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ACTION !

  Ami lecteur,

  J’ai vécu ces dernières années à tes côtés, m’informant, recoupant, m’attristant et ouvrant ma grande gueule sur ces pages virtuelles.

  Cela ne me suffit plus, maintenant. Je ne veux plus me contenter de critiquer, je veux agir ! La famine frappe, les Etats se perdent dans la spirale de l’endettement, l’Union Européenne coupe ses aides aux démunis, et surtout, la monde connait actuellement un sursaut de liberté que je ne peux pas laisser passer.

  J’ai donc créé mon parti politique, l’Alliance Confortiste Française, afin de reprendre en main l’économie et la politique par la création d’entreprises éthiques (nous avons une Charte), puis par la promotion de nos idéaux à travers le processus démocratique. Afin que ce monde connaisse une hausse globale du niveau de vie. Afin que personne ne meure de faim. Afin de construire des logements pour tous. Entre autres choses.

  Voilà, trois semaines que le blog de l’ACF est lancé et déjà des retours positifs… c’est encourageant. Voici son URL : acf.revolublog.com

  Je compte y consacrer mon temps, et peut-être revenir sur ce blog lorsque le bébé pourra marcher tout seul. Quoiqu’il en soit, le JRDF reste en ligne. Merci, merci, merci encore pour ces centaines de milliers de connexions, ces milliers de commentaires, ces messages, merci, ami lecteur, d’exister et de nous avoir soutenu. Ce n’est pas un au revoir. C’est un appel ! L’heure est venue, pour nous, d’entrer dans le concret, et de montrer à ces saloperies de pillards et de mafieux qui dirigent maintenant la majorité de l’économie mondiale, et à leurs pions politiques, que le peuple peut penser et s’organiser. Oui, ça fait un peu anar, et alors, hein ? Plus sérieusement, l’ACF est proche du PS et on souhaite à Hollande – s’il se révèle intègre – tout le bonheur du monde dans ses projets présidentiels. Le règne de Sarkozy a encore fait monter la puissance des forces de l’argent.

  Eh bien, récupérons l’argent ! Récupérons le commerce ! Récupérons la politique ! Pour la démocratie, pour un meilleur partage des richesses, et pour un monde plus confortable !

  Salutations !

Les Verts continuent comme avant, Duflot réélue, Waechter revient pour les européennes…

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Des Verts rassemblés avec près des trois-quarts des votes. Sur une ligne radicale, écolo et à gauche, derrière le rassemblement pour les Européennes avec Dany Cohn Bendit. Et pour qu’une «majorité alternative à Nicolas Sarkozy l’emporte dans les urnes» en 2012.

Juste avant 13 heures et après une nuit de tractations sur les postes dans la nouvelle direction et de réécriture du texte de synthèse, les 528 délégués de la formation écologiste réunis en Congrès à Lille se sont rassemblés dans une large majorité.

Les quatre motions constituant la nouvelle majorité ont obtenu 70,99% des voix des délégués. La gauche du parti a totalisé 12,57%  de voix et les environnementalistes du tandem Cochet-Baupin 6,44%. A 19h30, Cécile Duflot, très applaudie et très émue a été de facto reconduite dans ses fonctions de secrétaire nationale, à l’âge de 33 ans. «Il fallait franchir le congrès, à nous de nous retrousser les manches et nous engager totalement dans le rassemblement. Pour que toute l’écologie enfin soit en campagne» a lancé Duflot de la tribune.

«La feuille de route est claire, elle réaffirme l’orientation des Verts en faveur de la décroissance “sélective équitable et solidaire”, notre participation active au rassemblement des écologistes (de Bové aux amis de Hulot ndlr). Et sur la volonté de faire en sorte que cette dynamique dépasse les élections européennes et trouve son expression aux régionales (2010) et à la présidentielle de 2012», a commenté la secrétaire nationale.

