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ACTION !

  Ami lecteur,

  J’ai vécu ces dernières années à tes côtés, m’informant, recoupant, m’attristant et ouvrant ma grande gueule sur ces pages virtuelles.

  Cela ne me suffit plus, maintenant. Je ne veux plus me contenter de critiquer, je veux agir ! La famine frappe, les Etats se perdent dans la spirale de l’endettement, l’Union Européenne coupe ses aides aux démunis, et surtout, la monde connait actuellement un sursaut de liberté que je ne peux pas laisser passer.

  J’ai donc créé mon parti politique, l’Alliance Confortiste Française, afin de reprendre en main l’économie et la politique par la création d’entreprises éthiques (nous avons une Charte), puis par la promotion de nos idéaux à travers le processus démocratique. Afin que ce monde connaisse une hausse globale du niveau de vie. Afin que personne ne meure de faim. Afin de construire des logements pour tous. Entre autres choses.

  Voilà, trois semaines que le blog de l’ACF est lancé et déjà des retours positifs… c’est encourageant. Voici son URL : acf.revolublog.com

  Je compte y consacrer mon temps, et peut-être revenir sur ce blog lorsque le bébé pourra marcher tout seul. Quoiqu’il en soit, le JRDF reste en ligne. Merci, merci, merci encore pour ces centaines de milliers de connexions, ces milliers de commentaires, ces messages, merci, ami lecteur, d’exister et de nous avoir soutenu. Ce n’est pas un au revoir. C’est un appel ! L’heure est venue, pour nous, d’entrer dans le concret, et de montrer à ces saloperies de pillards et de mafieux qui dirigent maintenant la majorité de l’économie mondiale, et à leurs pions politiques, que le peuple peut penser et s’organiser. Oui, ça fait un peu anar, et alors, hein ? Plus sérieusement, l’ACF est proche du PS et on souhaite à Hollande – s’il se révèle intègre – tout le bonheur du monde dans ses projets présidentiels. Le règne de Sarkozy a encore fait monter la puissance des forces de l’argent.

  Eh bien, récupérons l’argent ! Récupérons le commerce ! Récupérons la politique ! Pour la démocratie, pour un meilleur partage des richesses, et pour un monde plus confortable !

  Salutations !

Revers pour les partisans de l’adoption homosexuelle

NDLR : Pour faire court, le Conseil Constitutionnel se cache derrière le mariage pour refuser, de leur part, une évolution du droit de l’adoption, par des couples homosexuels. 

Le Conseil constitutionnel n’a pas reconnu mercredi le droit aux couples de même sexe de partager l’autorité parentale, renvoyant aux législateurs la question de l’adoption homosexuelle. 

La décision a provoqué la colère des associations gays et lesbiennes pour qui les « Sages » ont créé une « discrimination constitutionnelle ».

Deux femmes vivant ensemble avaient saisi le Conseil constitutionnel sur l’article 365 du code civil qui empêche les couples homosexuels d’exercer sur leurs enfants une autorité parentale pleine et entière.

Le Conseil a jugé cet article conforme à la Constitution et l’a donc validé. L’article 365 du code civil, selon les juges constitutionnels, n’empêche pas « mener une vie familiale normale » qui, elle, « n’implique pas le droit à l’établissement d’un lien de filiation adoptive ».

De plus, « le législateur a estimé que la différence de situation entre les couples mariés et ceux qui ne le sont pas pouvait justifier, dans l’intérêt de l’enfant, une différence de traitement quant à l’établissement de la filiation adoptive à l’égard des enfants mineurs », rappelle le Conseil.

« Il ne lui appartient pas de substituer son appréciation à celle du législateur sur une telle question », souligne le texte, renvoyant la balle au Parlement.

C’est à lui qu’il revient de tirer les conséquences « en matière de filiation et d’autorité parentale, de la situation particulière de l’enfant élevé par deux personnes du même sexe ».

Pour l’association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL), cette décision constitutionnalise « le fait que des enfants – 200 000 dans le cas des familles homoparentales – ne puissent pas bénéficier de la protection de deux parents alors même que le droit de la famille est construit autour de la notion de l’intérêt supérieur de l’enfant ».

« Le principe d’égalité devant la loi est bafoué », dénonce l’APGL, qui demande au gouvernement de mettre un terme à cette « discrimination constitutionnelle ».

De son côté, l’association SOS Homophobie juge que le Conseil constitutionnel se situe « en dehors de la réalité » et dénonce « l’immobilisme total » de l’institution.

« Le mariage ne peut pas, ne doit pas et n’est plus le seul cadre au sein duquel l’intérêt supérieur de l’enfant peut être reconnu », dit-elle dans un communiqué.

SOS homophobie réclame « une fois de plus, que la classe politique gouvernante reconnaisse que les modèles familiaux qu’elle prône ne correspondent plus, aujourd’hui, non seulement à la réalité de la société, mais aussi à l’intérêt de l’enfant ».

Emile Picy et Laure Bretton, édité par Gilles Trequesser

LES ASSOCIATIONS HUMANITAIRES S’INQUIÈTENT DE LA MONTÉE DE LA MISÈRE

LES ASSOCIATIONS HUMANITAIRES S'INQUIÈTENT DE LA MONTÉE DE LA MISÈRE dans La ploutocratie oligarchique du Tsar Közy (+380)

Source : Reuters – Elizabeth Pineau

Près d’un ménage sur huit vit sous le seuil de pauvreté en France, où la montée de la misère, nourrie par la crise, touche de nouvelles populations et inquiète les associations caritatives.

Selon un rapport de l’Insee portant sur l’année 2008 publié mardi, la vie sous le seuil de pauvreté, établi à 950 euros par mois, concerne 13% de la population et 30% des familles monoparentales.

« On a constaté que la pauvreté grandissait. Nous avons une hausse de fréquentation de 20% dans nos permanences, ce qui est considérable », souligne Henriette Steinberg, secrétaire nationale du Secours populaire.

Cette année dans le Nord-Pas-Calais, son organisation a distribué en colis alimentaires en quatre mois ce qui l’avait été l’année dernière en cinq mois à la même période.

Toutes les régions sont concernées, y compris les zones rurales jusqu’ici plutôt épargnées.

La crise a fait affluer dans les centres d’aide des populations nouvelles: jeunes, retraités financièrement étranglés pour s’être portés caution pour leurs enfants, classes moyennes brusquement confrontées au chômage.

« Travailleurs en CDD et intérimaires ont été victimes dès septembre 2008 des premiers éléments de la crise », témoigne Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation Abbé Pierre. « Des gens dans une grande détresse car confrontés à des codes sociaux qu’ils ne connaissaient pas jusqu’ici ».

Les populations les plus précaires, elles, le sont restées.

« Ceux qui étaient à fleur de l’eau, les mères seules, les employés à temps partiel qui gagnent les deux tiers du smic, ceux-là ne s’en sortent absolument pas », dit Patrick Doutreligne.

PAS DE PERSPECTIVE POUR LES JEUNES

Les jeunes souffrent aussi, à l’heure où 23% des 16-24 ans sont au chômage et où 120.000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans diplôme.

« Ils vivent non seulement un moment difficile dans leur vie, mais il n’y a pas de perspective », déplore Véronique Davienne, déléguée nationale adjointe d’ATD Quart-Monde.

Elle-même milite pour que les jeunes, souvent traumatisés par leur échec à l’école, se forment en travaillant.

« Si on est dans un atelier de menuiserie et qu’on ne sait pas transformer des centimètres en décimètres, là on peut se dire qu’il y a quelque chose à revoir », souligne-t-elle.

La mise en place l’an dernier du revenu de solidarité active (RSA), dont l’un des objectifs était de faire baisser la pauvreté, ne semble pas avoir bouleversé la donne.

« C’est une politique intéressante en période de développement économique mais là il n’y a même pas de petit boulot », dit Patrick Doutreligne. « Pour une majorité, le RSA n’a fait que remplacer le RMI et une minorité seulement voit une amélioration de ses ressources ».

En outre, « disposer du RSA est une course d’obstacles complexe », note Henriette Steinberg.

« Les dossiers à remplir sont compliqués, intrusifs et les personnes ne les ressentent pas comme un soutien, ils sont plus inquiets qu’autre chose », dit-elle.

Selon la Fondation Abbé Pierre, le coût de la vie a augmenté de 20% en dix ans, les loyers HLM ont été relevés de 29%, et les prix de l’immobilier, de 107%, obligeant certains ménages à consacrer plus de 50% de leurs revenus à leur logement.

Au-delà des chiffres, l’ancrage de la misère dans le pays change le rapport de la population à la détresse économique.

« Il y a une manière de plus en plus décomplexée de parler de personnes en situation de pauvreté », remarque Véronique Davienne. « Les familles se sentent mal perçues, comme si elles y mettaient de la mauvaise volonté. Ces choses-là ne sont pas vraiment dites mais elles sont induites, et c’est pesant ».

L’activité des bénévoles, toujours importante, se teinte d’inquiétude. « Les yeux s’ouvrent et il y a une vigilance sociale qui fait que les gens se demandent: ‘Est-ce que demain, ça ne va pas être moi ?’ », dit Henriette Steinberg.

Edité par Patrick Vignal

Muse est un groupe engagé et le prouve une fois de plus

Muse est un groupe engagé et le prouve une fois de plus au travers d’un nouveau clip visible sur les chaînes du groupe MTV

La Fondation MTV Europe a choisi de dénoncer le trafic des êtres humain et Muse s’est associé à cette campagne sans hésiter. Le groupe de rock britannique succède à The Killers et Radiohead qui, respectivement en 2008 et 2009, avaient choisi de dénoncer les réseaux de prostitution des femmes à travers Goodnight, travel well mais aussi le travail des enfants dans le monde avec All I Need. Cette année, cette campagne sera diffusée dans 170 pays sur les chaînes MTV, MTV Pulse et MTV Idol.

Depuis vendredi, le clip inédit Mk ultra, extrait de leur dernier album The Resistance est diffusé. Quant aux membres de Muse, ils se disent « fier de lutter contre les formes d’esclavage moderne », et considèrent « inacceptable que certains êtres humains voient leurs droits à la liberté bafoués. »

Pour visionner le clip, cliquez ici.

FFF: Le conseil fédéral renversé par les amateurs?

Le conseil fédéral de la Fédération Française de Football qui se tient ce vendredi pourrait voir un putsch du monde amateur sur la FFF.

Le monde amateur pourrait faire tomber le conseil fédéral afin de reprendre la main sur la FFF. C’est ce qu’annonce France Football qui précise que le la réunion de ce vendredi pourrait voir les présidents des districts, des ligues et des clubs amateurs exiger la révocation du conseil fédéral de la 3F. Les amateurs reprochent toujours aux membres de ce conseil la gestion du cas Domenech et post-Mondial 2010.

Ces derniers disposant de 75% des voix, la menace est donc plus que réalisable. Fernand Duchaussoy, le président par intérim de la Fédération, espère plutôt que chacun garde son calme: « Si on veut sortir de la crise, c’est pas à pas, et si l’on veut voir l’horizon 2016 se dégager, ce n’est pas en se payant un deuxième conflit ». Le calendrier voulu par ce dernier est assez différent de celui du monde amateur puisqu’il souhaite que les choses restent en l’état jusqu’aux élections du printemps 2011.  

L’aluminium et la maladie d’Alzheimer

Source : http://www.larecherche.fr/content/recherche/article?id=19015

Le mois dernier, notre dossier sur la maladie d’Alzheimer évoquait un facteur étiologique possible : l’aluminium absorbé par l’organisme. Cet élément présent dans le sol, l’air, l’eau, les aliments, les ustensiles de cuisine, la pharmacopée serait – en atteignant le cerveau – capable de générer des démences préséniles. Vingt ans après les premiers indices, la fragilité des résultats conduit les scientifiques à évaluer avec précision leurs propres biais d’interprétation.

«Ma mère m’a recommandé de jeter toutes mes casseroles en alu. Je l’ai fait sans savoir vraiment pourquoi. » « Il paraît que l’alu des casseroles contamine les aliments et provoque des sénilités précoces. » « Vous savez, tous mes ustensiles de cuisine sont depuis longtemps en inox. » Les confidences glanées çà et là oscillent entre superstition et militantisme. Quand et comment est née la rumeur ? Difficile de dater un tel phénomène. Toujours est-il qu’au milieu des années 1980 un nombre important de casseroles était déjà passé à la poubelle.

Les médias seraient à l’origine de l’alerte ; ce sont eux qui auraient incité les ménagères à éliminer l’aluminium de la cuisson et de la conservation des aliments. Un conseil d’autant plus difficile à suivre que l’aluminium, abondant dans les sols, les argiles, les minéraux et les roches, a migré dans l’air, l’eau, enfin et surtout dans presque tous les aliments. Au début des années 1990, personne ne parlait plus de l’aluminium. Fin du premier acte.

Janvier 1997 : les médias s’intéressent de nouveau au sujet. L’émission vedette de la télévision belge Autant savoir inaugure l’année avec un reportage intitulé « Aluminium folie(1) ». Tous les éléments semblent réunis pour réanimer l’alerte : primo , une controverse scientifique autour d’un risque (l’aluminium provoque-t-il des lésions cérébrales ?), secundo , de nombreuses victimes potentielles, tertio, un responsable : l’industrie de l’aluminium. Deux scientifiques en blouse blanche nous racontent – rats, microscopes et ordinateurs à l’appui – comment l’aluminium pénètre dans le cerveau et comment on en meurt. Face à eux, le représentant de l’Association européenne des industriels de l’aluminium propose une autre version : « La majorité des chercheurs ne trouve aucun lien causal entre l’absorption d’aluminium et l’apparition de lésions cérébrales ». Moins préparé et donc moins persuasif, l’homme ignore sans doute qu’il s’est fait prendre au piège.

La façon dont le problème de l’aluminium est traité dans ce document destiné à un large public et diffusé à une heure de grande écoute est intéressante. L’objectif affiché est de relancer une alerte et éventuellement la faire basculer dans ce que les spécialistes du risque appellerait volontiers une affaire. Il s’agit avant tout de grossir le risque en évoquant son extension possible à tout un pan de la population (qui n’a jamais cuisiné dans de l’alu ?). Tout compte fait rien de bien original… si un élément supplémentaire n’avait pas retenu notre attention : à en croire le banc-titre, ce reportage a reçu le soutien de l’Union européenne. En 1997, les experts européens auraient-ils donc reconnu la toxicité du métal blanc ? Concernant sa présence dans l’eau de boisson, le discours officiel de la Commission se veut pourtant rassurant. « A la différence du plomb, l’aluminium n’est pas reconnu comme substance toxique, rapporte un agent de la DG XI* . Les ministres européens de l’Environnement se sont accordés récemment sur la valeur limite de 0,2 milligramme par litre sur la base des recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Mais il s’agit d’un paramètre indicateur. Autrement dit, il peut être dépassé . »

Remontons à la source de l’information. Sur le même sujet, la position de l’OMS est ambiguë. « Compte tenu de l’incertitude des résultats sur l’homme, compte tenu des limitations du modèle animal, la valeur guide pour la concentration de l’aluminium ne peut être encore à ce jour établie . » Publié en avril dernier, le rapport(2) est censé réactualiser le Guide de l’OMS sur la qualité de l’eau. Toutes les substances organiques et inorganiques présentes dans l’eau de boisson sont passées en revue. Surprise : l’aluminium est le seul élément inorganique qui ne se voit pas attribuer de valeur guide. Le boron, le cuivre, le nickel, les nitrates et les nitrites, même l’uranium en possède une. L’aluminium est-il toxique pour l’homme ? « Il y a un manque d’informations sur le sujet, reconnaît un des experts de l’OMS, c’est pour cela qu’aucune valeur guide n’a été définie ». « Nous n’avons pas de base scientifique prouvant la toxicité de ce métal. De toute façon au-delà d’une certaine valeur l’eau de distribution devient trouble et le consommateur n’en veut pas » constate Mme Galal-Gorchev, secrétaire de l’OMS à la division Santé publique et environnement.

Existe-t-il une controverse entre experts ? Impossible d’obtenir d’autres informations. Pour en savoir plus, il reste une solution : remonter la rumeur, autrement dit, retourner aux textes originaux, aux articles primaires des équipes travaillant sur le sujet depuis une vingtaine d’années. Fin du deuxième acte.

Dans cette histoire, il y a d’abord une accusation. En 1997, l’aluminium est bien soupçonné par certains scientifiques d’être – lorsqu’il est absorbé par l’organisme – un facteur de risque important des démences séniles et plus particulièrement de la maladie d’Alzheimer (voir l’encadré « Alzheimer : des symptômes aux facteurs de risques »). C’est au milieu des années 1970 qu’apparaît le premier indice. Cela se passe à Créteil au laboratoire de microanalyse de l’INSERM. Des chercheurs découvrent dans le cerveau d’un patient atteint d’une détérioration progressive de ses fonctions cérébrales et mentales de fines concrétions qui ressemblent à des calcifications. L’étude chimique révèle une forte concentration d’aluminium sous forme précipitée et associée à du phosphore(3,4). Le patient décédé à l’âge de 37 ans présente aussi un fort empoussiérage pulmonaire constitué essentiellement de poussière d’aluminium. En 1976, une publication dans le New England Journal of Medecine fait état de taux importants d’aluminium dans le cerveau de malades insuffisants rénaux traités par hémodialyse*.

Lire la suite de ‘L’aluminium et la maladie d’Alzheimer’ »

La police : « On cherche des Roms, vous en avez combien ? »

Par Augustin Scalbert | Rue89 | 23/09/2010 | 22H04

Mercredi à Besançon, des agents de la police aux frontières (PAF) se sont présentés dans deux structures d’accueil d’urgence de la ville, avec la même demande : « On veut savoir combien vous avez de Roms. » Révélée dans l’édition locale de L’Est Républicain jeudi, cette affaire provoque une controverse avec le maire socialiste de la ville.

« Faire de la place pour les sans-abris »

Les deux policiers ayant explicitement réclamé des personnes selon leur origine, cette controverse ne devrait pas en rester là. Selon l’article de L’Est Républicain, les agents se sont présentés dans les deux centres (l’un voué à la réinsertion des personnes en difficulté, l’autre à l’accueil d’urgence des SDF) pour savoir s’ils hébergeaient des Roms, et combien, afin de « faire de la place pour les sans-abris » à l’approche de l’hiver.

Interrogé par le quotidien régional, le commissaire Comte a confirmé ce motif, ajoutant avoir été « mandaté » pour cela par le maire de Besançon. Ce que ce dernier, le socialiste Jean-Louis Fousseret, dément formellement.

Joint par Rue89, Jean-Louis Fousseret affirme n’avoir « pas demandé à la PAF de venir faire des contrôles » :

« J’ai vérifié auprès de nos services, personne n’a demandé une intervention de la PAF. Je ne sais absolument pas ce qu’ils sont venus faire dans ces centres. »

Besançon, ville de 120 000 habitants environ (dans une aire urbaine de 230 000 personnes) accueillerait, selon des sources associatives locales, entre 30 et 35 Roms.

Retraites : les femmes piégées par leur carrière

Analyse

Le ministre du Travail a reçu hier la responsable de la délégation femmes au Sénat pour aborder leur sort dans la réforme. 

Par LUC PEILLON, Libération

Des enfants et leur mère le 31 août 2009 devant une école.

Des enfants et leur mère le 31 août 2009 devant une école.

(© AFP Mychele Daniau)  

 

Et les femmes ? Jusqu’ici peu présentes dans le débat sur la réforme des retraites, leurs situations vient de ressurgir dans la perspective de l’examen du texte au Sénat le 4 octobre. Devant la montée du sujet dans les médias, le ministre du Travail, Eric Woerth, s’est même fendu d’une invitation auprès de la responsable de la délégation femmes au Sénat, Michèle André, afin d’aborder, hier matin, leur sort dans le projet de loi. Peu disert, selon cette sénatrice socialiste, «le ministre s’est cependant montré moins fermé que Nadine Morano sur certains points, notamment sur celui du maintien du départ à 65 ans sans décote pour les mères ayant élevé des enfants».

La secrétaire d’Etat à la Famille avait effectivement opposé un niet catégorique, vendredi sur RTL, à cette possibilité de départ à la retraite à taux plein à 65 ans (au lieu de 67 prévu dans la réforme) pour celles qui n’auraient pu réunir toutes leurs annuités, considérant que «le vrai débat ne porte pas sur le calcul des trimestres, mais sur l’égalité salariale». Même la Haute Autorité de lutte contre les discriminations (Halde) a mis son grain de sel : dans sa délibération du 13 septembre, elle demande le maintien du départ à taux plein à 65 ans «pour les personnes ayant pris un congé parental ou pour soins apportés à un enfant ou à un parent malade».

Incomplètes. Fermeté d’un côté, «on va réfléchir» de l’autre : une légère hésitation semble gagner le sommet de l’Etat sur le recul de la borne d’âge à 67 ans. Laquelle apparaît au fil du débat comme le point le plus injuste de la réforme, puisqu’il touche tous ceux qui ont eu des carrières incomplètes. A commencer par les femmes. Sur l’ensemble de l’année 2009, les hommes ont ainsi été 13% à avoir liquidé leur retraite à 65 ans, contre 21% pour les femmes.

Problème : le maintien du taux plein à 65 ans pour les mères qui n’auraient pas toutes leurs annuités n’entraînera pas forcément la réduction des inégalités entre hommes et femmes. D’après la Cnav (Caisse nationale d’assurance vieillesse), si la génération née en 1950 accuse encore, à l’âge de 60 ans, un écart de plus de deux trimestres au détriment de la gente féminine, les choses ont plutôt tendance à évoluer en leur faveur. Dès la génération née en 1954, les femmes pourraient ainsi avoir réuni une durée d’assurance supérieure de près de deux trimestres à celles des hommes. Pour la génération née en 1980, l’écart pourrait même être de 5 trimestres pour les femmes.

Cette évolution, qui tient aussi compte des majorations de trimestres pour interruptions de carrières, est le résultat d’une plus grande insertion professionnelle des salariées. Mais elle reste fragile, puisque conditionnée au maintien des dispositifs de majoration pour celles ayant arrêté leur activité professionnelle dans le but de s’occuper d’un enfant.

Autre preuve que la question des inégalités hommes-femmes face aux retraites ne sera pas réglée par le maintien de la borne du taux plein à 65 ans : les inégalités du niveau des pensions devraient perdurer à l’avenir. En effet, les femmes du secteur privé qui liquident actuellement leur pension de droit direct (générations nées entre 1945 et 1954) toucheront une retraite inférieure de plus de 45% à celles des hommes. Or, même légèrement réduit, cet écart sera encore de 37% pour celles nées entre 1965 et 1974.

Miroir. La persistance des différences dans le niveau des pensions sera avant tout due, à l’avenir, aux inégalités vécues par les femmes au cours de leur carrière, dont la retraite n’est qu’un miroir amplificateur. Discrimination salariale pure, interruption d’activité professionnelle pour élever un enfant, temps partiels subis : ces trois éléments (lire ci-contre) sont la cause d’un revenu d’activité plus faible, conduisant à une retraite moindre. Or, malgré quelques avancées dans le projet de réforme (prise en compte des indemnités journalières de congés maternité dans le calcul, plan d’égalité salariale dans les entreprises), la question reste largement sous-traitée.

Fin effective de l’inégalité salariale, extension des possibilités de garde d’enfant, limitation des temps partiels : c’est essentiellement en amont que l’égalité des retraites entre hommes et femmes doit être traitée. Pas sûr que le gouvernement soit aussi ambitieux.

Le médiateur de la République s’alarme de la «déshumanisation» des administrations

Le médiateur de la République s'alarme de la «déshumanisation» des administrations dans La ploutocratie oligarchique du Tsar Közy (+380)

(© AFP Fred Dufour)  

Le médiateur de la République a tapé du poing sur la table vendredi contre les administrations qui confondent la «modernisation», à coups de serveurs vocaux et sites internet, avec une «déshumanisation» préjudiciable aux usagers.

Il demande aux administrations de «repenser l’utilisation des nouvelles technologies» car, pour lui, «le 100% numérique est une chimère».

«Je dis oui aux nouvelles technologies, mais à condition de garder la possibilité d’un contact humain; sinon, ceux qui sont en souffrance se voient ajouter une souffrance supplémentaire», a déclaré le médiateur, Jean-Paul Delevoye, après la diffusion par ses services d’un communiqué intitulé «Administration: quand modernisation rime avec déshumanisation».

«Tout va bien… quand tout va bien»

«Pas un jour, ou presque, sans que le médiateur ne reçoive de réclamation concernant l’utilisation de sites internet ou de serveurs vocaux», précise le texte. Avec ces outils, constate-t-il, «tout va bien quand… tout va bien», mais «n’avoir que les touches proposées par un serveur vocal lorsqu’on est dans une situation complexe est vécu comme un abandon».

«Sur le traitement de masse, les nouvelles technologies ont apporté des avancées, reconnaît Jean-Paul Delevoye. Mais elles peuvent aussi se transformer en galères, surtout quand vous êtes en dehors des clous.»

«Par exemple sur le RSI (régime social des indépendants): une commerçante s’est entendu dire « écoutez Madame, l’informatique nous crée un tel problème qu’on vous conseille de ne pas être malade pendant trois mois, le temps qu’on régularise votre situation »», raconte le Médiateur. Sur le Pôle emploi, on a des gens qui, au bout de 3, 4 ou 5 mois, n’arrivent pas à faire avancer leur dossier.»

«Sur France Télécom, n’en parlons pas»

«On a aussi d’énormes problèmes sur ERDF, témoigne Delevoye. Les Français étaient restés sur l’image d’un service public électrique: on appelle un interlocuteur et on est branché. (…) Maintenant, il y en a trois, ils ne comprennent plus, et en plus ils n’arrivent pas à trouver quelqu’un à qui demander: « mais bon sang de bonsoir, expliquez-moi comment il faut faire! ».»

Et le médiateur de poursuivre: «Sur France Télécom, n’en parlons pas! Dès que vous voulez changer d’abonnement, c’est galère absolue!.»

(Source AFP)

Injections contrôlées

Direct Matin, 23 septembre 2010

Même enterrées par Matignon, les salles de shoot gardent des partisans. Une association d’élus de tous bords, baptisée Elus, Santé publique et Territoires (ESPT), rendra public demain un rapport favorable à l’ouverture de ces salles de consommation de drogue, annonçait hier le Figaro.

Déjà expérimentées dans six pays européens, dont la Suisse et l’Espagne, ces salles sont réservées aux utilisateurs de drogues dures à injection (héroïne, crack). L’objectif est d’offrir un suivi social aux usagers tout en limitant les transmissions de maladies entre toxicomanes. Sur ces bases l’Inserm avait déjà rendu fin juin un rapport favorable à l’expérimentation. et plusieurs ministres, dont Roselyne Bachelot (Santé) et Nadine Morano (Famille), ont marqué leur intérêt pour le dispositif avant que François Fillon ne mette fin au débat.

« La priorité du gouvernement est de réduire la consommation des drogues en France, non de l’accompagner, ni de l’organiser », a-t-il décrété.

Qu’en pensez-vous ? 

Insuccès encourageant

Paru dans Le Canard Enchaîné, 1 Septembre 2010

Triomphe ! Gros titre sur six colonnes du « Figaro » (26/08) : « le chômage recule pour deux mois consécutifs ». Laurent Wauquiez, le secrétaire d’Etat au chômage, se réjouit, c’est un « succès encourageant ». Certes. A cette nuance près que c’est seulement le nombre de chômeurs de catégorie A qui a baissé en juillet de, attention aux yeux, un énoooorme 0,5%, après avoir baissé en juin, aïe ma tête, de 0,3%.

Mais le nombre total de chômeurs (métropole et outre-mer), toutes catégories confondues, culmine, lui, à pas moins de 4,208 millions. Et sur un an, il a bondi de 8,21%. Mieux, on constate que le nombre de chômeurs longue durée explose, que les chômeurs de plus de 50 ans sot toujours plus nombreux, et que les heures supplémentaires défiscalisées ont connu un boom au deuxième trimestre : 7,5 millions d’heures en plus. Bravo, donc, pour cette belle et efficace mesure, qui a évité la création de 16 000 emplois.

  Et bravo pour cette « embellie » qui réjouira le coeur des plus de 4 millions de chômeurs restants. Oui, vraiment, un « succès encourageant »…

200 médicaments seront moins remboursés en avril !

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Source : 20 minutes.fr

Ils sont jugés «peu efficaces» par la Haute Autorité de santé. Résultat, le gouvernement avait décidé, à l’automne, de diminuer le remboursement d’une série de médicaments. On en connaît désormais la liste, ils sont 200 médicaments, annonce le site des Echos. De 35% de remboursement par la Sécurité sociale, ils vont passer à 15%. 

 

Selon le quotidien économique, cela devrait permettre une économie de 145 millions d’euros cette année.

Concrètement, il va s’agir de traitements comme le Tanakan, qui agit sur les troubles de la mémoire des personnes âgées, ou encore Equanil (un anxiolythique), l’Hexomédine (un antiseptique), et la crème contre l’herpès Zovirax.

Les Echos précise que les laboratoires pharmaceutiques sont actuellement informés des médicaments concernés. «Les décisions, médicament par médicament, paraîtront au « Journal officiel » à partir d’avril», précise le site.

Sarkozy refait les programmes scolaires

Source : Canard Enchaîné

  La sortie était passée inaperçue. Auteur, Henri Guaino, invité, le 25 octobre dernier, de l’émission « C Politique » sur France 5. Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy y avait exposé, comme le signale l’hebdo « Télé Obs » (53/2), sa vision toute bonapartiste de l’élaboration des programmes scolaires.

  Il s’agit d’un « choix idéologique et politique », s’est emporté Guaino. il ne faut plus que ces programmes soient « traités par des spécialistes, des inspecteurs de l’Education nationale ». Par qui, alors ? Et où ? demande l’interviouveur, Nicolas Demorand. « A l’Assemblée nationale ou à l’Elysée ? » Réponse : « Les deux ! »

  Démonstration trois mois plus tard. La commission d’experts chargée de réformer l’enseignement de l’économie en classe de seconde a découvert que, dans son dos, des consignes venues d’en haut avaient modifié les contenus. Les sujets (qui fâchent) liés à l’emploi, au chômage, aux revenus, aux inégalités seront tout bonnement éliminés des futurs programmes. C’est l’une des raisons pour lesquelles le sociologue François Dubet vient de démissionner de cette commission d’experts. Ce n’est qu’un début….

Immensément riche, il décide de se séparer de sa fortune…. pour être heureux !

Source : Closer.fr

Mr Rabeder, 47 ans, un businessman Anglais, a pris une grande décision. Lire la suite l’article

Il a en effet décidé de se séparer du fruit de ses dures années de labeur, à savoir… sa fortune !

 

Ainsi, il a mis en vente sa luxueuse villa (avec lac et vue imprenable sur les Alpes) pour 1,6 millions d’euros, ainsi que : sa résidence de 17 hectares en Provence, estimée à 700 000 euros, ses 6 avions planeurs à 400 000 euros et son Audi A8, cotée à l’argus 50 000 euros.

Ces signes extérieurs de richesse, Mr Rabeder n’en veut plus. « Mon idée principale est de ne plus rien laisser derrière moi. Je me suis rendu compte qu’au final l’argent était contre-productif. Et que pire que tout, il ne m’apportait pas du tout le bonheur… au contraire même » a-t-il déclaré au Daily Telegraph.

Il prévoit même de retourner vivre très modestement, dans un petit studio. L’intégralité de l’argent récolté sera reversée à des associations caritatives, en Amérique Latine.

« Pendant très longtemps, j’ai cru que l’argent ne pouvait apporter que du bonheur. Je viens d’une famille très très pauvre où la valeur ‘travail’ était très importante (…) Mais récemment, j’ai testé un truc fou : dépenser tout ce que je pouvais dépenser pendant trois semaines, dans des voyages à travers le monde. C’est horrible ! Toutes les personnes que j’ai fréquentées n’ont jamais été ‘vraies’ avec moi. J’avais l’impression que nous étions tous, entre privilégiés, des ‘acteurs’. Que rien n’était vrai. Il n’y avait aucune connexion. »

Depuis qu’il a pris cette décision, Mr Rabeder se sent aujourd’hui « plus libre ».

Où est passé James Bond ?

Source : Canard Enchaîné

Il a de quoi être perplexe, Obama. Il vient de découvrir, lui, le big boss, la profondeur du cauchemar américain. C’est ce qui ressort du rare documentaire de James Bamford et Scott C. Willis, diffusé dimanche soir sur Arte, après les formidables « Trois jours du Condor ».

  La National Security Agency (NSA), cette officine de l’ombre dont on n’osait pas davantage prononcer le nom que celui de Dieu dans l’Ancien Testament, fut, à l’origine, créée pour espionner avec les moyens technologiques les plus raffinés le Diable en personne qu’était l’URSS. A la chute du mur de Berlin, il fallut reconvertir cette ténébreuse National Security Agency à l’étude de l’Axe du Mal, c’es-à-dire du terrorisme, une cible petite et très mobile, incarnée par Al-Qaida. Les 20 000 missionnaires, mathématiciens, linguistes, informaticiens de la Shadow Factory du Maryland pointèrent alors leurs antennes sur un ennemi minuscule à l’échelle planétaire : le téléphone portable. Écouter tous les courriels, tous les messages. Décoder tous les codes cryptés sous le couvert de traquer le Malin barbu Ben Laden.

  Ils ne travaillèrent pas si mal. En novembre 1996, lorsque le terroriste se fit acheter un portable en plein New York par un « vrai croyant », ils apprirent aussitôt son numéro et le filèrent en Afghanistan. Où, grâce à leurs longues oreilles, ils écoutaient tout, surtout les appels passés à son adjoint résidant dans une banales maison de Sanaa, au Yémen, chargé d’exécuter les mauvais coups. Si bien que, le 7 août 1998, lorsque deux ambassades des États-Unis sautèrent en Afrique de l’Est, ils étaient au courant qu’il se préparait du grabuge. Mais quoi ? Et où ? Le savaient-ils ? Pas les autres agences, en tout cas.

  Depuis décembre 1999, ils connaissaient minutieusement les déplacements de ceux qui allaient commettre l’attentat du 11-Septembre, y compris leur réunionde Kuala Lumpur, en Malaisie, où tout fut décidé. De son côté, la CIA avait repéré le départ de Djedda pour les États-Unis de l’un d’entre eux, muni d’un visa en règle. [NDLR : ET IL A EU SON VISA ?] Mais que venait-il faire ? Et le FBI, de son côté, quand il détecta la présence de ce facheux client, n’osa rien faire. Puis la CIA vit déferler, le 15 janvier, des suspects sur San Diego et prit note de leurs cours de pilotage : mais ce n’était pas illégal pour des citoyens, même religieux. En outre, la CIA se garda bien de transmettre ses petits secrets aux rivaux du FBI. Pendant ce temps, Ben Laden continuait à passer ses ordres au Yémen et la NSA à le savoir. Bref, chacun croulait sous les informations mais les gardait pour lui. C’est ainsi que le 11 Septembre eut lieu.

  Depuis lors, le monstre a prospéré, s’adaptant aux transmissions à travers les continents par câbles à fibres optiques. En moins d’une seconde, 4 milliards de milliards de bips sont ingurgités par ses gigantesques machines, servies par 35 000 spécialistes depuis 2008. Mais ils ont eu beau sélectionner les associations de vocables suspects sur les messages; On a eu beau leur apprendre en masse l’arabe; Tout cela a beau coûter 26,7 milliards de dollars : ils sont dépassés. Et leur communication interne ne s’est pas améliorée, comme vient de le découvrir Obama avec la tentative d’attentat du 25 Décembre sur le vol Amsterdam-Détroit.

  On en est là. Aéroports envahis de machines à scanner, avions interdits aux « sales gueules » des habitants de 14 pays, passagers examinés à poil. Nous sommes moins libres. Mais plus sécurisés ? On a de quoi, malgré Obama, être perplexes.

Moi, Mustapha Kessous, journaliste au Monde et victime de racisme (2)

Au départ, je me rendais seul dans les agences immobilières. Et pour moi – comme par hasard – il n’y avait pas grand-chose de disponible. Quand des propriétaires me donnent un rendez-vous pour visiter leur appartement, quelle surprise en voyant « M. Kessous » ! Certains m’ont à peine fait visiter les lieux, arguant qu’ils étaient soudainement pressés. J’ai demandé de l’aide à une amie, une grande et belle blonde. Claire se présente comme ma compagne depuis cet été et fait les visites avec moi : nous racontons que nous allons prendre l’appartement à deux. Visiblement, ça rassure.

En tout cas plus que ces vigiles qui se sentent obligés de me suivre dès que je pose un pied dans une boutique ou que ce vendeur d’une grande marque qui ne m’a pas ouvert la porte du magasin. A Marseille, avec deux amis (un Blanc et un Arabe) – producteurs du groupe de rap IAM -, un employé d’un restaurant a refusé de nous servir…

La nuit, l’exclusion est encore plus humiliante et enrageante, surtout quand ce sont des Noirs et des Arabes qui vous refoulent à l’entrée d’une boîte ou d’un bar. Il y a quatre mois, j’ai voulu amener ma soeur fêter ses 40 ans dans un lieu parisien « tendance ». Le videur nous a interdit l’entrée : « Je te connais pas ! » Il aurait pourtant pu se souvenir de ma tête : j’étais déjà venu plusieurs fois ces dernières semaines, mais avec Dida Diafat, un acteur – dont je faisais le portrait pour Le Monde – et son ami, le chanteur Pascal Obispo.

Fin 2003, je porte plainte contre une discothèque lyonnaise pour discrimination. Je me présente avec une amie, une « Française ». Le portier nous assène le rituel « Désolé, y a trop de monde. » Deux minutes plus tard, un groupe de quinze personnes – que des Blancs – entre. Je veux des explications. « Dégage ! », m’expédie le videur. La plainte sera classée sans suite. J’appellerai Xavier Richaud, le procureur de la République de Lyon, qui me racontera qu’il n’y avait pas assez d’« éléments suffisants ».

Que dire des taxis qui après minuit passent sans s’arrêter ? Que dire de la police ? Combien de fois m’a-t-elle contrôlé – y compris avec ma mère, qui a plus de 60 ans -, plaqué contre le capot de la voiture en plein centre-ville, fouillé jusque dans les chaussettes, ceinturé lors d’une vente aux enchères, menotté à une manifestation ? Je ne compte plus les fois où des agents ont exigé mes papiers, mais pas ceux de la fille qui m’accompagnait : elle était blonde.

En 2004, une nuit à Lyon avec une amie, deux policiers nous croisent : « T’as vu le cul qu’elle a ! », lance l’un d’eux. « C’est quoi votre problème ? » rétorqué-je. Un des agents sort sa matraque et me dit en la caressant : « Il veut quoi le garçon ? » Le lendemain, j’en ai parlé avec Yves Guillot, le préfet délégué à la police : il m’a demandé si j’avais noté la plaque de leur voiture. Non…

En 2007, la brigade anticriminalité, la BAC, m’arrête sur les quais du Rhône à Lyon : j’étais sur un Vélo’v. On me demande si j’ai le ticket, si je ne l’ai pas volé. L’autre jour, je me gare en scooter sur le trottoir devant Le Monde. Je vois débouler une voiture, phares allumés : des policiers, mains sur leurs armes, m’arrêtent. Je leur dis que je travaille là. Troublés, ils me demandent ma carte de presse, mais pas mon permis.

Des histoires comme celles-là, j’en aurais tant d’autres à raconter. On dit de moi que je suis d’origine étrangère, un beur, une racaille, un islamiste, un délinquant, un sauvageon, un « beurgeois », un enfant issu de l’immigration… Mais jamais un Français, Français tout court.

Mustapha Kessous

Moi, Mustapha Kessous, journaliste au Monde et victime de racisme (1)

Brice Hortefeux a trop d’humour. Je le sais, il m’a fait une blague un jour. Jeudi 24 avril 2008. Le ministre de l’immigration et de l’identité nationale doit me recevoir dans son majestueux bureau. Un rendez-vous pour parler des grèves de sans-papiers dans des entreprises. Je ne l’avais jamais rencontré. Je patiente avec ma collègue Laetitia Van Eeckhout dans cet hôtel particulier de la République. Brice Hortefeux arrive, me tend la main, sourit et lâche : « Vous avez vos papiers ? »

Trois mois plus tard, lundi 7 juillet, jour de mes 29 ans. Je couvre le Tour de France. Je prépare un article sur ces gens qui peuplent le bord des routes. Sur le bitume mouillé près de Blain (Loire-Atlantique), je m’approche d’une famille surexcitée par le passage de la caravane, pour bavarder. « Je te parle pas, à toi », me jette un jeune homme, la vingtaine. A côté de moi, mon collègue Benoît Hopquin n’a aucun souci à discuter avec cette « France profonde ». Il m’avouera plus tard que, lorsque nous nous sommes accrédités, une employée de l’organisation l’a appelé pour savoir si j’étais bien son… chauffeur.

Je pensais que ma « qualité » de journaliste au Monde allait enfin me préserver de mes principaux « défauts » : être un Arabe, avoir la peau trop basanée, être un musulman. Je croyais que ma carte de presse allait me protéger des « crochets » balancés par des gens obsédés par les origines et les apparences. Mais quels que soient le sujet, l’endroit, la population, les préjugés sont poisseux.

J’en parle souvent à mes collègues : ils peinent à me croire lorsque je leur décris cet « apartheid mental », lorsque je leur détaille les petites humiliations éprouvées quand je suis en reportage, ou dans la vie ordinaire. A quoi bon me présenter comme journaliste au Monde, on ne me croit pas. Certains n’hésitent pas à appeler le siège pour signaler qu’« un Mustapha se fait passer pour un journaliste du Monde ! »

Ça fait bien longtemps que je ne prononce plus mon prénom lorsque je me présente au téléphone : c’est toujours « M. Kessous ». Depuis 2001, depuis que je suis journaliste, à la rédaction de Lyon Capitale puis à celle du Monde, « M. Kessous », ça passe mieux : on n’imagine pas que le reporter est « rebeu ». Le grand rabbin de Lyon, Richard Wertenschlag, m’avait avoué, en souriant : « Je croyais que vous étiez de notre communauté. »

J’ai dû amputer une partie de mon identité, j’ai dû effacer ce prénom arabe de mes conversations. Dire Mustapha, c’est prendre le risque de voir votre interlocuteur refuser de vous parler. Je me dis parfois que je suis parano, que je me trompe. Mais ça s’est si souvent produit…

A mon arrivée au journal, en juillet 2004, je pars pour l’île de la Barthelasse, près d’Avignon, couvrir un fait divers. Un gamin a été assassiné à la hachette par un Marocain. Je me retrouve devant la maison où s’est déroulé le drame, je frappe à la porte, et le cousin, la cinquantaine, qui a tenté de réanimer l’enfant en sang, me regarde froidement en me lançant : « J’aime pas les Arabes. » Finalement, il me reçoit chez lui.

On pensait que le meurtrier s’était enfui de l’hôpital psychiatrique de l’endroit : j’appelle la direction, j’ai en ligne la responsable : « Bonjour, je suis M. Kessous du journal Le Monde… » Elle me dit être contente de me recevoir. Une fois sur place, la secrétaire lui signale ma présence. Une femme avec des béquilles me passe devant, je lui ouvre la porte, elle me dévisage sans me dire bonjour ni merci. « Il est où le journaliste du Monde ? », lance-t-elle. Juste derrière vous, Madame : je me présente. J’ai alors cru que cette directrice allait s’évanouir. Toujours pas de bonjour. « Vous avez votre carte de presse ?, me demande-t-elle. Vous avez une carte d’identité ? » « La prochaine fois, Madame, demandez qu’on vous faxe l’état civil, on gagnera du temps », riposté-je. Je suis parti, évidemment énervé, forcément désarmé, avant de me faire arrêter plus loin par la police qui croyait avoir… trouvé le suspect.

Quand le journal me demande de couvrir la révolte des banlieues en 2005, un membre du club Averroès, censé promouvoir la diversité, accuse Le Monde d’embaucher des fixeurs, ces guides que les journalistes paient dans les zones de guerre. Je suis seulement l’alibi d’un titre « donneur de leçons ». L’Arabe de service, comme je l’ai si souvent entendu dire. Sur la Toile, des sites d’extrême droite pestent contre « l’immonde » quotidien de référence qui a recruté un « bougnoule  » pour parler des cités.

Et pourtant, s’ils savaient à quel point la banlieue m’était étrangère. J’ai grandi dans un vétuste appartement au coeur des beaux quartiers de Lyon. En 1977, débarquant d’Algérie, ma mère avait eu l’intuition qu’il fallait vivre au centre-ville et non pas à l’extérieur pour espérer s’en sortir : nous étions parmi les rares Maghrébins du quartier Ainay. Pour que la réussite soit de mon côté, j’ai demandé à être éduqué dans une école catholique : j’ai vécu l’enfer ! « Retourne dans ton pays », « T’es pas chez toi ici », étaient les phrases chéries de certains professeurs et élèves.

Le 21 décembre 2007, je termine une session de perfectionnement dans une école de journalisme. Lors de l’oral qui clôt cette formation, le jury, composé de professionnels, me pose de drôles de questions : « Etes-vous musulman ? Que pensez-vous de la nomination d’Harry Roselmack ? Si vous êtes au Monde, c’est parce qu’il leur fallait un Arabe ? »

A plusieurs reprises, arrivant pour suivre un procès pour le journal, je me suis vu demander : « Vous êtes le prévenu ? » par l’huissier ou le gendarme en faction devant la porte du tribunal.

Le quotidien du journaliste ressemble tant à celui du citoyen. Depuis plusieurs mois, je cherche un appartement. Ces jours derniers, je contacte un propriétaire et tombe sur une dame à la voix pétillante : « Je m’appelle Françoise et vous ? » « Je suis M. Kessous « , lui répondis-je en usant de mon esquive habituelle. « Et votre prénom ? », enchaîne-t-elle. Je crois qu’elle n’a pas dû faire attention à mon silence. Je n’ai pas osé le lui fournir. Je me suis dit que, si je le lui donnais, ça serait foutu, qu’elle me dirait que l’appartement avait déjà été pris. C’est arrivé si souvent. Je n’ai pas le choix. J’hésite, je bégaye : « Euhhhhh… Mus… Mustapha. »

Le sort des enfants clandestins en France

Source : Libération. Par Marie Piquemal :

L’ONG Human rights watch interpelle sur la situation des mineurs étrangers arrivant seuls en France, et retenus dans la zone d’attente de l’aéroport, sans réelle protection.

«Perdus en zone d’attente». Dans un rapport publié ce jeudi (télécharger en pdf ici), l’ONG Human Rights Watch (HRW) alerte sur la situation des mineurs étrangers qui débarquent seuls à l’aéroport de Roissy à Paris et qui se voient refuser l’entrée en France.

Ils se retrouvent alors dans ce qu’on appelle la zone d’attente, enfermés au milieu d’adultes, sans protection particulière. «Ils sont traités comme n’importe quel immigré clandestin, et non comme des enfants. Ils peuvent être renvoyés dans leur pays d’origine ou dans un pays de transit n’importe quand», explique Simone Troller, auteure de cette étude.

Elle s’insurge contre l’existence même de ces zones d’attente, «fiction juridique permettant à la France de traiter des personnes qui se trouvent physiquement sur son territoire comme si elles étaient à l’extérieur du pays.» Autrement dit, les mineurs isolés qui se retrouvent dans ces zones d’attente aéroportuaires sont soumis à un régime judiciaire très différent (bien moins protecteur) de celui des enfants étrangers qui sont «sur le territoire français».

Contrairement à ce que l’on croit, la zone d’attente ne se limite pas à un centre d’hébergement situé à l’intérieur de l’aéroport. «Vous pouvez aller dans un hôpital, un hôtel ou un tribunal situé à 20 km de l’aéroport sans être considéré d’un point de vue légal comme entré dans le territoire!»

 

«Je n’ai pas pu aller aux toilettes»

 

«La France, comme tout Etat souverain, a le droit de contrôler ses frontières, là n’est pas la question. Mais, elle ne peut pas, au nom de ces contrôles, mettre en danger des enfants!», s’indigne Simone Troller qui rappelle qu’en conservant ces zones d’attentes, la France viole les conventions internationales et en particulier le droit des enfants.

Sur le fond, le rapport d’HRW ne révèle rien de nouveau. La situation des mineurs étrangers isolés, arrivant dans les zones d’attentes, est régulièrement pointée du doigt par des associations de terrain comme l’Anafe, l’association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers.

En revanche, ce nouveau rapport a le mérite de mettre en avant des témoignages d’enfants, particulièrement éclairants. Une jeune fille de 16 ans: «D’abord, ils m’ont enfermée à clé dans une pièce. Il y avait plusieurs personnes, y compris des hommes, peut-être 8 ou 10 au total. J’ai essayé d’appeler la police pour aller aux toilettes mais il n’y avait personne. Je n’ai pas pu aller aux toilettes.»

 

«Nous n’avons pas compris que nous étions en France»

 

Les enfants interrogés se plaignent des menaces et humiliations récurrentes. La police aux frontières les menotteraient fréquemment, et les soumettraient à des fouilles corporelles. Selon HRW, la police contraindrait les enfants, y compris les très jeunes (tout juste six ans), à signer des papiers qu’ils ne sont pas en mesure de comprendre. «Le policier nous a simplement demandé de signer ici, ici et ici. C’est ce qu’on a fait. On avait peur et on a signé. La police ne nous a rien expliqué… On a à peine vu ce qu’on a signé…», témoignent Najib B. et Mohamed A.

Ils racontent encore: «Quand nous sommes arrivés à l’aéroport de Roissy, le passeur nous a dit d’attendre. Nous n’avons pas compris que nous étions en France. Le passeur nous a laissés là, et n’est pas revenu. Nous avons attendu jusqu’à 4 heures du matin puis nous sommes allés voir la police. La police nous a dit de nous asseoir sur des chaises et d’attendre. Nous avons attendu deux jours.»

Selon la police, 1.092 mineurs étrangers auraient ainsi atterri, seuls, à l’aéroport de Roissy en 2008. Human Rights Watch parle de 1.002. Le chiffre est sujet à interprétation pour une raison simple : «il n’existe pas de test fiable pour définir l’âge d’un enfant. Les test actuels (à partir du poids, la taille, et d’une radiographie osseuse) comportent une marge d’erreur de cinq ans.»

Enfin, dernier problème soulevé par l’ONG: que deviennent ces enfants? La durée maximale de placement dans la zone d’attente est de 20 jours. Au delà, s’ils n’obtiennent pas de permission d’«entrer» dans le territoire, ils sont expulsés. «Mais rien ne garantit que ces enfants retrouveront leur famille, ou même leur pays d’origine. On a eu par exemple le cas d’un enfant tchadien renvoyé en Egypte parce que c’était le dernier pays où il avait fait escale…», conclut Simone Troller.

L’avenir de La poste

  Le samedi 3 octobre 2009, le « Comité national contre la privatisation de la Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal » (un nom difficilement ambigu :-) ) inaugurait un nouveau mode d’action : la votation citoyenne.

  La droite, évidemment, n’a pu s’empêcher d’envoyer ses roquets pouffer sur les plateaux télé; reste qu’un peu plus de 2 millions de personnes se sont déplacées pour participer à cette consultation « populaire », et que le résultat est sans appel : plus de 90% des votants rejettent cette liquidation déguisée.

  Notez que « plus de 90% », (score donné sur le site du comité), ce n’est pas non plus extrêmement transparent et clair… mais bon, disons que c’est plutôt l’acte qui comptait, que le résultat exact. Même si, ami lecteur, ceci me fait un peu grincer des dents.

  Quoiqu’il en soit, votre serviteur est allé mener l’enquête…

  Il est intéressant d’observer comment une idée prend de l’ampleur. D’abord simple rumeur en section – « les postiers vont organiser une action contre la privatisation », puis examinée avec circonspection – « on va devoir se balader avec des urnes pour faire voter les gens ? », ce projet de votation, contre toute attente, a su trouver sa cible.

  Quid du modus operandi, donc ? Simple et efficace : les votants allaient voter devant, ou dans les bureaux de Poste, leur identité consignée scrupuleusement sur un registre d’émargement. Et, mis à part un adulte qui a fait voter son enfant, ami lecteur, je dois affirmer qu’à mon niveau, je n’ai pu constater de fraude.

  FRANC JEU

  Effectivement… il est amusant de comparer les dires des sbires de l’UMP – « Opération gauchiste, stalinienne, manipulée par les syndicats et l’extrême-gauche » – et la réalité, sur le terrain.

  Quelle est-elle ?

  Des postiers, des syndicalistes avec des t-shirts « CGT » (entre autres), des socialistes, des communistes (de toutes tendances), et des tracts unitaires se référant à « une cinquantaine d’oganisations » (62, in fine), parmi lesquelles… le PS, le PCF, la LCR, etc…

  Pour y voir quelque de « manipulé », il fallait donc être aveugle, ou ne pas savoir ce que « CGT » signifie.

  L’ambiance, ensuite… fut surprenante. Votre serviteur, occupé avec ses petits tracts, a enregistré un intérêt très fort de la population pour cette question. Si l’on tient compte du fait que le militantisme « de base » se heurte éternellement contre le « je-suis-trop-pressé-ou-ça-m’intéresse-pas », alors force est de constater que cette opération fut un succès, sur le plan de la participation. Les tracts ont tous été distribués, et les échanges avec les habitants furent nombreux. 

  La suite ? La bataille se poursuit au Sénat, actuellement, pour forcer le gouvernement à prendre en compte les résultats de ce vote – certes franchement minoritair, sur un total de 64,8 millions d’habitants, mais qui, tout de même, eut le mérite de se tenir. A comparer avec le « circulez, y’a rien à voir » des autorités ( qui ont d’ailleurs, parfois, empêché la tenue de ces votations citoyennes !)

  Je conclus, ami lecteur, sur certains des arguments avancés par par ce comité, afin de te laisser seul juge de l’utilité de ce combat :

 

  « Que le capital soit détenu à 100% par des capitaux publics ne change rien à l’affaire. Chaque fois que l’Etat a effectué ce type d’opération, il a fait entrer des capitaux privés dans la société anonyme – France Télécom, EDF, GDF… – avec des conséquences immédiates : réduction de la qualité du service, suppressions massives d’emploi, augmentations tarifaires, priorité à la satisfaction des actionnaires.

  La transformation en société anonyme constitue la première étape d’une privatisation programmée de La Poste.

  Gouvernements et direction de La Poste ont dégradé la qualité du service postal en limitant les investissements répondant à l’intérêt général. Depuis 2002, plus de 6000 bureaux de poste sur 17 000 ont été « transformés », et plus de 50 000 emplois supprimés.

  Cela se traduit par l’espacement des tournées, les délais croissants de livraison du courrier, les réductions d’horaires, l’allongement des files d’attente quand le bureau de poste n’a pas été carrément supprimé !

  Un comité national, regroupant plus de 50 organisations a été créé en septembre 2008, autour d’associations, de syndicats et de partis politiques. Il a demandé au président de la République d’organiser un référendum sur l’avenir de La Poste comme il en a la possibilité.

  Sans réponse, à ce jour… »

Bavure dans les Yvelines

Hier matin, les policiers sont intervenus manu militari au domicile d’une famille des Mureaux, dans les Yvelines.

Les policiers intervenaient dans le cadre d’une commission rogatoire d’un juge d’instruction de Versailles.

Le seul problème, c’est que cette commission rogatoire… ne concernait pas cette famille.

Oumoukhary Seck, 28 ans, raconte la scène, digne d’un Rambo dans les colonnes du Parisien-Aujourd’hui en France :

« A 6h25, une quinzaine de policiers avec des boucliers, des matraques et des gilets pare-balle ont défoncé la porte »Toujours selon son témoignage, elle a été « poussée sans ménagement dans la salle de bains.

Puis son frère a été « menotté » et sa sœur de 23 ans « jetée sur le lit et contrainte de mettre les mains sur la tête ».La mère de famille aurait été obligée de sortir de sa chambre « alors qu’elle n’était pas habillée »

Après cette intervention « musclée », les policiers ont demandé une pièce d’identité. Et c’est ainsi qu’ils « se sont rendus compte de leur méprise » confie la jeune femme.

