels ils étaient poursuivis, le président du tribunal, Denis Roucou, faisant état d’une « décision largement motivée ».

L’un des avocats des faucheurs, Me Jean-Paul Susini, s’est félicité de la décision de justice, déclarant à l’AFP: « on a bien travaillé, c’est une décision qui va dans le sens de l’histoire, cela va très certainement peser sur le procès qui se tient en ce moment même à Toulouse ».

L’un des faucheurs, Jean-Marie Loury, s’est réjoui de son côté de ce que les « revendications » des faucheurs aient « été reconnues par la justice ». « Nous savons pourquoi nous nous battons et pourquoi nous allons continuer le combat: pour qu’un maximum de citoyens se lève contre les OGM », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, une centaine de militants anti-OGM ont manifesté jeudi matin à Toulouse avant l’ouverture du procès en correctionnelle de 41 faucheurs volontaires, parmi lesquels José Bové, jugés pour avoir détruit du maïs OGM en juillet 2006 en Haute-Garonne, a constaté une journaliste de l’AFP.

Les 41 prévenus et les manifestants ont défilé dans le calme entre la place du Capitole et le palais de Justice, où l’audience s’est ouverte peu après 09H00.

Aux cris de « Les OGM, on en veut pas: ni dans les champs, ni dans les assiettes », les manifestants ont déployé une banderole avec pour slogan « Relaxe des 41 faucheurs volontaires d’OGM ».

« C’est une journée importante. Le procès était programmé a l’automne 2007 et a été reporté (à deux reprises, ndlr) en raison du Grenelle de l’environnement », a déclaré à l’AFP José Bové, derrière une banderole « Pour des campagnes sans OGM ».

« L’Etat a pris un moratoire, après ma grève de la faim en janvier 2008, et le procès intervient au moment où l’interdiction de ce maïs est effective. Sur le territoire, il n’y a plus d’OGM commercialement planté. Donc, comment les magistrats vont-ils se situer par rapport à ça ? », s’est-il interrogé.

« On va nous reprocher d’avoir eu raison trop tôt, d’avoir eu raison avant tout le monde, avant l’Etat. On a agi pour faire protéger l’intérêt général et maintenant le gouvernement, en ayant lui-même mis en place le moratoire, reconnaît la justesse de nos interventions », a-t-il estimé.

« Une condamnation serait incompréhensible et, bien évidemment, on va plaider pour la relaxe », a-t-il ajouté.

Avant de rejoindre le palais de justice, les prévenus et militants anti-OGM ont distribué des tracts aux passants.

Les 41 faucheurs volontaires, qui seront jugés jeudi et vendredi à Toulouse, sont poursuivis pour destruction de biens pour avoir arraché plusieurs hectares de maïs génétiquement modifié (Mon 810), en juillet 2006, à Ox et Daux (Haute-Garonne).

Dans ces deux affaires, 39 faucheurs sont poursuivis pour avoir arraché des plants dans des parcelles de maïs transgénique à Ox, l’après-midi du 30 juillet 2006, et 5 personnes pour les mêmes faits à Daux, dans la nuit du 30 au 31 juillet, sur un champ d’essais de maïs appartenant au semencier Pioneer. Certains faucheurs sont poursuivis pour avoir participé aux deux opérations.

Durant les deux jours de procès, les militants anti-OGM ont prévu d’installer derrière le palais de justice un Village associatif avec débats et concerts. Un meeting était également prévu jeudi soir, avec José Bové, sur le thème « Citoyens contre agrobusiness ».

Après Toulouse, deux autres procès de faucheurs, où comparaîtra José Bové, sont prévus le 2 juillet à Carcassonne (Aude), pour entrave à la liberté du travail après l’intrusion dans une usine Monsanto à Trèbes (Aude), et le 10 juillet à Bordeaux pour l’arrosage d’un silo de maïs OGM avec du broux de noix à Lugos (Gironde).

Un jugement en délibéré est également attendu ce jour à Chartres, où des peines de 3 mois d’emprisonnement avec sursis et 500 euros d’amende ont été requises à l’encontre de 58 faucheurs anti-OGM, qui avaient détruit une parcelle de maïs transgénique en août 2007 à Poinville (Eure-et-Loir).

Les poissons empoisonnés

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Note : Le PCB, rappelons-le, est une autre belle invention de cette notre chère multinationale préférée… MonSanto !

MARSEILLE (Reuters) – Le risque sanitaire serait quatre à cinq fois supérieur à la normale pour les consommateurs de poissons du Rhône, en raison d’une pollution persistante du fleuve au PCB, selon une enquête publiée par une association provençale.

L’Association santé environnement Provence (ASEP) a rendu publics les résultats de la première enquête d’imprégnation aux polychlorobiphényles (PCB) réalisée en France.

Les PCB, interdits à la vente en France depuis 1987, sont des dérivés chimiques chlorés plus connus sous le nom de pyralènes, qui furent utilisés dans l’industrie et comme composants d’huiles, d’adhésifs, de peintures et de papiers autocopiants.

Leur utilisation est actuellement limitée jusqu’en 2010 aux anciens systèmes clos comme les condensateurs électriques et les transformateurs.

« Tout le monde a du PCB en lui, mais ce taux est quatre à cinq fois supérieur chez ceux qui ont mangé du poisson », a dit à la presse le docteur Pierre Souvet, président de l’ASEP.

« Il faut briser le culte du secret. C’est une contamination sérieuse que les pouvoirs publics ne doivent pas minimiser », a-t-il ajouté.

Des volontaires consommant au moins une fois du poisson par semaine, examinés en mars et avril, présentent en moyenne un taux de 70 pico-grammes dans les prélèvements sanguins. Le taux normal se situe entre 5 et 15 pico-grammes, selon les médecins.

« Ces taux révèlent un problème de santé publique. Sans vouloir dramatiser, ces données nous mettent en garde », a dit le docteur Patrice Halimi, secrétaire général de l’ASEP.

Les deux médecins ont évoqué les risques liés selon eux à l’exposition aux PCB : cancers du fois, du colon, du sein et du pancréas, effets neurotoxiques chez les enfants avec des troubles du développement cérébral, baisse du système immunitaire et troubles de la reproduction.

La préfecture du Rhône a annoncé par ailleurs cette semaine le lancement au plan national d’une étude sur l’imprégnation aux PCB chez les consommateurs de poissons d’eau douce, qui commencera en octobre et durera deux ans.

Jean-François Rosnoblet

Le débat sur les OGM fait « Boum » à L’Assemblée

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Belle explosion en plein vol, pour la reprise du « débat » sur les OGM. Avant que le texte ne soit voté, parmi une belle dégoulinade de démagogie (« L’Europe nous condamne à payer une amende ! » « Les OGM permettent d’utiliser moins de pesticides ! » et autres « Les anti-OGM sont violents ! »), notre moitié de Parlement a eu l’honneur de se transformer en ring de boxe.

Enfin, dans l’esprit. Comme d’habitude, les parlementaires hurlent mais ne vont guère plus loin. Certes, « des huissiers se sont interposés ». Reste que le temps de Jaurès et de ses duels est loin, malgré la volonté des socialistes d’obtenir des excuses formelles.

Et la grande question : Pourquoi ? Faut dire, c’est un coup bas de la droite, qui a déclenché la querelle. Un député du Nouveau Centre a lancé que la gauche, au pouvoir après 1981, avait retardé la détection du virus du Sida, et a enchaîné sur des propos concernant l’affaire du sang contaminé…

…Glauque, non ?

20 minutes plus tard, la séance a repris. Pas d’excuses, la gauche quitte l’Assemblée, revient pour le vote. Devinez qui l’a emporté ? Au revoir, la clause de précaution. Au revoir, la France sans cancers provoqués par des merdes qui troublent nos mitoses cellulaires.

Quand on pense que la gauche s’était désolidarisée de Legrand, un parlementaire UMP qui avait accusé ses collègues d’être achetés par les lobbys, sous prétexte que ces propos étaient « excessifs ».

VRAIMENT ?

La droite, le travail et la santé

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  Encore une mise en garde de Royal qui se concrétise… La droite, au nom de sa doctrine de « modernisation gnagnagna », va démanteler l’AFSSET. Je cherche le trait d’humour qui pourrait, à l’image du Canard Enchaîné, mordre sur ce sujet mais, hélas, ami lecteur, je ne le trouve pas. Information confirmée par TV5, relayée d’abord par le Quotidien du Médecin.

  PARIS (AFP) – L’agence sanitaire de l’environnement et du travail, dont la directrice générale Michèle Froment-Védrine craint la disparition, a défendu mercredi sa survie en présentant à la presse un rapport d’activités abondant et riche de projets.

Mme Froment-Védrine, dont le mandat à la tête de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) s’achève vendredi, a noté que l’agence a pris en charge en 2007 la santé au travail : fixation des valeurs limites d’exposition professionnelle, remplacement des agents chimiques CMR (cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques) par des substances neutres, prévention des pathologies professionnelles…

En matière de santé environnementale, un sujet « de plus en plus important », l’Afsset travaille sur l’impact des éoliennes, la téléphonie mobile, les nanomatériaux, les fibres minérales artificielles, la qualité de l’air dans les parkings…

Elle est devenue aussi coordinatrice des expertises pour l’application de la directive européenne Reach, qui impose aux industriels de prouver l’absence de danger de leurs produits chimiques avant mise sur le marché.

La directrice générale a insisté sur l’important travail de coordination menée par l’Afsset en tant que tête d’un réseau d’organismes compétents en matière d’expertise, de recherche et de prévention en santé/environnement ou santé/travail. Elle a d’ailleurs été choisie comme coordinateur d’un projet européen Eranet, mené avec les Pays-Bas et la Grande-Bretagne, sur l’impact du réchauffement climatique.

Interrogée sur la possibilité d’une réforme des agences sanitaires, au nom de la révision des politiques publiques décidée par le gouvernement, Mme Froment-Védrine, qui a assumé la direction de l’Agence depuis sa création en 2002, a estimé « complètement légitime » que le gouvernement se pose des questions sur le périmètre des établissements publics.

Mais il faut envisager « les conséquences », a-t-elle dit, et « il faudra bien que quelqu’un assume les missions de coordination qu’assume l’Afsset ».

« Mon souhait, c’est que l’expertise reste indépendante, pas polluée par une décision des ministères de tutelle ou des industriels », a ajouté la directrice générale.

La réforme des agences sanitaires pourrait se faire sur la base du rapport de 2006 de Jean-François Girard, ex-directeur général de la santé, qui suggérait la « remise à plat du système », avec la création de trois organismes chargés respectivement de la « surveillance du vivant », de la sécurité sanitaire des produits consommés et des « milieux », en lieu et place des sept structures actuelles : trois agences, dont l’Afsset, et quatre instituts.

Dans une interview publiée mercredi dans le Quotidien du médecin, Mme Froment-Védrine se disait persuadée que la révision générale des politiques publiques (RGPP) qui prévoit de regrouper les sept structures pour « simplifier les conditions de leur pilotage par l’Etat », avait choisi de « démanteler » l’Afsset.

OGM : L’UMP rectifie un « incident de parcours »

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  …ce qui signifie, en clair, qu’elle reprend la main (gantée avec des pics) après avoir été temporairement tenue en échec, sur le vote en deuxième lecture du texte sur les OGM – ou plutôt, d’un de ses points touché par une motion de procédure (un coup spécial, pour résumer) initiée par le communiste Chassaigne, et qui – ô surprise – a triomphé par une voix d’écart.

  Donc, moins d’un jour plus tard, l’UMP réplique en convoquant une commission mixte paritaire, qui est une des grosses excuses de la Ve République - en cas de vote, elle se conforme en proportions à la majorité parlementaire, donc elle n’avantagera jamais l’opposition. Et voilà comment on enterre un beau débat, sans rien changer d’un texte qui a pourtant été rejeté par les représentants du peuple.

  Le ton que j’emploie est certes railleur, mais mon point de vue ne l’est absolument pas. Ce qui vient de se jouer là, ami lecteur, est très grave et très préoccupant. Ce n’est rien de moins que la confirmation d’un coup d’état lobbyiste, initié depuis plusieurs années par Bruxelles. Ce n’est pas tant que les OGM ont gagné. C’est qu’ils ne peuvent pas perdre. Les sommes en jeu sont telles, la corruption est si généralisée, que les lobbys ne permettront pas même à la « démocratie » de barrer leur chemin.

  Bienvenue dans un monde de cobayes… et de patrons de laboratoires.

AFP – Par Souk Chantalangsy

PARIS (AFP) – Le rétablissement du projet de loi sur les OGM, mercredi par une commission mixte paritaire (CMP), a été qualifié de « coup de force politique » par la gauche tandis que la droite y a vu une solution rapide et légitime à un « accident de parcours ».

Mardi, alors qu’on attendait un vote définitif du texte très controversé, l’adoption inattendue d’une motion de procédure PCF, à une voix de majorité, avait interrompu le débat, obligeant le gouvernement à convoquer en urgence une CMP (7 députés et 7 sénateurs, majoritairement de droite).

Après plus de deux heures de réunion, la CMP a entériné mercredi la version du texte votée le 16 avril par le Sénat, approuvant son article premier, seul point restant en discussion.

La décision de la CMP a réduit à néant la « victoire politique » obtenue 24 heures plus tôt par la gauche.

Il s’agit pour l’exécutif, a souligné à l’Assemblée le Premier ministre François Fillon, de réparer « l’incident regrettable » qu’a constitué ce rejet surprise, incident qui « ne détournera pas le gouvernement et sa majorité de leurs responsabilités ».

« C’est un coup de force juridique et politique », ont rétorqué en choeur les députés PS, Verts et PCF. « Le rejet du texte est bien une victoire politique pour la gauche et les citoyens qui rejettent les cultures OGM », ont assuré des élus de l’opposition lors d’un point de presse à l’Assemblée.

Les responsables PS -François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Ségolène Royal en tête- se sont succédé mercredi pour appeler le gouvernement à « réécrire » un nouveau texte et non pas « relancer la procédure parlementaire ».

« Nous avons une interprétation juridique différente de celle du gouvernement. Selon la Constitution et le règlement de l’Assemblée, pour nous, le vote d’une motion de procédure annule le texte et il faut repartir à zéro », a déclaré Yves Cochet (Verts).

« Nous poursuivrons le combat. C’est hallucinant de voir l’aveuglement de l’UMP sur ce dossier », a renchéri le PS Philippe Martin, annonçant la saisine du Conseil constitutionnel dès l’adoption du projet OGM.

Pour André Chassaigne, auteur de la motion votée mardi et d’un amendement majeur, la voie choisie avec la CMP est « une erreur terrible » et « à quelques mois de la présidence française de l’UE, c’est un crachat contre la démocratie ».

A droite, le mot d’ordre était à l’unité au lendemain d’un cinglant revers et tout a été fait au plus haut niveau de l’Etat pour minimiser « le coup politique » de la gauche.

M. Sarkozy a rappelé en Conseil des ministres qu’il « tenait beaucoup » au texte sur les OGM mais le chef de l’Etat n’est « pas intervenu sur le fonctionnement du groupe UMP », a assuré le porte-parole du gouvernement Luc Chatel.

Après un soutien « unanime » des députés de son groupe dans la matinée, Jean-François Copé -accusé mardi par certains, à l’Elysée et à Matignon, de ne pas suffisamment tenir ses troupes- a eu droit à une « standing ovation » dans l’hémicycle.

C’est l’absentéisme des députés UMP qui a permis le coup de théâtre de mardi. Le texte OGM n’a jamais suscité de franche adhésion en leur sein, certains s’inquiétant plus ou moins ouvertement des risques environnementaux des OGM tandis que d’autres reprochent au gouvernement de la faire la part trop belle aux anti-OGM.

Une solution pour sauver le monde du réchauffement climatique

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Par Dominique Selse, extrait du site Futura-Sciences : http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/volcanologie/d/le-volcan-qui-a-refroidi-la-terre_8258/

L’augmentation de la température des océans depuis un siècle aurait été plus importante encore sans l’activité des volcans ! Les nuages de cendres et d’aérosols pulvérisés dans la haute atmosphère lors des éruptions ont filtré les rayons solaires et refroidi en conséquence les eaux de surface.

Utilisant de nouveaux modèles climatiques, des chercheurs du Lawrence Livermore National Laboratory (LLNL), en Californie, ont pu démontrer que le réchauffement et la hausse du niveau des océans au XXème siècle (deux données qui sont corrélées) ont été sensiblement réduits par l’éruption volcanique du Krakatoa en 1883, en Indonésie (1) .

Les 26 et 27 août 1883, l’explosion du volcan indonésien déclenchait un tsunami géant. Des vagues de quarante mètres de hauteur entraînèrent la dévastation sur les côtes de Java et de Sumatra. La vague fut ressentie jusque dans la Manche !

L’éruption devait projeter dans les airs une très grande quantité de cendres et de poussières. Les millions de tonnes de dioxyde de soufre libérés par le souffle du volcan ont, par réaction chimique avec l’eau de l’atmosphère, formé des aérosols d’acide sulfurique absorbants et réfléchissants qui provoquèrent une chute de température anormale et rapide à la surface de l’eau.

L’eau étant plus dense autour du volcan, ce refroidissement a pénétré en profondeur dans les couches océaniques, générant un effet durable. La signature du Krakatoa est en effet restée perceptible « plusieurs dizaines d’années » selon Peter Glecker, spécialiste du climat au LLNL. Ce dernier, avec des équipes du National Center for Atmospheric Research, de l’université de Reading et du Hadley Center, a testé les effets du volcan entre 1883 et 2000, en simulant son impact climatique avec plusieurs modèles mathématiques et en comparant les résultats aux observations disponibles. D’autres éléments extérieurs ont été introduits dans les modèles, tels que l’effet de serre et l’irradiance solaire (c’est-à-dire la quantité d’énergie électromagnétique solaire par unité de temps et de surface).

30 millions de tonnes d’aérosols font de l’ombre à la Terre

Rappelons que la température moyenne des océans, en dessous de 300 mètres, a augmenté environ de 3,7 centièmes de degrés C durant les dernières décennies, essentiellement à cause des gaz à effet de serre. Bien que très faible en elle-même, cette augmentation a entraîné une montée des eaux de plusieurs centimètres, à un rythme de 1,8 à 3,2 mm par an à la fin des années 1990. « Elle aurait été plus importante sans l’effet des éruptions volcaniques » a déclaré Peter Glecker à la revue Nature. L’effet « kiss cool » du Krakatoa correspond à un refroidissement long, en profondeur, ce qui a permis d’atténuer l’augmentation des températures dans la durée. Selon le modèle de simulation utilisé, l’impact a pu se prolonger entre 40 et 100 ans.

L’équipe a aussi étudié l’éruption plus récente du Mont Pinatubo. Le 12 juin 1991 au Philippines, une explosion comparable en taille et en intensité (suivie d’autres) dégageait 30 millions de tonnes d’aérosols jusqu’à vingt kilomètres de hauteur dans la stratosphère. Un nuage qui devait faire de l’ombre à la Terre: à un siècle d’intervalle, un refroidissement a aussi été constaté de la même façon à la surface de l’océan. Mais l’effet n’a pas été aussi durable, et la température de l’océan a retrouvé son niveau initial beaucoup plus rapidement.

Il semble que l’effet du Mont Pinatubo, tout comme celui d’autres volcans en éruption à la fin du XXème siècle, soit atténué par l’augmentation de plus en plus rapide de la température de surface due à l’activité humaine.