Cette nouvelle majorité «à quatre» regroupe les mouvementistes autonomistes amis de Cécile Duflot et les écolos «réalos» proche de Dominique Voynet, les environnementalistes autour de Jean-Marc Brûlé et ceux qui, proches de Noël Mamère, avaient lancé l’appel au Rassemblement des écologistes de tout poil.

Au sein des environnementalistes, le tandem Yves Cochet-Denis Baupin qui prône aussi le rassemblement mais comme levier pour une « démolition-reconstruction des Verts » n’a pas rejoint la majorité : «Ils jouent les prophètes de l’apocalypse. Ils veulent casser les Verts et réfléchir après. Nous on veut ouvrir, réformer les Verts, pas les dissoudre», expliquait un proche de Duflot. L’aile gauche du parti –Martine Billard, Françine Bavay, Yves Contassot – est également restée dans la minorité, notamment du fait de leur opposition à la présence du MEI d’Antoine Waechter derrière Cohn-Bendit: «La direction n’a pas voulu intégrer dans le texte de synthèse, le refus que des gens participant à un exécutif avec la droite puissent faire partie du rassemblement aux européennes», expliquait Yves Contassot.

Mathieu Ecoiffier.

Montreuil passe du rouge au vert

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  Bien que peu partisan, personnellement, de Dominique Voynet (je la trouve horripilante, arriviste et peu imaginative), il faut avouer que le premier conseil municipal conduit sous son égide, de même que la campagne municipale dont elle a su triompher, semblent lui donner un avantage moral sur l’équipe municipale apparentée communiste sortante. En effet, à la mise à disposition des moyens municipaux au service de Jean-Pierre Brard, maire de Montreuil depuis 24 années, au clientélisme et à l’intimidation, a succédé ce houleux conseil, ainsi qu’une passation de pouvoirs très « mauvais perdant » (les cocos ayant fait changer toutes les serrures avant de partir, hahaha comme c’est amusant). En dépit de ces chausse-trappes peu démocratiques, donc, la verte a vaincu le rouge… Est-ce aussi simple ?

  Il y a la question des alliances. Brard accuse Voynet d’avoir négocié avec la droite un « tout-sauf-lui » basé sur un désistement de la liste UMP. Certes… sauf que lui-même a bien essayé de faire la même chose ! Au final, la sensibilité de droite (je l’ai également constaté sur Rueil-Malmaison) s’accorde mieux avec celle des Verts, qu’avec celle des communistes. Elle a peut-être contribué à faire pencher la balance…

  Reste, évidemment, les points du changement, et du bilan. Les électeurs de Montreuil ont-ils été emballés par le programme de Voynet ? Bof, dirons-nous, celui-ci étant assez pauvre (j’y avais d’ailleurs consacré un billet assassin), et le taux d’abstention ayant été élevé. C’est donc plutôt un vote de rejet contre l’équipe de Brard, et surtout contre celui-ci, personnage autrefois très actif mais qui s’est reposé sur ses lauriers, et surtout a fait montre d’un autoritarisme certain, en bref un manque de soutien envers un système trop usé, qui s’est schématiquement opéré.

  Le basculement des forces démocratiques a d’ailleurs illustré les dérives de ce système, notamment un manque de respect flagrant envers l’expression électorale, ainsi qu’un aspect sectaire et violent indéniable. L’article de Libération, que je joins à ce post, le détaille bien.

  Pourtant, faut-il verser dans le manichéisme du « méchant coco qui n’a rien fait de bien ? ». Non. Si la stratégie politique de Brard, qui a tout de même tenu un quart de siècle, est imprégnée de clientélisme social – vacances pour les enfants, subventions pour les associations « amicales », fêtes populaires – et de polarisation effrénée et ambiguë – Brard crachant comme pas deux sur les « bobos », mais étant responsable de leur venue - on peut toutefois distinguer de vraies réussites, incontestables, dans la gestion de Montreuil.