La sûreté départementale des Yvelines a repris contact dans la journée avec cette famille pour leur « présenter des excuses » indique une source policière.

Une source policière qui explique que de telles erreurs arrivent « de temps en temps »…

Les policiers municipaux interdits de Täser (officiellement…)

  Ami lecteur, voici une double (voire triple) nouvelle que je me fais joie de relater ici…

  Les pistolets électriques – de marque Täser, pour ce qui regarde la politique française – viennent d’être officiellement interdits de port pour les policiers municipaux.

  On pensera ce qu’on voudra de ces armes « non-léthales », mais les controverses sont bien là; notamment à travers le fait qu’il est difficile de distinguer une personne munie d’un pacemaker, d’une personne qui en est dénuée.

  Hosanna, donc ? Presque. Il faut lire entre les petites lignes du contrat… les policiers municipaux ne pourront plus utiliser le Täser TANT QU’ILS N’AURONT PAS ETE FORMES A SON FONCTIONNEMENT. Formation qui n’est pas encore dispensée…

  Il s’agit donc d’une pause étrange, plutôt que d’une interdiction; d’autant qu’elle révèle le fait que nos chers policiers municipaux, auparavant, pouvaient faire joujou avec un truc qui projette des dizaines de milliers de volts (voire des centaines de milliers) sans avoir, auparavant, été instruits des risques – et même des conditions – de son utilisation.

Une pétition pour une commission parlementaire sur les risques psychosomatiques au travail

Ami lecteur, je relaye ici la pétition d’un de mes contacts, qui me fait part de cette initiative : exiger une réaction complète face au climat de plus en plus délétère du travail, en France.

  Voici le lien vers la pétition :

  http://www.mesopinions.com/Une-commission-parlementaire-sur-les-risques-psychosociaux—halte-aux-suicides-au-travail—petition-petitions-75a55e1dcb2ffbdca1ce211a49010f68.html#signer-petition

  Je copie-colle ici, également, le texte de l’introduction, ainsi que les revendications de ce mouvement :

 France Telecom est le révélateur d’une « maladie honteuse » pour notre économie : on ne sait plus gérer l’humain, alors on le maltraite » jusqu’à n’en plus pouvoir.
Il est faux de dire que les regroupements et les réorganisations répondent à des impératifs de rentabilité. Les nouveaux « gouroux » de la gestion des ressources humaines ont persuadé les dirigeants et les actionnaires qu’il y avait du bon stress.

Le résultat c’est une casse sociale de salariés, gérés comme du bétail, et motivés par le stress et la promotion de l’individualisme.

Nos valeurs et notre système ne supporteront pas longtemps cette gestion d’un autre âge. Il faut « humaniser » la gestion des ressources humaines, et comme pour l’environnement, il faut repenser le modèle d’organisation de l’entreprise. Nous pouvons produire autant, mieux et dans de meilleures conditions de travail. Un malus social est une solution pour motiver les grandes entreprises.

 

Faisons circuler la pétition pour protéger nos emplois, et surtout nos vies de salariés, cadres ou non cadres, le stress cela nous concerne !

Halte aux suicides dans nos entreprises ! Pour la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire, avec une audition d’entreprises témoins sur les risques psychosociaux dans nos entreprises.

Faisons circuler la pétition pour protéger nos emplois, et surtout nos vies de salariés, cadres ou non cadres, le stress cela nous concerne !

1. Un état des lieux sur le sujet : une question notamment, combien ce stress coûte à l’assurance maladie ?

2. Une série d’entreprises témoins à auditer : les cabinets spécialisés et les organisations syndicales ont une liste d’entreprises.

3. Un projet de loi pour inscrire le stress comme maladie professionnelle : il faut responsabiliser les cadres qui gèrent les ressources humaines. Un salarié c’est d’abord un être humain, avec un potentiel qu’il faut développer et non exploiter.

4. Un renforcement des prérogatives des médecins du travail et des C.H.S.C.T; ces derniers devant être généralisés à toutes les entreprises, quelques soient leurs effectifs.

5. Création d’un « malus social » à partir d’un accord obligatoire à signer dans toutes les entreprises, sur le niveau de bien-être social, avec une série d’indicateur à mettre en place à partir des résultats de la commission d’enquête.

Journée de mobilisation pour un travail décent

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[NDLR : Voici la dépêche AFP reprise, peu ou prou, par France 2... A noter, ami lecteur, que selon BVA, 70% DES FRANÇAIS APPROUVENT CETTE MOBILISATION ! ]

Sept syndicats organisent aujourd’hui une journée d’action interprofessionnelle « pour le travail décent »

CGT, CFDT, CFE-CGC, CFTC, Solidaires (dont Sud), Unsa (autonomes) et FSU réclament « une autre politique économique et sociale afin de protéger les emplois, s’opposer aux licenciements et défendre les salariés ».

FO, qui souhaitait une grève de 24 heures, ne s’est pas associée au mouvement. Peu de perturbations sont à attendre.

La défection de FO est une première fissure dans l’unité syndicale, qui prévalait depuis un an.

Les autres syndicats ont laissé leur structures locales libres de fixer les modalités d’action. Les associations de défense des chômeurs se sont associées aux initiatives.

A Paris, pas de défilé mais un rassemblement devant le siège du Medef, avec le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault.

Des manifestations sont prévues à Marseille, Lyon, Grenoble, Clermont-Ferrand, Montpellier, Nancy, Saint-Etienne, ainsi que dans quelques villes moyennes comme Amiens, Avignon, Beauvais, Tulle (Corrèze).

Ailleurs sont prévus des pique-niques, des distributions de tracts, des conférences de presse et, surtout, des rassemblements, le plus souvent devant les préfectures, les sièges locaux du Medef et ceux de France Télécom.

Aux yeux des syndicats, la vague de suicides à France Telecom montre la pertinence de la revendication d’un « travail décent ». Le leader de la CFDT François Chérèque a évoqué « des salariés dans un profond état de souffrance ».

Peu de perturbations sont à attendre, les appels à la grève étant rares. Les fédérations CGT, CFDT et CFE-CGC du  transport routier ont toutefois annoncé des « actions ciblées sur tout le territoire »,  consistant à bloquer des sites d’entreprises de transports, pour des revendications salariales. Et chez France Télécom, dès mardi, les syndicats appelaient les salariés à  »agir sous toutes les formes y compris par la grève ».

Les voyageurs de Calais (ont les doigts brûlés)

Source : Canard Enchaîné

Besson « éradique » les « jungles » du Nord, mais ne sait que faire de leurs habitants.

Le grand squat de Calais s’était déjà vidé quand les 600 CRS sont arrivés, le 22 septembre à l’aube. Il y avait même plus de journalistes que de migrants, qui, par centaines, se sont éparpillés un peu partout. A Paris, gare de l’Est, ou planqués ailleurs sur la côte. On se croirait fin 2002, quand, sous les hourras de Jack Lang, Sarko fermait l’immense centre de Sangatte. « Problème réglé ! », se vantait-il. Quel visionnaire…

La semaine passée, le ministre de l’Immigration a fait exprès d’annoncer « l’éradication » à l’avance, « pour que les gens filent avant qu’on les attrape », a-t-il laissé filtrer. Il ne voualit, en effet, voir « ni grandes rafles ni chasse à l’homme ». Quelle humanité ! La preuve, Kouchner a applaudi. en fait, Besson savait très bien que des arrestations massives d’Afghans, Irakiens, Erythréens, Ethiopiens… ne serviraient qu’à montrer sa ridicule impuissance. impossible de tous les emprisonner, de tous les juger, et, surtout, impossible de les renvoyer dans leur pays en guerre…

ABSURDE

Dans l’histoire, tout est absurde. Et Besson orchestre ses coups : à gauche pour le refus des tests ADN ; à droite pour l’éradication des « jungles », justifiée, selon lui, par la traque aux passeurs, « qui ont supplanté, dans le monde, les trafiquants de drogue et d’armes ». Une lutte « sans merci ». Prouvée, ces dernières semaines, dans un campement de Vietnamiens à Angres, attaqué par des mafieux. Résultat ? Les passeurs ont disparu, la police a détruit le camp et arrêté les Vietnamiens. « Ensuite les policiers ont demandé aux bénévoles de venir les reprendre, ils ne savaient qu’en faire », raconte Lily, la présidente de Terre d’Errance, l’association de Norrent-Fontes qui veille sur une trentaine de migrants et compte des tas de gens : retraités ou jeunes, curés ou infirmiers, profs ou chômeurs…

« Entrez ! Un café ? Un thé ? », invite un Erythréen à Norrent-Fontes. Voilà donc ce que Besson va démolir : quatre marches qui descendes du talus vers une suite de cahutes, « résistantes à la pluie », faites de charpentes soutenant des bâches bleues. Au « salon », on s’affale sur un vieux canapé, des fauteuils ou des chaises. Au « mur », un tapis, une icône, des croix de Jésus, une peinture, des placards en larges lattes de pin. Très tendance. A terre, du lino coloré de chambre d’enfant. Une gazinière… Derrière, en enfilade, les « chambres ». Matelas en hauteur, posés sur des palettes de chantier. Une des plus belles « jungles » de la région sera-t-elle « éradiquée » ? Le maire a prévu, en cas de malheur, d’ouvrir une salle. Et, en une semaine, le camp s’est vidé de 17 personnes, passées en Angleterre. « C’est beaucoup plus facile en ce moment, on dirait qu’ils ont relâché les contrôles », remarque Lily.

DOIGTS CRAMES

En attendant, assis sur des bancs au soleil, les habitants de la « jungle » partagent pain, sauce tomate et piment. Leurs doigts sont lisses, leurs paumes aussi. Empreintes effacées, brûlées. C’est à ce prix qu’on évite le renvoi prévu par les accords de Dublin, dans le pays d’Europe où l’on est déjà passé et fiché. Certains « dublinisés » ont ainsi trois, quatre, cinq allers-retours entre la Grèce ou l’Italie et la France.

La technique de gommage est simple : « En Libye, on les a cramés sur du plastique, rapporte un Ethiopien, mais ça colle et ça pue, les flics de Kadhafi l’ont senti tout de suite et nous ont battus ! » Mieux vaut poser ses mains sur un feu de bois ou sur du fer chauffé. Cicatrisation assurée en deux semaines…

L’autre jour, Lily a prévenu un ami : « Bientôt, ils prendront les empreintes des pieds… » – Je brûlerai mes pieds ! – Ils prendront ton oreille, c’est unique aussi… – Je les couperai. » Lily hausse les épaules. « Ils ont traversé des continents, ils sont courageux, on devrait les accueillir à bras ouverts ! Tout ça est minable ! » Mais Besson est grandiose.

par Dominique Simonnot.

Les Amis de L’Atelier (maltraitent les personnes handicapées)

 

Source : Le Canard Enchaîné

par Dominique Simonnot


Tribunal de Nanterre

  Le président est connu pour son caractère facétieux : « A l’attaque, monsieur le Procureur ! Banzaï, taïaut ! On commence ! »  C’est une affaire de diffamation, avec plus de dix témoins. « Hélas, nous n’avons aucune salle où vous entasser ! Dommage… Si les témoins meurent étouffés, ça évite de longs débats ! »

  Les trois prévenus s’avancent. La jeune Michèle, qui, sur son blog, racontait les affreuses aventures de Seb, son frère handicapé, dans une maison d’accueil. Les deux autres, un psychiatre et son assistante, virés du centre, ont alimenté le blog.  » Tout va très mal, se plaignait Seb par la voix de Michèle, nous sommes victimes de maltraitance, de manque de surveillance et nous ne pouvons pas parler à cause de notre handicap… »   » Des fois les éducateurs se gênent pas pour parler de choses cochonnes devant nous et se moquent quand on a des érections. »   » On nous a supprimé les kinés, l’orthophoniste, le psychomotricien… »  Et ainsi de suite. Jusqu’à la plainte furieuse des Amis de l’Atelier, qui gèrent une quarantaine de ces centres spécialisés en Ile-de-France.

  Les témoins défilent. Anciens salariés ou parents :  » Les repas étaient infects, avariés. On a trouvé un bout de verre, une vis, des insectes dans les haricots… »   Pas d’eau chaude pendant trois semaines. Les chariots de médicaments traînaient dans les couloirs. Pas assez de médecins ni d’infirmiers. Seb a été blessé sans que nul n’avertisse sa mère, une secrétaire a été licenciée après avoir signalé des violences. » Eh ben ! sifflote le proc’, ça avait l’air joyeux, là-dedans ! »

  Le directeur des Amis de l’Atelier, un homme rond aux yeux bleus, tient absolument à témoigner.  » Levez la main droite, dites je le jure ! »  Le témoin recule, frappé par Satan, il est de religion mennonite :  » Je ne peux pas prêter serment… »  Le voilà qui invoque Saint Mathieu à la rescousse, récite les Saintes Ecritures  » La lumière est lumière… »  – Ca commence bien ! râle le procureur. – Très bien ! Au revoir, monsieur ! » , renchérit le président, accablé. « Les mennonites sont très gentils, tout-à-fait innofensifs, ce sont des descendants des amish… »   rassure à la ronde leur avocat.

   » Nous sommes laïcs ! »  proteste le témoin suivant. D’autres parents sont « très satisfaits des « Amis »" et, selon un rapport de la Ddass, tout serait désormais arrangé.

  Déjà près de cinq heures d’audience, et lors d’une suspension le directeur poursuit le proc’ : « Prenez et lisez, c’est saint Mathieu tout de même ! »   En vain. Le proc’ enrage un requérant : « Mais c’est un autre siècle ! Je suis particulièrement préoccupé de voir ce monsieur à la tête d’une telle association ! »  Le président, un mécréant, en rajoute, remerciant chacun, « sauf un témoin ! » Relaxe générale pour « bonne foi » et « vérité des faits ». Très rare. Que faisait Saint Mathieu ?

  [NDLR : Le genre d'histoires qui me colle une bonne nausée... J'espère que ces fous furieux seront mis hors d'état de nuire.]

Police@hotmail.fr

   Une idée qui aurait pu faire grand bruit, ami lecteur, et bizarrement, qui est passée relativement inaperçue…

  Des policiers de l’Essonne ont, de leur propre initiative, ouvert une boîte email afin de permettre aux citoyens de dénoncer des infractions dont ils auraient été témoins.

  Les libertaires voient là-dedans, d’emblée, une atteinte à l’intimité de la population – avec des mouchards citoyens, couverts par un (relatif, puisqu’on peut toujours tenter de pister un mail, mais bon…) anonymat, rappelant les grandes heures de l’amitié franco-allemande passée.

  Ce qui est un réflexe stupide, à mon humble avis. Pourquoi ? Parce que la marque a déjà été déposée, déjà : RG, citoyens modèles (sisi, rappelez-vous, les espions citoyens de Sarkozy, dont on ne sait pas trop ce qu’ils sont devenus…), police en civil, indics, caméras, etc… on n’a que l’embarras du choix de la surveillance, aujourd’hui.

  Ensuite, parce qu’invoquer la liberté individuelle, en l’opposant à la répression des délits et autres crimes, c’est un jeu crétin qui revient à se coller sur le front un joli sticker « je suis un anarchiste partisan de la voyoucratie », particulièrement apprécié par l’UMP.

  Et puis, de toute façon, Alliance – le syndicat majoritaire et bien de droite des policiers – s’est opposé à l’idée, au titre que : « ça nous ferait trop de boulot à gérer d’aller vérifier tout ça. Circulez, y’a rien à voir, et puis de toute manière on sait déjà ce qui se passe alors hein ! ».

  Faut dire que feu Edvige, et maintenant EDVIRSP, est passé par là, entretemps…

  Différentes idées, soulevées par ce concept, me semblent pourtant intéressantes : en premier lieu, commençons par le laid : cette boîte aux lettres électronique pourrait devenir le théâtre de règlements de comptes bien veuls. Encore que… si la zizanie entre les gangs peut permettre d’arrêter quelques pions, je n’irais pas trop pleurer sur leur sort…

  Non. Le vraiment glauque, serait évidemment de considérer la portée d’une dénonciation calomnieuse, qui donnerait lieu à des injustices du type « Outreau ».

  Et pourtant… j’y reviens, mais tout n’est pas à jeter dans cette idée. Question de modalités d’application, peut-être; dans certains quartiers, les gangs ont leurs propres mouchards, postés devant les postes de police, pour renseigner leurs patrons sur les balances. Dur, donc, de rapporter une infraction, ou de témoigner en tant que victime; Internet eut permis d’éviter ce travers de notre politique sécuritaire. A supposer que cette boîte mail fut reliée à un véritable – et c’est peut-être ICI que réside le problème – système d’enquête, doté d’effectifs suffisants, et surtout sachant garder le recul nécessaire de la présomption d’innocence.

  En résumé, une telle méthode supposerait une politique sécuritaire en adéquation avec les besoins des citoyens, en termes humains et matériels, doublée d’un sens de la distanciation, face à de possibles abus d’autorité.

  Voilà. Je n’ai pas vraiment envie d’être sarcastique, ami lecteur… Qu’en penses-tu ?

Insultes racistes dans la Gendarmerie (bien graves…)

Source : Le Post/Le Parisien

Six militaires accusent leur hiérarchie de racisme et de discrimination.

Ils font tous partie de la gendarmerie mobile de Versailles-Satory, dans les Yvelines.

Et tous les six, ont envoyé un courrier à la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde).

Dans ce courrier, les militaires demandent qu’une enquête soit diligentée.

Les six gendarmes sont parfaitement conscients que leur requête pourrait entrainer des « représailles », selon leur propre terme…

Que s’est-il passé ?

Selon eux, ils se feraient régulièrement traiter de «bougnoule» ou «nègre» et seraient l’objet d’humiliations répétées par certains supérieurs.

Mais encore ?

Selon Le Parisien, lors d’une cérémonie officielle, un capitaine a trempé dans la bière les galons de sous officiers qu’il devait remettre à deux gendarmes de confession musulmane puis leur a demandé d’ouvrir la bouche pour y accueillir les galons imbibés d’alcool.

Le service de communication de la gendarmerie confirmerait que « des propos totalement inappropriés » auraient été tenus par un capitaine.

Un capitaine aurait été «lourdement sanctionné », selon les autorités militaires.

Twitter : contre-pouvoir ou mouchoir de poche ?

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Source : Metro – par Carine Senft-Gouin

Twitter est entré dans l’Histoire en tant qu’acteur de la révolution en Iran. Outil d’informations en temps réel pour certains, de désinformation pour d’autres, son rôle restera quand même à déterminer dans la tournure politique des évènements.

Peu importe. Depuis, Michael Jackson est mort, confortant Twitter dans son rôle de cimetière virtuel géant. Les internautes en deuil ont troqué leurs profils aux couleurs de l’Iran contre le brassard signé King of the Pop. Ambiance « We are the world ». On voudrait nous faire croire que le monde ne fait qu’un, que le web social aurait gagné son pari. Or, il est devenu, comme la télé-réalité, le miroir de nos fantasmes et de notre voyeurisme. On y cherche la mort en direct en Iran, ou dans les eaux sombres où s’échouent les Airbus, on scrute les commentaires des internautes qui pleurent le décès d’un proche, on renifle le dernier souffle du roi de la pop et les détails lugubres de se sexualité.

L’émotion collective n’est pas constructive, elle est trivilae. Les communautés virtuelles se prennent la main en pensant changer le monde. Or elles le maintiennent sous perf en pleine agonie en abreuvant le service peu sophistiqué de messages inaudibles et désarmants.

C’est dommage car, hier encore, Twitter était un lieu unique de partage des connaissances et donc d’enrichissement intellectuel. Il était surtout un canal puissant d’action collective. Rappelons que le service a joué un rôle majeur pour fédérer les Pirates contre Hadopi en France. Cette semaine en Chine, un réseau d’activistes connectés sur un service de microblogging similaire faisait reculer le gouvernement dans l’installation de mouchards dans les ordinateurs. Bizarrement, j’en viens presque à penser que, pour former un véritable contre-pouvoir citoyen, les utilisateurs de Twitter devraient faire preuve d’autocensure.

A partir de 65 ans, les seniors ne trouvent plus de logements…

Source : Sans-Logis N°168

 

Le logement des seniors est l’un des thèmes retenus par le 11e Salon des Seniors. L’occasion d’évoquer un phénomène qui touche cette population : la discrimination à la location.
 
Marie-Claude, 61 ans, reçoit un salaire confortable de 3300 euros net par mois. Elle travaille au Ministère de la Culture. « Je suis célibataire et je ne fais pas de bruit », précise-t-elle, en bonne élève. Marie-Claude doit déménager mi-avril. Elle pensait vraiment trouver une autre location, facilement. Mais, ces dernières emaines, son dossier a été rejeté plusieurs fois. Deux fois pour la même raison : « Trop vieille ». « Je n’aurais jamais imaginé que ce soit possible », dit-elle. Et Marie-Calude de s’inquiéter : « La dernière fois, le bailleur a préféré prendre un couple d’infirimiers qui gagnaient, à deux, la même chose que moi. Je commence à me décourager. »
 
Une pratique très répandue
 
Ouriel Bennaim, directeur d’une agence Orpi connaît bien le problème : « J’ai, en ce moment, une cliente de 68 ans qui a beaucoup de mal à trouver un logement à cause de son âge. » Pierre Moreau, directeur d’une agence immobilière à Paris, renchérit : « Les vieux, c’est comme les personnes de couleur, c’est de plus en plus difficile de leur trouver une location. »
 
La Haute Autorité pour la lutte contre la discrimination (HALDE) commence, elle, tout juste à appréhender le phénomène. « Nous avons mis du temps à réaliser, nous pensions toujours que le rejet était une question de revenus ou d’origine. Mais, cette année, des dossiers très spécifiques sont arrivés. Nous avons découvert que la discrimination des seniors, dès 65 ans, était une pratique très répandue, que tout le monde la connaissait », analyse Fabien Dechavanne, chef du pôle « Biens et services » à la direction juridique de la Hlade. En ce moment, de plus en plus deseniors se disent victimes de cette pratique. « A cause de la crise », s’avance Ouriel Bennaim. Peut-être, aussi, parce qu’il y a de plus en plus de demandes : les seniors bab-boomers sont plus mobiles que leurs parents.
 
Effets pervers de la loi Mermaz
 
Ce n’est pas du « racisme antivieux », explique Fabien Dechavanne [NDLR : C'est juste pour faire du fric, comme l'indique la suite de cet article] : « C’est en fait un effet non voulu de la loi Mermaz, qui date de 1989. » L4article protège les personnes âgées d’une explusion trop brutale. Un locataire âgé de plus de 70 ans qui a de faibles ressources ne peut être délogé que si le propriétaire lui trouve un appartement de remplacement, « situé dans le voisinage ».
 
Cette loi, Fabien Dechavanne la juge bien faite, mais mal interprétée : « Les agences immobilières et les propriétaires comprennent « à partir de 65 ans, l’expulsion n’est plus possible », donc ils refusent de louer. »
 
En cas de discrimination avérée, il faut contacter la Halde, constiutuer un dossier contenant des preuves (témoignages, enregistrements). Si le dossier est assez solide, le locataire peut espérer recevoir des indemnités de l’ordre de trois fois le montant du loyer.

L’Inde fait un grand pas en faveur des homosexuels

 

Source : Métro
 

L’homosexualité a été dépénalisée dans la capitale Delhi

 

 

Le jugement est appelé à faire date en Inde : la Haute Cour de Delhi a rendu en juillet dernier une décision dépénalisant l’homosexualité dans la capitale, qui pourrait apporter plus de liberté aux homosexuels dans ce pays profondément conservateur.
 
Une législation de 1860
 
Cet arrêt historique bat en brèche cent cinquante ans d’une législation héritée du colonisateur britannique, qui considérait l’homosexualité comme un crime. La Haute Cour a estimé hier que l’article 377 du code pénal de 1860, qui criminalise les relationshomosexuelles consenties, constituait une « violation des droits fondamentaux ». Il ne faut pas oublier que la discrimination est l’antithèse de l’égalité qui élève la dignité de tous les individus », ont argumenté les juges.
 
Jusqu’à présent, la loi pénale qualifie l’homosexualité de comportoment « contre la nature » puni d’une amende et de dix ans de prison. L’arrêt de la Haute Cour de Delhi n’a pas de portée jurisprudentielle pour toute l’Inde, « mais son implication est gigantesque et servira de référence aux quatre coins du pays », a assuré un militant homosexuel Gautam Bhan. 
 
Cette annonce « va établir un important précédent dans le monde », a indiqué Susan Timberlake, du Programme commun des Nations Unies sur le VIH (Onusida). La décision de Delhi servira d’exemple pour les pays interdisant les rapports homosexuels, notamment notamment en asie et en Afrique. Surtout, les homosexuels atteints par le VIH pourront désormais plus facilement avoir accès aux soins, a précisé Pradeep Kakkatil, d’Onusida.

Michael Moore appelle à la rébellion (Capitalism : A Love Story)

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Source : http://www.lemonde.fr/cinema/article/2009/09/07/michael-moore-lance-son-dernier-film-appel-a-la-revolte-contre-le-systeme_1236945_3476.html

 

Première image : un speaker alerte les spectateurs sur la projection de scènes dont la vision est déconseillée aux personnes sensibles. Suivent des plans, filmés par des caméras de surveillance, de hold-up de banques. Puis un parallèle entre « le pain et les jeux » de la Rome antique, avec extraits de péplums, et la politique de diversion d’un Bush ou d’un Berlusconi. Qui sont ces nouveaux empereurs qui s’octroient le droit de vie ou de mort sur le peuple ? Ceux qui possèdent tout et détroussent ceux qui n’ont rien, les vautours de l’immobilier qui expulsent les endettés du prêt avec l’aide des shériffs ou les entreprises tirant profit de la mort de leurs employés avec la complicité des compagnies d’assurances.
 

 

« J’ai fait ce film comme si c’était le dernier que j’étais autorisé à tourner. » Selon son auteur, Capitalism : A Love Story, le nouveau pamphlet du documentariste américain Michael Moore, est l’aboutissement du combat qu’il mène depuis vingt ans : la dénonciation de l’impact désastreux des puissances financières sur la vie des Américains. Fidèle à son ton, celui d’un cours politique à la fois offensif et drôle, mais comme apaisé d’avoir rempli sa mission, il pose une question : quel prix l’amour du capitalisme fait-il payer à chaque citoyen américain ? Amour qui, aujourd’hui, a transformé un rêve en cauchemar pour toutes ces familles qui ont perdu leur travail (14 000 emplois supprimés chaque jour), leurs maisons. Moore nous invite chez ces gens ordinaires dont les vies ont capoté dans le marasme, et se tourne vers Washington, vers les marionnettistes responsables, pour stigmatiser leurs abus, leurs mensonges, leurs « corruptions ».

« Le boulot des artistes, des cinéastes, n’est pas de se comporter en moutons mais de souligner ce qui ne fonctionne pas dans notre monde. Les politiciens n’ont aucun intérêt à être courageux, à changer les choses, c’est trop risqué pour eux. C’est à nous, au peuple, de les forcer à adopter un nouveau système, à les contraindre à affronter la vérité », dit Michael Moore, qui pointe du doigt les patrons de banque et les institutions financières coupables d’avoir provoqué la crise économique et méritant la prison.

« Scènes de crime »

Mais Capitalism : A Love Story est d’abord une « histoire criminelle, histoire de guerre sur la lutte des classes, histoire de vampires et d’amour abusif », ajoute un Michael Moore dont le précédent film, Sicko (2007), ouvrait le dossier du système de santé américain, qui cause aujourd’hui tant de soucis au président Obama. Le film accuse moins telle personne ou telle entreprise qu’une philosophie. Ce n’est pas tant un film sur la crise que sur un système, celui du libre marché, du culte du profit. « Le capitalisme n’est pas compatible avec les lois de Dieu », scande la voix off, tandis que défilent des images d’un film hollywoodien détourné, où Jésus fustige les évangiles bancaires. Moore téléphone au ministre Paulson et se fait raccrocher au nez, convoque les idéaux de Roosevelt, se fait refouler de quelques immeubles institutionnels autour desquels il déroule un périmètre « interdit d’accès » pour « scènes de crime ».

Son immuable casquette vissée sur le crâne, il explique en conférence de presse que « tout est possible ». « Qui aurait pensé il y a trois ans qu’un président afro-américain serait élu aux Etats-Unis ? On n’osait pas rêver de la chute du mur de Berlin, ni de l’avènement de Mandela en Afrique du Sud. On peut lever la main et défendre ses droits ! La révolte a commencé le 4 novembre dernier (jour de l’élection d’Obama). Soyons des citoyens actifs ! La démocratie n’est pas un sport de spectateurs, il faut y participer ! Faisons en sorte que cesse cette mécanique par laquelle ceux qui travaillent voient leur vie ruinée par ceux qui ne pensent qu’aux intérêts de leurs sociétés. »

Appel qu’ailleurs, incorrigible adepte de la pirouette cynique, il formule autrement, lorsqu’on l’interroge sur ce qu’il espère de son film : « Pop-corn et rébellion. »

Jean-Luc Douin

Crise du lait : actions et revendications

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Source : http://www.ledauphine.com/crise-du-lait-ils-ont-manifeste-hier-devant-la-prefecture-contre-la-chute-du-prix-du-lait-la-colere-des-producteurs-et-eleveurs-deborde-@/index.jspz?article=199129

 

 

Les producteurs de lait du département des Hautes-Alpes sont passés à l’action hier matin, devant la préfecture. Ils étaient une cinquantaine, à l’appel des syndicats Union laitière 05, FDPL 05, Jeunes agriculteurs et FDSEA 05 à vouloir crier leur colère face à la chute du prix du lait.
Ils ont commencé par renverser environ 300 litres de lait devant les grilles d’entrée de la préfecture. Grilles bien gardées par les forces de l’ordre déployées pour la circonstance, empêchant les manifestants d’entrer.
Puis c’est à la chaux et à la sulfateuse que les rosiers et le perron ont été copieusement arrosés.

 

Les manifestants n’en sont pas restés là : ils ont apporté bois et barbecue pour une grillade-party au goût amer, avant de monter un mur en brique de lait, obstruant l’entrée de la préfecture. En début d’après-midi, une délégation de jeunes agriculteurs nouvellement installés ou en cours d’installation était reçue par le sous-préfet.

 

 « Nous n’arrivons plus à payer les charges »

 

Tout au long de cette matinée, l’ambiance était tendue, notamment entre policiers et Crise du lait : actions et revendications dans La ploutocratie oligarchique du Tsar Közy (+380) manifestants. Il faut dire que la colère monte depuis plusieurs jours chez les producteurs de lait haut-alpins. Une colère teintée d’amertume et de déprime, visible sur les visages de bon nombre d’agriculteurs qui avaient parfois du mal à contrôler leurs émotions.

 

« L’outil de régulation des cours du lait est cassé, résume Sandrine Hauser, présidente des Jeunes agriculteurs des Hautes-Alpes. Une région comme la nôtre ne résistera pas. Toute la production de lait va finir par disparaître. On n’en peut plus. Sans parler de s’octroyer un salaire, nous n’arrivons pas à payer toutes les charges de l’exploitation. Nous sommes plusieurs à devoir aller travailler à côté pour vivre. Jusqu’à présent, nous étions la tête dans le guidon, entre les bêtes à s’occuper et les foins à assurer. Aujourd’hui, nous sommes pris à la gorge car tous les impôts et autres charges tombent ».

 

 « Que le Gouvernement nous rende les 40 € »

 

La présidente des JA poursuit : « Nous nous sommes aperçus que les laiteries n’y étaient pour rien. C’est bien le Gouvernement qui a fait signer des accords où le cours du lait est descendu à 270 € la tonne. Nous demandons donc au Gouvernement de rendre les 40 € perdus. Or, c’est à partir de 300-310 € la tonne que nous pouvons payer les charges d’exploitation. C’est seulement à partir de 350 € que nous pourrons toucher de petits salaires ».

 

Des briques de lait offertes à La Petite Ourse et au Secours catholique

 

L’action des producteurs laitiers s’est conclue par une belle note de solidarité : le millier de briques de lait qui a servi à la construction du mur de protestation devant la préfecture a été offert à deux associations caritatives, La Petite Ourse et le Secours catholique.

 

 

REPÈRES

 

Combien ?

Sur les Hautes-Alpes, on compte 206 points de collecte du lait. Avec les Gaec, ce sont 270 exploitations qui sont installées.

Les revendications des manifestants portent notamment sur le maintien de quotas laitiers pour les zones de montagne en particulier ; ils revendiquent la somme supplémentaire de 40 € par tonne et la suspension des charges et impôts pour l’année 2009.


Par Frédéric FAYS.

Mélissa Theuriau versus Brice Hortefeux

 

http://www.dailymotion.com/video/xado9b

Source : http://www.purepeople.com/article/melissa-theuriau-a-t-elle-ete-trop-loin-avec-brice-hortefeux-la-police-veut-sa-tete-aie_a39146/1

 

Le baptême du feu de Mélissa Theuriau pour son retour aux commandes du magazine Zone Interdite, après son long congé maternité et de petits pépins de santé, est loin d’avoir été un pétard mouillé : en cause, son « interview » de Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, qui a tourné à l’affrontement.

Déjà, les réticences de la compagne de Jamel Debbouze lorsqu’elle avait appris son programme de rentrée laissaient entrevoir un parti-pris et une animosité un peu plus que latents : « Le sujet qu’on diffuse est assez valorisant pour lui car il fait la part belle à la police nationale, avait-elle déploré. Il dépeint parfois les flics comme des super héros face à une délinquance maghrébine hostile. Le reportage a été tourné cet été, avant mon retour. Si j’avais eu le choix, je ne serais pas revenue avec ce sujet.« 

Une posture pas très déontologique qui n’a pas tardé à se traduire en actes sur le plateau, ce 30 août, la jeune femme attaquant l’homme d’Etat – prises de parole incisives, le corps hostilement tendu vers l’avant -, et revenant à la charge avec des arguments discutables pour prendre son interlocuteur en défaut…

Une attitude et des propos qui ont attiré sur Mélissa Theuriau les foudres des policiers, qui ont adressé une lettre au président du directoire du groupe M6, Nicolas de Tavernost, qui conduisait récemment la rentrée des personnels de sa chaîne. Par le biais de son secrétaire général Jean-Claude Delage, le 2e syndicat de gardiens de la paix, Alliance, s’est insurgé contre ce qu’il qualifie de « dérapage verbal« , demandant que M6, au nom du « mécontentement unanime » des policiers, « se désolidarise » de sa journaliste vedette, « condamne son comportement » et « le fasse savoir aux 120 000 policiers choqués » par cet « acte isolé » : « Sans doute aveuglée par une haine non dissimulée de la police, son comportement extrêmement agressif l’a amenée à salir l’ensemble des policiers en énonçant sans discontinuer des accusations mensongères« , stigmatise Jean-Claude Delage.

M6 doit déjà regretter d’avoir envoyé au feu Mélissa Theuriau malgré sa désapprobation affichée. Reste à savoir si la chaîne risquera de se mettre à dos les forces de l’ordre, compromettant la possibilité de futurs reportages, pour soutenir sa journaliste… qui est aussi, et ce n’est sans doute pas par hasard sur ce sujet délicat, l’épouse de Jamel Debbouze … Nous on dit ça, on dit rien !

Insulter son patron n’est pas un motif de licenciement en Espagne

Barcelone, Espagne – Un tribunal catalan a jugé qu’insulter son patron n’était pas un motif de licenciement et a ordonné la réintégration d’un employé licencié pour avoir qualifié son responsable de « fils de p*** ».

En 2008, un employé a insulté son patron de « fils de p*** » lors d’un échange houleux concernant une question d’argent. Licencié immédiatement, l’employé a alors porté l’affaire devant les tribunaux, jugeant le motif de licenciement erroné. Après avoir perdu son premier procès et fait appel, l’homme a eu gain de cause. La juge responsable de l’affaire considérant que « la dégradation sociale du langage fait que les expressions utilisées sont devenues couramment utilisées dans certaines circonstances, notamment lors de disputes ».

Le patron insulté a donc reçu l’ordre de réintégrer son employé et de lui verser une compensation de près de 6500 euros.

Distilbene : les victimes sont priées de bien vouloir présenter l’ordonnance de leur mère

 

Source : http://www.lesmotsontunsens.com/distilbene-la-justice-tranche-le-point-flanche-5619

Distilbène. A 15h10, le site Internet du Point publie un article au titre sans appel : « La justice tranche en faveur des laboratoires« . Quatre heures plus tard, le sujet sera finalement republié sous une forme légèrement plus optimiste : « La justice tranche en faveur des victimes« . Cherchez l’erreur. Il n’y en a pas…

 

Rappel des faits

 

Le distilbène, une hormone de synthèse censée prévenir les risques de fausse couche, a été prescrite à des millions de femmes dans le monde entre 1940 et 1977. La molécule a été reconnue responsable de graves pathologies sur les bébés exposés : malformations génitales, cancers précoces du vagin et du col de l’utérus chez les femmes, infertilité chez les hommes. Le médicament a été interdit en 1971 aux Etats-Unis, en 1976 au Canada, puis en 1977 en France.

 

La justice tranche

 

Jeudi, après une quinzaine d’années de procédures acharnées, la Cour de cassation a estimé que les personnes victimes in utero du Distilbène pouvaient prétendre à être indemnisées par les laboratoires, moyennant la présentation des ordonnances de leur mère.

 

Bonne nouvelle : La responsabilité des laboratoires pharmaceutiques UCB Pharma et Novartis est reconnue, retoquant définitivement un jugement d’avril 2008 de la cour d’appel de Versailles. Mauvaise nouvelle : Les victimes du médicament devront présenter les ordonnances de leur mère, ce qui ne parait pas anormal à première vue… sauf que ces ordonnances pouvant dater des années 50, la probabilité de les retrouver dans les archives est plutôt mince. Le nombre de bébés ayant été exposés au produit est (vaguement) estimé à 160 000 pour la première génération (le procès concernait un cas de deuxième génération).

 

Le Point planche, et flanche

 

A 15h10, LePoint.fr publie un article titré « La justice tranche en faveur des laboratoires« , de Louise Cuneo (avec AFP) (cf. lien original et cache Yahoo). Le texte insiste lourdement sur la mauvaise nouvelle. Patatras… il sera retiré quelques minutes plus tard. Et il faudra attendre 19h20 pour pouvoir enfin profiter de la version finale du billet, cette fois-ci intitulé « La justice tranche en faveur des victimes« . Ce nouveau papier, revu et corrigé par Chloé Durand-Parenti, souligne quant à lui la « victoire importante pour toutes les victimes du Distilbène« . Juste une question de Point de vue.

 

Faut pas jouer à cache-cache avec Google…

Distilbene : les victimes sont priées de bien vouloir présenter l'ordonnance de leur mère dans La ploutocratie oligarchique du Tsar Közy (+380) le-point-distilbene

 

Scientologie : le Sénat rectifie le tir

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Source : AFP

Après le tollé de la semaine dernière, et la modification législative jugée favorable à la Scientologie, le Sénat pourrait à nouveau permettre la dissolution d’un mouvement sectaire.

Un amendement visant à corriger la disposition législative qui interdit la dissolution de l’Eglise de scientologie a été déposé par le président du groupe centriste du Sénat, Nicolas About, sur le projet de loi sur la formation professionnelle dont l’examen a débuté lundi au Sénat.

La Mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) a révélé récemment qu’une disposition, votée le 12 mai dans le cadre d’une loi de simplification et de clarification du droit, empêchait la dissolution d’une secte pour escroquerie.

L’amendement du sénateur centriste a été ajouté à l’article 16 bis du projet de loi sur la formation professionnelle, article qui vise à interdire l’activité de formateur aux personnes condamnées pour des activités sectaires.

Il supprime les dispositions contestées, qui ont soulevé un tollé général.

 

Plus fort que les subprimes : les « lifeprimes » !

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Source : http://www.lesmotsontunsens.com/subprimes-les-lifeprimes-5436

Le capitalisme enfin moralisé, les petits génies de Wall Street se remettent au travail. Ils planchent actuellement sur un nouvel investissement d’avenir : des produits complexes basés sur le rachat d’assurances vie d’Américains pauvres et malades… à prix cassés.

D’après le New-York Times, les éminences grises de la finance américaine sont en passe de réaliser une prouesse : remplacer les subprimes par des produits plus rentables et… au moins aussi risqués. Les banquiers prévoient en effet d’acheter comptant des assurances vie au rabais, en ciblant principalement la clientèle malade et modeste. Exemple : un américain qui a économisé toute sa vie pour placer un million de dollars en assurance vie, confronté à des difficultés financières dues à sa maladie et à la crise, pourrait revendre sa police 400 000 dollars. Une sorte de spéculation sur la santé du malade pauvre (ou inversement)…

 

Un « Subprime » de la (mauvaise) santé

 

Les banques imaginent aussi des mécanismes de « titrisation » complexe, qui permettront la revente au sein de paquets financiers opaques et d’obligations à des investisseurs comme les Hedge Funds ou les fonds de pension. Plus les assurés décèderont tôt, plus la banque y gagnera, répercutant ces bénéfices sur les produits financiers imbriqués. Les Subprimes pariaient sur la hausse de l’immobilier, les Lifeprimes parient sur la baisse de l’espérance de vie de la population. L’idée n’en est qu’au stade de l’étude préalable, mais neuf offres sont déjà prêtes, élaborées notamment par le Crédit Suisse et Goldman Sachs. Elles pourraient être commercialisées très rapidement.

 

26 000 milliards de dollars

 

Ce genre de produits comporte des risques très élevés, mais le marché des assurances vie étant estimé à 26 000 milliards de dollars, Wall Street a décidé d’aller vite. Les analystes prévoient que les montants concernés pourraient très rapidement s’élever à 500 milliards de dollars. De quoi compenser les pertes liées aux Subprimes, évaluées à 918 milliards de dollars depuis 2006, selon le bureau d’étude Dealogic. Crédit Suisse est parmi les banques les plus avancées sur le sujet : l’établissement a acheté une société spécialisée dans la revente de polices d’assurances vie et vient de créer un groupe dédié à la commercialisation de ces offres. Goldman Sachs n’est pas en reste, qui mouline des algorithmes mathématiques permettant d’évaluer les profils d’assurés offrant le plus d’opportunités – ceux dont l’espérance de vie est la plus faible.

 

Vers une nouvelle crise financière ?

 

Passons sur l’aspect immoral de la chose… Le risque principal, pour les établissements commercialisant ces produits, est qu’un beau jour, on trouve un remède miracle à une maladie grave et répandue, du genre cancer du poumon, leucémie, etc. La tuile ! C’est ce qu’il s’est passé dans les années 1980 quand les nouveaux traitements contre le SIDA ont permis de rallonger notablement la vie des malades. Dans ce cas, une nouvelle crise financière en cascade serait à redouter. Mais les assurances font chauffer leurs super-ordinateurs pour limiter ce risque, et elles semblent avoir trouvé la solution : proposer le rachat d’assurances vie aux seuls malades présentant plusieurs pathologies graves.

 

Et tout cela à trois semaines d’un nouveau G20 moralisateur, qu’on annonce déjà (encore) « historique »…

Suicides à France Télécom (4) : le cas de Jean-Michel

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Jean-Michel avait 54 ans, il était père de trois enfants. Son domaine, c’étaient les satellites ; il était un technicien aux compétences pointues, et reconnues. Depuis des décennies, il consacrait sa vie à son travail. A France Télécom. Un jour, sa hiérarchie lui a parlé de restructuration. De fermeture de son centre de Bercenay-en-Othe, dans l’Aube. Puis de maintien du site, mais avec une équipe réduite, de redéploiement du personnel au centre d’appel Orange, à Troyes. A Jean-Michel, le chef a dit : « Il faut changer de métier. »

Anne-Marie, déléguée syndicale SUD-Télécom, se souvient de sa bonne volonté : « Il était très positif, il faisait preuve de ténacité. Il voulait s’adapter. Au centre d’appel, il est devenu un numéro lambda à qui on demandait de modifier jusqu’à sa façon d’être : un bon vendeur doit rapporter de l’argent, il faut entendre le sourire, le dynamisme et l’empathie dans sa voix. On exigeait de lui des pratiques commerciales qu’il ne maîtrisait pas. On l’a fait tourner dans les centres de renseignements pour qu’il apprenne. » En vain. Alors Jean-Michel a posé sa candidature un peu partout : les centres techniques de France Télécom et divers secteurs de la fonction publique. Il acceptait la mobilité. Personne n’a voulu de lui. Il a perdu le moral.

 

« De fil en aiguille, il a coulé »

Anne-Marie se rappelle qu’« il était traité comme un boulet que l’on met de côté. J’ai tiré la sonnette d’alarme, j’ai dit : Attention, ce monsieur ne va pas bien, il faut l’aider. Il était possible de lui tendre la main… » Jean-Michel s’est retrouvé au placard et « de fil en aiguille, il a coulé », témoigne la déléguée. « Il a été mis en longue maladie, en attendant de passer devant une commission spécifique qui aurait pu le rediriger vers un autre métier. Mais la réunion n’a pas eu lieu et son dossier est resté ouvert pendant plus de deux ans sans jamais aboutir. » Mercredi 2 juillet 2008, Anne-Marie était à son travail. Le téléphone a sonné. Au bout de la ligne, comme accroché à un fil menaçant de se briser, il y avait Jean-Michel et son désespoir trop lourd à porter. « Il n’y croyait plus. Nous avons longuement parlé. Puis j’ai entendu le train, et c’était fini… » Anne-Marie ne s’est jamais remise du choc, de l’échec : « Il suffisait d’un geste de France Télécom… C’est un échec et c’est aussi ça qui me met en colère. »

Dans la voiture du technicien, les secours ont trouvé des documents à l’attention d’Anne-Marie et les courriers envoyés à droite, à gauche. Tous attestaient de son désarroi. « Il souhaitait que je passe le témoin, que je raconte son histoire. La coordination des syndicats SUD a publié la lettre qu’il m’avait adressée. C’était sa volonté. » « Si seulement mon geste pouvait servir à quelque chose, écrit Jean-Michel. Pardonne-moi d’avoir baissé les bras et encore merci. »

Suicides à France Télécom (3) : le point de vue de la direction

Source : http://www.francesoir.fr/enquete/2009/05/18/suicides-france-telecom-3.html

 

Directeur des relations sociales à France Télécom, Laurent Zylberberg ne minimise pas l’impact des bouleversements sur les fonctionnaires. Il admet que « tous les projets n’ont sans doute pas été menés en parfaite harmonie sociale » mais que l’entreprise prend en compte les risques psychosociaux.

FRANCE-SOIR. Un cadre de l’entreprise s’est suicidé il y a quinze jours à cause, semble-t-il, de ses conditions de travail. Avez-vous été informé de ce drame ?
LAURENT ZYLBERBERG
. Oui, bien entendu, mais vous comprendrez que je ne peux pas m’exprimer publiquement sur un cas individuel. Dans une société qui emploie près de 200.000 personnes dans le monde et environ 100.000 en France, on est logiquement confronté à toutes sortes de situations. S’agissant de cette dame, je ne sais pas si son geste est lié aux conditions de travail, même si j’ai tendance à penser qu’il n’y a jamais une seule raison qui pousse les gens au suicide. Je ne crois pas en la mono causalité.

En juillet 2008, un technicien de l’Aube s’est jeté sous un train. Il a laissé un document accablant sa hiérarchie. Il existe bien là un lien direct de cause à effet ?
J’irai même plus loin : lorsqu’un de nos collaborateurs met fin à ses jours, peu importe qu’il mette ou non en cause sa hiérarchie ; dans tous les cas, je ne peux ni ne veux exclure, a priori, les conditions de travail comme une des raisons possibles de ce geste. Si quelqu’un accuse sa hiérarchie, l’important n’est pas que ce soit vrai ou non, mais qu’il le pense : cela veut dire qu’on a loupé quelque chose. C’est un drame pour sa famille, mais aussi pour l’entreprise.

Procédez-vous, dans ce cas, à des enquêtes ?
Oui, bien sûr, y compris dans le cas d’une tentative de suicide. Dès lors que l’on est informé d’un problème, on demande à ce que la personne voie un médecin du travail, il y en a environ 70 à France Télécom. Le simple cri d’alarme est pris en compte et doit être traité. En 2000, le CNSHSCT (Comité national santé, hygiène, sécurité et conditions de travail) a mis en place une commission stress et, depuis près de deux ans, nous avons ouvert des espaces d’écoute où les salariés peuvent parler avec un médecin, des représentants du management et du personnel. Nous dressons régulièrement le bilan des mesures qui ont pu être prises, tels des changements d’affectation ou des propositions de formation.

Les syndicats évoquent des problèmes liés à la restructuration, notamment en cas de fermeture d’un site et de mutation des personnels…
Nous avons pris l’engagement de systématiquement envisager un volet sur les risques psychosociaux dans nos dossiers de restructuration. On se pose désormais nécessairement la question. C’est un premier pas. Malheureusement, certains métiers ne peuvent plus être exercés partout. Ce n’est pas évident pour qui a travaillé pendant vingt ans dans le même bassin d’emploi, a fortiori s’il a une famille, mais il arrive un moment où l’on doit accepter la mobilité.

Ils dénoncent aussi des méthodes de management très dures afin de réduire les effectifs, pratiques qui génèrent beaucoup de stress. Qu’en pensez-vous ?
Structurellement, comme tous les opérateurs historiques de télécom, nous avons réduit nos effectifs de façon importante. Ces évolutions se sont faites sans licenciements et avec tout un dispositif d’accompagnement de nos salariés. Nous sommes conscients du stress que cela peut induire pour certains collaborateurs. Dans ce cadre, le comité de groupe européen a créé un groupe de travail sur le stress pour recenser les différentes réponses dans nos entités et filiales. Avec les autres opérateurs et les syndicats européens, nous avons déposé un projet intitulé « Good Work, Good Health » (*) pour voir quelles sont les bonnes pratiques à partager. Nous avons demandé à des cabinets extérieurs de former nos managers à la détection des signaux faibles, autrement dit afin qu’ils repèrent les personnes en situation de fragilité.

Justement, des managers sont accusés de « brutalité ». Que répondez-vous ?
Tous nos projets ont-ils été menés en parfaite harmonie sociale ? Sans doute pas. C’est très compliqué car il n’est pas toujours évident pour un salarié de mettre en rapport son travail quotidien et la stratégie de l’entreprise, ainsi que les impératifs économiques. On ne peut pas maintenir des salariés sur des métiers voués à disparaître. Mais il faut effectivement les accompagner dans leur mutation, les former. Il peut y avoir des mises en œuvre ressenties avec brutalité. Je ne mésestime pas l’impact des restructurations.

Dix-sept suicides et tentatives en un an, est-ce un chiffre qui vous préoccupe ?
Je ne tiens pas une comptabilité des suicides. Cependant, quand ce genre de drame se produit, oui, c’est un signal. Je n’exonère pas totalement l’entreprise car, nécessairement, on a un sentiment d’implication. C’est un échec individuel et collectif. C’est une véritable préoccupation que l’on ne dénie pas.

Suicides à France Télécom (2) : Les 50 ans et plus souffrent plus

La création, en 2007, de l’Observatoire du stress et des mobilités forcées de France Télécom relève de l’initiative salariale, inédite en France. Il recense des milliers de témoignages alarmants.


Depuis la privatisation de l’opérateur historique en 1996, les effectifs ont fondu : « Nous sommes passés de 160.000 salariés à 100.000, de nombreux sites ont été fermés, précise Patrick Ackermann, représentant du syndicat SUD-PTT à France Télécom. En cinq ans, il y a eu 70.000 changements de métier, une situation qui a généré beaucoup de stress. Les suicides ou tentatives, dont on ne connaît pas le nombre exact, ne sont que l’aspect émergent du malaise dans l’entreprise. Mais nous avons un sentiment de dépression collective. »

Des médecins du travail ont plusieurs fois tiré la sonnette d’alarme, en vain, certains ont même démissionné parce que la direction de France Télécom ne tenait pas suffisamment compte des rapports qu’ils lui adressaient. Le phénomène s’est amplifié ces dernières années mais en 2004 déjà, la sénatrice Marie-Claude Beaudeau (Val-d’Oise, Communistes, républicains et citoyens) avait attiré l’attention d’Alain Lambert, ministre délégué au Budget, sur la gravité de « la crise sociale et sanitaire », parlant alors d’un « degré de souffrance qui croît dans des proportions inquiétantes ». A l’époque, la parlementaire avait révélé le récent suicide d’un cadre supérieur à Paris et de neuf autres drames similaires en Corse, à Lyon et en Loire-Atlantique : « Il est impossible de ne pas faire le lien entre ce constat et l’évolution des pratiques de gestion du personnel. »

« C’est ça ou la porte ! »

Depuis sa création, l’Observatoire du stress recueille des témoignages alarmants. Les salariés en détresse savent qu’ils seront écoutés sans être jugés, que les actes relaieront leur parole. « Ils préfèrent s’adresser à nous plutôt qu’aux cellules d’écoute de la société, qui n’offrent aucune garantie de confidentialité, explique Jacques. Faire appel à la cellule d’écoute, c’est obligatoirement se signaler à la DRH et après, on ignore si la personne en situation de fragilité ne sera pas plus vite poussée dehors. Les résultats du questionnaire de l’Observatoire démontrent que les 50 ans et plus souffrent beaucoup. » Affectés par les mutations, la mise en concurrence avec des jeunes et les changements de métier, les anciens de FT s’avouent « démoralisés ».

Selon Patrick Ackermann, « les cadres ne sont pas épargnés, beaucoup d’entre eux sont restés sur le carreau ou ont été contraints d’accepter des postes d’agent d’exécution, préférant subir que partir ». Jacques évoque l’agence de Morlaix (Finistère) délocalisée à Brest : « Cela représente un aller-retour de120 kilomètres par jour pour des salariés qui ont 40, 50 ans, une famille, une maison. On leur dit c’est ça ou la porte. Ce qui me tue, c’est que la direction est dans le déni total des problèmes humains. Le 17 mars, un employé a tenté de se jeter par la fenêtre du 17e étage de la tour Lyon-Bercy à Paris. Son entourage l’a retenu in extremis. Selon la direction, ce n’était pas une tentative de suicide. Puisque le collègue a survécu, il a témoigné. Son geste était bien lié à ses soucis professionnels. L’inspection du travail a rappelé l’entreprise à l’ordre. Point final. »

Suicides à France Télécom (1) : le 17e cas (en mai)

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Source : http://www.francesoir.fr/enquete/2009/05/18/suicides-france-telecom.html

 

L’Observatoire du stress s’inquiète des conditions de travail à France Télécom où l’on recense 17 suicides ou tentatives depuis quinze mois.

 

Il y a quinze jours, Sophie (*), 42 ans, s’est tuée à son domicile en Ile-de-France. La jeune femme, cadre à France Télécom, ne supportait plus ses conditions de travail. Sa famille est certaine qu’elle n’avait aucun autre souci. Sa hiérarchie préfère parler de « drame personnel », sans cependant minimiser la tragédie car c’est une de plus, une de trop. En l’espace de quinze mois, dix-sept salariés de l’entreprise ont tenté de mourir, commettant un geste désespéré qui a été fatal à huit d’entre eux. Dans l’interview qu’il nous a accordée, Laurent Zylberberg, directeur des relations sociales, admet que « c’est un signal », que l’entreprise a « nécessairement un sentiment d’implication ».