(1) : Volcanoes and climate : Krakatoa’s signature persists in the ocean, Nature, Frebruary 9, 2006

OGM – on ne déconne plus (Bizet nous baise)

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  Encore un sujet réjouissant, ami lecteur, que j’aborde avec l’enthousiasme d’un soldat de la Première Guerre Mondiale qu’on envoie à l’assaut d’un nid de mitrailleuses lourdes.

  Yipee ! Donc, résumons-nous :

  * Au moins plus des trois quart des français ne veulent pas qu’on les force à bouffer des OGM, pelletées de sondages effectués depuis une bonne quinzaine d’années à l’appui.

  * Le documentaire, « Le Monde selon MonSanto », dont je recommande chaudement la vision (c’est comme un film d’horreur, mais en vrai) compile, sur ce sujet, un paquet d’informations sur l’univers merveilleux du transgénique et de l’agriculture chimique. Entre les politiciens qui bossent pour des labos, les grands pontes des labos qu’on retrouve dans les organes de régulation, et les organes de régulation dévoyés par les politiciens, c’est corruption à gogo ! Nous y reviendrons, plus précisément, en France… En attendant, d’un point de vue scientifique, c’est la grosse teuf : des études qui prouvent la corrélation de l’emplois de pesticides avec celle des cancers du sein, et entre les OGM avec différentes sortes de cancers, ouais, trop bien ! Si ces merdes de labo ne nous font pas muter, elles vont pourrir nos mitoses cellulaires ! En avant-goût, pour ceux qui continuent à beugler partout que les OGM ne s’hybrident pas, des épis de maïs avec des têtes VRAIMENT bizarres (impossible d’en retrouver des photos, voyez le reportage !). J‘abrège sur les agriculteurs plus fliqués que les allemands de l’Est avant la chute du Mur, les enfants qui se chopent des marques et des rougeurs en traversant les champs d’OGM, et les centaines de suicides en Inde suite à des récoltes désastreuses.

  * Rappelons les détails de la mascarade Sarkozienne, au sujet de la clause de précaution activée à la suite de la grève de la faim des Faucheurs : Cet acte politique résulte, toujours officiellement, d’une étude rapportant des « doutes sérieux » quant à l’utilisation des OGM. Enfin, ça c’est devant les caméras. Le texte en lui-même ne contient pas une seule mention négative sur le sujet. Les quelques scientifiques intègres qui ont participé à cette fumisterie ont crié au scandale ; on les a prié de bien vouloir aller hurler sous l’eau, ou dans leur tête… Certains – les fourbes – ont été alors se répandre dans les journaux (papiers hein, pas télé !). Comme personne ne lit, ou presque, ça nous a fait une belle jambe. Et cette fameuse clause ? Elle n’a fait que reporter d’un peu plus de trois semaines le débat, le temps qu’il se tasse un peu. Ca, c’est de la précaution !

  * Quant au débat parlementaire, il a été expédié avec un bel exemple de fascisme. Le seul amendement (sur plusieurs dizaines), celui du député communiste Chassaigne, passé subrepticement alors que les rangs de l’UMP étaient un peu désertés, et déjà pas exceptionnellement agressif sur le sujet, a finalement été vidé de sa substance. Ainsi périt le bio sans OGM. Maintenant, c’est 0,9% de contamination autorisée, et au cas où cette teneur serait dépassée, les recours sont comparables à un concours de coups de boules contre un mur. MonSanto (vu que cette firme représente près de 90% du problème, on peut se permettre de la prendre en exemple) n’est pas coupable, n’aura jamais à verser de dommages et intérêts en cas de catastrophe écologique, et seuls les agriculteurs entre eux pourront s’intenter des procès. Et pour ceux qui voudraient se faire les chantres de la désobéissance civile, c’est la prison et puis c’est tout. Merci la « responsabilisation » des citoyens !

  * Oh pardon ! J’oubliais que notre glorieuse République ceinte d’un Président qui a signé le pacte de Hulot et se disait non partisan du transgénique, a accouché d’une autre de ces merdes d’institution qui ne servent à rien, sinon à maquiller grossièrement les flaques de corruption qui suintent un peu partout, là, sur le tapis. Donc cette fois, on a le droit à une « Haute autorité » gnagnagna qui est scindée en deux, la partie scientifique n’émettant que des recommandations (personne n’est obligé de les suivre donc) qui ne seront pas rendues publiques, et n’ayant en définitive aucune réelle autorité. C’est sûr qu’avec ça, dormez bien braves gens, l’UMP veille ! Quant à la culture et à la recherche, c’est comme d’habitude, tout dans le même panier et ceux qui ne sont pas contents deviennent des « anti-science ! ». TERRORISTES !

  Alors là, je les vois venir, ceux qui vont se dire « pff, de toute manière, tous les politicards sont pourris, chuis sûr qu’à gauche ça aurait donné la même chose ». Sauf que la gauche, vent debout, ainsi qu’une (faible) partie même de la droite, a tenté de s’opposer au texte. Le vote lui-même a été plus serré que prévu (249 contre 228, ce qui fait toute la gauche moins 16 voix absentes, plus 10 députés UMP !). Sauf que Royal fait partie de ceux qui sont entrés en résistance contre les OGM, en les bannissant ville par ville (une méthode qui ne sera plus possible actuellement) !

  D’un autre côté donc, le Canard Enchaîné nous rapporte les détails du lobbying des semenciers du transgénique. On va appeler cela des preuves de corruption. Mais c’était tellement attendu qu’on n’ose même plus demander que quelques têtes tombent ! Au moins quelques-unes, histoire de faire un peu bonne figure, la Justice, tout ça… Ah non, c’est vrai que d’après la belle Europe, la France est obligée d’en cultiver, des OGM, sous peine de se manger une amende de dizaines de millions d’euros par an. Alors voilà, c’est fini ? Ben ouais.

  Et dans cet amoncellement de types de mauvaise foi qui viennent de condamner leurs propres enfants à des cancers, j’avoue que ma préférence va pour Bizet. Oui oui, la tête de cul qui introduit cet article. Nathalie Kosciusko-Morizet, on en parle parce qu’elle est mignonne et qu’elle sait se faire voir, mais au final, elle a autant d’autorité que… Rama Yade, mettons. Une petite claque sur la tête, et hop coucouche panier. Mais le sénateur Bizet ! Ca, c’est du bon gros homme de l’ombre, qui intrigue en coulisse, depuis des années. Les reportages sur le sujet des OGM me font marrer : A chaque fois, en fond, on voit sa tête d’ahuri professionnel, de pauvre petite brebis en proie aux méchants anti-OGM qui n’ont rien compris à la vie… Diffamation ? Bof, si tu savais ami lecteur, je ne fais encore que retracer ici les grandes lignes de cette saleté d’infestation politico-industrielle du transgénique. En guise de signature, et de conclusion, je clos ce post avec la photo du gentil Bizet, en compagnie d’une innocente exécutive d’Aventis, en plein « séminaire » :

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Le codéveloppement toujours, point de vue d’un dictateur

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  Ah oui non pardon, c’est vrai qu’un dictateur, c’est un dirigeant dans le style de Kim Jong IL (Corée du Nord). Autant pour moi. Abdoulaye Wade, que son organe de presse fait précéder du titre de « maître », s’est maintenu au pouvoir grâce à un beau bourrage d’urnes, et au fait que tout le monde a bien fermé sa gueule par la suite (je parle de l’ONU, notamment, ce gros machin avec des jolis drapeaux plantés un peu partout, spécialisé dans les réunions pour définir des calendriers qui ne sont jamais respectés…).

  Trêve de parenthèse. Malgré mon opinion peu favorable envers « maître » Wade, force est de constater que sa vision sur l’aide au développement contient d’indéniables accents de vérité. Le tableau est forcément un peu noirci, cela lui permettant notamment de se poser en sauveur, mais bon pour un autocrate, y’a pas à dire, un style poétique c’est un plus. (Comprendre : Vu qu’un peuple est forcé de se taper un type – a priori jusqu’à sa mort, ou jusqu’à un coup d’état – qui passe son temps à se répandre dans les médias, franchement, autant qu’il s’exprime bien !) 

 

Le chef de l’Etat maître Abdoulaye Wade a dénoncé vendredi à Dakar la ‘’vaste escroquerie’’ perpétrée par certaines ONG qui font du business sur l’aide alimentaire destinée aux pays africains frappés par la famine, a-t-il estimé avant de les qualifier de ‘’faux médecins, croque-morts de la faim’’.

’’La prétendue aide alimentaire est devenue un business de certaines ONG, voire une vaste escroquerie aux dépens des populations des pays donneurs’’, a notamment dit le chef de l’Etat qui présidait un conseil présidentiel sur la satisfaction des besoins alimentaires du pays.

Pour Abdoulaye Wade, ‘’l’Union européenne et le secrétaire général des Nations unies devraient lancer des enquêtes sur ce scandale du siècle’’.

’’Ce qu’on a appelé l’économie de la faim (…) enrichit les +blouses noires+, faux médecins, croque-morts prompts à se pencher sur le malade, le faire remonter à flots un moment pour obtenir encore davantage de subsides’’, s’est-il indigné.

’’L’Afrique doit se dresser et refuser de jouer plus longtemps, passivement, ce rôle’’, a martelé le chef de l’Etat, tout en soulignant que même si les pays africains ont besoin d’aide, ils ne veulent pas de celle dont ils ne sont que les ‘’prétextes’’.

Abdoulaye a indiqué que le ‘’seul’’ appel à la famine qu’il a ‘’assumé’’, et ce à son ‘’corps défendant’’ est celui lancé par le gouvernement socialiste, peu avant son accession au pouvoir en mars 2000.

Relevant qu’à l’époque ‘’les professionnels de l’appel à la famine ici au Sénégal et à l’étranger, s’étaient encore illustrés’’, le président a ajouté : ‘’j’ai décidé que, sous mon mandat, le Sénégal ne lancerait plus d’appel de ce genre’’. ‘’La promesse a été tenue’’, a-t-il noté, tout en estimant que ‘’l’Afrique peut s’en sortir avec seulement une aide intelligente, sincère, efficace’’.

Pour le chef de l’Etat, ‘’les pays africains pourraient échapper au danger éventuel de la famine s’ils étaient plus vigilants et mieux aidés’’. Insistant sur l’expression ‘’mieux aidés’’, il a indiqué que ‘’l’aide à la survie est une aumône’’.

’’Tout le monde sait ce qu’il faut faire mais, objectivement on ne voit qu’agitation’’, a-t-il déploré.

’’Aussi ne voudrais-je pas qu’on lance, en notre nom, une campagne de collecte d’argent qui finira dans l’escarcelle de la nébuleuse des ONG, de certaines ONG du moins’’. Il y a des ONG ‘’sérieuses’’, a toutefois tenu à préciser le président.

En 1994-95, quelque 98 millions de dollars ont été collectés pour le compte du Niger déclaré alors ‘’pays sinistré pour famine’’, a indiqué Abdoulaye Wade, avant d’ajouter, citant son homologue nigérien Mamadou Tandia, que le Niger n’a en définitive reçu ‘’trois millions de dollars et 8.000 tonnes de céréales’’.

’’Lorsque dernièrement, le président Tandia dit qu’il n’y a pas famine, mais crise, on veut absolument lui faire dire qu’il y avait famine’’, a ajouté le chef de l’Etat soulignant que de tels exemples existent ‘’partout en Afrique’’.

Il a encore souligné que la FAO ‘’doit cesser de prélever 20% des aides qui passent entre ses mains et trouver ailleurs des ressources de fonctionnement’’. ‘’Je ne veux pas non plus, a-t-il dit, que la FAO se transforme en permanence en une main tendue de l’Afrique pour recevoir la pitance’’.

Le directeur général de la FAO, Jacques Diouf se prononçant sur les ‘’émeutes de la faim’’, a lancé un ‘’appel alarmiste’’ sur le danger de famine qui menace l’Afrique du fait de la hausse de denrées de première nécessité, avait dit le chef de l’Etat à l’entame de son intervention.

Il a souhaité que le sommet dit de la crise alimentaire convoqué à Rome (Italie) ne soit pas ‘’un de ces éternels tours de table où les médecins se penchent avec condescendance sur un malade en perpétuelle transfusion avec le sentiment que leur devoir ne va pas plus loin que le maintien en vie’’.

Sarkozy et le codéveloppement

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(Moui, elle est un peu orientée au niveau de la retouche, cette photo de Reuters, mais je la trouve sympa quand même)

Retranscription d’un article de Libération, par Christian Losson :

Pour prendre «sans attendre» la «mesure» des «drames» de la faim qui se développent sur la planète, la France va doubler son aide alimentaire et la porter à 100 millions de dollars (63 millions d’euros). Yeux rivés sur son discours, Nicolas Sarkozy, lors d’un sommet climatique des 16 pays les plus pollueurs (lire ci-contre), a usé du registre compassionnel. A l’image d’un George W. Bush qui vient d’allouer 200 millions de dollars à la lutte contre la flambée des denrées de base…

Paille. «Y a-t-il un seul parmi nous qui peut rester indifférent à la révolte de ceux qui, au Sud, ne peuvent plus manger à leur faim ?» s’est interrogé le chef de l’Etat français. Salutaire prise de conscience ? Il reste de la marge. Car «la France n’est pas, c’est le moins que l’on puisse dire, un gros donateur d’aide alimentaire, confie à Libération Christiane Berthiaume, porte-parole du Programme Alimentaire Mondial (PAM). Elle arrive au 18e rang des contributeurs, avec 5,5 millions de dollars reçus au 13 avril 2008. A comparer avec les besoins de la PAM, revus à la hausse suite aux « émeutes de la faim » – de 500 à 750 millions de dollars.

Dire, comme Sarkozy, que face à «l’urgence, […] lutte contre la pauvreté et lutte contre le changement climatique doivent se renforcer l’une l’autre», l’expose à un rappel douloureux. Le premier instrument de la lutte contre la pauvreté, l’aide publique au développement (APD), est en chute libre depuis son arrivée au pouvoir. Pour la première fois depuis 2001, l’aide française a baissé en 2007, de 15 %, soit 0,39 % du revenu national brut, rompant avec les promesses de Chirac. Et quand on soustrait les 2,3 milliards de dollars (1,4 milliard d’euros) alloués aux frais de scolarité des étudiants étrangers, à l’outre-mer, et à «l’accueil» des réfugiés, que reste-t-il pour l’aide réelle ? «Pas grand-chose, reconnaît un diplomate. On dépense près de dix fois plus en aide pour le changement climatique dans les pays émergents que sur l’aide à la petite agriculture des plus pauvres.»

Nicolas Sarkozy peut jurer que la France y consacre «750 millions de dollars», il oublie qu’il s’agit de prêts. Comme les 100 millions de dollars à l’Afrique du Sud pour une ferme éolienne. «L’hypocrisie est totale, note Sébastien Fourmy, d’Oxfam France. D’un côté, Sarkozy parle de solidarité nécessaire et de souveraineté alimentaire. De l’autre, il vante la vocation exportatrice de l’agroalimentaire, qui, à coups de subventions à l’exportation ou d’accords de libre-échange, lamine les petits fermiers africains.»

La faim – dos au mur

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  Comme il est difficile à écrire, ce billet, ami lecteur… Qui suis-je, petit bourgeois confortablement installé chez moi, pour évoquer des évènements aussi dramatiques que des émeutes provoquées par la faim ? Je n’ai pas la réponse. Ceux qui mangent n’ont cependant pas, je pense, à avoir honte pour ceux qui ne mangent pas, eux. C’est un phénomène de pitié et de fausse empathie, que je rejette. Ce qui m’inquiète, en revanche, tient à ce que ces mouvements de violence sont déclenchés, et perdurent pour des raisons universelles, et inextinguibles. Je m’explique : une révolte qui a une base strictement politique, est généralement circonscrite sur un territoire, et peut être matée par la répression – ou calmée par des élections, une destitution, le retrait d’une loi, etc…

  Mais comment « arrêter » la faim ? Le mauvais état global de la répartition des ressources, sur Terre, étant actuellement aggravé par différents phénomènes, notamment le réchauffement climatique, la croissance importante de la population, la réduction des terres céréalières au profit de la culture du « biocarburant » (entre guillemets, parce qu’il est loin d’être bio), et surtout… la spéculation sur les matières premières, et sur l’agroalimentaire, du marché financier suite aux diverses crises boursières (subprimes, etc…). Pas très rose, hein ?

  D’autres problèmes contribuent à cette crise : la flambée du prix du pétrole a excité l’intérêt financier et politique pour les biocarburants, et a fait encore grimper les prix de l’alimentaire, car les agriculteurs utilisent souvent… de l’essence, pour leurs machines. Les OGMs ont également rogné sur les terres cultivables « classiques », et imposé des monocultures qui appauvrissent peu à peu les sols, et dont les récoltes sont souvent destinées à l’exportation dans les pays riches, ou à nourrir le bétail (qui risque aussi de crever, à son tour, si la crise continue, à moins qu’on voie ressurgir des cas de Kreuzsfled-Jacob…) ; les OGMs ayant également flingué une bonne part de la pollinisation (les abeilles n’aiment pas trop le Round-Up…), on est loiiiin d’en voir le bout, de cette affaire. Poursuivons en rappelant que, pour prévoir cette crise, l’Union Européenne a décidé, l’année dernière, de supprimer les jachères. Résultat : 5% de récoltes en plus, mais un appauvrissement des sols qui se prépare… sans compter que le bioéthanol et les monocultures OGMs ont déjà la fâcheuse particularité d’épuiser les sels minéraux,  et que les mauvaises récoltes OGMs s’ajoutent à celles « traditionnelles » (en Inde, par exemple, les agriculteurs de coton forcés d’acheter les semences MonSanto – les autres ont disparu du marché – quatre fois plus chères et avec l’obligation d’utiliser leur merde de Round-Up, s’en mordent méchamment les doigts… Le millier de suicides a été dépassé depuis longtemps…).

  Tout cela est très « théorique », et malheureusement bien éloigné des préoccupations de la population. Lorsqu’on en arrive à manger des galettes de terre, les cours du bioéthanol et le lobbying de MonSanto, ça passe un peu au-dessus de la tête. Remarque, ami lecteur, que les millions d’expropriés des subprimes jouiront de la compagnie de ceux qui vont se tourner, n’en doutons pas, vers le pillage, voire vers le cannibalisme. Dans les deux cas, les réponses « officielles », si elles sont à la hauteur des attentes (on y croit très fort), prendront encore des années pour se mettre en place. Que vont faire les affamés, pendant ce temps ? Se cryogéniser ? Manque de bol pour eux, la technique n’est pas encore au point…

  Reste donc, et j’en reviens tristement  à mes premières considérations, aux petits bourgeois équipés d’ordinateurs, tels que votre serviteur, de s’émouvoir dans le confort de leurs petites vies, en essayant au moins de transmettre un maximum d’informations à ceux qui s’y intéresseront. Des mesures d’urgence ont cependant été déployées (ouaiiis, une note positive) puisque l’armée, dans certains pays, distribue de la nourriture à la population. Je conclus avec une dépêche AFP en provenance du FMI. L’ami Strauss-Kahn en profite pour faire son boulot : paniquer et chiffrer les dégâts dès qu’une crise de grande ampleur menace le sacrosaint système capitaliste international. Vu comment la ruche bancaire s’affole, c’est sûr qu’on n’a pas fini d’en parler… et d’en souffrir :

[A noter que Royal avait prévu cette crise lors de sa campagne, et que depuis les prémisses de ces révoltes, on n’a pas entendu notre Glorieux Président sur le sujet...]