D’abord, une balance budgétaire bien tenue, avec une dette municipale dans les normes. Bon, au niveau taxe foncière, c’est une autre histoire, mais restons dans le positif… La création des « Tacos » est une vraie révolution ! Il s’agit de taxis populaires, à 1 Euro la course, qui servent beaucoup aux personnes âgées notamment. Et que Voynet veut supprimer… La construction de bâtiments culturels tels que le Méliès, et le nouveau théâtre de Montreuil, sont également de franches réussites, que les Verts n’ont pas vraiment soutenues.

On voit qu’il est difficile de trancher, encore, entre un bilan qui, même entaché par un comportement autoritaire et autocratique, présente des côtés lumineux,  et un nouveau pouvoir qui n’a pas prouvé grand-chose, teinté d’arrivisme, un parti qui jouit certes du bénéfice du doute, mais qui peine encore à motiver réellement la population de Montreuil…

 

Par Matthieu Ecoiffier, Libération

Ce n’est pas à un vieux communiste qu’on apprend à faire sa sortie. Samedi, 9 h 30, mairie de Montreuil, le visage grave et le teint blême, Jean-Pierre Brard, maire depuis vingt-quatre ans de la première ville de Seine-Saint-Denis fait son entrée dans la salle des fêtes. «Jean-Pierre ! Jean-Pierre !» scandent ses partisans, arrivés dès 8 heures pour occuper les rangs. L’intéressé se dirige à pas comptés vers la tribune pour prononcer son dernier discours de maire. Avant d’introniser celle qui l’a battu avec plus de 54 % des voix le 16 mars : Dominique Voynet, assise au premier rang du public avec ses colistiers.

La sénatrice verte se dit «zen», malgré l’ambiance électrique. Après tant de défaites comme leader des Verts, la voilà victorieuse dans une ville de plus de 100 000 habitants, à la tête d’une équipe de militants écologistes, de socialistes dissidents et d’associatifs. Du public ne fusent pourtant que des lazzis et des huées. «Si elle croyait que c’était sa fête, Madame Voynet, c’est raté !» lance une dame aux cheveux blancs. «Jean-Pierre reviens ! Dominique casse toi !» crient des militants, tandis que les employés municipaux retiennent mal leur larmes. «Bobos parachutés», entend-on. «Les gens sont encore sur le cul, du rouge on est passé au vert, mais personne n’a à rougir de rien», lâche Hakim un quadragénaire, désignant des «petits jeunes qui en appellent au Che». «Hasta siempre la victoria, c’est une cruelle désillusion, martèle Yacine, 21 ans. On a connu que Brard. Quand j’étais petit, les communistes organisaient des tournois de foot, de pétanque, des sorties à la mer. Ils ont toujours été proches de nous.» A ses côtés, son copain n’avale pas la défaite : «On a perdu la mairie, mais pas la ville. Dans nos cœurs, Montreuil la rouge restera la rouge. Ce n’est pas une page qui se tourne, mais un temps de pause.» Difficile de couper le cordon ombilical : «C’est comme si on avait perdu un père spirituel, alors qu’elle le traite de dictateur», conclut Yacine. 

Serrures et bennes. Le duel entre les deux gauches a été rude. Voynet avait comparé Montreuil à la Roumanie juste avant la chute de Ceausescu. Et Brard avait promis que Voynet «la bourgeoise» irait bientôt rejoindre «le cimetière» de ses adversaires. La cérémonie de passation des pouvoirs a fait l’objet de minutieuses tractations entre les deux parties. Après une semaine de transition sous haute tension : «Les « brardistes » ont changé toutes les serrures des bureaux et la mairie était remplie de bennes. On a une vidéo», raconte Manuel Martinez, ex-PS et nouvel adjoint. Autre accusation du camp Voynet : «Brard s’est fendu d’une lettre de propagande à tous les Montreuillois et à leur frais.»

A 9 h 40, voilà le sortant au micro. Avant de céder son écharpe tricolore, Brard compte bien s’offrir un dernier numéro. Il cite Jaurès : «Le courage c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel.» S’estime «fier» de son bilan. Il se place dans «la minorité vigilante et active» mais multiplie les menaces. Il en appelle à «tous les jeunes» : «Nous n’hésiterons pas à défendre pied à pied notre idéal», conclut-il, une larme au coin de l’œil, sous les vivats de ses partisans. L’une d’eux se précipite pour lui offrir un bouquet de roses violacées. «On se croirait dans l’URSS des années 50, c’est terrifiant», persifle un présent.

