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ACTION !

  Ami lecteur,

  J’ai vécu ces dernières années à tes côtés, m’informant, recoupant, m’attristant et ouvrant ma grande gueule sur ces pages virtuelles.

  Cela ne me suffit plus, maintenant. Je ne veux plus me contenter de critiquer, je veux agir ! La famine frappe, les Etats se perdent dans la spirale de l’endettement, l’Union Européenne coupe ses aides aux démunis, et surtout, la monde connait actuellement un sursaut de liberté que je ne peux pas laisser passer.

  J’ai donc créé mon parti politique, l’Alliance Confortiste Française, afin de reprendre en main l’économie et la politique par la création d’entreprises éthiques (nous avons une Charte), puis par la promotion de nos idéaux à travers le processus démocratique. Afin que ce monde connaisse une hausse globale du niveau de vie. Afin que personne ne meure de faim. Afin de construire des logements pour tous. Entre autres choses.

  Voilà, trois semaines que le blog de l’ACF est lancé et déjà des retours positifs… c’est encourageant. Voici son URL : acf.revolublog.com

  Je compte y consacrer mon temps, et peut-être revenir sur ce blog lorsque le bébé pourra marcher tout seul. Quoiqu’il en soit, le JRDF reste en ligne. Merci, merci, merci encore pour ces centaines de milliers de connexions, ces milliers de commentaires, ces messages, merci, ami lecteur, d’exister et de nous avoir soutenu. Ce n’est pas un au revoir. C’est un appel ! L’heure est venue, pour nous, d’entrer dans le concret, et de montrer à ces saloperies de pillards et de mafieux qui dirigent maintenant la majorité de l’économie mondiale, et à leurs pions politiques, que le peuple peut penser et s’organiser. Oui, ça fait un peu anar, et alors, hein ? Plus sérieusement, l’ACF est proche du PS et on souhaite à Hollande – s’il se révèle intègre – tout le bonheur du monde dans ses projets présidentiels. Le règne de Sarkozy a encore fait monter la puissance des forces de l’argent.

  Eh bien, récupérons l’argent ! Récupérons le commerce ! Récupérons la politique ! Pour la démocratie, pour un meilleur partage des richesses, et pour un monde plus confortable !

  Salutations !

Ingrid Betancourt ne veut pas retourner en Colombie

Ingrid Betancourt, ancienne otage de la guérilla des Farc, ne souhaite pas retourner vivre en Colombie, où il y a selon elle «trop de haine», et affirme que ses «racines» seront toujours en France, dans un entretien diffusé vendredi sur France Inter.
«Je n’irai pas vivre en Colombie, pas pour l’instant. J’ai encore beaucoup de blessures qu’il faut soigner. Il y a trop de haine dans mon pays et je crois qu’il faut que cette haine se calme», juge l’ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2002 en Colombie.

Israël-Palestine : de fausse négociations pour une vraie victoire israélienne

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Source : NPA

Israël-Palestine : de fausse négociations pour une vraie victoire israélienne

Nouvelle pièce du puzzle stratégique israélien, les « négociations » israélo-palestiniennes ne déboucheront sur aucune reconnaissance effective des droits palestiniens. En démarrant, le 2 septembre, une série de rencontres avec l’Autorité palestinienne, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a obtenu ce qu’il voulait : des « négociations » avec ses conditions préalables, notamment la poursuite de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Pendant ces pourparlers, sur le terrain rien ne change ou pas grand chose.

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«Ed Miliband saura redonner de la force au Labour»

 «Ed Miliband saura redonner de la force au Labour» dans Actu Internationaaaale (+165) ed-miliband-saura-redonner-de-la-force-au-labour

Martine Aubry s’est réjouie de la victoire ce week-end d’Ed Miliband au congrès du Parti travailliste  anglais (Labour party). Elle a salué «un leader qui a l’énergie, la culture historique et la volonté nécessaires pour rassembler et relancer le Parti travailliste».

Engagements forts

La première secrétaire du Parti socialiste a également noté les «engagements très forts» du nouveau leader travailliste, dans la lutte contre la pauvreté dans le monde ainsi que dans le changement climatique. Martine Aubry a comparé l’arrivée de Ed Miliband à un «nouvel espoir» pour le Royaume-Uni mais aussi pour l’Europe, engageant tous les «partenaires européens» à imaginer et construire «la gauche qui vient».


>> Le communiqué de Martine Aubry


Perspective de reconstructionLors du point presse hebdomadaire, le porte-parole a, de même, adressé ses «félicitations» au nouveau dirigeant du Labour party.

Benoît Hamon a indiqué la satisfaction du Parti socialiste de voir Ed Miliband prendre la tête du Parti travailliste : «il offre une belle perspective de reconstruction», «sa priorité est d’abord de toucher les classes populaires, de s’occuper de l’industrie britannique, des salaires, de la lutte contre les inégalités et la pauvreté»… «Nous l’invitons officiellement, à visiter la France et à rencontrer les dirigeants du Parti socialiste et à parler devant le bureau national».

19 ans de prison pour le blogueur iranien Hossein Derakhshan

19 ans de prison pour le blogueur iranien Hossein Derakhshan dans Actu Internationaaaale (+165)

Le blogueur et journaliste irano-canadien Hossein Derakhshan, qui risquait la peine de mort, a été condamné à 19 ans et demi de prison, indique Reporters sans frontières mardi. L’information a été confirmée dans la soirée par un site conservateur iranien.

«L’information a été publiée sur le site Asriran, proche du pouvoir», a précisé Lucie Morillon, responsable du bureau Nouveaux médias à RSF, contactée par 20minutes.fr. «Nous étions assez inquiets de voir la nouvelle sur ce site car c’est aussi celui qui avait annoncé le réquisitoire de la semaine dernière.»

Un verdict «énorme»

Selon RSF, sa compagne Sandrine Murcia aurait eu confirmation de cette information par la famille d’Hossein Derakhshan, avec laquelle elle communique souvent. Le juge aurait informé la famille de la condamnation. 20minutes.fr n’avait pas réussi à joindre Sandrine Murcia mardi soir.

«C’est assez fréquent en Iran: le verdict tombe mais pas de manière officielle», précise Lucie Morillon. «Celui-ci est énorme. Il s’agit de la peine la plus lourde infligée à un blogueur en Iran.»

Possibilité de faire appel

Le blogueur et journaliste irano-canadien a également été condamné à cinq années d’interdictions d’activités politiques et journalistiques et à une amende de 30.750 euros, 2.600 dollars et 200 livres. Hossein Derakhshan aurait ainsi été reconnu coupable de collaboration à des gouvernements hostiles à l’Iran, insultes aux symboles religieux et collaboration avec des groupes contre-révolutionnaires.

Selon RSF, le blogueur, maintenu en détention depuis son arrestation en novembre 2008, a la possibilité de faire appel de la condamnation.

Muse est un groupe engagé et le prouve une fois de plus

Muse est un groupe engagé et le prouve une fois de plus au travers d’un nouveau clip visible sur les chaînes du groupe MTV

La Fondation MTV Europe a choisi de dénoncer le trafic des êtres humain et Muse s’est associé à cette campagne sans hésiter. Le groupe de rock britannique succède à The Killers et Radiohead qui, respectivement en 2008 et 2009, avaient choisi de dénoncer les réseaux de prostitution des femmes à travers Goodnight, travel well mais aussi le travail des enfants dans le monde avec All I Need. Cette année, cette campagne sera diffusée dans 170 pays sur les chaînes MTV, MTV Pulse et MTV Idol.

Depuis vendredi, le clip inédit Mk ultra, extrait de leur dernier album The Resistance est diffusé. Quant aux membres de Muse, ils se disent « fier de lutter contre les formes d’esclavage moderne », et considèrent « inacceptable que certains êtres humains voient leurs droits à la liberté bafoués. »

Pour visionner le clip, cliquez ici.

L’industrie nucléaire iranienne, cible d’un virus informatique ?

L’Iran semble être la cible prioritaire du virus informatique Stuxnet, qui s’attaque à des systèmes industriels, et son efficacité laisse supposer l’implication d’un Etat dans sa mise au point, selon un expert américain. Lire la suite l’article

Près des deux tiers des ordinateurs infectés se trouvent en République islamique, note Kevin Hogan, responsable de la sécurité pour la firme américaine Symantec.

Ses propos, recueillis par Reuters, viennent s’ajouter à ceux de plusieurs experts, selon lesquels Stuxnet, vecteur d’une opération d’espionnage ou de sabotage mise en oeuvre avec l’appui d’un pays, vise spécifiquement la centrale nucléaire de Bouchehr, première du genre en Iran.

« Il est assez clair, sur la base de l’évolution de l’infection, que ces installations iraniennes sont visées », dit Kevin Hogan, jugeant toutefois impossible de déterminer précisément la cible, qui pourrait aussi bien être une raffinerie, qu’une station d’épuration ou une usine quelconque.

« SUPER-ARME NUMÉRIQUE »

Une chose est sûre, dit-il, les créateurs du virus, qui s’attaque spécifiquement à un système de contrôle des installations techniques mis au point par Siemens et très répandu dans l’industrie, disposent de ressources importantes.

« On ne peut pas exclure (l’implication d’un Etat). Sur la base de ces ressources, de l’organisation et des connaissances détaillées dans divers domaines, dont celui des installations iraniennes, que cela implique, ce doit être un Etat ou un acteur privé ayant accès à des systèmes étatiques », conclut l’expert.

Siemens et des scientifiques français ont collaboré à la conception de la centrale de Bouchehr, dans les années 1970. La Révolution islamique de 1979 a depuis changé la donne et le chantier a été repris par la Russie.

La centrale a été inaugurée le mois dernier après la livraison de combustible russe.

Selon la firme allemande, Stuxnet est un « cheval de Troie » qui se répand via des clés USB en tirant parti d’une vulnérabilité désormais résolue du système d’exploitation Windows de Microsoft.

Certains commentateurs n’hésitent pas à parler de « première super-arme numérique » destinée à détruire une cible réelle.

Jean-Philippe Lefief pour le service français, édité par Gilles Trequesser

La tension reste vive entre la Chine et le Japon

Les tensions entre le Japon et la Chine n’ont pas été apaisées samedi par la libération du capitaine d’un chalutier chinois détenu pendant deux semaines sur l’archipel nippon, Pékin exigeant des excuses et un dédommagement que lui refuse Tokyo.

Arrêté le 8 septembre après une collision entre son chalutier et deux vedettes de la garde-côte nippone en mer de Chine orientale, près d’îlots revendiqués par les deux pays, le capitaine Zhan Qixiong a pu quitter le Japon samedi pour se rendre à Fuzhou, ville côtière chinoise.

Il y a été accueilli par un représentant du ministère des Affaires étrangères, a rapporté l’agence officielle Chine nouvelle.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a ensuite exprimé sa colère et exigé des excuses et une indemnisation de la part du Japon.

« Ce geste a gravement porté atteinte à la souveraineté chinoise et aux droits d’un ressortissant chinois et le gouvernement chinois proteste vivement », écrit le ministère dans un communiqué publié sur son site internet.

« Le Japon doit des excuses et un dédommagement à la Chine après cet incident », ajoute-t-il.

La Chine souligne en outre que sa revendication sur les îles près desquelles a eu lieu la collision, appelées archipel des Diaoyu par Pékin et îles Senkaku par Tokyo, est « incontestable », ce que le Japon a rejeté.

« Il n’y a aucun différend territorial à régler au sujet des Senkaku », a répliqué le ministère japonais des Affaires étrangères dans un communiqué. « La réclamation par la Chine d’excuses ou de dédommagements est sans fondement et elle est absolument inacceptable. »

FAIBLESSE

Malgré ses exigences, la Chine a aussi invité le Japon à régler leurs contentieux par le dialogue.

Le Premier ministre nippon, Naoto Kan, a lui aussi invité les deux principales puissances économiques d’Asie à nouer des relations saines.

« Il me semble nécessaire que le Japon et la Chine gèrent les choses calmement », a-t-il dit à New York en marge de l’assemblée générale de l’Onu.

Cette crise surgie au coeur d’une zone potentiellement riche en ressources gazières illustre à nouveau la méfiance persistante entre les deux géants asiatiques, notamment depuis l’occupation d’une partie de la Chine par le Japon durant la Seconde Guerre mondiale.

Dans la presse japonaise, certains éditorialistes ont interprété la libération du capitaine du chalutier comme un aveu de faiblesse à l’égard de la Chine.

« Il est possible que cela ait donné l’impression que le Japon cède sous la pression », écrit ainsi Asahi Shimbun, un journal influent.

Pour Sun Cheng, expert en relations sino-japonaises à l’université de sciences politiques de Pékin, il faudra du temps pour améliorer les relations entre les deux pays.

« Que le Japon s’excuse ou dédommage (la Chine), ce n’est pas l’essentiel, il s’agissait surtout de faire comprendre que la Chine ne transigerait pas sur la souveraineté » sur les îles, a-t-il dit.

Peu avant la libération de Zhan, la Chine a interpellé sur son territoire quatre Japonais accusés d’infraction à la législation sur la protection des installations militaires. Le gouvernement japonais a démenti tout lien entre ces deux affaires.