WASHINGTON (AFP) – La hausse des prix alimentaires pourrait avoir de terribles conséquences pour la planète entière, allant jusqu’à la guerre, si rien n’est fait pour l’endiguer, a souligné samedi à Washington le directeur général du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn.

« Les prix de l’alimentation, s’ils continuent comme ils le font maintenant… les conséquences seront terribles », a lancé M. Strauss-Kahn au cours d’une conférence de presse donnée à l’issue d’une réunion de l’instance dirigeante du FMI. « Des centaines de milliers de personnes vont mourir de faim… ce qui entraînera des cassures dans l’environnement économique », a-t-il mis en garde.

Les progrès réalisés par les pays pauvres depuis cinq à dix ans en matière de développement pourraient se retrouver « complètement détruits », a-t-il dit, en soulignant que ce problème dépassait le cadre strict des préoccupations humanitaires. « Comme nous le savons, en apprenant du passé, ce type de problèmes débouche quelques fois sur la guerre ». Si le monde veut éviter « ces terribles conséquences », la hausse des prix doit être endiguée.

Ces derniers mois, la hausse des prix de l’alimentation a provoqué une agitation sociale dans plusieurs pays, provoquant notamment la chute du Premier ministre en Haïti, après des émeutes de la faim qui ont fait au moins 5 morts, auxquels s’ajoute samedi un policier nigérian de l’ONU tué par balles par des inconnus.

Le président haïtien René Préval a annoncé samedi une réduction du prix du riz pour éviter une répétition des violences des derniers jours. Le même jour, des émeutes impliquant quelque 20.000 personnes protestant contre la vie chère et les salaires bas ont eu lieu près de Dhaka (Bengladesh).

Dans nombre de pays en développement, les gouvernements ont été obligés d’augmenter le niveau des subventions aux biens de première nécessité et aux carburants, ou de réduire leurs exportations de produits agricoles — comme cela a été le cas en Thaïlande avec le riz — pour calmer les tensions inflationnistes sur leur proche marché.

Le directeur général de l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Jacques Diouf, avait appelé cette semaine les dirigeants mondiaux à un sommet en juin pour faire face à ce qu’il a appelé une crise alimentaire mondiale. « Au regard des émeutes alimentaires dans le monde, dans des pays comme l’Afrique et Haïti, nous avons véritablement une urgence ». 

La ministre française de l’Economie Christine Lagarde a relevé devant la presse que ces problèmes étaient « de facture assez récente ». « On en parle de manière intense depuis 4 à 6 semaines avec des vrais problèmes sociaux ». Pour elle, « c’est parce que les marchés financiers sont en grandes turbulences que les opérateurs de marchés vont se placer sur des produits plus liquides et que les prix des matières premières, agricoles ou énergétiques, montent ».

Mme Lagarde a donc fait valoir que traiter la crise financière était la manière idoine de résoudre pour partie cette envolée des prix alimentaires.

« Traitons la crise financière et on fera disparaître une partie de la pression qui s’exerce » sur les prix alimentaires, a-t-elle assuré. 

Bové évoque une trahison du Grenelle de l’Environement

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Source : Reuters 

Le Sénat et l’Assemblée nationale « sont en train de tourner le dos au Grenelle » de l’environnement avec le projet de loi sur les OGM, a estimé ce matin le leader altermondialiste José Bové, à la veille de la 2è lecture du texte devant le Sénat.

« Ce projet est très symbolique de ce qui est en train de se passer: soit on respecte les paroles qui ont été tenues au soir du Grenelle de l’environnement soit tout tombe à l’eau. Malheureusement le Sénat et l’Assemblée nationale sont en train de tourner le dos au Grenelle de l’environnement« , a-t-il déclaré sur France 2.

José Bové a annoncé, sans autre détail, la mise en place d’un « comité de soutien pour défendre l’amendement 252, qui permettrait de défendre les territoires, les systèmes agricoles et les appellations et de protéger l’environnement« .

Le président du groupe UMP à l’Assemblée, Jean-François Copé, a souhaité que cet amendement soit abandonné par le Sénat. Adopté sur proposition du député PCF André Chassaigne, il vise à protéger les cultures labellisées d’une éventuelle contamination par les OGM.

Enfin, pour qu’il soit mis un terme aux arrachages de plants OGM, José Bové, lui-même « faucheur volontaire », a réclamé « une loi de protection pour ceux qui veulent produire et consommer sans OGM: c’est la seule condition pour que ces actions cessent », a-t-il prévenu.

Environ 160 enfants intoxiqués à Melun

MELUN (AFP) – Environ cent soixante enfants ont été victimes jeudi midi de ce qui semble être une intoxication alimentaire, dans six écoles primaires et maternelles du nord de la Seine-et-Marne, et quatorze ont dû être hospitalisés pour des examens, a-t-on appris de sources concordantes.

Les enfants hospitalisés devaient tous rentrer chez eux dans l’après-midi, selon la préfecture.

Selon cette source, 161 enfants et trois adultes ont été malades. Le parquet de Meaux a dénombré 152 enfants et quatre adultes.

« Il ne s’agit pas d’une intoxication grave, mais les enfants ont été victimes de vomissements, de douleurs abdominales, ce qui mérite d’être surveillé compte tenu de leur âge », a expliqué à l’AFP Claude Gonzalez, médecin-chef du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) de Seine-et-Marne.

Selon une directrice d’école, qui a souhaité conserver l’anonymat, les enfants ont été pris de vomissements un quart d’heure après avoir mangé une entrée à base de betterave. Des lits ont été installés dans la cantine pour examiner les enfants.

Deux écoles de Mouroux, deux d’Esbly, une de Condé-Sainte-Libiaire et une de La Houssaye-en-Brie ont été concernées, selon les pompiers. Les enfants atteints de nausée ont, pour la plupart, été examinés sur place par des médecins et infirmières, puis remis à leurs parents.

Douze enfants de l’école communale de Condé-Sainte-Libiaire, un de l’école primaire de La Houssaye-en-Brie et un de l’école du Centre d’Esbly ont été hospitalisés, selon la préfecture.

D’après le parquet de Meaux, les cantines des écoles concernées avaient toutes le même prestataire de service, la société OCRS (Office central de restauration scolaire), qui approvisionne des écoles de Seine-et-Marne mais aussi de Paris.

La Direction des services vétérinaires s’est rendue jeudi après-midi dans les locaux de l’entreprise, situés à Ozoir-la-Ferrière, pour y procéder à des prélèvements de nourriture qui feront l’objet d’analyses.

De nombreux parents ont défilé dans les services de gendarmerie pour porter plainte, selon la gendarmerie.

La société contactée n’a pas souhaité répondre aux questions de l’AFP.

Ecocide au Kirghizstan

  Un blog particulièrement flippant, initié par des globetrotters à sensibilité écolo, qui retrace les résultats d’une enquête sur la pollution au Kirghizstan. Au menu : radioactivité phénoménale sous un abribus, gigantesques décharges sauvages aux portes des villes, usines d’enrichissement nucléaire à l’abandon… L’épopée soviétique dans toute sa splendeur environnementale…

  http://www.blogtrotters.fr/category/6-ecocide-au-kirghizstan/

Une affaire d’espèces protégées

  Je profite de la mort de l’ours « Cannelle », intervenue il y a quelques temps, pour rédiger ici un billet peut-être iconoclaste d’un point de vue « écologiste », mais néanmoins férocement logique. (Z’avez remarqué le jeu de mots ? Ours… féroce… mmm… laissez tomber, ça fait rien).

  Bon. J’aimerais opérer une comparaison. Imaginez qu’on réussisse à cloner des Vélociraptors – oui, comme dans Jurassic Park. Passée la période d’exhibition dans un zoo, allez savoir, il y aura forcément une association d’ « écologistes » qui militeront pour leur réintroduction dans leur milieu naturel… A savoir, la forêt. Ca vous plairait, mmm ? Que diriez-vous de vous balader dans une forêt habitée par des raptors ?

  Eh bien, ce jeu d’esprit pour le moins incongru, est devenu une réalité par rapport à l’ours, en France. Pour contenter les besoins esthétiques et moraux de « défenseurs des droits des animaux », on a décidé que les humains devaient cohabiter avec des bébêtes de près d’une tonne, joliment prénommées, et qui peuvent vous décapiter d’un coup de patte. Tout ça pour quoi ? Pour se donner bonne conscience ? Pour la « biodiversité » ?

  Sûr, les ours peuplaient largement les forêts, en France, autrefois. Comme les loups et, bien avant, les Vélociraptors. Sûr, les chasser de leur territoire a été cruel, mais bordel, ouvrez les yeux ! Comment faire cohabiter des humains et des OURS dans le même lieu ? On interdit aux humains de fréquenter ce coin, alors ? Super… On voit que ça ne marche pas, rien que les chasseurs ne s’y plieront jamais totalement, et s’ils ne tuent pas ces fameux « nounours », ce seront eux qui y passeront, à long terme.

  En bref, j’ai beau avoir une sensibilité « écolo », ça m’énerve de voir qu’on tente, encore et encore, ce même genre d’expériences débiles qui consistent à mettre en présence des animaux potentiellement très dangereux, avec des humains, tout ça pour les besoins de hippies qui ne fréquentent généralement même pas ces lieux. Et eux, comment réagiraient-ils, nez-à-nez devant un putain d’ours, hein ? Croient-ils que leur « amour de la nature » leur épargnera un coup de griffe ?

Une question d’hygiène

GENEVE (AFP) – Plus de 40% de l’humanité n’a pas accès à des toilettes convenables, ont dénoncé jeudi les Nations unies, qui ont proclamé 2008 année internationale de l’assainissement face à un manque d’hygiène qui tue chaque année deux millions d’enfants.

« Chaque année, 15 millions de personnes meurent de maladies infectieuses », a rappelé l’assistant directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), David Heymann, à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau. « Si nous avions de bonnes infrastructures d’eau et d’assainissement, nous pourrions réduire d’un seul coup ce chiffre de 2 millions, celui des enfants qui meurent des suites de diarrhées », a-t-il estimé devant la presse à Genève.

La question des toilettes est restée négligée trop longtemps dans de nombreux pays, alors qu’elle est cruciale pour la santé publique: selon un récent sondage du British Medical Journal, quelque 11.000 professionnels de la santé ont estimé que l’assainissement était la plus importante avancée médicale obtenue depuis 1840, avant les vaccins et l’anesthésie.

La diarrhée est la deuxième cause de décès chez l’enfant dans les pays en développement.

Or, encore à notre époque, 41% de la population mondiale n’a pas accès à des toilettes « convenables » selon la définition de l’ONU, c’est-à-dire sans contact entre l’homme et les eaux usées.

Outre la santé, l’absence de toilettes a des conséquences en matière de sécurité: femmes et enfants sont exposés au harcèlement ou aux agressions sexuelles s’ils doivent sortir de chez eux la nuit à la recherche d’un petit coin isolé.

Conséquences aussi en matière d’éducation: lorsque dans les écoles garçons et filles partagent les mêmes sanitaires, ces dernières sont souvent obligées de mettre fin à leur scolarité une fois arrivées à la puberté.

Des progrès ont été accomplis au cours des dernières années: entre 1990 et 2004, 1,2 milliard de gens ont pu accéder à un assainissement amélioré, mais près de 2,6 milliards d’humains n’ont toujours pas de toilettes chez eux.

En 2015, ils devraient être encore 2,4 milliards, alors que l’objectif de développement du millénaire était de ramener ce chiffre à 1,8 milliard.

L’éducation et la réponse aux souhaits des intéressés sur le terrain doivent être désormais à la base du travail des Etats, ont souligné les Nations unies.

« Dans le monde entier, les gouvernements ont suivi de mauvaises approches », observe Jon Lane, directeur exécutif du Conseil de concertation pour l’approvisionnement en eau et l’assainissement. Par dirigisme, « ils ont construit des toilettes pour des gens qui n’en voulaient pas et les ont transformées en garages à vélos ou en étables ».

Le débat sur la privatisation des services d’assainissement a également fait perdre beaucoup de temps, a-t-il estimé. « Les multinationales qui étaient censées investir dans le secteur des services publics ne viennent pas dans les pays en développement tout simplement parce qu’elles ont des impératifs de rentabilité », a souligné M. Lane.

Au total, l’OMS a calculé que dépenser un dollar dans l’assainissement permet d’en récupérer 9,1 en moyenne. La flambée de choléra au Pérou en 1991 a ainsi coûté 800 millions de dollars, soit beaucoup plus que les sommes qui auraient suffi à améliorer l’assainissement des bidonvilles et éviter une telle épidémie.

Les lobbys pétroliers face à la Justice

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  Ami lecteur, c’est, sans mauvais jeu de mots, un sombre processus qui s’ouvre actuellement, avec l’appel de Total face aux indemnités versées à la suite de la catastrophe écologique de l’Erika. Après quasiment une décennie de bataille judiciaire, le groupe condamné, sans vouloir se soustraire à la facture présentée (192 millions d’euros, à mettre en parallèle avec le bénéfice record de 12,6 milliards rien que pour 2007), fait « valoir ses droits » auprès de la Cour Européenne de Justice.

  Julianne Kokott, avocate générale à la Cour de Justice des Communautés Européennes, qui doit se prononcer sur cette affaire, rend à cet effet un avis préliminaire pour le moins… ambigu. Le problème étant que celui-ci pourrait se transformer en une jurisprudence exemptant de futures indemnités les groupes pétroliers « responsables » (toute la question est là) de marées noires.

  Ainsi, d’un côté elle rappelle qu’à son sens, « le principe « pollueur-payeur » s’applique et « les coûts liés à l’élimination des déchets devraient (…) être mis à la charge des personnes qui sont à l’origine des déchets, qu’elles en soient détentrices ou anciennes détentrices ou encore productrices du produit générateur des déchets ».

  MAIS, remettant en question ce premier axiome, elle spécifie que « Cependant, il est également conforme au principe du pollueur-payeur d’exonérer de toute responsabilité les personnes qui n’ont pas causé de façon intentionnelle ou par négligence les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures », avant d’achever par un terrifiant : il est justifié d’imputer à la collectivité une contribution dans la chaîne de causalité des déchets d’hydrocarbures ».

  Le procès se tiendra donc en appel d’ici un an. S’il donne « raison » à Total, il est probable qu’en cas de future marée noire, les pétroliers ne pourront plus être tenus responsables du préjudice écologique car la catastrophen’aura pas été « intentionnelle ». On dit merci qui ?

Oui, ils se foutent de vos gueules (puissance trois)

  En ces temps de joie et de bonheur, voici encore une bonne nouvelle pour la liberté citoyenne des français : le Sénat vient d’adopter un amendement instaurant un « délit de fauchage ». Le texte, proposé par le rapporteur UMP Jean Bizet, instaure une peine de trois ans de prison et de 150 000 euros d’amende en cas de « dégradation d’une parcelle de culture de plantes transgéniques ». La gauche a vivement protesté contre cette disposition, qui « revient à distinguer la destruction d’un champ d’OGM de celle d’un champ de culture conventionnelle »; en vain. 

  Alors, les écolos, toujours fiers de votre « victoire » suite à l’utilisation du principe de précaution ? (Rappelons que Barnier a confirmé, il y a une semaine, que les OGM seront bien cultivés en 2008).

Oui ils se foutent de vos gueules

  Je l’avais soupçonné, et j’aurais préféré me tromper… les OGMs en plein champ seront bien balancés lors de la prochaine saison des semis (dixit Barnier). Voilà ce que vaut la parole de l’UMP. On invoque un principe de précaution devant les caméras, pour se torcher le cul avec une fois les projos éteints. Est-il besoin d’épiloguer ? La politique de la droite au pouvoir me file la nausée…

PARIS (AFP) – Le ministre de l’Agriculture Michel Barnier a annoncé mardi devant le Sénat que de nouvelles autorisations d’essais de culture OGM en plein champ seraient délivrées « dès 2008″.

« Il nous faut une recherche en plein champ et dès 2008″ a déclaré M. Barnier en présentant le texte de loi sur les organismes génétiquement modifiés.

« A cette fin, j’ai obtenu que par décret une commission d’évaluation des demandes d’autorisation d’essais en plein champ soit mise en place. Cette commission nous permettra d’autoriser dès 2008 des essais en champs dans des conditions sécurisées », a-t-il précisé.

La loi sur les OGM dont le Sénat commence mardi l’examen, doit créer un Haut Conseil des biotechnologies, qui sera chargé de procéder à l’évaluation préalable du risque lié à ce type d’essais.

La France a décidé d’activer à Bruxelles la « clause de sauvegarde » et de suspendre les cultures OGM en milieu ouvert, notamment celle de la seule culture commerciale concernée, le maïs MON810, jusqu’à ce que la commission européenne ait procédé à de nouvelles expertises.

Pour Lylian Le Goff, responsable de la mission biotechnologies de la fédération France Nature Environnement (FNE, 3000 associations), chargé du dossier OGM: « il n’est pas urgent de reprendre les essais en plein champs (mais) il est urgent d’attendre l’installation du Haut conseil des biotechnologies et de lui laisser le temps de travailler dans la sérénité ».

Pour FNE, « l’annonce de Michel Barnier n’est certainement pas conforme à l’engagement du gouvernement en faveur d’une recherche scientifique renforcée, transparente et pluraliste ».

Les Verts ont jugé mardi que les déclarations du ministre de l’Agriculture Michel Barnier sur les OGM faisaient penser « quasiment à de l’escroquerie ».

Commentant l’annonce d’autorisations de cultures en plein champ par le ministre, Cécile Duflot, secrétaire nationale du parti écologiste y a vu « la confirmation des pires craintes des Verts ».

« Cela fait penser quasiment à de l’escroquerie, car suspendre les cultures en plein champ en hiver pour les reprendre au printemps, c’est à la fois se moquer du monde et ne pas tenir sa promesse », s’est insurgée la responsable.

Par ailleurs quelque deux à trois cents militants anti-OGM ont manifesté bruyamment devant le Sénat mardi soir, alors que les sénateurs entamaient l’examen du projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés.

Les manifestants qui venaient du boulevard Saint-Michel ont été arrêtés par des barrières métalliques en haut de la rue de Tournon, alors qu’un cordon de policiers était déployé devant le palais du Luxembourg.

Le cortège était précédé d’un camion sur lequel avait été érigé un épi de maïs en toile gonflée à l’air chaud, de 4 à 5 mètres de haut.

Sous la bannière de la Confédération paysanne, des Amis de la Terre et des Faucheurs volontaires, les manifestants scandaient : « A ceux qui veulent imposer les OGM, nous répondons : Résistance ! ».

2050 ?

http://www.dailymotion.com/video/x1l4m6_2050

Un petit résumé, sur un ton assez « léger », des désastres qui nous pendent au nez… pas besoin d’attendre 2050, à mon avis, pour les voir de près. Je ne suis pas d’accord avec l’intégralité du reportage, mais rien que pour les chiffres cités, c’est vraiment terrifiant… Enjoy !

Echapper à l’hépatite B, mourir d’une sclérose en plaque…

  Dix ans de procédure pour enfin établir un lien de causalité… Bah, ça sera toujours plus rapide que pour l’amiante (plus d’un demi-siècle)…

 

PARIS (AFP) – Quatorze ans après la campagne nationale de vaccination contre l’hépatite B, les responsables de deux laboratoire ayant mis au point et commercialisé le vaccin, ont été mis en examen jeudi pour « tromperie aggravée ».