A l’Observatoire du stress de France Télécom (FT), créé en 2007 pour analyser les causes de la souffrance au travail, et y remédier, Jacques juge le phénomène « inquiétant » : « Nous en avons assez de compter les personnes décédées et d’entendre toujours le même discours à FT, du style “est-ce qu’il n’était pas alcoolique”, “malade”, ou “en instance de divorce” ? La direction cherche sans cesse un motif personnel pour fuir ses responsabilités. Certes, il peut y avoir débat. Même si nous étions juges, nous aurions du mal à statuer : les causes d’un suicide s’entremêlent parfois. Mais certains gestes sont indéniablement liés au boulot, et la hiérarchie le sait ! »

La douloureuse reconversion des techniciens

Comme ses collègues du CNSHSCT (Comité national santé, hygiène, sécurité et conditions de travail) de l’opérateur et l’ensemble des syndicats, de la CFE-CGC à SUD-PTT, Jacques considère 2008 comme une année noire et déplore l’absence de réactions : « Le silence de notre employeur est terrible. Il nous sidère. Il nous révolte. » Cette année-là, 7 fonctionnaires se sont donné la mort. D’abord, il y a eu Philippe (*), à Amboise (Indre-et-Loire), un technicien muté dans un centre d’appel ; le 19 février, il s’est pendu sur le site. Le 17 mai, à Strasbourg, Marc (*) a lâché prise : sa mutation forcée, ses nouveaux horaires, lui avaient rendu la vie impossible, comme il l’a écrit dans sa lettre. Le 24, un collègue de Longwy, en Meurthe-et-Moselle, s’est supprimé : « Il avait du mal à assimiler les nouvelles techniques », a précisé la CGT. En mai toujours, 2 employés se sont suicidés dans l’Eure, un autre en Vendée. Puis, le 2 juillet, Jean-Michel s’est jeté sous le train. Lui aussi était technicien, lui aussi avait été contraint de changer de métier, d’abandonner ses satellites pour vendre des produits : évoluer, s’adapter, deux mots qu’on lui rabâchait. Il n’a pas réussi.

« Une volonté d’éjecter les fonctionnaires »

« Dans l’entreprise, la moyenne d’âge est de 49 ans, précise Patrick Ackermann, représentant syndical SUD-PTT. Les gens qui avaient le même poste depuis vingt ou trente ans ont vécu des transformations énormes après la privatisation de FT. De 1996 à 2006, 40.000 personnes sont parties dans des conditions relativement positives, notamment grâce à la mobilité dans la fonction publique ou au congé de fin de carrière. Mais depuis, on pousse les gens vers la sortie sans dispositif d’accompagnement sérieux. Aux techniciens de 50 ans, on propose entre quinze et trente mois de salaire. Et après, ils font quoi ? Comment vivent-ils ? Hier, une collègue de 54 ans a cédé : elle dit préférer la pauvreté au harcèlement. On en est là. Nous sommes une société privée en secteur concurrentiel, il faut faire du chiffre et il y a une volonté délibérée d’éjecter les fonctionnaires. » Les anciens sont remplacés par « des jeunes de 20 ans, en CDD, qui ne rechignent pas sur les heures tardives et qui travaillent aussi le samedi, renchérit Anne-Marie, déléguée SUD-Télécom. Nous, nous sommes considérés comme des verrues ».

(*) Tous les prénoms suivis d’un astérisque ont été modifiés.

Renault et PSA refusent d’indemniser les salariés de New Fabris

Par Reuters

PARIS – Renault et PSA refusent de payer les indemnités demandées par les salariés de New Fabris qui menacent de faire exploser leur usine s’ils n’obtiennent pas satisfaction, annoncent des porte-parole des groupes.

Les travailleurs de cet ancien sous-traitant automobile de Châtellerault (Vienne) en liquidation judiciaire ont disposé des bouteilles de gaz reliées entre elles en assurant qu’ils peuvent déclencher une explosion quand ils le désirent.

Ils exigent le versement de 30.000 euros de primes en plus des indemnités légales pour chacun des 336 employés, soit dix millions d’euros au total, d’ici au 31 juillet.

Les deux constructeurs automobiles estiment avoir déjà soutenu leur sous-traitant pendant la période de redressement judiciaire et déclarent qu’ils n’ont pas à prendre en charge les indemnités demandées par des salariés qui ne sont pas les leurs.

« Les primes demandées ne sont pas prévues légalement. Renault n’est pas en leur faveur et de plus ce n’est pas au client de payer », a dit une porte-parole de Renault.

Un porte-parole de PSA a abondé dans le même sens en soulignant que le problème de New Fabris pourrait faire tache d’huile si ces salariés obtiennent gain de cause.

« A quel titre devrait-on payer des indemnités ? New Fabris est un client. On ne peut pas se substituer à l’actionnaire ou à l’Etat », a-t-il dit. « On ne peut pas supporter à nous seuls la restructuration de 12% de l’économie française. »

Le ministre de l’Industrie, Christian Estrosi, a annoncé lundi sur RTL qu’un rendez-vous avait été programmé le 20 juillet à Paris au ministère de l’Industrie avec les représentants du personnel de l’usine désormais fermée.

« C’est notre devoir d’être à l’écoute, d’entretenir le dialogue social, de discuter aussi avec les grands constructeurs que sont Renault et PSA, de voir ce qui est possible et ce qui n’est pas possible, mais on ne peut pas le faire sous la menace », a-t-il déclaré.

« Je dis à ces ouvriers: ‘soyez raisonnables’, parce que notre pays ne peut pas dans cette période de crise que nous traversons subir l’exemple d’une menace aussi puissante et aussi forte que de faire sauter son usine et son entreprise, ce n’est pas l’image de la démocratie et de la République », a-t-il dit.


PSA D’ACCORD POUR RACHETER LES PIÈCES

New Fabris a été placé en redressement judiciaire en novembre 2008 et, après la vaine recherche d’un repreneur, a été mis en liquidation en juin.

Les salariés retiennent un stock de pièces produites et des outils de production qui venaient d’être installés.

Durant la période d’observation fixée par la justice entre novembre et juin, les deux constructeurs disent avoir soutenu la société en maintenant leurs commandes.

PSA est d’accord pour racheter les stocks de pièces au prix normal, ce qui apporterait 1,2 million aux caisses du liquidateur, mais les salariés les retiennent, a dit le porte-parole du groupe.

Les syndicats de New Fabris ont souligné que l’ultimatum avait été initialement fixé au 15 juillet puis repoussé au 31 par une majorité des salariés.

Les employés refusent de laisser les constructeurs récupérer les pièces en stock et les machines encore dans l’usine.

Une délégation de salariés doit se rendre jeudi prochain à la direction de Renault pour tenter de négocier l’octroi des indemnités demandées.

Au printemps, des salariés menacés de licenciement dans une demi-douzaine d’entreprises françaises avaient séquestré des patrons, comme ceux de Caterpillar à Grenoble (Isère), 3M à Pithiviers (Loiret) et Sony (Landes).

Ces actions se sont avérées payantes puisque dans la plupart des cas les entreprises en question ont fait des concessions. A en croire les sondages, une majorité des Français disent comprendre, voire approuver ces stratégies.

Des policiers ont-ils provoqué des gendarmes, le 1er mai ?

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Source : Le Post

« C’est faux et mensonger. S’il y avait bien des policiers en civil dans cette manifestation, comme dans toutes, d’ailleurs, aucun policier n’a provoqué de gendarme, aucun policier n’était cagoulé, et aucun policier n’a pris la foule a partie » tient à rectifier la préfecture de police de Paris sur Le Post.

C’est Le Canard enchaîné qui le dit.

En fin de cortège, lors des manifestations du 1er mai, à Paris, un groupe d´encagoulés a volontairement provoqué des gendarmes chargés de disperser la foule, selon Le Canard enchaîné. Des interpellations ont eu lieu. Seul ce groupe parvint, bizarrement, à « s´évaporer. » Pourquoi?

Le journal déclare être en possession de clichés de ces « pseudo-manifestants » descendant, deux par deux, de fourgons de police stationnés boulevard Richard-Lenoir.

Vous en apprendrez bien plus en lisant l’article original du Canard enchaîné, comme, par exemple, que la préfecture de police de Paris ne dément pas et que ces groupes seraient voués à se développer partout en France.

 

Cela pose aussi la question plus générale de la stratégie policière, et donc celle du gouvernement: les milieux dit « radicaux » ou « extrêmistes » sont-ils infiltrés ? Quels sont les réels objectifs de ces actions ?

Il est plus que probable que ces groupes n’en soient pas a leur coup d´essai.

Étaient-ils présents lors des manifestations du dernier G20 ?

Une histoire d’emprunt national

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  Oyez, oyez, braves internautes qui cherchez désespérément où placer votre argent ! En ces temps de crise, le gouvernement planche sur la question, ou non, d’initier un emprunt national, afin de renflouer les caisses de l’Etat.

  Pour les profanes, il s’agit d’un placement de type obligation (généralement, et apparemment cela va être le cas), soit, pour faire simple, un blocage d’une somme pendant un temps donné, proportionnel aux intérêts reçus. Ici, il s’agira, selon toute probabilité, d’une période s’étalant de 2 à 50 ans (déterminée évidemment par le souscripteur), avec un taux dépassant les 4,5% pour les particuliers.

  Afin de bien vendre le film, l’Etat a soigné l’affiche : l’emprunt (ou Grand Emprunt) sera organisé sous la tutelle de deux anciens Premiers Ministres (oui, madame ! Deux !), à savoir Alain Juppé et Michel Rocard.

  Ce qui est amusant là-dedans, d’une part c’est qu’une commission de deux personnes, ça va, ils vont pas se ruiner en buffet, et d’autre part, c’est que ce Grand Emprunt avait été mis en sourdine, dernièrement, face à des sondages peu enthousiastes.

  Pauvre Michel Rocard, tout juste sorti de son formol, on lui remet son titre (il ne l’avait pas perdu, mais bon…), et zou ! L’affaire lui passe finalement sous le nez.

  Qu’il se rassure ! Et Juppé avec ! L’emprunt est toujours bien prévu, pour 2010 plus précisément, ainsi qu’un site officiel le présente… et il s’appellera « Emprunt Sarkozy ». Bon, Giscard l’avait fait, également, le coup de son nom sur le machin, il y avait aussi la variante du Premier Ministre… quoiqu’il en soit, le choix final, s’il importe peu, surprend tout autant.

  D’ici quelques mois, peut-être, saurons-nous si cet appel aux sousous sera plutôt orienté vers les particuliers, ou vers le marché.

  Blague finale : s’il s’agit de toucher des simples citoyens, le gouvernement a l’arme de prédilection : la chute des taux d’intérêt du Livret A, du CEL, et autres comptes disposant (habituellement) d’un rendement acceptable. En d’autres termes : le fait que les pauvres ne gagnent plus que des cahouètes à placer leur argent sur leur Livret A, par exemple, arrange bien le gouvernement !

  Le monde est bien fait, non ?

http://www.empruntsarkozy.com/grand-emprunt-national.html

Hadopi 2 : le texte fera bien appel à l’ordonnance pénale

  Loin de vouloir, ami lecteur, vouloir ouvrir à nouveau le débat sur la controverse du piratage de la culture – voir mes précédents articles sur le sujet, en attendant vos réactions – force est de constater que le gouvernement, sur ce sujet, use encore de moyens détournés dans ses ambitions coercitives.

  Résumons-nous un peu. La précédente loi Hadopi avait été rejetée par l’Assemblée, suite à un vote certes un peu rocambolesque (des députés de gauche s’étaient cachés, jusqu’au dernier moment, pour faire croire à la majorité qu’ils étaient suffisamment nombreux pour les contrer).

  Evidemment, quelques mois plus tard, le projet de loi est de retour, dans une version modifiée et – c’est là qu’il faut suivre – plus perverse encore.

  En apparence, le volet répressif a été mis de côté, et il est fait appel à une Commission de Protection des Droits, afin de s’assurer que la loi ne soit pas trop dure à l’encontre des « pirates ». Et, si les sanctions ont été écartées – avec un flou, encore, sur la riposte graduée (normalement tuée dans l’oeuf, mais qui sait en attendant… Hadopi 3 !)[qui devrait, si l'on en croit le pouvoir en place, concerner la rémunération des artistes piratés] – si les sanctions, donc, SEMBLENT avoir été rejetées de ce texte, elles sont en réalité attribuées à un juge, qui se prononcera par ordonnance pénale.

  Mais qu’est-ce que l’ordonnance pénale, me direz-vous ? C’est ce que l’excellentissime Maître Eolas, dont j’apprécie particulièrement le blog – et hop ! en lien, tiens ! – se chargera, ci-dessous, de vous détailler :

 

Source : http://maitre-eolas.fr/post/2009/06/18/1452-hadopi-2-le-gouvernement-envisage-le-recours-a-l-ordonnance-penale

On commence à en savoir un peu plus sur la deuxième loi Titanic HADOPI, pour combler les brèches ouvertes par le Conseil constitutionnel. Le volet répressif est abandonné, dans le sens où la future HADOPI, et la Commission de Protection des Droits (CPD) qui est son prophète, n’auront aucun pouvoir de sanction propre. Tout passera par le juge.

Se pose donc un nouveau problème. La justice est engorgée et fonctionne à flux tendu. Lui confier un contentieux de masse crée une menace d’asphyxie, ou suppose l’abandon de poursuites dans d’autres domaines, mais lesquels ? Les violences conjugales, les vols de voiture, le trafic de stupéfiant ? L’hypothèse de fournir à la justice les moyens dont elle a besoin étant naturellement exclue, rien n’étant plus nocif qu’un juge qui a les moyens de juger.

Reste donc la trousse de bricolage, aussi connue sous le nom de : “ ce n’est pas une question de moyens, c’est une question de méthode. ”

Et le gouvernement a trouvé la rustine idéale à ses yeux : l’ordonnance pénale.

Oui, amis juristes, esclaffez-vous à l’envi : on va juger des affaires de contrefaçon par voie électronique par ordonnance pénale.

Oui, amis mékéskidis, je vais vous expliquer.

L’ordonnance pénale, c’est la technocratie appliquée à la justice. L’idée a d’abord été créée pour faire face aux contentieux de masse posant peu de problèmes de preuve, à savoir : les contraventions routières. Ces contraventions sont matériellement simples (feu rouge grillé, excès de vitesse constaté par un appareil) et obéissent à des règles de preuve qui limitent considérablement les droits de la défense et pour lesquels un extrait du casier judiciaire est suffisant pour que le juge fixe une peine adéquate. Le système est le suivant : le parquet présente le dossier avec ses preuves à un juge, qui soit va le rejeter, auquel cas libre au parquet de faire citer à une audience ordinaire ou de classer sans suite, soit le juge estime que les preuves sont réunies et va rendre une ordonnance pénale déclarant le prévenu qui en l’occurrence n’est pas prévenu qu’il est prévenu (si vous me suivez…) coupable et prononçant une peine. L’ordonnance est ensuite notifiée au condamné qui peut alors au choix ne rien faire, auquel cas l’ordonnance devient définitive, l’amende est due et les points de permis perdus (on peut être frappé de suspension de permis par ordonnance pénale) soit faire opposition dans un délai de 15 jours auquel cas le condamné est convoqué à une audience, au cours de laquelle le juge réduit à néant l’ordonnance pénale (c’est obligatoire) et rejuge l’affaire. Avec à la clef une peine plus forte si la culpabilité est établie, pour des raisons qui je l’avoue m’échappent : je ne vois pas en quoi une personne, fût-elle coupable (toutes ne le sont pas, une grande partie ne peut prouver son innocence, tout simplement), qui souhaite exercer ses droits de la défense mérite une peine plus lourde. Mais c’est un autre débat.

L’ordonnance pénale appliquée aux contraventions a donné des résultats satisfaisants. Pour le ministère s’entend : augmentation, à budget constant, du nombre de condamnations. Que cela se fasse au prix du sacrifice des droits de la défense n’est qu’un dommage collatéral non pris en compte dans les statistiques. Du coup, la procédure a été élargie aux délits par la loi Perben I du 9 septembre 2002. Selon la technique habituelle de l’exception qui s’élargit discrètement, cette procédure, baptisée “ procédure simplifiée ” (la simplification étant de se passer du prévenu et de son avocat…) était réservée aux délits du code de la route, dont une bonne part sont d’anciennes contraventions devenues délits selon la technique dite “ néanderthal ” du législateur, qui pense que pour lutter contre un délit il suffit de taper plus fort.

Puis, peu à peu, on a ajouté des délits à la liste, qui figure à l’article 495 du Code de procédure pénale :

 

 

Peuvent être soumis à la procédure simplifiée prévue à la présente section :

1° Les délits prévus par le code de la route et les contraventions connexes prévues par ce code ;

2° Les délits en matière de réglementations relatives aux transports terrestres ;

3° Les délits prévus au titre IV du livre IV du code de commerce pour lesquels une peine d’emprisonnement n’est pas encourue ;

4° Le délit d’usage de produits stupéfiants prévu par le premier alinéa de l’article L. 3421-1 du code de la santé publique ;

5° Le délit prévu par l’article L. 126-3 du code de la construction et de l’habitation (le fameux délit d’occupation de hall d’immeuble).

La différence étant que le délai pour l’opposition passe de 15 à 45 jours en matière délictuelle et surtout qu’aucune peine de prison ne peut être prononcée par cette voie (la contrefaçon est punie de jusqu’à cinq trois ans d’emprisonnement, et cinq en bande organisée, rappelons-le).

On voit donc l’idée de génie : le juge de l’ordonnance pénale fera le travail de la Commission de Protection des Droits. Il ne reste qu’à ajouter une peine complémentaire de suspension de l’accès à internet et le tour est joué : on a un juge qui suspend l’accès à internet sans avoir à rallonger d’un centime le budget de la justice. Si avec ça, la ministre n’est pas reconduite dans le prochain gouvernement !

Sauf que, vous vous en souvenez, je disais au début de l’article que le juriste s’esclaffe, alors que là, le mékéskidis reste placide, voire morose.

C’est parce que deux points font que cette idée est, pour le moins, très mauvaise. Un point de fait et un point de droit.

Le point de fait est que cette procédure ne peut fonctionner que pour des délits très simples à établir. Conduire sans permis, ou à plus de 180 km/h sur l’autoroute, avoir fumé du cannabis (prouvé par une analyse sanguine ou d’urine), être dans un hall d’immeuble…). La contrefaçon, surtout par voie informatique, c’est autre chose. Il faut que le parquet apporte la preuve : que l’œuvre téléchargée était protégée (on peut télécharger plein d’œuvres libres de droits sur bittorrent ou eMule…), que le téléchargeur savait qu’il téléchargeait une œuvre protégée (les noms de fichiers peuvent être trompeurs quant à leur contenu, et on ne peut savoir ce qu’il y a réellement dans un fichier avant qu’il n’ait été téléchargé), et tout simplement identifier le téléchargeur, ce que l’adresse IP ne suffit pas à établir. Bref, il est à craindre que la plupart des ordonnances pénales demandées sur la base des dossiers montés par la CPD soient refusées par le juge pour preuve non rapportée. Le parquet devra donc ouvrir une enquête de police, ce qui fait perdre tout l’intérêt simplificateur : la police étant le bras séculier du parquet, la faire enquêter sur des contrefaçons l’empêche d’enquêter sur d’autres affaires.

Le point de droit est que cette loi est contraire à l’intérêt des artistes, ce qui est un amusant paradoxe. En effet, l’ordonnance pénale suppose que la victime ne demande pas de dommages-intérêts (article 495 du CPP, al. 9). Donc les ayant droits ne pourront pas demander réparation de leur préjudice. Ils doivent sacrifier leur rémunération à leur soif de répression. Quand on sait que leur motivation dans ce combat est de lutter contre un manque à gagner, on constate qu’il y a pire ennemi des artistes que les pirates : c’est l’État qui veut les protéger.

Ajoutons que l’ordonnance pénale n’est pas applicable aux mineurs (article 495 du CPP alinéa 8) et que lesdits mineurs forment une part non négligeable des équipages de pirates du web, mais que la CPD sera incapable de garantir que l’auteur du téléchargement illicite est majeur, et on sent que la loi HADOPI 2 promet de bons moments de rigolade.

Si elle entre en vigueur.

Car la Némésis d’Albanel, le Conseil constitutionnel, veille. Et le Conseil a eu l’occasion de se prononcer sur la procédure simplifiée appliquée aux délits. Voici ce qu’il en a dit à l’époque (Décision n° 2002-461 DC du 29 août 2002) :

 

 

77. Considérant que, si le législateur peut prévoir des règles de procédure différentes selon les faits, les situations et les personnes auxquelles elles s’appliquent, c’est à la condition que ces différences ne procèdent pas de discriminations injustifiées et que soient assurées aux justiciables des garanties égales, notamment quant au respect du principe des droits de la défense, qui implique en particulier l’existence d’une procédure juste et équitable ;

78. Considérant, en premier lieu, qu’aux termes de l’article 495 du code de procédure pénale, le ministère public ne peut recourir à la procédure simplifiée que  » lorsqu’il résulte de l’enquête de police judiciaire que les faits reprochés au prévenu sont établis et que les renseignements concernant la personnalité de celui-ci, et notamment ses charges et ses ressources, sont suffisants pour permettre la détermination de la peine «  ;

Déjà, il n’y aura pas d’enquête de police judiciaire puisque c’est une autorité administrative qui réunira les preuves. Ensuite, déjà qu’une adresse IP ne permet pas d’identifier l’utilisateur de l’ordinateur, je doute qu’elle permettre de connaître sa personnalité et ses ressources (encore que : le pirate qui télécharge l’intégrale de Marilyn Manson est probablement une jeune fille mineure aux cheveux et ongles noirs, qui aime la mort et les poneys et n’a pas assez d’argent de poche).

 

79. Considérant, en deuxième lieu, que, si l’article 495-1 du même code donne au ministère public le pouvoir de choisir la procédure simplifiée, dans le respect des conditions fixées par l’article 495, c’est en raison du fait que la charge de la poursuite et de la preuve lui incombe ;

80. Considérant, en troisième lieu, que si le président du tribunal estime qu’un débat contradictoire est utile ou qu’une peine d’emprisonnement devrait être prononcée, il doit renvoyer le dossier au ministère public ;

81. Considérant, en dernier lieu, que les dispositions des nouveaux articles 495 à 495-6 du code de procédure pénale apportent à la personne qui fait l’objet d’une ordonnance pénale, quant au respect des droits de la défense, des garanties équivalentes à celles dont elle aurait bénéficié si l’affaire avait été directement portée devant le tribunal correctionnel ; qu’en effet, l’ordonnance doit être motivée ; que le prévenu dispose d’un délai de quarante-cinq jours à compter de la notification de l’ordonnance pour former opposition ; que, dans cette hypothèse, l’affaire fait l’objet devant le tribunal correctionnel d’un débat contradictoire et public au cours duquel l’intéressé a droit à l’assistance d’un avocat ; qu’il doit être informé de ces règles ; que l’ensemble de ces dispositions garantit de façon suffisante l’existence d’un procès juste et équitable ;

Pour résumer : l’ordonnance pénale délictuelle est conforme à la constitution car le ministère public a le choix de recourir ou non à cette procédure, que le président peut refuser de condamner par cette voie, et que le prévenu peut toujours faire opposition, ces trois garanties assurant l’équité de la procédure pour le Conseil.

Il faudra donc que le texte qui sortira des débats parlementaires respectent ces principes. Le problème est que l’idée centrale du projet HADOPI est justement de contourner tous ces principes constitutionnels, qui ne sont, pour le Gouvernement, que des obstacles.

Pourvu que Christine Albanel ne soit pas reconduite dans ses fonctions, pour lui éviter de gravir une troisième fois le golgotha.

Le vide juridique des autopsies judiciaires

Source : Le Monde

Une double souffrance », c’est ce qu’a ressenti la mère de Michel (les noms ont été modifiés), décédé le 22 octobre 2008, lorsqu’il est revenu de la morgue sans calotte sur le visage, après une autopsie. « Nous n’avons pas pu assister à la mise en bière, on nous a interdit de le voir. On nous a rendu ses habits car ils n’ont pas pu l’habiller », raconte sa mère.

Agé de 33 ans, Michel a été retrouvé mort au petit matin avec des hématomes sur le corps. La justice a alors décidé de pratiquer une autopsie et a envoyé le corps à la morgue d’Evry. Musicien, divorcé, père d’un petit garçon, Michel a été enterré le 29 octobre 2008, sans que sa mère l’ait revu. « Est-ce que c’était mon gamin dans le cercueil ? », se demande-t-elle, avec une immense douleur. « Le médecin légiste n’a guère pris de précautions, en disant que c’est un chanteur des rues, un drogué, un SDF. C’est une jeune femme commissaire et l’entreprise des pompes funèbres qui m’ont parlé de l’état de mon fils, qui n’a pas été recousu. »

Même s’il devrait l’être, ce cas n’est pas unique. C’est l’un des 10 à 15 dossiers sur la restitution des corps après autopsie qui est arrivé sur les bureaux du médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye. Depuis janvier, un pôle santé et sécurité des soins a été mis en place. Il est dédié à l’information des usagers et à la médiation entre les patients et les professionnels de la santé pour gérer les litiges.

« L’attention du médiateur a été appelée sur les lacunes du régime juridique des autopsies judiciaires et les dysfonctionnements auxquels ce défaut d’encadrement est susceptible d’aboutir », indique le médiateur de la République dans une lettre adressée en juin aux ministres de la justice, de la santé et de l’intérieur. Il existe un réel vide juridique sur les autopsies judiciaires. « Elles ne font l’objet d’aucune disposition particulière dans le code de procédure pénale », écrit le médiateur. « L’autopsie est déjà une atteinte à l’intégrité du cadavre, on ne peut pas ajouter de l’insulte à la blessure », souligne Loïc Ricour, directeur du pôle santé et sécurité des soins. « Le corps est souvent restitué dans des conditions déplorables, choquantes pour les parents, ce qui ajoute à la douleur du décès », ajoute Martine Timsit, conseillère pour les réformes auprès du médiateur.

 

PRÉLÈVEMENTS HUMAINS

 

C’est donc chaque praticien et chaque hôpital qui fait comme il l’entend. Car si la loi du 6 août 2004 relative à la bioéthique a mis en place un encadrement des autopsies médicales, il n’y avait pas un mot sur les autopsies judiciaires. « L’obligation faite aux médecins de s’assurer de la meilleure restauration possible du corps, formulée à l’article L 1232-5 du code de la santé publique, ne s’applique qu’aux autopsies médicales », souligne Mme Timsit. Cette exigence devrait s’appliquer à toutes les autopsies, comme l’a proposé le médiateur. « C’est inadmissible de ne pas rendre un corps présentable », s’insurge Patrick Peton, praticien hospitalier en médecine légale au CHU de Nancy.

Pour éviter ces abus, plusieurs améliorations sont souhaitées. « On demande une bonne pratique médicale. Les manquements à l’éthique médicale peuvent provenir d’un défaut de formation des médecins pratiquant ces autopsies », indique Mme Timsit. Comme le révèle le rapport présenté en janvier 2006 par la mission interministérielle sur la réforme de la médecine médico-légale, de nombreux médecins, pourtant répertoriés dans la rubrique « médecine légale », ne sont pas titulaires d’un diplôme attestant de leur qualification dans ce domaine. Les médecins qui pratiquent les autopsies devraient tous posséder un diplôme attestant de leur qualification, avance le médiateur.

Autre point, « il n’existe pas de dispositions juridiques relatives au principe et aux délais pour la restitution du corps », indique le médiateur. Le corps reste ainsi à disposition de l’autorité judiciaire. En d’autres termes, certains font comme bon leur semble. La morgue de l’hôpital de Lens a été fermée fin 2008, des proches de personnes autopsiées s’étant plaintes de restitution de corps dans des conditions déplorables. « On m’a privé du corps de ma femme, qui a été dépecé », souligne Hervé Louvrié, pompier, dont la femme s’est suicidée le 9 avril 2008. « Son corps a été autopsié à la morgue de Lens, mais il n’a pas été recousu. C’est un crime de civilisation », poursuit cet homme, qui se bat pour que « cela ne se reproduise plus », et qui a saisi le conseil de l’ordre des médecins.

A quel moment le corps peut-il être restitué à la famille ? Les autorités judiciaires françaises attendirent de longs mois avant d’autoriser la restitution du corps d’une petite fille de 4 ans à ses parents à la suite d’une autopsie effectuée dans le cadre d’une enquête pour responsabilité médicale. L’autopsie fut pratiquée le 9 juillet 1996. Ce n’est que le 14 février 1997 que le juge d’instruction délivra le permis d’inhumer. Très affectés, les parents portèrent l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), qui a condamné la France dans son arrêt Pannullo et Forte du 30 octobre 2001.

Troisième point, que deviennent les organes prélevés ? Là encore, il existe un vide juridique. « Rien n’est dit sur la réponse à apporter à une demande de restitution de ces organes aux fins d’inhumation ou d’incinération, ceux-ci ne pouvant être considérés comme voués à l’abandon », ajoute le médiateur. Dans certains cas, « faute de précision dans les textes, les organes prélevés sont considérés comme des déchets anatomiques et sont dès lors détruits par incinération sans que la famille en soit informée », précise Mme Timsit. Or, cela peut être une grande blessure pour les proches. Les prélèvements humains devraient être dotés d’un statut juridique, selon le médiateur.

Pour l’heure, les ministères n’ont pas répondu. Le médiateur a également saisi la mission bioéthique de ce dossier.

Pascale Santi

Le contrôleur des prisons dénonce une situation « grave »

La maison d'arrêt de Villepinte, en 2006.

Source : Le Figaro

 La maison d’arrêt de Villepinte, en 2006. Crédits photo : Le Figaro

 

[NDLR : C'est sûr qu'un bon gros rapport de 250 pages lu au maximum par une centaine de pékins va vachement arranger ce problème... m'enfin...]

 

Le contrôleur des prisons dénonce une situation

Dans son tout premier rapport, présenté mercredi, Jean-Marie Delarue, le nouveau contrôleur général des lieux privatifs de liberté (prisons, locaux de garde à vue ou de rétention, hôpitaux psychiatriques, etc.), dénonce les nombreuses atteintes à la dignité et à l’intimité faites au nom de la recherche de «sécurité», qu’il compare à «un ogre jamais rassasié qui mange trop de droits de la personne».

«55 000 femmes sont placées chaque année en garde à vue, raconte-t-il, et toutes sont profondément humiliées» : il leur est notamment demandé d’enlever leur soutien-gorge, considéré comme un objet dangereux, et susceptible d’aider au suicide. «Ce n’est pas digne de la France en 2009», insiste le contrôleur, faisant également état de la grande vétusté et de l’absence de nettoyage des locaux de garde à vue, lieux où «l’intimité des personnes est la plus malmenée».

Le volumineux rapport de 250 pages montre du doigt la difficulté à trouver des escortes pour conduire des détenus à l’hôpital, ainsi que la présence de surveillants jusque dans le cabinet médical, ou encore l’absence de médicaments en garde à vue. Dans les prisons, la surpopulation est à l’origine de multiples tensions. La violence, le racket et les menaces sont omniprésents. Les tentatives de suicide se sont multipliées. «Nous sommes dans une situation très mauvaise, et grave», résume le contrôleur nommé en juin dernier, qui a effectué, avec son équipe, 52 visites en 2008. La situation est très différente d’un établissement à l’autre, a encore noté Jean-Marie Delarue.

Les SMS reconnus comme preuves en cas de divorce

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Un récent arrêt de la Cour de cassation permet désormais aux demandeurs de divorce de s’appuyer sur les mini-messages pour étayer leur dossier, notamment afin de prouver un adultère.

Gare aux textos enflammés entre amants : 160 caractères passionnés peuvent désormais avoir d’importantes conséquences devant la justice. Dans un arrêt rendu le 19 juin et relevé par la revue Actualité juridique, la Cour de cassation a décidé de reconnaître aux SMS le statut de «preuve» dans une procédure de divorce.

Selon Le Monde, qui rapporte aujourd’hui l’information, l’arrêt de la Cour de cassation fait suite à la demande d’une femme qui, pour établir l’adultère qu’elle reprochait à son mari, avait transmis à la justice des SMS reçus sur le portable professionnel de celui-ci. La cour d’appel l’avait alors déboutée, estimant que les textos relevaient «de la confidentialité et du secret des correspondances» et que «la lecture de ces courriers à l’insu de leur destinataire constitue une atteinte grave à l’intimité de la personne».

En matière de divorce, des éléments peuvent être apportés dès lors qu’ils ont été «obtenus sans violence et sans fraude». Dans le cas cité par Le Monde, l’épouse trompée affirmait être tombée sur ces textos en retrouvant le téléphone «perdu» par le mari. Une argumentation retenue par la Cour de cassation. Désormais, «ce sera au conjoint de prouver la fraude, de démontrer que sa messagerie ou ses documents étaient protégés par un mot de passe personnel et secret», soulignait récemment Marie-Bénédicte Maizy, juge aux affaires familiales au tribunal de Nanterre. Une mission difficile avec les ordinateurs familiaux sur les échanges d’e-mail, et quasi impossible pour ce qui est des textos, à moins d’entrer son code PIN à chaque utilisation.

 

Les e-mails déjà reconnus comme preuves depuis 2000

 

En 1999, la Cour de cassation avait déjà considéré que la production d’un journal intime pouvait être admis comme preuve d’adultère, toujours à la condition que celui-ci ait été obtenu «sans violence et sans fraude». La loi du 13 mars 2000 avait par ailleurs reconnu le statut de preuve au courrier électronique, à la condition que «puisse être dûment identifiée la personne dont ils émane». Reste désormais à savoir si les mots amoureux échangés entre amants via Facebook, MSN ou Skype subiront le même sort.

Un retraité algérien âgé de 69 ans est décédé durant son interpellation par la police à Argenteuil

Source : ContreInfo

Ali Ziri, retraité algérien, est décédé le 9 juin durant une interpellation par la police, à la suite d’un contrôle d’identité qui a dégénéré. Selon un témoin, M. Ziri aurait été menotté et frappé par les policiers. Transporté à l’hôpital d’Argenteuil pour une prise de sang, les médecins ont constaté son décès à son arrivée.

Un retraité algérien âgé de 69 ans est décédé durant son interpellation par la police à Argenteuil dans La ploutocratie oligarchique du Tsar Közy (+380) arton2771

Communiqué du Syndicat de Défense des Algériens en Europe, juin 2009

Un retraité Algérien est décédé suite à une intervention de la police d’Argenteuil, Un contrôle d’identité a mal tourné le mardi 9 juin à Argenteuil.

Un Algérien de 69 ans, Ali Ziri, du village d’Ouled Rached commune de Lakseur wilaya de Bouira est décédé à la suite des coups de pied par les 3 policiers du commissariat d’Argenteuil dans la Val d’Oise selon le témoignage de Monsieur K. Arezki.

Selon les premiers témoignages, le mardi 9 juin, vers 20h45, trois policiers, dont une femme, ont arrêté un conducteur d’un véhicule, Monsieur K. Arezki, algérien aussi âgé de 61 ans accompagné de Monsieur Ziri Ali (le défunt) au niveau du carrefour des boulevards Jeanne-d’Arc et Léon-Feix. L’homme, qui selon le rapport de la police était sous l’effet de l’alcool 1.9 g/l selon le rapport de la police), était accompagné de son ami, Ali Ziri, 69 ans, assis du côté passager.

Les trois policiers ont d’abord demandé au conducteur ses papiers, mais celui-ci a eu le tort de ne pas les sortir « assez vite » comme il lui a été demandé. Suivent alors des menaces de l’emmener au poste, puis des insultes « pas toujours très républicaines » et enfin des menottes et des coups, une fois que le conducteur était « arraché » de force de son siège.Jusqu’à cet instant, le passager, Ali Ziri, était assis gentiment sur le siège avant du véhicule.

Voyant son ami, Arezki K., se faire traîner par terre et se faire insulter de tous les noms discriminatoires, il descend du véhicule pour calmer les policiers, en leur adressant cette phrase :

« Laissez-le tranquille, vous n’avez pas le droit de le frapper et de le traîner par terre. Je connais la loi ». C’est alors que les policiers se saisissent de lui et le menottent à son tour.

Les deux individus sont alors traînés et mis avec violence à l’intérieur du véhicule policier.

C’est ici que le drame, ayant traîné la mort du retraité Ali Ziri, s’est apparemment produit.

Selon K. Arezki, le défunt Ali Ziri avait dit ceci aux policiers : « Vous n’avez pas honte de me frapper, je suis une personne âgé. Je connais la loi, je vais vous le faire payer ».

Deux des trois policiers, dont une femme, le rouent, de coups de poings et de pieds jusqu’à ce qu’il s’évanouisse. A chaque coup, les policiers rajoutaient à l’adresse du défunt cette phrase :

« Tu connais la loi sale bougnoule, tiens ceci, etc. ».

Transportés à l’hôpital d’Argenteuil pour subir une prise de sang, les médecins n’ont malheureusement pu que constater que le retraité Ali Ziri était « déjà mort ». Cela s’est passé le mardi, 9 juin vers 20h30 heures à Argenteuil, à quelques mètres de la mairie, alors qu’il faisait encore jour et que les rues étaient remplies de monde.

Mis en garde-à-vue, pendant 24 heures, K. Arezki, n’apprendra le décès de son ami que le jeudi 11 juin par des policiers du commissariat d’Argenteuil qui l’ont convoqué pour lui annoncer la nouvelle. « Mon ami se portait bien, c’est vous qui l’avait tué », leur a-t-il répondu. A l’initiative du Syndicat de Défense des Algériens en Europe, une réunion s’est tenue le dimanche 14 juin au foyer Sonacotra, Les Remparts, (rue Karl Marx à Argenteuil), où résidait le défunt.

Sous le choc encore, les représentants des 300 résidents de cet établissement, dont une majorité de retraités, ont condamné avec force la violence utilisée par les policiers à l’encontre d’une personne « âgée ».

Les participants ont demandé à ce que toute la lumière soit faite pour élucider les circonstances exactes qui ont conduit à la mort de cet Algérien, dont le corps est actuellement en autopsie à l’Institut médico-légal de Paris.

En attendant les résultats, une délégation, formée des proches de la victime et des résidents du Foyer Les Remparts, le SDAE attend les résultats de l’autopsie pour déterminer sa position et engager le cas échéant une procédure judiciaire contre les personnes qui ont été la cause de sa mort.

Dépigmentation : la police a eu la peau du réseau

Source : Libération – par Isabelle Hanne

Gros coup de chance, puis gros coup de filet. Les enquêteurs de la police urbaine de proximité ont participé à un jeu de piste pour faire tomber, un à un, plusieurs acteurs importants d’un réseau de vente de crèmes dépigmentantes, interdites en France.

Pratique à la fois courante et taboue dans la population noire, la dépigmentation volontaire de la peau s’effectue à l’aide de crèmes ou lotions contenant de l’hydroquinone, des dermocorticoïdes et des sels mercuriels mélangés à des crèmes hydratantes pour en faciliter l’application. Des actifs fortement nocifs, interdits sous leur forme cosmétique, largement distribués sous le manteau.

Du quartier parisien de Château-Rouge (XVIIIe), haut lieu de revente de ces crèmes, jusqu’au Val-de-Marne, ce sont des dizaines de milliers de produits qui ont été saisis, et cinq personnes interpellées. L’information judiciaire, toujours en cours, n’a pas encore permis de remonter jusqu’aux fabricants. Mais pour une fois, les interpellations ne concernent pas seulement les petits vendeurs, derniers maillons d’un trafic extrêmement opaque.

Import-export. Le 15 avril, les policiers du XVIIIe arrondissement interpellent une Congolaise de 34 ans en flagrant délit de vente de crèmes dépigmentantes sur la voie publique. 725 produits contenant des «substances vénéneuses», selon la préfecture de police de Paris (PP), sont saisis. Le parquet ouvre une information judiciaire, et la jeune femme est placée en détention provisoire. Elle révèle aux enquêteurs l’identité de son fournisseur. Direction une société d’import-export à Ivry-sur-Seine. L’homme, un Congolais d’une quarantaine d’années, est déjà connu des services de police pour des affaires similaires. Il est interpellé le 7 juillet. Lors de la perquisition de la société, les enquêteurs découvrent 7 000 euros et des documents sur un box en location à Choisy-le-Roi. Là-bas, des «centaines de cartons», selon la PP, tous contenant des produits blanchissants.

Alors que les enquêteurs fouillent le box, un camion s’approche. A la vue des policiers, son chauffeur tente de s’échapper. Ce Congolais de 48 ans est lui aussi interpellé. Il est livreur pour la fameuse société d’import-export. Les enquêteurs découvrent sur lui la clé d’un deuxième local, où dorment près de 84 000 pots et flacons de crème. Valeur marchande : plus d’un million d’euros. Les deux employés reconnaissent les faits, mais chargent aussi leur patronne, alors à l’étranger. Ils sont placés en détention provisoire.

Et la baraka continue pour les enquêteurs : se sachant recherché, un autre employé de la société, âgé de 47 ans, se présente au commissariat du XVIIIe. Il est placé en garde à vue. Son rôle dans le réseau : modifier le conditionnement des produits afin de faire disparaître la mention «contient du mercure». Il révèle aussi l’existence d’un autre stock, à la Plaine-Saint-Denis. La police urbaine de proximité y trouve 18 000 cosmétiques supplémentaires.

Dernier épisode le 21 juillet : la gérante de la société, une Congolaise de 38 ans, est interpellée. Elle reconnaît les faits, est mise en examen et placée sous contrôle judiciaire. Elle et ses complices seront jugés pour «exercice illégal de la pharmacie», «tromperie aggravée», et «détention et transport de substances vénéneuses». Ces produits étaient importés d’Italie, de Chine, de Côte-d’Ivoire et de la république démocratique du Congo. Ils devaient arroser toute l’Ile-de-France, Strasbourg, Orléans, et même l’Italie, l’Espagne, la Suisse et la Belgique.

«Mafieux». «Le trafic de produits dépigmentants fonctionne comme le trafic de drogue : on a affaire à un vrai réseau mafieux», explique Isabelle Mananga-Ossey, présidente de l’association Label beauté noire qui milite en faveur de produits cosmétiques de qualité pour les populations multiculturelles. «Les arrestations, les saisies, c’est très bien. Mais tant qu’il y aura de la demande, tant qu’il y aura des consommatrices prêtes à se cramer la peau, on n’arrivera à rien», ajoute Isabelle Mananga-Ossey.

Les autorités sanitaires et politiques sont restées sourdes e au problème jusqu’à cette année. A la rentrée prochaine, la mairie de Paris lancera une large campagne de prévention. De son côté, l’agence de contrôle des produits sanitaires (AFSSAPS) travaille en collaboration avec la Direction générale de la répression des fraudes (DGCCRF) pour analyser des produits trouvés sur le marché, ce qui s’accompagnera d’une campagne de sensibilisation.

Cathédrale de Montauban : le sexe des anges divise

 

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Source : Le Post

Montauban. Tarn-et-Garonne. Sur la façade de la cathédrale, on a placardé depuis trois semaines de grandes affiches de l’artiste Ernest Pignon représentant des peintures d’anges. Mais voilà, certains ont voulu essayer de coller des papiers blancs pour qu’on ne voit plus le sexe des angelots…

 

Explication… Ce sont des jeunes d’une vingtaine d’années d’une famille « traditionnaliste » qui sont passés à l’acte la nuit de samedi à dimanche dernier… Ils étaient munis de manches à balais sur lesquels ils avaient scotché les feuilles qui devaient servir à cacher les sexes sur les affiches…

Mais pourquoi font-ils ça? Ils luttent contre « l’impudeur » et considèrent qu’il « s’agit d’une attaque directe de leur lieu de culte », selon La Dépêche.

Ils n’ont réussi à atteindre qu’un angelot sur deux, car la police est arrivée rapidement et les a auditionnés. D’après la fille cadette, elle avait contacté préalablement l’Evêché qui lui avait dit qu’il ne pouvait rien faire parce que les murs de la cathédrale appartiennent à la Mairie… Cette dernière « devait faire passer le message »…Mais ne voyant rien venir, les jeunes « tradis » se sont impatientés…

La jeune fille estime dans La Dépêche que les « anges n’ont pas de sexe » sauf ceux de la chapelle Sixtine qui sont « pudiques »!

 

 

Un autre article sur ce sujet :

Depuis, il faut bien dire, cette affaire a pris de l’ampleur et connaît un écho important en France, suscitant un débat qu’on croyait d’un autre temps, et La Dépêche s’en fait l’écho.

(Source: France 3 / FullHDReady)

Déjà, de nombreux curieux se seraient empressés d’aller voir sur place ce que cela donne, alors que les premiers jours, les anges passaient presque inaperçus.

Ensuite, des personnalités ont pris position…

Ainsi, un libraire de la place nationale de Montauban a dit dans La Dépêche que ces corps (d’anges) mutilés le choquent plus que la nudité. Il y voit « le spectacle d’une expression de peur et d’intolérance primaires » qu’il impute à « des croyances ou des interprétations religieuses ».

Un Abbé, président de la société archéologique et historique de Tarn-et-Garonne, donne la position (officieuse ?) de l’Eglise dans le quotidien:

…« A moins de condamner la nudité et la sexualité comme des réalités abjectes, je ne vois pas ce qui justifie une pareille attitude de la part de jeunes croyants. L’Eglise loue les réalités de la chair (…) et intègre ce message au cœur même de la célébration du sacrement de mariage. Je n’assimile pas l’œuvre d’Ernest Pignon au diable et aux forces maléfiques et son projet n’a rien d’antireligieux. Je me demande quelle éducation à la beauté ont reçu des jeunes et même quelle éducation sexuelle pour jouer les effarouchés et crier au scandale».

Mais les lecteurs du Post et de La Dépêche semblent  avoir un avis plutôt partagé sur la question…

Pour ce qui concerne plus spécialement Le Post, les commentaires sont très libres, sur la religion, sur les anges, sur l’artiste, sur les traditionnalistes etc…

(extraits)

 

Sandradra

Je croyais que les anges n’avaient pas de sexe, on m’aurait menti ??

comme personne n’en a vu de ses yeux, on ne saura pas…

 

Stefard

La représentation des anges telle qu’on la connaît n’est qu’une interprétation graphique humaine, il y a l’école qui montre le zizi et l’autre qui le cache, mais qui a raison alors ? eh, si on se bagarrait pour en décider ?!!

 

TITI

Cherchez pas à Montauban, ils ne sont pas encore passés au 21° siècle……..ils sont coincés dans l’ascenseur au 19° et je n’exagère pas le niveau est au ras des pâquerettes.

 

Le vilain petit canard 66

C’ est l’ artiste qui va être content quelle pub gratos ! Une mignonne histoire de culte….

Pom-pom

Je comprends que l’on s’offusque de l’utilisation des façades d’une cathédrale comme vecteur publicitaire pour promouvoir un artiste.

Sur le site ladépêche.fr, on prend parti plus fermement soit contre les traditionnalistes, soit pour.

(extraits)

Contre… Tantacle

…« Ces gens-là (les jeunes catholiques traditionalistes) sont aussi pires que les intégristes islamiques ! Ils ont encore des pratiques, des pensées du moyen âge. Je suis sûr qu »ils n’hésiteraient pas à brûler sur un bûcher une sorcière (moderne bien sûr) si l’occasion leur en était donnée. »

 

Pour… anne.isette

 

….« Bravo à ces jeunes catholiques »…. « Le blasphème, l’outrage, envers les catholiques et leurs édifices doivent avoir des limites. Ce n’est pas parce que les catholiques sont non-violents qu’on peut les agresser sans cesse. »

 

Et vous, qu’en pensez-vous ?

 

Anti-casseurs de Vélib’

Source : Sin Chou, Ecotidien

La plaie des Vélib ? Les casseurs ! Rien n’est plus décourageant pour les utilisateurs que de découvrir, une fois délestés de leur caution bancaire, que leur engin a une roue crevée, un frein douteux, un guidon défectueux… Heureusement, des solutions existent: le numéro de téléphone Allo Vélib, les réparateurs, et… une mystérieuse brigade “anti casseurs”.

La vidéo en question : http://www.ecotidien.fr/2009/07/anti-casseurs-de-velib/

 

A propos de la mobilité des fonctionnaires… et du CNRS 2

Source : http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/07/07/cnrs-loi-sur-les-fonctionnaires-et-machine-a-licencier.html

Ce qui comporte, en clair, le transfert aux « partenaires » de la grande majorité des actuels laboratoires du CNRS. C’est un tel programme, que le CS du CNRS a voté à l’unanimité avec une ou deux remarques. S’opposer à cette politique impliquait de rejeter le contrat d’objectifs. Et c’est, précisément, ce que le CS présidé par un élu syndical a sciemment évité de faire.

Suivent l’article 7 du projet de loi « relatif à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique » et ses compléments, tels qu’ils ont été adoptés par l’Assemblée Nationale le 7 juillet:

http://www.assemblee-nationale.fr/13/ta/ta0312.asp

Article 7

La loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 précitée est ainsi modifiée :

1° Dans l’article 36, après les mots : « statut général », sont insérés les mots : « et sans préjudice du placement en situation de réorientation professionnelle prévue à la sous-section 3 de la présente section » ;

2° La section 1 du chapitre V est complétée par une sous-section 3 ainsi rédigée :

« Sous-section 3

« Réorientation professionnelle

« Art. 44 bis. – En cas de restructuration d’une administration de l’État ou de l’un de ses établissements publics administratifs, le fonctionnaire peut être placé en situation de réorientation professionnelle dès lors que son emploi est susceptible d’être supprimé.

« Art. 44 ter. – L’administration établit, après consultation du fonctionnaire placé en situation de réorientation professionnelle, un projet personnalisé d’évolution professionnelle qui a pour objet de faciliter son affectation dans un emploi correspondant à son grade, situé dans son service ou dans une autre administration, ou de lui permettre d’accéder à un autre corps ou cadre d’emplois de niveau au moins équivalent. Le projet peut également avoir pour objet de l’aider à accéder à un emploi dans le secteur privé ou à créer ou reprendre une entreprise.

« Pendant la réorientation, le fonctionnaire est tenu de suivre les actions d’orientation, de formation, d’évaluation et de validation des acquis de l’expérience professionnelle destinées à favoriser sa réorientation et pour lesquelles il est prioritaire. Il bénéficie également d’une priorité pour la période de professionnalisation.

« L’administration lui garantit un suivi individualisé et régulier ainsi qu’un appui dans ses démarches de réorientation. Elle fait diligence pour l’affecter, sous réserve des dispositions du quatrième alinéa de l’article 60, dans les emplois créés ou vacants correspondant à son grade et à son projet personnalisé d’évolution professionnelle.

« Le fonctionnaire peut être appelé à accomplir des missions temporaires pour le compte de son administration ou d’une autre administration. Les missions qui lui sont alors confiées doivent s’insérer dans le projet personnalisé.

« Art. 44 quater. – La réorientation professionnelle prend fin lorsque le fonctionnaire accède à un nouvel emploi.

« Elle peut également prendre fin, à l’initiative de l’administration, lorsque le fonctionnaire a refusé successivement trois offres d’emploi public fermes et précises correspondant à son grade et à son projet personnalisé d’évolution professionnelle, et tenant compte de sa situation de famille et de son lieu de résidence habituel. Dans ce cas, il peut être placé en disponibilité d’office ou, le cas échéant, admis à la retraite.

« Art. 44 quinquies. – Un décret en Conseil d’État détermine les conditions de mise en œuvre de la présente sous-section. » ;

3° L’article 44 bis devient l’article 44 sexies ;

4° La première phrase du second alinéa de l’article 51 est complétée par les mots : « ou dans le cas prévu au second alinéa de l’article 44 quater » ;

(nouveau) Le quatrième alinéa de l’article 60 est complété par une phrase ainsi rédigée :

« Priorité est également donnée aux fonctionnaires placés en situation de réorientation professionnelle pour les emplois correspondant à leur projet personnalisé d’évolution professionnelle. »

 

Article 7 bis (nouveau)

Avant le premier alinéa du I de l’article 97 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 précitée, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Dès lors qu’un emploi est susceptible d’être supprimé, l’autorité territoriale recherche les possibilités de reclassement du fonctionnaire concerné. »

 

Article 7 ter (nouveau)

La première phrase du premier alinéa du I de l’article 97 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 précitée est complétée par les mots : « sur la base d’un rapport présenté par la collectivité territoriale ou l’établissement public ».

 

Article 7 quater (nouveau)

Dans la quatrième phrase du premier alinéa du I de l’article 97 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 précitée, après les mots : « à son grade » sont insérés les mots : « dans son cadre d’emplois ou, avec son accord, dans un autre cadre d’emplois ».

 

Article 7 quinquies (nouveau)

Après la sixième phrase du premier alinéa du I de l’article 97 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 précitée, il est inséré une phrase ainsi rédigée :

« Sont également examinées les possibilités d’activité dans une autre collectivité ou établissement que celle ou celui d’origine sur un emploi correspondant à son grade ou un emploi équivalent. »

 

Article 7 sexies (nouveau)

L’article 97 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 précitée est ainsi modifié :

1° Après le deuxième alinéa du I, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Pendant la période de prise en charge, le fonctionnaire est tenu de suivre toutes les actions d’orientation, de formation et d’évaluation destinées à favoriser son reclassement. » ;

2° Le III est complété par deux alinéas ainsi rédigés :

« L’offre d’emploi doit être ferme et précise, prenant la forme d’une proposition d’embauche comportant les éléments relatifs à la nature de l’emploi et à la rémunération. Le poste proposé doit correspondre aux fonctions précédemment exercées ou à celles définies dans le statut particulier du cadre d’emplois de l’agent.

« Le fonctionnaire a l’obligation de faire état tous les six mois à l’autorité de gestion de sa recherche active d’emploi, en communiquant en particulier les candidatures auxquelles il a postulé ou auxquelles il s’est présenté spontanément et les attestations d’entretien en vue d’un recrutement. »

 

Article 7 septies (nouveau)

Le II de l’article 97 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 précitée est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Le Centre national de la fonction publique territoriale ou le centre de gestion peuvent mettre fin à la prise en charge d’un fonctionnaire qui n’a pas respecté, de manière grave et répétée, les obligations prévues par le présent article, en particulier les actions de suivi et de reclassement mises en œuvre par l’autorité de gestion. Dans ce cas, le fonctionnaire peut être placé en disponibilité d’office ou, le cas échéant, admis à la retraite. »

(fin des articles 7 à 7 septies du projet de loi adopté le 7 juillet)

 

A la lecture de l’alinéa :

« En cas de restructuration d’une administration de l’État ou de l’un de ses établissements publics administratifs, le fonctionnaire peut être placé en situation de réorientation professionnelle dès lors que son emploi est susceptible d’être supprimé »

on peut se demander quel agent du CNRS ne se trouvera pas dans une situation d’emploi « susceptible d’être supprimé » avec l’application du contrat d’objectifs adopté ce mois de juin. A fortiori, avec le décret qui modifiera bientôt l’organisation et le fonctionnement du Centre, et auquel le Conseil Scientifique du CNRS ne s’est pas, non plus, vraiment opposé. Voir nos articles du 16 juin, du 17 juin et du 26 juin.

Quant à l’issue qui risque d’être fréquente :

« La réorientation (…) peut également prendre fin, à l’initiative de l’administration, lorsque le fonctionnaire a refusé successivement trois offres d’emploi public fermes et précises correspondant à son grade et à son projet personnalisé d’évolution professionnelle, et tenant compte de sa situation de famille et de son lieu de résidence habituel. Dans ce cas, il peut être placé en disponibilité d’office ou, le cas échéant, admis à la retraite »

elle signifie, en clair, le départ forcé à la retraite des agents avec plus de 60 ans et la suppression du traitement pour ceux qui n’ont pas encore atteint cet âge.

Le projet de loi sur les fonctionnaires sera à présent examiné par une commission mixte de sénateurs et de députés avant son adoption définitive.

Malgré l’évidence de ce danger imminent, on ne voit guère passer au sein des administrations de communiqués, de campagnes d’explication ni d’appels à la mobilisation contre cette loi. Un étrange comportement, de la part des organisations syndicales dites « représentatives des personnels ».

Même dans la liste de diffusion de la Coordination nationale dite « des laboratoires en lutte », le silence règne sur cette question et nos propres notes l’évoquant sont censurées. Pourtant, le CNRS semble destiné à être l’un des premiers « clients » de la loi « relative à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique ». Quels intérêts, et quelle politique, sa cachent derrière ce silence syndical ?

 

Voir aussi nos articles :

CNRS : quelle « réforme », quels objectifs ? (I)

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La recherche peut-elle être une marchandise ?