Ces quatre Japonais seraient employés d’une entreprise nippone de travaux publics, Fujita. Une porte-parole de l’entreprise a dit qu’ils étaient en Chine avec un employé chinois dans le cadre d’un projet de récupération d’armes chimiques abandonnées en Chine par l’armée japonaise à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Avec Yoko Nishikawa et Chikako Mogi à Tokyo, Clément Guillou et Bertrand Boucey pour le service français

Les coups pleuvent au sein de la droite italienne

La rivalité entre Silvio Berlusconi et Gianfranco Fini atteint de nouveaux sommets en Italie alors que pleuvent des accusations de calomnies, de mensonges et de coups tordus à l’approche du vote de confiance, la semaine prochaine, au Parlement.

Consommé cet été, le divorce entre les deux co-fondateurs du parti du Peuple de la liberté (PDL) a conduit le gouvernement italien au bord de la dislocation. 

Gianfranco Fini, président de la Chambre des députés, reproche à Silvio Berlusconi de gérer l’Italie comme l’une de ses entreprises privées. « Il Cavaliere » accuse son ancien allié de trahison et le dit aveuglé par son ambition personnelle.

Avec 34 députés et dix sénateurs lui ayant témoigné leur loyauté, Gianfranco Fini peut théoriquement mettre Silvio Berlusconi en minorité s’il mêle ses voix à celle de l’opposition.

Mais les partisans du président du Conseil, à force de manoeuvres et de rapprochements, disent avoir gagné à leur cause suffisamment d’élus centristes pour mettre en échec toute motion de censure.

Les deux camps pourront se compter mercredi prochain, lorsque Silvio Berlusconi prononcera un discours de politique générale avant de se soumettre à un vote de confiance. Une chose semble pratiquement certaine aujourd’hui: il n’y aura pas de réconciliation d’ici mercredi.

« Reste à voir si, au-delà des chiffres, le centre droit peut réussir à gérer des relations qui se sont dégradées de manière irréparable à un niveau humain », écrit l’éditorialiste du Corriere della Sera.

APPARTEMENT À MONACO

La polémique est montée d’un cran cette semaine, le camp Fini accusant le gouvernement de s’être servi des services de renseignement pour chercher à le discréditer.

« Le problème aujourd’hui concerne la démocratie dans notre pays », a résumé vendredi Italo Bocchino, l’un des plus proches lieutenants de Fini, invité de la chaîne Sky TG24.

Le gouvernement a réagi en dénonçant des propos diffamatoires et irresponsables.

Des affaires de corruption en série impliquant des ministres et d’autres proches de Berlusconi ont donné autant de munitions au camp Fini. Mais les alliés du chef du gouvernement disposent également d’armes dans cette bataille fratricide.

Il Giornale, que dirige le frère de Silvio Berlusconi, publie chaque jour depuis des semaines une série d’articles accusant Fini d’irrégularités au sujet d’un appartement à Monaco légué en 1999 par un partisan de son ancien parti, l’Alliance nationale.

Ce logement aurait été vendu à un prix inférieur au marché à une société off-shore derrière laquelle se trouverait le frère de sa compagne, Elisabetta Tulliani.

Le dernier document en date alimentant cette affaire est une lettre émanant des autorités de l’île de Sainte-Lucie, dans les Caraïbes, censée établir un lien entre le frère de Tulliani et cette société off-shore.

Gianfranco Fini a catégoriquement démenti ces accusations, et affirme que la lettre versée au dossier est un faux produit par un homme d’affaires étroitement lié à Berlusconi.

Henri-Pierre André pour le service français, édité par Gilles Trequesser

Elizabeth 2 veut se faire financer par un fonds de pauvreté

Elizabeth 2 veut se faire financer par un fonds de pauvreté dans Actu Internationaaaale (+165)

C’est que c’est grand, Buckingham Palace ! Une vieille bâtisse comme ça, à chauffer, c’est juste un puits sans fond, où la menue monnaie du ménage tombe sans arrêt !

Ainsi, selon les quotidiens The Independent et The Daily Express, The Queen a demandé en 2004 au ministère de la Culture, en charge des subventions accordées à la famille royale, une autorisation de prélèvement dans un fonds de 70 millions d’euros, généralement réservé aux foyers modestes.

En effet, Elizabeth II, qui n’aime pas avoir froid, avait une facture de 1,2 millions d’euros à régler. Forcément, la doyenne de la famille Royale, dont la vergogne n’est pas la première qualité, a avancé de gros problèmes de trésorerie.

Si cette demande a été validée, la régnante a obtenu une fin de non-recevoir, avec une jolie missive qui disait en substance : « Je suis assez mal à l’aise quant aux répercussions médiatiques probablement hostiles qui interviendraient si l’on donnait une subvention au Palais, au détriment, par exemple, d’un hôpital. Désolé de ne pas être plus positif. »

P.L.N

Une majorité de femmes au gouvernement suisse

A 50 ans, Simonetta Sommaruga est devenue mercredi la nouvelle ministre du transport, de l'énergie et de la communication suisse.

REUTERS/RUBEN SPRICH

A 50 ans, Simonetta Sommaruga est devenue mercredi la nouvelle ministre du transport, de l’énergie et de la communication suisse.

L‘Assemblée fédérale helvétique a inscrit mercredi 22 septembre un jour historique dans l’histoire de la Suisse : l’élection de la socialiste Simonetta Sommaruga donne pour la première fois une majorité de femmes au gouvernement, dans ce pays qui est le dernier en Europe à avoir accordé le droit de vote aux femmes, en 1971.

La socialiste de 50 ans a remporté une majorité absolue de 159 voix, « un véritable plébiscite » a estimé le président du Parti socialiste suisse, Christian Levrat. Elle succède au ministre démissionnaire Moritz Leuenberger, ministre du transport, de l’énergie et de la communication et devient la quatrième femme du Conseil fédéral, gouvernement collégial composé de sept ministres dont Micheline Calmy-Rey, ministre des affaires étrangères, Doris Leuthard, présidente actuelle de la Confédération, et Eveline Widmer-Schlumpf, ministre de la police et justice.

Le vote, retransmis en direct à la télévision, avait démarré au petit matin après une veillée baptisée « la nuit des longs couteaux », traditionnellement consacrée à de subtiles négociations entre partis pour parvenir le jour des élections à une « formule magique », socle du système politique helvétique. L’élection de Simonetta Sommaruga a été saluée par des applaudissements nourris, sous les lambris du Parlement fédéral de Berne, où l’atmosphère est habituellement plus compassée.

UN « COMBAT DE QUARANTE ANS »

La nouvelle conseillère fédérale a remercié les parlementaires dans les quatre langues du pays (allemand, français, romanche et italien). « La majorité doit tenir compte de toutes les minorités, qu’elles soient culturelles, linguistiques, religieuses, politiques ou de toute autre nature », a-t-elle déclaré d’emblée. Louée dans les milieux politiques de tous bords pour ses compétences, son sérieux et son sens du compromis, la conseillère est entrée au parti socialiste en 1986 et a été élue au Conseil des Etats (sénat) en 2003. Présidente de la Fondation pour la protection des consommateurs, elle n’a pas hésité à s’attaquer au lobby pharmaceutique et est également membre de la Fondation Slow Food Suisse, une organisation qui milite en faveur d’une alimentation écologiquement responsable.

L’élection attendue de Simonetta Sommaruga a été saluée par ses collègues au Parlement. « Des générations de femmes ont marqué ce jour. C’était une campagne de très longue haleine », a indiqué Lucrezia Meier-Schatz (conseillère nationale Parti démocrate-chrétien), soulignant qu’il s’agissait d’un « combat de quarante ans ». Cette élection est particulièrement symbolique dans un pays où le droit de vote au niveau fédéral n’a été accordée aux femmes qu’en 1971 et la première conseillère fédérale élue en 1984. L’ancienne conseillère nationale genevoise Amelia Christinat, 84 ans, a pour sa part qualifié d’« historique » l’élection de la socialiste bernoise au Conseil fédéral. « Aujourd’hui, les socialistes ont réussi à prouver que les femmes étaient aptes aux plus hautes fonctions », a déclaré cette ancienne pionnière de la lutte des femmes, avant d’ajouter malicieusement : « Moi, je demande un Conseil fédéral à sept femmes. »

Pas un bouton de guêtre !

Paru dans le Canard Enchaîné, 01/09/2010

Alors, on ne se sentait pas fiers d’être français, de voir Sarko lancer à gros coups de menton que « notre sécurité en France repose aussi sur notre engagement là-bas. La France restera en Afghanistan aussi longtemps que nécessaire : » Ce qui ne va pas sans faire quelques victimes.

N’en sont pas surpris ceux qui ont regardé sur Canal Plus dimanche, à l’heure du déjeuner, le documentaire de Camille Le Pomellec : « Armée, où va l’argent ? ». On y découvrait une petite boutique de surplus militaires située vers le boulevard Pasteur quand vous sortez de la Gare Montparnasse, où beaucoup d’engagés pour l’Afghanistan vont faire leurs emplettes d’équipement avant leur départ. Car l’armée française fournit un matériel souvent rudimentaire. Par exemple ses gilets pare-balles possèdent une fente sur le côté qui laisse passer la mort. En outre, ils sont perméables aux munitions perce-blindage qu’utilisent les talibans. C’est de ces gilets qu’étaient équipés les 18 victimes qui ont laissé leur peau là-bas en août 2008.

On comprend que les candidats au casse-pipe prennent leurs précautions. Même si les différentes bricoles à se procurer coûtent pour un lot complet 3000 Euros par parachutiste. Cela ne remplacera pas les hélicoptères d’attaque ni les drones qui font défaut, mais c’est un minimum.

Nous avons bien nos propres drones. Mais ils font un tel bruit de tondeuse qu’on les repère facilement, contrairement aux 150 Predator américains. En plus, ils supportent mal la chaleur et ne sont utilisables qu’à l’aube et au crépuscule. Sans compter les accidents à l’atterrissage, tant ils sont fragiles, si bien qu’il a fallu en racheter aux canadiens. A 13,6 millions d’euros pièce, il existe bien un appareil plus performant mais nous n’avons pas les moyens de le mettre en service. Le GI dispose de 700 000 euros par tête. Un para français de 100 000.

Notre hélico de combat Tigre a fini par arriver avec quinze ans de retard, par la faute d’un micmac politico-financier. Pour les gros porteurs, l’armée US dispose de son Chinhook à 50 places. La France, queston d’indépendance, préfère son Cougar : il ne peut contenir que 10 paras armés. Un tiers de ces engins est en réparation. Dans les coups durs, foin de la doctrine, nous devons faire appel aux américains. Nos finances craquent. Il est vrai que nous avons beaucoup fait joujou avec notre invendable char Leclerc, qui nous coûte un bras. Il reste fragile de la tourelle, des freins, des chenilles, du canon, du viseur, et l’on dit qu’une vingtaine sert de cibles lors d’entraînement.

Sans parler du mythique Rafale à 235 millions d’euros l’unité sans armement ni options, dont même notre meilleur vendeur, Sarko, n’a toujours pas réussi à fourguer concrètement un exemplaire à ses chers amis chefs d’état. Et comme on ne peut pas lésiner sur le « Charles de Gaulle » trop voyant ou sur les sous-marins, on chipote sur les godasses, les gilets pare-balles, les bouchons protecteurs, les duvets ou les gants pour l’hiver.

Ce dont l’encore ministre Morin s’excuse en expliquant que le coût de maintenance a été multiplié par sept avec l’armement moderne. Cela fait une belle jambe aux troufions.

Une météorite témoin de la naissance du système solaire retrouvée à Paris

Source : lepoint.fr

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  C’est une histoire extraordinaire, celle de l’incroyable découverte d’une météorite témoin de la naissance du système solaire dans un vieux carton d’emballage pour esquimaux ! L’auteur de cette découverte est un certain Jean-Jacques Corré, brocanteur à ses heures perdues. En 2001, il achète, à l’Hôtel Drouot, un lot de statuettes africaines. De retour chez lui, il découvre sous celles-ci une vieille serviette de toilette entourant un gros caillou noirâtre qui ne ressemble à rien de connu. Il le range dans un coin, attendant six ans pour le faire expertiser à l’université de Nantes, où il s’entend dire qu’il s’agit d’une météorite. On lui conseille de la montrer au laboratoire de minéralogie et de cosmochimie du Muséum d’histoire naturelle de Paris, dirigé par François Robert. Quand il s’y rend, à la fin 2008, il est reçu par Brigitte Zanda, responsable de la collection de météorites. « J’ai aussitôt constaté qu’il s’agissait d’une météorite de type chondrite dans un état de conservation exceptionnel. Il a accepté de nous la vendre pour un bon prix.  »

   Après diverses analyses, Brigitte Zanda et ses collègues découvrent que cette météorite de 1,3 kilo, baptisée Paris, est unique au monde. « L’astéroïde à qui appartenait cette météorite s’est condensé à partir de la même poussière interstellaire qui a formé le Soleil et les planètes voilà 4,55 milliards d’années », explique François Robert. Bien mieux : Paris ne montre aucune trace d’altération interne provoquée par la présence d’eau lors de sa formation. « C’est la première météorite dont la composition est restée intacte. Elle devrait nous apporter plus d’infos nouvelles », s’enthousiasme Brigitte Zanda.