Plus de vingt millions de Français (le tiers de la population) ont été vaccinés entre 1994 et 1998 contre le virus de l’hépatite B, maladie à l’origine de cirrhoses ou de cancer du foie.

1.300 d’entre eux ont subi des effets secondaires neurologiques, dont un millier de scléroses en plaques, selon certaines estimations.

Les responsables du laboratoire « SmithKline Beecham » (aujourd’hui GlaxoSmithKline, GSK) et de la société Pasteur Mérieux MSD – Aventis Pasteur (aujourd’hui Sanofi Pasteur MSD), deux laboratoires ayant fabriqué le vaccin, sont poursuivis pour « tromperie sur les contrôles, les risques et les qualités substantielles d’un produit ayant eu pour conséquence de le rendre dangereux pour la santé de l’homme », selon une source proche du dossier.

L’information sur le vaccin s’est faite « dans le respect de la réglementation et des procédures en vigueur », a souligné un porte-parole de GSK. « Ces accusations ne sont pas justifiées », a-t-on commenté chez Sanofi Pasteur MSD.

Le laboratoire Pasteur MSD est également mis en examen, en tant que personne morale, pour « homicide involontaire » pour la mort d’une patiente, Nathalie Desainquentin, décédée en 1998, à l’âge de 28 ans d’une sclérose en plaques et dont les parents se sont constitués partie civile.

« Pour nous, c’est une satisfaction dans la mesure où ces mises en examen confortent notre thèse selon laquelle les recommandations en vue de la vaccination n’étaient pas conformes aux risques véritables », a déclaré à l’AFP Me Bernard Fau, avocats de parties civiles.

Lancée en 1994 par Philippe Douste-Blazy, alors ministre de la Santé, la campagne nationale de vaccination contre l’hépatite B a été suspendue en 1998.

A partir de 1997, ont été déposées plusieurs plaintes pénales, aujourd’hui instruites par la juge Marie-Odile Berthela-Geffroy. Le dossier compte 29 parties civiles dont 5 représentent des victimes décédées.

En 2005, la Cour de justice de la République avait classé sans suite une plainte pour « mise en danger de la vie d’autrui » visant les ex-ministres de la Santé Jean-François Mattéi, Bernard Kouchner et Philippe Douste-Blazy.

La campagne de vaccination, encouragée par les pouvoirs publics, comparaît l’hépatite B au Sida et affirmait que le virus pouvait se transmettre par la salive, ce qui est faux. Elle a rapporté beaucoup d’argent aux laboratoires qui ont écoulé 70 millions de doses.

« La recommandation d’une vaccination à grande échelle allait très au delà des populations à risque (toxicomanes, professionnels de santé…) notamment en ce qui concerne la vaccination scolaire généralisée », a souligné Me Fau.

Comme dans d’autres dossiers de santé publique, l’établissement de la certitude d’un lien de causalité entre le produit et ses effets indésirables est difficile à établir.

En octobre 2002, une première expertise avait mis en cause l’attitude des pouvoirs publics coupables, selon le rapport, de « désinformations » et de « dissimulations ».

En septembre 2003, la Cour de cassation rendait un arrêt indiquant que le lien entre la vaccination et la sclérose en plaque ne pouvait être tenu pour acquis. Mais en 2004, une étude de la revue américaine Neurology suggérait un lien entre le vaccin et la maladie.

Depuis, le lien de causalité a été pris en compte en 2007 par le Conseil d’Etat dans le cas d’une infirmière de Sarreguemines (Moselle), atteinte d’une sclérose en plaques, à la suite d’une vaccination obligatoire contre l’hépatite B.

Pierre ROCHICCIOLI

Vers une possible extinction des réserves poissonnières ?

  Encore un grand acte écologique à mettre au crédit de l’UMP… sans doute pour satisfaire les besoins électoraux à venir prochainement, Sarkozy vient de renier les engagements de son ministre – pris il y a à peine un mois - quant au respect des quotas de pêche (déjà très hauts par rapport aux réserves, et peu contrôlés). Il n’est pas forcément nécessaire d’épiloguer… selon « Alternatives économiques » (un magazine génial, en passant, dont je vais bientôt diffuser plein de documents trèèèèès intéressants), l’empreinte de la pêche, en France, est déjà environ 10 fois supérieure à la biocapacité marine. Il est donc tout-à-fait possible d’envisager que la surpêche puisse conduire, d’ici quelques années ou dizaines d’années au maximum, à la disparition de certaines espèces (le cabillaud notamment, connait de sérieuses difficultés actuellement). Voilà. C’est beau, la politique industrielle, hein ? Un espoir subsiste, pas particulièrement écologique du reste (car très polluant) si l’on ne veut pas réduire de force la consommation de poisson, à savoir l’élevage… ceci condamnant, il est vrai, l’industrie de la pêche de capture, et résultant en une qualité de poissons généralement faible (les élevages faisant s’entasser les uns sur les autres ces pauvres petites bêtes).

9 points de contrôle sur 10 révèlent des pesticides dans les rivières françaises

(Encore un article extrait de Libé… chuis pas feignant, j’y peux rien s’ils font de bons dossiers… avec source AFP) [Sans mauvais jeu de mots...]

Le bilan écologique des cours d’eau ne s’améliore pas en France. Selon un rapport de l’Institut français de l’environnement paru aujourd’hui (Ifen), neuf rivières sur dix contrôlées présentent un ou plusieurs pesticides, ainsi que la moitié des eaux souterraines. L’Ifen dresse régulièrement depuis 1998 un état de la contamination des eaux par les pesticides.

819 points ont été contrôlés en 2005 sur les rivières. 91% d’entre elles présentaient au moins un pesticide, produits phytosanitaires utilisés pour la protection des végétaux, ou biocides pour la protection de biens d’équipements comme le bois de charpente. La France confirme au passage son rang de troisième utilisateur mondial de pesticides derrière les Etats-Unis et le Japon, et de premier en Europe.

Le bilan est lourd aussi pour les eaux souterraines. 55% des 1.213 points de contrôle révèlent une concentration de pesticides. L’étude de l’Iden souligne des niveaux de contamination significatifs: 36% des points de mesure en eaux de surface ont une qulité moyenne à mauvaise, et 25% des points en eaux souterraines ont une qualité médiocre à mauvaise.

«On a vraiment un phénomène de dispersion générale des pesticides dans l’environnement puisqu’on en trouve à peu partout où on en cherche», explique Christian Feuillet, responsable de l’unité Etat des milieux à l’Ifen. «C’est évident pour les eaux superficielles puisqu’on en trouve dans neuf points de mesure sur dix, et c’est également significatif pour les eaux souterraines, même si le taux est plus faible parce qu’elles sont relativement protégées», ajoute-t-il. L’Ifen n’en tire cependant pas de conclusions concernant l’évolution de la qualité des eaux en France, soulignant que son dispositif d’observation a changé.

Ainsi entre 2004 et 2005, environ 200 points de contrôle ont été rajoutés. S’ils ne sont pas entièrement représentatifs, ces contrôles permettent de donner un aperçu de la contamination des eaux par les pesticides. Selon Christian Feuillet, «36% des mesures dans les cours d’eau montrent une qualité moyenne à mauvaise et un quart une qualité médiocre à mauvaise, donc on est quand même dans des situations où, sur un nombre significatif de points, l’eau n’est plus propre à un bon usage».

Note : Tiens, au fait, qui a abrogé les lois sur la protection des cours d’eau en France, à peine entrée au ministère de l’Ecologie… sisi, vous la connaissez, elle fait bien semblant d’être une conne et a passé son diplôme de cirage de pompes avec mention… Actuellement, elle travaille avec un entraîneur soupçonné de malversations financières… Aaaaaah, la droite française…

Le lait Nestlé continue à tuer…

  Joyeux, non ?

  (Extrait du site de Libération – article rédigé par Maria Malagardis)

De quoi est mort le petit Henri-Joël Tchamga ? Le 7 mai 2001, ce bébé de 14 mois totalement déshydraté et souffrant de violentes diarrhées était admis en urgence dans une clinique d’Edea, petite ville au sud du Cameroun. Il décédait quatre jours après son hospitalisation. En Afrique, ce décès avait toutes les chances de passer inaperçu. Ce fut d’ailleurs le cas. Mais aujourd’hui, l’histoire d’Henri-Joël Tchamga ressurgit au cœur d’une plainte que révèle Libération : trois familles camerounaises, dont celle d’Henri-Joël Tchamga, ont décidé de demander réparation à Nestlé, en Suisse. Elles sont persuadées que leurs enfants ont été victimes d’un «faux» lait concentré contenant en réalité un substitut végétal. Difficile, voire impossible à digérer par de très jeunes enfants.

Outre le petit Henri-Joël, deux petits garçons se nourrissant eux aussi exclusivement du même lait de la marque Gloria ont été admis en urgence dans la même clinique d’Edea. Eux ont survécu. Mais leurs parents, tout comme ceux d’Henri-Joël Tchamga, ont confié leur dossier à un prestigieux cabinet juridique en Suisse. Où se trouve le siège de Nestlé, qui ne semble guère avoir apprécié la démarche.

«Pressions». Trois familles contre une multinationale ? L’affaire semble perdue d’avance. «Pourtant, il y a eu des pressions folles sur les avocats et les journalistes pour que cette histoire ne sorte pas», accuse maître William Bourdon, le président de Sherpa, un réseau de juristes qui soutient «les victimes de la mondialisation» face aux multinationales. C’est Sherpa qui a servi d’intermédiaire entre les familles camerounaises et le cabinet Lalive en Suisse. Lequel affirme avoir «le plus grand mal à obtenir les réponses les plus simples de la part de Nestlé».

Ce n’est pas la première fois que la multinationale suisse est au cœur d’une polémique sur la nature ou la qualité de ses produits. En 2002, 300 tonnes de lait périmé avaient été confisquées par les autorités colombiennes. Bogota avait alors soupçonné Nestlé d’avoir modifié la date de péremption de la poudre en cause. Deux ans plus tard, en 2005, 30 millions de litres de lait Nestlé pour bébé avaient dû être saisis par la police italienne à la suite de la découverte d’une contamination par une substance chimique, laquelle se trouvait sur l’encre des cartons d’emballage et avait réussi à se diffuser dans les produits laitiers. Sans, apparemment, faire de victimes.

Cette fois, l’homme par qui le scandale éclate s’appelle Pius Bissek. A la fin des années 90, cet entrepreneur camerounais voit sa société de produits laitiers frôler la faillite. Il enquête et découvre que certains de ses concurrents ont ajouté à leurs laits concentrés de l’huile de coco. Ce qui leur permet de casser les prix. «Des faux laits, avec quasiment le même packaging et la même marque que des vrais laits », s’indigne Pius Bissek, qui porte plainte en 2002 pour concurrence déloyale contre une dizaine de ses concurrents, parmi lesquels le géant Nestlé, premier importateur de produits laitiers au Cameroun.

C’est alors que Pius Bissek entend parler d’une étrange épidémie de diarrhées chez des bébés camerounais. Pour lui, les deux affaires sont liées. C’est aussi la conviction du professeur Hughes Nyame. Ce médecin réputé au Cameroun rédige en 2004 une étude officielle à ce sujet : «Depuis 1999, écrit-il, on a observé dans les services de pédiatrie une augmentation des cas de malnutrition. Après enquête, il est apparu que la plupart de ces enfants étaient alimentés par de faux laits concentrés sucrés Or la plupart de ces produits sont apparus après 1994, année de la dévaluation du franc CFA qui perd soudain la moitié de sa valeur, provoquant une explosion du prix des importations. Et, notamment, celles de lait concentré, dont raffolent les Camerounais, lesquels en donnent souvent à leurs bébés lors du sevrage.

Lire la suite de ‘Le lait Nestlé continue à tuer…’ »

Fin de la grève de la faim (en vain ?)

  Ils ont tenu jusqu’à ce que le Président cède… C’est, du moins, la version officielle. Bové et ses Faucheurs, que j’ai pu rencontrer au début de leur grève de la faim, se réjouissent du fait que la clause de précaution a été activée par le pouvoir en place; qu’en est-il REELLEMENT ? Les semenciers fulminent, brandissent le poing; toutes ces belles plantes génétiquement enrichies en pesticides, c’est vrai, quel gâchis…

  Alors, sincère désespoir ou larmes de crocodile ? Si l’on en croit Mr Le Grand, le président de la commission en question qui serait à l’origine -officielle, donc- de cette marche arrière, le tableau est loin d’être aussi « rose » pour les anti-OGM. Certes, tous ces messieurs (dont plus de la moitié sont en cheville directe avec les lobbys des pesticides et des OGMs… vive l’impartialité) ont bien dit devant les caméras qu’il existait de nouveaux éléments qui constituaient de « sérieux doutes » (le sésame tant attendu) quant à la protection de la faune, et bien entendu de la santé des consommateurs.

  Le problème, est que ces merveilleux experts ont parfaitement oublié de noter cela sur le fameux rapport qu’ils ont rendu … et qui reste la seule pièce qui compte, au final. Au grand  dam de Mr Le Grand. Voilà. Donc tout cela, pour faire court, c’est du flan. Du pipeau. Pardon ! Un orchestre symphonique de pipeaux. Voyons si Sarkozy active réellement la clause de sauvegarde… pour l’instant, les seuls résultats visibles de son « Grenelle de l’Environnement », en la matière, auront consisté en un gel des semences en hiver, et en ce magnifique rapport qui dit le contraire de ce que ces mercenaires des pesticides/OGMs balancent à la télé. Le meilleur pour la fin ? Le JRDF a déjà rapporté ici que les semences génétiquement modifiées, en France, ne concernaient pas seulement le maïs MonSanto à présent bien connu… mais 17 expérimentations « en plein champ ». Bon appétit !

C’est beau le progrès

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LONDRES (Reuters) – Un crématorium des environs de Manchester, dans le nord de l’Angleterre, envisage d’utiliser la chaleur de ses fourneaux pour éclairer et chauffer la chapelle accueillant les proches des défunts.

L’initiative, étudiée par le conseil régional de Tameside, vise à recycler la chaleur dégagée dans les fourneaux de son crématorium de Dukinfield et s’inscrit dans le cadre de la lutte pour réduire les émissions de gaz carbonique dans l’atmosphère.

L’idée retenue est d’envoyer les gaz dégagés par la crémation des corps dans des pompes à chaleur, qui chaufferont l’eau des radiateurs de la chapelle. Il est également envisagé d’envoyer les gaz vers une turbine qui fabriquerait de l’électricité.

« Le sujet est très sensible, et nos concitoyens sont très partagés. Je suis sûr que certains pensent même que nous brûlons des corps juste pour fabriquer de la chaleur, ce qui est naturellement faux », explique Robin Monk, responsable des questions d’environnement du Tameside.

L’Eglise locale semble partager cette approche « verte » de la mort.

« Je pense que c’est une excellente idée, très innovante. Jusqu’ici, tout cet air chaud était gaspillé », remarque, enthousiasme, le révérend Vernon Marshall. « Les familles n’ont pas à savoir que leurs défunts bien-aimés servent à les réchauffer ».

La décision finale appartient à la commission de l’énergie du conseil de Tameside, qui rendra son verdict après consultation du public.

Georgina Cooper, version française Jean-Loup Fiévet

Rapport sur la grève de la faim des Faucheurs

  Le titre est assez explicite, je pense… le JRDF s’est rendu rue de la Banque pour soutenir les Faucheurs. Votre serviteur a notamment pu assister à l’une de leurs réunions. L’ocassion, également, de leur apporter quelques petits trucs pour les aider (j’avais vu dans un reportage, la veille, qu’ils manquaient de verres).

  Par où commencer ? Mon opinion générale est positive. Ce qui me change agréablement des autres actions auxquelles j’ai pu participer (je parle de l’extrême-gauche en général). Une vingtaine de personnes étaient présentes, assises en rond; des bouteilles d’eau et des restants de tasses de thé, sur des tables toutes simples, dans un décor très nu, dont les fenêtres ne s’ouvrent même pas. La résistance aux OGMs est spartiate, dure (allez tenir une grève de la faim et vous comprendrez), résolue. Pas d’hurluberlus, néanmoins; une vingtaine de faucheurs issus principalement des milieux agricoles, dont la moyenne d’âge peut être établie à 30-40 ans. Des tours de parole sont donnés, afin d’envisager les actions à mener.

  Moi, petit nouveau, j’ai néanmoins été bien accueilli. Je me colle dans un coin, je prends des notes, leur transmets par la suite, pour les aider; je ne participe pas énormément, parce que je ne veux pas m’imposer. Je préviens : je ne suis pas gréviste, mais si je peux relayer leur message, d’une manière ou d’une autre, et les aider, je le ferai. Je leur propose d’axer leur communication sur Internet, et nous dressons une petite liste sommaire des sites à investir. Des idées fusent, plus ou moins heureuses. Certains veulent faire des distributions dans le métro, ou sur les avenues touristiques; j’argue doucement que les objectifs envisagés sont énormes, eu égard à leur effectif malgré tout restreint. D’autres mauvaises initiatives : attaquer les affiches de l’UMP… heureusement, celles-ci ne font pas long feu. Bien plus intéressant : demander le soutien des ambassades des pays qui se sont prononcés « contre » les OGMs. Défiler devant le siège de MonSanto, à Paris. Elargir les soutiens politiques au centre (accueil mitigé, les centristes envisagés n’étant pas tout blancs sur les questions écologiques); demander le soutien des mairies et des préfectures sympathisantes; tracter dans les queues des cinémas; utiliser la technique de la pancarte « klaxonnez si vous êtes contre les OGMs » (bonne idée à mon avis, car les nuisances sonores ne sont pas émises directement par les manifestants, et témoignent d’un soutien populaire).

  Il n’y a pas un journaliste lors de cette réunion, évidemment. Dès que José Bové Bové arrive, c’est la ruée; les caméras sont braquées sur lui, le comité stoppe peu à peu ses réflexions. Rendez-vous est donné pour le début de l’après-midi. Je ne peux pas revenir, mais lundi, j’y retourne; hélas, la sécurité s’est mise en place, l’entrée est filtrée… je laisse mes petits présents, d’un coup je suis « exclu », mais je ne leur en veux pas. Ils ont besoin de rester entre eux. Je discute un peu avec les militants. Je reviendrais plus tard.

  Voilà. Plus de 80% des français refusent les cultures d’OGMs. Je vais bientôt poster un billet technique, afin de ne pas se faire avoir par les bidonneries des lobbyistes, sur une question pas si facile que ça à appréhender… en attendant, ami lecteur, si tu te sens le coeur de soutenir les Faucheurs, n’hésite pas ! Les rebelles sont tellement peu en France. Et il s’agit d’un sujet de santé publique. Ceux qui sont aujourd’hui regardés comme des extrémistes, demain peut-être, seront reconnus comme des défenseurs du bien-être et de l’intégrité physique de la population française.

Plutôt rien que des OGMs

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  Une action qui ne peut m’inspirer qu’un grand respect, et que j’essayerais d’approcher au plus près… à suivre donc. A noter que cette dépêche est partiale, puisqu’elle fait croire que le gouvernement veut vraiment utiliser la clause de sauvegarde – alors que plus d’une quinzaine de cultures en plein champ ont été récemment autorisées.

PARIS (AFP) – Le leader altermondialiste José Bové et une quinzaine de militants ont entamé à Paris une grève de la faim pour obtenir l’activation par la France de la clause de sauvegarde à Bruxelles, qui permettrait d’interdire la culture du maïs OGM en France.