INSERM, CNRS et recherche fédérale aux USA (I)

INSERM, CNRS et recherche fédérale aux USA (II)

INSERM, CNRS et recherche fédérale aux USA (III)

INSERM, CNRS et recherche fédérale aux USA (IV)

INSERM, CNRS et recherche fédérale aux USA (V)

La Commission Trilatérale et les services publics français (I)

La Commission Trilatérale et les services publics français (II)

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Qui a tué le CNRS ? (I)

Le CNRS, Vincent Geisser et le huit centième anniversaire de la Croisade Albigeoise

CNRS : un contrat d’objectifs liquidateur (I)

CNRS et loi de licenciement massif des fonctionnaires

CNRS : un contrat d’objectifs liquidateur (II)

 

Indépendance des Chercheurs

http://www.geocities.com/indep_chercheurs

http://fr.blog.360.yahoo.com/indep_chercheurs

http://science21.blogs.courrierinternational.com

 

Groupes de discussion :

http://groups.yahoo.com/group/problemes_des_scientifiques

 

http://groups.yahoo.com/group/combatconnaissance

A propos de la mobilité des fonctionnaires… et du CNRS 1

  Ami lecteur,

   J’approfondis ici un sujet survolé dernièrement, relatif à la mobilité des fonctionnaires. Arguons du fait, déjà, que contrairement à ce qui est évoqué par le gouvernement, les fonctionnaires ne sont pas tellement « rivés à leur administration » que soumis à des statuts différents, qui leur accordent des missions hors de leur administration d’origine – par exemple – tout en y étant toujours comptabilisés. C’est donc un problème particulièrement complexe… et la longueur des posts qui vont suivre l’illustre parfaitement.

  Une partie du CNRS (Le Centre National de la Recherche Scientifique) se rebiffe contre la loi en question, faussement mesurée – accroissant de un à trois les « postes proposés avant mise au rencart » – et plus probablement, prémice du futur massacre de cette institution… ainsi que d’autres.

  L’objectif est terriblement connu, tellement qu’il en devient ennuyeux : il s’agit de transférer à peu près tout ce qui peut être « juteux » (santé, éducation, recherche, etc…) entre les mains du « privé » – comprendre : les potes de notre génialissime Président.

 

Voici donc la première partie de l’explication fournie par le Collectif : « Indépendance des chercheurs » :

Source : http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/07/07/cnrs-loi-sur-les-fonctionnaires-et-machine-a-licencier.html

Le 7 juillet, l’Assemblée Nationale a adopté en première lecture la loi dite « relative à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique », véritable machine à licencier à peine déguisée. Le même jour, un article de Sylvestre Huet sur son blog dans Libération parle explicitement de « réorientation » du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique). Tout est là : précisément, la nouvelle technique de licenciement de facto des fonctionnaires s’appellera « réorientation professionnelle » et pourra être appliquée à toute administration réputée en« restructuration ». Ce sera inévitablement le cas du CNRS, dans le contexte du contrat d’objectifs 2009-2013 voté à l’unanimité à quelques remarques près par le Conseil Scientifique du Centre, élus syndicaux compris, et adopté ensuite par le Conseil d’Administration de l’établissement. Comment comprendre ce qui a pu se passer au Conseil Scientifique du CNRS il y a trois semaines ?

La « réforme » Pécresse a pour objectif la transformation de la recherche publique française en un ensemble d’activités imbriquées avec celles du secteur privé et dirigées de fait par les multinationales. Tel est le sens de l’Opération Campus et des projets de grands « pôles d’innovation ».

Dans notre article du 5 juillet, nous avions commenté un article du Journal du Dimanche (JDD) intitulé : « Le seigneur des nanos », consacré à un « chercheur-businessman » qui « vend le talent » des chercheurs à des entreprises. La recherche devient une simple marchandise, conformément à la stratégie de Lisbonne.

Tel est le « modèle » qu’applique depuis deux ans Valérie Pécresse, incarné dans l’article du JDD par un « manager très dur, barbare mais humain » dont l’article ne permet pas de bien comprendre quels ont été les travaux scientifiques originaux.

Il va de soi que dans un tel schéma, le CNRS est destiné à disparaître en tant que dirigeant et réalisateur de la recherche, mais aussi à terme en tant que fournisseur de moyens. Rien d’étonnant à ce que les projets de texte (contrat d’objectifs, décret sur l’organisation et le fonctionnement) récemment soumis aux instances du CNRS constituent une liquidation programmée du Centre. Ce qui place également dans le collimateur l’emploi de l’ensemble des personnels de l’établissement, avec un risque réel de licenciements massifs sous couvert de « réconversions non réussies ». Une menace imminente, bien réelle et dans la logique de la « réforme » Pécresse. Voir notre article du 3 juillet.

Les personnels universitaires travaillant dans des laboratoires du CNRS risquent de suivre le même sort que les personnels du CNRS. L’opération lancée par Valérie Pécresse n’épargnera personne, quoi qu’en disent de temps à autre des déclarations gouvernementales de circonstance promettant un bel avenir à la recherche publique et à l’enseignement supérieur français.

On aurait donc pu s’attendre à ce que de tels projets se heurtent à une opposition franche de la part des instances du CNRS. Mais de manière fort étonnante, tel n’a pas été le cas. Même en ce qui concerne le vote des élus syndicaux.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, le Conseil Scientifique (CS) du CNRS, qui compte onze élus syndicaux (5 CFDT, 5 FSU et 1 CGT), a voté le 16 juin, à l’unanimité de douze membres présents sur les trente qui forment le Conseil, un contrat d’objectifs qui, par son altération des missions et des prérogatives du CNRS, place le Centre et ses laboratoires dans une situation de restructuration globale et prépare de fait sa fermeture.

Voir nos articles récents sur ce blog, notamment ceux du 17 juin, du 26 juin, du 1er juilletdu 5 juillet. et

Le lendemain du vote du CS du CNRS, le 17 juin, la Commission des Lois de l’Assemblée Nationale se réunissait pour relancer le projet de loi « relatif à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique ».

Au sein du Conseil d’Administration du CNRS, la semaine suivante (le 25 juin, au CERN en territoire suisse), seuls six membres ont voté contre le contrat d’objectifs.

L’article de blog de Sylvestre Huet du 7 juillet n’aborde pas les conséquences pour la grande majorité des personnels de ces votes récents des instances du CNRS, ni n’examine le rôle que la loi sur les fonctionnaires pourra jouer dans l’application du contrat d’objectifs 2009-2013 entre le CNRS et l’Etat.

Sylvestre Huet produit dans le même article un texte d’analyse signé par « Gilles Boëtsch, anthropobiologiste, président du Conseil Scientifique du CNRS », « Rémy Mosseri, physicien, président du Conseil Scientifique du département Mathématiques, Physique, Planète et Univers, du CNRS » et « Philippe Walter, biologiste, président de la Conférence des présidents de section du Comité National de la Recherche Scientifique ». Mais ce texte n’enlève rien dans la pratique au vote à l’unanimité de deux recommandations du Conseil Scientifique du CNRS du 16 juin néfastes pour le Centre et pour ses personnels (recommandations sur le contrat d’objectifs et sur le projet de décret concernant l’organisation et le fonctionnement du CNRS). Il n’examine d’ailleurs pas les implications réelles, très graves pour les personnels, de ces recommandations et de l’approbation par le Conseil d’Administration du contrat d’objectifs.

Les « principales » organisations syndicales semblent également garder le silence sur des questions essentielles.

Par exemple, qui explique aux personnels qu’un directeur de laboratoire pourra faire déclencher une procédure de « réorientation » (de licenciement, dans la pratique) contre des membres de son unité par leur simple exclusion du projet de contrat d’objectifs du laboratoire ?

Ou que l’AERES pourra générer la même procédure en s’opposant au renouvellement de tel ou tel axe de recherche ?

Ou, plus globalement, que le simple changement de tutelle ou de « gestionnaire » d’un laboratoire pourra servir de prétexte à des procédures de réorientation contre ses personnels ?

Voter un texte à l’unanimité, fut-ce avec des réserves, revient à le considérer globalement positif. C’est ce que les élus syndicaux au Conseil Scientifique ont fait avec un texte de liquidation programmée du CNRS qui, par là, met en cause la stabilité d’emploi de l’ensemble de ses personnels. Pourtant, le président du Conseil est un élu SNCS-FSU.

De sucroît, les onze élus syndicaux au Conseil Scientifique du CNRS qui, d’une manière ou d’une autre, ont soutenu le contrat d’objectifs n’ignoraient pas qu’un vote négatif unanime de leur part pouvait bloquer l’approbation de ce texte par le Conseil d’administration du 25 juin.

Mais à l’occasion de cette réunion décisive du Conseil d’administration, le présidence du CNRS a pu se prévaloir du vote favorable du représentant de la Conférence des présidents d’université, le « progressiste » Axel Kahn dont le rôle est également connu depuis des années au sein des coordinations de directeurs de laboratoire. Quels ont été les liens entre ce vote et celui des élus au Conseil Scientifique neuf jours plus tôt ?

Rappelons la première recommandation du Conseil Scientifique (CS) du CNRS du 16 juin :

 

http://www.cnrs.fr/comitenational/cs/recomman.htm#15062009

Sujet : Modifications annexées au vote du Contrat d’objectifs du CNRS avec l’Etat 2009-2013

Le Conseil scientifique vote le Contrat d’objectifs du CNRS avec l’Etat 2009-2013 sous réserve de la prise en compte de deux modifications :

- Le Conseil scientifique demande que soit incorporée dans le Contrat d’objectifs la notion d’unicité du statut des UMR.

- Le Conseil scientifique recommande d’introduire les éléments qui réaffirment que le CNRS conservera son rôle de tutelle scientifique et d’opérateur scientifique auprès des laboratoires, quel que soit l’établissement gestionnaire financier.

 

Vote du Conseil : 12 votants (12 Oui, 0 Non, 0 abstention)

 

(fin de la recommandation)

Le CS vote donc à l’unanimité, avec une ou deux remarques, un contrat d’objectifs dont il ne dénonce point les dangers. Pire, ce vote transforme en unanimité un vote initial du contrat d’objectifs avec six voix pour, cinq contre et deux abstentions (alors que le Conseil compte trente membres dont onze élus syndicaux).

Or, on peut lire notamment dans ce contrat d’objectifs (page 24) :

http://www.cnrs.fr/fr/une/docs/Contrat-CNRS-Etat-20090625…

« Le rôle d’opérateur du CNRS se concentrera sur deux types d’unités dont il continuera à assurer la gestion financière et scientifique :

- Des laboratoires pour lesquels une co-gestion restera souhaitée par le partenaire (université, école, industrie, fondation …) ;

- Des laboratoires structurants au niveau national (…)

(…) »

(fin de citation)

 

La loi Hadopi est finalement passée…

articlealbanelhadopi.jpg

  …ou comment recréer une nouvelle affaire Dreyfus…

  Pas simple, ce problème du téléchargement, et de l’accès à la culture. Nombreuses seront les personnes qui trouveront ce projet de loi « tout-à-fait normal »; tant, en apparence, il semble effectivement lutter contre les « méchants pirates », au profit des « bons marchands de culture ».

  Passons déjà sur le fait que cette loi avait été rejetée auparavant, et qu’il a fallu que la droite mobilise toutes ses troupes (pas facile, visiblement, de faire bouger nos cheeeers députés) pour l’entériner; dans un pays qui applique déjà des lois sans les faire voter, et qui en fait voter deux tiers qui ne sont pas appliquées, on n’en est plus à ça près ! =>voir le titre de ce blog, explicité dans « La France d’Après ».

  Le problème, donc, avec Hadopi, c’est que si on veut réglementer à ce point la diffusion de la culture, il va falloir fermer les médiathèques, les bibliothèques, et empêcher les gens de siffloter un air dans la rue. Cela vous semble amusant ? Si le droit d’auteur avait été appliqué à la lettre, Internet n’existerait même pas. 

  On parie que les artistes, eux-mêmes, vont y perdre ? Le « piratage » – je n’encourage absolument pas le fait de vendre quelque chose de piraté, notez bien ! – est aussi un facteur de diffusion d’une oeuvre. Tous les supports ont toujours été piratés. Cela fait également parler d’un film, d’un disque, etc… et lorsqu’un artiste est apprécié, ses fans, ses vrais fans, iront voir ses concerts, ou iront voir ses films au cinéma. Simpliste ?

  Je parie, ami lecteur, que la réaction va être diamétralement opposée à l’effet recherché. Si les sites de streaming, etc… ne permettent plus aux gens de voir ce qu’ils veulent voir, les mafias vont prendre le relais. Elles vendront deux, trois, dix fois moins cher une oeuvre; et cet argent, à quoi servira-t-il ? A financer des trucs bien plus dangereux que des sites de streaming…

  Le gouvernement se fout de ces effets pervers, pourtant aussi connus que la tentative catastrophique de prohibition de l’alcool, aux Etats-Unis…

  Le « piratage » est un mal nécessaire, mais ceux qui ne pensent qu’à leurs profits s’en tapent; tout comme les autorités se fichent bien que la plupart des jeux vidéos commercialisés actuellement – aux alentours de 50 euros, quand même ! – ne soient même pas finalisés, que tous les médias soient pourris de publicité, que la « lutte anti-spams », en France, se compose d’UNE SEULE personne, que le phishing (la vente illégale d’informations sur des clients) ne soit pas combattu, ni l’entente illégale entre les fournisseurs d’accès Internet, qui par ailleurs, ont verrouillé déjà les réseaux pour s’assurer que personne ne viendra les déranger.

  En apparence, donc, rien de plus normal que de combattre le piratage; et pourtant… détruire « l’anarchie Internet » va donner du pouvoir aux VRAIS types dangereux – les mafias – et renforcer encore celui de ces autres mafias qu’on nomme « industriels », et dont le manque de respect envers leurs clients est souvent manifeste.

  Prêter, échanger quelque chose, est donc interdit ? Dans ce cas, les parents devront faire payer leurs conseils à leurs enfants, et il devrait être interdit de laisser conduire sa voiture par quelqu’un d’autre. La question du streaming, du piratage, est liée à la PAUVRETE, à la volonté de connaître des choses, même lorsqu’on n’a pas les moyens d’acheter le droit de pouvoir y accéder; c’est bien pour cette raison que les bibliothèques et les médiathèques sont nées ! C’est même le principe de l’école républicaine ! Les enfants payent-ils pour voir un film, en classe, avec leur professeur ? OU EST LA DIFFERENCE ?

  La différence, dira-t-on, est que des marchands coulent parce que « le piratage s’est répandu, et menace leur activité »; c’est pour cela , ami lecteur, que je ne soutiens pas la VENTE de quelque chose auquel on a pu accéder gratuitement. Il faut protéger les vendeurs, mais les oeuvres, si elles sont verrouillées, ne se diffuseront plus aussi bien, ou alors, sous le manteau et au profit d’organisations généralement bien plus néfastes que des sites tenus, le plus souvent, bénévolement par des internautes.

  HADOPI n’est qu’une étape… vers un verrouillage qui aura des conséquences, à mon humble avis, non seulement contre-productives par rapport à son effet désiré, mais également… obscurantistes. Soit cette réaction est stupide (si tant est qu’elle est applicable, d’ailleurs…), soit elle est, au contraire, tout-à-fait étudiée.

  A quand la fin des bibliothèques, maintenant ?

Crise des prisons françaises : un accord signé qui ne fait pas l’unanimité…

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Source : http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/prisons-accueil-mitige-du-projet-d-accord-07-05-2009-368641.php

Le projet d’accord conclu cette nuit entre la Chancellerie et les deux premiers syndicats de surveillants de prison était diversement accueilli sur le terrain à la mi-journée, rendant incertaine la poursuite du blocage entamé lundi.

Crise des prisons françaises : un accord signé qui ne fait pas l'unanimité... dans La ploutocratie oligarchique du Tsar Közy (+380)

Les dix heures de discussions de mardi les avaient laissés insatisfaits.
Ce matin, après sept heures de négociations dont une partie en présence de la garde des Sceaux Rachida Dati, l’Ufap-Unsa et FO-pénitentiaire ont salué de « réelles avancées ». 

La création de 174 emplois nouveaux prévue
La CGT-pénitentiaire, troisième organisation en voix, a en revanche claqué la porte, révélant une première brèche au sein de l’intersyndicale à l’origine de la mobilisation pour de meilleures conditions de travail dans les prisons surpeuplées. 

Le « relevé de conclusions » sur lequel se sont mis d’accord l’Ufap, FO et le ministère de la Justice prévoit la création de 174 emplois supplémentaires, qui s’ajoutent aux 177 promis dès février. 
Ces créations, 60 dès octobre et 114 fin 2010, bénéficieront principalement aux « plus petits » des 194 établissements pénitentiaires, qui obtiendront un quatrième agent pour la surveillance de nuit. 

« Réelles avancées »
« On n’a pas décroché la Lune (…) mais ces avancées non négligeables méritent d’être appréciées par les personnels », a estimé Jean-François Forget, le leader de l’Ufap. Christophe Marquès, de FO, a salué de « réelles avancées ».
Les deux leaders ont demandé aux surveillants de suspendre les blocages le temps que la base se prononce sur le projet d’accord. 

La CGT, par la voix de Céline Verzeletti, a clairement souhaité « le maintien de la mobilisation ». « On ne sait pas d’où tombent les 174 nouveaux emplois et de toute façon, ce n’est pas comme cela qu’on répondra au malaise », a déclaré la responsable cégétiste qui a prévenu les deux autres syndicats que « s’ils signent ce « relevé de conclusions », il n’y a plus d’entente ». 

Vers une sortie de crise ?
Sur le terrain, la situation demeurait incertaine à la mi-journée. Le blocage a été suspendu dans la plupart des prisons de Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, ainsi qu’à Strasbourg, Lille, Reims, aux Baumettes à Marseille, à Gradignan (Gironde), Corbas (Rhône), Saint-Quentin-Fallavier (Isère), Meaux (Seine-et-Marne), ainsi qu’à Borgo (Haute-Corse). 
« Je pense qu’on se dirige vers la fin du mouvement », a prédit Alain Guillemet, responsable de l’Ufap-Unsa à Gradignan. 

Poursuite du mouvement  à Lorient et Rennes
La situation était plus confuse à Nice où le blocage a été levé ce matin, mais où l’assemblée générale a rejeté le projet d’accord, le personnel attendant les prochaines consignes syndicales.
A Fresnes (Val-de-Marne), l’AG des surveillants a clairement jugé le projet d’accord « insuffisant » mais le blocage a été suspendu dans l’attente des décisions au niveau national. 

Le mouvement a en revanche été maintenu à Dijon ainsi que dans plusieurs établissements de l’Ouest (Lorient, Angers, Argentan, Caen et Rennes). « 174 postes, ce n’est même pas un surveillant par établissement! », a protesté Eric Lemoine, de la CGT à Rennes. 

A la prison parisienne de la Santé, les surveillants ont voté la poursuite de l’action. L’accès à la prison a été dégagé sans violence par les forces de l’ordre et les manifestants ont été maintenus à distance.
A Fleury-Mérogis (Essonne), la plus grande prison d’Europe avec plus de 4.000 détenus, la prison n’était pas bloquée et une assemblée générale était convoquée à la mi-journée.

H1N1 – Ne paniquons pas…

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En ces temps de désastre économique, de crise alimentaire et de guerres interminables, notamment au Moyen-Orient, il fallait bien qu’une bonne grosse épidémie se propage également… non ?

H1N1, c’est son petit nom, ou Grippe A – afin de ne pas dire « grippe porcine » ou « grippe mexicaine », et de ne pas jeter l’opprobre sur les gruik gruik ou sur les mexicains – se répand donc gentiment. Le niveau 5, sur 6, vient d’être atteint ; ce qui signifie que nous sommes au bord d’une pandémie.

Pour mémoire, H1N1 n’en est pas à sa première visite. L’avant-dernière fois (de mémoire d’homme) que nous avons été confrontés à cette souche, c’était en 1918-1919. Elle avait occasionné, selon les estimations, entre 30 et 100 millions de morts ; soit entre trois et dix fois le nombre de morts causés par la Première Guerre Mondiale. Certes, la crise suivante n’avait occasionné « que » 2 millions de morts…

Son retour s’annonce donc, un tantinet, préoccupant ; heureusement que, entretemps, les moyens de lutte et de contenance du virus ont évolué… mais ce n’est pas encore, précisément, la joie.

Quels en sont les symptômes ? Les mêmes qu’une grippe normale – toux, courbatures, fièvre, écoulement nasal, somnolence…

Comment peut-on lutter contre ? En se faisant dépister – le résultat apparaît en 12 heures – et en prenant du Tamiflu et du Relenza. Officiellement, la France dispose de stocks conséquents de ces médicaments. En cas de doute, il faut appeler le 15.

Moins officiellement, votre serviteur, qui se traine une bonne grosse grippe également, a testé les moyens de lutte pour vous, auprès des services d’urgence de son hôpital.

Résultat ? Il n’y aurait AUCUN DANGER, à moins de revenir du Mexique. Super ! La grippe, c’est comme le nuage de Tchernobyl, elle reste tranquillement dans son coin, elle ne voyage pas par voie aérienne (éternuements), elle ne touche que les voyageurs de retour du Mexique ! Et tant pis pour les 29 autre pays touchés par H1N1, actuellement… en France, apparemment, c’est avec du Doliprane qu’on soigne une grippe mortelle ! Sans compter le « numéro d’appel d’urgence » qui est tout juste capable de dire « si vous ne revenez pas de voyage, on ne peut rien pour vous »…

Ne paniquez pas, ne paniquez pas, donc…

Ce serait peut-être plus facile, de ne pas paniquer, si DE REELLES MESURES ETAIENT PRISES, EN FRANCE, POUR CONTENIR CETTE SALOPERIE !

A bon entendeur… Votre serviteur va essayer de ne pas crever. Puissiez-vous en faire de même…  

[Note : Je parie 1000 Euros que cette affaire va se terminer en nouveau scandale... du genre "ah ben oui en fait il y a eu des milliers de morts parce qu'on n'a pas assez vite réagi, désolé !"]

La tragédie des « Conti »

  Cet article, ami lecteur, extrait du « Monde », semble bien résumer les tenants et les aboutissants de cette crise. Le point de vue du JRDF, à cet égard, est le suivant :

  1/Il faut considérer l’impact humain de cette affaire – bien abordé dans l’article qui suit – à savoir, l’avenir de travailleurs qui ont dévoué, souvent, des années voire des dizaines d’années à cette marque, et se retrouvent dans une situation critique.

  2/C’est bizarre, mais le « grand défenseur de l’industrie française » actuellement élu n’est pas terriblement présent, sur ce coup-là. Peut-être que l’Elysée a des problèmes de communication… Nous nous déclarons, en conséquence, partisan d’une cotisation collective pour payer un fax à Sarkozy.

  3/Certes, une entreprise n’est pas une oeuvre de charité. Une entreprise doit pouvoir réorganiser ses effectifs à sa convenance; MAIS d’une part, Continental a trahi son engagement – qui promettait de maintenir le site en question jusqu’en 2012 – ET, d’autre part, la société dégage toujours des bénéfices assez faramineux. Plus précisément : une marge de 39% annoncée en 2008, sur un chiffre d’affaires visé de 19,4 milliards d’euros. Soit 8 milliards d’euros, grosso modo.

  Ce conflit, très loin d’être isolé, peut ainsi être vu comme symptomatique :

  * Des dérives très communes du capitalisme financier, particulièrement sensibles, par contraste, en période de crise et alors que Continental dégage de confortables bénéfices.

  * De l’autisme actuel de la classe politique AU POUVOIR (ne pas mettre tous les politicards dans le même sac)

  * De la volonté de résistance qui se dégage au sein du peuple français, caste après caste, cas après cas; un syndicaliste de Continental a déclaré en substance : « Ca y est, nous y sommes, c’est la lutte des classes ! On ne peut plus reculer, sinon on meurt ! »

  Peut-être, n’est-il pas très éloigné de la vérité. En espérant que cette lutte ne prenne pas un tour sordide et inique, amis lecteurs, comme cela est déjà arrivé – DEFENDEZ-VOUS !

  …et essayez de ne pas vous faire trahir…

 

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Source : http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/04/24/les-salaries-de-clairoix-face-aux-actionnaires-de-continental_1184974_1101386.html

Cantonnés derrière un cordon de policiers, ils piétinent depuis quasiment une heure devant la Kuppelsaal, le centre des congrès d’Hanovre. Lorsqu’une personne tirée à quatre épingles sort de ce bâtiment gris et trapu, les noms d’oiseaux fusent : « Actionnaires voyous ! »

Jeudi 23 avril, environ 3 000 personnes, employées par Continental pour l’essentiel, sont venues exprimer leur « colère » devant les actionnaires réunis en assemblée générale (AG). Dans la foule se trouvent 1 000 à 1 200 Français, des salariés de l’usine de Clairoix (Oise) qui ont fait le déplacement, parfois avec leurs proches, dans un train spécialement affrété par le comité d’entreprise.

Il y a aussi des Allemands, qui travaillent dans un établissement de Continental situé sur l’agglomération d’Hanovre. Tous ces salariés ont au moins un point en commun : leur usine va fermer dans quelques mois – en mars 2010, normalement, pour ceux de Clairoix.

Xavier Mathieu, de la CGT, fait partie de la petite délégation qui a pu pénétrer dans le bâtiment. Après de longues palabres, raconte-t-il, elle a obtenu qu’une « motion » soit lue face à « tous ces fils de p… » Dans ce texte, les salariés dénoncent les fermetures de sites qui ne visent qu’à augmenter « les marges bénéficiaires » de Continental. Ils refusent d’« être jetés à la rue » et exigent des mesures garantissant l’emploi. « Avant de partir, nous avons été applaudis par la moitié de la salle (où se déroulait l’AG)« , affirme M. Mathieu.

Mais les salariés de Clairoix ne se font plus aucune illusion. «  »Ils » ne reviendront pas sur leur décision », confie Véronique, 40 ans, employée à la « confection ». Les derniers espoirs ont volé en éclats, mardi 21 avril, lorsque le tribunal de grande instance de Sarreguemines, saisi en référé, a rejeté la demande de suspension du plan social. « La justice leur a donné le droit de tout faire », dit un salarié.

« UNE TRAHISON »

Et l’hypothèse d’une reprise par un accessoiriste automobile basé à Dubaï ? Elle ne suscite que rires ou haussements d’épaules car pour les salariés, il est évident que Continental va récupérer l’intégralité des outils de production à Clairoix. Secrétaire (CFTC) du comité d’entreprise, Antonio da Costa trouve que le gouvernement joue un peu avec le feu en évoquant publiquement une piste incertaine. « Il faut donner du concret, sinon la colère des salariés sera très très grande », juge-t-il.

Aujourd’hui, la principale préoccupation des personnels est de savoir dans quelles conditions ils vont quitter Continental. Embauché en 1971 alors qu’il venait de décrocher son CAP de mécanique générale, Jean-Marie Prayez, 55 ans, explique qu’« il n’a jamais envoyé de CV de sa vie ». « C’est mon père qui m’a fait entrer dans l’usine », indique-t-il. A son âge, il ne se voit pas démarrer une nouvelle carrière. Il espère pouvoir toucher l’assurance-chômage en attendant que « la retraite tombe ».

Le montant des indemnités de licenciement est au coeur de toutes les conversations. Aux yeux des salariés, Continental se doit de signer de gros chèques, puisque le groupe a commis « une trahison » en décidant de fermer Clairoix alors qu’il s’était engagé à maintenir l’activité jusqu’en 2012.

Le dédommagement est aussi crucial pour tous ceux qui se sont endettés afin d’acheter leur logement. William, 32 ans, doit, à ce titre, rembourser 800 euros par mois. L’avenir l’inquiète car il craint de ne pas retrouver un emploi aussi bien rémunéré que celui qu’il occupe chez Continental. Le but des négociations à venir, déclare M. Mathieu, est de donner aux personnels le « parachute » le plus solide possible.

Bertrand Bissuel, envoyé spécial

Le fond de l’air est rouge : point de vue de Besancenot sur les dernières manifestations

  C’était assez prévisible, tout de même… depuis quelques années, ami lecteur, que je parcours différents mouvements politiques et citoyens, que je parle avec des militants variés… J’ai senti, dix-huit mois auparavant, que la situation portait, en elle, les germes nécessaires pour déraper. Certes, avec l’insurrection populaire en Grèce, et les émeutes de 2005, on ne peut pas dire que ce soit totalement inédit en Europe…

  Aujourd’hui, force est de constater, donc, qu’après un anti-sommet de l’Otan qui s’est terminé en barbecue de douane et d’hôtel, un anti-G20 qui a connu un mort, des Black Blocks de plus en plus déterminés, et une demie douzaine de séquestration de patrons, s’ajoutant aux blocages et aux occupations d’usines… le fond de l’air est rouge, camarade !

  Qu’en penser ? Comme d’habitude, d’une part, que les actions trop radicales, trop violentes, desservent au final une cause – car elles engendrent de la peur chez les citoyens, et que la peur empêche de raisonner. D’autre part, que nombre de ces dérapages sont en fait INITIES par les pouvoirs publics, afin de discréditer un mouvement. Enfin, qu’on apprécie cette radicalité ou non, on ne peut pas vraiment arguer que ces phénomènes fussent sans aucun fondement.

  Le peuple se révolte si peu… lorsqu’il le fait, généralement, il a (au moins) une bonne raison. Le JRDF se montre donc solidaire de ces revendications, mais pas forcément des méthodes employées. La destruction nous semble contre-productive, d’un point de vue révolutionnaire; pourtant, il faut considérer que le peuple, finalement, ne fait que réagir à des pressions violentes, pas terriblement nouvelles, et qui n’ont pas été de son fait, à l’origine.

  Le JRDF rejette la guerre, donc; mais qui a déclaré cette guerre ?

  Ce qui me permet, ami lecteur, de retranscrire ici le dernier passage d’Olivier Besancenot dans Le Grand Journal. Ce blog a souvent été critique à son endroit, non par goût, mais par nécessité. Par honnêteté. Encore une fois, ainsi, je réitère le fait qu’il soit dangereux, à mes yeux, de considérer le leader du NPA comme « le rebelle officiel ». Et qu’il serait intéressant de voir d’autres têtes d’affiche… Néanmoins, Besancenot, indéniablement, se bat depuis longtemps pour les intérêts d’une grande partie du peuple. Et son point de vue sur les évènements récents n’est pas dénué d’intérêt. Ni d’une certaine subtilité, que ses détracteurs refuseront toujours de lui accorder. Voici donc ce qu’il a déclaré, il y a quelques jours :

 

   Denisot : Alors, vous étiez à Strasbourg, parmi les manifestants anti-OTAN… C’est vrai que les actes de violence ont beaucoup retenu l’attention, au risque de masquer la vraie raison. On parle aussi de laxisme des forces de l’ordre. Quel est votre point de vue sur ce qui s’est passé ?

  Besancenot : Ben d’abord, que la manifestation ait eu lieu, ça je pense déjà que c’est un succès, parce que Nicolas Sarkozy,le Ministère de l’Intérieur, et les pouvoirs publics ont tout fait pour qu’elle n’ait pas lieu. Je dis bien « absolument tout » puisque des manifestants ont été maintenus à l’extérieur de la ville. Nous, on a été retenus pendant des heures et des heures… A la dernière minute, la Préfecture a imposé un parcours hors de la ville. Même pour avoir accès au début de ce parcours, ça a été impossible, il a fallu franchir je-ne-sais pas combien de barrages… et puis là, on n’a eu plus aucun interlocuteur avec la Préfecture, on nous a trimballés, voilà, on a changé le parcours à la dernière minute, y’avait une présence policière démentielle, avec des hélicos au-dessus du lieu où devait se tenir le meeting. Tout ça, ça fait un peu d’ambiance, si on veut dissuader les gens de venir manifester tranquillement on fait pas mieux; et là, on a été coincés dans une vraie souricière, ce qu’on…

  Denisot : Et là, y’avait les manifestants dont vous faisiez partie, et les Black Blocks; Est-ce que c’est la même chose ? Est-ce que vous vous montre solidaire de ces Black Blocks ? Est-ce-que vous cautionnez ce qu’a dit Frédérick Lefebvre, porte-parole de l’UMP ? Ecoutez, c’est très court…

  Lefebvre : « Vous savez, pour moi, le NPA et Besancenot, c’est un peu la vitrine légale de ces casseurs… »

  Besancenot : Mouais, est-ce qu’il faut vraiment répondre à ça ? Monsieur Lefebvre est spécialiste des petites phrases, le LKP c’étaient les tontons makoute donc bon… enfin, il fait toujours dans la dentelle… Moi, je désapprouve les actions du Black Block. Je ne les cautionne pas, parce que pour moi, la révolution c’est pas la violence gratuite, ce sont pas les actions minoritaires… Moi, je milite pour une grève générale, pour une action d’ensemble… Maintenant, ce que je condamne, ce sont les raisons pour lesquelles on en est arrivé à ça. Ce que je constate, c’est que ceux qui voulaient aller manifester, on a tout fait pour qu’ils ne puissent pas le faire. Ceux qui voulaient trouver des barres à mine ou des cailloux, en gros ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient… Je rappelle qu’il y avait 11 000 forces de l’ordre à Strasbourg ! Et cette souricière, parce que c’était important, je rappelle qu’on était plusieurs milliers de manifestants, on a été bloqués devant et derrière par les forces de l’ordre, et aspergés de gaz lacrymogène.

  Apathie : Vous pensez que c’était volontaire ?

  Besancenot : Ecoutez, que c’était volontaire, faudra qu’on me dise le contraire… Je ne suis pas dans le secret des dieux. Maintenant, vous imaginez qu’on a organisé quand même quelques manifs… euh, on sait comment on fait une manifestation qui dérape, et une manifestation qui dérape pas, du côté des forces de l’ordre… je ne les porte pas forcément dans mon coeur, mais…

  Apathie : C’est difficile, avec ces énergumènes, dont le constate que vous ne vous sentez pas solidaire, de prévoir si une manifestation va déraper ou non…

  Besancenot : Vous voyez, dans cette séquence, qu’on vient de voir, ça s’est passé dans notre cortège, on était dans une rue, on a demandé à pouvoir en sortir, et là y’avait plus personne… donc pour moi, c’est signé « Furax » : on voulait que cette manifestation dégénère. Et on s’en est donné les moyens, pour effacer le véritable évènement. A ce sommet, des voix se sont élevées contre ce concert unanime, parce que je rappelle qu’on nous présentait le G20 et le sommet de l’Otan comme une ère nouvelle du capitalisme, puisque je rappelle que monsieur Sarkozy a dit que le capitalisme, maintenant, était moralisé…alors que pour moi, il y a une cohérence entre le sommet de l’Otan et le G20; je rappelle cela, parce que ceux qui n’étaient pas à Strasbourg, il peut y avoir un décalage… Barack Obama a pu faire un meeting avec des milliers de jeunes. On avait l’impression que c’était la liberté totale de circulation. Nous, on a fait un meeting la veille, et on a ramé méchamment pour que des militants puissent arriver ! Donc là, y’a deux poids deux mesures… et Barack Obama, c’est vrai qu’il l’a fait avec le sourire, mais dans son discours il a exhorté l’Europe à renforcer son poids militaire. Concrètement, ça veut dire qu’un pays comme la France doit encore augmenter son budget militaire, qui est déjà de 44 milliards d’euros. Ben moi, j’aimerais prendre sur ces milliards d’euros pour financer les besoins sociaux, parce que quitte à faire la guerre, je préfère la faire à la crise économique. Je pense qu’on aurait bien besoin de ça.

  Apathie : A propos des paradis fiscaux, vous ne pouvez pas nier que le G20 a fait un premier pas ?

  Besancenot : Oui, enfin, un premier pas, c’est relatif puisque vous avez suivi cette affaire comme moi… Aujourd’hui donc, il y a les gentils paradis fiscaux, et les méchants paradis fiscaux. Y’a ceux qui n’ont pas d’amis dans le monde – ils sont trois – et ceux qui ont des amis, et qu’on doit laisser tranquille. J’essaie de vous expliquer ce que nous proposons contre cela : levée du secret bancaire, commercial, industriel, pour savoir où passe l’argent, que les pouvoirs publics aient le contrôle sur ça; Deuxièmement, publier les comptes auprès du fisc; et troisièmement, ça passe par une fiscalité européenne. Sachant que les derniers traités demandent l’unanimité sur cette question, ça fait qu’un pays comme le Luxembourg peut s’opposer à cette volonté. 

  Ariane Massenet : Et à propos de la séquestration des patrons ? Vous trouvez que c’est une bonne méthode ?

 Besancenot : Je pense que c’est légitime.

  Massenet : Mais c’est illégal.

  Besancenot : Je pense que c’est légitime. Effectivement, c’est légal dans ce pays d’avoir une entreprise qui licencie quand elle fait des bénéfices, mais quand il y a des travailleurs qui sont pris à la gorge, qui se retrouvent face à une direction qui ne veut rien lâcher, qu’ils la retiennent une nuit pour essayer d’obtenir quelque chose, je pense que c’est légitime.

PS : Détournement de fonds associatifs à Marseille…

  Il n’est pas dit que le JRDF épargnera quiconque; malgré ses accointances réformistes, et son rejet d’une grande partie de la politique (méchamment de droite) actuelle, un voleur est un voleur – fut-il un ponte socialiste.

  Voici donc une transcription du Canard Enchaîné du 25 mars. J’y ajoute, ami lecteur, ma part personnelle de honte, et de désapprobation

 

  Mazette ! A Marseille, le PS a visiblement oublié de doter le conseil régional PACA d’une machine à broyer les documents compromettants. Elle lui aurait pourtant été fort utile. Depuis un an, le vilain juge Landou enquête sur des détournements de fonds au profit d’associations bidons des quartiers nord de Marseille. Des fiefs socialistes que la Région a gavé de subsides pendant des années.

  Le magistrat soupçonne de joyeuses pratiques destinées à « fluidifier » les campagnes électorales (« Le Canard », 11/2). Mais, à en croire Michel Vauzelle, le président de la Région, ses services ont été abusés par des escrocs à la petite semaine. Même son de cloche chez Sylvie Andrieux : la patronne du groupe PS chargée de la « politique de la ville » n’a rien vu, rien entendu et hurle aux « négligences administratives ».

  Seulement voilà : un document passionnant, tombé sous le bec du « Canard », ne plaide pas en leur faveur. Il s’agit d’une note interne plutôt gratinée qu’un cadre avait adressée, dès le 19 juillet 2002, à sa hiérarchie. Dans ce courrier de quatre pages, il dénonce l’existence, au conseil régional, de deux types d’associations.

  D’un côté, celles qui présentent des « dossiers normaux » de demande de subventions. Disséminées dans toute la Région, elles rament pour décrocher quelques poignées d’euros, subissent une batterie de contrôles administratifs, doivent, chaque année, justifier de leurs actions en faveur des quartiers et montrer patte blanche sur leur comptabilité… De l’autre, les associations pistonnées des « dossiers signalés ». Bizarrement concentrées dans certains quartiers marseillais, ces associations-là engrangent des aides « tr.ois à dix fois supérieures », toujours selon cette note incendiaire.

  Leur versement est imposé par les élus desdits quartiers, ui exercent »une pression directe » sur les fonctionnaires. Résultat miraculeux : « La fiabilité de ces associations n’est pas vérifiée » et « aucun contrôle de l’usage des crédits ne peut être effectué », écrit l’insolent. Bref, du bon vieux clientélisme à la papa, particulièrement vigoureux en période électorale : 2,2 millions d’euros, pour 160 « dossiers signalés », ont ainsi été balancés dans la nature rien qu’entre mars et juin 2002, à la veille des élections législatives.

  Problème : dans sa confession écrite, le rédacteur de cette note précise qu’il a alerté en vain, et à trois reprises, le cabinet de Michelle Vauzelle. Lequel répond au « Canard », via son avocat, Me Gilles Gauer, qu’il n’a « jamais eu connaissance de ce courrier ». [NDLR : C'est terrible, ces lettres qui se perdent...]

  A l’époque, il avait pourtant provoqué une petite panique à la Région, ce qui n’avait pas valu une promotion à son auteur : le bavard avait été illico placardisé, sur ordre de Sylvie Andrieux. Celle-là même qui est abondamment citée par plusieurs fonctionnaires qui défilent ces temps-ci chez le juge Landou…

  L’un d’eux se souvient : « Si l’un de nous avait le malheur de lui demander des justificatifs ou d’émettre des doutes sur une associations, ça soufflait sévère ! »

  Au pays du mistral, ça mérite d’être signalé… 

Fin du suspens : le gouvernement dévoile son décret pour « lutter contre les excès du système capitaliste » !

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  Ami lecteur, j’ai écrit précédemment que le JRDF ne se livrerait jamais au procès d’intention. L’idéologie est une chose; La mauvaise foi en est une autre. Nous avons donc attendu que le fameux décret « anti-bonus » paraisse, très officiellement, afin de pouvoir exprimer notre avis à son égard.

  Il est – ô euphémisme ! – pour le moins mitigé. Il s’agit d’un décret qui sera levé « d’ici 2010, si nous sortons de la crise »; une mesure d’un an environ, au final, qui ne comprend la régulation du capitalisme que dans l’optique suivante : « En période dure, le peuple risque de voir qu’on se sucre sur son dos, et de se révolter. Il est donc nécessaire de sauver les apparences. Mais demain, quand ce sera fini, on pourra reprendre exactement comme avant. »

  Comme il est loin, le temps où Sarkozy se réclamait de Jaurès… Résumons-nous : ce décret ne concerne que six banques : Société Générale, Paribas, Crédit Agricole, Banque Populaire, Caisses d’Epargne, Crédit Mutuel, ainsi que les deux groupes automobile Renault et PSA. Pour un pays qui compte des millions de sociétés, et une bonne quinzaine de banques françaises – sans compter les institutions étrangères – c’est un peu court, jeune homme.

  Deuxièmement, ce décret interdisant  les stock-options et les actions gratuites, n’est que provisoire. Il ne remet pas en question ce système, parfaitement « légitime » en cas de non-crise. Quand les caméras ne sont pas braquées dessus, donc.

  Troisièmement, la cerise sur le gâteau : les bonus des chefs d’entreprise (de ces huit sociétés) seront rendus illicites en cas de « licenciements importants ». Pour connaître la définition précise de cette expression, et savoir qui sera chargé d’évaluer cette importance, adressez-votre courrier à :

  LE VIDE

  BOÎTE POSTALE NEANT

  LA-BAS, A GAUCHE APRES L’INFINI

 

  Laurence Parisot, quant à elle, poursuit sa stratégie-fétiche : d’une part, elle voit « une légitimité dans le fait que l’Etat définisse les conditions des prêts et des aides qu’il accorde aux entreprises »; mais laissez-la parler un peu, et elle vous dira que « la loi ne peut cependant pas tout », et que ce qu’elle ne peut pas faire, le code éthique du MEDEF s’en chargera bien volontiers.

  Traduction : Faire appliquer ce que les représentants du peuple ont décidé, par voie de justice notamment, n’a pas autant de poids qu’un texte que les grands patrons ont la liberté d’appliquer, ou non, sans aucune sanction. Lumineux…

  Quant à François Hollande (Martine Aubry semble toujours aux fraises…), il a « répété son opposition à un décret pour encadrer les dirigeants des entreprises aidées et plaidé pour une loi, qui concernerait aussi les autres entreprises, sauf celles qui démarrent. Il est favorable à un plafonnement des salaires des dirigeants à 400.000 euros par an. »

  Le JRDF ne le contredira pas sur ces principes. Dommage que le PS n’ait pas appliqué ces idées, lorsqu’il était au pouvoir…

  En conclusion, le monde financier s’effondre, mais la droite française reste toujours fidèle à elle-même : elle ne bouge son cul que lorsqu’un scandale éclate, et l’éclabousse; elle fait l’apologie du changement tout en n’assurant même pas le minimum requis; et surtout, elle étale une bonne couche de morale sur son système capitalisto-glauque, histoire que ça se voie moins.

  A tout prendre, ce décret n’est donc pas mauvais, en lui-même; un peu comme quelqu’un qui balancerait un seau d’eau sur un immeuble de cinq étages en flammes.

  Pas sûr que cela éteigne l’incendie, en revanche…

Suspens : Sarkozy va-t-il pouvoir réglementer les bonus et les stock-options ?

A la veille du dévoilement du décret en question, annoncé à grands renforts de coups de menton par notre cher Tsar, penchons-nous sur cet intéressant problème de société : Peut-on crasher son entreprise comme une merde, et se barrer avec une grosse partie de la caisse ?

  D’un point de vue légal, la réponse semble être positive. D’un point de vue moral, en revanche, le concept parait faire grincer de nombreuses dents…

  Donc, en attendant (sait-on jamais ?) de constater si notre Président est à la hauteur de ses ambitions avouées, ou s’il faudra définitivement instituer la Fête de l’Impuissance en son honneur, le JRDF copie-colle ici un article bien foutu de la Tribune, qui se permet même de comparer notre situation avec celle de l’Allemagne :

 

La polémique sur la rémunération des dirigeants d’entreprise continue de faire des vagues. Ce dimanche, les réactions syndicales et politiques se poursuivent alors que le gouvernement devrait dévoiler lundi son décret anti-bonus. On apprend dans le même temps, selon le Journal du Dimanche, que le patron du promoteur immobilier Nexity, Alain Dinin, aurait à son tour renoncer à ses bonus et stock-options.

Du côté des socialistes, la mobilisation est toujours de mise sur le débat. Le chef de file des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault, a ainsi déclaré samedi sur LCI être « pour la suppression des stock-options, pendant cinq ans, sauf pour les entreprises naissantes ». « Si on ne fait pas ça, le système devient immoral et fou », a-t-il souligné. Le député socialiste s’est également prononcé pour le « plafonnement des salaires des dirigeants pour les entreprises aidées, à 300.000 euros », « sur le modèle de Barak Obama ».

Pour sa part, Ségolène Royal, qui tenait samedi l’assemblée générale de son association Désirs d’avenir, a fustigé les « abus de richissimes prédateurs » de l’économie française, évoquant superbonus et parachutes dorés. « Tous ces abus de richissimes prédateurs sont à la fois le contraire de la justice, du respect et de la fraternité » a-t-elle asséné. Et de s’attaquer au gouvernement : « Le pouvoir en place depuis deux ans oppose à cette prédation sur l’économie française une mollesse, une absence de courage qui me semblent particulièrement coupables », ajoutant que « cet excès de richesses et cette accumulation de pauvreté de l’autre divise et fragilise le pays ».

Sur le front syndical, on appelle le gouvernement à aller plus loin et frapper plus fort sur l’attribution des bonus aux grands patrons. Le secrétaire général de Force Ouvrière (FO), Jean-Claude Mailly, estime ainsi ce dimanche dans un entretien publié par le quotidien Sud Ouest Dimanche que les restrictions sur les bonus et les stock-options ne doivent « pas se limiter aux entreprises qui obtiennent le soutien de l’Etat ». « Dans la situation de crise que nous traversons, il serait de la responsabilité du gouvernement de prendre deux décisions », explique-t-il. « Tout d’abord, pourquoi ne pas plafonner les dividendes d’une manière générale? C’est le Parlement qui doit en disposer par une loi. Ensuite, il faut qu’une loi oblige toute entreprise qui bénéficie de soutien public de l’Etat ou des régions, à des contreparties sociales notamment en termes d’emploi ».

Mais si le fond du débat provoque toujours la polémique, la forme -celle d’une réglementation de la rémunération des dirigeants par décret – suscite aussi la critique. Petits actionnaires, patronat et administrateurs doutent ainsi de l’efficacité d’une nouvelle loi ou d’un décret pour encadrer la rémunération des dirigeants, et plaident plutôt pour l’autorégulation sous le contrôle des actionnaires.

« Il ne faut pas qu’une loi fixe les rémunérations . Nous sommes dans un pays libre. C’est aux actionnaires de le faire », estime ainsi Colette Neuville, la présidente de l’Association des actionnaires minoritaires (ADAM). Pour sa part,  l’Institut français des administrateurs (IFA) recommande « la voie consistant à responsabiliser les dirigeants et les administrateurs, sous le contrôle des actionnaires et de l’opinion publique, plutôt que la contrainte par la loi et le règlement », rejoignant ainsi les positions du Medef qui s’est refusé à imposer aux patrons un cadre réglementaire à leur rémunération.

Seul le président de l’UIMM (Union des industries et des métiers de la métallurgie), Frédéric Saint-Geours, s’est montré samedi moins réticent, estimant qu’un décret pourrait contribuer à refermer « la déchirure » entre la société et les entreprises. « Passons par un texte pour éviter que la déchirure ne s’acroisse », a relevé le patron de l’UIMM, en regrettant toutefois que l’Etat n’ait pas clarifié sa position au moment de la conclusion d’accords avec les entreprises concernées.

Dans un entretien au Journal du Dimanche, Ernest-Antoine Seillière, président du conseil de surveillance de Wendel et ancien président du Medef, estime pour sa part que « ce qui doit primer » dans les rémunérations des dirigeants « ce sont des critères de réussite », mais note qu’ »il y a des abus ». « Ce qui est choquant, c’est quand quelqu’un reste bien payé dans une entreprise qui va mal », poursuit-il, en ajoutant que « c’est pour ça qu’ont été conçues les rémunérations variables ».

Le débat sur la rémunération des dirigeants s’est aussi exporté en Allemagne. Ce dimanche, un ex-dirigeant de la Dresdner Bank a annoncé renoncer à ses indemnités. Dans un entretien au quotidien Bild, l’ancien président du directoire de la banque, rachetée par Commerzbank, Herbert Walter, précise qu’il se prive de son indemnité de départ de 3,6 millions d’euros.

« Au vu des conséquences considérables de la crise sur la Dresdner Bank, je renonce à cette indemnité », déclare-t-il au quotidien, tout en insistant sur le fait qu’il avait « légalement droit » à cette indemnité. « Les revenus des dirigeants devraient être davantage liés à la performance de l’entreprise à long terme que ce n’était le cas jusqu’ici », estime Herbert Walter, assurant comprendre « que le système de rémunération des banques provoque l’incompréhension de certains ».

L’ancien dirigeant répond ainsi au souhait du gouvernement qui demandait un tel geste aux neuf anciens membres du directoire de la Dresdner Bank, qui ont perçu l’an dernier 58 millions d’euros de revenus . Dans un entretien au même quotidien Bild mais samedi, le ministre de l’Economie Karl-Theodor zu Guttenberg, estimait ainsi qu’il s’agissait d’une question de « décence que ces manageurs remboursent leurs primes ou qu’au moins ils en fassent don ».

Il faut dire que la Commerzbank, qui a été récemment partiellement nationalisée, a publié une perte nette de 6,6 milliards d’euros en 2008, plombée par sa filiale bancaire.

Le pape… encore et encore

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  Au risque de choquer, à mon tour, ami lecteur, je ne vais pas me ranger du côté des loups hurlant contre Benoît XVI, et vais donc faire court.

  Le dénommé Ratzinger, qui a longtemps fait partie de l’administration de la Congrégation de la Foi, peut-être l’un des offices les plus intégristes du Vatican (un restant de l’Inquisition, pour être plus spécifique), a également oeuvré du côté de l’Index – vous savez, ce service qui décide quel livre est pur, et quel livre mériterait le bûcher, si le Vatican était encore doté d’un pouvoir temporel…

  Alors, ne coupons pas les cheveux en quatre : Benoît XVI est un conservateur aux méthodes expéditives – ainsi qu’en témoigne l’attaque en règle contre l’Islam, ayant failli déclencher une guerre de religions, à peine quelques mois après son arrivée à la tête de l’entreprise J-C incorporated. Ou ses fréquentes allusions au fait que le concile Vatican II, à ses yeux, était un reniement des principes fondamentaux de l’église apostolique, catholique et romaine.

  Donc, ne jouons pas les vierges effarouchées : on le savait déjà, depuis longtemps, que cet homme était potentiellement dangereux.

  Partant de là, excusez-moi, mais les propos tenus par le mîtré Ratzinger, sont presque en-deça de ses records précédemment établis. Qu’on s’offusque de si peu, venant d’un pape, et en particulier de celui-ci, m’interpelle.

   Alors, on reprend : l’Eglise catholique prêche l’abstinence avant le mariage, l’abstinence encore pour lutter contre le SIDA, et l’abstinence toujours au regard de tout ce qui a un rapport avec le sexe, excepté dans le contexte de procréation – dument sanctionnée par un mariage religieux.

  Voilà. Ceux qui attendent qu’un pape passe outre ces dogmes, ont autant de chances d’assister à ce spectacle qu’au retour d’Elvis. Jean-Paul II lui-même, pourtant réformateur, savait qu’il ne pourrait jamais changer cet état de fait. Non qu’il y crut dur comme fer – il a emporté ce secret dans la tombe – mais parce que, s’il le faisait, tout un tas d’intégristes lui seraient tombés dessus à bras raccourcis… Et déjà qu’il avait échappé de peu à un attentat…

  Par contre, quitte à parler d’abstinence, s’il est de fait que rien n’est plus stupide que de demander à un pape ce qu’il pense du préservatif, il serait tout de même agréable que le dignitaire en question s’en tienne aux dogmes de sa boîte, sans en rajouter une couche…

Hécatombe d’emplois

  Quelques chiffres, ami lecteur, pour ta réflexion personnelle :

  Entre 2005 et 2007, les constructeurs automobiles ont annoncé 10 000 suppressions d’emplois.

  Au cours du dernier mois, plus de 7000 emplois ont été perdus dans ce secteur. La crise touchant également les équipementiers, un effet boule de neige s’est amorcé… Décompte final lorsqu’on ramassera les morceaux.

  En février, les rangs des chômeurs officiels (très sous-évalués) comptaient 79 000 personnes supplémentaires. Le chiffre total officiel, vient de se porter à 2,38 millions.

Pour le plein emploi promis par Sarkozy (d’ailleurs, quitte à promettre des trucs pareils, autant annoncer également qu’on va mettre fin à toutes les guerres, dans le monde), il faudra probablement attendre son second mandat…

Jacques Séguéla et le sens de la vie

Source : Le Post

C’était le 13 février sur le plateau de Télé-Matin. Le publicitaire Jacques Séguéla était l’invité des 4 Vérités.

Le journaliste évoque le « bling bling« , le côté ostentatoire de Nicolas Sarkozy au début de son mandat. Alors, est-ce l’époque qui a changé ou est-ce que c’était une erreur de communication ?, lui demande le journaliste.

La réponse de Séguéla en dit long sur le personnage :

« Comment peut-on reprocher à un président d’avoir une Rolex ? Tout le monde a une Rolex. Si à 50 ans on n’a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie ! »

 Alors à tout ceux qui ont 50 ans et pas de Rolex…

Liberté d’expression, libertés informatiques, et presse gratuite (un mauvais cocktail)

Source : Libération

A-t-on le droit de critiquer la RATP dans Direct matin plus, le gratuit distribué dans le métro, suite à un accord entre Bolloré, l’éditeur du journal, et la Régie ? Visiblement, c’est un peu délicat.

Mercredi, ainsi que le raconte Rue89, un article consacré au passe Navigo, qui a succédé à la carte Orange, a été remplacé par une pleine page de pub, alors que le papier était déjà mis en page et titré. L’article, comme plusieurs autres chaque jour dans Direct matin plus, est le fruit d’un partenariat avec le Monde, qui fournit des textes clés en main au gratuit de Bolloré.

Dans le papier en question, l’auteur, Eric Nunès, relaie les critiques, notamment émises par la Cnil , sur le passe Navigo – ce mouchard numérique permettant de tracer les parcours des voyageurs et d’utiliser leurs données personnelles. Mais jeudi, couic, plus de papier. «J’ai été prévenu que la page était retirée, indique Olivier Biffaud, rédacteur en chef à Direct matin plus, en charge des relations avec le Monde et seul à accepter de s’exprimer. Ils ont considéré que le papier était à charge et je déplore ce retrait.» La charte, signée entre le Monde et Bolloré, stipule que le second n’a pas le droit de toucher au moindre mot dans les articles du premier, mais qu’il peut retirer les papiers. Selon Olivier Biffaud, un nouvel article sur les dérives possibles du Navigo devrait être publié cette semaine. Moins à charge ?