   Les premières analyses ont montré la présence d’oxygène, de silice, de magnésium, de fer et aussi de carbone sous forme de matière organique. « Des analyses plus poussées nous procureront peut-être de nouvelles informations sur la naissance de la vie sur Terre », souffle la chercheuse. D’ores et déjà, elle a créé un consortium scientifique rassemblant quatre laboratoires français pour passer Paris à la moulinette. Mais Brigitte Zanda s’attend déjà à des demandes du monde entier.

Où est passé James Bond ?

Source : Canard Enchaîné

Il a de quoi être perplexe, Obama. Il vient de découvrir, lui, le big boss, la profondeur du cauchemar américain. C’est ce qui ressort du rare documentaire de James Bamford et Scott C. Willis, diffusé dimanche soir sur Arte, après les formidables « Trois jours du Condor ».

  La National Security Agency (NSA), cette officine de l’ombre dont on n’osait pas davantage prononcer le nom que celui de Dieu dans l’Ancien Testament, fut, à l’origine, créée pour espionner avec les moyens technologiques les plus raffinés le Diable en personne qu’était l’URSS. A la chute du mur de Berlin, il fallut reconvertir cette ténébreuse National Security Agency à l’étude de l’Axe du Mal, c’es-à-dire du terrorisme, une cible petite et très mobile, incarnée par Al-Qaida. Les 20 000 missionnaires, mathématiciens, linguistes, informaticiens de la Shadow Factory du Maryland pointèrent alors leurs antennes sur un ennemi minuscule à l’échelle planétaire : le téléphone portable. Écouter tous les courriels, tous les messages. Décoder tous les codes cryptés sous le couvert de traquer le Malin barbu Ben Laden.

  Ils ne travaillèrent pas si mal. En novembre 1996, lorsque le terroriste se fit acheter un portable en plein New York par un « vrai croyant », ils apprirent aussitôt son numéro et le filèrent en Afghanistan. Où, grâce à leurs longues oreilles, ils écoutaient tout, surtout les appels passés à son adjoint résidant dans une banales maison de Sanaa, au Yémen, chargé d’exécuter les mauvais coups. Si bien que, le 7 août 1998, lorsque deux ambassades des États-Unis sautèrent en Afrique de l’Est, ils étaient au courant qu’il se préparait du grabuge. Mais quoi ? Et où ? Le savaient-ils ? Pas les autres agences, en tout cas.

  Depuis décembre 1999, ils connaissaient minutieusement les déplacements de ceux qui allaient commettre l’attentat du 11-Septembre, y compris leur réunionde Kuala Lumpur, en Malaisie, où tout fut décidé. De son côté, la CIA avait repéré le départ de Djedda pour les États-Unis de l’un d’entre eux, muni d’un visa en règle. [NDLR : ET IL A EU SON VISA ?] Mais que venait-il faire ? Et le FBI, de son côté, quand il détecta la présence de ce facheux client, n’osa rien faire. Puis la CIA vit déferler, le 15 janvier, des suspects sur San Diego et prit note de leurs cours de pilotage : mais ce n’était pas illégal pour des citoyens, même religieux. En outre, la CIA se garda bien de transmettre ses petits secrets aux rivaux du FBI. Pendant ce temps, Ben Laden continuait à passer ses ordres au Yémen et la NSA à le savoir. Bref, chacun croulait sous les informations mais les gardait pour lui. C’est ainsi que le 11 Septembre eut lieu.

  Depuis lors, le monstre a prospéré, s’adaptant aux transmissions à travers les continents par câbles à fibres optiques. En moins d’une seconde, 4 milliards de milliards de bips sont ingurgités par ses gigantesques machines, servies par 35 000 spécialistes depuis 2008. Mais ils ont eu beau sélectionner les associations de vocables suspects sur les messages; On a eu beau leur apprendre en masse l’arabe; Tout cela a beau coûter 26,7 milliards de dollars : ils sont dépassés. Et leur communication interne ne s’est pas améliorée, comme vient de le découvrir Obama avec la tentative d’attentat du 25 Décembre sur le vol Amsterdam-Détroit.

  On en est là. Aéroports envahis de machines à scanner, avions interdits aux « sales gueules » des habitants de 14 pays, passagers examinés à poil. Nous sommes moins libres. Mais plus sécurisés ? On a de quoi, malgré Obama, être perplexes.

Quand McDo célèbre les 60 ans du communisme chinois…

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Source : Rue 89.

[NDLR : Et y'aura des faucilles et des marteaux en plastique dans les Happy Meal ?]

(De Pékin) Les multinationales doivent-elles s’engager politiquement ? McDonald’s a tranché et propose un menu spécial pour les 60 ans de règne du Parti Communiste en Chine qui sera célébré en grande pompe la semaine prochaine.

Ces jours-ci, c’est la fête chez Mc Donald’s en Chine. Les publicités pour le jouet du moment dans le menu enfant et la décoration montrant des Occidentaux souriants sont toujours là. Mais en plus, les clients peuvent bénéficier d’une offre spéciale : pour 20 yuans, soit 2 euros, ils ont droit à un menu avec un burger au poulet épicé ou au porc.

L’offre n’est pas révolutionnaire, le menu Big Mac est à peine plus cher, 22 yuans. Mais c’est pour marquer le coup : les 60 ans de la Chine communiste.

Sur les panneaux publicitaires, des photos des fiertés de la Chine : la Grande muraille, l’entrée de la Cité Interdite avec des étoiles jaunes sur fond rouge, le stade des Jeux de Pékin et la fusée Shenzhou 7, qui permit à un taïkonaute d’effectuer sa première sortie dans l’espace. Sur chacun d’entre eux, un message : « 60 – gloire de la Chine » . Et en dessous, le slogan de McDonald’s un peu adapté à l’occasion : « J’aime ça, la gloire de la Chine ».

En termes de marketing, cela semble fonctionner. Le manager d’un McDonald’s du centre de la capitale explique même que l’opération a été interrompue dans son restaurant après épuisement des cartes souvenir distribuées avec le menu.

Un succès qui ne doit pas étonner le géant américain du hamburger, qui a déjà testé l’exacerbation du sentiment national comme argument de vente en Chine. A la veille des Jeux Olympiques de 2008, il avait troqué son slogan mondial « I’m loving it » pour le plus parlant « I love it when China wins ».

Le chiffre 60 sur les affiches apporte une précision utile : ce ne sont pas les réussites du peuple chinois en général que McDonald’s célèbre. C’est bien l’anniversaire de la proclamation par Mao Zedong, le 1er octobre 1949, d’un régime socialiste. Pas le moindre des paradoxes pour un emblème du capitalisme américain.

Il n’est donc pas rancunier ce Ronald McDonald. Il n’était pas le bienvenu en Chine pendant 40 des 60 années de la République Populaire. Il n’a pas pu partager avec le peuple de Chine les famines du « Grand Bond en avant » et les horreurs de la « Révolution culturelle ». Ce n’est qu’en 1990 que le premier fast-food de la chaîne a ouvert ses portes en Chine, à Shenzhen, emblème des réformes économiques.

Certes, le numéro un mondial du burger n’est pas le seul à utiliser le nationalisme dans ses plans marketing.

Surfant sur la ferveur populaire qui s’était emparée de la Chine avant les J.O., Adidas avait pour la première fois décidé de créer une campagne de publicité propre à la Chine (voir la photo ci-contre) au lieu de ses habituelles campagnes internationales lors de grands événements sportifs.

Placardées sur tous les grands axes de Pékin, on y voyait la masse populaire chinoise, en noir et blanc, porter des athlètes chinois jusqu’à la victoire. Des spots étaient diffusés en boucle sur les écrans de télévision chinois.

A la même occasion, Pepsi avait changé pour un temps ses emballages du bleu au rouge et montré dans ses publicités un jeune Chinois hurlant « Allez la Chine ».

En jouant la carte du nationalisme, ces multinationales espèrent pénétrer le coeur du consommateur chinois et, in fine, son portefeuille. Elles font le pari que s’associer aux événements symbolisant la grandeur de la Chine transformera le geste d’achat en une démarche patriotique.

 

« Nous voulons goûter la marque occidentale »

 

Or les consommateurs chinois savent pour la plupart que McDonald’s est américain. Dans une interview à la presse chinoise, le président Chine de McDonalds, Jeffrey Schwartz le notait lui-même l’an dernier :

 

« Nous faisons des études de groupe avancées des consommateurs chinois et l’une des choses que les consommateurs chinois répètent c’est : “Nous venons vers vous parce que vous êtes une marque occidentale, si nous voulons du riz ou du congee [bouillie à base de riz, ndlr], nous pouvons manger à la maison ou au restaurant chinois, nous voulons goûter la marque occidentale.” »

Dans l’esprit des Chinois, Mc Do est donc bien un fast-food américain. Seuls 8% des consommateurs chinois estiment que Mc Donald’s est une enseigne chinoise, alors qu’ils sont 27% à penser que Coca-Cola est une marque locale, selon une étude réalisée par un cabinet américain. Quant à Pepsi, 41% des personnes interrogées pensent qu’il s’agit d’un soda chinois

 

Le consommateur, acteur politique

 

Outre la question morale – revient-il à McDo de célébrer les 60 ans de règne du parti unique -, la stratégie semble douteuse à terme.

Le jeu est dangereux pour Mc Donald’s. Pousser le consommateur chinois à politiser sa décision d’achat, c’est aiguiser une lame à double tranchant. Le jour où, porté par un nationalisme soigneusement cultivé, il voudra protester contre une quelconque politique américaine, il pourra le faire en refusant d’acheter un produit emblématique de la culture américaine, par exemple un Big Mac.

Carrefour, présent en Chine depuis 1995, en a fait l’expérience lors de la brouille franco-chinoise. Certains de ses clients l’ont menacé de boycott, du simple fait de son identité d’origine. Pour se rattraper, la chaîne d’hypermarchés avait vêtu ses employés tout de rouge.

Strauss-Kahn « inquiet » de l’augmentation du salaire minimum en Ukraine

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DSK semble s’être bien habitué à sa fonction… Bon, s’il est vrai que des paramètres économiques mal ou hâtivement gérés peuvent engendrer de l’inflation, voire de l’hyper-inflation, cela ne semble pas être précisément la question, sur ce sujet.

  Le FMI, ou l’art d’aider les pays qui sont dans la merde, en leur imposant des conditions encore plus défavorables… J’espère juste, ami lecteur, que Strauss-Kahn restera là où il est pour 2012, car je n’ai pas envie, après un dictateur, que la France se tape un escroc qui menace les pays pauvres de leur couper les vivres, s’ils osent vouloir élever la rémunération des travailleurs !

Source : Le Monde/AFP

Le directeur général du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn s’est dit vendredi 30 octobre dans un communiqué « inquiet » après la promulgation par le président ukrainien, Viktor Iouchtchenko, d’une loi augmentant le salaire minimum.

« Une mission récente du Fonds en Ukraine a conclu que les politiques dans certains domaines, dont la nouvelle loi sur le salaire minimum, menaçaient [la] stabilité » du pays, a indiqué M. Strauss-Kahn. « Donc, nous sommes inquiets de la promulgation de la loi », a-t-il ajouté, une critique rare de la part du plus haut dirigeant du FMI envers un pays auquel le Fonds prête de l’argent.

Cette loi prévoit d’augmenter le salaire minimum de 11 % au 1er novembre. Le minimum vital doit quant à lui augmenter de 12 % au 1er novembre, puis encore de 18 % au 1er janvier. Le FMI a déjà fortement critiqué cette idée, laissant entendre qu’elle serait de nature à remettre en cause son aide au pays.

L’Ukraine, l’un des pays les plus durement atteints par la crise économique mondiale, a reçu en novembre 2008 un prêt du FMI de 16,4 milliards de dollars, dont elle a reçu jusqu’à présent un total de 10,6 milliards de dollars. Le déblocage d’une quatrième tranche, d’un montant de 3,8 milliards de dollars, est normalement prévu en novembre.

Les socialistes de retour en Grèce

Source : Reuters

Après cinq ans de règne conservateur, les socialistes du Pasok ont largement remporté les élections législatives anticipées en Grèce, s’engageant à combattre avec succès par la relance une crise économique qui a provoqué la chute de leurs adversaires.

Après dépouillement des votes dans 50% des bureaux, les socialistes remportent 43,6% des voix, contre 38,10% en 2007 et devraient ainsi disposer de 160 sièges sur 300 au parlement.

Les conservateurs de la Nouvelle Démocratie, qui dirigeaient le gouvernement sortant, recueillent 35% des suffrages, contre 41,84% il y a deux ans, après avoir été attaqués sur leur gestion de la crise économique et leur incapacité à lutter contre la corruption.

Le Premier ministre Costas Caramanlis a reconnu la défaite de son camp et souhaité bonne chance à son rival socialiste.