« On démarre et on ira jusqu’au bout, jusqu’à ce que la clause de sauvegarde soit activée », a-t-il déclaré jeudi lors d’un rassemblement au pied de la Tour Eiffel.

José Bové a assuré avoir cessé de s’alimenter depuis la veille et ne boire que « de l’eau ».

« J’espère qu’ils comprendront vite et qu’on ne sera pas obligés de mener cette grève pendant des semaines », a-t-il ajouté, reprochant au gouvernement de ne pas tenir sa parole concernant la mise en place d’un moratoire sur les cultures de maïs OGM Mon 810, le seul cultivé en France (22.000 hectares en 2007).

Les grévistes de la faim ont installé leur quartier général dans le « ministère de la crise du logement », rue de la Banque (2ème arrondissement) à Paris, un bâtiment occupé depuis des mois par l’association Droit au logement (Dal), qui a mené une longue action couronnée de succès en décembre en faveur du relogement de familles.

Outre ces 15 grévistes à Paris, « d’autres personnes se sont engagées à observer des grèves de la faim tournantes sur des périodes courtes en province », a précisé José Bové.

José Bové et ses camarades, au total une centaine de personnes – militants, « faucheurs volontaires d’OGM », élus locaux – qui s’étaient regroupés jeudi matin au pied de la Tour Eiffel, ont remonté le Champ de Mars vers l’Ecole militaire en brandissant des banderoles anti-OGM et en chantant « ni dans les champs, ni dans les assiettes, les OGM on n’en veut pas ».

Ils se sont ensuite rassemblés devant le ministère de l’Ecologie, avenue de Ségur, où une caravane a été installée tel un « piquet de vigilance pour symboliser l’action engagée aujourd’hui », selon José Bové qui a été reçu par Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’état à l’Ecologie.

La France décidera d’activer ou non la clause de sauvegarde sur la base de l’avis scientifique que doit rendre « probablement le 9 ou le 10 janvier » le Comité de préfiguration de la Haute autorité sur les OGM, a-t-elle déclaré à cette occasion.

« Si l’avis est, soit très défavorable au maïs de Monsanto, soit réservé, on appliquera la clause de sauvegarde en application du principe de précaution », a-t-elle indiqué à l’AFP.

La clause de sauvegarde permet à un pays européen d’interdire un organisme génétiquement modifié autorisé au plan communautaire à condition toutefois de justifier cette mesure avec un dossier scientifique étayé.

« Le dossier est prêt, il n’y a plus qu’à envoyer la lettre à Bruxelles », a affirmé José Bové.

Le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo avait assuré le 31 octobre devant l’Assemblée nationale que la France appliquerait cette clause de sauvegarde « jusqu’au vote d’une nouvelle loi ».

Mais par la suite, le gouvernement a simplement décidé un gel à minima des cultures OGM jusqu’au 9 février prochain, le temps d’adopter la nouvelle loi.

Les écologistes ne se satisfont pas du gel des cultures pendant l’hiver -les semis ayant lieu au printemps- et exigent, comme José Bové, un véritable moratoire en 2008.

De leur côté les semenciers affichaient l’indifférence: « nous sommes tout simplement des témoins de ce que fait M. Bové, ce qu’il a décidé de faire, ça le regarde », a déclaré à l’AFP Philippe Gracien, directeur du Groupement national interprogfessionnel des semences (GNIS).

La nausée

  Pardonne-moi, ami lecteur, cette absence de presque deux semaines sur ce blog; ce n’était pas par paresse ou par désintérêt, que j’ai lâché ces quelques pages; plutôt les conséquences d’un sentiment bien noir et bien poisseux, quelque chose comme du dégoût. Overdose de sang, peut-être. En France, nous nous acheminons vers ce qui a ruiné les USA depuis presque deux mandats de l’administration Bush; dans le monde, les attentats à la bombe, les assassinats, prises d’otage et autres élections truquées tiennent le haut du pavé. Que faire, sinon vomir et se désespérer ?

  Ecrire, peut-être. Essayer d’informer. Ca sera déjà ça de pris; le JRDF est donc toujours en ligne, toujours aussi désemparé en termes de moyens, mais toujours aussi sincère. Alors, nous nous plions à l’usage traditionnel en vous souhaitant une bonne et heureuse année; malgré le fait qu’elle s’annonce vraiment très mal. Allez, en route…

Une action forte – Greenpeace

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BRUXELLES (Reuters) – Deux cents militants de Greenpeace ont construit un mur devant l’entrée d’un bâtiment de l’Union européenne pour dénoncer l’incapacité de l’UE à protéger les stocks de poissons de la surexploitation.

A l’aide de sept tonnes de parpaings, les écologistes ont monté en une demi-heure un mur de trois mètres de haut barré du slogan: « Fermé jusqu’à reconstitution des stocks de poissons », perturbant l’ouverture de trois jours de négociations annuelles sur la fixation des quotas de pêche.

Les stocks de certaines espèces comme le cabillaud sont régulièrement épuisés après des années de surexploitation.

« Le conseil (des ministres) de la Pêche est un désastre absolu », a déclaré Saskia Richartz, porte-parole du mouvement écologiste. « A moins que des changements soient effectués et que le pouvoir soit transféré aux ministres de l’Environnement, les pêches en Europe sont menacées d’une catastrophe en matière d’économie et de biodiversité. »

L’opération a été menée à une telle allure que la police a été prise au dépourvu, se contenant d’embarquer la plupart des militants dans des fourgons une fois le mur construit.

Les journalistes ont patienté dans le froid pendant deux heures à l’extérieur avant que des ouvriers arrivent pour démonter l’édifice et plusieurs délégations accompagnant les ministres ont eu quelques difficultés à pénétrer dans le bâtiment.

Jeremy Smith, version française Jean-Stéphane Brosse

Les palabres écologistes…

  Encore un article court, sinon je sens que je vais m’énerver… Le sommet de Bali s’est achevé, et des naïfs en profitent pour faire la fête, sous prétexte que les USA n’ont pas tout bloqué, comme à leur habitude. Personnellement, j’aurais juste envie d’envoyer des cocktails Molotov, voire pire, sur le coin du pif des bouffons de l’ONU. A part se taper des gros raouts inutiles juste destinés à élaborer un calendrier pour savoir quand ils pourront se réunir afin de définir un nouvel agenda de négociations, je ne vois pas à quoi servent ces congrégations hypocrites…

  Donc voilà, ce « sommet » s’achève sur la promesse de tous ces inconscients de se revoir en 2009, afin de discuter de mesures qui seraient réévaluées en 2012… sans compter les objectifs à présent non-chiffrés et les volontés calculées pour 2020, 2030 et 2050. Ai-je vraiment besoin de commenter tout cela ?  

Les téléphones portables sont cancérigènes

  Encore une bonne nouvelle !

Le discours rassurant de l’OMS sur les risques liés à l’utilisation des téléphones portables est bousculé par une nouvelle étude israélienne, partiellement financée d’ailleurs par l’organisation onusienne. Les radiations émises par les appareils augmenteraient clairement les risques de cancer des glandes parotides, situées près de l’oreille.

Le Dr Sigal Sadetski et ses collègues du Centre médical Tel Hashomer de Tel Aviv (Israël) se sont penchés sur 402 tumeurs bénignes de la glande parotide, et 58 tumeurs malignes diagnostiquées chez des adultes israéliens. Interrogés sur leurs habitudes téléphoniques, ils ont vu leurs résultats comparés à ceux de personnes en bonne santé.

Sans ambigüité aucune, les auteurs relèvent « un lien de cause à effet entre l’utilisation des portables et le développement de tumeurs des glandes parotides ». Et plus l’usage du téléphone est prolongé, plus le danger paraît important. « Le risque est (ainsi) augmenté de 50% chez les personnes qui utilisent leur portable pendant plus de 22 heures par mois » poursuivent les auteurs. Autre point d’importance, l’exposition est plus dangereuse en milieu rural (où les émetteurs sont plus puissants) qu’en milieu urbain.

C’est un pas important qui vient d’être franchi. Car jusqu’à ce jour, les conclusions contradictoires sur les éventuels dangers des champs électromagnétiques étaient légion. Plus de 600 études ont en effet déjà été réalisées sur le sujet… dont la majorité financée par les opérateurs eux-mêmes ! Pour le Dr Sadetzki, « nous devons à la fois inciter les gens à utiliser plus systématiquement les kits main-libres, et ré-évaluer les normes en matière de téléphonie mobile. Une nouvelle technologie devrait (en effet) rapidement être mise au point afin de réduire les risques de tumeurs liées aux radiations ».

Source : American Journal of Epidemiology, 6 décembre 2007

Délai

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PARIS, 5 déc 2007 (AFP) – Les côtes françaises ne sont pas à l’abri d’un tsunami et les moyens pour éviter une catastrophe ne sont pas mis en place, selon un rapport parlementaire publié mercredi, qui appelle à des prises de décision politiques rapides pour protéger la population. 

« La France s’est réfugiée dans l’attentisme. N’attendons pas une catastrophe pour réagir et bouger », s’est exclamé devant la presse le sénateur Roland Courteau, rapporteur pour l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques de ce document, « Tsunami, un risque réel mais une impréparation manifeste ».

A l’exception notoire de la Polynésie, les quelque 11.000 km de côtes françaises – Hexagone et Outre-mer – ne sont pas prêtes pour défendre les populations contre un risque de tsunamis, ces grosses vagues d’origine sismique ou volcanique, a-t-il dit.

Le tsunami meurtrier du 26 décembre 2004 en Asie a fait prendre conscience que tous les bassins sont vulnérables. Or trois ans après, « si le bilan est globalement positif dans l’océan Indien, la mise en place d’un dispositif d’alerte aux tsunamis dans les Caraïbes et dans la zone Méditerranée/Atlantique nord-est a pris beaucoup de retard en raison de l’attentisme des Etats impliqués », affirme le rapport parlementaire.

Pour la France, seule la Polynésie française « dispose d’un système performant », alors qu’il suffirait d’un budget de « 6 millions d’euros en équipement et 3 millions en fonctionnement » pour protéger toutes nos côtes, a estimé M. Courteau en dénonçant un « manque de volonté politique et de crédits ».

Ainsi, en Méditerranée, où un séisme d’une amplitude de 5,8 près des côtes d’Afrique du Nord pourrait provoquer une vague de 4 m de haut à Saint-Tropez ou à Cannes, il n’y a « aucun marégraphe en temps réel, pas de capteurs de pression (tsunamimètre) au fond de la mer, pas de récepteur pour l’alerte », a déploré le sénateur de l’Aude.

Dans les Caraïbes – Martinique et Guadeloupe -, où les risques de tsunami sont doubles (sismiques et volcaniques), avec des vagues potentielles de 4 à 6 mètres, « le dispositif d’alerte est dans une impasse », a dit le sénateur.

Outre la carence en instruments de mesure « adaptés à la mise en place d’un système d’alerte aux tsunamis efficace » le rapporteur signale le manque de respect des normes sismiques pour les bâtiments : en Martinique, « en cas de séisme d’une magnitude comparable à celui de 1839 (qui avait rasé Fort-de-France, NDLR), la préfecture, la plupart des casernes de pompiers ainsi que les hôpitaux seraient les premiers bâtiments à être détruits », indique le rapport.

Dans l’océan Indien, « ni le marégraphe en temps réel prévu à Mayotte, ni celui de Madagascar n’ont été installés », poursuit-il.

Le rapport fait une trentaine de recommandations, dont la mise en place de capteurs, la création de centres nationaux pour les différentes zones (Atlantique, Méditerranée, Antilles…) ou la formation d’un comité de pilotage pour leur mise en oeuvre.

Dans un premier temps, souligne-t-il, il faudrait établir des plans de secours, des cartes d’inondation et d’évacuation pour les principaux ports, installer des sirènes ou encore mener des campagnes de sensibilisation de la population.

Le rapporteur tente de terminer son rapport sur une note optimiste, rappelant que Paris a fait part récemment, lors d’une réunion internationale à Lisbonne, de l’intérêt de la France pour « héberger un centre régional d’alerte aux tsunamis qui gérerait l’alerte pour les pays de la Méditerranée occidentale et de l’Atlantique Nord-Est ».

OGMs autorisés en 2008

  Quelques nouvelles sur le sujet, pour ceux qui s’y intéressent (c’est-à-dire tous ceux qui craignent légèrement le fait de subir des dégénérescences internes).

  1 / Le JRDF a mis dans le mille, les propos de Borloo lors du « Grenelle démago sur l’Ecologie » n’ont bien été que de l’enfumage. La culture du maïs transgénique MonSanto est donc rendu pleinement légale, en transposition de la directive européenne 2001-18, sans consultation du public. 

  2 / Ou plutôt, puisqu’on en est à parler démocratie et tout ça, saviez-vous qu’une consultation publique a été ouverte sur le site www.ogm.gouv.fr ? Ben voilà, maintenant vous savez. Elle s’est tenue pendant trois semaines, sans aucune communication sérieuse, entre juillet et août. Les résultats, pour les curieux, sont toujours « en cours d’évaluation », c’est-à-dire que le peuple ne peut pas les lire. L’affichage précis sur les produits vendus n’est pas, non plus, rendu obligatoire.

  3 / De même, j’ai la joie de vous annoncer que 17 programmes de « Recherche et Développement » – en plein champ ! – ont été autorisés dans la foulée.

  4 / Enfin, notons que le « niveau de propagation minimal » décrété pour affirmer qu’un champ a été contaminé par des OGMs n’a pas été fixé à 0,1%, ainsi que le réclamaient les organisations écologistes, mais à 0,9%. Ce qui, de toute manière, n’a aucun sens puisque même en cas de contamination, AUCUNE compensation n’est prévue. Ca doit déboucher le champagne, chez MonSanto…

  Rappelons, pour faire bonne mesure, quatre autres données du problème. Premièrement, en mars 2007, des études ont prouvé qu’une variété de maïs transgénique de chez MonSanto avait provoqué des dégénérescences au niveau du foie et de l’estomac de rats de laboratoire. Deuxièmement, qu’il est vrai qu’on peut limiter la contamination des OGMs en usant du gène dit « Terminator » qui fait se suicider la plante après la seconde génération – un bon moyen de vendre plus de graines, soit dit en passant. Troisièmement, que les tests effectués par de nombreux scientifiques montrent que les plantes OGMs qui s’hybrident avec des non-OGMs donnent des résultats particulièrement imprévisibles, notamment des végétaux très résistants qui déclenchent chez l’homme de nombreuses allergies. Et, finalement, que les pesticides systémiques contenus dans les OGMs ont déjà exterminé un peu plus des trois quarts des abeilles, et autres insectes pollinisateurs.

  Bon appétit !

Et en route vers la catastrophe…

(Source : Le Monde.fr)

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé samedi 17 novembre à prendre des mesures urgentes pour combattre le réchauffement climatique, avertissant que le monde est « au bord de la catastrophe », alors qu’un nouveau rapport du groupe intergouvernemental d’experts sur le changement climatique (Giec) doit être officiellement adopté dans la journée à Valence, en Espagne.

« On est tous d’accord. [NDLR : Ah bon ?] Le changement est réel et nous, les humains, en sommes la principale cause. Pourtant même à l’heure actuelle, peu de personnes réalisent vraiment la gravité de la menace ou son immédiateté », écrit M. Ban Ki-moon dans l’International Herald Tribune. » J’ai toujours considéré le réchauffement climatique de la planète comme un sujet d’une urgence extrême. Maintenant, je crois qu’on est au bord d’une catastrophe si l’on n’agit pas ».

M. Ban s’alarme de l’accélération récente de la fonte des glaciers et de la calotte polaire. Il souligne que la disparition de cette dernière pourrait élever le niveau des mers jusqu’à six mètres, inondant des villes comme New York, Bombay et Shanghaï. « Je ne veux pas être un oiseau de malheur. Mais je crois qu’on arrive à un point critique », affirme le secrétaire général de l’ONU.

Le Groupe intergouvernemental sur le climat (Giec, mandaté par l’Onu) a bouclé vendredi à Valence en Espagne le dernier volet de son quatrième rapport, une somme de référence pour les cinq prochaines années qui sert à fonder la riposte de la communauté internationale aux dérèglements du climat. Les experts du changement climatique mettent en garde les dirigeants de la planète contre ses conséquences « soudaines », voire « irréversibles », à deux semaines d’une conférence clé des Nations unies sur le climat à Bali.

Le rapport devait être officiellement approuvé samedi matin à Valence en présence de Ban Ki-moon. Ce dernier qualifie d’« encourageantes » les conclusions du rapport et estime qu’il existe « des moyens bien réels et abordables pour combattre le changement climatique ».

  Alors… Rappelons que ce discours est tenu depuis au moins une vingtaine d’années. Que les USA de Bush refusent d’entendre parler d’une réduction de leurs émissions polluantes. Que la Chine et l’Inde se planquent derrière l’excuse du « nous avons besoin de développer notre économie, on verra plus tard, nous on vient juste d’arriver hein ». Que Sarkozy lui-même a eu le culot d’affirmer qu’il était « inutile de demander à la France de s’engager à réduire ses émissions, si d’autres pays ne s’y engagent pas, eux. » (Heureusement qu’il a signé le « pacte écologique » de Hulot…). En bref, ça parlemente, ça fait des rapports, ça sort des films et ça fait des voyages en Antartique. Super. Super, vraiment. Il faudrait inventer une nouvelle insulte pour signifier « irresponsables égoïstes responsables de futures catastrophes écologiques qui vont noyer des villes et des pays entiers ». Envoyez vos suggestions, ça nous occupera, en attendant de se faire un mauvais remake de Waterworld…

Grenelle de l’Environnement – l’heure des comptes

  L’instant est solennel : Super-Sarkozy et sa super-équipe proclament une véritable « Révolution écologique ». Quand on pense que certains, avant eux, se sont contentés d’une « Charte de l’Environnement » qui n’a finalement trouvé sa place véritable que dans un joli cadre doré… Qu’en est-il des tractations conduites par Mister Borloo, lui qui se désespérait encore, il y a quelques mois, d’avoir « hérité d’un ministère de merde » ?

  Ah ça, l’Environnement, ce ne sont pas les Affaires… ou plutôt, ce sont d’autres types d’affaires. Mais trêve d’humour grinçant. Sautons jusqu’à la sentence :

  * Sur la question des OGMs (une seule variété de maïs transgénique pour l’instant), derrière le « gel des cultures », il fallait bien sûr comprendre « jusqu’à la prochaine saison des semis ». C’est la version officieuse… on attend jusqu’à ce que les gens n’y pensent plus. Belle stratégie ! Chapeau bas !