De son côté, la Société des rédacteurs du Monde doit aborder le sujet, aujourd’hui, avec sa direction. Déjà, en juin 2007, un article issu de Courrier international (filiale du Monde) et racontant les déboires de musiciens roms avec la police, avait été trappé au motif, avait alors vitupéré Bolloré, qu’«on ne peut pas parler de la sorte de la police française».

Finalement, après que la censure eut été rendue publique, le papier en question avait été publié, accompagné de deux précisions, l’une de Courrier international justifiant la parution de l’article, l’autre de Bolloré dénonçant son caractère«outrancier».

Signez le pacte des libertés numériques !

Bonjour, 

Vous avez déjà échangé des œuvres? Vous avez déjà téléchargé des films, des tubes, mais aussi des œuvres rares, oubliées ou tombées dans le domaine public? Si tel est le cas, la loi Hadopi va bientôt faire de vous un PIRATE

Mais si, comme nous, et comme des millions d’autres citoyens en France, vous pensez qu’il est grand temps de reconnaître ces pratiques d’échange comme inscrites dans la révolution numérique, si vous partagez la conviction qu’Internet nous offre de nouveaux espaces de liberté, et qu’il faut les protéger, nous vous invitons à découvrir et signer le Pacte pour les Libertés numériques en cliquant ici : http://reseaudespirates.net/

Pourquoi signer dès aujourd’hui et rejoindre la communauté des pirates? Parce que, dans moins de 4 jours, le débat sur la loi Création & Internet (Hadopi) reprend à l’Assemblée. Le Pacte totalise à ce jour 8000 signatures. Nous pouvons faire mieux, et atteindre 100 000 signataires dans le week-end! Cliquez ici : http://reseaudespirates.net/?q=/user/register

Au delà de l’actualité  de la loi Hadopi, l’ambition du Pacte est de faire des libertés numériques un élément clé de la campagne des élections européennes de juin prochain… et, plus largement, du débat public, comme Nicolas Hulot l’avait fait pour l’écologie. 

Défendons les libertés numériques : prenez le parti des pirates! http://reseaudespirates.net/?q=/user/register

 

Le réseau des pirates 

 

Ils nous soutiennent : Lepost.fr, Numerama, L’hebdomadaire Vendredi, Agoravox

Et de nombreux signataires, visibles sur le site.

Un internaute dresse l’historique des conflits salariaux en Guadeloupe

A l’heure où le LKP guadeloupéen semble avoir pu imposer ses revendications – à l’issue d’un mouvement social d’un mois et demi faisant déjà suite à des grèves rapportées entre ces pages – et en attendant que l’incendie ne se propage à la métropole, il me semble tout-à-fait opportun d’extraire ce commentaire. Il détaille l’historique des précédents conflits sur l’île, et permet de se rendre compte que ces problèmes ne datent pas d’hier… en espérant qu’ils seront résolus, demain :

 

Il y a quarante ans… Mai 1967… Des travailleurs guadeloupéens demandent une augmentation salariale de 2,5%. En guise de réponse à leurs revendications, les forces de l’ordre sont appelées : bilan 87 morts et des centaines de blessés, de nombreuses arrestations, emprisonnements, inculpations pour… atteinte à l’intégrité du territoire national !

En février 1952, des travailleurs guadeloupéens demandent une augmentation salariale. En guise de réponse à leurs revendications, les forces de l’ordre sont appelées : bilan 4 morts et 14 blessés.

En février 1930, des travailleurs guadeloupéens demandent une augmentation salariale. En guise de réponse à leurs revendications, les forces de l’ordre sont appelées : bilan 3 morts.

En février et mars 1910, des travailleurs guadeloupéens demandent une augmentation salariale de 2 francs pour les hommes, 1,50 francs pour les femmes, et 1,25 francs pour les enfants. En guise de réponse à leurs revendications, les forces de l’ordre sont appelées : bilan 4 morts, 12 blessés et de nombreuses arrestations.

En Février 2009, un siècle plus tard, des travailleurs guadeloupéens demandent une augmentation salariale de 200 euros sur les bas salaires. En guise de réponse à leurs revendications, les forces de l’ordre sont appelées…

Un siècle, qu’inlassablement nous revendiquons ce à quoi nous avons droit ! Un siècle, qu’on nous vole et qu’on nous humilie !

 

Un siècle d’exploitation outrancière, un siècle de « PWOFITASION ».

Alors diffusez ce message à tous vos contacts, à travers le monde entier, afin que notre insularité ne fasse pas obstacle à la proclamation de la vérité !!!

Dites leur que cela fait un siècle que cela dure, que cela fait un siècle qu’il y a des magouilles, que cela fait un siècle que les lois ou arrêtés appuyant et justifiant nos revendications sont bafoués !

 

Dites leur que notre courage n’est plus à démontrer et que nous irons jusqu’au bout, en faisant preuve de CALME et de DETERMINATION !!!

Dites-leur que le 27 mai 1848, nous sommes devenus des hommes, que ce jour – là, en gagnant notre liberté, nous avons gagné le droit au RESPECT et à la DIGNITE auquel à droit tout être humain !

Dites-leur que, aujourd’hui, un peu plus qu’hier, nous sommes FIER(ES) D’ETRE GUADELOUPEEN(NE)S !

Un avis d’un internaute, résistant oenologue

Confondre « répression de l’alcoolisme » et « Vin » c’est comme confondre « répression de la prostitution » et « Amour ».

Peut-être y a t-il 12,5% de prostitution dans l’amour… en ce cas je plains Mme Bachelot pour sa piètre opinion de l’espèce humaine. Il faut résister : tous à ALBAS (Lot) le 23 mai 2009 pour la Fête du Vin de Cahors (à déguster avec modération*). 9 vins à déguster, 18 groupes de musique, 15 € l’entrée.

Programme en PDF sur demande au 0565221910

Luttons!

* selon les termes de la loi Évin, un autre grand humaniste! »

Méfiez vous, c’est un pauvre! » nous prévenait Bernanos en 1933 à propos d’Hitler.

« Méfiez-vous, ce sont des pauvres d’esprit! » peut-on dire aujourd’hui à propos de ces liberticides…

 

Ce commentaire a été déposé sur l’article : http://jrdf.unblog.fr/2008/12/09/lump-veut-interdire-les-degustations-de-vin/

Je réponds à cet internaute : Comme je le laissais présumer dans mon post originel, avec une pointe d’humour évidemment, mais pas seulement, s’il y a bien une chose qui peut pousser des français à la révolte, c’est qu’on touche à leur alcool ! Bon, qu’on ne le prenne pas mal, c’est une boutade, cependant je pense que les français sont attachés au confort de leur mode de vie, et que celui qui s’avise de venir un peu trop les encadrer est bien mal avisé…

Un avis d’un internaute, à propos de l’occupation des locaux de la CGT par un collectif de sans-papiers

« En lisant et relisant le communiqué de la CA, il est difficile de lire que les syndicats, par le biais de la CA, vont procéder à l’expulsion des sans papiers qui occupent la Bourse du Travail. Ce sont des propos malhonnêtes de la part des soutiens ainsi que des responsables des sans papiers. Il n’est nullement cité que la CA et les syndicats vont faire expulser les occupants. Arretez de faire circuler des propos aussi peu fiables… Je ne suis pas contre les sans papiers, mais contre leur occupation… la Bourse du Travail n’est pas un lieu d’occupation, mais un lieu ou plutôt un outil pour les salariés, et aujourd’hui cet outil ne sert pas la cause des salariés, par l’occupation elle ne peut apporter aucun soutien réel, l’occupation n’apporte aucune solution, le gouvernement ce fout complètement de cette situation et préfère laisser pourrir les choses. Cette occupation ne sert en rien la cause des sans papiers, elle fait au contraire mourir cette cause. Le mouvement des sans papiers n’est plus crédible… l’isolement des sans papiers en est la preuve…

 

L’occupation empêche des salariés des syndicats d’exercer leur métier, mais surtout empêche les syndicats de travailler et de pouvoir apporter leur aide. Arrêtez de critiquer les syndicats, ce sont encore eux qui vous aident le plus… et de plus certain des responsables des sans papiers se servent de cette occupation pour soudoyer de l’argent à de pauvres sans papiers qui eux n’ont vraiment rien… est ce normal ? Non. Alors il serait vraiment temps que cette occupation s’arrête, car aucune possibilité ne peut en ressortir. Allez plutôt voir se qui se passe dans les préfectures, peut-être que vous arriverez a comprendre que les dossiers ne sont pas bloqués par les syndicat mais bel et bien par les préfectures. Arrêtez de faire croire que se sont les syndicats qui ont été achetés par le gouvernement… Je pense que certains responsables des sans papiers sont mieux placé pour savoir réellement qui sont les responsables de ce bloquage. Trop d’abus a fait tout simplement pourrir votre cause… »

 

 

Je réponds à cet internaute, sur ce sujet :

 

Pour mémoire, l’article auquel vous faîtes référence est le suivant :

http://jrdf.unblog.fr/2009/01/14/sans-papiers-de-la-bourse-du-travail-divisions-et-enlisement

 

Je rappelle que ce post est une transcription d’un article paru dans Libération. Pour ce qui est de mon avis sur cette question, je l’ai exprimé en tête de cet article. Je suis loin de penser que les syndicats, en France, sont tous corrompus… Qu’il y en ait, qu’il y ait des dysfonctionnements, des guerres de chapelles, ou tout simplement les dérives liées au fait que moins de 10% des salariés français fussent syndiqués, sont des éléments dont on doit tenir compte. Mais je ne me prête pas au jeu du « tous pourris »; au contraire, si la situation était aussi simple, je pense que nous y verrions tous beaucoup plus clair.

 

Par rapport à cette occupation, je suis surpris qu’on me taxe de jeter la pierre aux syndicats, car j’ai essayé de rapporter leur point de vue. En gros : Ils sont déjà bien gentils d’héberger les sans-papiers, il faut quand même prendre en compte le dérangement causé par ces personnes. Je ne puis trancher entre les deux partis, si tant est qu’ils fussent vraiment antagonistes d’ailleurs, par rapport à une situation aussi épineuse. Je ne puis que constater, et rapporter entre ces pages, la complexité de cette situation. Je ne suis pas un juge, du reste. J’espère que le point de vue du JRDF aura été clarifié, sur ce sujet.

Le danger du vote électronique s’étend

  Voici la retranscription d’un commentaire d’un visiteur. Après vérification, malheureusement, il semble que ses informations soient confirmées. Je ne peux qu’enjoindre le visiteur à signer la pétition en question :

 

Attention, le vote électronique s’étend dangereusement : il y a de nombreuses communes qui continuent à utiliser les ordinateurs de vote (Brest, Le Mans, Le Havre, Boulogne-Billancourt, Issy-les-Moulineaux, Marignane, Orange, Bourges, Mulhouse, Epernay, Lorient, Alençon, Courbevoie, Bagnolet, etc.) le vote par internet a été utilisé pour les prud’hommes à Paris, il a été imposé pour l’élection des membres du conseil de l’ordre des infirmiers, il est autorisé pour les élections des représentants des CE dans les entreprises, il va l’être pour des élections politiques : le Conseil Supérieur des Français de l’Etranger (qui ensuite élit 12 sénateurs).

Restons vigilants.

Signer et FAIRE SIGNER la pétition nationale pour le maintien du vote papier (déjà plus de cent mille signatures), c’est important !
http://www.ordinateurs-de-vote.org/Comment-agir.html

Merci aux visiteurs de ce site

  Ami lecteur,

   Sans aucune trace de démagogie, je veux te remercier. Pendant que ton serviteur ruminait dans son coin, désemparé par la tournure des évènements politiques, vaguement apathique et profondément dégoûté par la situation actuelle, ta fidélité envers ce blog n’a pas failli.

  Fréquemment, je retrouvais durant ce repli sur moi-même, des mails m’indiquant que des réponses avaient été postées sur certains des articles. Je les consultai; et, ô surprise, j’y vis des reflets de ma révolte, non des messages de soutien à proprement parler, mais des opinions qui venaient enrichir ces réflexions. Ce n’est pas la première fois, bien entendu, mais ces traces de présence, cette volonté de contribuer, m’ont réchauffé le coeur.

  Les prochains posts seront donc consacrés à ces commentaires, que j’inclus en outre dans la section « Démocratie participative ».

 

  Merci encore.

  Résistance !

Bienvenue dans la France d’après (ou d’avant)

Désespoir…

Désespoir, ami lecteur ; et sans hyperbole.

Le JRDF, initialement Journal d’1 Révolution Démocratique Française, soutenait la gauche lors des élections de 2007. En 2008, il est devenu le Journal d’1 Révoltante Démocratie Française, sous le joug de l’UMP.

2009 apporte sa nouvelle identité à ce blog : évoquer le mot de « démocratie » serait faire injure à l’Histoire. La France était déjà une ploutocratie vaguement élective et parlementaire ; elle devient aujourd’hui une caricature d’empire ultralibéral.

Non pas une dictature, note bien : celle-ci, ayant encore généralement l’avantage d’être plus directement visible. La France, sous le règne de Sarkozy, est devenue un despotisme. Une forme si ancienne de régime autoritaire, sans vision, sans amour ; un monde cloisonné, entre les clans des palais, et le reste de la population ; entre les grands amis des types qui squattent les palais, et les citoyens censés être « souverains ».

  Connerie, putain. Putain de connerie. Presque deux mois de mouvement social dans les Antilles, et Sarkozy-le-matador qui en profite pour se payer des vacances aux quatre coins du monde.

  Des accords avec les syndicats, présentés devant la caméra, dans un joli cadre doré, et piétinés le lendemain même.

  Des lois appliquées avant d’être votées – telle la réforme de la télévision publique. QUI OSERA PARLER DE DEMOCRATIE ? QUI OSERA POSTER ICI UN MESSAGE DETROMPANT L’EQUIPE DU JRDF, lorsque les nominations se font au doigt mouillé dans des entreprises publiques, lorsque l’indépendance des juges d’instruction est supprimée au profit de « juges de l’instruction » qui ne jugent plus, et qui sont directement reliés au Ministère de la Justice ?

  Les élections internes, au sein de l’UMP, sont truquées. Les photos, dans les magazines suce-UMP, sont truquées. Les chiffres du chômage sont aussi faux que ceux de la délinquance. Rassure-toi, ami lecteur : pour 2012, les bureaux de vote seront blindés de machines à voter.

  Qui parlera de l’augmentation des salaires promise, et des mesures en faveur du pouvoir d’achat, lorsque les milliards sont balancés par brassées à des grands patrons, et à des banquiers ? CE N’EST PAS DE LA DEMAGOGIE ! Comment peut-on espérer sortir un pays d’une crise financière, en filant de l’argent à des constructeurs de voitures, alors que les gens ont de moins en moins les moyens de s’en payer une ? Et dire que ça se prétend libéral… Lorsqu’ils sont dans la merde, les capitalistes sont plus socialistes que Lénine… ils sont seulement beaucoup moins talentueux, et ils font tomber des sacs d’argent par-ci, par-là ;

  Ces milliards, s’ils ne sont pas détournés, ne dureront peut-être même pas un an ; la dette qu’ils auront creusé, pèsera, elle, sur l’avenir des générations futures. L’UMP soutient des entreprises en crise – banques, constructeurs – mais pas leurs clients. Et les entreprises richissimes, elles, dégraissent à tour de bras.

  On connait la technique : un de ces pantins, Parisot ou Sarkozy, ira pleurer et tempêter que les usines ne doivent pas fermer, en France. Ouais ; Et puis le week-end d’après, ils iront bouffer au restaurant avec les dirigeants de ces sociétés.

  Tous ces patrons-voyous, gavés de subventions de l’Etat, je suis prêt à le parier, ami lecteur, sont dans le répertoire du téléphone portable de Sarkozy. Il lui suffirait de passer quelques coups de fil. C’est d’ailleurs pour cela que la France élit des types de droite : elle croit qu’ils vont utiliser leurs réseaux industriels et financiers pour gouverner, au plus près des rapaces.

  Et c’est également pour cela, qu’une fois le type de droite élu, la France se plaint : Parce qu’elle réalise que ce mec va passer son temps à se prélasser dans des palaces aux frais du contribuable, entouré par tous ses potes richissimes, qui viennent implorer les faveurs du prince afin d’entasser encore un peu plus de pognon ; la guerre des classes… vous croyez vraiment qu’elle se joue entre les pauvres et les riches ?

  Mais les riches, sont très contents d’avoir des pauvres ! Quand ils ne se révoltent pas (ce qui est très rare), ils font du bétail de choix pour leurs abattoirs ! Et ils achètent même leurs produits ! Les riches, les vraiment TRES riches, n’ont au fond qu’un seul véritable ennemi : les bourgeois. L’Ancien Régime est toujours là : les nobles ne partagent pas, et ils utilisent leur aristocratie financière, un mélange de Bourse et d’Elysée, pour asseoir leur pouvoir. Les bourgeois, sont la proie des nobles, qui ne font qu’appauvrir la société ; et, dans leur appétit autodestructeur, ils en viennent même à flinguer leurs propres entreprises, à force de rogner sur la part du peuple – bourgeois compris.

  Ils vous vendent des aliments qui, au minimum, ont fait doubler les allergies en dix ans. Ils vous ont fait bouffer tellement de pesticides que la fécondité chute de plusieurs pourcent chaque année. Ils prêchent la paix et la liberté, tout en produisant pour que dalle des aliments monoculturés qui polluent les sols des pays pauvres, puis jouent sur les prix afin de vous les revendre à prix d’or. Ils jouent avec les jours d’ouverture des magasins, pour faire couler les petites enseignes ; ils polluent votre corps, ils vous payent une misère, et parasitent l’Etat, en détournant ce qui pourrait atténuer les blessures du peuple afin de se faire construire des villas dans des pays ensoleillés. Ils envoient leurs émissaires conquérir les mairies, les départements, les régions, l’Assemblée, le Sénat, et la Présidence.

  Surtout, ils vous mentent. Pour Sarkozy, la politique est un jeu : il faut donner les bonnes réponses, faire des jolis discours, du genre spontané, homme de la rue, les yeux dans les yeux. Ces types vendent des armes à des terroristes, cachent des accidents nucléaires, misent sur la famine et ne savent répandre que la peur et la confusion pour maintenir leur emprise, lorsqu’ils ne truquent pas la légitimité du système – la Démocratie ; la Justice ; le Droit d’Expression.

  Le JRDF, n’aurait pas assez des majeurs tombés en poussière de tous les humains s’étant succédé sur cette Terre, pour répondre à ces insultes. Des dizaines de milliards de doigts d’honneur, seraient muets face au danger, tout-à-fait réel, de la situation actuelle.

 

  Ami lecteur, ami français ; Sartre écrivit que les français n’avaient jamais été aussi libres, que lors de l’Occupation – parce que les nazis avaient forcé les gens à faire des choix.

  A présent, internaute inconnu et que j’aime pourtant, peu importe tes convictions, si tu prends le temps de t’informer, la bonne nouvelle est que tu es libre.

  La mauvaise, est qu’il va falloir décider de ce que tu vas faire, maintenant.

Un avis sur le travail le dimanche

  La loi sur le travail dominical n’en finit pas de faire couler de l’encre… même virtuelle, celle du JRDF, sur ce sujet, coulera également.

  Que penser d’un tel projet législatif ? A priori, la même chose que pour la suppression de la publicité à certaines heures sur les chaînes du service public – cela a un côté « bonus non-négligeable auquel personne ne pourra s’opposer ». Le Sarkozy populiste battant des bras en prêchant les gains de pouvoir d’achat « pour ceux qui le veulent » est tout trouvé, avec le supplément de « et comme ça les gens pourront tranquillement faire leurs courses le dimanche ».

  Mais, comme pour la suppression de la pub, ami lecteur, il faut savoir lire entre les lignes, et regarder les conséquences de tout cela. C’est-à-dire fouiner dans les textes de loi, et voir qui ceux-ci vont avantager, in fine. Bon. Déjà, je ne suis pas un « antilibéral » farouche prêt à aller dans une manifestation pour beugler aux côtés des syndicats, et au pas cadencé s’il vous plaît ! Cela ne veut pas dire que je crache sur toute revendication sociale, non plus, ni que le bien-être des travailleurs m’est égal, AU CONTRAIRE !

  Mais regardons les choses en face, déjà. Malgré les textes de loi qui autorisent des « dérogations exceptionnelles », à déposer auprès de la mairie, et limitées à 5 dimanches par mois, excepté dans les zones classées « touristiques » et par rapport à certains secteurs spécifiques – alimentation jusqu’à 12H00, entreprises fonctionnant en flux tendu, etc… LES TABACS, LES CAFES, LES BOULANGERIES, ET NOMBRE DE GRANDES SURFACES OUVRENT LE DIMANCHE. Et pas jusqu’à midi. Ce n’est pas de l’ordre de 100%, mais franchement, les réglementations en France, sur le travail dominical, y’en a pas mal qui s’en contrecarrent. Et tous ceux qui veulent s’acheter du pain à 16H le jour du Seigneur, ou un paquet de clopes, ou une bouteille de vin chez l’épicier du coin, ne s’en portent pas plus mal.

  Donc, où se trouve vraiment le problème, dans tout cela ?

  Il vient du fait qu’un certain monsieur Vuitton, qui a un grand magasin sur les Champs-Elysées, s’est récemment fait casser sa dérogation d’ouverture dominicale parce que l’entrée de son magasin se trouve sur un côté de l’avenue, et pas le bon, celui qui est en zone commerciale. Sarkozy y a fait référence plusieurs fois. Et donc, monsieur Vuitton, tout comme d’autres grosses sociétés qui ont connu de pareils problèmes avec la loi – parce que les employés ont porté plainte aux Prud’Hommes, par exemple – se retrouvent bien emmerdés.

  Comme ce sont des bons gros patrons de droite, et que nous sommes en France, évidemment, ils passent un coup de fil au Président, en lui demandant d’arranger leurs affaires. Et celui-ci, tout démago qu’il est, nous fait croire qu’il s’agit d’un problème national, une étape de plus dans sa croisade du Pouvoir d’Achat (qui est bien mal barrée, à mon humble avis, mais c’est un autre sujet…).

  Les conséquences de tout ceci, ami lecteur, sont les suivantes : Les grandes surfaces, TOUTES les grandes surfaces et pas seulement celles qui n’en font qu’à leur tête ou qui ont un arangement avec les autorités, vont pouvoir effectivement faire travailler leurs employés, sur-la-base-du-volontariat-mais-oui-c’est-ça, en leur payant soi-disant un salaire majoré. J’écris « soi-disant » parce que quand on voit à quel point les heures supplémentaires sont déjà difficiles à toucher, sans parler des RTT et même des congés payés, les salaires majorés le dimanche, dans des grosses usines à profit, hein…

  Sans compter que les petits commerces risquent de méchamment morfler sur ce coup-là, eux ne pouvant pas forcément ouvrir le dimanche (certains le font, mais les artisans-commerçants, le saviez-vous, ont aussi une vie de famille).

  Au final, rappelons que ce texte ne change pas grand-chose : il n’autorise que quelques dérogations en plus. Mais tout cela n’est qu’une foutaise. Encore une fois, ce qui compte là-dedans, c’est d’arranger les affaires des Vuitton et compagnie, qui ont bien financé l’UMP alors faudrait bien que ça leur serve à quelque chose, d’avoir leur petit protégé au pouvoir.

  Les autres commerçants, ma main à couper, vont se faire enfler.

  Pourquoi ? Parce que dans le monde merveilleux de la droite, les très gros mangent les gros, mais surtout les petits. 

  Rassurons les droitistes : ce n’est pas très grave, puisque les chiffres du chômage sont bidonnés, et que les gens ne regardent pas l’étiquette de ce qu’ils entassent dans leur caddie.

Sans-papiers de la Bourse du travail – Divisions et enlisement

Source : Libération

NDLR : Si j’étais cynique, je dirais qu’il s’agit « d’un cas de revendication sociale intéressant »… mais je ne le suis pas. Il s’agit d’êtres humains, là ! Cette situation est assez inextricable, pourtant, c’est vrai; le JRDF a relayé toutes les infos à sa disposition sur cette courageuse mobilisation des sans-papiers – qui dure depuis NEUF MOIS ! Mais il est également vital de montrer les points de vue périphériques de cette crise… D’un côté, on y découvre des grévistes qui sont tout de même plusieurs centaines (et auxquels j’ai eu l’honneur de me joindre, aux côtés des anarchistes) et ont peut-être des méthodes de lutte peu orthodoxes; d’un autre, des « professionnels de la solidarité » dépassés par le nombre, et ne sachant plus que faire…

 

Ce sont des dessins placardés sur un boulevard parisien du IIIe arrondissement. Ils égrènent des jours. Ils détaillent un combat. Le 6 juin, 36e jour, c’est «la fatigue» ; le 87e jour, «Miete a obtenu ses papiers» ; le 167e jour, «l’inquiétude patiente» ; le 181e, «la distribution des couvertures». Laure a croqué la bataille de ces travailleurs sans papiers qui squattent, depuis mai 2008, les locaux de la CGT, à la Bourse du travail. Deux fois par semaine, ils manifestent à grand renfort de sifflets. Pour se nourrir, ils organisent des quêtes, vendent des cartes postales avec les dessins de Laure. Il y a peu, ils ont fait la «tournée des consulats» pour protester contre les accords bilatéraux du ministère de l’Immigration. Ils se sont rendus récemment à la mairie de l’arrondissement pour réclamer du chauffage, coupé «dès 17 heures 30, lorsque les syndicalistes ont fini leur journée» , raconte Dabo. Des employés municipaux sont venus réparer des radiateurs. Car les nuits sont froides. «C’est une souffrance» , dit une femme. Et ils sont nombreux, allongés sur des matelas, dans des couloirs, dans les pièces jusque-là réservées aux commissions syndicales.

 

Mafé. Ils reçoivent dans ce qu’ils appellent «le grenier» : l’ancien local à poubelles de la Bourse. Là-dedans, il y a des sacs d’oignons et de brisures de riz. Une poussette, des effets personnels, et dans le fond, encore, des matelas. Ce matin-là, le chanteur d’origine ivoirienne Jah Prince passe la tête. Il vient proposer de «monter un truc» pendant une marche, pourquoi pas un concert. «Cette année, je vois que c’est un peu mort, les gens ont oublié. Eux, ils sont là, comme des zombies. Je ne peux pas voir mes frères comme cela» ,«Nous sommes des travailleurs isolés au noir» , dit Dabo, délégué de la coordination. Dans le hall, il y a des frigos, des tentes et il faut dégager des banderoles pour se rendre dans la «commission 2», le «fief des femmes» comme le surnomme Dabo. A la Bourse, les femmes sont séparées des hommes «pour une question de respect et de dignité» , explique Dabo. Il y a des salles où on ne va pas, que la CGT n’a pas cédées. Elles sont fermées à clé. Pas comme l’auditorium du rez-de-chaussée où plusieurs centaines de matelas sont installés jusque sur la scène. A la Bourse, des gens passent, surtout le soir, pour soutenir le mouvement. explique-t-il. Ses frères ? Ils seraient plus de 600 à dormir, en roulement, dans ces lieux. A 13 h 30, le mafé arrive, et c’est l’urgence du moment : manger.

«Il y a un courage énorme sur ce lieu et beaucoup d’isolement», raconte cette dame qui souhaite rester anonyme. «Dans cette lutte, les bons petits Blancs n’aident pas les petits Noirs, ce qui n’empêche pas cette mobilisation d’être intelligemment organisée», persifle cette autre.

Film. Anzoumane Sissoko, porte-parole de la coordination de la Bourse du travail, enfonce le clou, refait le film. Au départ, des associations (dont RESF, Autre Monde, la Ligue des droits de l’homme) étaient présentes, mais rapidement, «elles sont venues ici pour nous demander de partir» , explique-t-il. «Pour elles, ce n’était pas bien de squatter des syndicats. Aujourd’hui, on se voit écartés de la régularisation parce qu’on est des travailleurs isolés.» Il avance un autre argument : la CGT aurait découragé tout le monde de soutenir cette occupation. «Tous les journalistes français sont passés ici. Après le départ des associations, ils ne sont plus revenus.» La coordination dit avoir déposé 700 dossiers à la préfecture, obtenu une vingtaine de régularisations. Brigitte Wieser de RESF, assure que les gens de la Bourse sont des «amis» , mais «occuper un lieu où on empêche la CGT de travailler, cela arrange la préfecture et le gouvernement et c’est aller vers une impasse.» Elle explique avoir tout fait pour qu’une «solution de sortie par le haut soit trouvée, où personne ne soit humilié, mais on n’a pas réussi». En gros, résume RESF, «on est solidaires tout en n’étant pas d’accord avec les occupants». Contactée par Libération , la CGT n’a pas répondu.

 Didier Arnaud.

Substances toxiques… dans nos veines

Source : Le Canard Enchaîné

Au printemps 2004, l’ONG écolo WWF voulait attirer l’attention sur toutes les cochonneries chimiques qu’à notre insu nous absorbons. L’opération Détox consistait à demander à 39 députés européens de se laisser prélever quelques gouttes de sang au creux du bras. Bilan : une moyenne de 41 produits chimiques par député.

Petits bouts de télévision (retardateurs de flammes bromés), parcelles de poêle antiadhésive (PFOA), miettes de tongs (phtalates) ou débris des cinq fruits et légumes par jour (pesticides) : on trouve de tout, chez les élus. Les retardateurs de flammes perturbent le développement du cerveau. Le PFOA est classé cancérigène probable aux Etats-Unis. Les phtalates sont toxiques pour la reproduction. Les pesticides sont soupçonnés des méfaits les plus divers [NDLR : Avec les additifs alimentaires...] allant du cancer à une baisse de la fertilité. Et puis il y a toutes ces autres molécules dont on ne sait presque rien. 

  Pour 99% des 100 000 substances chimiques mises sur le marché depuis un siècle, les données de toxicité sont « rudimentaires » – ce qui est embêtant. [NDLR : Ce qui signifie qu'on connait à peu près que dalle sur 99% des trucs chimiques qu'on nous fait bouffer ou dont on nous environne...]

  Quatre ans après l’opération Détox, on commence tout juste à rectifier le tir. La réglementation européenne sur les produits chimiques (Reach) est en place depuis juin 2008. L’enjeu : rattraper ces décennies d’incurie et contraindre les industriels à répertorier et à tester leurs substances. Mais le processus s’échelonne jusqu’en 2018. En attendant, personne n’a la moindre idée du nombre de polluants que contiennent les Français.

  Pour en avoir le coeur net, on peut éventuellement demander un prélèvement sanguin à son médecin. Un taux de plomb ? facile. Prévoir une quinzaine d’euros. Sinon, autant se lever de bonne heure pour dégotter un laboratoire capable de mesurer les taux de polluants ordinairement très faibles. En France, la toxicologie est un secteur tellement désolé que les organismes de recherche publics doivent envoyer certains de leurs échantillons à l’étranger : les dosages de pesticides et de phtalates en Allemagne, ceux de mercure au Canada.

  Sans compter que les analyses, qui se font par familles de produits, coûtent un oeil. Prenons les PCB, dont sont truffés les poissons du Rhône et de la Seine. Comme ils sont 209, on mesure en moyenne 7 PCB indicateurs, plus les 12 PCB de type dioxine les plus indicatifs. 200 Euros le lot. Tant qu’on y est, prenez aussi les dioxines : elles ont le même genre d’effets. Entre 100 et 200 Euros. Ah… la Sécu ne rembourse que le plomb. Pas grave ! Personne ne sait vraiment à partir de quelle dose ces polluants peuvent poser problème…

  Et si les pouvoirs publics se préoccupaient de la composition réelle de notre sang, tout bonnement ? En Europe, plusieurs pays, y compris la petite République tchèque, possèdent des programmes de « biosurveillance ». Les Allemands, par exemple, ont ainsi pu constater que les trois quarts de leurs enfants avaient des taux de phtalate bien supérieurs aux seuils nocifs. Et on ne parle même pas des Etats-Unis, qui cherchent dans leur population la présence de pas moins de 148 polluants.

  La France, elle, est à la ramasse. Alors, quand le ministère de la Santé accueille, début novembre et en grande pompe, un colloque sur la biosurveillance, forcément, ça ricane un peu dans les travées. Singulièrement insensible à la problématique, la France n’a jamais été fichue de mettre en place une enquête de grande ampleur.

  Mais le flegme et la paperasse n’ont pas réussi à dissoudre toutes les bonnes volontés. De hardis chercheurs spécialisés dans divers domaines planchent depuis des années pour mettre en place l’une des plus importantes enquêtes au monde. L’Etude Longitudinale Française depuis l’Enfance (ELFE) a pour ambition de suivre 20 000 nouveaux-nés jusqu’à l’âge adulte. Des prélèvements devraient être faits chaque année, en commençant par le sang du cordon ombilical. Une occasion exceptionnelle de faire le lien entre l’exposition à des polluants environnementaux et l’apparition des maladies. Avec, notamment, cette question en arrière-fond : Dis, papa, comment on fait les cancers ?

  Cela vaut bien 26 millions d’euros pour les six premières années d’étude. Les ministères ont assuré le financement pour 2009; mais font mine de ne pas comprendre que l’étude ne peut pas démarrer s’il s’agit de mendier les crédits d’une année sur l’autre. Les 60 équipes de recherche sont suspendues à ces tergiversations bureaucratiques. [NDLR : Et un paquet d'industriels sans scrupules se frottent les mains]

Le coup de Bernard Madoff – ou « escroquerie pyramidale à 50 milliards de dollars »

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L’escroc est à gauche, sur la photo…

 

  Les américains, selon la légende, font toujours tout en plus grand qu’en Europe.

  De ce point de vue, c’est clair que notre Jérome Kerviel national est enfoncé, sur ce coup-là. Bernard Madoff, dirigeant un fond de placement, étant à l’origine d’un trou de trésorerie de 50 milliards de dollars. A noter cependant, qu’en Inde aussi, un autre escroc financier du même style vient de plonger… Et pour changer, il ne s’agit pas des subprimes… Un nouveau tour de passe-passe du capitalisme actuel, alors ?

  Que nenni, ami lecteur, c’est à un mécanisme rudimentaire que nous avons affaire ici, et dont ce post va essayer d’expliquer le fonctionnement. Cette arnaque est connue sous le nom de « pyramidale »… En fait, il s’agit de promettre un énorme retour sur investissement à ceux qui viennent placer leur pognon dans la structure. Des taux d’intérêt deux fois plus élevés, par exemple, en prétextant n’importe quelle connerie du genre « on a un truc infaillible » ou « on spécule sur les cours des monnaies, vous pouvez pas comprendre ». Les pigeons – en l’occurrence, il s’est agi notamment d’organisation humanitaires qui ont voulu faire fructifier leurs thunes – vachement humanitaire, en passant… – les pigeons, donc, affluent en masse, et se refilent le mot tandis que les premiers touchent, effectivement, leurs intérêts faramineux.

  Le truc, c’est qu’il n’y a pas de « truc ». Ces retours sur investissement sont payés grâce à la venue de nouveaux investisseurs. Et cette arnaque peut se poursuivre tant que de nouveaux gogos viennent déposer leur argent dans la structure.

  Dans le cas de Madoff, une enquête un peu plus approfondie que les autres a donné le signal d’alerte – et, privé de ses nouveaux pigeons, l’escroc a bien du déclarer qu’il avait truqué les comptes de son fonds de placement. Evidemment, Madoff a eu le temps, comme ses confrères, de prendre sa part du butin qu’il a brassé, et de mener jusqu’à la découverte de son arnaque, une vie de pacha.

  Epilogue : le voici haï par une pelletée de clients volés, aux USA… mais actuellement, toujours à l’écart de la prison. Cependant, ses biens ont été saisis; Enfin, ceux qu’il n’aura pas pu planquer en prévision de son arrestation…

  Anecdote : Ce type d’escroquerie pyramidale est également à l’origine d’une guerre civile en Albanie, après sa sortie du système soviétique, lorsque des banques construites sur ce modèle ont fait « fructifier » les thunes des épargnants, et les ont fait quitter le pays juste avant que l’entourloupe ne fut mise à jour… Bilan : une bonne part de la population albanaise qui s’est retrouvée sans l’argent qu’elle avait déposé à la banque. C’est marrant, le capitalisme, hein ?

L’UMP truque les votes électroniques (ça promet…)

  Prêt pour un second mandat de Sarkozy, quoique vous preniez la peine de voter ? Le Canard Enchaîné révèle, cette semaine, que l’UMP pratique le trucage des votes électroniques en interne… On parie que les machines à voter seront dix fois plus nombreuses, en 2012 ?

 Par Hervé Liffran

  L’UMP, qui a abandonné les bulletins de vote en papier depuis plusieurs années, est accusée d’avoir truqué ses bulletins électroniques. Un cadre du parti a porté plainte et une information judiciaire a été ouverte à Paris le 8 Décembre, pour « abus de confiance, faux et usage de faux et usurpation d’identité ».

  Ancien conseiller de Paris, Alexandre Galdin soupçonne son parti d’avoir piraté le vote des militants, en juin 2006, pour l’empêcher d’être élu délégué de circonscription de l’UMP dans le XVe arrondissement. Le plaignant dispose de nombreux éléments qu’il a transmis à la justice. Par exemple, plusieurs militants certifient n’avoir jamais voté alors que les ordinateurs du parti ont enregistré leur participation au scrutin.

  A l’appui de sa plainte, Alexandre Galdin a communiqué un document fort instructif. Il s’agit d’un tableau, établi par des responsables de l’UMP, qui recense les codes secrets attribués à plusieurs dizaines de militants pour leur permettre de voter par Internet. En face, une case indique l’identité des militants dévoués qui ont voté à la place et à l’insu de leurs petits camarades.

  Si la fraude était confirmée, cela pourrait jeter un gros doute sur l’intégrité des autres élections internes à l’UMP (NDLR : Nomination de Sarkozy à la présidentielle, en 2007, exceptée puisqu’il était le seul à se présenter… BOUAHAHAHAHA).

  Pour organiser ses scrutins, le parti de Sarko a toujours fait appel à Election Europe, spécialisée dans le vote électronique. Cette société française, qui ne dispose d’aucun bureau dans l’Hexagone mais d’une simple boîte aux lettres en banlieue parisienne, n’avait en 2007 que deux salariés. Ces effectifs réduits ne l’ont pas empêché de collectionner les contrats prestigieux… L’organisation des élections du bâtonnier des avocats de Paris, par exemple, ou le vote des actionnaires de Renault et de Canal Plus lors des assemblés générales et – à la demande du gouvernement – l’élection du Conseil supérieur des Français à l’étranger.

 

  NDLR : L’UMP a promis de prendre des mesures pour contrôler au mieux les votes électroniques de ses militants, notamment par le biais d’un huissier dans le cas des votes par procuration. Les votes multiples par ordinateur seront également détectés – ce qui signifie que pas plus d’une personne, dans un foyer, ne pourra voter aux élections internes de l’UMP… Bon, l’important dans tout cela, est que les élections nationales n’utilisent pas de codes secrets dans ce genre-là, que les votes de grandes sociétés sont possiblement truqués, et qu’un parti au pouvoir peut magouiller ses élections en interne sans que cela ne fasse grand bruit, ni ne provoque de procédure de destitution…

  La France, ce beau pays… pour les touristes.

L’illusion d’un toit à 15 Euros par jour

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Source : Libération

 

En lançant aujourd’hui son dispositif «propriétaire de ma maison pour 15 euros par jour» Christine Boutin semble marcher dans les pas de son prédécesseur Jean-Louis Borloo. Fin 2005, lui aussi avait fait rêver des centaines de milliers de futurs accédants à la propriété en annonçant des programmes de «maisons à 100 000 euros». Donc à la portée de (presque) toutes les bourses. Cette opération permit à l’actuel ministre de l’Ecologie et du Développement durable d’occuper l’espace médiatique.

Flop. Mais en terme de politique du logement son bilan est affligeant : en deux ans, seulement 500 maisons à 100 000 euros ont été construites. Une goutte d’eau comparée aux 800 000  transactions immobilières réalisées annuellement par les ménages. «Des maisons à 100 000 euros, beaucoup de gens sont encore en train d’en chercher», ironise Dominique Joly, directeur adjoint de la fédération des coopératives de HLM, acteurs historiques de l’accession sociale à la propriété. Même témoignages d’agents immobiliers ou de constructeurs qui ont eux aussi reçu des visites et des appels téléphoniques de ménages en recherche désespérée de cette introuvable maison à 100 000 euros. Pourquoi la maison Borloo a été un flop ? «Parce qu’elle s’affranchissait des réalités économiques propres à toute opération de construction qui comprend le prix du bâti et celui du foncier», répond un professionnel du secteur. Autrement dit, Borloo faisait simplement de la com. «Les rares maisons à 100 000 euros ont vu le jour dans des communes qui ont fait cadeau des terrains à bâtir.» Ces programmes pas chers ont souvent été réalisés dans des quartiers qui ont bénéficié d’opérations de renouvellement urbain. L’idée étant de retenir sur place les petites couches moyennes dans un objectif de mixité sociale. C’est ce qui a poussé quelques collectivités à offrir le foncier.

Tel n’est pas le cas de «ma maison à 15 euros par jour», ouvragée sur papier au cabinet de Boutin. Ce prix d’affichage comporte bel et bien l’achat de la résidence et de sa parcelle. Ceci figure en toutes lettres dans la «charte pour la primo-accession en maison pour 15 euros par jour» qui sera signée aujourd’hui au ministère par une foule d’acteurs du secteur : constructeurs, promoteurs, aménageurs, lotisseurs. Le logo de la charte est constitué d’une maison : les quatre murs sont illustrés avec un billet de 10 euros, et le toit en pente avec un billet de 5 euros. «Cette déclinaison du 15 euros par jour pour ne pas dire 450 euros par mois est une formule marketing bénie pour les promoteurs et banquiers», pointe une spécialiste du logement. Certes, mais au regard des prix actuels de l’immobilier, comment est-il possible de devenir propriétaire d’une maison en remboursant 450 euros par mois ? Toute l’habileté des services de Boutin a été de développer un concept qui dissocie le coût du bâti et celui du foncier. Les accédants deviennent «propriétaires en deux temps», affirme la charte. Ils remboursent d’abord le bâti. Et lorsqu’ils ont fini, ils commencent à rembourser le prix du terrain. Entre-temps, le portage du foncier est assuré par les organismes collecteurs du 1 % logement, dans le cadre d’un mécanisme appelé le Pass-foncier.

Détail. Le ministère parie sur la signature de 20 000 Pass-foncier par an et donc autant d’opérations d’accession à la propriété en direction «des ménages dont les revenus net sont compris entre 1 500 euros net et 2 000 euros par mois». Les services de Boutin ont élaboré plusieurs fiches techniques (1) montrant qu’il est possible à des ménages gagnant entre 1,5 et 2 smics par mois de devenir propriétaires en payant 15 euros par jour.

Mais, si on lit les fiches dans le détail, on s’aperçoit que l’accédant devra rembourser 450 euros par mois pendant vingt-trois ans pour le bâti. Puis payer encore entre 250 euros et 410 euros pendant quinze ans pour le terrain. Bref, on est vraiment chez soi au bout de trente-huit ans ! Un couple qui se lance à 35 ans, finira de payer à 73 ans. A condition de ne pas divorcer entre-temps. Certains considèrent que «Boutin refait sous une étiquette nouvelle le coup de la maison à 100 000 euros». En remboursant 450 euros par mois pendant vingt-trois ans, ça fait un bâti à 116 000 euros. Reste ensuite le terrain.

Tomino Serafini.

Pacte européen sur l’immigration : un gros ratage ?

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Interview parue dans le blog « Hexagone », par Catherine Coroller, journaliste à Libération : http://immigration.blogs.liberation.fr/coroller/2008/12/le-pacte-europe.html

 

Il faudrait rajouter à ce constat, fort instructif, du flou des régulations actuelles sarkoziennes, un coût exorbitant pour chaque immigré clandestin expulsé (20 000 Euros si on fait  la moyenne), des méthodes brutales et iniques (le piège de l’entretien pour accorder un visa, qui se transforme en départ forcé, les enfants attendus à la sortie de l’école…), et même, un « rendement » risible : En effet, une bonne part des immigrés clandestins renvoyés de cette manière, sont des roumains ; les nouveaux accords européens avec la Roumanie permettant à ceux-ci de revenir, sans problème, dès qu’ils le voudront…

Quand on pense que la société privée chargée d’évaluer le travail des ministres sarkoziens, malgré une cote de popularité auprès des français en chute libre, décerne un presque sans-faute pour Hortefeux… Aaaah la courtisanerie, ses ors, ses fastes, son détachement complet de la réalité…

 

 

Christophe Bertossi, politologue, directeur du programme de recherche «Migrations, Identités, Citoyenneté» de l’Institut français des relations internationales (Ifri) à Paris et chercheur associé à l’Université de Warwick (Grande-Bretagne) réagit au Pacte européen sur l’immigration, censé organiser l’immigration légale et lutter contre l’immigration irrégulière. Interview.

 

Brice Hortefeux présente le pacte sur l’immigration comme un succès de la présidence française de l’Union européenne, qu’en pensez-vous?

Je vois ce Pacte européen avant tout comme un signal pour l’opinion publique. Premier signal, les gouvernements admettent que les politiques dites «d’immigration zéro» ne marchent pas, que la crise démographique et les besoins économiques en Europe imposent de faire appel à une nouvelle main-d’œuvre immigrée. Or, après trente années de discours anti-immigration, il n’est pas facile d’expliquer au public que l’on va rouvrir les frontières. C’est ce que dit le Pacte: lutter contre l’immigration irrégulière et organiser l’immigration légale, avec une coordination entre pays européens. C’est là le second signal: les Etats seuls ne peuvent rien. L’immigration étant un phénomène global, c’est au niveau européen que les politiques migratoires peuvent être efficaces. Avec ce Pacte, les Européens entérinent cette idée mais sans rien résoudre. Pour moi, le Pacte est plus un diagnostic qu’une solution, même si on peut considérer que la présidence française de l’UE a été un succès diplomatique en parvenant à un accord avec les 26 autres Etats membres.

 

Pour Hortefeux, ce pacte est un tournant dans la politique d’immigration européenne.

Pour le coup, c’est un rendez-vous manqué. Le document ne donne pas à l’Europe une politique commune. Ce n’est pas un texte contraignant mais une pétition de principes, un compromis politique qui masque des désaccords. Surtout, on part sur de mauvaises bases. L’enjeu aujourd’hui est de donner à l’Europe les moyens de réguler un phénomène global. Les migrations créent une interdépendance entre toutes les régions du globe, avec plus de 200 millions de migrants dans le monde. Une simple politique de contrôle des frontières ne suffit plus. Elle est même contre-productive. Il faut donc travailler, certes en partenariat entre les pays de transit et de départ comme le propose le Pacte, mais surtout sur tous les aspects des migrations. Or ce travail n’a pas lieu car on limite ce partenariat à des objectifs d’abord sécuritaires. Regardez l’insistance sur la lutte contre l’immigration irrégulière. L’immigration reste perçue comme un problème. En même temps, l’Europe comme les pays du Sud ont besoin de cette mobilité. L’argent que les migrants renvoient dans leur pays d’origine dépasse 330 milliards de dollars en 2007.

 

Quelle est la réalité de la pression migratoire subie par les pays développés?

Déjà, il y a une ambiguïté dans le fait de parler de «pression migratoire» car l’Europe a besoin des migrations. Et les ministères en charge de l’immigration en Europe ne savent pas vraiment mesurer l’ampleur de cette soi-disant «pression». Les gouvernements entretiennent l’idée que toute l’Afrique veut venir en Europe. L’Europe est la première destination des migrants dans le monde, c’est vrai, mais si 60% des migrants viennent dans les pays du Nord, 40% restent dans un pays du Sud. Quant aux demandeurs d’asile, les deux tiers restent dans un pays proche du leur. La mobilité internationale n’est pas seulement orientée Sud-Nord mais aussi Sud-Sud.

 

Tout de même, l’immigration irrégulière n’est pas qu’un fantasme.

Quel est le dilemme aujourd’hui? Plus les politiques d’immigration sont restrictives, plus elles produisent des populations en situation irrégulière. Comment expliquer aux opinions publiques que les immigrés irréguliers sont d’abord le résultat de ces politiques? La majeure partie des sans-papiers est arrivée de façon régulière mais a basculé dans l’irrégularité parce que son titre de séjour n’a pas été renouvelé. Selon les estimations, il y aurait entre 3 et 5 millions d’irréguliers en Europe, dont 200 000 à 400 000 en France. Refuser de les régulariser et préférer les expulser ne mène à rien. Lorsque la France reconduit chaque année 25 000 ou 30 000 étrangers, cela veut dire qu’il faudrait entre 8 et 14 ans pour réduire ce seul stock. Or la population d’irréguliers continue d’augmenter, entre 50 000 et 100 000 chaque année. Les expulsions deviennent donc sans effet, mais cette population reste en situation de fragilité juridique et sociale. Aucun Etat n’a intérêt à voir se développer sur son territoire une population en situation irrégulière. En s’enfermant dans une logique d’expulsions, les politiques migratoires n’ont pas pour objet de réguler les migrations mais elles sont surtout destinées à l’opinion publique. Du coup, les gouvernements sont de plus en plus dépendants de la réussite de politiques qu’ils ne peuvent pas réussir. Cela alimente un vote d’extrême-droite. On retrouve cela dans le Pacte, avec le refus de toute régularisation dite «massive et collective» en Europe. C’est irréaliste. On est face à une question fondamentale de responsabilité politique.

 

Lire la suite de ‘Pacte européen sur l’immigration : un gros ratage ?’ »

Dieudonné fait führer au Zénith

http://www.dailymotion.com/video/ksuILkKVHo5tLLTr0Y

Après ce coup d’éclat, Dieudonné ne pourra plus nier (hahaha) son passage, corps et armes, à l’extrême-droite.

Que dis-je, ami lecteur ? Evidemment, qu’il s’en défendra. Car Dieudonné est un « innocent artiste » qui exerce sa « libre expression », et « aime déranger ».

Tant mieux pour lui. Il faut dire que, ce fameux soir où il a fait remettre un « Prix d’infréquentabilité, etc… » à Robert Faurisson, par un de ses techniciens déguisé en déporté juif (avec l’étoile jaune, donc), Dieudonné avait convié là une sacrée brochette de marrants : La famille Le Pen, Kémi Séba – le gourou qui aime manipuler les gamins noirs avec ses théories communautaristes et, évidemment, racistes, et enfin, des représentants ultras de la cause palestinienne.

Que du rire, donc. Et pas une ombre d’antisémtisme gratuit, nooooooon, que croyez-vous mon bon monsieur, tout ça c’est « pour rire », c’est de la « liberté d’expression ».

Le problème, ami lecteur, n’est pas que Dieudonné fasse un skètche douteux sur Moïse, ou Jésus ; Cela, c’est son problème, et on est dans un pays libre, que je sache… le problème, est qu’un type comme Robert Faurisson, lui, n’est pas une blague. Ce n’est pas une œuvre d’Art ; il s’agit d’un révisionniste, un vrai, et je ne veux pas arguer qu’on ne devrait absolument pas toucher à l’histoire officielle parce-que-sinon-le-ciel-va-nous-tomber-sur-la-tête, évidemment qu’on peut faire des recherches et remettre en question des faits précédemment établis ; C’est quand même le boulot des historiens ; Mais moi, je me suis tapé les travaux de Faurisson. Et leur conclusion, peu importe la pertinence relative de certaines de ses analyses, est pure absolutiste : les chambres à gaz n’ont jamais existé.

Et là, le problème, c’est que ça ne me fait plus rire du tout, ami lecteur. Pourquoi jouer au docteur de la bonne morale ? Parce que c’est mon droit. Dieudonné a le droit de se foutre de qui il veut, j’ai le droit de ne pas trouver ça drôle ; et de voir dans sa discussion, sur scène, pendant trois quatre minutes, avec Faurisson, plus qu’un gag, mais une véritable accointance ; et de trouver que la présence de leaders d’extrême-droite dans la salle, ce soir-là, n’est pas qu’une pure coïncidence, d’autant que Dieudonné finit son spectacle sur le témoignage d’avoir été bastonné, ainsi qu’une vieille dame, par des « miliciens »… Bref, certains verront dans cette pathétique soirée une volonté de faire un coup d’éclat, encore un, à peine plus foireux que les autres ;  Quant à moi, je veux bien m’accorder sur le « foireux », mais pour le reste, ceci ne me semble plus être un amusement… mais de la politique, froide et calculatrice.

Note : Le coup de théâtre final, seule réelle pointe d’humour à mon sens, n’est pas venu de ce qui se passait sur scène… puisque Jean-Marie Le Pen a trouvé « un peu choquant » ce numéro avec un faux déprtéo. Je ne dis pas que le chef frontiste aurait dû se gausser grassement, mais c’est amusant de voir que la tentative de séduction de Dieudonné tombe à plat. Muahaha !

Les français mangent moins souvent au restaurant

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Source : Le Monde.fr

Plus d’apéritif, pas ou peu de vin, un dessert pour deux quand ce n’est pas un plat principal pour deux : la crise et la baisse du pouvoir d’achat qu’elle entraîne modifient désormais sensiblement le comportement de la clientèle des restaurants.

Cette situation n’est pas nouvelle. Au cours de l’été, les différentes études avaient déjà mis en évidence une baisse de la restauration hors foyer. Aujourd’hui cette tendance se confirme avec, toutefois, quelques nuances. Les deux segments les moins touchés seraient, selon les professionnels, le haut de gamme, le très haut de gamme et la restauration rapide. Le magazine professionnel Néorestauration confirme d’ailleurs, entre août 2007 et août 2008, une hausse du chiffre d’affaires de la restauration rapide de 2,64 % et de la restauration collective de 4,6 %. Selon une autre étude du cabinet NPD, la restauration rapide (qui représente déjà près de 7 repas sur 10 pris hors domicile) aurait gagné, en un an, 1,5 point de parts de marché sur la restauration dite « à table ».

En revanche, la brasserie traditionnelle dont le ticket moyen se situe aux alentours de 25 à 30 euros serait la première victime du ralentissement économique.

Guy Lassalle exploite à Paris trois restaurants « tex-mex » à l’enseigne Indiana Café. Il y a plusieurs mois qu’il a relevé ce changement de tendance : « Les clients font de plus en plus attention, et n’hésitent pas à supprimer un élément non indispensable de la commande. En outre, le partage de plats se fait de plus en plus fréquent. Nous proposons à notre carte un « big big burger », 350 grammes de viande hachée pour 18 euros. Il est souvent commandé et partagé par deux personnes », explique M. Lassalle. « Idem pour les menus enfants, ajoute le restaurateur : il n’est pas rare de voir une maman et ses deux enfants partager le menu qui comporte trois petits burgers de 50 grammes. »

Tout cela trouve sa traduction dans le chiffre d’affaires des entreprises. Pour le cabinet d’études Gira Sic Conseil, spécialisé notamment dans la restauration hors foyer, le recul du chiffre d’affaires de ce secteur d’activité cumulé à fin octobre serait de 7 %, et le nombre de repas pris hors foyer serait en baisse de 15 %.

 

CHANGEMENTS DE COMPORTEMENT

Pour Bernard Boutboul, directeur général de Gira Sic, rien de surprenant : « A l’image de ce que l’on constate dans la grande distribution, l’un des premiers postes sur lesquels jouent les ménages est celui de l’alimentation. » Et cette réduction budgétaire, assure M. Boutboul, « touche particulièrement la restauration dite « festive », c’est-à-dire celle du soir et du week-end mais aussi dans une moindre mesure celle du repas de midi. »

M. Boutboul relève aussi d’autres changements de comportement. Selon lui, il n’est plus rare de voir, au sein de la population tertiaire, dans les bureaux des grandes agglomérations, des salariés qui « sautent » des repas le midi. Mieux, on assisterait aujourd’hui au « retour de la gamelle » ou, dans sa version plus chic, du bento à la japonaise. Il avance même un chiffre : près de 12 % de la population active française préparerait à la maison le repas de midi. « Une véritable mutation », constate le patron du Gira, qui assure n’avoir jamais vu un tel changement de comportement en vingt-deux ans d’activité.