« Je tiens à féliciter (le leader socialiste) George Papandréou pour sa victoire. Comme chaque Grec, j’espère qu’il réussira dans le grand défi qui l’attend dans ces circonstances difficiles », a-t-il déclaré aux journalistes.

« J’assume la responsabilité de la défaite et déclenche la procédure pour l’élection d’un nouveau président du parti », a-t-il ajouté.

« Aujourd’hui, nous avons changé le cours des choses pour la Grèce et pour nos vies. Aujourd’hui, nous entamons un grand effort national pour remettre notre pays sur la voie du redressement, du développement et de la création », a déclaré Papandréou aux journalistes, après avoir revendiqué la victoire devant ses partisans enthousiastes.

L’extrême droite du LA.O.S passe de 3,8% des voix en 2007 à 5,5%, les communistes de 8,15% à 7,2%, la coalition de gauche de 5,04% à 4,3% et les écologistes de 1,05% à 2,3%.

Dans un concert d’avertisseurs, des milliers de militants socialistes en liesse se sont rassemblés devant le siège du parti à Athènes en agitant des drapeaux verts du Pasok.

Les analystes pensent que les marchés réagiront favorablement à l’issue du scrutin.

« Non pas parce qu’ils avaient une préférence pour l’un des deux partis mais parce que le nouveau gouvernement, avec une majorité absolue au parlement, aura quatre années de visibilité pour appliquer son programme », a expliqué Alexander Moraitakis, président de l’association de courtiers en bourse Smeha.

DEUX « HÉRITIERS » FACE À FACE

Les chefs de file des deux formations, héritiers de dynasties politiques, le socialiste George Papandréou et le conservateur Costas Caramanlis, s’affrontaient pour la troisième fois.

Ils affichaient des programmes diamétralement opposés pour résorber un déficit budgétaire béant et une dette publique qui échappe à tout contrôle.

Caramanlis prônait deux années d’austérité, au nom de la « responsabilité ».

George Papandréou, pour sa part, plaidait pour un alourdissement de la fiscalité sur les plus hauts revenus, proposant d’injecter trois milliards d’euros dans l’économie pour relancer la croissance et alimenter les recettes publiques.

La répartition des sièges se fait à la proportionnelle par grandes circonscriptions, avec une prime qui attribue 40 députés supplémentaires au parti arrivé en tête.

A son arrivée au pouvoir en 2004, Costas Caramanlis promettait de tirer un trait sur une ère socialiste de plusieurs dizaines d’années émaillée de nombreux scandales. De nouvelles affaires de corruption, auxquelles la crise mondiale est venue s’ajouter, ont eu raison de l’enthousiasme soulevé par les Jeux olympiques d’Athènes.

Après plusieurs années d’une croissance à 4%, l’évolution du PIB devrait être nulle en 2009. La crise n’est pas aussi grave que dans certains Etats membres de l’Union européenne, frappés par la récession, mais la dette publique, évaluée à 103% du PIB cette année, accroît considérablement la vulnérabilité de l’économie grecque.

Version française Jean-Philippe Lefief, Grégory Blachier, Guy Kerivel et Pascal Liétout

Twitter : contre-pouvoir ou mouchoir de poche ?

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Source : Metro – par Carine Senft-Gouin

Twitter est entré dans l’Histoire en tant qu’acteur de la révolution en Iran. Outil d’informations en temps réel pour certains, de désinformation pour d’autres, son rôle restera quand même à déterminer dans la tournure politique des évènements.

Peu importe. Depuis, Michael Jackson est mort, confortant Twitter dans son rôle de cimetière virtuel géant. Les internautes en deuil ont troqué leurs profils aux couleurs de l’Iran contre le brassard signé King of the Pop. Ambiance « We are the world ». On voudrait nous faire croire que le monde ne fait qu’un, que le web social aurait gagné son pari. Or, il est devenu, comme la télé-réalité, le miroir de nos fantasmes et de notre voyeurisme. On y cherche la mort en direct en Iran, ou dans les eaux sombres où s’échouent les Airbus, on scrute les commentaires des internautes qui pleurent le décès d’un proche, on renifle le dernier souffle du roi de la pop et les détails lugubres de se sexualité.

L’émotion collective n’est pas constructive, elle est trivilae. Les communautés virtuelles se prennent la main en pensant changer le monde. Or elles le maintiennent sous perf en pleine agonie en abreuvant le service peu sophistiqué de messages inaudibles et désarmants.

C’est dommage car, hier encore, Twitter était un lieu unique de partage des connaissances et donc d’enrichissement intellectuel. Il était surtout un canal puissant d’action collective. Rappelons que le service a joué un rôle majeur pour fédérer les Pirates contre Hadopi en France. Cette semaine en Chine, un réseau d’activistes connectés sur un service de microblogging similaire faisait reculer le gouvernement dans l’installation de mouchards dans les ordinateurs. Bizarrement, j’en viens presque à penser que, pour former un véritable contre-pouvoir citoyen, les utilisateurs de Twitter devraient faire preuve d’autocensure.

L’Inde fait un grand pas en faveur des homosexuels

 

Source : Métro
 

L’homosexualité a été dépénalisée dans la capitale Delhi

 

 

Le jugement est appelé à faire date en Inde : la Haute Cour de Delhi a rendu en juillet dernier une décision dépénalisant l’homosexualité dans la capitale, qui pourrait apporter plus de liberté aux homosexuels dans ce pays profondément conservateur.
 
Une législation de 1860
 
Cet arrêt historique bat en brèche cent cinquante ans d’une législation héritée du colonisateur britannique, qui considérait l’homosexualité comme un crime. La Haute Cour a estimé hier que l’article 377 du code pénal de 1860, qui criminalise les relationshomosexuelles consenties, constituait une « violation des droits fondamentaux ». Il ne faut pas oublier que la discrimination est l’antithèse de l’égalité qui élève la dignité de tous les individus », ont argumenté les juges.
 
Jusqu’à présent, la loi pénale qualifie l’homosexualité de comportoment « contre la nature » puni d’une amende et de dix ans de prison. L’arrêt de la Haute Cour de Delhi n’a pas de portée jurisprudentielle pour toute l’Inde, « mais son implication est gigantesque et servira de référence aux quatre coins du pays », a assuré un militant homosexuel Gautam Bhan. 
 
Cette annonce « va établir un important précédent dans le monde », a indiqué Susan Timberlake, du Programme commun des Nations Unies sur le VIH (Onusida). La décision de Delhi servira d’exemple pour les pays interdisant les rapports homosexuels, notamment notamment en asie et en Afrique. Surtout, les homosexuels atteints par le VIH pourront désormais plus facilement avoir accès aux soins, a précisé Pradeep Kakkatil, d’Onusida.

Michael Moore appelle à la rébellion (Capitalism : A Love Story)

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Source : http://www.lemonde.fr/cinema/article/2009/09/07/michael-moore-lance-son-dernier-film-appel-a-la-revolte-contre-le-systeme_1236945_3476.html

 

Première image : un speaker alerte les spectateurs sur la projection de scènes dont la vision est déconseillée aux personnes sensibles. Suivent des plans, filmés par des caméras de surveillance, de hold-up de banques. Puis un parallèle entre « le pain et les jeux » de la Rome antique, avec extraits de péplums, et la politique de diversion d’un Bush ou d’un Berlusconi. Qui sont ces nouveaux empereurs qui s’octroient le droit de vie ou de mort sur le peuple ? Ceux qui possèdent tout et détroussent ceux qui n’ont rien, les vautours de l’immobilier qui expulsent les endettés du prêt avec l’aide des shériffs ou les entreprises tirant profit de la mort de leurs employés avec la complicité des compagnies d’assurances.
 

 

« J’ai fait ce film comme si c’était le dernier que j’étais autorisé à tourner. » Selon son auteur, Capitalism : A Love Story, le nouveau pamphlet du documentariste américain Michael Moore, est l’aboutissement du combat qu’il mène depuis vingt ans : la dénonciation de l’impact désastreux des puissances financières sur la vie des Américains. Fidèle à son ton, celui d’un cours politique à la fois offensif et drôle, mais comme apaisé d’avoir rempli sa mission, il pose une question : quel prix l’amour du capitalisme fait-il payer à chaque citoyen américain ? Amour qui, aujourd’hui, a transformé un rêve en cauchemar pour toutes ces familles qui ont perdu leur travail (14 000 emplois supprimés chaque jour), leurs maisons. Moore nous invite chez ces gens ordinaires dont les vies ont capoté dans le marasme, et se tourne vers Washington, vers les marionnettistes responsables, pour stigmatiser leurs abus, leurs mensonges, leurs « corruptions ».

« Le boulot des artistes, des cinéastes, n’est pas de se comporter en moutons mais de souligner ce qui ne fonctionne pas dans notre monde. Les politiciens n’ont aucun intérêt à être courageux, à changer les choses, c’est trop risqué pour eux. C’est à nous, au peuple, de les forcer à adopter un nouveau système, à les contraindre à affronter la vérité », dit Michael Moore, qui pointe du doigt les patrons de banque et les institutions financières coupables d’avoir provoqué la crise économique et méritant la prison.

« Scènes de crime »

Mais Capitalism : A Love Story est d’abord une « histoire criminelle, histoire de guerre sur la lutte des classes, histoire de vampires et d’amour abusif », ajoute un Michael Moore dont le précédent film, Sicko (2007), ouvrait le dossier du système de santé américain, qui cause aujourd’hui tant de soucis au président Obama. Le film accuse moins telle personne ou telle entreprise qu’une philosophie. Ce n’est pas tant un film sur la crise que sur un système, celui du libre marché, du culte du profit. « Le capitalisme n’est pas compatible avec les lois de Dieu », scande la voix off, tandis que défilent des images d’un film hollywoodien détourné, où Jésus fustige les évangiles bancaires. Moore téléphone au ministre Paulson et se fait raccrocher au nez, convoque les idéaux de Roosevelt, se fait refouler de quelques immeubles institutionnels autour desquels il déroule un périmètre « interdit d’accès » pour « scènes de crime ».

Son immuable casquette vissée sur le crâne, il explique en conférence de presse que « tout est possible ». « Qui aurait pensé il y a trois ans qu’un président afro-américain serait élu aux Etats-Unis ? On n’osait pas rêver de la chute du mur de Berlin, ni de l’avènement de Mandela en Afrique du Sud. On peut lever la main et défendre ses droits ! La révolte a commencé le 4 novembre dernier (jour de l’élection d’Obama). Soyons des citoyens actifs ! La démocratie n’est pas un sport de spectateurs, il faut y participer ! Faisons en sorte que cesse cette mécanique par laquelle ceux qui travaillent voient leur vie ruinée par ceux qui ne pensent qu’aux intérêts de leurs sociétés. »

Appel qu’ailleurs, incorrigible adepte de la pirouette cynique, il formule autrement, lorsqu’on l’interroge sur ce qu’il espère de son film : « Pop-corn et rébellion. »

Jean-Luc Douin

Couvrir 1% des déserts de panneaux solaires suffirait à couvrir les besoins énergétiques mondiaux !

Projet Desertec : l’Afrique, gigantesque panneau solaire pour l’Europe
 
Douze entreprises, en majorité allemandes, ont signé lundi un protocole d’accord lançant un projet de 400 milliards d’euros pour construire des centrales solaires en Afrique du Nord et au Moyen-Orient afin d’alimenter l’Europe en énergie « propre ».

 

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 Source : http://www.rtlinfo.be/info/economie/monde/256881/projet-desertec-l-afrique-gigantesque-panneau-solaire-pour-l-europe

 

Douze entreprises, en majorité allemandes, ont signé lundi un protocole d’accord lançant un projet de 400 milliards d’euros pour construire des centrales solaires en Afrique du Nord et au Moyen-Orient afin d’alimenter l’Europe en énergie « propre ». Ce projet pharaonique, nommé « Desertec », pourrait couvrir à terme 15% des besoins énergétiques de l’Europe et une grande partie de ceux des pays producteurs, selon ses promoteurs. « Aujourd’hui, nous avons fait un pas en avant » vers sa réalisation, s’est réjoui Nikolaus von Bomhard, patron du réassureur allemand Munich Re, au siège duquel fut signé le protocole d’accord à Munich (sud de l’Allemagne).

Selon le site anglais du concept Desertec, la quantité d’énergie solaire que l’on pourrait tirer des déserts est colossale: « Tous les ans, chaque km2 de désert reçoit une énergie solaire équivalent à 1,5 million de barils de pétrole. La surface totale des déserts sur la planète entière fournirait plusieurs centaines de fois l’énergie utilisée actuellement dans le monde ».

En d’autres termes, on peut aussi écrire que « pour fournir l’électricité nécessaire à la Terre entière, il suffirait de couvrir de panneaux solaires moins de 1% de la surface des déserts du monde ». Vous pouvez mieux vous rendre compte de ce que nous écrivons en regardant la carte ci-dessous. Celle-ci montre, du plus petit au plus grand carré :

1 (gauche) La portion du Sahara qui serait couverte par les champs solaires du projet Desertec.
2. (milieu) Portion du Sahara à couvrir de champs solaires pour fournir l’électricité nécessaire à l’Europe.
3. (droite) Portion du Sahara nécessaire pour répondre aux besoins électriques du monde entier.