  * Quant aux vendeurs de pesticides, ils peuvent également dormir tranquille. Leur business n’est pas près d’être remis en question. En définitive, cette réunion d’urgence écologique (conduite sans les Verts, évidemment…[MEA CULPA, ils étaient finalement là, sans autorité mais présents]) accouche d’un status quo dans ce domaine : On s’en remettra aux mêmes organismes pourris tels que « l’Observatoire des Pesticides » pour seriner sempiternellement le « Dormez bien, braves gens ». Et tant pis pour les cancers… Ce n’est pas demain que la France descendra du haut du podium mondial des pays les plus consommateurs de ces saloperies chimiques…

  * Pour rester sur ce thème, d’ailleurs, on notera qu’aucune référence n’aura été faite à la tragédie récente qui a touché les Antilles, à force de pollution des sols. Ni aux abeilles qui ont pratiquement été éradiquées par les pesticides systémiques (c’est vrai, elles survivaient déjà difficilement aux parasites et champignons qui les avaient infestées). Sachant que 80% des cultures mondiales dépendent de la pollinisation, les temps futurs s’annoncent joyeux…

  * Autre sujet, les autoroutes. Spectaculaire passe de muleta de Borloo : Tous les projets sont interrompus, priorité au ferroutage ! Vraiment ? C’est bizarre parce que, justement, Juppé est encore à l’origine d’un faramineux projet autoroutier aux alentours de Bordeaux, et que les ouvriers ne semblent pas avoir été prévenus… Ceci dit, j’ajoute que personnellement, je trouve idiot de vouloir brider notre réseau routier, plutôt que de promouvoir des carburants plus propres…

  * En parlant de cela, les « bio »-carburants se portent toujours bien, merci pour eux. Ils ont remplacé une grosse partie de notre agriculture, tout ça pour quoi ? Des cultures qui polluent très fortement les sols, consomment énormément d’eau, et donnent au final des produits très majoritairement… polluants, également, au sortir du pot d’échappement. Bah, ce scandale composera sans doute bientôt un joli dossier, que le pôle santé classera bien sagement à côté de ses petits copains, l’amiante, la vache folle, le cancer du sein du aux pesticides, le mercure dans l’eau ou les nitrates engendrées par les déjections animales des élevages industriels, qui s’infiltrent dans les rivières souterraines…

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Le MEI

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  J’en profite pour étoffer un peu la section « tous les autres partis » (c’pas dur, avec un seul article… oui je tape vite, mais je ne suis pas encore Flash, et j’ai une vie sociale !), avec le Mouvement Ecologiste Indépendant. Ce parti, fondé par Antoine Waechter et Jean-Louis Borloo (qui a vite choisi entre « l’indépendance » et le confort de la droite), réunit à la fois un énorme potentiel… et un vide abyssal, malheureusement. Pire que les Verts… La question de l’écologie est cruciale, évidemment. Le MEI rappelle encore une fois à quel point cette question ne peut être abstraite des réalités politiques.

  Ce qu’il y a d’intéressant, en comparant les Verts et le MEI, c’est qu’on peut étudier deux manières d’aborder l’écologie, d’un point de vue politique (trois avec Hulot qui a essayé de faire cavalier seul). Les Verts ont choisi de s’allier avec la gauche, en se basant sur le postulat que la droite ne serait jamais sincère, sur les problèmes environnementaux, puisqu’elle est par nature intimement liée aux réseaux financiers – et donc aux gros pollueurs.

  Le MEI a eu une démarche inverse… Il a voulu défendre la cause écologiste, à sa manière (groupusculaire), en s’extrayant – en apparence – de la rivalité socialisme/libéralisme. Je dis bien « en apparence » car en pratique, le MEI peut être classé à droite. Enfin, légèrement à droite. La participation originelle de Borloo l’illustre. Bon choix, mauvais choix ? A toi de voir, ami lecteur. Je transcris ici une partie de leur programme (je fais même l’effort de mettre en page et de coller des majuscules…). De mon point de vue, c’est du blabla. Mais rien ne t’empêche d’aller faire une tour sur leur site : http://www.mei-fr.org

  La pensée écologiste s’appuie sur quelques fondements, qui ont en commun d’exprimer notre amour de la vie :

  Le respect de la diversité: Diversité des espèces, des communautés vivantes et des cultures. Elle est l’expression même de la complexité et de la richesse de la vie. Cette diversité est un formidable patrimoine, qui rend la Terre capable de combler notre besoin de découverte et d’émerveillement.

  L’adaptation aux limites de la Terre: Toutes les ressources de la Terre sont limitées, son étendue, son potentiel de production et sa capacité à digérer nos déchets. Les logiques économiques et les stratégies sociales doivent intégrer cette finitude du monde. Nous rejetons les régulations par catastrophes qui jalonnent l’histoire de l’Humanité.

  La globalité de l’individu: L’être humain n’est pas seulement un consommateur et un producteur, il est aussi, et d’abord, un être sensible et un corps vulnérable. Aucune politique ne doit privilégier les intérêts économiques au détriment de l’intégrité de l’individu.

  Chaque personne est unique, sa vie ne peut être sacrifiée au nom du progrès ou de la raison d’Etat, de la Justice ou d’une idéologie.

  L’identité des personnes et des cultures: les droits individuels sont universels comme l’affirme la déclaration des Droits de l’Homme que nous faisons nôtre; les individus sont divers, identifiés par leur culture, leur attachement à un territoire et à la communauté humaine qui l’habite. Ces liens et leur manifestation (langue, patrimoine collectif, culture) doivent être respectés et reconnus.

  La liberté: Cette valeur fondamentale ne peut être aliénée par l’Etat. Elle s’exerce dans une démocratie participative ou chacun doit avoir la possibilité de s’exprimer, de s’associer ou d’entreprendre dans le respect de la liberté des autres. Elle nous conduit à rejeter les régimes totalitaires, collectivistes ou ceux qui abandonnent la souveraineté politique au profit de mécanismes économiques.

  La responsabilité: L’Humanité est responsable de la planète et de l’avenir de ses enfants. Par delà le temps et les distances, les générations et les peuples de la Terre sont solidaires d’un même futur. Nous sommes partisans de créer un droit des générations futures.

  L’égalité dans la différence: Les êtres humains ne naissent pas semblables, mais ils sont égaux en dignité, en droits et en devoirs. Chacun a droit aux mêmes chances éducatives, à la même qualité de la vie, au même accès à la citoyenneté, au même respect. Chacun a le devoir de contribuer à l’épanouissement de la communauté humaine et au respect de son environnement.

  Ces fondements ne trouvent leur pleine cohérence qu’ensemble: aucun ne se comprend sans les autres.

Tribune de José Bové sur les OGMs

  Aujourd’hui c’est le Grenelle de l’environnement. Et demain nous saurons ce qui sortira de cette consultation.

  Deux voies sont possibles pour l’agriculture de notre continent.
  La première est bardée de certitudes scientifiques. Elle continue à foncer dans la technologie et le gigantisme. Elle propose de résoudre tous les problèmes qu’elle a créés en imaginant de nouvelles techniques toujours plus complexes. Les OGM sont alors la réponse idéale. C’est une agriculture de laboratoire, déshumanisée.

  L’autre approche est plus humble. Elle reconnaît que la nature est infiniment plus complexe que ce que nous pensions. Elle appelle une nouvelle forme de connaissance scientifique qui prenne en compte les relations existantes entre les plantes, la terre, les animaux. Une réorientation de la recherche en agriculture est alors nécessaire pour comprendre des systèmes complexes et trouver des solutions innovantes adaptées aux défis de demain. Une évolution radicale vers une agriculture qui s’éloignera progressivement de la chimie et de la manipulation du vivant. Autour de moi, je rencontre un nombre croissant de jeunes scientifiques qui désirent explorer ces nouveaux espaces de recherche.

  On ne peut garantir par une loi, comme cela est indiqué dans le documents de travail final du Grenelle de l’environnement, le «droit de produire avec ou sans OGM». Car, à terme, nous le savons à travers des exemples venus des États-Unis du Canada ou de l’Argentine, c’est la dictature des OGM qui s’imposera. Nous serons mis devant le fait accompli. Certaines libertés sont manichéennes, tranchées. Elles n’acceptent pas de demi-mesure. Elles ne sont pas consensuelles. Les OGM en font partie. Ce n’est pas possible d’avoir des champs OGM d’un côté et des champs biologiques de l’autre avec une frontière invisible et hermétique entre les deux ! Aux États-Unis, la récolte de riz a été polluée dans deux Etats par des essais transgéniques. Ce sont des millions de tonnes qui sont contaminées. Et personne n’est responsable. Ce n’est pas possible d’avoir des industries alimentaires qui produisent sans OGM ici, et les mêmes qui produisent  avec des OGM, là, le tout bien cloisonné. Sur cette question, les décideurs politiques doivent trancher.

  Jean-Louis Borloo est d’ailleurs parfaitement conscient qu’on ne peut pas maîtriser les disséminations d’OGM. C’est pourquoi je lui demande de garantir dans la loi la possibilité de produire sans OGM. Cela passe très concrètement par la mise en place d’un seuil de détection des pollutions génétiques réaliste, entre 0,01 et 0,1 %. Ceci permettra aux paysans dont les cultures auront été polluées et déclassées d’obtenir des réparations pour les préjudices subis. Aujourd’hui, les compagnies d’assurance refusent de prendre en compte ce type de risques. Je demande au ministre de l’Ecologie d’être très clair sur ce point. Le principe de pollueur-payeur doit être appliqué. Un fond d’indemnisation doit être mis en place, qui sera alimenté par un prélèvement obligatoire sur l’ensemble de la filière OGM. Les parcelles sur lesquelles seront cultivés des OGM devront êtres identifiées.

  Dès la fin de la semaine, nous évaluerons les premiers résultats concrets qui sortiront de ce Grenelle. Au cours des dix dernières années, nous nous sommes fortement mobilisés pour empêcher la politique du «fait accompli». 
C’est pourquoi, avant de légiférer, la France doit mettre en place un moratoire sur les cultures et les essais en plein air, c’est-à-dire faire jouer la clause de sauvegarde prévue par la Directive 2001/18 qui permet de protéger les différentes pratiques agricoles et la biodiversité.

Révolution bidon

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  Environnement, toujours. Les lecteurs de ce blog auront remarqué que, en toute bonne foi, j’ai accordé une part de confiance à Borloo, après ses déclarations relativement rassurantes sur les OGMs.

  Je reprends aujourd’hui cet optimisme… La phase finale du « Grenelle de l’Environnement » est aussi prétentieuse qu’inutile. Ah ça, pour poser avec une branche de lunette dans la bouche sur fond vert, y’a du monde, mais dès qu’il s’agit de remettre en question les pesticides et les OGMs hein… donc derrière les affichages, on constate que dans les textes, les grosses industries polluantes ne sont pas remises en question. On nous promet le ferroutage : Super, ça ne fait que vingt ans qu’on l’attend. Rien de précis sur les pesticides ou sur le maïs transgénique. En revanche, des taxes devraient poindre pour distinguer les véhicules. Le retour de la vignette auto… waouh, quelle révolution !

  Rien sur le nucléaire. Pas grand-chose sur les énergies renouvelables… Rien sur les « biocarburants » qui sont en fait très polluants, pour la plupart, surtout pour les sols. On parle un peu de l’agriculture biologique… et surtout, on veut réduire la vitesse sur les routes.

  Voici donc une nouvelle définition du terme « mesurettes »…  avec en prime la taxe carbone, chère à Hulot, qui va sûrement sauver le monde…. Ben ouais, vu qu’on va taxer les émissions de carbone, tout devrait aller mieux après, hein ?

  Allez, wait and see… mais pour moi, c’est de l’enfumage de haut niveau.

 

Ecologie/Démagogie

  Ils ne savent décidément plus quoi inventer, ces gros pollueurs donneurs de leçons… Voici donc l’opération « cinq minutes pour la planète ». Les gens doivent éteindre leurs lumières entre 19H55 et 20H00, symboliquement. Super… Incroyable… Révolutionnaire !

  Quelle connerie, putain. Ouais, je suis vulgaire. C’est dans le ton. Vulgaire comme un monde pollué en très grosse majorité par des industriels (camions de transport routier, agriculture intensive, cheminées d’usines, dégazages en haute mer, satellites abandonnés dans l’espace, déchets radioactifs enterrés, etc…) et qui culpabilise les particuliers.

  Alors oui, je m’en branle. Je m’en contre-tape, même. Demander aux gens d’installer des ampoules basse tension ou de bien fermer leurs robinets, c’est délirant. Absurde. Ridicule. DERISOIRE. Ce n’est qu’un leurre, rien de plus.

  Et les usines ont arrêté de polluer, entre 19H55 et 20H00, hein ? Sûrement, ouais… Les routiers ont fait une pause, « pour sauver la planète » ? Ben tiens…

  Un jour, j’espère que les gens se rendront compte à quel point on les prend pour des cons. Rien d’autre à ajouter, hélas.

Tiens ! Surprise ?

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  Jean-Louis Borloo aurait confié qu’il envisageait de suspendre les cultures commerciales d’OGMs – « en plein champ », donc. Des paroles aux actes, on verra si la résolution tiendra, mais si cela devait se produire, je tire mon chapeau bas au ministre, qui prend une décision courageuse (les producteurs et les labos vont lui tomber dessus), et qui nous évitera peut-être de dégénérer lentement. Ca, c’est de la politique !

  Bon, pour faire juste mesure, je place ici un entretien intéressant avec la porte-parole d’Alliance pour la Planète, qui explique en détail les objectifs et les modalités de cette revendication :

Comment réagissez-vous à l’annonce de Borloo?
Cela fait onze ans que l’on se bat pour le gel des cultures,  ce qui ne s’est jamais produit. C’est donc un signe fort, d’autant que, lors de la dernière réunion du groupe de travail, nous avons demandé un moratoire ce qui a considérablement retardé les avancées de notre groupe. Il est évident que c’est un signe fort mais il ne faut pas que ça s’arrête là.

C’est à dire?
Il faut absolument que nous restions vigilants sur l’élaboration du texte de loi. Pour nous, il faut insister sur trois éléments. Ce texte doit inscrire la liberté de cultiver sans OGM, pour les agriculteurs, et de consommer sans OGM, pour le citoyen. Ensuite, nous voulons fixer un seuil de contamination à 0,1% qui serait distinct du seuil d’étiquetage à 0,9%. En second point, il est important d’insister sur la nécessité d’une expertise scientifique sur les risques, totalement indépendante et contradictoire, basée sur un protocole qui conviendrait à tout le monde. Troisième point, que tout citoyen et/ou que tout professionnel ait accès aux analyses et aux résultats des expertises.

Est-ce que Borloo peut geler les cultures françaises alors que les autorisations sont accordées par la Commission européenne?
Oui, car la clause de sauvegarde 2001-18 de la directive européenne lui permet de suspendre et de commercialiser des OGM si des faits nouveaux, issus d’une expertise scientifique, sont apparus. Apparemment, les conseillers de Borloo considèrent qu’un certain nombre de faits nouveaux sur l’analyse des risques remplissent cette clause. La France va bientôt prendre la tête de la Commission européenne. Il serait bon qu’elle en profite pour assurer le leadership européen en matière d’application du principe de précaution. Ce qui est nouveau, finalement, c’est qu’enfin, tous les manques vis-à-vis des risques de ces cultures sont reconnus.

Mort lente aux Antilles

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  Impossible, évidemment, de faire l’impasse sur cette terrifiante nouvelle… l’intoxication des habitants des Antilles est devenue telle que les morts ne sont plus dissimulables. Pas de bol pour Bachelot et Borloo, hein ? Les malformations et cancers étaient déjà courants; le rythme de l’épidémie alimentaire semble s’accentuer de manière dramatique.

  Alors, qu’y faire ? Ouvrons sur une note positive, si nous détruisons toutes les cultures concernées, si nous dépolluons les sols, les rivières, les nappes phréatiques, si nous intervenons d’urgence pour soigner la population, il existe une chance de réduire, au moins, les dégâts - qui seront tout de même considérables. Des dizaines d’années d’empoisonnement ne disparaissent pas d’un claquement de doigt… ce qui fait, tout de même, beaucoup de « si ». Heureusement que, pour le coup, les médias ont joué leur rôle, en relayant l’information.

  Ce n’est pourtant pas très nouveau. Je pourrais détailler ici la cause exacte de cette épidémie alimentaire, du moins la principale, mais hélas ce ne sont pas les variétés de poison qui manquent. J’en jette un paquet, qui concernent toute la population française, en rappelant que notre pays est le PREMIER consommateur de pesticides au monde… Triste record, non ?

  Nitrates, phosphates, pesticides – les systémiques sont encore pires – mercure, amiante (qui a dit qu’elle avait été éliminée ?), déchets radioactifs, marées noires cancérigènes, métaux lourds en suspension dans les gaz d’échappement, ozone provoqué par les vols aériens, lystéria, vache folle, grippe aviaire… je renvoie à l’article « amiante » pour de plus amples informations sur le « pôle santé » censé nous protéger de ces fléaux. C’est pas mal, pour se réveiller la nuit en hurlant.

  C’est ce qui arrive lorsque les lobbys gagnent la bataille démocratique. Lorsqu’ils tiennent les rênes des contre-pouvoirs chargés de veiller sur les conséquences des pesticides, depuis 1945. Lorsqu’ils peuvent payer officiellement un député, à titre de « consultant ». Lorsqu’ils trônent au côté du chef de l’Etat, tandis que « l’écologie » demeure un joli fronton de ministère. Lorsque les lois préventives, déjà pas particulièrement agressives, instaurées par la gauche, sont remplacées par un feu vert à la pollution, pour un maximum de profits à court terme. Désolé, mais le terme est arrivé à sa fin.

  Et encore… avec les conséquences probables des OGMs (dégénérescences internes, lisez l’étude Pusztaï, ça peut arriver en dix jours sur un rat…), la disparition des abeilles et donc probablement de la pollinisation, et les possibilités offertes par ces jolis petits nanorobots qu’on trouve déjà, au pif, dans des milliers d’articles de maquillage, ce sera bientôt pire.

  (Mais comme le dit si bien une amie, qui bosse dans la génétique, on n’aura pas le temps d’en voir les résultats…)

Amiante

Oui oui, je sais, ami lecteur, tu dois te dire que c’est loin d’être nouveau, comme sujet. N’empêche.

Je suis tombé sur un document assez édifiant, issu du Sénat (tiens !), qui retrace les circonstances du « scandale de l’amiante »… qui est loin d’être achevé. Rappelons qu’un « lobby de l’amiante » a freiné de trente ans la propagation de la vérité ; on peut également noter les excuses avancées par ce document, quant à la faiblesse de notre justice (j’invente rien, c’est écrit en gros et en gras) : « Désolé, on n’était pas assez nombreux, et puis si vous saviez, on en a déjà à la pelle, des dossiers. »

Voici donc un petit explicatif, qui présente les « pôles santé » sous un jour… guère rassurant.

 

Jusqu’à la loi n° 2004-204 du 9 mars 2004 portant adaptation de la justice aux évolutions de la criminalité, dite « loi Perben II », entrée en application, sur ce point, le 1er octobre 2004, il n’était pas possible de procéder au regroupement auprès des pôles santé parce que, jusque là, ceux-ci étaient compétents en matière de produits de santé ou de produits destinés à l’alimentation. L’amiante n’était donc pas concerné. Désormais, la loi du 9 mars 2004 vient étendre la possibilité de saisine des pôles santé, dans ce cas précis, aux produits qui exposent durablement la santé de l’homme à des dommages.

Lors de l’audition de M. Alain Saffar, le 11 mai 2005, les instructions venaient d’être données pour qu’il soit procédé à des regroupements auprès des pôles santé de Paris et de Marseille. On notera que Mme Marie-Odile Bertella-Geffroy, pourtant responsable du pôle de Paris, n’avait pas été mise au courant préalablement de cette décision ministérielle ! C’est la mission qui la lui a apprise… ( Waouh, pas mal, non ? )

Ainsi, la décision de regroupement s’est traduite par la circulaire adressée le 12 mai 2005 ( pour un problème qui date des années 60… ) par la direction des affaires criminelles et des grâces aux procureurs généraux. Il leur est demandé de prendre les réquisitions nécessaires au transfert vers les pôles de santé publique compétents de l’ensemble des procédures concernant les expositions à l’amiante.