Descentes musclées dans les collèges

Note : suite à l’émotion causée dans l’opinion publique par ces méthodes brutales à l’encontre de mineurs, les autorités ont prétexté un dérapage… ben ce serait le 60e, rien que dans le Gers, alors ! Gageons que cet engrenage de stupidité et de violence n’est pas prêt de s’arrêter demain…

 

Source : Le Post

Comment ces contrôles anti-drogue se sont-ils passés dans le Gers?

 

Deux opérations de contrôles, dans un CFA et un collège de Marciac, créent en effet particulièrement la polémique…

Le père d’une élève de la classe de 3ème où un de ces contrôles s’est déroulé publie le témoignage de sa fille Zoé: « Le chauve nous a dit: « Nous allons faire entrer un chien! Mettez vos mains sur les tables, restez droit, ne le regardez pas! Quand il mord, ça pique! »

Sur Le Post, Pierre-Yves Sarrat, responsable départemental de la FCPE réagit:

D’autres parents se sont-ils élevés contre ces contrôles?
« Oui. Deux autres parents d’élèves de la classe de Zoé m’ont confrmé ses propos et dénoncent de telles pratiques inacceptables. Mais ils ne veulent pas parler car ils ont peur des représailles. Ici, tout se sait. »

Pourquoi de tels contrôles?
« Depuis que la nouvelle procureure de la république est arrivée en janvier 2008, ça a immédiatement changé. Elle a mis en place une politique anti-drogue très ferme, en accord avec l’inspection d’académie et les responsables d’établissements. »

Sur Le Post, Joël Rambeau, responsable syndical FSU du Gers, réagit aussi:

Que pensez-vous de ces contrôles?
« C’est très choquant. A priori, les gendarmes ont une vision très négative de la jeunesse. En plus, cela n’a pas eu lieu dans un lycée privé ou huppé, mais un établissement populaire, ce qui stigmatise ces jeunes, et je déplore grandement les fouilles au corps serrées dont onf fait l’objet plusieurs élèves à l’école, c’est grave. »

Des fouilles au corps au collège?
« Oui, exactement, aussi surprenant que cela puisse paraître. Certains élèves se sont retrouvés en petite tenue, dans un local de l’établissement scolaire, à l’abri des regards. »

Vous en êtes sûrs?
« Oui. Il n’est pas autorisé de procéder à de telles fouilles sans commission rogatoire. C’est choquant pour les élèves. »

Que faire?
« Très honnêtement, nous déplorons réellement ce type de contrôle. Au-delà des fouilles serrées, nous déplorons les chiens non muselés en classe et la façon dont les gendarmes ont parlé aux collégiens, qui n’est pas acceptable. »

Que pensez-vous de cette histoire?
« C’est inacceptable et choquant. Il y a confusion des genres, on confond prévention et répression. »

Et maintenant?
« Nous avons bon espoir que cela ne se reproduise plus. »

Pourquoi?
« Suite à notre dénonciation des faits, le colonel de gendarmerie d’Auch, l’inspection d’académie et le préfet, -chez qui nous avions déjà senti un soutien et des signes de sensibilisation-, se sont réunis pour en parler. Jeudi dernier, ils nous ont dt que ce genre de contrôle ne se déroulerait plus de la sorte. »

Comment se dérouleront-ils désormais?
« Nous ne le savons pas précisément. »

Contactée par Le Post ce mardi, la procureure de la république Chantal Firmigier-Michel ne « souhaite pas s’exprimer sur ce sujet » et renvoie vers un article du quotidien local La Dépêche et une déclaration à l’AFP dans laquelle elle tient les propos suivants: « Les élèves ont peur des contrôles, ça crée de la bonne insécurité. »

Jeux violents dans les cours de récréation : le « petit pont massacreur »

  Comme quoi, les gamins n’ont décidément pas besoin des jeux vidéos pour se taper dessus…

  Le JRDF ne fait pas trop dans le fait divers, mais celui-ci nous semble important. En espérant que ces conneries diminuent, un jour…

 

Source : Le Post

« Il n’a pas voulu participer au jeu du ‘petit pont massacreur’ et s’est fait littéralement massacrer » explique son père Sébastien au Post.

Bilan: « un traumatisme crânien, des bleus dans le dos, la lèvre coupée », 10 jours d’ITT, et un « très gros choc psychologique » dixit son père.

Le lendemain de l’agression, ses parents ont porté plainte contre X pour « violences volontaires en réunion. »

Sur Le Post, Sébastien, le père d’Yvane, livre son inquiétude:

Comment va votre fils?

« Pas très fort. Il est à la maison, soit devant l’ordinateur -il est sur le blog de sa mère-, soit avec nous. Depuis que c’est arrivé, on ne le laisse plus sortir seul. »

Pourquoi?

« On a peur des représailles. Dans un quartier comme le nôtre (celui du Montgaillard, au Havre ndlr), quand quelqu’un porte plainte, ça se sait, et je ne veux pas que mon fils ait d’autres problèmes. Je m’inquiète aussi pour mon autre fils, Théo, qui a 9 ans. »

Comment avez-vous su pour l’agression d’Yvane?

« C’est l’infirmière du collège qui m’a appelé pour me dire que mon fils avait fait un malaise. Dès que je suis arrivé sur place et que j’ai vu Yvane, j’ai tout de suite compris que ce n’était pas un malaise. »

Que vous a raconté votre fils?

« Il dit qu’il n’a pas voulu jouer au jeu du ‘petit pont massacreur’, et que, du coup, ses ‘camarades’ l’ont tabassé quand même, ce qui est le principe de ce jeu. Ça s’est passé dans les vestiaires du collège. Après, Yvane n’a pas pu nous donner tous les détails. »

Pourquoi?

« Il a un gros trou noir, à partir de ce moment-là jusqu’à dimanche soir. Il ne se souvient de rien. Chaque fois que quelqu’un lui pose des questions sur ce qu’il s’est passé, il répond qu’il ne sait pas. »

D’autres camarades ont assisté à la scène?

« Oui. Un en particulier, qui a rendu visite à mon fils quand il était à l’hôpital. Il lui a raconté la journée de l’agression. A priori on lui a fait un croche-pattes, sa tête a frappé un banc de bois et il a fait un malaise. Là, les autres collégiens n’ont pas vu qu’il avait fait un malaise, lui ont mis sa capuche et ont continué à le frapper. »

Quand va-t-il retourner au collège?

« Il ne retournera pas dans ce collège. Là, il a 10 jours d’ITT, et ne veut pas y retourner. Moi non plus d’ailleurs. J’ai trop peur pour lui. »

Qu’allez-vous faire?

« Je commence des démarches à la mairie pour le faire changer de collège. S’il faut aussi changer de ville, nous le ferons. En fait c’est ce que nous aimerions: quitter la ville au plus vite. »

Vous souhaitez déménager?

« Oui. On veut partir et oublier cette histoire. C’est un gros choc pour mon fils. Je me dois d’assurer sa sécurité et celle de ma famille. »

Comment va votre femme?

« Elle a peur de tout. Elle se retourne sans arrêt dans la rue, elle sursaute dès qu’un téléphone sonne, elle est complètement stressée. »

Que pensez-vous de cette histoire?

« J’avais déjà entendu parler du jeu du foulard à l’école, mais pas de celui du ‘petit pont massacreur’ au collège. Avec ma femme, on a décidé de porter plainte pour alerter les gens de ce qu’il se passe et dont on n’est pas forcément informés. »

Meuuuh… (un employé mort piétiné pendant les soldes, aux USA)

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Source : Le Monde.fr

Aux Etats-Unis, le « Black Friday », jour suivant la fête de Thanksgiving, marque traditionnellement le début des achats de Noël avec notamment des soldes très importantes dans les magasins qui ouvrent leur porte dès le petit matin. Vendredi 28 novembre, cette tradition a pris une tournure tragique dans un magasin Wal-Mart de Long Island, dans l’Etat de New York. Un employé qui venait d’ouvrir les portes pour laisser entrer une foule impatiente a été écrasé par les acheteurs qui se ruaient sur les produits. L’homme, âgé de 34 ans, est mort de ses blessures.

Au moins quatre personnes, dont une femme enceinte, ont été hospitalisés après cet incident. D’autres employés du magasin ont également été blessés alors qu’ils tentaient de venir en aide à leur collègue. Kimberly Cribbs, qui faisait partie des quelque 2 000 personnes amassées devant le magasin Wal Mart, a affirmé que les clients s’étaient comportés « comme des sauvages ». « Quand on leur a dit qu’ils devaient partir parce qu’un employé avait été tué, ils ont commencé à crier : ‘ça fait une journée que je fais la queue’. Et ils ont continué à acheter », a-t-elle confié à l’Associated Press.

« TOTALEMENT CHAOTIQUE »

La police locale est en train de vérifier les vidéos de surveillance pour tenter d’identifier les personnes responsables, même si elle reconnaît que l’identification pourrait être problématique. Michael Fleming, un des policiers en charge de l’enquête, a dit que la scène à l’intérieur de l’immeuble était « totalement chaotique » et a mis en cause la direction pour n’avoir pas prévu assez d’employés. Dans un communiqué, le vice-président de Wal Mart, Hank Mullany, a rejeté les critiques et fait part de sa profonde émotion.

La National Retail Foundation, qui estime que 128 millions d’Américains se sont rués dans les magasins du pays vendredi, assure que c’est la première fois qu’un tel incident se produit. Mais comme le rappelle le New York Times, de telles scènes d’hystérie « sont devenues normales pendant la période connue sous le nom de Black Friday ». « C’était une tragédie, et en même temps on sent que ce n’était pas un accident », note le quotidien new-yorkais, rappelant qu’aux Etats-Unis, acheter est « un sport de contact »« de créer un sentiment de manque alors que l’on est en pleine abondance, une anxiété qui oblige à agir immédiatement pour ne pas passer à côté ». et que les magasins ont toujours été bon dans l’art « de créer un sentiment de manque alors que l’on est en pleine abondance, une anxiété qui oblige à agir immédiatement pour ne pas passer à côté ».

Infanticide dans un fast-food

Un fait divers particulièrement horrible…

 

Source : Le Post

Dimanche après-midi, une employée du McDonald’s d’Epinal, dans les Vosges,  fait un malaise.

Le médecin qui l’examine s’aperçoit que la jeune femme âgée de 28 ans a accouché récemment, selon Le Parisien.

Mais la jeune femme nie cette grossesse.

Conduite à l’hôpital, elle est rapidement placée en garde à vue.


Les policiers d’Epinal ont été avertis par les secours.

Dimanche, en fin de soirée, la jeune femme passe aux aveux.

Elle précise aux policiers qu’elle a accouché la veille, dans les locaux du fast-food, et qu’elle s’est débarrassée du nouveau-né en le jetant dans une poubelle du McDonald’s, toujours selon Le Parisien.

Les policiers se rendent sur place, et découvrent le bébé mort dans une poubelle de la salle des vestiaires.

L’autopsie du nouveau-né devra déterminer s’il était né viable ou non.

Rénovation urbaine en France : des résultats dérisoires

  Alternatives économiques (l’un de mes magazines de chevet) publie dans son dernier numéro un rapport de l’ANRU qui fait le point sur la situation de la constructions des nouveaux logements et des réhabilitations promises depuis les promesses de 2005.

  Des chiffres édifiants… Déjà que les démolitions ne sont qu’assez rarement suivies de reconstructions équivalentes (vive la spécultaion immobilière), et que ce programme ne prend pas en compte le nombre de pièces dans les logements (je vais détailler tout cela dans un prochain article, consacré aux diverses magouilles liées à tout cela), le gouvernement nous considère vraiment comme des jambons. Bilan, donc :

  Pour 250 000 démolitions annoncées en 2005, 113 214 sont finalement programmées, 39 805 ont été commencées, et 31 927 finalement menées à terme. Taux de satisfaction des promesses : 12,7%.

  Pour les reconstructions, comme évoqué précédemment, c’est pire : sur 250 000 prévues, 104 981 sont programmées, 26 444 ont été commencées, et 10 807 réalisées à l’heure actuelle. Taux de satisfaction : 4,3%.

  Quant aux réhabilitations, vis-à-vis des 400 000 prévues en 2005, 217 417 sont programmées, 80310 ont été entamées, et 43958 menées à terme. Taux de satisfaction : 10,9%.

  Bravo ! Bravo ! Quel effort fulgurant ! Et on en promet encore, des nouveaux « logements sociaux » ?

Sénat – Projet de loi de finances

  Autre chose…

  C’est tristement classique, mais pour le vote des détails de la fiscalité – qui impacte tous les français, donc – à la soit-disant « Haute Assemblée », y’a même pas 20 sénateurs dans la salle.

  Et qu’on ne me sorte pas qu’ils votent à distance, c’est faux, à présent les parlementaires ne peuvent plus voter par procuration.

  Passons sur les votes à mains levées – On est en 2008 ou quoi ? ; Y’a-t-il plus désespérant, dans une démocratie, que de voir 90% des sénateurs absents lors d’un vote aussi important, pour l’avenir des français ?

  Pfff… Démocratie merdique. Un employé qui est en retard, ou qui ne vient pas à son taf, manque de se faire virer, et neuf dixièmes de branleurs dans l’organe le plus puissant de notre système, ça ne soulève aucune sanction… 

Maladies au travail… Même les chenils sont mieux contrôlés…

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Source : victimeOtravail

 

Voici une photo du bras de René, un collègue de Paul. On commence à entendre des rumeurs sérieuses sur la toxicité de la Téréboxyne. Mais personne ne bouge ! Ca commence à gronder dans les usines….

 

Ouvrier chez CRITALEC depuis peu, Paul G. nous parle de ses camarades présents sur les chaines de production depuis bon nombre d’années et présentant certains troubles respiratoires.

 

« Je travaille chez CRITALEC depuis deux ans maintenant en tant qu’ouvrier sur les chaines de production. Je m’y sens plutôt à ma place bien que notre travail ne soit pas vraiment reconnu à sa juste valeur…

Tous les jours, nous nous exposons à plusieurs produits chimiques et malgré les démentis de la direction, nous savons qu’ils sont toxiques et nocifs sur le long terme pour notre santé. La preuve en est que plusieurs de mes camarades présentent des troubles respiratoires et sont sujets à des bronchites à répétition. Quelques cas de cancers chez les plus anciens se sont également déclarés récemment, mais l’entreprise s’obstine à nier la moindre responsabilité.

Plusieurs actions ont été menées par le passé déjà pour obtenir des masques et autres équipements de protection mais en vain. Cela ne présentant selon l’entreprise aucun intérêt, puisque les produits utilisés sur l’ensemble de la chaine ne seraient aucunement nocifs pour notre santé.

Nous nous sommes alors adressés auprès du CHSCT de l’entreprise pour tenter de faire bouger les choses mais celui-ci s’est tout simplement rangé du côté de la direction. Et pourtant les personnes qui en font partie connaissent notre quotidien sur les chaines de production et la manipulation de ces produits… C’est à se demander s’il n’y a pas d’histoire de corruption là-dessous non ? »

Parents séparés : La Défenseure des enfants prône la médiation familiale

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Source : AFP.

Article rédigé par Martine Veron

 

  C’est dingue, quand même, qu’il faille attendre la fin 2008 pour qu’une véritable discussion s’ouvre sur un sujet aussi essentiel…

  Cet article est très intéressant et détaillé; Quant à la « Défenseure », après avoir fait des recherches sur elle, il s’agit d’une politicienne de l’UMP, proche de Xavier Emmanuelli, avec qui elle a travaillé, au SAMU social. Pas grand-chose à lui reprocher donc, apparemment, et le JRDF soutient son point de vue sur la question des conflits familiaux, et de leurs conséquences sur les enfants; Si Sarkozy pouvait utiliser ce rapport, lui qui a l’habitude de les enterrer, généralement…

 

 

La Défenseure des enfants Dominique Versini défend le recours à la médiation familiale judiciaire en cas de désaccord entre parents séparés sur la garde des enfants, dans un rapport au président de la République rendu public jeudi.

Un enfant sur quatre aujourd’hui ne vit pas avec ses deux parents.

« La famille est en mouvement permanent », souligne la Défenseure, les mariages sont en baisse d’année en année et les divorces en hausse, le nombre de Pacs a quintuplé en dix ans et la moitié des naissances ont lieu hors mariage.

Si la séparation des parents est toujours un choc pour l’enfant, la séparation conflictuelle est « une vraie souffrance », dit-elle, aux conséquences durables, le conflit empêchant les parents d’assurer leurs tâches éducatives.

S’appuyant sur l’exemple de pays comme le Québec ou la Suède, la Défenseure propose de nouvelles règles privilégiant les droits de l’enfant et la médiation, très peu pratiquée en France puisqu’elle n’est intervenue en 2006 que dans 1% des 360.000 affaires soumises aux juges des affaires familiales (JAF).

Elle propose d’inscrire dans la loi un dispositif complet de médiation.

Un entretien d’information serait obligatoire lors de toute requête sur l’exercice de l’autorité parentale, avant l’audience devant le juge, pour inciter les parents à se rendre dans un des « services de médiation familiale » de la Cnaf (caisse nationale des allocations familiales).

Puis, la médiation judiciaire, actuellement « possible », deviendrait obligatoire en cas de désaccord des parents lors de l’audience.

En cas d’échec de toute médiation, il pourrait être désignée plus fréquemment une « tierce personne », professionnel spécialisé dans la gestion de conflit.

Les conflits, comme le non respect du droit de visite, un déménagement sans prévenir l’autre parent, le refus d’assumer les obligations financières, proviennent très souvent, a constaté aussi Mme Versini, d’une méconnaissance de la coparentalité, définie par la loi de mars 2002.

Très souvent, un couple qui se sépare « ne comprend pas qu’il reste un couple parental et qu’il doit continuer à prendre toutes les décisions ensemble concernant les enfants », dit-elle.

Création d’un portail grand public, inscription sur le livret de famille ou le carnet de santé de l’enfant, le rapport fait plusieurs recommandations pour informer les parents.

Le rapport recommande d’inscrire dans la loi le droit de l’enfant de garder des relations personnelles avec chacun des parents, et avec certains tiers qui ont partagé sa vie.

Alors qu’aujourd’hui il faut qu’un mineur fasse une demande pour être entendu, ce qui le place dans une situation difficile vis-à-vis de ses parents, le rapport recommande que le juge reçoive « tout enfant capable de discernement » pour l’informer de son droit à être entendu par lui-même ou par un psychologue.

En Allemagne, rappelle Mme Versini, le juge voit l’enfant dès l’âge de 3 ans à son domicile. En Belgique, il reçoit systématiquement tous les enfants de plus de 12 ans.

La justice ne s’adapte pas assez à l’évolution et la complexité des situations familiales, alors que 65% de l’activité des tribunaux de grande instance concerne les contentieux familiaux, estime enfin Mme Versini.

Elle recommande de faire du juge aux affaires familiales un juge spécialisé et de créer un Pôle enfance-famille au sein de chaque tribunal, doté de psychologues à temps plein.

EDVIGE est mort, vive EDVIRSP !

  Comme quoi, Fillon n’est pas le Premier Ministre-tapisserie qu’on pourrait croire…

  Le Canard nous informe qu’il est à l’origine d’un incroyable changement de tactique dans le fichage des citoyens français (pardon, je voulais dire « des terroristes potentiels ») :

  Les gens n’ont pas apprécié le coup de EDVIGE ? Eh bien, qu’à cela ne tienne, le fichier sera renommé EDVIRSP. Double effet Kiss Cool : Moins facilement prononçable et mémorisable, il sera plus difficilement relayé par la presse.

  C’est vrai que gueuler un slogan qui contient le mot « EDVIRSP » ça va pas être du gâteau…

  Donc voilà, on est toujours en France, pas de surprise… Les hiérarques se foutent toujours autant de nos gueules.

Une piste pour lutter plus efficacement contre le SIDA ?

Source : AFP

Le virus du sida (VIH) est devenu indétectable chez un patient leucémique et séropositif après une greffe de moelle osseuse sophistiquée, un « cas intéressant » mais « isolé » qui ne doit pas éveiller de faux espoirs, a expliqué mercredi l’hôpital berlinois de la Charité.

« C’est un cas intéressant pour la recherche », a indiqué dans un communiqué le professeur Rodolf Tauber. « Néanmoins, celui qui promettrait des espoirs de guérison aux millions de personnes contaminées par le VIH ne serait pas sérieux », a-t-il ajouté, évoquant un « cas isolé ».

Séropositif depuis dix ans, le patient, un Américain de 42 ans qui vit à Berlin, a dû subir une greffe de moelle osseuse pour traiter une leucémie qui s’est déclarée chez lui il y a trois ans.

Or, parmi les donneurs potentiels présentant une moelle compatible avec la sienne, se trouvait une personne porteuse d’une mutation génétique déjà connue des scientifiques, mais inexpliquée à ce jour: cette particularité, une mutation du récepteur CCR5 du virus, est présente chez 1 à 3% de la population européenne et semble conférer aux individus porteurs une immunité de facto face au VIH.

L’équipe de l’hématologue berlinois Eckhard Thiel, qui a pris en charge le patient, a choisi ce donneur particulier « dans l’espoir que, après la greffe de sa moelle osseuse, l’infection au VIH du malade disparaîtrait elle aussi ».

Le patient, sous traitement antirétroviral depuis des années et n’avait jamais développé le sida, a arrêté son traitement au moment de la greffe, afin d’éviter que les antiviraux n’entraînent son rejet.

« Normalement, l’arrêt des médicaments (antirétroviraux) entraîne en quelques semaines le développement du sida. Jusqu’à aujourd’hui, plus de 20 mois après la greffe réussie, le VIH est indétectable chez ce patient », a résumé mercredi l’équipe du Pr Thiel.

Ce cas, évoqué la semaine dernière par le quotidien américain Wall Street Journal et qui a fait les gros titres mercredi du journal populaire allemand Bild, n’a pas encore fait l’objet d’une publication scientifique. Il ne doit pas éveiller de « faux espoirs », a tenu à préciser le Dr Gero Hütter, un membre de l’équipe berlinoise, lors d’une conférence de presse mercredi.

« Ce procédé n’est pas adapté au traitement de patients porteurs du VIH, ni aujourd’hui ni dans un avenir proche », a-t-il martelé, soulignant que le traitement du VIH n’avait été dans ce dossier qu’un « effet secondaire » de la thérapie destinée à soigner une leucémie.

« Ce cas particulier montre cependant le rôle-clef joué par le gène CCR-5 dans la transmission du HIV et le développement de la maladie », a ajouté le Pr Thiel.

Plus de 60 ans après, enfin, la preuve des chambres à gaz…

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Les plans originaux d’un important projet d’extension du camp d’extermination d’Auschwitz ont été retrouvés dans un appartement de Berlin, rapporte le journal Bild.

Le document de 28 pages jaunies est daté du 23 octobre 1941. Il comporte notamment, à l’intérieur d’une « installation d’épouillage », le plan d’une pièce de 11,60 x 11.20 mètres portant la mention « chambre à gaz ».

Cité par le journal, le chef du département des archives fédérales à Berlin, Hans-Dieter Kreikamp, estime que ces plans « offrent une preuve évidente d’un projet de génocide des juifs d’Europe ».

Bild précise que les documents ont sans doute été retrouvés dans un appartement de Berlin qui venait d’être nettoyé.

Le journal, qui publie trois facsimilés du document, précise que celui-ci constitue pour les historiens la preuve que les Nazis avaient mis au point un projet industriel d’extermination des juifs.

« Ces documents démontrent que tous ceux qui ont eu quelque chose à voir avec le planification et la construction de ce camp de concentration savaient que les gens devaient y être gazés suivant une procédure industrielle », écrit Bild.

« Ces documents réfutent une fois pour toutes les affirmations selon lesquelles l’Holocauste n’a jamais eu lieu », ajoute le journal.

Quelque 1,1 million de juifs ont été exterminés à Auschwitz, localité de Pologne, proche de Cracovie.

Le camp a été construit à partir de mai 1940 dans une ancienne caserne de l’armée polonaise et les premières victimes ont été exécutées en septembre 1941.

Une extension, baptisée Auschwitz II ou Birkenau, a ouvert en octobre 1941 et quatre chambres à gaz ont été ajoutées au camp en janvier 1942.

Lors d’une conférence à Wannsee en janvier 1942, les dirigeants nazis avaient décidé l’extermination totale des 11 millions de juifs vivant en Europe.

Erik Kirschbaum, version française Pierre Sérisier

Sarkozy reprend ses conneries d’affichage racial…

  Pfou… Cela devient, de notre point de vue, ami lecteur, franchement énervant.

  Que Sarkozy prenne deux Arabes et une Noire dans son gouvernement, est une chose. On peut dire que c’est « une première », une certaine marque « d’ouverture », gnagnagna tout ça… ou voir, derrière la vitrine, l’intention de jouer sur les sentiments antiracistes.

  Enfin… Il ne faut pas faire de faux procès, d’emblée. Le JRDF a toujours dit qu’il s’en contrefoutait des couleurs de peau, et qu’il « jugeait » sur les compétences.

  Mais là, toute la journée, une nouvelle a tourné en boucle : Un Noir a été nommé préfet par Sarkozy, « en vertu de l’effet Obama ». Ne rêvons pas. Les médias n’inventent pas cela. Il s’agit donc d’un évènement tout-à-fait préparé. Et là, ami lecteur, chez nous, ça coince méchamment…

  Vouloir « surfer » sur une vague est tellement sarkozien que cela se passe de commentaires, mais quand même, le fait du prince qui « autorise » un Noir, un peu comme ces curiosités vivantes des (pas si lointaines, visiblement) expositions coloniales, à venir fréquenter le pouvoir, franchement… Cela engendre, chez nous, de sacrés grincements de dents.

  Si Sarkozy n’était pas raciste, il aurait nommé cet homme, sans même évoquer sa couleur de peau.

  Si Sarkozy ne prenait pas les gens pour des demeurés, il n’aurait pas concocté un plan aussi grossier.

  Et enfin, si le respect des diversités était vraiment si important, pour Mr Sarkozy, nous lui conseillerions de faire appliquer les trente six mille lois votées depuis un paquet d’années, qui sont censées sanctionner les discriminations à l’embauche, dans les boîtes de nuit, les écarts salariaux honteux, et j’en passe…

  Il pourrait même aller passer un coup de fil, ô fantasme, à son « frère » Martin Bouygues, par exemple, pour lui demander de donner des droits sociaux aux Noirs qu’il envoie travailler sans aucune sécurité, sur ses chantiers surfacturés payés par l’Etat. Voire même, accorder un peu d’attention aux sans-papiers qui, depuis SIX MOIS ont lancé un mouvement courageux, pour obtenir des droits égaux aux autres salariés. Des sans-papiers qui lui ont préparé ses plats, notamment, lorsqu’il déjeunait dans les grands restaurants de Neuilly.

  Une place pour une personne, c’est une bonne nouvelle… pour 1 personne.

  Des conditions de vie honteuses pour des millions d’autres, c’est tout simplement inique.

Les forces de l’ordre de plus en plus maltraitées par l’Etat Sarkozien

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  Sans aucune marque de pitié, ami lecteur, je plains pourtant nos pauvres policiers… Déjà que le gouvernement leur doit plus de 15 millions d’heures supplémentaires, voici qu’en plus, et contrairement aux promesses de campagne de Vous-savez-qui, ils voient leurs effectifs amputés de 10 000 hommes.

  Voilà donc une partie des forces de l’ordre qui manifestent leur mécontentement, soutenus par une partie de leurs syndicats (Alliance, vaut mieux pas trop compter sur eux pour remettre en question la droite, surtout lorsqu’elle est au pouvoir). N’oublions pas qu’ils avaient déjà grogné plusieurs fois, et que les médias semblent toujours aussi occupés à aller faire des reportages sur les gamins violés, plutôt que sur des policiers trahis.

  Je transmets ici l’édito de leur tract :

  « Les Gardiens de la Paix et Gradés de la Police Nationale sont au nombre de 105 000. Ces derniers représentent le socle opérationnel sur lequel s’appuie l’action de la Police Nationale; Sans eux, rien n’est possible. » [NDLR : Jeu de mots par rapport à : "Ensemble, tout devient possible" ?]

  « La réforme 2004 prévoyait que ce chiffre soit porté à 108 000 d’ici à 2012, selon un accord conclu entre le ministère et les syndicats policiers. »

  « Avec les mesures annoncées, nous ne serons plus que 100 300 policiers en 2012; Si l’on retire les 2000 commissaires et officiers qui disparaîtront aussi, ce seront en réalité 10 000 emplois qui seront supprimés. »

  Le JRDF est de tout coeur avec les policiers dans leur combat, pour des effectifs mieux répartis, conformes aux négociations antérieures, des heures supplémentaires payées, et nous ajoutons même : pour des postes de police et des équipements bien entretenus… car actuellement, ami lecteur, le déficit de personnel dans les commissariats est à l’origine d’une infestation de GALE.

  ‘fait vraiment pas très bon être policier, ces temps-ci… sans compter les suicides en hausse, et les « bleus » affectés en priorité dans les quartiers les plus difficiles…

Libération du violeur présumé: le magistrat assume sa faute et attend… sa promotion !

Source : Le Post

Le 23 octobre dernier, Jorge Montes, un violeur récidiviste présumé, est remis en liberté à cause d’une erreur d’écriture sur le verdict rendu à son égard quelques jours plus tôt. Alors que le tribunal voulait « confirmer » son maintien en détention provisoire, le greffier a écrit « infirmer ».

Nicolas Sarkozy avait immédiatement exigé le retour en prison de Jorges Montes. Le 31 octobre, soit une semaine après sa libération, le verdict était rectifié par la chambre de l’instruction, et le violeur présumé était à nouveau incarcéré à la prison de Fresne.

Le Figaro s’est procuré le rapport qui concerne cette bavure et nous apprend ce samedi que le verdict a été relu par le greffier et par deux magistrats. Toujours dans Le Figaro, Thierry Bloch, le président de la chambre d’instruction qui a  commis l’erreur s’explique: »Je n’ai pas signé sans relire, je relis tous les arrêts, celui-là aussi, mais je n’ai pas vu, l’erreur m’a échappé. J’assume la responsabilité de cette erreur matérielle ».

Le Figaro précise ensuite que le magistrat « souhaite toujours rejoindre la Cour de Cassation », ce que lui avait proposé le conseil supérieur de la Magistrature avant l’affaire.

Petit tour d’horizon de la crise, vue par des français

Le Monde publie un intéressant article à ce sujet, que je transmets ici…

Une douzaine de Français ont accepté de répondre à quelques questions sur la crise économique, ce qu’ils en comprennent, ou pas, et l’impact qu’elle a déjà, ou pas, sur leur quotidien. Première conclusion de ce vrai-faux sondage : qu’ils soient jeunes ou âgés, à l’aise financièrement ou dans la difficulté, ces interlocuteurs font preuve de sang-froid face à la tempête boursière. Pour l’heure, leur comportement ne se ressent pas, ou peu, des effets de la crise. En revanche, beaucoup d’entre eux rappellent qu’ils n’ont pas attendu ces dernières semaines pour « faire plus attention » à leur budget. Où l’on reparle souvent du passage à l’euro…

 

ALISSA KLISZOWSKI, 27 ANS, ASSISTANTE RÉALISATRICE

 

Alissa Kliszowski a l’impression d’être redevenue une étudiante. Cette assistante réalisatrice ne sait pas si cette baisse de son pouvoir d’achat est liée à la crise. Mais le sentiment anxiogène qu’elle produit contribue à lui faire faire des sacrifices : « Depuis quelques mois, j’ai moins d’argent. Je m’interdis d’acheter des DVD et des CD, d’aller au resto, de sortir, je fais attention à toutes mes dépenses… comme quand je ne gagnais pas ma vie ! » Elle n’a pas d’emprunt, mais elle sait que si elle devait en demander un à la banque, « soit elle ne me l’accorderait pas, soit elle me prêterait une somme insuffisante ».

Pour cette intermittente du spectacle, les banquiers et les traders « savaient ce qu’ils faisaient ». « Ce qui se passe, c’est le revers de la médaille, ils ont épuisé leur système. Ils sont allés trop loin, notamment avec tous ces revenus indécents. » Et pour trouver des solutions, elle veut que « pour une fois, droite et gauche se réunissent et arrêtent leurs critiques stériles les uns envers les autres ».

Et puis, même si la crise n’a pas encore d’impact sur l’industrie du cinéma, elle craint des conséquences à long terme. « Aujourd’hui, il n’y a pas de différence avec la situation de l’an dernier. Mais je crains qu’au final l’offre de films produits en France ne se tarisse, faute d’investisseurs, que l’on ne fasse que des grosses productions et que les petits films disparaissent. »

 

LÉON GUESNON, 70 ANS, RETRAITÉ

 

Heureusement, il a son potager. Ses carottes, ses betteraves rouges. Tous ses légumes pour l’hiver. « Et même un stock de 100 kg de pommes. » A Potigny (Calvados), Léon Guesnon passe autant de temps à jardiner qu’à suivre l’actualité. « Et beaucoup de Français dans le pétrin devraient faire comme moi ! » Cet ancien mineur ne « pense pas être touché ». Il n’a « que des petits placements » : un Livret A, une assurance-vie, un plan d’épargne populaire. Des endroits où il se dit que ses « billes sont garanties ». Quant à sa maison mitoyenne, achetée en 1981, elle est « remboursée depuis longtemps ».

Il consulte tous les jours sur Internet les résultats de la Bourse et les cours du pétrole. « Et là, c’est en dents de scie, il y a des envolées, des plongées… Dans quel monde on est, vers quel monde on va ? » En 2007, il avait voté pour Nicolas Sarkozy. Mais depuis « son » paquet fiscal, « ce n’est plus mon président ».

Avec la crise, le président de la République, pour lui, se comporte « comme un gamin ». Veut « donner des leçons à tout le monde ». Brasse « du vent ». M. Guesnon n’a plus confiance. Pour lui, il faudrait « mettre un grand coup de torchon dans tout ça ». L’important, ce sont les PME. C’est là, « à leur disposition », que « l’argent devrait être ». Parce qu’elles sont le « poumon de la France ».

 

DANIEL TEMPLON, 63 ANS, GALERISTE

 

Sa clientèle a ses habitudes en Bourse. Alors, la crise financière, Daniel Templon en a presque instantanément ressenti les effets dans sa galerie à Paris. C’était mi-septembre. « Le 15 exactement », jour de la faillite de la banque Lehman Brothers. « La première quinzaine avait été exceptionnelle, on avait vendu plus que tous les mois de septembre précédents. » Et puis « d’un coup », sans aucun signe avant-coureur, « le ralentissement s’est fait sentir ».

Le marché des oeuvres autour de « 20 000 et 30 000 euros » serait sauf. Mais la baisse serait aiguë sur les oeuvres « autour de 100 000 euros ». Les plus chères donc. Analyse de M. Templon : « Le désir d’acquérir est toujours là mais la décision d’achat est remise à plus tard. » Pour preuve, cette brève discussion avec un client brésilien croisé à la Foire internationale d’art contemporain (FIAC) : « Il était très intéressé par une oeuvre, mais il m’a dit « il faut que j’interroge ma banque pour savoir si j’ai perdu 10, 20 ou 30 % ». »

Moins d’extras, plus de sobriété, prévoit-il seulement pour les prochains mois. « Comme beaucoup, on va maintenir les effectifs, mais il va falloir réduire notre train de vie. » Economies sur les catalogues, la publicité. Les cris d’orfraie appelant « à la fin du capitalisme » ? Il en sourit. « Du baratin. » « Il y a eu des excès et ces excès n’ont pas été contrôlés par ceux qui en avaient la charge. » Il croit à une nouvelle régulation. Et « dans cinq ans, ça sera reparti comme avant ».

 

GÉRALDINE EXERTIER, 29 ANS, ENSEIGNANTE

 

La crise, Géraldine Exertier veut y penser le moins possible. Elle travaille en Suisse, comme enseignante, son époux est employé chez un fabricant de cuisines, côté français. « On n’écoute presque plus les informations parce que ça nous démoralise », explique-t-elle. Son conjoint travaille dans un secteur exposé à la crise du bâtiment, mais elle relativise : « Il y en a déjà eu des crises. Et ça nous paraît loin. »

Le couple a aussi un prêt à taux variable. Un prêt souscrit auprès d’une banque suisse pour acheter leur logement, près de Cruseilles (Haute-Savoie), à trente minutes de Genève. Depuis cinq ans, le taux a augmenté de 3 %, mais « ça reste beaucoup moins élevé qu’en France ».

Pour son ménage, la crise aurait presque des avantages. Avec la hausse du franc suisse, le couple a gagné « environ 200 francs suisses de pouvoir d’achat ».

 

BERNARD FAVRE, 82 ANS, RETRAITÉ

 

Ancien cadre dirigeant chez Schneider Electric, Bernard Favre est agacé. Moins pour lui que pour « ses héritiers ». Mais lui qui « lit les cours de Bourse comme on suit la météo » se sent « trop vieux pour avoir de la rancoeur ». Les grâces du système par répartition ont – « comme pour tout le monde » – préservé sa confortable retraite, qu’il partage entre Nice et Mexico. Mais l’épargne qu’il avait placée en Bourse a pris un coup. « Heureusement, je n’avais pas l’intention de m’en servir tout de suite. »

Dans l’immédiat, rien n’a changé dans sa vie. Avec son épouse, il dit toutefois « limiter les extras ». Même si c’est plus par réflexe que par nécessité. « Quand les choses vont bien et qu’on se sent riche, on est plus facilement dépensier. » Contre « ces gens qui ont fait ça », il veut des sanctions : « On ne peut pas jouer avec l’argent des autres sans être puni. C’est comme si un notaire ou un agent du Trésor s’amusait à jouer à la roulette russe. »

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Royal et les manifestants de la CAMIF

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Source : AFP

Venus en autocars de Niort, le siège du groupe, les manifestants étaient massés derrière une banderole proclamant « retrait du plan de licenciements », devant le ministère des Finances, a constaté un journaliste de l’AFP. Ils ont scandé des slogans hostiles à Jean Gasol, ex-dirigeant du groupe.

La Camif, numéro trois français de la vente à distance, doit licencier encore 900 salariés, dont les 780 de la vente par catalogue, sa principale filiale mise en liquidation.

Elle comptait 2.000 salariés avant les restructurations de 2005 et 2007, qui ont ramené l’effectif à 1.400 personnes, pour un chiffre d’affaires de 600 millions d’euros et une perte nette de 4 millions d’euros.

« Niort est une petite ville (70.000 habitants). Le bassin d’emplois est vide. Nos ex-collègues licenciés n’ont pas retrouvé de travail. Nos salariés, déjà formés, n’ont aucune chance de pouvoir utiliser le dispositif de reclassement », a déclaré Jocelyne Baussant, déléguée FO.

Parmi les manifestants, Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes (où se trouve Niort), a demandé « à l’Etat d’investir 20 millions d’euros » dans la Camif.

Selon elle, le groupe « est viable si les 20 millions d’euros sont débloqués rapidement, si le plan de reprise proposé par la région, en partenariat avec les salariés, se met rapidement en place. Sinon, les prédateurs, les fonds d’investissement vont reprendre la Camif pour un euro », a-t-elle lancé.

Le groupe « risque d’être reprise sous la forme d’une nouvelle société, car les stocks sont très importants, mais reste à savoir par qui et sur quel périmètre », a expliqué Jacky Bara, secrétaire général de FO, majoritaire.

Selon lui, le nom du repreneur évoqué par « la rumeur » inquiète les salariés.

« Le groupe a simplement besoin de 4 millions d’euros pour passer d’hiver. L’Etat annonce des centaines de milliards pour les banques, nous ne demandons que des millions », a déclaré Jacky Bara.

Le président du tribunal de commerce a évoqué un passif de 105 millions d’euros, mais selon les syndicats, une partie est simplement de la dette aux fournisseurs, habituelle dans la distribution.

La survie du groupe est vitale pour ces fournisseurs, selon Marie-Magdeleine Robin, commerciale de 53 ans dont 34 passés dans le groupe, et déléguée CGT.

« Dans l’ameublement, nous vendons à la demande, avec 80 fournisseurs, dont beaucoup de PME. Elles ont du mal en ce moment. Une faillite de la Camif aggraverait leurs difficultés immédiates », dit Mme Robin.

L’affaire de la poupée vaudou : la liberté d’expression triomphe !

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  Alala… au moins, on ne s’ennuie pas. En pleine tourmente financière, sociale, écologique et j’en passe, voilà que le Phare de notre Pensée décide, comme à son habitude, de faire dans la microgestion. Il s’attaque donc à l’utilisation faite de son image, à travers ces « poupées vaudou » elle-mêmes inspirées par un modèle venu des USA.

  Peine perdue : le jugement rendu donne raison à l’humour, et à la liberté d’expression. Ouf ! On respire… certes, cette forme de critique, à travers un simili-vaudou, peut être désagréable, et c’est tout de même une façon de se faire de l’argent sur le nom de quelqu’un, mais à ce train-là, n’importe quelle caricature serait passible de condamnation…

   A noter que Royal, plus fine, a rigolé de cette histoire, lorsqu’on lui a montré sa propre poupée vaudou, et ne souhaite pas du tout poursuivre les fabricants de ce produit.

  J’aime bien la morale du Groland, à ce sujet : « Sarkozy voudrait qu’on enlève de la circulation ses poupées vaudou; C’est-à-dire qu’au lieu de se faire piquer par des aiguilles, il préfère qu’on compresse ses poupées, qu’on les brûle, ou qu’on les jette dans de l’acide : il est maso ! »

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La mort devient hors de prix…

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Le business des obsèques en France est de plus en plus lucratif, en raison notamment d’un manque de concurrence dans le secteur des pompes funèbres que dénoncent régulièrement les associations de consommateurs.

Sept Français sur dix jugent le coût des obsèques « trop cher », selon un sondage réalisé en février 2007 par l’institut LH2 pour le numéro deux du secteur en France, Roc-Eclerc.

« Le coût moyen des obsèques est autour de 3.900 euros », a indiqué lors d’une conférence de presse Alain Bazot, président de l’association de consommateurs UFC-Que Choisir, qui a publié mardi une enquête sur les services funéraires.

Selon l’Insee, ce prix a augmenté de 34% en 10 ans. Une hausse « qui est le double de l’augmentation du coût de la vie », a-t-il ajouté, dénonçant de « graves dérives » des entreprises de pompes funèbres.

Le marché des services funéraires, qui a été longtemps un monopole des communes, n’a été ouvert à la concurrence qu’en 1993. Pourtant, aujourd’hui, la concurrence dans le secteur « est parfaitement irréelle », a estimé le président de l’association.

« Les familles de défunt ne bénéficient pas de ces conditions de concurrence optimales », indique l’enquête de l’UFC-Que choisir. « Des facteurs psychologiques expliquent pour partie cette contradiction : alors qu’elles sont déjà fragilisées par l’émotion du décès, les familles ne sont, le plus souvent, pas en état de prendre du recul et de comparer les prestations proposées », analyse-t-il.

Ces familles acceptent donc souvent le devis établi par le premier opérateur funéraire rencontré.

« Face à cela, on serait en droit d’exiger des professionnels la plus grande des loyautés », mais celle-ci « n’est pas au rendez-vous », a tempêté M. Bazot.

Refus d’établir un devis, devis incomparables, prestations imposées sont quelques-uns des abus dénoncés dans cette enquête menée en mars auprès de 590 entreprises de pompes funèbres réparties sur 82 départements.

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) avait déjà épinglé plusieurs entreprises du secteur : au cours d’une enquête menée au premier trimestre 2007, auprès de 545 sociétés, elle avait dressé 30 procès-verbaux, 137 rappels de réglementation et 116 notifications d’information réglementaire.

« Irrégularité la plus fréquente: devis et bon de commande ne sont pas dissociés », selon la DGCCRF.

Ces pratiques abusives expliquent les écarts de prix « faramineux » entre les devis, pour l’UFC-Que Choisir. « En valeur absolue, les devis établis à partir d’une demande identique peuvent varier de 1.586 euros à 10.248 euros, dans la mesure où sont ajoutées de nombreuses prestations à celles réclamées », indique l’association. Pour une prestation telle que celle du « maître du cérémonie », la différence de prix peut atteindre 713%.

« L’élasticité des prix concerne tous les acteurs du marché et touche tous les réseaux », a précisé Carole Matricon-Delbe, l’une des responsables de l’association de consommateurs.

« On a un marché qui ne fonctionne pas », regrette de son côté François Michaud-Nérard, directeur général des services funéraires de la Ville de Paris, interrogé par l’AFP. Les entreprises, dont le nombre a explosé avec la libéralisation du secteur, ont augmenté leurs prix pour maintenir leurs revenus, explique-t-il.

Source : AFP – rédigé par Eléonore Dermy

Le menu dèche (Espagne)

Source : Yahoo

Un repas complet au restaurant pour un euro: c’est la formule de la cidrerie Dario’s à Gijon, dans le nord de l’Espagne, qui propose une fois par semaine un « menu anti-crise », a constaté un photographe de l’AFP.

Après des offres tests d’un jour les deux semaines écoulées, l’établissement propose dorénavant chaque jeudi son menu qui se compose d’une soupe de fruits de mer, suivie de côtelettes accompagnées de riz, puis de poulet ou d’anchois avec de la salade.

Comme tous les menus en Espagne, il comprend également le pain, la boisson et le dessert. Dans la région des Asturies, les restaurants proposent souvent des menus avec trois plats.

Près de 200 convives avaient profité jeudi dernier de l’offre de ce restaurant de 49 places, qui avait connu une très importante file d’attente.

L’établissement a lancé son opération pour tenter d’attirer de la clientèle, alors qu’il ressent les effets de la crise économique.

« Nous ne gagnons pas, mais nous ne perdons pas non plus », a déclaré aux médias espagnols une des responsables, Emilia Jimenez, assurant que les recettes du week-end compensaient le manque à gagner du jeudi.

Le Dario’s espère faire des bénéfices à terme en renouvelant son menu « anticrise » les jeudi des prochains mois.

L’Espagne fait face depuis le début de l’année à un très sévère ralentissement économique, généré notamment par le retournement de son marché immobilier et accentué par l’actuelle crise financière internationale.

De plus, les ménages espagnols qui touchent des salaires parmi les plus bas de la zone euro, ont dû faire face à une envolée des prix à la consommation, et notamment ceux des produits alimentaires.

L’âge du départ à la retraite est repoussé de 5 ans… surprise !

  J’aime bien cette analyse de Rue 89, que je classe aussi du côté de l’extrême-gauche, par rapport à sa note finale clairement critique envers « l’opposition » :

 

C’est à coups de canif, réputés moins douloureux, que Nicolas Sarkozy et la majorité UMP sont en train de remettre en cause, sans le dire, le modèle social français. Quelques euros de franchise médicale par ci, un peu de travail le dimanche par là, des réductions d’effectifs et des coupes budgétaires tous azimuts… Et voilà désormais la retraite à 70 ans!

Les Français qui n’ont pas bien suivi ont dû être surpris d’apprendre samedi 1er novembre -jour de la Toussaint!-, que leurs députés avaient voté dans la nuit, sans que l’on y prenne garde, une disposition permettant aux salariés de travailler jusqu’à l’âge de 70 ans, sur une base volontaire évidemment.

Les réactions de plusieurs porte paroles de la gauche et des syndicats ne s’y sont pas trompés. Il est clair, comme l’a déclaré la député des Verts, Martine Billard, que « l’âge de la retraite est insidieusement repoussé à 70 ans ».

Le volontariat n’est, à ce stade, qu’un cache sexe d’une réforme fondamentale à venir, du fait que, selon toute vraisemblance, de moins en moins de salariés auront suffisamment cotisé à leur arrivée à l’âge de la retraite légale, à 65 ans.

Certaines des réformes sociales engagées sont de logiques adaptations à un environnement différent, à l’évolution de la pénibilité de certaines tâches, ou constituent des modernisations acceptables.

 

Des réformes décidées de manière unilatérale, et souvent en avançant masqué

Le problème tient, comme à chaque fois depuis l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence il y a dix-huit mois, à la méthode. Les réformes sont décidées de manière unilatérale, après parfois une concertation de façade, et souvent en avançant masqué.

Ce qui est plus grave aujourd’hui, c’est que la crise financière et la récession dans laquelle est entrée la France -les chiffres du dernier trimestre le confirmeront dans quelques jours- servent de prétexte à accélérer et légitimer ces évolutions. Au début de l’année, le refrain était « les caisses sont vides »; désormais, ça va être « on n’y peut rien, c’est la crise »…

Ce serait acceptable si le président de la République tenait un discours de vérité aux Français, non pas sur l’ampleur de la crise, de ce point de vue, il en a rajouté dans le rôle du chef des pompiers planétaires envoyés sur le front du « 11 Septembre de la finance »…

Non, c’est sur sa vision de l’évolution de la société française que le chef de l’Etat ne dit pas aux Français où il nous entraîne.

Avec sa méthode, Sarkozy prend le risque de susciter un refus violent

Il a un problème, évidemment: difficile de croire aujourd’hui à un discours churchillien (« du sang et des larmes ») contre l’ennemi commun de la récession quand le quinquennat a commencé par le péché originel du paquet fiscal.

Les sacrifices et les coupes sont acceptables quand ils sont perçus comme équitables en période difficile: il est clair que, de ce point de vue, Nicolas Sarkozy souffre d’un déficit chronique de crédibilité, et pas seulement parmi ceux qui n’ont pas voté pour lui.

En procédant comme il le fait, par petits coups de canif qui ne disent pas leur nom dans un édifice social qui est le produit de la riche histoire politique et sociale française depuis un siècle et demi, Nicolas Sarkozy prend le risque de susciter un refus violent.

Un refus qui ne trouve pas aujourd’hui sa traduction politique, vu l’état de délabrement de l’opposition, et qui, en France, trouve toujours d’autres moyens de s’exprimer. Attention aux réveils douloureux.

  par Pierre Haski

Chantage au suicide, en prison… un mort.

  Note : Le JRDF ne se porte pas garant des propos tenus ici. Ils semblent vraisemblables, mais ce suicide peut tout aussi bien avoir une autre raison… ou ne pas être un suicide.

 

Source : AFP

Selon Carlo Di Egidio, secrétaire régionale de la CGT-pénitentiaire, la mort de Nabil L., 16 ans, serait la conséquence d’un «jeu» entre détenus qui menacent de se suicider «pour demander une télévision, un changement de cellule…»

Les circonstances de la mort de Nabil L., un adolescent de 16 ans qui s’est suicidé dans la nuit de lundi à mardi dans sa cellule de la maison d’arrêt de Metz-Queuleu, se précisent.

 

Selon Carlo Di Egidio, secrétaire régionale de la CGT-pénitentiaire, il s’agirait d’un «jeu» entre détenus. il l’a expliqué ce jeudi sur France Inter: «Il s’agit d’un jeu lancé, il y a quelques jours, par les mineurs occupant ce quartier. C’est un jeu où ils s’encouragent entre eux à se pendre pour demander une télévision, un changement de cellule, une boîte de tabac, des choses comme ça».

Les gardiens auraient déjà sauvé de la pendaison trois mineurs qui s’adonnaient à ce «jeu».

L’adolescent aurait demandé à changer de cellule, «sauf que c’était la nuit et que ça ne fonctionne pas comme ça», a déploré le responsable syndical. «Malheureusement pour celui-ci, on est dans le gâchis le plus total, l’inconscience et la bêtise la plus totale», a-t-il regretté.

Rachida Dati, qui a ordonné hier mercredi une enquête administrative sur ce suicide, se déplace à Metz ce jeudi. La garde des Sceaux visitera le centre pénitentiaire, qu’elle présente comme un établissement «modèle». Quatre détenus se sont pourtant suicidés ces cinq derniers mois.

Outre Nabil L., un détenu de 46 ans, qui venait d’apprendre le rejet de sa demande de remise en liberté s’était pendu le 3 juillet,  alors que, conformément à de récentes instructions ministérielles, il faisait l’objet d’une surveillance renforcée. «Ce père de famille, qui venait d’être traité aux antidépresseurs au centre hospitalier spécialisé de Jury-lès-Metz, en Moselle, n’a fait l’objet d’aucun suivi particulier, alors même qu’il était en grande détresse psychologique», affirme pourtant l’avocat de la famille, Me Xavier Iochum.

Un mois auparavant, le 2 juin, un prisonnier de 27 ans s’était donné la mort alors qu’il était en traitement au service médico-psychologique (SMPR), où sont accueillis les détenus les plus fragiles. Condamné en 2006 à 19 ans de réclusion, ce détenu «signalé» attendait d’être rejugé en appel. «L’information judiciaire en cours semble démontrer qu’il n’avait pas fait l’objet d’une surveillance particulière», déclare l’avocat de la famille, Me Thomas Hellenbrand.

Le 21 mai, toujours au SMPR, un jeune homme de 20 ans, qui purgeait une peine de deux ans, s’était pendu avec ses lacets.

Trois tentatives de suicide ont en outre été enregistrées à Metz-Queuleu ces dix derniers jours. «Dans les trois cas, il s’agit de mineurs qui ont tenté de se pendre mais que les surveillants ont réussi à décrocher à temps», indique Jean-François Krill, délégué de l’Union fédérale autonome pénitentiaire.

Pour les syndicats, «il manque une vingtaine d’agents à Metz pour assurer efficacement les nouvelles missions données à l’administration pénitentiaire, et notamment les surveillances renforcées». Des tentatives expliquées par Di Egidio ce matin sur France Inter.

Metz-Queuleu, où sont écroués 480 hommes et 27 femmes pour 448 places théoriques, est considéré aujourd’hui comme un «site pilote» en France pour l’application des nouvelles règles pénitentiaires européennes. Quelque 220 surveillants sont en service à Queuleu.

Soeur Emmanuelle n’est plus

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Encore une nécrologie… A 94 ans, une révoltée de plus passe par-dessus bord du navire de l’Histoire.

Que penser de Soeur Emmanuelle ? Professeur de lettres et de philosophie, elle choisit de dévouer sa vie à l’action, là où, selon elle, son aide est la plus nécessaire. Ange des bidonvilles, elle va oeuvrer à Calcutta, puis rejoindre les chiffonniers du Caire, une population miséreuse qui gagne sa vie en recyclant des monceaux d’ordures, parmi les rats et les maladies.

Véritable électron libre, elle agite la conscience française, et mondiale, en créant l’association Soeur Emmanuelle, qui monte des dispensaires et des écoles dans ces zones sinistrées de l’humanité. Difficile de lui reprocher son courage, et sa ténacité… Pourtant, la croisée contre la pauvreté a du, in fine, renier sa vocation. Face à sa hiérarchie, qui la somme de revenir en France (quelle attitude chrétienne… merci encore, le haut-clergé catholique), elle choisit d’honorer son voeu d’obéissance.

A partir de là, Soeur Emmanuelle n’est plus, à son grand désespoir, qu’un pantin médiatique. Elle est toujours le fer de lance de son mouvement, mais la discipline catholique a triomphé; en la traitant comme une sainte, ses supérieurs l’enferment dans un joli cocon doré. Elle peste… mais ne désobéit pas. Jusqu’à ce triste jour où elle nous quittât, à sa place, elle voulut toujours faire encore plus pour ceux qui vivent dans des conditions effroyables, dans des pays rongés par la pauvreté.

Afin d’honorer sa mémoire, ami lecteur, je préfère me taire, et la laisser parler… Voici sa dernière interview :

« J’irai jusqu’au bout »

C’est donc ici qu’elle vit depuis son retour d’Égypte en 1993, une maison de retraite de la congrégation des sœurs de Sion dans l’arrière-pays niçois. Le Pradon. C’est ici qu’elle sera enterrée mercredi. Elle qui aurait tant aimé finir ses jours au Caire, parmi les chiffonniers. Une rencontre forcément inoubliable avec une grande dame qui, au-delà des croyances, marquera l’histoire.

À un moment donné, vous dites qu’il vous est arrivé un jour une chose terrible : vous êtes devenue médiatique : est-ce que vraiment vous le regrettez ou finalement y prenez du plaisir, c’est votre devoir de faire passer un message ?