Peu à peu les écharpes turquoise, aux couleurs de la liste Voynet, se mélangent au public. Brard se rassoit à sa place de conseiller municipal. Face aux caméras de télé, il martèle que sa rivale a gagné grâce aux voix de droite. Ce qu’Olivier Madaule, secrétaire de la section PCF, dément : «Ceux qui ont fait la différence au second tour, ce ne sont pas les gens de droite, mais les abstentionnistes des quartiers populaires. L’élection s’est plus jouée sur un rejet du maire que sur une adhésion à Voynet.»

Photo officielle. Lorsque celle-ci monte à la tribune, la salle se calme. «Heureusement qu’elle est là avec son expérience et son poids, face à des gens qui ont tout verrouillé», souffle un habitant. La nouvelle maire se veut pacificatrice mais ne peut s’empêcher de cogner : «Je veux agir pour que cesse le climat carrément malsain dont la violence de cette séance témoigne, hélas. C’est de cela aussi que les Montreuillois sont fatigués, dégoûtés. Je veux répondre à leur fringale démocratique.» A 11 h 45, les deux rivaux se retrouvent pour la photo officielle sur les marches de la mairie. Clic-clac. Voynet descend trois marches pour aller serrer la main de son rival. «C’est pas bien d’aller pêcher des voix de droite», balance-t-il. «Je t’emmerde !» réplique-t-elle. 

Municipales : Un candidat indépendant pour le 13e

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  Je profite de ce que la section de ce blog consacrée aux « indépendants » de la politique n’est pas tellement développée, pour composer un article sur un candidat aux municipales que je viens de découvrir, et qui m’a fait une bonne impression.

  Evacuons d’emblée les considérations les plus clichées : Félix Wu est un français d’origine chinoise, et il se présente dans le 13e arrondissement de Paris, surnommé « le quartier chinois »; voilà qui est fait. Cela a-t-il une importance ? Certes, bien que représentant environ plus d’un million de citoyens, les français d’origine asiatique ne disposent d’aucun élu. Il ne faut pas s’en abstraire; mais nos fidèles lecteurs savent que le JRDF ne supporte pas du tout le communautarisme, ou alors en se forçant lorsqu’il s’agit de rééquilibrer un minimum les choses (je me suis, personnellement, récemment converti à la discrimination positive, parce que dans un monde idéal on ne devrait même pas en parler, mais que nous ne vivons pas dans un monde idéal…).

  Arguons simplement, pour clore cette délicate question, qu’un asiatique ne représentera pas forcément les intérêts des asiatiques, comme jadis des Noirs ont soutenu le système de l’Apartheid (eh oui…); si les volontés politiques des gens étaient inscrites sur leur visage, ça se saurait, non ?

  Donc, intéressons-nous à la personne, et à son programme. Le logiciel de Félix Wu est simple, certes, mais il a le mérite d’exister, de se retenir facilement, et de piocher un peu dans tous les camps. De gauche comme de droite donc…. et personnellement, ça ne me gêne pas, d’autant plus dans le cadre des élections municipales. Vous pouvez le consulter ici : http://www.vuedu13.com/ 

  L’homme (restaurateur de son état) souhaite ainsi réorganiser le plan de circulation du 13e, faire construire de nouvelles places de stationnement, créer et soutenir un pôle marchand, développer au maximum les crèches, améliorer les services de voirie (notamment par l’utilisation de produits d’entretien écologiques), mettre en place des services de traduction afin de faciliter les démarches administratives… plein de petites idées, que les graaands idéologues trouveront sans doute « ras-les-paquerettes », mais que je trouve intéressantes (connaissant un peu le 13e, elles mes paraissent notamment adaptées à la situation).