La mission approuve un tel regroupement auprès des pôles de santé publique, ce qui implique qu’ils disposent des moyens nécessaires pour mener à bien leur mission.

Ces pôles, en effet, ne bénéficient que de faibles moyens, presque dérisoires compte tenu de l’ampleur des instructions à mener.

Ainsi, Mme Marie-Odile Bertella-Geffroy, au cours de son audition, a rappelé que ce pôle ne disposait que de trois juges d’instruction et de sept substituts. Et encore un des trois juges d’instruction a conservé un grand nombre d’affaires d’escroqueries et d’abus de confiance dont il était déjà saisi, tandis que les affaires de santé publique et de responsabilité médicale n’ont donné lieu à la création que d’un seul poste de substitut supplémentaire. 

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Et pendant ce temps, les abeilles continuent de mourir

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Photo extraite de l’excellent site www.sauvonslesabeilles.com

  Toujours aucune réaction officielle, voire même des partis dans l’opposition… hého… on risque juste de tous crever parce qu’on a flingué, ne serait-ce que le processus de pollinisation… Arrêtez d’empoisonner tout, bande de marchands de mort ! (et de médicaments…)

Les abeilles se cassent (marre de la pollution génétique)

Une série d’articles sur le phénomène, qui compile les dégâts au niveau mondial. Une énorme masse d’abeilles ont fui de leurs ruches. Presque la totalité, en fait, désertées d’un coup massivement par la plupart des Apis « d’élevage », qui étaient déjà décimées par les pesticides systémiques, un agent génétique qui enrobe les cultures OGMs et, par pénétration, fait dégénérer leur système immunitaire. A partir de ce point, c’est la fête : dégénerescence interne, apathie, allergies diverses qui se combinent. Entre les pesticides et les OGMs, c’est le mariage mortel, c’est aussi épouvantable et personne ne veut l’écouter. On va peut-être tous crever de dégénérescences internes, ou au mieux de famine, pour une histoire de profits chez MonSanto, réagissez !

Et pour ceux qui ne croiraient pas à l’implication de l’UMP dans cette affaire, voici un communiqué de l’Union Nationale des Apiculteurs Français :

L’UNAF a pris connaissance du projet de loi relatif aux Organismes Génétiquement Modifiés.

Ce texte a vocation, notamment, à fixer par la loi les règles de coexistence des cultures OGM et des cultures non OGM pour garantir la sécurité sanitaire et environnementale.

Or, il n’en est rien puisque sur ce point fondamental, l’article 21 du projet donne tout pouvoir au ministre en énonçant que « ces conditions sont fixées par arrêté du ministre chargé de l’Agriculture après avis du ministre chargé de l’Environnement ».

L’UNAF estime qu’il s’agit là d’une abdication inadmissible du législateur sur cette question essentielle de santé publique et de sécurité environnementale et d’un blanc-seing donné au pouvoir réglementaire.

D’autres liens, trouvés sur le site de Greenpeace : [Union nationale de l’apiculture française, Grainvert, Contre Info, Contre Info 2, Truthout, Le Soleil, Radio-Canada]

Les abeilles s’éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait sonner le glas de l’espèce humaine.

[Attention : la citation d'Einstein est aussi probable que la disparition de l'équipage "Marie-Céleste", grrrr ces journalistes et leur goût pour la dramatisation, mais à part ça le phénomène est globalement avéré.]

C’est une incroyable épidémie, d’une violence et d’une ampleur faramineuse, qui est en train de se propager de ruche en ruche sur la planète. Partie d’un élevage de Floride l’automne dernier, elle a d’abord gagné la plupart des Etats américains, puis le Canada et l’Europe jusqu’à contaminer Taiwan en avril dernier. Partout, le même scénario se répète : par milliards, les abeilles quittent les ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible, pas plus que de squatter pourtant prompt à occuper les habitats abandonnés.

En quelques mois, entre 60 % et 90 % des abeilles se sont ainsi volatilisées aux Etats-Unis où les dernières estimations chiffrent à 1,5 million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies qui ont disparu dans 27 Etats. Au Québec, 40 % des ruches sont portées manquantes.

En Allemagne, selon l’association nationale des apiculteurs, le quart des colonies a été décimé avec des pertes jusqu’à 80 % dans certains élevages. Même chose en Suisse, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre où le syndrome a été baptisé « phénomène «Marie-Céleste» », du nom du navire dont l’équipage s’est volatilisé en 1872. En France, où les apiculteurs ont connu de lourdes pertes depuis 1995 (entre 300.000 et 400.000 abeilles chaque année) jusqu’à l’interdiction du pesticide incriminé, le Gaucho, sur les champs de maïs et de tournesol, l’épidémie a également repris de plus belle, avec des pertes allant de 15 % à 95 % selon les cheptels.

« Syndrome d’effondrement »

Légitimement inquiets, les scientifiques ont trouvé un nom à la mesure de ces désertions massives : le « syndrome d’effondrement » – ou « colony collapse disorder ». Ils ont de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées.  

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Poissons pollués

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MARSEILLE (AFP) – Depuis mardi, il est interdit de consommer tout poisson pêché dans le Rhône en raison d’une pollution sans précédent aux polychlorobiphényles (PCB) qui concerne désormais la quasi-totalité du bassin français du fleuve, de l’est de Lyon à la Méditerranée.

Les préfets du Vaucluse, du Gard et des Bouches-du-Rhône ont signé un arrêté d’interdiction dans la journée de mardi, après ceux du département du Rhône en septembre 2006, de l’Ain et l’Isère en février 2007, et de l’Ardèche et la Drôme en juin dernier.

La mesure a été prise « en raison d’analyses défavorables révélant une contamination de ces poissons en PCB », plus connus sous le nom de pyralènes, a précisé la préfecture du Vaucluse, dans un communiqué.

Interdits à la vente en France depuis 1987, les PCB sont connus pour entraîner chez l’homme, s’ils sont ingérés régulièrement sur une longue durée, des problèmes de fertilité, de croissance ou des cancers.

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Noir

  Pardonne-moi, ami lecteur, si je suis fort peu prolixe ces derniers jours. Cela n’a rien à voir avec les vacances, hélas. J’ai simplement du mal avec l’actualité. Tu ne me connais pas, lecteur, et je n’ai pas envie de me présenter ici. Disons simplement que je suis un artiste. J’aime m’extraire de la réalité, pour jouer avec la fiction ; le mensonge y est moins dangereux, ce me semble, que dans le « vrai » monde.

  Cette tendance de mon comportement s’est accentuée dernièrement. J’ai préféré retrouver mes héros imaginaires, plutôt que de détailler ici, encore et toujours, la sordide Histoire que mon esprit côtoie pourtant. Où que se pose mon regard, ce n’est que révolutions avortées ou trahies, et dictatures officielles, sourires devant les caméras, show-business de la mort et de l’oppression, en quelque sorte. Que d’emphase, diras-tu ; bah, elle m’aide au moins à ne pas aborder frontalement ce qui, jour après jour, me dégoûte de plus en plus viscéralement.

  J’aurais pu donc, rapporter ici les témoignages glanés des innocents qui croupissent ou meurent pour n’avoir rien fait de véritablement dangereux – si cela avait été le cas, on les laisserait probablement tranquille, à l’instar des nouveaux amis affichés de notre Président. J’aurais pu. Je le ferais sans doute, si j’en ai la possibilité et le talent.

  Pauvre petit insecte que je suis, il me semble pourtant voir ce monde marcher sur la tête. Ceux qui commettent les pires crimes, génocidaires, violeurs, pollueurs et pilleurs, sont accueillis à bras ouverts en France – normal, puisqu’ils ont du pognon, non ?

  Quant à ceux qui fuient, ceux dont la mort est attendue quelque part, parce qu’ils ont osé vouloir raconter la vérité, ou ceux qui veulent travailler ou devenir français, sincèrement, ceux-là sont à présent les « ennemis du peuple », et justifient les pires absurdités et démagogies juridiques. Il n’y a plus grand-chose de réel, aujourd’hui en France, et parmi ce qui l’est, rares sont les bonnes nouvelles. Tel un mur, la situation actuelle me tombe dessus, et m’étouffe. Nonobstant, j’essaierais quand même de la relater, sans héroïsme, parce qu’il n’y en a pas, seulement de la nécessité, dans ce genre de cas. Pompeux ? Non, j’aimerais juste rincer ce goût de merde que j’ai en bouche – malheureusement, c’est de pire en pire.

  Au travail, donc…

  ( Promis, c’est la première et dernière fois que je viens pleurnicher ici, mais je ne renierais pas ce que je viens d’écrire )

Zététique et réchauffement climatique

  Je profite du temps cataclysmique actuel (rajoutez quelques pays à la liste précédente des catastrophes naturelles) pour évoquer un sujet qui me tient à cœur : la zététique.

  Science du doute, la zététique est cruciale (et donc logiquement inconnue du grand public). Sur la question du réchauffement climatique, qui est un vaste sujet, je ne peux donc que vous conseiller d’aller faire un tour sur cette page : http://www.zetetique.ldh.org/rechauffement_climatique.html, qui aborde tout un tas de problématiques rarement abordées dans les médias « traditionnels »; on y apprend notamment comment le fameux diagramme, qui a permis un « éveil des consciences », ne tient pas :

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  Sur ce double diagramme, on voit en haut la version « officielle », ou « crosse de hockey », telle que parue abondamment dans de nombreuses revues (sans aucune vérification, ce qui est assez alarmant), et relayée par tout un tas de scientifiques « indépendants et bien intentionnés. »

  La partie basse montre l’évolution des températures, telles qu’on les connait actuellement. On y voit nettement se dessiner l’ère chaude du Moyen Âge, supprimée, ainsi que ce qu’on appelle « petite ère glaciaire ».

  Il faut donc bien distinguer certaines notions, dans ce dossier complexe du « réchauffement climatique » ; si on peut alléguer que la pollution humaine peut avoir des résultats sur le climat (on peut le constater aisément avec les pics de pollution à l’ozone, dans les grandes villes), et donc sur la vie humaine en général, il ne faut pas perdre de vue que la planète s’autorégule selon un cycle de « chaud » et de « froid » alterné. De fait, une pollution excessive, dans un contexte « chaud », peut avoir des conséquences redoutables. Mais pour l’instant, on peut au moins arguer que la période actuelle N’EST PAS PLUS CHAUDE  que la période 1100-1350.

  Il reste, tout de même, la fonte avérée des glaciers, des neiges éternelles, la multiplication notable du nombre de tornades, de tsunamis… Bref, si les sceptiques ont des arguments notables, les partisans de l’Apocalypse prochaine ne sont, eux non plus, pas à court de munitions…

Post spécial (presque) fin du monde

  Décidément, l’actualité a décidé d’en rajouter dans le spectaculaire… Canicules, inondations, orages violents, tempêtes… La Terre s’est levée du mauvais pied, cette année. Bref, tant qu’on n’aura pas inventé un vaisseau spatial accessible pour tous, il vaut mieux garder un œil sur le niveau des océans (ou alors, carrément se droguer à mort, quitte à… )

 

  Chine, Grande-Bretagne, Pakistan  : Inondations, mortelles en Chine (plus de deux cent morts en une semaine, tornades en bonus), étendues et dévastatrices en Grande-Bretagne (avec tempêtes), incontrôlables au Pakistan.

  Suisse : Troisième jour de violents orages, état d’alerte déclenché.

  Roumanie : Canicule, 11 morts recensés pour l’instant, 2,6 millions d’hectares de récoltes détruits.

  France : La météo humide a favorisé la pousse du mildiou dans les vignobles bordelais. Agressivité sans pareille du parasite.

  Inondations en deux endroits, violents orages, et pics de pollution annoncés.

  Italie : Le Pô se rétrécit de 100 km à cause de la sécheresse et de la surexploitation de l’eau.

  Inde : Inondations impressionnantes.

  A noter que même sur Mars, la situation n’est pas vraiment joyeuse pour les deux seules présences connues à sa surface, les sondes robotiques de la NASA Opportunity et Spirit qui, hélas, ne survivront peut-être pas à une terrible tempête de sable.

Poison à tous les éta(la)ges

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  Retranscription de l’excellent article « Contre le silence toxique », de Jean-Luc Porquet, paru le mercredi 21 mars 2007 dans le non moins excellent « Canard enchaîné »…

  « Savez-vous que, où que vous viviez, en ville ou à la campagne, la pluie qui vous tombe dessus contient des pesticides ? Et que les brumes, les brouillards et la rosée sont en moyenne de trente à soixante fois plus chargés en pesticides que la pluie ? Savez-vous que les pommiers reçoivent en moyenne 27 traitements chimiques par an ?

  Que la France, troisième championne du monde d’utilisation des pesticides, est aussi championne en matière de contamination ? Que la moitié de nos aliments sont contaminés, et que 7% dépassent la limite légale ?

  Savez-vous qu’on trouve dans les gènes de fœtus humains plus de 400 polluants, hydrocarbures, dioxines, pesticides, résidus de plastique, de colle, d’encre d’imprimerie ? 

  Oui oui, nous le savons, ou du moins on en a déjà vaguement entendu parler, et alors ? On n’est pas morts pour autant… Savez-vous que 100 000 agriculteurs se plaignent chaque année, après avoir tout arrosé aux phytosanitaires, de nausées, problèmes neurologiques, éruptions cutanées ?

  Que des études de plus en plus nombreuses démontrent les liens entre pesticides et cancers, anomalies congénitales, perturbations de la reproduction, troubles neurologiques et cognitifs, dysfonctionnements du système immunitaire ?

  Savez-vous que l’Afsset, agence publique de santé environnementale, organise des congrès « scientifiques », de conserve avec le lobby américain de la chimie ? Que l’Observatoire des résidus de pesticides (oui, ça existe) n’a ni budget propre ni personnel attitré ? Que le président de la très officielle « commission des toxiques » a lâché un jour : « Ce n’est pas à nous de prendre des décisions par rapport à ceux qui vont naître; les générations futures se débrouilleront comme tout le monde. »

  Savez-vous qu’en 1969, quand le produit phare des pesticides, le DDT, a été dénoncé comme un insupportable poison universel, les industriels ont fait appel au cabinet de Marcel Valat, celui-là même qui en créant un « comité permanent amiante » de triste mémoire, chargé de vanter les mille vertus de cette fibre cancérigène, a permis aux vendeurs d’amiante de reculer de trente ans sont interdiction définitive ?

  Dans leur livre-pavé « Pesticides, révélations sur un scandale français », Fabrice Nicolino et François Veillerette montrent comment la saga des pionniers des pesticides, tous gens « formidables, passionnés, altruistes », a tourné au cauchemar, racontent les manœuvres qui ont permis au lobby des pesticides de faire main basse sur la totalité des centres de décision, à partir de 1945, détaillent la manière dont il a infiltré les commissions officielles chargées des contrôles.

  Et l’affirment : « La France officielle, la France industrielle, la France des commissions et des instituts, la France des médailles et des révérences ne veut pas savoir ce qui se passe. »

  Et la France des simples citoyens ?

Diktat électrique

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  Un joli petit post pour détailler ce qui attend tous les français utilisant de l’électricité (mettons tous les français) :

  Rappel des faits : « C’est simple, c’est clair, c’est net et précis : EDF ne sera pas privatisé. » Cela ne vous rappelle rien ? Notre nouveau président, alors ministre des Finances, y avait engagé sa parole d’honneur. On voit sa vraie valeur.

  L’électricité, en France, sera désormais soumise aux « lois du marché ». Pourquoi donc ? Réponse de Bruxelles (in extenso) : « Parce que ». Plus précisément : « Parce que, comme pour les télécommunications. »

  Petit problème : L’électricité ne se vend pas comme du crédit pour téléphones portables. Pas besoin d’aller leur expliquer, ces voleurs de Bruxelles le savent déjà… mais il y a tellement de fric en jeu… On consomme pourtant de l’énergie bien différemment d’un forfait téléphonique : la concurrence y a déjà bien moins d’importance. Un abonné se soucie de la couverture d’un réseau, des services offerts par un opérateur, règle ses horaires en fonction des offres… Mais pour du simple jus ? On branche une fois dans une vie, et puis on paye, point.

  Combien paye-t-on, au fait ? (Oscar de la meilleure transition) Environ 35 Euros le kw/h, contre plus de 50 dans toute l’Europe. Comment cela se fait-il ? Parce que la France a très largement développé son réseau électrique, au point qu’elle fournit même à l’Europe une bonne partie de son énergie.

  Et que nous demande cette Europe ? D’abord, de vendre ce système, ou plutôt de le brader, alors que nous pourrions le racheter pour pas grand-chose. Et d’une. Ensuite, il nous faudra racheter notre énergie, plus cher bien entendu. Enfin, parce qu’il faut bien enfoncer encore le clou, la concurrence est établie avec des tarifs à la hausse – EDF comme les autres opérateurs tous à moitié bidons (ils ne font que racheter de l’énergie à EDF) devront accorder leurs prix à la hausse – à peu près 50 Euros le kw/h, donc. Cerise sur le gâteau : toute résiliation avec EDF est définitive (c’est sans doute encore très libéral, comme vision des choses…).

  Voilà, ami lecteur, ce que vaut la démocratie européenne : Pour des histoires de gros sous, pour permettre à quelques industriels de s’approprier les secteurs énergétiques (déjà qu’ils ont l’armement, les médias, le BTP, l’agroalimentaire, le pharmaceutique…), des peuples entiers vont devoir se serrer la ceinture d’une manière bien absurde.

  Ca apprendra peut-être aux gens à ne pas faire confiance à la droite… Enfin, on peut toujours rêver…

Humanisme et réalité

  Par Paul Villach, article extrait de la communauté Agoravox :

  À la une du journal « Le Monde » du 19 mai 2007, le nouveau ministre des Affaires étrangères, M. Kouchner, vient de « réclamer crédit ». « On me jugera sur les résultats, » insiste-t-il. Et au cas où il serait pris « en flagrant délit de renoncement », il souhaite qu’on le « réveille ».

  Mais l’heure n’a-t-elle pas sonné depuis quinze ans déjà, depuis la campagne « Les enfants de France pour la Somalie », en octobre 1992. M. Kouchner, alors ministre de la Santé et à l’action humanitaire, y avait pris une part prépondérante, en compagnie de son collègue J. Lang, ministre de l’Éducation nationale, La Poste, France 2, la SNCF et les annonceurs publicitaires.

Une affiche pour suborner l’irrationalité

  Une affiche, on s’en souvient, avait été placardée dans les villes, et jusqu’ à l’entrée des salles de classe.

  – On y voyait représentés sur fond blanc, côte à côte, un enfant noir squelettique assis, tenant renversée une boîte de conserve en guise de gamelle, crédité de 8 kg, et un simple paquet de riz de 1 kg. Une phrase, en bas de l’affiche, précisait : « Le 20 octobre, dans chaque école, un enfant de France donne un paquet de riz pour un enfant de Somalie « . A en juger par les rayons des grands magasins vidés de leur réserve de riz, cet appel a été entendu, et l’affiche a atteint sa cible. On ne peut manquer, toutefois, de s’interroger, sur la finalité d’une telle campagne. L’affiche choisie, en tout cas, ne fait pas dans la dentelle. Conçue pour empoigner son lecteur aux tripes, elle s’adresse exclusivement à son irrationalité.