“Vraiment, plaisir, non, car je suis très fatiguée maintenant et vos questions à vous les journalistes ne sont pas toujours très profondes. Mais oui, oui, j’irai jusqu’au bout. Parce que peut-être que ça fait du bien. Je l’espère en tout cas, je n’en suis pas tout à fait sûre, mais je l’espère.”

Dans votre dernier livre, vous dites que l’on fuit souvent, car on veut se dépasser vers l’infini. Vous, avez-vous l’impression d’avoir fui quelque chose une fois dans votre vie ?

“Je ne me rappelle pas avoir fui quelqu’un ni quelque chose. Pour moi au contraire, la difficulté est matière, est action. J’ai toujours appris cela à mes élèves. Il y a une difficulté : yallah on se bat, on y va ! Mais à refaire, j’aurais essayé oui, de faire moins de choses, plus en profondeur, parce que tout de même, il y a beaucoup de superficiel dans tout cela. Comme toutes ces questions auxquelles j’ai dû répondre.”

Et toute cette agitation autour de votre centenaire qui approche, vous en pensez quoi ?

“Tout cela, ça me fait une belle jambe ! Mais il faut l’accepter, qu’est-ce que vous voulez, nous sommes sur terre; et sur terre on se donne mutuellement des décorations, on fait des fêtes, on vous sourit. Boum boum tralala, ça ne va pas très loin mais enfin c’est comme ça, il faut l’accepter.”

Cela vous fait plaisir quand même ?

“Oui et non. Ça me fait plaisir, parce que j’ai l’impression que les gens sont contents, qu’il y a une atmosphère joyeuse, détendue, et ça, c’est beau, donner du bonheur, c’est tellement important. Mais c’est tout de même un peu lourd…”

Si vous aviez une baguette magique ? Un vœu à réaliser ?

“J’essaierais de rendre les autres heureux, les hommes ne sont pas aussi heureux qu’ils le devraient. Chez les chiffonniers, on rigolait toute la journée, on n’avait rien, pas de compte en banque, mais qu’est ce qu’on pouvait rigoler ensemble, tu n’as pas idée ! Personne ne se plaignait : une seule fois sur plus de vingt ans, une personne a pleuré sur mon épaule.”

Est-ce que certaines femmes vous ont marquée en Belgique ?

“D’abord ma mère. Elle était belge, une maîtresse femme : elle a perdu mon père quand elle n’avait pas 30 ans et elle a repris les affaires d’exportation, ce n’était pas facile. J’aimerais lui ressembler, elle était très bien à tous les points de vue. Elle m’a soutenue et je lui voue une grande reconnaissance : au fond, ma vocation c’est grâce à elle que je l’ai eue. Et aussi quand la mort tragique de mon père a laissé un trou dans mon cœur, un vide, et ce n’est que Dieu l’absolu qui a pu le combler.”

Il est plus facile d’être aimée par Dieu que par un homme qui nous verra avec nos défauts ?

“Qu’ils aillent au diable tous les hommes ! Je suis dure ? Souvent les hommes sont bêtes, s’arrêtent à des détails insignifiants. Jacques Delors, c’est un grand copain néanmoins, on se comprend très bien tous les deux, j’aime sa droiture, sa transparence, ce n’est pas un homme qui ment. Sarkozy ? (rires) Il est venu ici… avec Cécilia, il n’était pas encore Président mais maire; on a parlé très agréablement, il m’a dit qu’il savait que je m’occupais de SDF, que j’allais ouvrir une activité pour les aider et qu’il viendrait pour l’ouverture, mais je ne l’y ai pas invité. Le Roi actuel des Belges, je ne me souviens pas de l’avoir rencontré, peut-être une fois oui, mais Baudouin et Fabiola, ah… J’avais été invitée chez eux à déjeuner, j’ai beaucoup apprécié leur façon de s’exprimer, surtout Fabiola que j’ai vue pendant presque deux heures. Nous avions les mêmes idées. Elle est bien Fabiola. Elle est d’une transparence incroyable, je ne crois pas que l’on puisse trouver une femme plus transparente qu’elle…”

Quel regard portez-vous sur la jeunesse d’aujourd’hui ?

“Ils sont généreux; j’ai retenu une chose extraordinaire de la jeunesse, c’est quand j’étais au Soudan le mois de Noël : j’ai demandé qu’est ce qu’on va faire pour Noël et on m’a répondu, des pommes de terre froides, on n’a rien d’autre. Je suis revenue à Paris, j’ai gueulé à la télé : vous n’avez pas le droit de vous remplir de bonnes choses et de laisser les petits Soudanais avec une pomme de terre froide. Vous les enfants, allez, chacun, faire votre propre colis, vous allez percer la tirelire, j’ai fait la liste de ce qu’il fallait : et ils l’ont fait ! Nous avons eu 50.000 colis et ce sont les jeunes eux-mêmes qui ont mis la main à la poche.”

Si vous n’aviez pas été religieuse, vous auriez fait quoi ? “Docteur ou prêtre. Mais quand j’étais petite, je voulais être danseuse…”

Vous avez entendu parler de l’actuelle crise boursière et financière ?

“Oui, j’ai lu cela, mais je n’y comprends rien !”

Ne serait-ce pas un signe finalement : on consomme trop, il y a trop de crédits, et finalement on risque d’en revenir à des choses plus essentielles ?

“C’est vrai ce que tu dis ! Inch’Allah, que l’on revienne à quelque chose de plus profond. Le monde où nous sommes a tout et présente au plus haut degré la spiritualité et les plaisirs, c’est à toi à faire ton choix.”

En 2005, lors de votre dernier passage en Belgique, les autorités vous décernent une des plus hautes décorations de l’État, et vous font Grand officier de l’Ordre de la Couronne. Vous vous en souvenez ?

“Bien sûr : j’ai voulu refuser, mais on m’a dit que je n’avais pas le droit de refuser, que ce n’était pas honorable. Pour la Belgique, pour le Roi. Pourquoi je voulais refuser ? Tu sais, les belles paroles… le blablabla, tout ça, cela ne va pas loin, tu sais. C’est très superficiel.”

Dans vos écrits, vous dites que plaisir et bonheur sont deux choses incompatibles. Pourquoi ?

“Je ne dirais pas incompatibles, mais qui, sur certains détails, ne peuvent pas marcher ensemble, car, à mon sens, trop de gens ne cherchent que le plaisir et celui-ci est essentiellement passager. Le bonheur est plus austère… et il dure. Il n’y a pas beaucoup d’éternité dans le plaisir. C’est autre chose quand tu donnes du plaisir aux autres, ah… ce n’est pas quelque chose que tu prends pour toi alors, c’est quelque chose que tu donnes aux autres pour les réjouir. C’est comme disait sainte Thérèse, elle recevait d’une main, elle donnait de l’autre.”

À cet instant, vous êtes, comme vous dites, dans une situation où vous n’avez plus qu’à aimer et vous laisser aimer par le Seigneur. C’est facile cet abandon-là ?

“Comme maintenant, je suis très fatiguée, tout bêtement, tout simplement, je dis mon chapelet : le chapelet ne fatigue pas, car on dit des Je vous salue Marie et la vie de Jésus et de Marie, c’est quelque chose de très doux. J’imagine les différents mystères de leur vie, c’est un peu mon yoga, je le dis toute la journée.“

Vous vous doutez qu’une fois que vous ne serez plus là, on va sûrement vous proposer à la béatification ou autre ?

“Ça ne m’inspire rien du tout ! Si ça leur fait plaisir… Ça me fera une belle jambe, hein ! Tout ça, ce sont des choses passagères. Comme disait la petite Bernadette, il suffit d’aimer, c’est tout. Si ça fait passer des messages d’amour, tant mieux. Ça ne peut pas faire de mal.”

Qu’est ce que vous voulez qu’on retienne de vous ?

“Je n’en sais rien… Peut être qu’elle n’était pas trop bête.“

 

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360 putain de MILLIARDS pour la France ! 1700 pour toute l’Europe !

  Fidèle à son credo, le JRDF attend de voir comment les choses tournent, avant de projeter son encre, tel un petit poulpe prudent.

  Voici donc la facture : La France va s’endetter à hauteur de 360 miliards pour « relancer les marchés financiers »; L’Italie également – alors qu’elle a déjà franchi depuis longtemps la zone rouge.

  Résultat, donc ?

  1/ La Bourse s’envole, permettant à des spéculateurs qui auront acheté à la baisse, d’empocher leurs gains à présent.

  2/ L’Europe est ruinée. Mais vraiment.

  Donc, toute cette « crise » était encore une arnaque préparée à l’avance. La théorie bancaire des fluctuations extrêmes vient d’être appliquée; elle a ruiné les Etats, nombre de petits épargnants, et va remplir les poches de ceux qui avaient déjà abusé de leur pouvoir, précédemment.

Agir contre les violences policières

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  Ami lecteur, le JRDF a déjà, plusieurs fois, laissé la parole aux forces de l’ordre. Nous le répétons : Nous n’avons rien contre la police, et la gendarmerie, en tant que telles. Pourtant, des dérives et des consignes iniques méritent qu’on les examine… ne serait-ce que pour innocenter ceux qui, a contrario, essayent de servir honorablement la Loi, et leur pays.

  En revenant donc d’un forum social, qui se tenait à Nanterre, j’avais les poches pleines de tracts et de pamphlets divers et variés. J’ai choisi, ce soir, de donner la parole à « L’écho des Cités », une organisation vieille de 10 ans, qui s’attache à lutter contre les tragédies couvertes par une justice… un peu trop partiale, souvent.

  Voici, donc, leur édito, que je trouve pour ma part à la fois sensé, et percutant :

  

  Les mobilisations contre les violences policières et/ou crimes policiers menées par des militant-e-s du MIB (Mouvement de l’Immigration et des Banlieues), Bouge qui Bouge, Comité Thomas Claudio, Justice pour Habib, à Mantes-la-Jolie, Dammarie-les-Lys, Toulouse, Lille, Vaux-en Velun, Nîmes nous ont amené à réfléchir au bilan et au devenir de nos luttes.

  Le déroulement politico-judiciaire de ces affaires est quasiment toujours le même : qu’il s’agisse de violences et/ou de crimes policiers, de bavures parfois accidentelles, le scénario se répète souvent. Et quelque soit le quartier touché, la version policière, popularisée par des journaux locaux, devient rapidement la Vérité Médiatico-judiciaire.

  S’enchaînent alors les « émeutes », les arrestations, les manifestations, les « non-lieux »… puis l’oubli. Reste alors, comme image de toute mobilisation, la stigmatisation des fameuses « bandes ethniques », et la « voyoucratie » banlieusarde qui devient, alors, l’ennemi public N°1. Mais ce qui reste aussi, c’est un sentiment de fatalité qui emplit le coeur des quartiers, du plus jeune aux plus ancien… et un sentiment d’impunité à l’égard des policiers.

  Quand ce type de drames frappe nos quartiers, irrémédiablement, c’est un secteur qui vit le bouclage, les contrôles, le sentiment d’insécurité… C’est tout un quartier qui est mis sous régime spécial du reste de la société, tout un quartier qui vit au rythme de dispositifs d’exceptions qui se répètent invariablement : des « couvre-feux » aux « plan banlieues ».

  Pourtant, ça et là, depuis des années, des habitants et des militants s’organisent pour combattre ces traitements discriminants, arbitraires et violents, afin d’obtenir « Justice ». Et de quartier en quartier, on lutte de comité en comité, sans trouver l’issue de l’apaisement, que seule « La Justice et la Vérité » pourrait apporter dans le coeur des habitants.

Le mail

De : B. Pierre DDSP69 SDIG [ mailto:pierre.b@interieur.gouv.fr ]
Envoyé : mardi 16 septembre 2008 16:17
À : INTERNET DRH SRH LYON
Objet : renseignements
Suite à notre appel téléphonique de ce jour, auriez vous l’amabilité de m’indiquer si parmi votre personnel, vous avez des agents de confession autre que chrétienne. Dans l’affirmative pouvez vous me dire si certains d’entre eux ont demandé des aménagements d’horaires ou de service pour pratiquer leur religion.
Cette étude est faite à la demande des maires de France.
Merci de me répondre par mail.
Cordialement. P. B.

 

Evidemment, face au tollé provoqué par ce mail, qui a « fuité », les autorités compétentes ont juré leurs grands dieux qu’il s’agissait d’une « initiative isolée et malencontreuse ». Mais bien entendu… on ne demande qu’à les croire.

Répète après moi, ami lecteur : ein, zwei, ein, zwei…

Booba fait n’importe quoi

  Mise en scène, ou réel dérapage ? En tout cas – en dehors des talents de cadrage très médiocres de la personne qui a filmé cela – une chose est sûre : voici ce qui s’appelle un gros comportement agressif. Déjà que je n’appréciais pas ce rappeur (artistiquement parlant). Allez Booba, c’est ton heure de gloire… tu viens de rentrer dans la légende des types qui ont fait n’importe quoi dans un concert.

http://www.dailymotion.com/video/k673MGua6ihR4KNb2r

Les Anti-Nobel continuent à sévir (cool !)

NEW YORK (AFP) – Une étude française sur les « sauts comparés des puces de chat et des puces de chien » a remporté jeudi l’anti-Nobel de biologie, tandis que la Suisse était récompensée pour une loi sur la « dignité des plantes », lors de la distribution de ces prix insolites à l’Université Harvard.

Comme les dix-sept éditions précédentes, la remise jeudi soir des prix « Ig Nobel » –Ignobles Nobel, leur appellation officielle– était destinée à faire « d’abord rire, puis réfléchir », selon l’organisateur Marc Abrahams, éditeur de la revue scientifique humoristique « Annales de la recherche improbable ».

Récompensant des recherches sur « la capacité d’une amibe à sortir d’un labyrinthe » ou sur « les ravages causés par les tatous sur les sites archéologiques sud-américains », une dizaine de prix ont été remis au cours de la soirée délirante qui se tenait au théâtre Sanders de l’Université devant 1.200 spectateurs, en présence de véritables prix Nobel comme William Lipscomb (Chimie 1976), et d’anciens lauréats des anti-Nobel.

Un des vainqueurs de l’an dernier, Dan Meyer, co-auteur d’un rapport médical sur « les effets collatéraux de l’ingestion de sabre », a ouvert la soirée en avalant une épée, prestement retirée de son gosier par un médecin, le docteur Thomas Michel, doyen de l’Ecole de médecine de Harvard.

La cérémonie retransmise en direct sur l’internet comprenait notamment la première d’un mini-opéra intitulé « Redondance, encore », accompagné par un choeur de lauréats tandis que des cocottes en papier volaient au dessus de la salle. Chaque lauréat a eu un temps de parole de 60 secondes, et était implacablement interrompu à la 61ème par une fillette de 8 ans.

Un concours permettait de gagner un rendez-vous galant avec un vrai Prix Nobel, en l’occurence M. Lipscomb, âgé de 89 ans.

Le prix de chimie a été décerné ex-aequo à deux groupes de chercheurs: Sharee Umpierre de l’Université de Porto Rico et Joseph Hill de Harvard pour avoir découvert que le Coca-Cola était un « spermicide efficace », et Chuang-Ye Hong de la Faculté de médecine de Taipei et d’autres chercheurs de Taïwan pour avoir démontré exactement le contraire.

L’anti-Nobel de la paix a été décerné au « Comité suisse d’éthique en biotechnologie non-humaine », pour avoir adopté le « principe légal de la dignité des plantes ».

Certains prix pourraient servir à l’industrie alimentaire, comme celui de la Nutrition remporté par un duo anglo-italien pour une recherche sur « la modification électronique du bruit de la pomme de terre +chip+ de façon à faire croire qu’elle est plus croustillante et fraîche que ce qu’elle est en réalité ».

« Je ne souhaitais pas à l’époque produire une étude drôle », a expliqué à l’AFP une lauréate française, Marie-Christine Cadiergues, chercheuse et clinicienne de l’Ecole nationale vétérinaire de Toulouse, jointe au téléphone.

« Cet article fait partie d’une recherche plus ample sur les puces, réalisée en 2000 dans le cadre de ma thèse d’Université », a-t-elle expliqué. « Il s’agissait de comparer deux espèces de puces, la Ctenocephalides canis et la Ctenocephalides felis felis, pour comprendre pourquoi la première était en voie de disparition et pas la seconde », a-t-elle précisé.

La différence entre la première, capable de bondir jusqu’à 25 centimètres, et la seconde, n’atteignant que 17 centimètres de hauteur, était en fait un élément de biologie destiné « à mieux les contrôler, et donc les éliminer », a indiqué la chercheuse, qui ne connaissait pas les travaux des autres lauréats mais s’est dite satisfaite du prix.

 Paola Messana

T’inquiète pas fiston, on va t’arranger ça

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  On l’attendait avec impatience, et peu d’espoir cependant… le jugement sur l’affaire du scooter de Jean Sarkozy (pas son vol, là ça a été très vite, non je parle d’un accident qu’il aurait provoqué) vient d’être rendu.

  Verdict : Le plaignant, qui dit avoir vu « un jeune, imberbe » l’emboutir puis l’insulter, a du rêver la plaque d’immatriculation qu’il a noté – et qui s’est avérée être celle du véhicule de l’un des fistons de Sarkozy. De même, si la plainte engendrée suite à la déclaration d’assurance, s’est perdue mystérieusement dans les rouages de la justice, ce ne doit être… ben, qu’un mystère. Cela arrive, mon bon monsieur, vous savez… le Sphinx, les Crop Circles, l’assassinat de JFK… Une nouvelle énigme vient de s’ajouter au tas des questions que se posera toujours l’humanité.

  En revanche, la justice, elle, est moins expectative : ce sera 2000 Euros pour le… plaignant, à titre de procédure abusive. Celui-ci compte bien faire appel… eh bien, espérons qu’il ne doublera pas sa sanction.

  Ca se passe comme ça, dans la « France d’après »…

Grande distribution : comment on continue à nous prendre pour des cons…

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Source : Libération/60 millions de consommateurs

Prenez un biscuit «Prince» de Lu. Diminuez le poids du paquet de 330 grammes à 300 grammes, pour le même prix. Le consommateur n’y verra normalement que du feu. Le tour est joué.

Diminution du poids du produit, changement d’emballage ou même de recette, les fabricants de produits alimentaires rivalisent d’imagination pour camoufler la hausse de leurs prix.

Le magazine «60 millions de consommateurs» à paraître ce jeudi révèle les divers procédés des marques alimentaires pour préserver — voire augmenter — leurs marges. Et comme l’explique le mensuel, il faut «être un consommateur sacrément avisé» pour remarquer ces pratiques. Même les statistiques officielles ont du mal à les détecter.

Une des astuces les plus utilisées est la cure d’amaigrissement du produit. Outre celle des biscuits «Prince», le magazine a remarqué que le fromage blanc «Jockey» de Danone avait subi le même sort: 850 g contre un kilo ou les petits pots désormais à 90 g contre 100 g auparavant. Pour le même prix, évidemment. Les barres chocolatées Mars avaient eu la même idée quelques mois plus tôt, relève le mensuel.

«Au début de l’année, tout le monde a cogité pour anticiper les hausses des matières premières» comme le blé et le lait, raconte un chef de produit de l’industrie agroalimentaire, cité dans l’enquête.

Une autre stratégie consiste à changer l’emballage, un procédé qui «ouvre la voie à de très jolies augmentations pour le client», souligne le mensuel. Des chewings-gums vendus chez Aldi sous la marque Feel Free sont ainsi passés de 13,75 à 20,73 euros dans leur nouveau conditionnement.

La troisième méthode, «probablement la plus pernicieuse», est la modification de la recette. Surtout utilisée pour les premiers prix ou le hard discount, elle consiste à remplacer des ingrédients onéreux par des matières premières moins chères.

Interrogé par l’AFP, Jean-René Buisson, président de l’Association nationale des industries alimentaires (Ania), s’est dit «réticent sur la qualité des enquêtes» du magazine. Pour lui, les consommateurs «acceptent de payer plus cher des produits qui ont une vraie valeur ajoutée ou une valeur nutritionnelle supérieure» à celle du produit précédent. La Fédération du commerce et de la distribution (FCD) ne commentait pas lundi cette enquête.

Grève radicale près d’Angers

Source : AFP/Libération

Les salariés de la fonderie Helvéticast aux Ponts-de-Cé près d’Angers, en grève depuis douze jours contre un plan social, menacent toujours mardi de faire sauter un stock de pièces détachées dans une atmosphère de grande tension.

En milieu d’après-midi, des vitres ont été cassées depuis l’intérieur de l’usine, tandis que de la fumée sortait du bâtiment où étaient retranchés quelques dizaines de salariés.

Un peu plus tôt, les grévistes ont enlevé une tente placée à côté du stock de pièces détachées, à l’extérieur de l’usine, et demandé l’instauration d’un périmètre de sécurité autour de celui-ci, accréditant l’idée qu’ils étaient prêts à faire sauter ce stock de 14.000 pièces près duquel ils ont placé des bouteilles de gaz.

Les grévistes réclament l’amélioration des conditions de licenciement proposées par la direction dans le cadre d’un plan social concernant 18 des 90 salariés de l’usine. La fonderie Helveticast, anciennement Valfond, qui fabrique notamment des pièces pour moteurs de voiture, appartient au fond suisse Vista Capital Management.

Selon des sources concordantes, des représentants des unions syndicales départementales ont participé à une réunion de crise à la préfecture en milieu de journée, mais sans les représentants des grévistes. Ceux-ci avaient posé comme préalable à leur participation que des représentants de la direction soient présents, ce qui n’était pas le cas.

Plusieurs salariés ont lancé un appel au gouvernement pour que celui-ci retrouve les dirigeants de l’entreprise, injoignables depuis lundi matin selon les syndicats. Michel Bouyer, délégué départemental de la CFDT des métaux présent sur place, a fustigé l’«incompétence» de la direction et son mutisme, en jugeant que «aujourd’hui le droit et la raison (étaient) du côté» des salariés.

Lait frelaté en Asie, au moins 13 000 malades

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PEKIN (AFP) – Près de 13.000 enfants en bas âge en Chine ont été hospitalisés après avoir ingéré du lait frelaté, a annoncé le ministère de la Santé dimanche, selon les médias officiels chinois.

Selon le ministère, le nombre total d’enfants hospitalisés s’élève à 12.892, dont 104 bébés dans un état grave, a indiqué l’agence Chine nouvelle.

Quatre enfants en bas âge sont morts depuis la mi-septembre après avoir bu du lait en poudre mélangé à de la mélamine, une substance toxique utilisée dans la fabrication de colles et de plastiques.

D’autre part, 1.579 enfants en bas âge ont pu quitter l’hôpital après avoir été soignés, a ajouté le ministère, soulignant que les établissements hospitaliers de l’ensemble du pays avaient reçu 40.000 patients.

La mélamine, qui provoque des problèmes urinaires dont des calculs rénaux, a été découverte du lait en poudre, des boissons, glaces et produits laitiers, entraînant des rappels massifs de ces produits.

Dimanche, les autorités de Hong Kong ont annoncé qu’une fillette de trois ans avait présenté un calcul rénal après avoir consommé du lait en poudre importé de Chine continentale contenant de la mélamine.

Shigeru Omi, le directeur pour le Pacifique de l’ouest de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a par ailleurs soulevé dimanche la question de savoir pourquoi l’affaire du lait contaminé à la mélamine avait éclaté si tard.

« De toute évidence c’est aussi un problème de communication interne », a déclaré M. Omi au cours d’une conférence de presse à Manille.

« Il semble que des gens étaient déjà au courant de ce problème depuis un certain temps et qu’ils n’aient pas partagé cette information », a-t-il dit.

« Nous voulons à présent empêcher que cela ne se reproduise, non seulement avec les produits laitiers, mais aussi avec tous les produits alimentaires », a-t-il dit. « Nous voulons empêcher de tels incidents afin que les gens ordinaires puissent manger tranquilles », a-t-il souligné.

L’affaire du lait contaminé n’a été rendue publique que la semaine dernière par les medias officiels chinois, avec l’annonce des premiers décès de nourrissons ayant consommé du lait du groupe Sanlu basé dans la province du Hebei, près de Pékin. La Nouvelle-Zélande, dont le groupe Fonterra détient des parts (43%) dans le groupe Sanlu, a accusé les autorités locales d’avoir tenté d’étouffer l’affaire.

Les attentats du 11 septembre

  Ami lecteur, puisque les controverses sur ces attentats (qui ont fait au moins trois mille morts, bien réels) reviennent, à nouveau, sur le tapis de l’actualité, le JRDF a décidé de se fendre d’un article, relatif au sujet.

  Comme dans de nombreux domaines, face à un problème posé, au moins deux chapelles se créent : les « pro » et les « anti », en gros les tenants du soutien à la version officielle, et ceux qui la remettent en question. La procédure de l’instruction, ainsi qu’une enquête de police, fonctionnent ainsi : d’abord, il faut isoler les motifs – pour parler clair : « A qui profite le crime ? »

  Force est de constater que, dans les deux camps, les tenants des factions en question ont des intérêts à défendre. Les soutiens à la « Croisade contre l’Axe du Mal » ont souvent gagné des places juteuses, ou de l’argent, dans ces guerres initiées au nom de la « lutte contre le terrorisme ». Blackwater, Condoleezza Rice, Dick Cheney, et évidemment George Bush, ont profité de la peur de la population des Etats-Unis – et du camp occidental, d’une manière générale – et ont capitalisé dessus.

  Peut-on, pour autant, dire que les partisans des thèses du complot ne représentent que le droit du peuple à l’information, et que ces anges de la liberté n’ont que des intérêts purement philanthropes ? Evidemment, non. Les sites et associations diverses demandant la réouverture du dossier sur le 11 septembre engrangent des fonds à travers des dons publics. Les créateurs des documentaires tels « Loose Change » et consorts, capitalisent également sur la gravité de ces évènements pour y gagner, qui de la célébrité, qui de l’argent en produits dérivés.

  Peut-on, donc, trancher ? L’avis du JRDF vaut ce qu’il vaut, mais nous avons examiné une bonne partie des arguments des uns et des autres. A toi, ami lecteur, d’y réagir si tu souhaites y contribuer…

  Commençons par le fondamental. Qu’est-ce que Al Qaeda ? Il s’agit d’une organisation informelle, en fait un rassemblement d’organisations terroristes hétéroclites, regroupées sous cette bannière. Pas forcément simple à étudier, donc… Ben Laden existe-t-il, au moins dans le sens de l’image qui lui a été attribuée ? Eh bien, en s’en tenant à l’historique de cet homme, jusqu’aux attentats du 11 septembre, effectivement, Oussama Ben Laden semble être le « chef », au moins médiatique, d’Al Qaeda – organisation jadis financée par la CIA pour damer le pion des soviétiques en Afghanistan. Ben Laden, rebelle par rapport à son affiliation originelle (saoudienne) et à ses commanditaires initiaux (la CIA) aurait suivi sa propre voie.

  Pourtant, une autre thèse est tout aussi crédible, sans qu’elle invalide d’ailleurs cette première. Un jeu de dupes. A savoir, qu’Al Qaeda soit liée aux USA, tout comme les antiques Templiers avaient des liens assez controversés avec leurs ennemis… les Haschichins; Tout comme les radicaux de droite israëliens, pourraient bénéficier de la présence des radicaux « islamistes » palestiniens. Chacun de ces camps, dans une guerre, y gagnerait plus qu’en temps de paix. Pourquoi ? Parce que la guerre permet le pillage, et surtout, engendre des chefs de guerre; Sans guerre, pas de pillage, et pas de chefs « de guerre ». 

  Ce genre de manipulations a déjà existé, notamment au Moyen-Âge, lorsque des factions s’entendaient pour générer un « casus belli », afin de permettre de piller un pays tiers, par exemple, sous couvert de raisons on-ne-peut plus honorables.

  Maintenant, regardons les preuves. Nous avons, d’un côté, un rapport officiel de plus de 380 pages, très difficilement lisible, et qui établit surtout des liens financiers entre des organisations, bien que ces liens reposent sur des documents qui, eux-même, ne sont pas fournis, sont falsifiables, et surtout, ne remettent pas en question un complot « de dupes », par le biais d’écrans et d’intermédiaires.

  Les éléments des attentats sont, peut-être, plus significatifs. Voyons d’abord les thèses les plus loufoques : par exemple, celle de missiles lancés contre les tours jumelles, et non d’avions ! Bien essayé, sauf que sur les vidéos, il apparait très clairement qu’il s’agit d’avions, et qu’un missile n’a pas un tel comportement aérodynamique. Si cet élément était clairement absurde, et intentionnel, afin de décrédibiliser les thèses du complot ? C’est en tout cas, à notre humble avis, le cas. Cela pourrait, donc, signifier qu’il y a bel et bien complot…

  Ainsi, il ne faut pas prendre pour argent comptant les théories complotistes. Pour autant, de nombreux détails sont particulièrement troublants, et ceux-ci, avérés. Les voici, listés ci-dessous :

  * Le « passeport magique ». Afin de bien prouver qu’un des terroristes présumés était impliqué dans les attentats, les pompiers ont eu la surprise de retrouver, intact, dans les décombres et à peine quelques heures après les attentats, le passeport d’un des « terroristes ». Vous y croyez, vous ? Les tours se sont effondrées, compactées, les avions ont explosé dans l’impact, et l’un des pilotes aurait vu son passeport miraculeusement survivre à un tel enchaînement d’écroulement, d’incendie et de crash aérien ?

  * Les tours, en elle-même. Elles se sont écroulées bien droit, dans un style qui ressemble effectivement, à une destruction contrôlée. Les complotistes arguent que, d’une part, des témoins survivants ont entendu des explosions venant du sous-sol (possible écho, mais cela reste à déterminer), d’autre part que les poutrelles métalliques ont été récupérées par les autorités, immédiatement après les attentats. Un scientifique (notez le conditionnel) aurait eu le temps d’en examiner une, et aurait trouvé sur elle des traces d’acide. Autre « détail », nettement plus difficilement explicable par les partisans de la version bushiste, le WTC7 n’a pas été touché par les avions, a brûlé tranquillement pendant cinq heures sans que les pompiers n’interviennent, et s’est finalement écroulé, de manière similaire aux autres tours.

  * Le Pentagone : un détail avéré, est que l’aile qui a été touchée par l’attentat, qu’il soit provoqué par un avion ou quoique ce soit d’autre (pas de vidéo pour cet attentat), cette aile donc, était désaffectée. Elle venait juste d’être rebâtie, et ne contenait pas d’archives, ou de service opérationnel. C’est notamment pour cela que cet attentat a fait, comparativement, très peu de blessés et de morts, par rapport aux autres.

  * Dans ce même Pentagone, les complotistes auraient trouvé des preuves qu’un scénario établi un an à l’avance, signé par Condoleezza Rice, évoquait une simulation d’attaque contre le World Trade Center. Un peu gros, mais en revanche, on sait aujourd’hui que le MOSSAD et des espions français ont prévenu les autorités des USA, pour les informer que des attentats auraient lieu contre le World Trade Center. Des espions ont témoigné, à visage couvert; la thèse du « Pearl Harbor » artificiel se renforce donc.

  * Reprenons sur les terroristes. Leurs identités ont été découvertes en un temps record, quelques heures à peine. On aurait retrouvé – coïncidence extraordinaire – dans le coffre de leurs voitures, pour certains, des explosifs. Manquerait plus qu’un message certifiant qu’ils sont bien les auteurs de ces attentats, et visé par un huissier… Question : En quoi des hommes qui vont se suicider auraient-ils besoin d’emporter des explosifs dans le coffre de leur voiture ?

  Hélas, des incohérences de cet acabit, l’histoire officielle du 11 septembre en est farcie… A qui profite le crime ? C’est une autre histoire, déjà abordée d’ailleurs, au moins en partie, entre ces pages. Qu’en penses-tu, ami lecteur ?

EDVIGE : Joli nom pour une belle saloperie

  Aaaaah… il y a quelques mois, ami lecteur, ton serviteur évoquait, très clairement, le tournant fasciste emprunté par la politique de l’UMP. J’avais évoqué les accords non respectés, le démantèlement des pouvoirs syndicaux, le 180° par rapport à ce qui avait été promis, notamment aux cadres… J’avais même écrit un joli article pour AGORAVOX, qui l’avait retoqué au motif qu’il ne donnait « pas assez de preuves de ce que j’avançais ».

  Eh bien, ce ne sont plus mes mots aujourd’hui, pour ce qu’ils valent, mais ceux des associations de défense des droits des homosexuels, par exemple, qui se rallient à ceux des futurs syndicalistes fichés, des délinquants « hypothétiques » (mieux que Minority Report !) et des militants quel qu’ils soient, politiques ou même religieux ! Je vais donc lui laisser la parole, à ce brave journaliste officiel qui, lui, n’hésite pas à employer un comparatif avec le régime de la collaboration. Cela se perd vite, la liberté… surtout lorsque les gens ne veulent pas le croire ! Le problème, c’est même que les gens croient toujours que les nazis ont arrêtés des voleurs… alors que c’étaient EUX les voleurs !

 

http://societales.blogs.liberation.fr/alain_piriou/2008/09/dans-un-article.html#more

Dans un article fort bien documenté publié par le site Arrêt sur Images (accès payant…), Dan Israël revient sur les arguments des protagonistes, et avoue être peu convaincus par les miens, tels qu’ils ont été récemment publiés par le Monde.

«Emportés par leur élan, certains militants pour les droits des homosexuels ont aussi eu tendance à exagérer la « menace  » pesant sur eux. (…) On comprend bien sûr l’émotion des homosexuels qui s’estiment ciblés. Mais dans leur émoi, ils négligent le fait que la Cnil a obtenu que le décret mentionne explicitement que les données concernant les préférences sexuelles ou la santé soient collectées uniquement « de manière exceptionnelle ». Il est également interdit d’établir des listes de personnes à partir des seuls critères de la sexualité ou de la santé…»

 

Qu’ai-je bien pu dire pour laisser le journaliste si circonspect ?

 

Dans le Monde du 7 septembre, je n’y vais certes pas de main morte :

Alain Piriou, vous êtes porte-parole de l’Inter-LGBT (lesbiennes, gays, bi et trans), qui organise tous les ans la Marche des fiertés, à Paris. Pourquoi protestez-vous contre le fichage, par Edvige, des données concernant la santé et la vie sexuelle ?

En 1982, les fichiers d’homosexuels, établis sous Pétain et conservés, puis nourris après la Libération, ont été définitivement supprimés : d’un point de vue policier, l’homosexualité était banalisée. Avec Edvige, l’Etat refait de la vie sexuelle des citoyens un critère discriminant, un sujet de surveillance policière. (…) *

 

Ne serait-il pas excessif de rapprocher Edvige des fichages des homosexuels par Vichy ? Un tel raccourci ne nuit-il pas à la qualité de l’argumentation ?

 

Relevons d’abord que le parallèle qui m’intéresse n’est pas tant celui entre notre époque et celle de l’Occupation, ce qui serait manifestement excessif, que celui entre un fichier qui sera prochainement détenu par les services centraux de police, et un autre fichier disparu il y a vingt-cinq ans, mais utilisé sous la Ve République. Là est le vrai débat.

Revenons en effet aux explications données par Gérard Gachet, le porte-parole du ministère de l’Intérieur. Le 14 juillet dernier, ce dernier s’exprimait dans le site en ligne de Têtu :

«Conformément aux règles générales de la loi de 1978 révisée, dans le cadre de laquelle s’inscrit ce décret, les données sur la santé ou la sexualité ne sont pas enregistrées pour elles-mêmes. Leur mention n’est autorisée que pour un besoin incident lié à une activité. Dans le domaine du renseignement, il s’agit essentiellement, pour la finalité 1, du militantisme. Ainsi, pour pouvoir enregistrer que quelqu’un est responsable d’une association professionnelle d’homosexuels, il faut autoriser, au titre de l’association, la caractéristique dite sensible. De même, au titre de la finalité 2, un militant d’une association servant une cause médicale, qui aurait participé à une intrusion violente dans un ministère ou une préfecture, sera intégré au fichier avec la finalité, médicale, de sa cause. Ce ne sont donc pas les personnes qui en tant que telles sont caractérisées.»

Cette position a été rappelée dans le Monde du 7 septembre :

«Nous ne pourrons ficher la maladie ou l’homosexualité de quelqu’un que si elle est en rapport avec sa vie publique, affirme M. Gachet. Il sera interdit, par exemple, de mentionner la vie sexuelle d’un élu qui n’évoque jamais publiquement son homosexualité. Il sera en revanche possible de rédiger une fiche sur le responsable d’un mouvement qui défend les droits des homosexuels ou sur une association de malades qui participe à des intrusions violentes dans les préfectures.»

Ainsi, pour justifier la collecte de données personnelles sur des responsables associatifs, le ministère lie l’objet de l’association —qui a un caractère public— à une orientation sexuelle ou un état de santé —qui a un caractère privé. Voilà qui a de quoi étonner !

Quand bien même on accepterait que les activités politiques, syndicales et associatives fasse l’objet d’un fichage —ce qui n’est pas notre cas—, en quoi est-il utile d’inscrire des données personnelles «sensibles», même si ces dernières ont un lien apparent avec l’objet de cette activité ? En quoi inscrire mon orientation sexuelle personnelle dans Edvige apporte-t-elle une information intéressante à des policiers, alors que ces derniers ont pour mission de renseigner mes activités associatives ?

Certes, il ne s’agit pas de fichage systématique et la collecte de la donnée «vie sexuelle»«exceptionnelle», nous dit-on. Certes, la CNIL veillera au grain. sera 

Il n’en reste pas moins que nous assistons là à un retournement historique détestable. Après que la génération qui m’a précédé a obtenu que, d’un point de vue policier, l’homosexualité ne soit plus un critère distinctif, Edvige rétablit, en des termes et avec des contours certes différents, la notion de «vie sexuelle» comme information potentiellement intéressante pour l’administration policière. Or, le fichage des responsables associatifs a pour finalité non pas la sécurité publique ni l’élucidation de crimes ou de délits —les fiches-argumentaires qui circulent au gouvernement sont d’une mauvaise foi éhontée—, mais le renseignement des pouvoirs publics sur les mouvements «susceptibles de troubler l’ordre public» : il s’agit donc bien d’un retour en arrière. Dans un fichier informatisé, lorsque vous introduisez une rubrique, c’est bien dans l’objectif de pouvoir l’exploiter, d’une façon ou d’une autre, par des extractions, une exploitation statistique, etc.

Or, le cœur de notre combat est bien de faire disparaître toute distinction des individus à raison de leur orientation sexuelle, notamment. Dans tous les domaines où nous intervenons —mariage, parentalité, emploi, administration, éducation—, nous nous battons en effet pour que l’homosexualité ne soit plus un critère distinctif, qu’il n’y ait plus cette stigmatisation d’une catégorie de la population au nom de son orientation sexuelle désignée comme «différente». Voilà pourquoi Edvige nous fait horreur.

 

• Alain Piriou •

La sciento peut-être condamnée en France : Bien fait pour leur gueule !

Par Thierry Lévêque

PARIS (Reuters) – Les deux principales entités de l’Eglise de scientologie française et sept de ses dirigeants seront jugés en correctionnelle à Paris l’an prochain pour « escroquerie en bande organisée et exercice illégal de la pharmacie », apprend-on lundi de source judiciaire.

Cette décision est sans précédent en France pour ce groupement d’origine américain reconnu comme religion aux Etats-Unis et en Espagne notamment, mais combattu comme une secte dans d’autres pays, comme l’Allemagne.

La Scientologie a réagi en dénonçant « un climat de stigmatisation entretenu par certaines institutions ». Dans un communiqué, elle estime que « le traitement particulier réservé aux dossiers concernant l’Eglise de Scientologie pose la question de l’équité du traitement judiciaire et du respect de la présomption d’innocence ».

Une ordonnance du juge d’instruction Jean-Christophe Hullin a ordonné la comparution en justice des neuf personnes morales et physiques poursuivies, après dix ans de procédure. La Scientologie française a dénoncé au cours de l’enquête un dossier « vide et monté de toutes pièces ».

Deux personnes morales, coeur de l’organisation, « l’Association spirituelle de l’église de scientologie-Celebrity center » et la librairie SEL (Scientologie espace liberté) et les sept principaux responsables de l’organisation au moment des faits se voient reprocher d’avoir amené des adeptes à remettre d’importantes sommes en échange de prestations jugées fictives.

Le juge d’instruction est allé contre les réquisitions du parquet rendues en 2006, qui demandait un non-lieu général, au motif qu’il était impossible juridiquement de conclure que l’organisation n’était pas de bonne foi.

PLAINTE EN 1998

« Cette analyse juridique déficiente a été démontée par le juge d’instruction, qui met en lumière des manoeuvres frauduleuses et rappelle que des méthodes similaires ont déjà été utilisées dans d’autres dossiers ayant donné lieu à des condamnations de responsables scientologues », a dit à Reuters Me Olivier Morice, avocat de deux des plaignants.

« Nous nous demandons s’il n’y a pas de considérations politiques dans le position du parquet », a-t-il ajouté.

Il a mentionné la rencontre en 2004 entre Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Economie, et l’acteur de cinéma américain Tom Cruise, porte-drapeau de la Scientologie. Il a dit penser aussi aux propos de l’ancienne directrice de cabinet adjointe du président Sarkozy à l’Elysée Emmanuelle Mignon, envisageant en février dernier le droit de la Scientologie à « exister en paix ».

Le dossier qui sera jugé fait suite à une plainte avec constitution de partie civile déposée en décembre 1998 par une ex-adepte. Recrutée dans la rue, elle aurait été amenée à remettre une somme de 140.000 francs (environ 20.000 euros). Trois autres plaintes ont étoffé le dossier, mais l’une d’elles a été retirée. L’Ordre des pharmaciens est aussi partie civile.

Plusieurs dirigeants de la Scientologie ont déjà été condamnés à titre personnel pour escroquerie, en 1997 à Lyon et en 1999 à Marseille. En mai 2002, le tribunal de Paris a condamné pour la première fois la branche francilienne de la Scientologie à 8.000 euros d’amende pour le fichage informatique d’anciens adeptes entre 1998 et 2000.

Une nouvelle condamnation en qualité de personne morale dans le dossier d’escroquerie présumée pourrait entraîner la dissolution judiciaire de l’Eglise.

La Scientologie, fondée aux Etats-Unis dans les années 50 par l’écrivain de science fiction Ron Hubbard et implantée dans le monde entier, vend des enseignements reposant sur des « auditions », des cures de sauna intensives et des « traitements » à « l’électromètre », un appareil électrique présenté comme un instrument de culte mais jugé fantaisiste par la justice.

Une précédente enquête pour escroquerie engagée à Paris dans les années 80 avait tourné court en raison de la disparition inexpliquée au palais de justice de dossiers d’enquête.

Edité par Gilles Trequesse

«Après la chute de Morgane, l’huissier a dit : « On continue »»

Un autre très bon article de Libé, qui a des journalistes très variables à mon sens, mais prouve encore une fois que certains ont du coeur, assez pour rapporter les pires horreurs:

 

Au troisième étage, sur son balcon, hier midi, son linge sèche toujours. Plus bas, là où Morgane est tombée, quelques fleurs ont été posées. C’est une résidence HLM calme et proprette d’Istres (Bouches-du-Rhône). Morgane, 33 ans, mère de trois enfants, s’est jetée par le balcon mardi matin, quand l’huissier entrait pour l’expulser, en raison d’une dette de 11 000 euros à l’Opac, pour vingt-deux mois de loyers impayés.

«Déménageurs». «J’entends ce bruit sourd, je sors, je vois cette masse. C’est Morgane !» raconte le voisin du rez-de-chaussée, Freddy Viale, 68 ans. «Elle est tombée sur le ventre. Un bruit profond, je l’entends encore. Je m’approche, elle ouvre les yeux, elle me dit : »Bébé… j’ai mal… »» A quelques dizaines de mètres, il y a la cour de l’école maternelle du Clos-de-la-Roche, où son fils de 4 ans vient de faire sa rentrée. Mais, dans l’herbe jaunie, Morgane agonise. Le médecin des secours tente le massage cardiaque. En vain. «Sa tension baissait, raconte Freddy. J’entendais « 9… 10… 7… 5… » Au bout de vingt-six minutes, le médecin s’est arrêté. Tout en transpiration, les yeux embués. Il a dit : « On a tout essayé. »»

Depuis, dans le quartier de Rassuen II, c’est la tristesse et la colère. Freddy assure : «Au balcon, après sa chute, l’huissier a dit : « On continue, débarrassez-moi la cuisine. »» Le voisin de palier de Morgane, Marc Sayouz, 58 ans, employé chez ArcelorMittal, a entendu la même chose. «Mais un des déménageurs, en bas, a gueulé : « Pas question ! Vous voyez pas qu’elle est foutue ? »» poursuit Freddy. Selon lui, «un des déménageurs pleurait. Puis, à 11 heures moins le quart, le père est allé voir le petit qui jouait dans la cour de récré».

Le père, employé dans la métallurgie, était présent au moment du drame, avec son frère. «Il était avec l’huissier et le policier quand elle s’est levée de son lit et a sauté»,«séparé». «Ils vivaient épisodiquement ensemble», selon un magistrat, avec les deux plus jeunes enfants (18 mois et 4 ans). Un troisième enfant, âgé de 11 ans, aurait été enlevé à la mère. assure-t-on de source judiciaire. Il est resté sans réaction. Il vivait alternativement chez ses parents, dans une commune voisine, et avec Morgane. Le bail était aux deux noms, mais le père se dit «séparé». «Ils vivaient épisodiquement ensemble», selon un magistrat, avec les deux plus jeunes enfants (18 mois et 4 ans). Un troisième enfant, âgé de 11 ans, aurait été enlevé à la mère.

«Ils vivaient en vase clos, assure leur voisin de palier.Très peu de contacts. Elle refusait toute aide. Ils avaient refusé le monde extérieur.» Les services sociaux ont tenté d’enquêter, à la demande du bailleur, pour les impayés. L’assistante sociale du Ccas (centre communal d’action sociale) a rencontré Morgane, en août 2007 : «Elle m’avait l’air tout à fait saine d’esprit. On devait se revoir.» Mais Morgane n’a pas donné suite, pas plus que son conjoint. «Pourtant, il a un bon salaire», assure un voisin.

Sans revenu, cloîtrée chez elle, Morgane ne touchait pas les aides auxquelles elle aurait eu droit : allocations familiales ou aide au logement. «Sans doute qu’il y avait d’autres problèmes, déplore l’assistante sociale. A chaque histoire de famille, on ouvre une porte, mais on ne sait pas ce qui suit derrière.» La porte s’est vite refermée. «A part moi, elle n’a plus vu personne», résume l’assistante. «Tout le monde se dit : « Qu’est-ce qu’on aurait pu faire de plus ? » On n’a pas de réponse, rapporte Michèle Jullien, directrice du Ccas. On se heurte aux limites de l’action sociale. Quand les gens n’adhèrent pas, on ne peut rien faire.»

Convoqués pour une seconde enquête sociale avant l’expulsion, Morgane et son conjoint n’ont pas répondu. Alors, la machine administrative et judiciaire a poursuivi son chemin jusqu’à l’expulsion. Jacques Garcia, 57 ans, qui habite non loin, s’insurge : «Ce qui me fait râler, c’est que ça vient de l’Opac. Ça serait une société privée, passe encore. Mais l’Opac… C’est pas des êtres humains ! Est-ce que 12 000 euros, ça vaut la vie d’une mère de famille ? Ils auraient pu agir différemment.»

«Gâchette». Car ne pas répondre aux convocations, ça peut être un signe de détresse extrême, estime Jean-Claude Aparicio, de la section istréenne de la Ligue des droits de l’homme (LDH) : «Dans ces situations, des gens se mettent la tête dans le sol et jouent l’autruche.» Aussi, l’expulsion, «c’est une violence institutionnelle qui frappe les plus faibles, les plus atteints par la crise», déplore le militant : «Une femme est morte un jour de rentrée scolaire. Mais ils n’ont rien dans la tête ! Et le principe du droit opposable au logement ? Avant d’appuyer sur la gâchette de l’expulsion, on cherche à savoir pourquoi elle ne répondait à rien ! Est-ce que l’Opac des Bouches-du-Rhône, dirigée par la gauche, a besoin de ses loyers pour amortir ses comptes ? Qu’il n’y ait pas eu la fibre humaine pour dire : »Non, c’est la rentrée des classes », ça en dit long sur la déshumanisation de notre société.»

par Michel Henry

Duel, justice, jugement « divin »

  Un très bon article de BrunoIcher (Libération) qui explique le phénomène sociologique du duel, ainsi que ses ramifications légales via la justice dite « divine », appliquée jusqu’à Saint Louis (pas jusqu’à hier, donc, mais pas franchement l’Antiquité non plus !)

 

Le dernier duel en France eut lieu en avril 1967. Il opposa le maire de Marseille, Gaston Defferre, bagarreur impénitent, à René Ribière, député gaulliste passé à la postérité grâce à cette passe d’armes. Après une sévère empoignade verbale à l’Assemblée nationale, le mot quifâche a été prononcé par le député SFIO, en l’occurrence un sonore «abruti !», qui conduit Ribière à expédier deux témoins et une invitation à en découdre à son offenseur. A moins, bien entendu, que celui-ci ne consente à retirer ces dures paroles. Or, Defferre, vieux briscard habitué au maniement des armes (ancien résistant coriace et déjà protagoniste d’un duel vingt ans plus tôt avec le radical Paul Bastid, directeur du quotidien l’Aurore), ne retire rien. D’autant qu’il n’ignore pas l’incompétence absolue de son adversaire en matière d’escrime.


Les deux hommes finissent par se retrouver dans le jardin ombragé d’un hôtel particulier de Neuilly-sur-Seine, en bras de chemise, épée en main, pour régler cette affaire. Trois assauts et deux blessures légères plus tard infligées à Ribière, le combat s’achève sous le regard amusé d’une cohorte de journalistes goguenards qui traiteront le fait divers avec ironie. Defferre ne put s’empêcher de faire circuler les détails croustillants du combat, insistant sur le fait qu’il ne cessa de viser de la pointe de la lame les parties génitales de son adversaire, qui devait se marier le lendemain. Ribière estima néanmoins que les estafilades qui ornaient désormais son avant-bras avaient suffisamment lavé son honneur bafoué, et c’en fut terminé à tout jamais d’une longue histoire.

Jugement divin

Car depuis cet épisode vaguement misérable, pas la moindre goutte de sang n’a été versée sur le territoire français dans le cadre d’un duel. Dernier acte donc d’un usage dont les origines remontent au Moyen Age et qui a connu plusieurs âges d’or sous tous les régimes, jusqu’à connaître une sorte d’apogée frénétique sous la Troisième République. Politiques, militaires de carrière, journalistes, dramaturges, hommes du monde, poètes, aigrefins et aventuriers de tous poils ; banquiers, capitaines d’industrie ou courtisans ambitieux s’expédiaient à la figure injures et soufflets au moindre prétexte. On se battait pour un regard de travers, un mot malheureux, une chronique acide dans une feuille de chou ou, le plus souvent, pour l’honneur prétendument bafoué d’une dame respectable. On croisait aussi le fer entre hommes du monde pour se distinguer de la populace qui réglait ses différends à coups de poing ou de cran d’arrêt dans l’obscurité anonyme d’une ruelle sordide.


Pour comprendre ce brusque enthousiasme, il n’est pas inutile de se pencher sur la chaotique origine du combat singulier. Il est le lointain descendant de l’ordalie bilatérale qui fut, depuis les Egyptiens, un mode de règlement judiciaire des problèmes les plus épineux. Lorsque la justice se montrait incompétente à déterminer la culpabilité d’un homme, il fallait s’en remettre au jugement divin.
Au fil des siècles, trois méthodes furent pratiquées. Le plus souvent, on exigeait de l’accusé qu’il empoigne fermement une barre de fer portée au rouge. La blessure était bandée et on attendait de voir comment elle évoluait. En cas de cicatrisation franche, le pauvre bougre était, certes, infirme à vie, mais lavé de tout soupçon. En revanche, si la plaie s’infectait, il était promptement achevé car l’instance judiciaire divine avait clairement montré sa culpabilité. Variante raffinée, il était possible d’obliger l’accusé à aller chercher une pièce de monnaie au fond d’un chaudron rempli de liquide bouillant. Dernière option : plonger le corps de l’individu dans l’eau glacée puis constater les effets obtenus. S’il coulait à pic en devenant bleu, ce qui devait se produire dans la majorité des cas, c’était bien que le gars avait quelque chose à se reprocher.
Très tôt, l’Eglise et l’Etat se montrent hostiles à ces pratiques d’origine païenne. Saint Louis y met un terme définitif en privilégiant le serment, à l’usage du feu et de la glace. Il n’en est pas exactement de même pour l’ordalie bilatérale – ou jugement de Dieu – qui met aux prises deux adversaires pour lesquels la justice des hommes se montre incompétente. Le duel est né et reste, jusqu’à la Révolution, l’apanage de la noblesse et du clergé qui compte alors en son sein de solides partisans comme le cardinal de Retz.

Hécatombe

 

La pratique du duel se généralise en dépit d’innombrables tentatives de l’Etat pour en limiter les effets désastreux. Impossible d’estimer avec justesse le nombre de vaillants militaires et de jeunes aristocrates tombés pour l’honneur dans les clairières au petit matin. Parmi les plus farouches adversaires du duel, Richelieu passe aux actes en 1626, poussant Louis XIII à promulguer une loi qui punit de mort les belligérants d’un combat singulier. Le cardinal montre sa détermination l’année suivante en faisant décapiter en place publique le comte de Montmorency-Bouteville, fine lame qui compte une vingtaine de duels à son palmarès, et qui, par bravade, avait croisé le fer et embroché Bussi d’Amboise en plein jour, place Royale à Paris. D’autres souverains avaient tenté de mettre un terme à l’hécatombe. Henri IV notamment avait fait interdire les duels mais, à chaque fois que des duellistes étaient pris l’épée à la main, le roi signait leur grâce au nom du code de l’honneur en vigueur.

Il faut donc attendre la Révolution pour que les choses changent. Avec l’abolition des privilèges, le droit de porter l’épée disparaît pour les nobles français. Les lois monarchiques punissant les duellistes sont supprimées du code pénal de 1791. Malentendu funeste puisque cela est interprété comme le droit accordé à chacun de porter une arme et de s’en servir. On peut désormais se battre avec qui l’on veut, sans clivage social, et les nouvelles élites bourgeoises ne s’en privent pas. Le climat de violence à Paris, l’omniprésence militaire dans les grandes villes, la démocratisation de l’escrime, discipline exclusivement réservée à la noblesse pendant des siècles, mais aussi le désir d’affirmer un code d’honneur, provoquent une recrudescence des duels pendant tout le XIXe siècle. Les Romantiques prisent le courage bravache de l’exercice, les intellectuels se divertissent dans des salles d’armes qui font également office de clubs littéraires, l’explosion de la presse populaire rend publiques les moindres querelles de salons et on s’empoigne à qui mieux mieux au bois de Vincennes, de Boulogne, sur les champs de courses, voire dans des lieux spécialement aménagés.

Suspense garanti

Des Trois Glorieuses en 1830 jusqu’à l’agonie du Second Empire en 1870, on retrouve une pléiade de noms illustres impliqués dans ces batailles. Entre autres, Lamartine, Victor Hugo, Proudhon, Alexandre Dumas, Sainte-Beuve, Gambetta, Ledru-Rollin et bien d’autres. La pratique se développe tant et si bien qu’elle trouve sa place dans toutes les couches de la société ainsi que le laisse entendre un célèbre fait divers dans les années 1840 : un certain Martin, boucher de la rue de la Harpe à Paris, fut étendu d’un coup de pistolet par son premier garçon boucher, Antoine Souchet.


La pratique est archi-codifiée par d’innombrables ouvrages : on se bat au pistolet à quinze pas (très dangereux), à quarante pas (plus hasardeux), assis dans des fauteuils, à l’épée, au sabre (très gore), au premier sang, à blessure grave, voire jusqu’à ce que mort s’ensuive, selon le degré de gravité de l’offense subie. Pour donner une idée du raffinement qu’atteint alors le duel, une pratique connaît un certain engouement sous la Monarchie de Juillet. Deux pistolets étaient confiés aux témoins juste avant le combat, soustraits aux regards des duellistes. L’un était chargé réglementairement, l’autre pas du tout. Les armes étaient placées dans un sac puis livrées au choix des deux hommes qui se mettaient face à face et faisaient feu en même temps. Gros succès et suspense garanti.