  Alors, c’est sûr, ami lecteur, comme tu pourras en juger sur cette vidéo, http://www.scoopeo.com/politique/felix-wu-le-premier-candidat-asiatique-a-se-presenter-aux-municipales-a-paris , le candidat essuie les plâtres, enchaine les « euh » lors de sa première prestation publique, et axe une partie non négligeable de son discours sur la communauté chinoise ; cependant, ses réflexions sont documentées et, à mon humble avis, pertinentes, et son billet consacré au communautarisme, sur son blog, remet en place ses détracteurs (il s’y amuse qu’on l’accuse de ne s’occuper que des intérêts d’une portion du 13e, alors que sa liste ne comprend qu’un cinquième d’ »asiatiques », et brasse toutes les origines en respectant à peu près les proportions de l’arrondissement…) ; et puis, moi je le trouve sympathique, ce monsieur Wu, encore une fois pas parce qu’il est « un-représentant-d’une-communauté-discriminée », mais parce qu’il va à la rencontre des électeurs, très simplement, dans la rue, qu’il reconnait publiquement que son expérience politique est relativement fraîche, poussant même jusqu’à avouer, dans cette vidéo de sa fameuse « première prestation publique », que sa liste sera ouverte, et que pour l’instant « il est tout seul », déclenchant ainsi une vague d’hilarité sympathique dans le public.

  Voilà. Cet homme gagnera, ou perdra peut-être, c’est une autre affaire, et on sait que la politique électorale n’est pas forcément un gage de justice, mais quelque part, je retrouve dans ce candidat la fraîcheur, la spontanéité, en bref la naïveté dans son sens le plus positif, que devraient avoir tous ceux qui font le choix de consacrer leur temps et leur vie à aider leurs concitoyens. Disons qu’en 1871, ce monsieur Wu aurait eu de grandes chances d’être élu à Paris…

Le MEI

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  J’en profite pour étoffer un peu la section « tous les autres partis » (c’pas dur, avec un seul article… oui je tape vite, mais je ne suis pas encore Flash, et j’ai une vie sociale !), avec le Mouvement Ecologiste Indépendant. Ce parti, fondé par Antoine Waechter et Jean-Louis Borloo (qui a vite choisi entre « l’indépendance » et le confort de la droite), réunit à la fois un énorme potentiel… et un vide abyssal, malheureusement. Pire que les Verts… La question de l’écologie est cruciale, évidemment. Le MEI rappelle encore une fois à quel point cette question ne peut être abstraite des réalités politiques.

  Ce qu’il y a d’intéressant, en comparant les Verts et le MEI, c’est qu’on peut étudier deux manières d’aborder l’écologie, d’un point de vue politique (trois avec Hulot qui a essayé de faire cavalier seul). Les Verts ont choisi de s’allier avec la gauche, en se basant sur le postulat que la droite ne serait jamais sincère, sur les problèmes environnementaux, puisqu’elle est par nature intimement liée aux réseaux financiers – et donc aux gros pollueurs.

  Le MEI a eu une démarche inverse… Il a voulu défendre la cause écologiste, à sa manière (groupusculaire), en s’extrayant – en apparence – de la rivalité socialisme/libéralisme. Je dis bien « en apparence » car en pratique, le MEI peut être classé à droite. Enfin, légèrement à droite. La participation originelle de Borloo l’illustre. Bon choix, mauvais choix ? A toi de voir, ami lecteur. Je transcris ici une partie de leur programme (je fais même l’effort de mettre en page et de coller des majuscules…). De mon point de vue, c’est du blabla. Mais rien ne t’empêche d’aller faire une tour sur leur site : http://www.mei-fr.org

  La pensée écologiste s’appuie sur quelques fondements, qui ont en commun d’exprimer notre amour de la vie :

  Le respect de la diversité: Diversité des espèces, des communautés vivantes et des cultures. Elle est l’expression même de la complexité et de la richesse de la vie. Cette diversité est un formidable patrimoine, qui rend la Terre capable de combler notre besoin de découverte et d’émerveillement.