  – Elle est même devenue un bel exemple de leurre d’appel humanitaire, associant à la fois la stimulation du réflexe de voyeurisme par l’exhibition du malheur d’autrui et celle du réflexe de compassion et de culpabilisation pour non-assistance à personne en danger : un enfant noir meurt de faim alors que, tout près de lui, un simple paquet de riz pourrait le sauver ! L’inconfort de ce sentiment de culpabilité peut être d’autant plus aigu que le remède est vraiment peu coûteux et que la marche à suivre indiquée est simple. On n’a vraiment aucune excuse si on se dérobe ! Comment ne pas consentir au don sollicité ? Ainsi, l’impression de participer par cette médiation facile au soulagement du malheur d’autrui soulage-t-elle d’abord de sa mauvaise conscience le récepteur qui éprouve, en retour, un sentiment de « bonne conscience ». C’est l’échange attendu !

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Royal charge Bové d’une mission contre la faim dans le monde

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  On en oublierait presque cette bonne nouvelle, avec toutes ces batailles politiques. Ségolène Royal a rappelé à elle José Bové, dont elle avait auparavant soutenu les actions, comprenant même celles qui étaient illégales. Ce qui me fournit l’occasion de dire ici tout le bien et le mal que je pense de Bové.

  José est courageux : On pourra toujours lui casser tout le sucre qu’on veut sur le dos, il s’est mis en danger personnel plusieurs fois pour une cause qui ne lui rapporte pas d’argent.

  José est pacifiste : Les faucheurs agissent de jour, sans armes, avec leurs papiers. Ils ne fuient pas la police, et au contraire se dénoncent souvent d’eux-même, lorsqu’une partie s’est fait arrêter. Récemment, ils se sont fait tirer dessus au fusil de chasse, ce n’est pas rien…

  José est un politicien qui a compris l’importance de l’image : il n’est plus seulement syndicaliste depuis au moins dix ans. Seulement, ce n’est pas si simple; la Confédération Paysanne le renie pour ses engagements, car elle ne veut pas faire de politique. Ce qui nous amène au dernier point…

  José est naïf. Membre fondateur d’Attac, hautement diplômé et expérimenté en rébellion contre l’injustice depuis sa tendre enfance, José a pourtant serré la main de Bill Gates, après que celui-ci ait offert 0,5% de sa fortune pour « lutter contre la tuberculose en Afrique ». Ce que ne savait pas José, c’est qu’il avait en parallèle négocié le monopole des systèmes d’exploitation informatique avec les « dirigeants » des pays auxquels il a offert une si énorme part de son magot personnel… Business is Business.

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Débat Rebelle (PS) / Lepage (CAP21 / UDF)

  Démocratie toujours, les dialogues se poursuivent sur des questions nouvelles. L’écologie EST une ligne de fracture nette entre la gauche et la droite; Quid de l’UDF, ou du moins de l’UDF de Bayrou ?

   Lepage, récemment ralliée au béarnais, accepte d’en débattre avec Bruno Rebelle, ancien membre éminent de Greenpeace conseillant actuellement Royal sur les questions écologiques.

  Soyons galants, commençons par Lepage. J’ai longtemps hésité à son sujet; la vision de ce débat m’aura heureusement détrompé. La bourgeoise de droite semble sincère dans son combat, et elle a accumulé une somme impressionnante de connaissances. En toute sincérité, elle ferait une excellente ministre de l’Environnement. Mais le ramage n’est pas tout. Chirac également, dans ses discours, a pu sembler flamboyant d’humanisme.

  Oui, la position de Corinne Lepage est éminemment tactique en 2007. Je vous enjoins à le vérifier ici : http://videos.desirsdavenir.org/index.php?groupe=&video=506. Elle témoigne très simplement qu’une convergence est possible entre deux appareils politiques même lointains, sur la base de la sincérité et de la bonne volonté. C’est quand même assez impressionnant, et on est bien content qu’en France, « les lignes bougent », comme on dit.

  Cela débouchera-t-il pour autant sur quelque chose de concret ? Encore une fois, on note que cette « entente » se fait partiellement contre un autre système. C’est déjà un point de convergence, de ne pas vouloir de quelque chose que l’on juge cruel; et dans le domaine de l’environnement, c’est d’autant plus sensible.

  Ici, on parle cancers, pesticides, OGMs, pharmaceutique, mafias agroalimentaires. Lepage écrivait, dans son dernier bouquin, en conclusion : « Parce qu’au final, la corruption et la pollution, c’est la même chose. »

  Je n’ai jamais su s’il s’agissait d’une très profonde vérité ou d’une démagogie hors-concours; puis je l’ai vu, seule représentante politique au collectif « Sauvez le Darfour ». J’étais « dans le camp d’en face ». Elle était néanmoins là, et comme à son habitude, elle apportait pas mal d’informations intéressantes. Lepage est une valeur ajoutée. On se moque d’elle, mais elle en sait pas mal sur pas mal de choses. Au fond, elle n’a pas l’air mal intentionnée. Quelle ironie tout de même qu’en définitive, cette grande bourgeoise (on va dire que j’exagère, mais j’ai vu dans quoi elle vivait) ralliée à l’UDF puisse être une révolutionnaire en puissance, dans les actes.

  En tout cas, en rêvant toujours à l’élection de Royal et à une majorité de gauche, Lepage ne me dérangerait pas au gouvernement. Quelque part, pas forcément ministre, mais avec un peu de vrai pouvoir. Ce serait une belle image de rassemblement. Encore un peu plus d’efficacité.

  Bruno Rebelle, c’est autre chose. Fin technicien, il est très mauvais communicant. Mais bon, il doit le savoir, et ça ne le rend que plus sympathique. Rebelle, c’est un peu comme Zidane, le géant pataud devant les caméras, qui baisse la tête. Rebelle acquiesce. Il attend son tour. Il reconnecte souvent à Royal. C’est qu’effectivement, les intérêts peuvent converger, sur l’écologie, à partir du moment où on cherche réellement à réduire la pollution. Le débat fait moins d’étincelles que celui des généraux. Lepage est heureuse d’être écoutée; vingt ans qu’elle attendait ça; elle a des phrases désespérées et très vraies, comme : « Je pense que les choses n’ont évolué que très récemment, parce que la génération actuelle a été touché. On a dit de penser aux enfants, mais la pédagogie ne suffit pas. »

  Rebelle, lui aussi, rebondit lorsque Lepage donne un cours excellent de séparation effective des pouvoirs, en arguant que l’Environnement n’a pas son école, et que le projet de Sarkozy donnerait tout le pouvoir à l’Industrie : comme avec Royal et Bayrou, ce sont les sujets fondamentaux qui rassemblent. La peur.

  La police peut protéger ou torturer.

  « L’écologie » peut sauver ou encourager l’extinction de notre espèce.

Ecologistes contre chasseurs

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  Dominique Voynet versus Frédéric Nihous…   Round 1… FIGHT !

  J’ai imaginé récemment un jeu style Mortal Kombat avec les candidats à la présidentielle 2007. Il y aurait eu Sarkozy avec son Karcher (évidemment), doté d’une FATALITY avec des flics qui lâchent les chiens, Royal tout sourire avec une fleur… carnivore et super-énervée, Philippe de Villiers en chevalier lourdaud qui se casse la gueule en permanence, et son confrère Le Pen armé d’un fusil double canon qui met cinq ans à se recharger (avant, c’était sept !). Bové y aurait eu sa faux, et pour les deux spécimens qui nous intéressent ici, plus précisément, Voynet n’aurait eu comme seule arme que sa parole super-énervante qui repousse ses ennemis, et quant à Nihous… je lui aurais fourgué une canne à pêche, histoire qu’il comprenne mieux la différence entre un chasseur et un pêcheur (ce serait même encore beaucoup plus clair si on donnait des cannes à pêche aux soldats… ça serait très français, tiens…)

  Mais ce jeu n’aurait pas d’intérêt après le premier tour, alors j’ai décidé de ne pas le programmer, et de coller une balle dans chaque genou à celui (ou celle, hein) qui osera me piquer ces idées pour se faire du blé.

  Ce qui me fait penser que Nihous est un sacré sous-marin de la droite, quand même. Certes, le rapport est faible avec le paragraphe précédent, mais je dois bien essayer de recoller un peu au sujet. C’est qu’un projet de jeu vidéo, au fond, ce n’est peut-être pas plus bête qu’un parti arriviste présidé par un ancien responsable de l’UMP, et qui nous vend de la « ruralité » et des « chasseur/pêcheurs/traditionnalistes ».

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Trocadéro – ou une bonne raison d’être fiers d’être français

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  J’ai attendu d’avoir un peu la tête à froid, pour poster ce message. Je me suis rendu au rassemblement lancé par Nicolas Hulot « Votez pour la planète » (ce qui est un nom idiot, soit dit en passant, à la fois vague et inutilement électoraliste).

  Si l’on peut augurer que le message qui a été délivré ne constituera pas en lui-même une révolution – beaucoup de bonnes intentions, pas assez d’idées précisées, détaillées – il faut néanmoins noter, en premier lieu, un engagement populaire… monstrueux. Mais vraiment.

  Je ne peux m’empêcher d’éclater de rire (puis de rester perplexe) face aux chiffres officiels, qui font état de « quelques milliers », 5000 ou 7000 personnes… TOUTE LA PLACE DU TROCADERO, TOUS LES ESCALIERS A TOUS LES ETAGES, PUIS PRESQUE JUSQU’AUX PIEDS DE LA TOUR EIFFEL, BLINDES DE MONDE, ça fait au moins 50 000 personnes, soyons réalistes. Personnellement, je mettrais le double, mais c’était un minimum.

  Après, il y a la question de l’utilité, évidemment. Pas un mot sur les OGMs qui sont passés par l’intermédiaire de Villepin – qui a transposé par décret la directive européenne 2001-18 rendant obligatoire les OGMs en plein champ (j’expliquerais dans un prochain post comment lutter contre) - et pas assez d’explications sur les énergies nouvelles. Le ton était plutôt à la prise de conscience. De ce point de vue, cela semblait très bien parti. La foule était hétéroclite. Des familles « étrangères » ici et là, parfois des immigrés, parfois des touristes. Plein de femmes. Croyez-le ou non, mais c’est un bon indicatif. Les femmes sont souvent plus faiblement politisées.

  Là, le terme qui me vient immédiatement en bouche, c’est « mobilisation maximale ». C’est devenu une évidence. Ce genre de manifestation n’aurait pu se tenir de cette manière, il y a encore une dizaine d’années. Et quel aura été, alors, cette affaire de « vote » pour la planète ? Les verts et les bovéistes sont là. Frères officiels en idéologie, frères officieux en fauchage. Les lignes se creusent. Exit Nihous, Cap 21 et tous ces faux-jetons de la droite qui promettent sans crainte d’avoir à tenir.

  pro-Ségo, alors ? Que nenni, « il n’y aura pas d’homme ou de femme providentielle ». Lisez entre les lignes. A peine un soupçon, une allusion : des candidats qui auraient écrit des remises en question primaires de l’écologie (du genre « il ne faudrait pas que l’écologie devienne un nouveau totalitarisme », sur les 3 pauvres lignes consacrées au sujet dans leur dernier bouquin sur leur petite gueule…).

  [Précisions : Je ne fais pas ici l'apologie du pacte écologique, car il est complexe et discutable,  et je vous enjoins simplement à l'étudier pour vous en faire une idée]

  Donc, de ce point de vue, on peut dire que Sarkozy n’a pas même la ruse démago de Chirac. Il ne se foule vraiment pas, du côté écolo, le Nicolas. Les vieux clivages gauche/droite réapparaissent. L’écologie coûte cher. Elle a une portée indéniablement sociale. Elle demande qu’on aille embêter les copains du CAC 40 avec lesquels Sarkozy joue au golf. L’écologie est un humanisme, fatalement, qui se construit avec le respect de l’individu. L’UMP n’est qu’un populisme, qui finalement n’exacerbe que l’individualisme. Un gang de requins, l’un occupé à se faire élire et les autres à devenir l’un de ses lieutenants, en ont-ils quelque chose à foutre des ravages que perpètrent ceux qu’ils servent, au-dehors, parmi la « populace » ?

  Ben non, ils nous laisseront tous crever pour pouvoir trôner, même l’espace d’un temps. C’est mon sentiment, du moins. Alors votez « pour la planète », couleur rose ou verte, ça lui va bien, non ? 

Une question de chiffres – ou oui, le monde est bien une marchandise

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  J’aimerais faire court, et ne pas enliser le débat dans de vieilles querelles idéologiques. Je ne crois pas au « grand soir », qui rétablirait l’équilibre économique par exemple, tout d’abord parce que le peuple :

  1 / Ne serait motivé que dans des conditions extrêmes (malheureusement)

  2 / Serait sans doute encore commandé par des traîtres (comme d’habitude)

  Et surtout :

  3 / Parce qu’il ne saurait sûrement pas où frapper.

  La France compte soixante quatre millions d’habitants. Le CAC 40, lui, réunit dans un indice 40 des plus grosses fortunes françaises – pardon, je veux dire « grands groupes industriels ». Ceux-ci ont été financés ces dernières années à hauteur de dizaines de milliards d’euros, officiellement, sans compter bien sûr avec tous les copinages moins visibles (puisqu’un député français a le droit de toucher un salaire versé par un industriel, par exemple, à titre de consultant).

  La France, elle, déplore une dette de plus de 1100 milliards d’euros. Cette année, le commerce extérieur a affiché un déficit de 30 milliards d’euros – un résultat jamais atteint auparavant.

  Et pour ces entreprises du CAC 40 ? Elles ont, en moyenne, QUADRUPLE leurs bénéfices au cours de ces quatre dernières années, affiché des bénéfices record, et fait monter leur indice au niveau le plus haut de toute son Histoire.

  Dans le même temps, elles ont également baissé ou fait stagner leurs salaires, licencié des dizaines de milliers de leurs travailleurs, souvent pour délocaliser leurs emplois à l’étranger.

  Revenons maintenant aux chiffres, toujours sur la question des salaires. A quel rang se situe la moyenne salariale française, au niveau européen – sur 27 pays, donc ?

  17e position.

  A quel rang se situent les fortunes des gros industriels français, par rapport à leurs homologues européens ?

  Ils sont premiers, tout simplement, et de loin.

  Alors pour ce qui est de l’excuse de trop de charges pour les gros patrons français… On voit qu’ils sont capables de faire 400% de bénéfices en plus en quelques années. Pour ce qui est du « trop d’impôts », la France est dans la moyenne établie par l’Union Européenne, ni plus ni moins. Seules l’Irlande ou l’Angleterre font du dumping fiscal, et des petits états comme la Suisse de l’accueil fiscal, sous certaines conditions.

  Ce qui est sûr, en revanche, c’est la moyenne des salaires qui fait pencher la France du côté de la Roumanie, plutôt que de celui de la Finlande.   

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La vidéo rebelle

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  Un joli pamphlet certes larmoyant, mais au moins un peu humain en ces temps de brutes…

  (A-t-on jamais eu droit à autre chose ?)

  http://www.youtube.com/watch?v=5TZyG7HPAdU

Le Darfour, le pays des hommes forts

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  C’est en effet ce que signifie « Dar For », devenu Darfour, une région du monde entre le Tchad, le Soudan, et la République Centrafricaine – trois gros régimes autoritaires soutenus par notre diplomatie, faut-il le rappeler…

  Cette région commence, heureusement, à faire parler d’elle dans les médias; encore trop peu à mon humble avis. J’étais présent lors de la convention nationale française pour sauver le Darfour, qui s’est tenue il y a quelques jours. Nous étions quelques centaines; c’est un chiffre à la fois rassurant et désappointant, surtout si on le met en parallèle avec l’absence quasi-totale des médias (pas un journaliste « officiel » n’était présent, quatre réponses par mail au total) et la désertion des hommes politiques – à peine quelques officiels, beaucoup de porte-paroles néanmoins. Robert Badinter, malheureusement retenu à l’étranger a ainsi pu exprimer la position du PS – humaniste et essayant à mon avis sincèrement de tirer la sonnette d’alarme.

  La position de l’UMP, à ce sujet, m’a semblé bien plus scolaire et grandiloquente  « Premier génocide du 21e siècle »… et les Tchétchènes ?), malgré le fait que Chirac soutienne indirectement des éléments du système… La droite est donc plus impliquée dans ce drame humain que la gauche, ce me semble…

  Ceci dit, au risque d’être tranchant, je veux annoncer ici un fait évident : Nous sommes en France, pas au Darfour. Il n’y a, malgré tous les efforts de bonne volonté qui le disent, aucune raison vitale pour les Français à aider à empêcher un meurtre de masse commis pour des raisons économiques dans une région éloignée et pas même européenne. Il faut mettre cela dans la balance; ne pas culpabiliser les gens en leur disant : « Vous saviez, et vous n’avez rien fait. »

  Non, l’engagement pris pour aider cette cause doit être citoyen, individuel. Les massacres perpétrés le sont au nom d’un système; seule la Fraternité, dans son sens le plus personnel et paradoxalement solidaire, peut aider à stopper cette hécatombe.

  Les engagements diplomatiques sont également cruciaux, y compris avec des groupes armés dangereux. Rien ne sert de montrer à la télé des images de bébés crevant de faim… c’est utiliser leur image pour faire de l’audimat, ni plus ni moins. La crise du Darfour est très complexe, et l’engagement à prendre doit être mesuré autant qu’il sera massif…

  Essayons de comprendre les enjeux, en restant le plus éloigné possible du problème, pour éviter d’être aveuglés par la subjectivité… Oui, nous parlons de centaines de milliers de morts, de viols collectifs utilisés pour exterminer une race par le métissage, de famine endémique, d’épidémies de maladies et de secours humanitaire qui se fait massacrer… Sans parler même des journalistes…

  POURQUOI ? Eh bien, en premier lieu, il y a une stratégie de conquête de territoire sur fond d’idéologie raciste. Le gouvernement soudanais, qui a pris le pouvoir par la force et a truqué toutes les élections (aux dernières, ils ont accordé une demi-douzaine de sièges sur 500 aux autres partis), est composé presque exclusivement d’arabes musulmans. La région du Darfour, elle, est à très grande majorité noire; ses habitants sont également musulmans, mais ils ont une autre pratique de la religion, plus libre (notamment sur la question des femmes).

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La nanotechnologie – élixir ou fléau ?

                                    nano2.jpg 

  Ami lecteur,

  Je souhaite ici traiter, très théoriquement puisque les derniers achèvements technologiques sont difficilement accessibles, du sujet de la nanotechnologie. Eglise de la miniaturisation, le projet de cette science consiste en de minuscules robots, parfois autoduplicateurs, qui puissent être injectés par millions dans le sang. Ces ouvriers microscopiques pourront alors stimuler les muscles ou détruire le cholestérol, ou plus intéressant, lutter contre des maladies, voire contre le développement du cancer. 

  Dans la pratique, si la technologie a déjà été mise sur le marché, c’est principalement sous la forme d’articles cosmétiques ( 6000 environ sont disponibles en Europe ), avec des effets « rajeunissants », par exemple. Si la fiabilité effective de ces produits est déjà en cause, leurs effets secondaires sur l’organisme à long terme EST TRES LOIN d’avoir été préparé et étudié avec soin.

  D’autre part, il faut prendre en compte le potentiel immense des possibilités offertes par la nanotechnologie, y compris le contrôle nerveux, la mort provoquée à distance, l’addiction à cette technologie ou artificiellement générée envers d’autres produits, voire à long terme le contrôle pur et simple des pensées d’un individu. 

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