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Comment ça marche ?

Le système concentre l’énergie solaire réceptionnée par des miroirs et la convertit en chaleur. Cette chaleur augmente la vapeur qui fait tourner des turbines et des générateurs qui créent l’électricité. Celle-ci peut ensuite être distribuée en Afrique et vers l’Europe.

 

« Sincère, juste et d’égal à égal »

Torsten Jeworrek, membre du directoire du réassureur, a promis une collaboration « sincère, juste et d’égal à égal » avec les pays producteurs. Ce protocole d’accord prévoit la création d’un bureau d’études au plus tard fin octobre. Il devra aboutir d’ici trois ans à « l’élaboration de plans d’investissement réalisables » pour la création de ce réseau de centrales solaires thermiques, selon un communiqué de presse. 

Parmi les groupes impliqués se trouvent la banque allemande Deutsche Bank, les groupes énergétiques EON et RWE, le conglomérat Siemens ou encore l’espagnol Abengoa Solar et l’algérien Cevital. Des représentants de la fondation à l’origine du projet ainsi que de la Ligue arabe et du ministère égyptien de l’énergie étaient également présents.

 

Réseau de scientifiques et d’ingénieurs à l’origine du projet

La fondation Desertec a été érigée sur les bases d’un réseau international de scientifiques et d’ingénieurs appelé TREC. En association avec le Club de Rome (qu’est-ce que le Club de Rome ?), elle a développé le concept DESERTEC dont l’objectif est d’exploiter les énormes quantités d’énergie solaire et d’énergie éolienne dans les déserts du monde entier.La concrétisation de ce projet permettrait une diminution drastique d’émissions de gaz à effets sans recourir pour autant au nucléaire.

 

Autres bienfaits

Outre l’exploitation de l’énergie du soleil, les immenses champs de panneaux solaires pourraient permettre d’autres applications:

- La chaleur résiduelle perdue dans les gigantesques champs solaires pourrait être récupérée et servir à la désalinisation de l’eau de mer.

- Les zones ombragées situées derrière chaque panneaux solaires pourraient servir à des cultures qui seraient épargnées par les écrasants rayons du soleil et alimentées par l’eau désalinisée.

- Création d’emplois.

- Collaboration entre les peuples.

 

L’italie condamnée pour avoir bâclé la mort d’un altermondialiste

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Source : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article90340

 

Carlo Giuliani avait été tué par un carabinier en juillet 2001, en marge du sommet du G8 de Gênes. La Cour européenne des droits de l’homme estime néanmoins qu’il n’y avait pas eu d’usage disproportionné de la force par la police.

 

La Cour européenne des droits de l’homme a condamné mardi l’Italie pour des manquements dans l’enquête sur la mort de Carlo Giuliani, un jeune militant altermondialiste tué par un carabinier le 20 juillet 2001 à Gênes, en marge du sommet du G8.

Lors d’une manifestation autorisée qui avait dégénéré en violents affrontements entre militants et forces de l’ordre, une jeep des carabiniers avait été la cible de jets de pierres de la part de manifestants. L’un des carabiniers avait alors fait usage de son arme, atteignant Carlo Giuliani, 23 ans, en pleine tête.

Les parents et la soeur de la victime, dont la requête avait été examinée le 5 décembre 2006 et déclarée recevable le 12 mars suivant, reprochaient à l’Italie d’avoir violé le droit à la vie, l’interdiction des traitements inhumains et le droit à un procès équitable inscrits dans la Convention européenne des droits de l’homme. Non respect des obligations procédurales

Dans leur arrêt, les juges ont considéré que l’Italie n’avait «pas respecté les obligations procédurales» découlant de l’article 2 (droit à la vie). L’autopsie n’a pas permis d’établir «avec certitude la trajectoire de la balle», notent ainsi les juges. Ceux-ci regrettent qu’avant même les résultats de l’autopsie, le parquet ait autorisé la famille à incinérer le corps du jeune homme, empêchant tout examen ultérieur.

Quant à l’enquête interne, elle s’est bornée à déterminer les responsabilités des acteurs immédiats sans chercher «à faire la lumière sur d’éventuelles défaillances dans la planification et gestion des opérations de maintien de l’ordre», déplorent encore les juges.

En revanche, toujours sous l’angle de l’article 2, la juridiction strasbourgeoise a estimé qu’il n’y a pas eu usage disproportionné de la force : «Le recours à la force meurtrière n’a pas outrepassé les limites de ce qui était absolument nécessaire pour éviter ce que le carabinier avait honnêtement perçu comme comme un danger réel et imminent».

Enfin, rien ne vient confirmer les allégations des requérants quant à des «défaillances dans l’organisation de l’opération» de maintien de l’ordre, poursuit la Cour qui rappelle que les forces de police «ont immédiatement appelé les secours». Elle a alloué 15.000 euros aux parents de la victime et 10.000 à sa soeur.

Le Texas accusé d’avoir exécuté un innocent

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Source : http://www.lefigaro.fr/international/2009/09/04/01003-20090904ARTFIG00520-le-texas-accuse-d-avoir-execute-un-innocent-.php

Un rapport révèle que Todd Willingham, exécuté en 2004, n’est en réalité pas responsable de l’incendie de sa maison dans lequel ses trois filles ont péri. Aucun Etat américain n’a jusqu’à présent reconnu avoir commis une telle erreur.

Le Texas accusé d'avoir exécuté un innocent dans Actu Internationaaaale (+165) coeur-

«Un rapport ravageur, le genre de révélation qui devrait bouleverser toute conscience», écrit le New York Times. Tout porte en effet à croire aujourd’hui que Todd Willingham, exécuté en 2004 au Texas pour avoir incendié sa maison et ainsi tué ses trois filles, était en réalité innocent. Un spécialiste américain reconnu des scènes d’incendie a transmis en août à la commission d’éthique texane un rapport détaillé dans lequel il conclut que le feu était d’origine accidentelle. La commission devra rendre prochainement ses conclusions. L’histoire de Todd Willingham pourrait constituer une première : jamais aucun Etat américain n’a officiellement reconnu avoir commis une erreur en matière d’exécution.


Todd Willingham

 

C’est en 1992 que Todd Willingham, alors âgé de 24 ans, est condamné à mort pour cet incendie survenu un an plus tôt. Le jury se range à l’époque derrière l’avis d’un rapport d’experts locaux, qui assure que l’homme a lui-même mis le feu à son domicile. Pendant douze ans, depuis sa cellule, Todd Willingham n’a de cesse de crier son innocence. Soutenu par plusieurs associations, son affaire ne sera pourtant jamais réétudiée par la justice. En 2004, il est exécuté par injection létale.

 

Pas d’investigation scientifique

 

Le rapport transmis en août dernier à la commission texane par un spécialiste des incendies vient donc jeter un pavé dans la mare. D’autant que ses conclusions rejoignent celles de deux autres spécialistes, qui avaient déjà enquêté en 2004 et 2006. Tous sont unanimes : l’expertise de l’époque «ne repose sur rien d’autre qu’une accumulation de croyances personnelles, qui n’ont rien à voir avec une investigation scientifique des scènes d’incendie».

 

Un avis partagé par le New Yorker, qui, dans son édition de cette semaine, explique que cette affaire contient tous les ingrédients classiques de l’erreur judiciaire : absence de contre-expertise, expert-psychiatre décrivant un «sociopathe très dangereux» sans l’avoir jamais rencontré, témoins modifiant leur témoignage en faveur de l’accusation, avocats commis d’office incompétents… Les conclusions du journal sont accablantes pour la justice américaine.

 

Un espoir pour Troy Davis ?

 

Les abolitionnistes sont aussitôt montés au créneau. Si l’innocence du défunt est officiellement établie par la commission, le cas de Todd Willingham illustrerait «le plus grand dilemme de notre pays sur la peine de mort», estime Rick Halperin, président d’une association texane contre la peine de mort. «Sommes-nous prêts ou pas à garder ce système en sachant que des innocents vont être déclarés coupables et exécutés ?»

 

Une question qui a une résonance toute particulière au moment où Troy Davis, un Noir condamné pour le meurtre d’un policier blanc, crie son innocence dans le couloir de la mort en Géorgie. Après avoir échappé à trois exécutions prévues, il a obtenu en août de la Cour suprême qu’un tribunal examine de nouveaux éléments le disculpant.

 

Mais, aussi accablant que soit le cas de Todd Willingham pour les partisans de la peine de mort, les choses pourraient ne pas être si aisées pour les abolitionnistes : dans une récente décision, deux juges de la Cour suprême ont affirmé que l’exécution d’un homme ayant prouvé son innocence restait «valable» dans la mesure où il a bénéficié d’»un procès juste et équitable».

Flore Galaud.

Plus fort que les subprimes : les « lifeprimes » !

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Source : http://www.lesmotsontunsens.com/subprimes-les-lifeprimes-5436

Le capitalisme enfin moralisé, les petits génies de Wall Street se remettent au travail. Ils planchent actuellement sur un nouvel investissement d’avenir : des produits complexes basés sur le rachat d’assurances vie d’Américains pauvres et malades… à prix cassés.

D’après le New-York Times, les éminences grises de la finance américaine sont en passe de réaliser une prouesse : remplacer les subprimes par des produits plus rentables et… au moins aussi risqués. Les banquiers prévoient en effet d’acheter comptant des assurances vie au rabais, en ciblant principalement la clientèle malade et modeste. Exemple : un américain qui a économisé toute sa vie pour placer un million de dollars en assurance vie, confronté à des difficultés financières dues à sa maladie et à la crise, pourrait revendre sa police 400 000 dollars. Une sorte de spéculation sur la santé du malade pauvre (ou inversement)…

 

Un « Subprime » de la (mauvaise) santé

 

Les banques imaginent aussi des mécanismes de « titrisation » complexe, qui permettront la revente au sein de paquets financiers opaques et d’obligations à des investisseurs comme les Hedge Funds ou les fonds de pension. Plus les assurés décèderont tôt, plus la banque y gagnera, répercutant ces bénéfices sur les produits financiers imbriqués. Les Subprimes pariaient sur la hausse de l’immobilier, les Lifeprimes parient sur la baisse de l’espérance de vie de la population. L’idée n’en est qu’au stade de l’étude préalable, mais neuf offres sont déjà prêtes, élaborées notamment par le Crédit Suisse et Goldman Sachs. Elles pourraient être commercialisées très rapidement.

 

26 000 milliards de dollars

 

Ce genre de produits comporte des risques très élevés, mais le marché des assurances vie étant estimé à 26 000 milliards de dollars, Wall Street a décidé d’aller vite. Les analystes prévoient que les montants concernés pourraient très rapidement s’élever à 500 milliards de dollars. De quoi compenser les pertes liées aux Subprimes, évaluées à 918 milliards de dollars depuis 2006, selon le bureau d’étude Dealogic. Crédit Suisse est parmi les banques les plus avancées sur le sujet : l’établissement a acheté une société spécialisée dans la revente de polices d’assurances vie et vient de créer un groupe dédié à la commercialisation de ces offres. Goldman Sachs n’est pas en reste, qui mouline des algorithmes mathématiques permettant d’évaluer les profils d’assurés offrant le plus d’opportunités – ceux dont l’espérance de vie est la plus faible.

 

Vers une nouvelle crise financière ?

 

Passons sur l’aspect immoral de la chose… Le risque principal, pour les établissements commercialisant ces produits, est qu’un beau jour, on trouve un remède miracle à une maladie grave et répandue, du genre cancer du poumon, leucémie, etc. La tuile ! C’est ce qu’il s’est passé dans les années 1980 quand les nouveaux traitements contre le SIDA ont permis de rallonger notablement la vie des malades. Dans ce cas, une nouvelle crise financière en cascade serait à redouter. Mais les assurances font chauffer leurs super-ordinateurs pour limiter ce risque, et elles semblent avoir trouvé la solution : proposer le rachat d’assurances vie aux seuls malades présentant plusieurs pathologies graves.

 

Et tout cela à trois semaines d’un nouveau G20 moralisateur, qu’on annonce déjà (encore) « historique »…

Le président moldave démissionne

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Le chef de l’Etat moldave, Vladimir Voronine, à la tête du pays depuis 2001, a informé mercredi 2 septembre des militants du Parti communiste qu’il renonçait à ses fonctions de président par intérim au profit de l’opposition pro-occidentale. Le président du Parlement, Mihai Ghimpu, devrait lui succéder en attendant l’élection du prochain chef de l’Etat.

Vladimir Voronine, qui est âgé de 68 ans, n’a pas précisé quand il démissionnerait, mais une personne présente à la réunion du Parti a indiqué qu’il le ferait la semaine prochaine. La Constitution moldave lui interdit de briguer un troisième mandat, mais les acteurs de la classe politique n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur l’élection de son successeur.