  L’adaptation aux limites de la Terre: Toutes les ressources de la Terre sont limitées, son étendue, son potentiel de production et sa capacité à digérer nos déchets. Les logiques économiques et les stratégies sociales doivent intégrer cette finitude du monde. Nous rejetons les régulations par catastrophes qui jalonnent l’histoire de l’Humanité.

  La globalité de l’individu: L’être humain n’est pas seulement un consommateur et un producteur, il est aussi, et d’abord, un être sensible et un corps vulnérable. Aucune politique ne doit privilégier les intérêts économiques au détriment de l’intégrité de l’individu.

  Chaque personne est unique, sa vie ne peut être sacrifiée au nom du progrès ou de la raison d’Etat, de la Justice ou d’une idéologie.

  L’identité des personnes et des cultures: les droits individuels sont universels comme l’affirme la déclaration des Droits de l’Homme que nous faisons nôtre; les individus sont divers, identifiés par leur culture, leur attachement à un territoire et à la communauté humaine qui l’habite. Ces liens et leur manifestation (langue, patrimoine collectif, culture) doivent être respectés et reconnus.

  La liberté: Cette valeur fondamentale ne peut être aliénée par l’Etat. Elle s’exerce dans une démocratie participative ou chacun doit avoir la possibilité de s’exprimer, de s’associer ou d’entreprendre dans le respect de la liberté des autres. Elle nous conduit à rejeter les régimes totalitaires, collectivistes ou ceux qui abandonnent la souveraineté politique au profit de mécanismes économiques.

  La responsabilité: L’Humanité est responsable de la planète et de l’avenir de ses enfants. Par delà le temps et les distances, les générations et les peuples de la Terre sont solidaires d’un même futur. Nous sommes partisans de créer un droit des générations futures.

  L’égalité dans la différence: Les êtres humains ne naissent pas semblables, mais ils sont égaux en dignité, en droits et en devoirs. Chacun a droit aux mêmes chances éducatives, à la même qualité de la vie, au même accès à la citoyenneté, au même respect. Chacun a le devoir de contribuer à l’épanouissement de la communauté humaine et au respect de son environnement.

  Ces fondements ne trouvent leur pleine cohérence qu’ensemble: aucun ne se comprend sans les autres.

Gauche-droite pour le PRG

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  Un excellent article de Libé, que je transmets… 

  Le sénateur radical de gauche et président de son parti, le PRG, Jean-Michel Baylet fait le maximum pour cacher au public que ses troupes ont pu rejoindre le Nicolas Sarkozy triomphant de la présidentielle.

  Ces élections seront le premier test pour la nouvelle présidence. Soucieux de ne pas perdre trop de plumes aux prochaines municipales, le président de la République peut tenter de faire confiance à Alain Juppé pour conserver la ville de Bordeaux à droite. Il a fait un trait sur la personne de Philippe Douste-Blazy pour éviter que Toulouse ne bascule à gauche après 36 ans de municipalité centriste, UDF puis UMP.

  Sarkozy ne semble pas non plus très enthousiaste à l’idée que le sortant UMP Jean-Luc Moudenc monte en première ligne pour défendre la citadelle. Laquelle est assiégée par les diverses enquêtes d’opinion indiquant que la partie est perdue pour son camp.

  L’idée lumineuse d’envoyer son ministre d’ouverture Bernard Kouchner à la conquête du Capitole lui est ainsi venue. Kouchner a apparemment décliné l’offre selon La Dépêche du Midi, journal dont Jean-Michel Baylet est justement le patron.

  Rapportant cette information, le quotidien de Baylet ne fait nulle part mention de la qualité d’ancien vice-président du PRG de ce même French Doctor.

  Le sénateur du Tarn-et-Garonne clame devant toutes les assemblées politiques que «pas un radical de gauche» n’a cédé aux sirènes de la présidence, contrairement à beaucoup de socialistes. Histoire de clouer le bec à ses partenaires de gauche qui soupçonnent les radicaux pressés de refaire amis-amis avec les valoisiens de droite, de ne pas être franchement ancrés à gauche.

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