Rochefort et Evariste Gallois

A cette douce époque, quelques célébrités laissent la vie dans ces manifestations de virilité. Le journaliste Armand Carrel, qui succombe à l’assaut donné par Emile de Girardin, Evariste Gallois, mathématicien brillantissime de 19 ans qui ne fait pas le poids face à un obscur lieutenant de cavalerie, ou encore le poète russe Pouchkine. Quelques personnages hauts en couleurs y gagnent même une vive célébrité comme le pittoresque Henri Rochefort, dramaturge, journaliste, ami de Victor Hugo, exilé par le Second Empire puis sympathisant de la Commune qui s’évada du bagne de Nouvelle-Calédonie pour terminer sa carrière dans la pire fange antisémite. Son parcours mouvementé lui attribua le doux sobriquet de «l’homme aux vingt duels et aux trente procès».


Pendant ce temps, la loi se montre impuissante à contenir ces ardeurs homicides. Il faut dire que politiciens, magistrats et militaires constituent le gros de la troupe des duellistes. De plus, il est fréquent, pour ne pas dire systématique, que les procès d’assises tenus à l’occasion d’un duel s’étant soldé par la mort d’un des participants s’achèvent par l’acquittement pur et simple du vainqueur.


Finalement, c’est un phénomène d’usure qui aura raison du duel, après une embellie spectaculaire. Depuis la déroute de 1870 et l’avènement de la Troisième République, la France est revancharde et militariste. L’affaire Dreyfus met l’antisémitisme au coeur de la vie politique et, jusqu’en 1914, les débats publics sont d’une violence d’autant plus intense qu’elles se font par le truchement des journaux à scandales qui pullulent. Chaque débat houleux à la Chambre est susceptible de s’achever sur le pré. Chaque critique fielleuse d’une pièce de théâtre peut donner lieu à un échange de coups de feu le lendemain matin.

Mise en scène

Toutefois, comme pour atténuer les effets funestes de ces moeurs de matamore, les duels se font de moins en moins dangereux. C’est la mise en scène qui prime et l’affaire se termine souvent au bistrot le plus proche pour des réconciliations éthyliques. Les journaux illustrés de la Belle Epoque, friands de ces événements, mettent aussi l’accent sur leur caractère généralement factice. Le duel opposant Jean Jaurès à Paul Déroulède, sur la frontière espagnole, en est un joli exemple. Les deux hommes se sont contentés de tirer une seule fois en prenant bien soin de se viser à côté et chacun est rentré chez soi. Georges Clémenceau, dont le sang chaud et le sens de la formule qui blesse l’avaient conduit une bonne douzaine de fois sur le pré, a raconté son duel face à Paul Deschanel. «Je n’avais pas encore fait un mouvement que Paul avait reculé de deux pas [.] Ma mauvaise impression s’accentue et puis Paul est devenu terreux, de la couleur de ses cheveux [.]. Au bout de la deuxième reculade, on s’aperçoit que mon petit Paul est blessé [.] Voila mon duel, je n’en suis pas fier.» (1)

Finalement, ce fut la boucherie de 1914 qui porta le coup fatal au duel. Quelques parlementaires tentèrent bien de ressusciter le combat singulier dans les années 1920, mais le coeur n’y était plus. La Seconde Guerre mondiale termina le travail. A la fin des années 1950, un duel opposa le marquis de Cuevas, directeur des ballets de Monaco, au danseur chorégraphe Serge Lifar, ancien directeur de la compagnie, mais l’escarmouche fit ricaner la France entière. Presque autant que celle de Gaston Defferre et René Ribière.

(1) Cité dans le remarquable ouvrage de François Guillet La Mort en face. Histoire du duel de la Révolution à nos jours. Aubier. 26 •.

Les micronations (introduction)

  Ami lecteur,

   Voici un début de dossier que j’écris actuellement pour les anarchistes, de la Fédération. Je t’encourage d’ailleurs à parcourir leur revue « Le monde libertaire », qui contient plein d’informations intéressantes.

  Cette série d’articles est consacrée aux micronations. Voici le texte qui introduit le sujet. Enjoy !

 

  Qui a le droit de régner sur un peuple ? Qui a le droit de fonder une nation ? Et qu’est-ce qu’une nation ? Que peut-on en faire ? Où se situe la limite entre « l’utopie », et un régime reconnu officiellement par l’Organisation des Nations Unies ? D’ailleurs, les pays non-reconnus par cette institution, sont-ils vraiment différents des autres ? En quoi le seraient-ils ?

  Beaucoup de questions, qui recoupent finalement celle de l’origine même d’un territoire habité, d’un Etat, superstructure officielle, base de la diplomatie, et d’un gouvernement censé gérer tout cela, en un mot : d’une « Histoire » (avec une majuscule, s’il vous plaît). Mais les histoires ont la fâcheuse tendance à se compliquer, ainsi que les langues, ainsi que les philosophies… Que vaut une distinction entre un pays « officiel » et un autre, autoproclamé et non-reconnu ? Toutes ces interrogations sont, entre autres, l’affaire des micronations, pas forcément si « petites » que leur nom peut le laisser penser – Hutt River couvre 75 km2 – et, surtout, pas si aisément définissables…

  A l’image des nations, les micronations sont très variées. Il convient de les distinguer, en premier lieu, des tout petits états tels Andorre, et autres Monaco. Une micronation peut dépasser leur superficie, et pourtant, ne pas être reconnue par ses « grandes sœurs ». Certaines ont eu – tel le « Royaume de l’Humanité » – des visées philanthropes, visées qui ont d’ailleurs pris un tour tragique dans le cas de cet exemple, en particulier, visées détruites par la cupidité des nations « officielles ». D’autres ont subi le même sort, et sont tombées, également, ont été coulées à l’explosif (Rose Island, au large de l’Italie), ou démantelées par la police (Marlborough, en Australie), tels des squats un peu trop dérangeants. Il y a eu des expériences qui sont restées pour la postérité : Frestonia,  dans un quartier de Londres, immortalisée par un film des Sex Pistols, et hélas autodétruite par la perte de son esprit ; ou qui existent toujours, laissées bien tranquilles dans leur coin, visitées même, très officiellement, par le pays « hôte ». Il y a eu des coups de chance, et des désastres, des sécessions (en Australie, qui en compte un paquet, sur la base d’un texte datant de la mort de Richard III… hélas maintenant rendu caduque), et des flous juridiques – une plateforme pétrolière est-elle une nation potentielle ?  Il y a eu des bouffonneries revendiquées, des concepts virtuels, des délires monarchiques (beaucoup), et dans le lot, des aventures nettement moins enthousiasmantes – piraterie, arnaques, système matriarcal basé sur des esclaves sexuels (Other World Kingdom)…

  Il y en a même… en France. Tous ces rêves, appliqués  ou au moins jetés tels des concepts, reflètent la volonté humaine, peut-être pas si généralisée mais sensible, de recréer un système « plus juste », plus conforme à ses aspirations, indépendant… et également, la propension à vouloir fonder sa propre dynastie régnante. Peu de micronations ont entrepris un fonctionnement républicain ; L’histoire du Royaume de l’Humanité montre qu’un système « centralisé et absolutiste », à petite échelle, peut même mieux fonctionner, et apporter à son peuple, qu’une république plus sensible à la corruption partisane, et parfois plus faible – en particulier lorsqu’elle est farouchement combattue. C’est l’éternel dilemme du « bon roi » et du « chaos partisan », encore non résolu, évidemment. Les micronations sont donc essentiellement l’œuvre de quelques personnes, aussi virtuelles qu’un Etat imaginaire défini sur des bouts de papier, et associé à une maison – les Etats-Unis, par exemple, reconnaissent, dans certaines limites, le droit de sécession… il y a même une controverse sur le Texas, qui n’aurait jamais été vraiment rattaché au territoire nord-américain ! ; ou prendre une ampleur toute autre, voire même reconnue, malicieusement, par l’administration – telle notre « République de Saugeais », inoffensive mais dotée d’une présidence nommée initialement par l’un de nos préfets !

  Toutes ces histoires, très variées, ne sont évidemment pas enseignées dans les livres d’Histoire, refoulées à l’entrée par les vigiles de « l’officiel » ; Elles ont pourtant, à l’image du soviet des Conseils d’Alsace – tout aussi inconnu dans le grand public – vécu, ou survécu encore jusqu’à aujourd’hui, vu des habitants s’y investir, créé le plus souvent leur propre monnaie (qui est parfois échangée hors de ses frontières, à un taux défini), leur propre drapeau, leur devise. Ma préférée restant : « Oui, nous en avons une ! ».

  L’humour est donc bien présent, très fréquemment, dans ces « naissances spontanées d’Etats indépendants », mais derrière cette dérision, d’autres questions, bien plus lourdes, se profilent. Quid des conventions de Genève, en cas de guerre ? Des votes et des résolutions de l’ONU ? Des passeports ? Des lois appliquées sur le sol, instable, de ces utopies – lorsqu’elles en sont…

  Ce sont ces sagas, bizarres selon un point de vue « officiel », légitimes selon un autre, donnant plus de poids à l’autodétermination, que nous vous proposons de parcourir, ami lecteur, dans une série d’articles qui leur seront consacrées. Vous y découvrirez comment certains ont essayé de faire croire qu’ils « ramèneraient » Atlantis, comment d’autres ont investi des millions de dollars en vain, pour la gloire de Minerve, ou comment, tout simplement, des idéalistes ont pu demander, comme en Israël, qu’on les laisse vivre leur expérience pacifique, s’occuper de leur bout de terre, essayer d’aider d’autres personnes en leur offrant un refuge.

  Le prochain article sera consacré à mon histoire préférée, que j’ai déjà évoqué : il s’agit du Royaume de l’Humanité/République de Morac-Songhrati-Meads !

Les quotas d’immigration se font refouler…

  La commission dirigée par Pierre Mazeaud (proche de Jacques Chirac, qui l’a fait nommer membre au Conseil Constitutionnel, donc difficilement suspect de sympathie à gauche) pour réfléchir sur les quotas d’immigration et la simplification du contentieux, juge « moralement condamnable » l’approche du Président Sarkozy, et de son ministre Brice Hortefeux.

  Elle recommande ainsi, à l’unanimité (!), de renoncer à la politique des quotas, jugée inefficace, et l’incite à une plus large concertation avec les partenaires européens ainsi que les pays d’origine, dans un souci de « transparence, de simplicité et de solidarité ». Pour le Parti Socialiste, « à la vision défensive et répressive de la droite, il faut substituer une approche positive de la question, autour de la notion d’immigration partagée ».

  Rappelons que « les quotas » consistent, en plus de l’immigration choisie (si tu es riche, avec un gros diplôme et/ou célèbre, tu peux rentrer) à définir des seuils d’immigration en fonction du pays d’origine, et d’après des critères tels que « les thaïlandais d’accord, mais en priorité des masseurs ».

  Non, ce n’est pas une blague. En théorie, notons que le fait de rechercher à faire venir, d’abord, les spécialistes « traditionnels » d’un pays, ne serait pas une idée si farfelue que cela – bien que ségrégationniste, évidemment – mais ces spécificités sont tellement caricaturales, qu’elles en deviennent réductrices et, franchement… comiques.

Enfin, comiques, dans un film. Mais dans la réalité ?

La richesse de la France

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  « Et vous verrez, madame Royal, cela peut vous sembler accessoire, mais personnellement je pense que les personnes handicapées, en France, représentent une richesse. »

  – Nicolas Sarkozy, 2007, débat de l’entre-deux tours.

  On s’est foutu d’elle. On l’a accusé d’être une folle lorsqu’elle s’est énervée, durant le débat, sur la question des étudiants handicapés. Chiffres à l’appui, l’UMP a mitraillé dès le lendemain : il y aurait eu trois fois plus de personnes handicapées scolarisées depuis 2002, en France !

  Las, les fidèles lecteurs de ce blog le savent : ces chiffres ne reflétaient déjà pas la réalité. Derrière ces jolis petits putain de chiffres, d’autres se dissimulaient : 200 dossiers à traiter par agent, et des fonds non transférés aux régions, pour assurer la scolarisation REELLE de ces personnes fragilisées.

  La situation est donc en passe d’empirer. Les bourses d’études de plus d’un millier d’étudiants handicapés viennent d’être sabrées. L’UMP réplique qu’il s’agit d’un regroupement des aides, et que toute personne « lésée » pourra aller se plaindre auprès d’une commission spécialement créée pour étudier leur cas.

  Mais le compte, mathématiquement, n’y est pas. L’argument qui veut qu’un étudiant handicapé dispose déjà d’une aide de l’Etat, fait l’impasse sur le fait que cette première aide sert à payer une personne pour l’accompagner, et l’aider à noter ses cours, par exemple; Trancher la bourse servant, elle, à payer les livres, la nourriture, bref les frais de scolarité « normaux » d’un étudiant, revient clairement à empêcher toute personne handicapée ne disposant pas d’une aide financière extérieure de suivre normalement des cours.

  Quelle va être la solution de l’UMP, à part promettre une belle commission ? Forcer les handicapés moteur à travailler chez McDo ? Promouvoir la vente d’un rein pour payer son loyer ? Mmmm ?

Arbeit macht frei : les futurs perdants

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  La rentrée approche à grands pas, et l’identité des nominés pour l’Oscar de la meilleure sodomie à sec après ingestion de GHB sont : les cadres et les demandeurs d’emploi. Félicitations !

  Concernant les cadres, qui étaient pratiquement les seuls à avoir vraiment profité de la réforme des 35 heures, ils vont à présent être dotés de nouveaux contrats « personnalisés » soit-disant négociés en entreprise. Résultat : d’un arrangement de 218 jours travaillés par an, pour le même salaire, leur temps de travail passe à 235 jours « maximum »; au-delà, un nouveau contrat devra être signé, qui pourra s’étendre jusqu’à 282 jours !

  Dans tous les cas, les RTT sont supprimés. Ce qui revient, en synthèse, à « travaillez plus, reposez-vous moins, et tout ça pour le même tarif ». Ca donne envie de voter à droite, hein ?

  Deuxième ex-aecqo, les demandeurs d’emploi. Le RSA, Revenu de Solidarité Active, cheval de bataille de Martin Hirsch originellement fourbi par Royal et récupéré par le Pharaon, va finalement bien être mis en place. Ouf ! Vraiment ? II faut lire entre les lignes… pour ce qui est du financement, l’UMP « envisage » de taxer les revenus du capital. Sauf que ce n’est pas un engagement ferme; Quant à la somme allouée in fine à celui qui retrouve un travail, afin de l’y encourager et de lui accorder un niveau de vie supérieur à l’assistanat (absurdité actuelle du système), bien malin celui qui pourra l’estimer !

  Ce qui est certain, en revanche, c’est que ce RSA va remplacer le RMI et l’API. Comprendre : Seuls ceux qui auront retrouvé un travail seront aidés par l’Etat… lumineux, non ?

  Bref, pour faire quelques économies (le RSA coûtera a priori 1 milliard et demi par an, soit un soixantième des intérêts de la dette) et accorder une grosse gâterie au MEDEF (qui va pouvoir reprendre son championnat de suicide de cadres), l’UMP décide de sacrifier une part de la classe moyenne française, et de laisser en déshérence une autre partie de la population… à savoir, peut-être, la plus fragile. 

  Le pire, ami lecteur, c’est que ce genre de solutions, d’un point de vue économique, ne tient pas la route… Cela ne relancera ni la croissance, ni la consommation, et même une baisse du chômage n’est pas garantie par ces méthodes autoritaires.

EDIT : Quelques précisions ont été apportées. Sarkozy compte accorder le RSA à 3 millions de personnes, pour moitié en recherche d’emploi, pour l’autre qui en ont retrouvé un. Ce qui dénature, déjà, l’idée originelle, mais bon… Il promet que ses personnes y gagneront toutes, jusqu’à un certain plafond. Le détail du calcul montre que oui, mais seulement sur deux ans (c’est un peu compliqué à expliquer). Quant à tous ceux qui joueront le jeu du RSA, ils ne sont pas assurés de l’obtenir (puisque leur chiffre est déjà fixé à l’avance). Enfin, la taxe sur le capital, au nom du RSA, peut passer pour une manière de détourner l’engagement pris de ne pas augmenter les perceptions…

« La laïcité ou la mort »

(Une réflexion bien menée sur un sujet qui revient, encore et toujours, sur le feu. Aaaaah, la France et les guerres de religions… une sacrée histoire !)

Par Mathieu Lindon, Libération.

  En 1995, quand le Front national a conquis quelques mairies, l’une d’elles a vite pris comme mesure a priori un peu répugnante d’ajouter du porc dans les repas des cantines scolaires afin que les enfants musulmans (et juifs) ne puissent plus en profiter. Le Parisien raconte qu’en 2008, une école de la région parisienne, qui ne servait que des repas sans porc, s’est vue contrainte de réintégrer cette viande dans sa cantine sous la pression des partisans de la laïcité. Ce qui, il y a treize ans, était un mal absolu semble curieusement devenu un symbole du bien. Quand il y a eu l’affaire du voile, qui paraissait également dirigée autour d’une religion en particulier plutôt que contre le mysticisme en général, au moins c’était sous un prétexte inattaquable, les droits de la femme. Mais le jambon ? Le porc n’est pas un loup pour la femme et ne pas en manger pourrait ne pas avoir de conséquences traumatisantes. On a l’impression d’une décision ad religionem, contre le Dieu de l’islam, et d’une discrimination qui, pour être voilée, n’en est pas moins négative. On devrait aussi empêcher les petits garçons de faire pipi à l’école pour qu’ils n’aient pas à dévoiler leur éventuelle circoncision, signe ostensible s’il en est. Pendant le ramadan, les Restos du cœur seraient autorisés à offrir des festins, mais uniquement à déjeuner. Afin que les musulmans ne soient pas favorisés par leur abstinence, on pourrait contraindre les conducteurs à boire avant de prendre le volant (c’est ça, l’intégration : «Il est des nôtres, il a bu son coup comme les autres»). Il faudrait penser aussi à ajouter des œufs durs dans les salades de pommes de terre de nos cantines pour que les végétariens ne profitent pas indûment de notre gastronomie.

Laïcité et liberté semblent devenus synonymes. On va avoir des combattants de la laïcité qui crieront «La laïcité ou la mort». Si la devise de la France est maintenant «Liberté. Egalité. Fraternité. Laïcité», il est désolant que les manquements à la liberté, l’égalité et la fraternité soient dénoncés avec tellement moins de ferveur. D’autant que, en vérité, on n’est pas trop kascher en matière de laïcité. On ne travaille pas le jour de la naissance de Jésus et on compte officiellement les années selon le Christ, au diable l’hégire. Le catholicisme serait-il laïc ? On pourrait avoir un catéchisme laïc à l’école, avec ses dix commandements : «Tu ne voleras pas. Tu ne tueras pas. Tu montreras tes papiers aux policiers…» Il y aura des tests de laïcité pour les candidats à l’immigration afin qu’ils démontrent n’avoir aucune aptitude religieuse, avec des questions un peu sournoises. «Croyez-vous en un seul Dieu ? Si oui, lequel ? Qui est son prophète ?» «C’est vendredi. Vous allez à la mosquée, à la synagogue, au temple ou à l’église ?» «La France, pour vous, c’est la fille aînée de l’Eglise ou la cadette bâtarde de l’islam ?»

C’est comme si notre sécurité passait par la laïcité, il y a le principe de laïcité comme celui de précaution. Travailler plus pour croire moins. Si ça continue comme ça, la laïcité va devenir une vraie croix. A l’inverse des Américains, on inscrira sur nos billets de banque «Ici, on croit à la laïcité», «In no-God we trust». Nous sommes tous des laïcs français et que les autres aillent se faire voir ailleurs. Au niveau de l’Europe, c’est un peu différent. Pourquoi faut-il penser que les Polonais sont plus laïcs que les Turcs ? Parce qu’ils n’ont pas eu de pape, les Turcs ?

Les communistes vendent des fruits et des légumes à bas prix

  Une initiative intéressante, que le JRDF soutient totalement, en ces temps de foutage de gueule commercial (pardon, je voulais dire « hausse des prix due au contexte international… blablabla pétrole… blablabla subprimes)

PARIS (AFP) – Des centaines de parisiens et de banlieusards se pressaient jeudi matin sur la place de la Bastille pour profiter de la vente au « juste prix » de fruits et légumes, organisée par les producteurs du Lot-et-Garonne, adhérents au Modef, un syndicat proche du parti communiste.

Arrivé dès 7H00, Philippe, 32 ans, a la chance de ne pas avoir trop attendu.

« C’est très intéressant, surtout que normalement je fais mes courses dans une grande épicerie qui est chère », déclare-t-il en repartant avec un filet de 5 kg de pommes de terre (5 euros), 6 kg de tomates (9 euros), trois melons (4 euros).

Tomates, melons, pommes, nectarines, brugnons, raisins… Une quinzaine de producteurs de fruits et légumes sont partis la veille au soir de la région de Marmande avec 60 tonnes de marchandises, qui ont été réparties entre Paris et la banlieue.

A 08H00, heure à laquelle devaient débuter les ventes, de longues files d’attente serpentaient déjà, sous un ciel clément, entre les drapeaux du Parti communiste et du Modef.

Faisant « sa rentrée politique » place de la Bastille, Marie-George Buffet, la numéro un communiste, profite de l’occasion pour épingler la politique du gouvernement dont « toutes les réformes » vont pour elle « à l’encontre du pouvoir d’achat ».

Elle s’alarme de la « situation extrêmement difficile des agriculteurs, spécialement ceux des fruits et légumes, qui ne se voient pas assurer des prix rémunérateurs ».

« La crise que nous subissons est terrible », enchaîne Raymond Girardi, président du Modef du Lot-et-Garonne, à l’origine, comme chaque année, de cette manifestation. Selon lui, un producteur de fruits et légumes sur deux « a disparu depuis 10-15 ans ».

« Pour les tomates, nous sommes payés entre 40 et 60 centimes le kilo alors qu’il nous faudrait 75 centimes », argumente-t-il avant de lancer: « si cela continue, dans quelques années il n’y aura plus de production nationale ».

Première responsable à ses yeux, la grande distribution, qu’il souhaite « ramener à la raison ». « Les deux tiers du prix payé par le consommateur représentent la marge des centrales d’achat », affirme-t-il. Il prône « un retour du coefficient multiplicateur », qui permettrait de « payer le juste prix aux producteurs et que le consommateur puisse avoir accès aux produits à un prix abordable ».

Un discours qui convainc sans peine Joëlle, Aline, Véronique et Ilham, quatre femmes âgées de 30 à 60 ans, venues de Paris et de sa banlieue, qui ont fait connaissance dans la file d’attente.

« C’est l’occasion d’acheter des fruits que nous n’avons pas encore mangé cette année » et puis « cela aide les producteurs », déclarent-elles. Ilham se réjouit aussi de pouvoir acheter des « produits de qualité alors que dans les grandes surfaces, les fruits et légumes n’ont plus de goût ».

Munies de leurs cabas et de leurs chariots de courses, Paulette, 67 ans, et Dominique, 54 ans, sont venues de banlieue. « Tout est cher, la pomme de terre est hors de prix, surtout depuis le passage à l’euro », accuse Paulette.

Des jeunes gens attendent aussi, comme Marion, 27 ans, un iPhone, le téléphone portable ultra moderne d’Apple, à la main, qui vient, en voisine, faire les courses pour sa maman.

A 09H00, les files d’attente débordent déjà des trottoirs. « Il y a plus de monde que l’an dernier », note M. Girardi. Certains se découragent et rebroussent chemin. C’est le cas d’Agnès, venue de la Porte des Lilas, qui se dit « déçue ». Manifestement, il n’y aura pas suffisamment de marchandises pour tout le monde.

par Arielle Verley.

Les effets secondaires de la pilule contraceptive

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Extrait du site du Nouvel Obs :

Selon une nouvelle étude britannique, publiée mercredi 13 août, la pilule contraceptive, que prennent des millions de femmes dans le monde, pourrait endommager leur capacité innée à sentir le partenaire génétiquement compatible.


Instinctivement, les femmes seraient attirées, via l’odorat, vers des hommes génétiquement différents, dans le but d’assurer la diversité biologique favorable à l’espèce, expliquent les chercheurs de l’Université de Liverpool, dont les travaux sont publiés dans les comptes rendus de la Société Royale britannique (Proceedings of The Royal Society B: Biological Sciences). Or, d’après les résultats de l’étude « les préférences de celles qui commencent à utiliser la pilule contraceptive vont vers les hommes dont les odeurs sont génétiquement similaires », explique le principal auteur, Craig Roberts.

L’équipe de Craig Roberts, a mené cette expérimentation, auprès d’une centaine de femmes, auxquelles il a été demandé d’indiquer leurs préférences, concernant des échantillons d’odeurs mâles, provenant de 97 volontaires. L’expérience a été faite avant et après la prise de pilule.


Tous les parfums de la vie quotidienne (lessives parfumées, déodorants, eau de toilette, etc.), ainsi que la fumée de cigarette, ont été évités afin de ne pas perturber le bon déroulé de l’expérience. Ainsi préservées de tout parfum, pouvant modifier les résultats, les femmes étaient plus à même de sentir leurs partenaires : les gènes du complexe majeur d’histocompatibilité (CMH/MHC), impliqué dans les réactions immunitaires, jouent, en effet, également, un rôle dans les odeurs dégagées par l’homme, par l’intermédiaire des bactéries de la peau.

Les femmes qui utilisent la pilule, vont plutôt vers des hommes génétiquement similaires, posent deux problèmes majeurs, explique le chercheur : « Non seulement la similitude génétique des couples pourrait conduire à des problèmes de fertilité », mais cela pourrait aboutir également, à la rupture de la relation chez les femmes, qui cessent d’utiliser la pilule, étant donné le rôle significatif de l’odorat dans le maintien de l’attraction entre partenaires.

53% des merguez françaises contiendraient… du porc !

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France – Selon la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), 53% des merguez vendues en France contiendraient de la viande de porc.

Telles sont les conclusions d’une enquête nationale menée en 2007 par la DGCCRF sur le territoire français. L’année passée, 206 établissements produisant des merguez ont été contrôlés, et ce, dans 52 départements.

Sur les 181 échantillons analysés, 96 contenaient de la viande de porc (53 %). Pour 20% d’entre eux, la quantité de viande de porc dans le produit s’élevait à plus de 6%.

Selon le code des usages de la charcuterie, la merguez doit contenir exclusivement de la viande de bœuf et/ou de mouton.

De nombreux professionnels utiliseraient intentionnellement de la viande de porc dans les merguez qu’ils fabriquent, cette viande étant meilleur marché que le bœuf ou le mouton.

Facebook + MySpace = BigBrother

Par Eric Tucker AP – Samedi 19 juillet, 14h30

PROVIDENCE, Rhode Island – Deux semaines après avoir été assigné en justice pour avoir blessé une jeune femme en conduisant sous l’emprise de l’alcool, Joshua Lipton s’est rendu à une soirée d’Halloween déguisé en prisonnier. Des photos de l’étudiant, hilare dans sa combinaison orange de détenu, ont été mises en ligne sur le site Internet de réseau social Facebook. Avant d’être récupérées par le procureur de son procès…

Jay Sullivan a alors convaincu le juge que Joshua n’était qu’un fêtard sans remords qui s’amusait alors même que sa victime était encore à l’hôpital. Le jeune homme a écopé de deux ans de prison.

Les sites internet de réseaux sociaux comme Facebook ou MySpace offraient déjà de nouvelles ressources aux enquêteurs et aux recruteurs désireux d’en apprendre plus sur leurs candidats. Désormais, c’est au tour des procureurs d’aller y puiser des arguments supplémentaires pour jeter le doute sur la personnalité de l’accusé ou demander un durcissement de la peine.

« Les sites de réseau social ne sont qu’une nouvelle façon pour les gens de dire ce qu’ils pensent ou de faire des choses qui reviendront ensuite les hanter », constate Phil Malone, spécialiste des questions de droit et d’internet à la Faculté de droit de Harvard. « Les choses que les gens disent ou laissent en ligne sont assez pérennes ».

Dans les faits, les procureurs ne passent pas leur temps à écumer ces sites. Mais, aiguillés par une personne extérieure ou convaincus de la culpabilité de l’accusé, il leur arrive d’y découvrir des preuves très parlantes, d’autant que nombre de photos sont aisément accessibles et référencées sous le vrai nom de la personne.

« Il n’est pas possible de le faire à chaque fois, mais parfois, ça s’avère pertinent », témoigne Darryl Perlin, procureur dans le comté de Santa Barbara, en Californie.

Lui-même pensait demander le sursis avec mise à l’épreuve pour Lara Buys, responsable du décès d’un passager de sa voiture dans un accident dû à la consommation d’alcool. Puis il a eu l’idée de consulter la page MySpace de la jeune femme où il découvrit des photos prises après l’accident mais avant le verdict, sur lesquelles Lara pose un verre à la main, plaisantant sur l’alcool. Le procureur a dès lors changé de stratégie et demandé de la prison ferme, photos en main pour appuyer ses propos. La jeune fille de 22 ans a été condamnée à une peine de deux ans.

« En attendant le verdict, on devrait se rendre aux (Alcooliques anonymes), suivre une thérapie ou un programme pour apprendre comment gérer le fait de boire et de conduire », estime le procureur. Mais « elle, elle ne faisait rien d’autre que s’amuser ».

L’avocat Steve Balash se souvient pour sa part avoir demandé d’emblée à une jeune cliente responsable d’un accident mortel pour conduite en état d’ivresse si elle avait une page MySpace. Devant sa réponse affirmative, il lui a recommandé de la supprimer, craignant que certaines photos ne la montrent sous un mauvais jour. Mais Jessica Binkerd, jeune diplômée, ne l’a pas fait. Et quelques jours à peine avant le verdict en janvier 2007, l’avocat a vu apparaître des photos compromettantes dans un dossier du procureur.

La jeune femme n’y faisait rien d’illégal -sur l’une, elle tenait une bière à la main, sur une autre, elle portait un T-shirt vantant les mérites d’une marque de tequila- mais les documents lui portèrent tort. Le juge la condamna à plus de cinq ans de prison.

Dans le cas de Joshua Lipton, le juge Daniel Procaccini affirme que les photos tirées de Facebook l’ont influencé. « J’ai eu le sentiment que cela me montrait ce que ce jeune homme ressentait, peu de temps après un accident presque mortel, qu’il trouvait approprié de plaisanter et d’ironiser sur son éventuel séjour en prison ».

L’avocat de l’accusé affirme à l’inverse que les photos « montrent un enfant qui ne savait pas quoi faire deux semaines après l’accident ». Rappelant que l’adolescent a écrit des lettres d’excuses à la blessée et à sa famille et a été si traumatisé qu’il a abandonné ses études, Me Kevin Bristow affirme: « Il ne savait pas comment réagir ».

L’avocat ne manque en tout cas pas d’évoquer souvent ce procès devant ses propres enfants, pour les mettre en garde contre ce qu’ils peuvent ou ne peuvent pas mettre en ligne. « Si cela apparaît sous votre nom, c’est à vous et il vaut mieux savoir que des gens recherchent ce genre de trucs ». AP

La croisade contre l’alcool

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Décidément, notre société s’américanise bel et bien. Le Ministère de la Santé vient de réinventer la prohibition, version mineurs… prédisons-lui le même succès que son aïeul.

En France, disons-le franchement, beaucoup de jeunes se bourrent la gueule, très souvent, très fort, et très tôt. C’est attesté par une foultitude d’études. De plus en plus jeune ? Non. L’alcoolisme juvénile a toujours existé. Dans les cités ouvrières, dans les faubourgs de Paris, à la fin du 19e siècle, tout au long du 20e, et jusqu’à maintenant, les jeunes ont tâté de la bouteille. Comme pour la délinquance, l’alcoolisme chez les mineurs n’a jamais été absent.

C’est sûr, on peut fantasmer sur un âge d’or, durant lequel les adolescents auraient écouté leurs parents, révisé gentiment leurs leçons, et n’auraient pas eu de rapports sexuels avant leur mariage. Seulement, qu’ils aient été en uniformes ou non, les jeunes – et les moins jeunes – se sont toujours drogués, lors de soirées, en solitaire, ou dans les cours d’école.

Les pratiques ont certes évolué, un peu. Mais la colle reste populaire. Le haschich était fumé par nos grands-parents, en moindre quantité peut-être ; ou peut-être pas. Ceci n’est cependant pas un encouragement à se défoncer, en toute impunité… et votre serviteur sait de quoi il parle. La drogue, c’est de la merde. Mais soyons réalistes : Les jeunes de 15, 16, 17, 18 ans voire plus (ou moins), qui fréquenteraient ce blog, sont totalement immunisés à cette leçon de morale. Alors, n’insistons pas. Ce n’est pas le rôle du JRDF.

Les jeunes se droguent, pour de multiples raisons. Ce sont celles-là qu’il faudrait peut-être étudier… pas de misérabilisme, d’abord; l’alcool n’est pas là, seulement pour atténuer leur sentiment d’insécurité face à une grande méchante « société ». Est-ce un rituel initiatique, à l’instar des plantes hallucinogènes chez les amérindiens ? Peut-être. Un test de résistance, un peu comme un bras de fer collectif ? Une occasion pour se marrer ? Encore plus probable.

Le problème, évidemment, c’est que l’alcool n’est pas si drôle que cela. Les OD ne sont pas une légende – les comas éthyliques, pour être plus précis. Le mélange de drogues avec l’alcool est encore plus explosif. « Explosif », c’est peut-être d’ailleurs le terme-clé. Les jeunes veulent un feu d’artifice; un facilitateur de relations sexuelles, d’inconscience, de délire; et puis, il y a la part sombre, la volonté d’anéantissement, l’alcool triste, l’alcool poivrot. Les jeunes ne sont pas moins sensibles que leurs aînés. Ils noient également leurs peines, d’une manière ou d’une autre.

Reste donc la politique, face à cela. Vouloir interdire l’alcool aux mineurs est une illusion. Une posture; Pas forcément « une mauvaise chose », en soi, mais aussi réaliste que d’essayer d’éteindre un feu de forêt en soufflant très fort dessus. Les jeunes sont débrouillards, à l’instar des vélociraptors dans Jurassic Park : ils testent en permanence tous les endroits de la clôture, afin de trouver sa faille.

Donc, il y aura toujours des épiceries pour vendre de l’alcool aux mineurs; ce qui était déjà interdit, d’ailleurs, soit dit en passant. On interdira aux bars de servir des bières à des lycéens… la belle affaire ! Comme si les adeptes du défonçage total allaient dans les bars ! Ils achèteront des bouteilles de vodka merdique au supermarché, ou un pack de 24 bières pour 3. Et ils feront ça chez eux, tandis que les parents sont au boulot, sur leurs heures de cours. Voici la situation actuelle… et elle n’est pas prête de changer. Elle n’est d’ailleurs pas si généralisée qu’on veut bien le prétendre, avec ce tableau noirci des jeunes intégralement alcooliques !

Après tout, ami lecteur, as-tu déjà mis les pieds dans une école de médecine ? Ou d’ingénieurs en informatique ? Rien que des adeptes des concours de boisson, là-dedans – qui parviennent pourtant à opérer, plus tard, à coeur ouvert, ou à pondre des pages de lignes de code qui donneraient des vertiges à l’immense majorité de l’humanité.

Alors, l’alcool ? Comme toute drogue, c’est une question de mesure. Les jeunes l’apprennent, avec le temps. Mais ce n’est pas du goût de l’UMP-j’ordonne et la société doit suivre ! Eh bien, bonne illusion de puissance, cher ministère de la Santé ! Et après, il parait que ce sont les jeunes qui vivent en dehors de la réalité…

 

Féminisme, postiches, instrumentalisation…

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Je voudrais revenir, ami lecteur, sur un évènement de ce 14 juillet. Des féministes du collectif « La Barbe » ont, selon leur méthode devenue traditionnelle, collé des postiches sur les statues féminines, voulant ainsi dénoncer la mainmise masculine sur les institutions de la République.

Les faits sont là, aujourd’hui encore, les femmes sont peu représentées dans nos institutions « démocratiques », pour tout un tas de raisons : machisme véritable, électorat parfois hostile à des candidatures féminines, mais aussi manque de vocation avéré chez les femmes (peut-être tout simplement découragées, mais désolé, ce n’est pas une vue de l’esprit), incompatibilité entre vie familiale et politique (on l’a constaté avec le recul des adjointes et des conseillères municipales aux dernières élections, certaines femmes préférant privilégier leur vie personnelle – ce qui ne signifie pas qu’elles soient « naturellement » prédisposées à materner !). Ce ne sont que de modestes explications, qui valent ce qu’elles valent. On me taxera peut-être de sexisme… la suite de ce post précisera ma pensée.

L’action de ce collectif me semble, bien qu’amusante et originale, contre-productive. Postuler le fait qu’il faille une femme présidente pour abolir le sexisme, me parait être une terrible erreur. Penser qu’une femme ne peut pas discriminer d’autres femmes, revient à penser, par exemple, que les noirs, aux temps de l’esclavage, ne pouvaient pas participer à ce système horrible.

Perdu. Des noirs affranchis sont devenus des esclavagistes, et ont lutté aux côtés des nordistes, aux USA, par exemple. Et des exemples tels que Condoleeza Rice, ou Margaret Thatcher, prouvent que les femmes sont tout aussi capables de tremper dans des magouilles militaires, et de faire preuve de brutalité politique.

Est-on représentatif de son sexe, de sa couleur de peau, ou même de sa religion ? Est-on même représentatif de son affinité politique, sachant toutes les lignes divergentes au sein d’une même formation ? Pour être plus clair, comment peut-on attendre le salut, face à une situation discriminatoire généralisée, par la présence d’une seule personne, fut-ce à la tête d’un pays ?

Cette logique voudrait, également, que les hommes ne puissent pas lutter aux côtés des femmes, tout comme les blancs n’auraient pas pu rejoindre le camp des abolitionnistes. C’est terriblement faux.

Que penser, donc, de ce collectif ? Que leur site Internet est très dépouillé, qu’on n’en apprend pas beaucoup sur eux/elles, qu’il puisse s’agir d’une entreprise pour décrédibiliser la candidature de Royal, par exemple ? Tout cela est possible, même le fait qu’elles soient sincères, même le fait que votre serviteur se plante complètement. Reste que, comme je l’ai déjà écrit de nombreuses fois ici, le sexisme m’insupporte. Qu’on combatte un système discriminatoire, oui ! Et par de lourdes sanctions à l’encontre des tenants de ce système !

Mais qu’on vienne invoquer la mystique selon laquelle les femmes vaudraient mieux que les hommes, ou que leur présence à une quelconque place que ce soit serait un « changement », et abolirait naturellement les discriminations, c’est tout simplement du machisme, de l’autre côté du miroir. Plus précisément, de la mysandrie.

Homme = Femme

Est-ce si compliqué à comprendre ?

Le clan Sarkozy

Je relaye ici une analyse bien foutue d’une de mes consoeurs blogueuse (http://maiblog.over-blog.com/), qui a pris la peine de retracer les liaisons économiques (connues) entre certains amis du Président et l’Etat. Le constat parle de lui-même… Enjoy !

Le 4 avril 2006, la Caisse des dépôts et consignations – donc de l’argent public – a racheté 7,5% du capital d’EADS au groupe Lagardère pour un total de 2 milliards d’euros.
Arnaud Lagardère, ami de Nicolas Sarkozy, a créé le groupe Lagardère (qui possède à parts égales avec l’Etat une holding, la Sogeade) dont la filiale media (premier groupe media français) possède notamment Europe 1 et Hachette (qui édite Paris Match). Lagardère possède également 49% des NMPP qui distribuent 85% de la presse en France.

La « seconde coupure pub » accordée aux chaînes privées, ce qui va leur permettre de répondre à la demande des annonceurs qui ne pourront plus diffuser leurs spots sur les chaînes publiques. Evidemment, la chaîne qui en bénéficiera le plus sera la plus grosse chaîne privée, à savoir TF1 qui appartient à Martin Bouygues, parrain de Louis Sarkozy. Ce même M. Bouygues qui, après la campagne présidentielle, a pris avec lui à TF1 Laurent Solly, conseiller de Sarkozy. Ce même M. Bouygues qui avait voulu imposer Nicolas Beytout (journaliste au Figaro et sarkozyste déclaré) comme directeur de l’information, ce à quoi s’était opposé PPDA (d’où son éviction ?).

Nicolas Beytout finalement recasé chez LVMH dont le PDG n’est autre que Bernard Arnault, témoin de mariage de Sarkozy et Cécilia.

Le groupe Bouygues construction s’est vu confier, par le ministère de la justice, la construction de trois prisons, à Nantes, Annoeullin et Réau. En octobre 2006, ce même groupe s’était déjà vu confier la construction de quatre prisons (les travaux sont en cours).
Les services à la personne au sein des prisons seront confiés à quatre sociétés privées dont :
– Exprimm, filiale du groupe Bouygues construction
– Sogeres et Idex qui appartiennent au groupe Sodexo où on retrouve notamment au conseil d’administration des élus UMP comme Charles Milhaud.

Ces constructions de prisons sont sous la forme d’une AOT (autorisation temporaire d’occupation). Un partenariat public/privé où le partenaire privé finance et gère un un équipement de service public en contrepartie d’un loyer annuel versé par le partenaire public, en l’occurence l’Etat pour ces prisons. La concession avec le groupe Bouygues court sur 27 ans avec un loyer annuel de 48 millions d’euros.

L’institut de sondage CSA appartient désormais à Vincent Bolloré (fournisseur officiel d’avion pour les vacances de M. Sarkozy), ce qui vient s’ajouter à Opinion Way déjà relais de l’Elysée et à l’Ifop, détenu majoritairement par L. Parisot. Il possède la chaine Direct 8, les deux journaux gratuits Direct Soir et Direct Matin Plus, la SFP (société française de production) et détient, depuis 2005, un quart du capital de la société britannique Aegis, spécialiste de l’achat d’espace publicitaire (on y revient !).

Serge Dassault (sénateur UMP, sarkozyste déclaré et marchand d’armes) détient la Socpresse qui publie le Figaro. Dans le groupe Dassault figure le volet aéronautique, Dassault aviation, dont EADS détient 46%. Serge Dassault est client du cabinet d’avocats auquel est associé Sarkozy. Dassault aviation construit les Falcons, ceux-là même que Sarkozy voulaient acheter (sur le budget de l’armée) pour remplacer une flotte présidentielle qu’il juge vieillissante. Serge Dassault, grand défenseur de l’indépendance de la presse : « Les journaux doivent diffuser des idées saines, nous sommes en train de crever à cause des idées de gauche » (Le Monde 10 décembre 2004).

Démago-fascisme, un cran plus haut

La tension s’accroît au sein de France Télévisions. Après plusieurs grèves généralisées de journalistes (celle qui les a vus déposer leurs micros et appareils, en protestation à leurs mauvais traitements, à la sortie d’un Conseil des Ministres, a été effacée des archives des agences de presse, en passant), différents accrochages (menaces contre France 3 parce que Sarkozy n’avait pas une loge de maquillage pour lui tout seul, nouvelles menaces à cause d’un technicien qui ne l’avait pas salué), et dans un climat polémique suite aux déclarations arbitraires du principal intéressé quant à la publicité – déclarations qui ont fait grimper, par un heureux hasard, le cours des actions des chaînes privées – l’escalade de la violence franchit aujourd’hui le niveau de Patrick de Carolis, brandissant un poing métaphorique, à présent convaincu que les torpilles de Sarkozy/TF1 sont lancées à son encontre.

Evidemment, la réplique immédiate, dans notre beau-pays-des-Droits-de-l’homme-tout-ça, émane de Christine Albanel, qui joue son offusquée parce que le patron de France Télévisions a employé les mots « faux » et « stupide ». Si le chef du service public de l’information se met à dire ce qu’il pense, où va-t-on ?

Retour sur les évènements. Suite à la magouille « publicité » orchestrée par Sarkozy (pour flinguer le programme « Horizons de France Télévisions, qui cassait les prix sur la pub et faisait de l’ombre au privé), avec sa fausse naïveté coutumière (mais enfin ! C’est pour faire plaisir aux gens !), le chef de l’Etat a appliqué sa non-moins traditionnelle méthode pour noyer le poisson : il a créé une commission. Votre serviteur s’est tapé le texte de ce machin officiel, ainsi que l’intégralité (oui, je suis courageux) du discours de Son Impérieuse Majesté du Cac 40.

Autant faire court, et relever ce qui m’a fait tiquer, noyé dans une épaisse mélasse de bonnes intentions et de rhétorique si chère à notre bon dictateur. OH ! Un gros mot ? Le JRDF se met au gauchisme alors, à traiter n’importe qui de dictateur fasciste ?

Je persiste et signe. Sarkozy est un putain de fasciste. Je l’ai déjà écrit, je le réitère ici : le fascisme, ce n’est pas le bruit des bottes. C’est d’abord le bon gros mensonge d’Etat, allié à un irrespect total envers des opinions divergentes ; on peut coller les opposants dans des camps ; on peut aussi créer des commissions qui font semblant de prendre en compte leur point de vue. Le résultat final est, évidemment, identique.

Donc, lorsque Sarkozy prend la parole et discourt en promettant un grand service de l’information, il va jusqu’à prétendre qu’en finançant celui-ci à hauteur de 150 millions d’euros, il fait le plus grand geste jamais fait par un chef d’Etat. Vraiment ? La suppression de la publicité fait perdre environ un milliard de recettes à France Télévisions. Sous l’apparence d’un cadeau, Sarkozy vient de réduire par six le budget de ce service public un peu trop dérangeant pour lui, pas assez inféodé à son goût…

On continue ? En voulant nommer un président de France Télévisions, qui chapeauterait donc une direction déjà existante, c’est à une évidente tentative de contrôle total, par l’Elysée, que l’on assiste. Lorsque quelqu’un se fera virer, ce ne sera plus le fait de Sarkozy, mais du « Président de France Télévisions ». Emballez, c’est pesé !

Plus subtil, et tellement révélateur : Dans son discours, Sarkozy évoque la « cohérence » de sa vision, selon le principe rhétorico-nauseux du « on élit quelqu’un pour qu’il prenne des décisions » : Ainsi, s’il accorde à France 3 l’originalité de sa formule déclinée en versions régionales, il ne faut pas, selon lui, que cela « remette en question la cohésion de l’ensemble ». Exit donc, les journaux régionaux. Quant aux autres directions, et surtout rédactions, elles seront fondues dans le « grand » service public futur de l’information. France 2, 3, 4, et 5 ne seront donc plus, in fine, que de jolis panneaux apposés sur une seule rédaction, bien uniforme, et bien à la botte de Narcisse 1er.

Alors, le lecteur avisé me dira : en état de dictature, cher JRDF, tes mots eux-mêmes seraient censurés. Cependant, Internet est encore un flou juridique, dans lequel la liberté d’expression flotte toujours, en apesanteur ; Cependant, le rayonnement de ce blog, ainsi que celui des autres non-alignés (big up au Réseau Voltaire !) est dérisoire face aux mastodontes de l’information officielle. Enfin, même si ces nouvelles étaient largement diffusées, que pourrait faire le peuple ?

Nous sommes, malheureusement, spectateurs face à un régime qui durcit son emprise, fortifie ses alliances avec d’autres systèmes encore moins démocratiques (Berlusconi, Kadhafi…) et semble vouloir battre des records d’illusion démocratique… et de censure.

Ami lecteur, crois-tu que cela me fasse plaisir d’imprimer ces mots ? On ne doit pas prendre à la légère le pouvoir actuel. Les faits sont là, avérés, les actes ont dépassé le symbolique, et le symptomatique… pour entrer dans la destruction. Pure et dure.

Des diamants à base de cadavres

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Décidément, la science ne cesse de nous surprendre… Maintenant, on pourra recycler les hécatombes produites par les guerres en richesses diamantaires. Cool, non ?

(Sans parler du meurtre qui devient encore nettement plus rentable !)

COIRE (Suisse) (AFP) – La plupart des gens finissent à six pieds sous terre ou partent en fumée, quelques-uns se font congeler ou momifier. Mais de plus en plus de mortels passent leur éternité sous la forme d’un diamant, moyennant finances et une délicate transformation chimique pratiquée notamment en Suisse.

Dans la petite ville de Coire (est), la société Algordanza reçoit chaque mois du monde entier entre 40 et 50 urnes funéraires dont le contenu est patiemment transformé en pierre précieuse.

« Il y a toutes sortes de personnes: ça va du chauffeur routier au prof de philo », observe Rinaldo Willy, un des deux cofondateurs de l’entreprise, dans le laboratoire où une quinzaine de machines fonctionnent en permanence.

Une laborantine, aux yeux protégés par de grosses lunettes en plastique, travaille derrière une ligne jaune et noire que le visiteur n’a pas le droit de franchir, par respect envers les morts.

« Cinq cents grammes de cendres suffisent pour faire un diamant, alors qu’un corps humain laisse en moyenne entre 2,5 et 3 kilos de cendres », explique le jeune Rinaldo Willy (28 ans).

Les cendres sont d’abord métamorphosées en carbone puis en graphite. Soumises à de très hautes pressions et à des températures de 1.700 degrés, elles deviennent des diamants artificiels en l’espace de quatre à six semaines. Dans la nature, le même processus prend des millénaires.

« Chaque diamant est unique: la couleur varie du bleu foncé au presque blanc », assure M. Willy. « C’est un reflet de la personnalité ».

Lire la suite de ‘Des diamants à base de cadavres’ »

Forte hausse des agressions à Paris

  En dehors des phénomènes devenus des classiques – à savoir, les bande de pillards lors des manifs et des fêtes de fin d’étude (notons que l’UMP compte y répondre en interdisant l’alcool lors de ces fêtes… lumineux, non ?) – les derniers chiffres se rapportant aux « atteintes volontaires à l’intégrité physique » sont tout de même carrément flippants.

  En gros, à part le 5e arrondissement, qui enregistre une baisse de 5% (!), le 6e, le 11e et le 9e dont les chiffres oscillent entre +1,2% et +2,4%, dans tous les autres arrondissements de la capitale, c’est le cas de le dire, les chiffres sont violents ! +35% dans le 17e, +32% dans le 20e, +57,6% dans le 3e, avec un record pour le 4e, à +74,8% !

  Il convient, évidemment, de tempérer ces résultats… mais point d’hypocrisie ! Si la gestion du maire de Paris est hors cause (la Police dépend des préfectures, bref du gouvernement, pas des services municipaux), il faut également prendre en compte le fait que ces chiffres reflètent le travail parfois « efficace » de nos forces de l’Ordre; C’est-à-dire qu’ils gonflent avec le nombre d’interpellations… Vaut-il mieux avoir de « bons » chiffres ou des agresseurs interpellés ?

   Pour autant, il faut également creuser ces informations en profondeur… Les violences contre les biens sont en diminution, tandis que celles à l’encontre des personnes augmentent. Les agressions sexuelles frôlent des records de hausse véritablement glaçants dans certains arrondissements : +200% dans le 9e, +125% dans le 2e ! Enfin, le personnel des transports en commun est, également, de plus en plus fréquemment visé.

  Bilan ? Le paysage des violences volontaires à l’encontre des personnes est forcément complexe, mais en tout cas, on ne peut pas dire que les caméras de surveillance aient rendu Paris plus sûre ! Sauf pour les biens matériels, peut-être… A noter que ces conneries de caméras ne sont quasiment jamais utilisées par les services de police, en cas d’agression. Pratique, hein ?

  Pour prendre un peu de hauteur sur cette situation, les violences témoignent d’un état de la société. Cela peut paraître cliché et « bien pensant » comme point de vue, mais l’étude de la criminologie de Paris montre que, aussi paradoxal que cela puisse paraître, ce sont bien les régimes les plus autoritaires qui ont vu fleurir dans Paname les pics les plus effrayants de criminalité. Sous nos deux Empires, par exemple, en particulier le second, malgré une discipline de fer à l’encontre des citoyens et des malfrats, les « coupe-gorge » se sont intensément développés.

  La raison ? Ma théorie vaut ce qu’elle vaut, mais la misère, la folie, l’exclusion à la base de certains phénomènes violents (notamment sexuels) se rajoute, à mon avis, à la criminalité plus « classique », celle des voleurs, des truands « professionnels ». On ne peut pas faire d’angélisme avec le peuple, nous ne vivrons jamais dans le monde des Bisounours ! Mais ce qui est certain, c’est que la pauvreté rajoute une louche de merde sur une situation déjà naturellement instable…

Mururoa : Morts pour la France

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Parce qu’il faut bien balayer devant sa porte avant de faire la leçon aux autres (C’est le défaut des français, parait-il, en même temps c’est vrai qu’en défendant les Droits de l’Homme tout en armant les pires régimes du monde…), foin du Zimbabwe et autres pays connaissant, malheureusement, le lot des tyrannies officielles - ou à peine masquées. Intéressons-nous à NOS territoires, nos îles par exemple…

Mururoa ; aussi nommé Moruroa, mais à la limite on s’en fout. Le nom résonne assez facilement dans les têtes, même jeunes, des français d’aujourd’hui. Il évoque des bombes nucléaires, mises en image assez récemment d’ailleurs dans le dernier « Godzilla », et on se doute bien, au fond, que ces machins ne sont pas là pour enrichir la biodiversité et lutter contre la pollution des océans.

Ce qu’on sait moins, c’est que les essais nucléaires de notre beauuuu pays ont impacté, à peine, des dizaines de milliers de vies. Au minimum. Evidemment, par « impacter », il faut entendre « irradier », « cancer de la thyrroïde » et autres joyeusetés.

Cet article voulait s’attacher, de prime abord, à la reprise des essais nucléaires orchestrée par Chirac, à peine quelques temps après son élection, en 1995. Pourtant, il faut bien accorder que cette horreur nucléaire ne date pas de son règne… Le gouvernement français a procédé, en tout, à 210 essais nucléaires, depuis 1960, jusqu’en 1996, avec une interruption en 1991 suite à un engagement international de cesser ces activités. 17 ont eu lieu dans le Sahara (les algériens nous en sont d’ailleurs toujours reconnaissants – rappelons que rien que les premiers essais ont irradié 3500 personnes !). A la suite de l’indépendance des colonies, la France s’est rabattue sur ses îles. 181 essais ont eu lieu, ainsi, en Polynésie, principalement à Mururoa.

Le lecteur mathématicien se dit que le compte n’y est pas – c’est vrai, 12 tests supplémentaires, « de sécurité », sont à ajouter au ragoût nucléaire. Burp.

Après cette longue introduction chiffrée, intéressons-nous au plat de résistance : à savoir, les milliers d’humains qui vivent à proximité de ces zones irradiées (dire que des experts de Mitterrand ont assuré que « la zone était sans risque »… c’est du délire !) ; Entre les essais souterrains, qui ont blanchi d’écume l’eau environnante instantanément (mais n’ont pas libéré de radiations, bien sûr !) et les tests sous terre qui ont enfermé, eux, des masses de gaz mortels dont on estime « officiellement » qu’elles ne s’échapperont « que d’ici 500 à 1000 ans », au final, peu de tests se sont produits à l’air libre, du point de vue habituel disons.

Ils ont néanmoins suffi, pour faire doubler au minimum la proportion de cancers de la thyroïde auprès de plus de 5000 personnes, actuellement. Pour faire battre des records de mortalité infantile et de malformations à la naissance. Pour défoncer tout un écosystème et même, déclencher des émeutes de panique dans les îles environnantes.Tout ça pour quoi ? Mystère… les bombes nucléaires, doivent être le jouet des « Grands de ce Monde ». Les radiations sont pour les gueux…

Les soldats français, qui supervisaient la reprise de ces essais nucléaires, ont d’abord affirmé que ces tests étaient sans danger pour la population. C’est d’ailleurs pour cela qu’ils ont évacué (eux seulement, hein) le périmètre environnant