Vladimir Voronine a souvent dit qu’il voulait rester proche du pouvoir après son départ. Mais les élections législatives du 5 avril n’ont pas donné aux communistes suffisamment de sièges pour qu’il puisse faire élire le successeur qu’il s’était choisi. L’annonce des résultats avait été suivie d’émeutes qui avaient culminé avec le saccage des sièges du Parlement et de la présidence, reflétant le fossé entre la jeunesse urbaine, qui souhaite un rapprochement avec l’Union européenne, et ses aînés, souvent ruraux, nostalgiques du communisme et aspirant à un resserrement des liens avec la Russie.

De nouvelles élections, organisées en juillet, ont donné aux partis pro-occidentaux plus de sièges qu’aux communistes, mais il leur en manque huit pour faire élire leur propre candidat. Les partis pro-occidentaux, qui ont deux mois à compter des élections du 29 juillet pour élire le nouveau chef de l’Etat, ont proposé le mois dernier pour ce poste le chef du Parti démocrate, Marian Lupu, transfuge du Parti communiste. S’ils ne réussissent pas à le faire élire, de nouvelles élections législatives seront nécessaires.

Le chef des talibans au Pakistan serait mort

Source : AFP – nouvelle à confirmer

Le principal chef des talibans au Pakistan Baïtullah Mehsud, aurait été tué en milieu de semaine, selon les autorités pakistanaises, ce qui constituerait une victoire importante dans le combat mené par Islamabad et son allié américain contre les rebelles du nord-ouest.

Selon plusieurs responsables pakistanais et habitants du Waziristan du Sud (nord-ouest), fief de Baïtullah Mehsud, ce dernier serait mort mercredi dans l’attaque de drone américain qui a coûté la vie à sa seconde femme.

L’information reste à confirmer

«Des informations indiquant qu’il est mort nous parviennent», a déclaré dans la matinée à la presse le ministre de l’Intérieur Rehman Malik. «La bonne nouvelle, c’est que cette information provient de son groupe», a-t-il ajouté. «Mais je suis incapable de confirmer» cette information «tant que je n’ai pas de preuves solides», a-t-il tempéré.

Les premières informations sur le sujet sont venues mercredi de Washington, où un responsable américain a déclaré à l’AFP sous couvert d’anonymat qu’il y avait «des raisons de penser que Mehsud soit mort». «Mais cela ne peut pas être totalement confirmé à ce stade».

Une récompense de 5 millions de dollars

S’il est confirmé, le décès de Baïtullah Mehsud serait une victoire pour Washington, qui avait offert une récompense de cinq millions de dollars pour sa capture, mort ou vif, tandis qu’Islamabad avait promis 615.000 dollars.

Agé d’environ 35 ans, Baïtullah Mehsud était devenu ces dernières années l’ennemi public n°1 au Pakistan, en raison des nombreux attentats attribués à son réseau, le Mouvement des talibans du Pakistan (TTP), dont celui qui avait tué l’ex-Premier ministre Benazir Bhutto en décembre 2007.

Mais l’armée pakistanaise, déjà engagée militairement contre d’autres talibans du nord-ouest à Swat, hésitait à lancer une offensive terrestre contre lui dans son fief du Waziristan du Sud. Il s’agit d’une zone tribale semi-autonome frontalière de l’Afghanistan, reculée et très difficilement contrôlable.

«L’une des personnes les plus dangereuses de la région»

Les Américains, qui concentraient jusque là leur attention sur d’autres talibans, ceux qui attaquent leurs troupes en Afghanistan, se sont convaincus ces derniers mois de la nécessité de neutraliser Baïtullah Mehsud, qu’ils considèrent comme un relais clé d’Al-Qaïda dans les zones tribales.

«Baïtullah Mehsud est l’une des personnes les plus dangereuses et odieuses de la région, et les Etats-Unis n’ont pas assez fait attention à lui jusqu’à très récemment», déclarait fin juin l’émissaire américain pour le Pakistan et l’Afghanistan, Richard Holbrooke, en soulignant que son élimination était devenue un objectif stratégique d’importance pour Washington.

Sa mort «serait un énorme coup porté au TTP», et créerait une crise de leadership d’autant plus grave qu’«il n’y apparemment pas d’autre leader de sa stature», estimait jeudi le spécialiste des zones tribales Rahimullah Yusufzai.

Le point sur l’alimentation en Afrique

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2772

Les Africains des régions urbaines sont de plus en plus nombreux à rencontrer des difficultés grandissantes à se nourrir, a averti la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA). « Certains pays d’Afrique sont toujours aux prises avec la crise et les pénuries alimentaires », selon Adam Elhiraika, économiste au sein de la CEA. « On voit qu’il y a [une] crise lorsqu’on n’a pas assez de revenus pour acheter les vivres dont on a besoin ».

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IRIN, 22 juin 2009

 

« On a moins de pouvoir d’achat. On a encore aussi des pénuries alimentaires car nombre de pays d’Afrique ne sont pas en mesure de répondre à la demande », a expliqué à IRIN M. Elhiraika, coordinateur de l’équipe qui a rédigé l’édition 2009 du rapport économique de la CEA sur l’Afrique, à Addis-Abeba.

Publie le 28 mai, ce rapport, préparé par la CEA de concert avec l’Union africaine, est une évaluation de la performance économique du continent en 2008. Il aborde également les perspectives pour 2009.

« Dans de nombreux pays, les populations urbaines voient des produits alimentaires dans les rayons des magasins, mais elles n’ont pas les moyens d’en acheter », pouvait-on lire dans le rapport. Citant l’exemple du Liberia et de la Guinée, les auteurs ont également expliqué que les gouvernements de ces pays luttaient pour importer assez de vivres pour nourrir leurs populations.

« A Djibouti, les éleveurs sont en train de découvrir que la vente de leur bétail, moyen de subsistance essentiel, ne leur permet d’acheter que peu de céréales sur le marché, tandis qu’au Mozambique et en Ouganda, les agriculteurs des régions rurales n’ont guère les moyens d’acheter les semences et les engrais dont ils ont besoin pour cultiver les vivres de leurs familles, et encore moins pour tirer parti du prix élevé des vivres en dégageant des profits », selon le rapport.

En Afrique, le prix des denrées alimentaires risque d’augmenter au cours des 10 prochaines années, bien qu’une baisse soit prévue en 2009 et 2010, à mesure que la hausse des prix provoquée par la récession mondiale influera sur l’offre et la demande.

« L’Afrique est une des régions les plus touchées par la hausse du prix des vivres », a noté la CEA. « Les prix des vivres ont culminé en juin 2008, avant de diminuer de plus de 50 pour cent, en moyenne, au cours de la deuxième moitié de l’année. A la fin de l’année 2008, ils se trouvaient au même niveau qu’en 2005, tout en restant bien plus élevés qu’en 2000 ».

D’après le rapport, la baisse des prix pratiqués sur le marché mondial s’est lentement répercutée sur les prix pratiqués à l’échelle nationale, dans bon nombre de pays en voie de développement.

« Il y a tout de même des pénuries alimentaires dans beaucoup de pays d’Afrique en raison de la sécheresse et des conflits », a indiqué M. Elhiraika.

Pour pouvoir éviter les conséquences de la crise, les populations d’un grand nombre de pays, notamment les pays d’Afrique de l’Est, ont besoin de recevoir une aide d’urgence.

« La crise alimentaire récente et la famine qui semble imminente menacent la stabilité politique et sociale, en particulier en Afrique de l’Est et de l’Ouest, et dans les pays en situation de conflit », ont averti les auteurs du rapport.

Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), les prix des vivres demeurent élevés dans bon nombre de pays en voie de développement et l’accès des populations pauvres aux vivres reste menacé par la perte d’emploi et de revenus, ainsi que d’autres conséquences de la crise économique mondiale.

Toutefois, dans l’édition du 4 juin de Perspectives de l’alimentation, la FAO a noté que l’approvisionnement mondial en vivres paraissait moins vulnérable aux chocs que pendant la crise alimentaire de 2008.

« En dépit de la hausse considérable observée ces dernières semaines, les prix internationaux d’une majorité de produits agricoles ont baissé en 2009 par rapport aux sommets atteints en 2008, signe qu’un grand nombre de marchés sont en train de retrouver lentement leur équilibre », pouvait-on lire dans le bulletin.

L’amélioration a été observée, en grande partie, dans le domaine de la production céréalière (secteur critique pour la sécurité alimentaire), la production record de 2008 ayant dépassé les prévisions initiales. Cette récolte exceptionnelle a également facilité le réapprovisionnement des réserves mondiales, reconstituées au niveau où elles se trouvaient avant la crise.

Iran : Mouvement populaire et luttes de pouvoirs

Comment va évoluer la crise iranienne ? Le mouvement populaire qui s’est manifesté dans la rue au lendemain de l’élection paraît s’étioler sous les coups de la répression des miliciens, mais le Grand Ayatollah Montazeri, qui vient d’appeler à trois jours de deuil à partir de mercredi, pourrait lui indiquer une autre voie, celle de la grève et de la désobéissance civile, telles qu’elles avaient été pratiquées à l’époque du Shah. Dans le même temps, à Qom, Rafsandjani – l’homme clé de la situation – est à la manoeuvre en coulisses et tente de rassembler une opposition à la faction réunissant Khamenei, Ahmadinejad et les Gardiens de la Révolution. Si l’issue de ces luttes au sommet et dans la rue reste incertaine, l’embarras d’un pouvoir fragilisé est palpable. Rappelons que Ali Larijani, le président du parlement iranien, qui fait partie du camp conservateur, a lui même admis dimanche sur la chaîne de télévision d’Etat qu’ « une majorité de gens sont d’opinion que les résultats réels de l’élection sont différents de ce qui a été annoncé officiellement. » Pepe Escobar, grand reporter à Asia Times, propose ici sa lecture des derniers développements.

 

Iran : Mouvement populaire et luttes de pouvoirs dans Actu Internationaaaale (+165) arton2770

 

Par Pepe Escobar, Asia Times, 22 juin 2009

 

En cette période où le sang est répandu dans les rues, où les cris retentissent sur les toits et où les dagues sont dégainées dans les allées du pouvoir, la révolution islamique d’Iran a rendez-vous avec le destin : le défi qui lui est lancé est de célébrer finalement le mariage entre l’islam et la démocratie.

L’ancien président Mohammad Khatami, l’homme du dialogue des civilisations, a manifesté une fois de plus sa stature morale lorsqu’il a fait l’éloge des grandes manifestations silencieuses (qui ont eu lieu avant la répression sanglante), et souligné que les 40 millions d’électeurs iraniens, y compris ceux qui contestent le résultat « officiel », sont les « propriétaires » de la révolution.

Le leader suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, a quant-à lui préféré qualifier cette marée de manifestants de « terroristes ».

Khatami a également décrit Ahmad Jannati, le leader du Conseil des Gardiens qui est favorable au président Mahmoud Ahmadinejad, comme « un arbitre faisant l’objet de suspicion et de plaintes ». La « seule solution », a déclaré Khatami, pour « régler la crise au mieux des intérêts du peuple iranien et des principes de la révolution » serait la création d’une commission impartiale pour examiner les éléments constitutifs d’un truquage des élections. Mir Hossein Moussavi, le candidat malheureux à l’élection présidentielle, considère qu’une telle commission est « un droit », et permettrait de « parvenir à une nouvelle forme de la vie politique dans le pays ».

A l’heure actuelle il n’existe aucune indication que l’oligarchie politico-religieuse qui vient de renforcer son pouvoir en Iran envisage la possibilité de nommer une telle commission.

 

Montazeri à la rescousse

 

L’élément clé de la situation pour les prochains jours, est l’appel du Grand Ayatollah Montazeri Hussein à trois jours de deuil en mémoire des victimes, de mercredi a vendredi. L’interprétation qu’en font les progressiste de Téhéran – et parmi l’ intelligentsia des exilés iraniens – est qu’il s’agit d’une référence subtile au code de la désobéissance civile employé en 1979, suggérant aux habitants de se mettre en grève illimitée.

Faire grève est un moyen de protestation plus sûr, et beaucoup plus subversif que de descendre dans la rue et de s’exposer aux coups des miliciens Basiji. Il y a 30 ans, les grèves ont été un élément fondamental pour le succès de la révolution. Montazeri indique également de façon subtile la stratégie permettant de rallier la majorité silencieuse de l’Iran – qui pourrait représenter de 30% à 40% de la population totale. Cette stratégie, appliquée judicieusement au cours des jours et des semaines qui viennent, pourrait transformer le flot des manifestations populaires en un formidable océan.

Comme si une force irrésistible lui chuchotait à l’oreille « M. Montazeri, abattez ce mur [islamique] »

Dans le même temps, dans la rue, le mouvement populaire pleurera ses morts et combattra l’implacable contrôle de toute les technologies modernes en revenant au papier… Bienvenue au retour des Samizdats (publications clandestines à l’époque soviétique) du 21ème siècle.

En l’espace de seulement une semaine, la révolution verte populaire s’est transformée en un mouvement qui va bien au-delà de Moussavi. La colère, la rage, le sentiment d’avoir subi une injustice énorme (qu’il ne faut jamais sous-estimer dans une société chiite), le ressentiment, ont grandi à l’extrême. Le régime a perdu le contrôle de l’arène du débat politique, et la répression a été très brutale. Une idée très simple a finalement vu le jour : nous en avons assez. Vous êtes des menteurs. Mort au dictateur. Allah Akbar. Et nous allons pleurer toutes les nuits sur les toits et nous ne serons pas réduits au silence, jusqu’à ce que vous entendiez le message.

En blâmant les « terroristes », les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne – la réaction de panique de l’oligarchie politico-religieuse est totalement à côté de la plaque. Tout comme le sont de larges secteurs de la gauche occidentale – prisonnières de cette logique erronée du « quiconque lutte contre l’impérialisme américain est mon ami ». Ils ont été dupés – avalant sans discernement la propagande du régime, aveugles à la complexité de la société iranienne, et incapables d’identifier une nouvelle équation politique pour ce qu’elle est. Il est complètement absurde de croire que ce sont des « marionnettes manipulées par l’occident » qui crient Allah Akbar sur tous les toits de l’Iran, ou sont abattus par les miliciens Basiji dans les rues.

Moussavi, Khatami, Montazeri ne sont pas des néo-révolutionnaires (et encore moins des contre-révolutionnaires). Tous acceptent les principes et les institutions de la République Islamique d’Iran, y compris les Gardiens de la Révolution et les milices Basiji, mais ils critiquent « les déviations et les mensonges », selon les termes de Moussavi et Khatami. Ils ne veulent rien d’autre que le « retour de la pureté des principes de la Révolution islamique ». Et ils insistent sur le fait que cela implique toutes les formes de liberté d’expression.

Le peuple iranien rêve maintenant qu’un dialogue permanent et sans entrave s’installe au sein de la société civile. Et ce pas en avant n’est pas nécessairement associé avec l’adoption en Iran de la démocratie libérale occidentale. Les Perses sont suffisamment sophistiqués pour que la question aille bien au-delà. Comme si une feuille de route avait été établie non seulement pour une réédition iranienne post-moderne de la Révolution française, mais aussi pour une Réforme de l’Islam.

 

Rafsanjani à Qom

 

Pendant ce temps, les intrigues dans les couloirs de palais se poursuivent. Sans surprise, l’ancien président Hashemi Rafsandjani, déroule son jeu à Qom. Il pourrait ne pas parvenir à co-opter les Gardiens de la Révolution – qui le craignent et le détestent – mais il pourrait gagner à lui d’influents ayatollahs et entreprendre de délégitimer Khamenei. L’entourage du leader suprême a fait savoir sans ambages à Rafsandjani que s’il continuait ses intrigues, lui et toute sa famille seraient en grande difficulté. [1]

Qom est surveillée de près par la faction qui rassemble Khamenei, Ahmadinejad et les Gardiens de la Révolution. Ils savent tous que de nombreux ayatollahs ont traditionnellement obtenu leur leadership en se faisant les porteurs de plus larges revendications sociales. La « papauté » de Qom soutient surtout les conservateurs pragmatiques et les réformistes. Des gens comme Moussavi et Khatami. Certainement pas des gens comme Ahmadinejad.

La veuve de Mohammad Rajai, un ancien premier ministre assassiné au début de la révolution, s’est rendue à Qom pour parler à quelques-uns des principaux ayatollahs. Sans surprise, elle a été arrêtée. Selon la blogosphère iranienne, quelques ayatollahs sont en en résidence surveillée et empêchés de communiquer. On oublie facilement en Occident que des millions d’iraniens sont opposés à ce que le pouvoir politique soit soumis à la religion. Les déclarations publiques d’ Ayatollahs en faveur de la séparation de l’Église et l’État ne sont peut-être plus très éloignées.

Rafsandjani réclame la tenue d’une session extraordinaire d’urgence par les 86 membres du Conseil d’experts (qui ne compte aucune femme). Autre point crucial : Qom dans son ensemble n’est pas très favorable à Khamenei. Il a été et reste un intellectuel de second rang. C’était un simple Hojjatoleslam [2] lorsque qu’il a été choisi comme successeur l’ayatollah Khomeini à la faveur d’intrigues. Il n’a pas le rang de « Marja » ( chef spirituel), et n’est pas considéré comme une référence.

Le problème pour Rafsanjani est qu’il lutte contre un redoutable ennemi : l’ayatollah Mesbah Yazdi, mentor spirituel d’Ahmadinejad, qui a perdu son influence au bénéfice de Rafsanjani lors de la dernière élection pour le Conseil des Experts, à la fin 2006. On a donc à faire une fois encore à une bataille (invisible) entre le « requin » et le « crocodile », surnoms attribués en Iran à Rafsandjani et Yazdi. La chaîne Al-Arabiya, fait état de sources selon lesquelles Rafsandjani chercherait à installer une direction collégiale pour remplacer le chef suprême. Aucun blogueur iranien n’a confirmé l’émergence possible d’un politburo des ayatollahs.

 

Shah Ali Khamenei

 

Pour l’instant, l’oligarchie politico-religieuse (Khamenei / Ahmadinejad / Gardiens de la Révolution), qui a consolidé son pouvoir et ses privilèges, a fait très clairement savoir qu’elle souhaite un gouvernement islamique où la souveraineté populaire est réduite à rien. La légitimité tirée de la puissance divine se suffit à elle même. C’est le sens du discours de Khamenei vendredi dernier. Cette oligarchie ne se laissera pas priver de son pouvoir.

Mais au milieu de tous ces événement qui agitent Iran, une chose est certaine. Il est trop tard pour faire marche arrière désormais. Tous les éléments montrent que le mouvement populaire s’installe sur le long terme, quelle que soit la violence des miliciens Basiji, qui sont issus de la classe ouvrière et méprisés par les classes moyennes et supérieures instruites. Et des fissures vont émerger au sommet.

Une autre option serait celle d’une dictature militaire illégitime et brutale d’une mollarchie divisée, appuyé par des légions de miliciens Basiji. Cette solution ne pourrait pas durer.

A Téhéran, des rumeurs insistantes font état d’une aide que le pouvoir recevrait de la Russie et la Chine pour mener sa contre-insurrection. Khamenei, Ahmadinejad et les Gardiens de la Révolution peuvent toujours menacer de transformer Téhéran en Tiananmen et l’emporter – pour l’instant. Mais l’Iran de 2009 n’a rien à voir avec la Chine de 1989.

Moussavi se trouve placé sans qu’il l’ait voulu dans l’œil d’un cyclone de dimension historique. Il suit désormais cette marée humaine. Celle-ci indique que le chef suprême est illégitime. Sa crédibilité en tant qu’autorité religieuse a été et reste fragile. Désormais, sa crédibilité en tant que chef suprême est fragilisée elle aussi.

La thèse centrale défendue par Khamenei, le « velayat-e faqih » (la règle de la jurisprudence), n’a jamais été celle d’une révélation divine (Il a été influencé par la lecture que faisait Khomeini de Platon et d’Aristote). C’est seulement une interprétation chiite de l’islam politique, selon laquelle une jurisprudence islamique voit ses pouvoirs divins et ses règles entourées de gardiens.

Aujourd’hui, les gens disent, « nous en avons assez des gardiens ». Et ils disent aussi que la solution est criée sur les toits. Voilà ce que ce mouvement populaire pense : si Dieu est grand, il va nous permettre d’obtenir la démocratie au sein de l’islam. Quant au leader suprême, il est désormais nu. Moussavi pourrait n’être pas Khomeini. Mais Khamenei rapproche lui-même de façon croissante son image de celle du Shah.

Et maintenant, la Peste ! (9200 fioles d’agents pathogènes perdues…)

Source : http://www.newsoftomorrow.org/spip.php?article6103

Vous faites confiance à des laboratoires capables de perdre 9200 fioles d’agents hautement pathogène, et qui veulent obliger les populations à se vacciner contre une maudite grippe ?

 

PEKIN, 3 août – RIA Novosti. Les autorités chinoises ont isolé une ville entière suite à une épidémie de peste pulmonaire, annonce lundi l’agence Chine nouvelle.

La peste, qui s’est déclarée à Ziketan, ville de 10.000 habitants de la province du Quinghai (nord-ouest), a déjà fait deux morts. Dix autres personnes contaminées ont été hospitalisées.

La peste pulmonaire est une maladie qui se transmet par voie aérienne d’homme à homme. Hautement contagieuse, elle provoque dans la plupart des cas la mort qui survient dans les 24 heures après l’infection.

Sa bactérie est identique à celle de la peste bubonique ou peste noire qui a décimé au Moyen Age la population de l’Europe, faisant 25 millions de morts.

Et quand on apprend il y a un mois environ dans le Washington Post, que plus de 9200 fioles contenant divers pathogènes manquent à l’appel suite à un inventaire. Je ne peux m’empêcher de faire le lien.Un officiel de l’armée américaine a indiqué : « Je ne peux pas vous dire si les fioles ont quitté le laboratoire, nous pensons que c’est une situation inédite »

L’Inde cherche à en finir avec sa crise d’identité

Source : http://www.aujourdhuilinde.com/actualites-inde-l-inde-cherche-a-en-finir-avec-sa-crise-d-identite-3670.asp?1=1

Terrorisme, immigration ou encore fraude fiscale ont poussé le gouvernement indien à créer une carte unique pour pouvoir identifier ses ressortissants. Cet énorme chantier a été confié à Nandar Nilekani, co-fondateur du premier groupe informatique indien Infosys.

Pour identifier un Indien aujourd’hui, difficile de savoir par où commencer. On peut lui demander un passeport, une carte d’électeur, un permis de conduire, une carte de rationnement alimentaire : la liste est longue. Et pourtant, certains ne possèdent toujours pas de document justifiant leur état civil.

Dans un pays où vivent plus d’un milliard de personnes, l’idée de fournir à chacune d’entre elles une carte d’identité unique peut donner le tournis. Il faudrait recenser ces individus, collecter un minimum de données les concernant, établir un registre à l’échelle nationale puis créer autant de cartes plastifiées que d’habitants auxquels elles seront destinées. Une tâche herculéenne qui requerrait un investissement conséquent en temps, argent et personnel.

Les attentats de Mumbai du 26 novembre dernier ont cependant accéléré la mise en place de ce projet. Il figurait ainsi dans le programme du Parti du Congrès, réélu en mai. Car le fait de pouvoir contrôler l’identité des personnes circulant sur le territoire indien permettrait de mieux garantir la sécurité intérieure face à la menace terroriste. Manmohan Singh, Premier ministre, a donc annoncé dernièrement la création d’un organisme, la Unique Identification Authority of India (UIDAI), qui coordonnera tout le programme. La surveillance de l’immigration clandestine ou la lutte contre les fraudes seront aussi facilitées par l’introduction d’une identité unique.

Le gouvernement estime également que des millions de roupies destinées aux plus démunis sont détournées car il est impossible de savoir si l’aide arrive à bon port. Avec un numéro individuel valable pour tous les services, les risques d’usurpation d’identité seraient réduits au minimum et il serait également plus aisé de vérifier le règlement des impôts, un des trous noirs de la comptabilité publique. La carte servirait même, grâce à une puce électronique intégrée, à enregistrer des données médicales, telles que le groupe sanguin de son détenteur ou les substances auxquelles il est allergique.

L’UIDAI sera présidée par Nandar Nilekani, figure de proue d’Infosys, société spécialisée dans les technologies de l’information et de la communication, qu’il a cofondée en 1981. Il est un symbole de l’Inde qui réussit, élu homme d’affaires asiatique de l’année 2007 par le magazine Forbes, et à plusieurs reprises a manifesté son envie d’agir pour son pays. L’idée d’une carte d’identité unique figure déjà dans son ouvrage Imagining India: The Idea of a Renewed Nation. « Créer un registre national d’habitants, leur attribuer une identité unique accessible à travers une base de données nationale, peut avoir des effets considérables sur la qualité des services publics délivrés », écrivait-il, avant même que la mission gouvernementale lui soit proposée.

Nandar Nilekani agira sous la tutelle du Premier ministre, avec un véritable statut de ministre et la possibilité de choisir lui-même ses collaborateurs. Il aurait déjà sélectionné une cinquantaine de personnalités issues du privé, et notamment de Infosys, pour l’accompagner. De nombreux haut-fonctionnaires aussi auraient postulé pour faire partie de cette aventure, dont le budget s’élèvera à 1,2 milliards de roupies (17,6 millions d’euros).

Les premiers à recevoir cette carte seront les habitants des états de bord de mer ou frontaliers, les plus vulnérables à l’immigration illégale et à l’incursion de terroristes venus de l’étranger. L’ensemble de la population sera couvert d’ici 18 mois, selon le calendrier fixé par le gouvernement, un délai quasiment impossible à tenir. Nandar Nilekani devra maintenant prouver tout son talent au sein de la chaotique bureaucratie indienne.

La France ne veut plus payer pour ses touristes en zone de guerre

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La France ne veut plus payer pour ses touristes en zone de guerre
Les Français se rendant dans des zones dangereuses, malgré les mises en garde, pourraient être amenés à rembourser « tout ou partie des frais » induits par d’éventuelles opérations de secours. C’est ce que souhaite Bernard Kouchner, chef de la diplomatie française, qui prépare un projet de loi dans ce sens.

Ce texte, présenté mercredi, vise à « responsabiliser les ressortissants français qui se rendent sans motif légitime dans des zones dangereuses alors qu’ils ont reçu des mises en garde sur les risques encourus », indique un communiqué du Conseil des ministres. « L’Etat pourra leur demander le remboursement de tout ou partie des frais induits par les opérations de secours. Cette faculté sera également ouverte à l’encontre des opérateurs de transport, compagnies d’assurance et voyagistes, qui auront failli à leurs obligations ».

Au Quai d’Orsay, il est précisé que la nouvelle loi, une fois adoptée par le Parlement, ne devrait concerner que moins de 5% des affaires traitées chaque année par le Centre de crise du ministère.

 

L’évacuation de Français de Thaïlande fin 2008, avec l’affrètement d’un gros porteur, avait coûté à l’Etat plusieurs centaines de milliers d’euros et l’objectif du projet de loi est aussi d’inciter les voyagistes à mieux s’assurer, précise-t-on de même source. Parmi les autres affaires ayant mobilisé des moyens de l’Etat figurent l’enlèvement d’un touriste en mai dans une zone dangereuse au Pakistan et l’intervention en avril pour libérer une famille retenue en mer par des pirates somaliens.

Interrogé pour savoir si le remboursement pourrait aussi concerner le versement d’une rançon, le ministère a répondu qu’« officiellement, la France ne verse pas de rançon pour libérer ses ressortissants ». En France, une loi de 1985 prévoit déjà le remboursement de frais engagés pour une opération de secours en montagne en raison de l’imprudence de promeneurs ou de skieurs. Le nouveau projet de loi est inspiré d’une législation similaire qui existe déjà en Allemagne, a précisé le Quai d’Orsay.

Lien photo: http://www.flickr.com/photos/aheram/2399463971/sizes/l/

Un ancien plan secret anti-al Qaeda crée des remous aux États-Unis

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Source : Jean Guisnel, Le Point

 

Après les attentats du 11 septembre 2001, la CIA avait conçu un plan antiterroriste secret visant des dirigeants d’organisations terroristes liées à al Qaeda et avait reçu instruction du vice-président de le dissimuler aux parlementaires. L’affaire n’a été connue que le week-end dernier, lorsque l’actuel directeur de la CIA, Leon Panetta, a fait savoir au Congrès qu’il avait mis un terme à ce programme le 23 juin dernier, dès qu’il avait été averti de son existence. De manière générale, les opérations clandestines des services de renseignement américains doivent être portées à la connaissance des commissions spécialisées des deux assemblées. Pour les cas les plus secrets – qui sont aussi souvent les plus problématiques -, et notamment pour les « assassinats ciblés » de dirigeants étrangers en guerre avec les États-Unis, une procédure spécifique existe. Il ne s’agit nullement de réclamer une autorisation ou une dérogation aux parlementaires, mais bien de les informer d’une décision opérationnelle. Dans ce cas, la CIA doit aviser le « gang des huit » (les présidents de la Chambre des représentants et du Sénat, ceux des deux commissions spécialisées, et leurs quatre homologues de l’opposition) de la volonté de l’exécutif de s’affranchir de l’interdiction d’assassiner des personnalités étrangères, édictée en 1976 par le président Jimmy Carter.

Dans les faits pourtant, la CIA procède depuis des années à de nombreuses actions de ce type, notamment dans les zones tribales du Pakistan, à l’aide de drones armés de missiles. Opérations d’apparence plus militaire, donc moins contestables selon les critères américains, que les opérations concernées par l’ordre de silence de Dick Cheney, envisagées à partir de 2001, qui concernaient des unités secrètes, composées d’agents paramilitaires clandestins, donc déployés sur le terrain sans uniforme, et a priori en s’affranchissant de l’accord des autorités concernées. Il semble qu’en réalité ce programme n’ait jamais été mis en oeuvre, tant les difficultés à l’organiser ont paru insurmontables. Dans un article publié hier, le New York Times cite un professionnel du renseignement expliquant : « C’est super au cinéma, mais quand vous essayez le faire, ce n’est plus si facile ! Où basez-vous ces gens ? À quoi ressemblent-ils ? Sont-ils assis au quartier général 24 heures sur 24 en attendant qu’on les appelle ? ». L’émergence des drones-tueurs aurait en fait rendu ce programme inutile, ce qui n’empêchera sans doute pas les parlementaires démocrates d’exiger des explications de l’ancien vice-président.

Greenpeace dépose un iceberg sur la Seine

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Paris, France – A la veille du sommet du G8 qui s’ouvrira demain en Italie, l’association écologiste Greenpeace a installé un iceberg sur la Seine afin de rappeler à Nicolas Sarkozy l’urgence de la lutte contre le réchauffement climatique.

 

Ce matin, Greenpeace a déposé un iceberg factice de seize mètres de haut sur la Seine, près de la Tour Eiffel, afin de symboliser l’impact que pourrait avoir le réchauffement climatique sur la planète.

La sculpture grandeur nature auprès de laquelle ont été déposées des pancartes « Sarkozy : climat recherche leader » ou « G8 : climat recherche leader » sera démontée demain, jour de l’ouverture du Sommet du G8 qui se déroulera en Italie jusqu’à vendredi.

Avec dix autres ONG écologistes, humanitaires ou de défense des droits de l’Homme, Greenpeace appelle les Français à signer un « ultimatum climatique » adressé à Nicolas Sarkozy, espérant ainsi récolter au moins un million de signatures.

A cinq mois du Sommet de Copenhague, il revient aux pays les plus industrialisés et les plus pollueurs de « trouver une voie de sortie à la crise climatique annoncée » a déclaré Pascal Husting, directeur de Greenpeace France, avant de déplorer les promesses selon lui non tenues du président français.  »Nicolas Sarkozy, qui multiplie les discours incantatoires et se targue d’être le champion de la lutte contre le dérèglement climatique, n’a toujours pas fait la preuve de sa volonté politique à faire face à la crise climatique » estime-t-il.

Le sommet qui se tiendra à L’Aquila, en Italie, accueillera le G8 élargi à une quarantaine d’autres États et organisations. Jeudi, la question du climat sera au centre d’une réunion du forum des économies majeures qui regroupe 17 pays dont la Chine et l’Inde, deux pays que l’Italie espère pouvoir convaincre d’accepter l’objectif particulièrement ambitieux d’une réduction de 50% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050.

 

[NDLR : MAIS OUI BIEN SÛR !!!! 2050 !!!! Et POURQUOI PAS 2570 ?]

Un logiciel de filtrage chinois qui n’aime ni Garfield, ni Johnny Depp…

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Pékin, Chine – Un nouveau système de filtrage internet instauré par le gouvernement chinois bloquerait les images du chat Garfield, mais aussi de Johnny Depp, de Paris Hilton et d’un rôti de porc cuit. 

Depuis le 1er juillet, le gouvernement chinois a ordonné que tous les ordinateurs vendus soient équipés du logiciel de filtrage de textes et d’images « Green Dam ». Ce filtre a pour but de bloquer tous les contenus violents et pornographiques que les internautes chinois pourraient rencontrer sur la toile.

Mais une fois le logiciel installé et le scanner d’images activé, des internautes ont constaté que les images inoffensives du film d’animation Garfield, celles d’un rôti de porc et d’autres du visage de Johnny Depp étaient bloquées par « Green Dam ».

Le scanner d’images est programmé en fait pour reconnaître des photos de personnes dénudées grâce au pourcentage de reconnaissance de couleur de peau visible ou lorsque la couleur du sang est présente. La couleur de la fourrure de Garfield a ainsi prêté à confusion. Le logiciel permet également aux internautes de choisir de bloquer les sites gays et illégaux. Les activistes homosexuels craignent alors que la prévention contre le virus du SIDA soit minorée.

Révolte en Iran : Point de vue de « Reporters sans Frontières »

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Depuis le 12 juin 2009, Saïd Mortazavi, procureur de Téhéran, administre la répression. Il délivre des mandats aux agents du ministère des Renseignements et du Parquet en charge d’arrêter toute personne “suspecte“. Il prépare les dossiers d’instruction, élaborant les chefs d’accusation qui pèsent sur les personnes arrêtées, dirigeant les interrogatoires. L’expérience du passé nous incite à penser qu’il participe activement aux séances d’interrogatoire.

Saïd Mortazavi est né en 1967 dans la petite ville de Meybod, dans la province de Kerman (sud-est de l’Iran). Il y a fait ses études secondaires avant de rejoindre, dans les années 1980, la milice constituée par l’ayatollah Khomeiny. En 1985, il a entamé des études de droit à l’université libre de Taft (province de Kerman) sans passer le concours d’entrée, bénéficiant de la politique des quotas réservés aux familles des martyrs et aux miliciens. En parallèle, il a commencé à travailler comme adjoint au procureur de Taft pendant deux ans, avant de devenir le directeur du département de la justice de la province. Ses relations avec le courant “Motalefeh”, une branche conservatrice du régime ayant beaucoup d’influence au sein du système judiciaire iranien, ont joué un rôle capital dans son ascension au sein de l’appareil d’État. En 1992, il est nommé président de la 9è chambre du tribunal de Téhéran.

Mais c’est au cours du “Printemps de la presse”, rendu possible par l’arrivée au pouvoir en 1997 du réformateur Mohamad Khatami, que ce magistrat ambitieux répondant aux ordres du Guide suprême s’est illustré, devenant la bête noire des journaux. Après avoir occupé les fonctions de président du tribunal 1410, dit “tribunal de la presse”, tristement célèbre pour avoir suspendu des centaines de journaux dès avril 2000, Saïd Mortazavi est nommé procureur de Téhéran, le 20 mai 2003.

Procureur, et ironiquement professeur de droit à la faculté de journalisme de Téhéran, il s’est acharné à suspendre des dizaines de titres et a fait incarcérer des journalistes, jugés souvent à huis clos et placés en isolement pendant plusieurs mois, comme l’a constaté une délégation des Nations unies, incluant Ambeyi Ligabo, rapporteur spécial pour la liberté d’expression. En 2002 déjà, Maurice Copithorne, représentant spécial de la Commission des droits de l’homme des Nations unies, avait été informé par un haut fonctionnaire que Saïd Mortazavi était l’un des quarante magistrats sur lesquels une enquête pour des crimes graves avait été ouverte par la Cour disciplinaire des juges. M. Copithorne avait alors proposé qu’il soit immédiatement relevé de ses fonctions, en attendant que la Cour ait pris une décision sur son cas.

Au cours des interrogatoires qu’il mène, Saïd Mortazavi a recours à toutes sortes de moyens de pression et de harcèlement, moral et physique. L’usage de mauvais traitements a été plusieurs fois confirmé.

Ainsi, il est l’un des principaux responsables de la mort, en juillet 2003, de la photo-journaliste irano-canadienne Zahra Kazemi. La journaliste avait été interpellée le 23 juin 2003, alors qu’elle photographiait des familles de détenus devant la prison d’Evine, au nord de Téhéran. Torturée au cours de sa détention, elle est décédée des suites de ses blessures le 10 juillet. « Deux enquêtes officielles ont confirmé que Saïd Mortazavi a ordonné l’arrestation et la détention de Madame Kazemi, qui lui ont valu d’être torturée et d’en mourir », a souligné le ministre canadien des Affaires étrangères, Lauwrence Cannon, dans un communiqué daté du 26 juin. Saïd Mortazavi aurait falsifié des documents pour dissimuler son rôle dans l’affaire. Le Canada continue à demander à l’Iran de mener une enquête crédible au sujet de la mort de Zahra Kazemi.

En 2004, dans le dossier des “blogueurs”, Saïd Mortazavi a eu recours aux aveux filmés de certains d’entre eux, en se livrant à des mises en scène pathétiques et caricaturales, comme outils de pression. Ainsi, Omid Memarian, Shahram Rafihzadeh, Rozbeh Mir Ebrahimi, Javad Gholam Tamayomi, ont été contraints de s’accuser de crimes grotesques qu’ils n’ont jamais commis.

Shahram Rafihzadeh, responsable de la section “culture” du quotidien Etemad, arrêté le 7 septembre 2004, a été libéré deux mois plus tard. Il a déclaré à Reporters sans frontières que « dans le dossier des “blogueurs”, Mortazavi a joué un rôle essentiel, au cours des interrogatoires, n’hésitant pas à recourir à la torture, dans l’organisation de la mise en scène des aveux qu’il a lui même dictés ». Shahram Rafihzadeh ajoute : « Une fois libérés, nous avons été convoqués dans le bureau de Saïd Mortazavi. Il nous a alors menacés d’organiser une “interview“ avec l’agence d’Etat Fars News à laquelle tous les médias assisteraient. Ces aveux forcés sont aussi importants que le jugement du tribunal. Je me souviens que Mortazavi nous a un jour menacés en disant : “La prochaine fois, c’est vingt ans, si vous ne faites pas ce que je demande ! Et n’oubliez qu’en Iran, les accidents de la route sont vite arrivés, que ce soit pour vous ou votre famille !” Dans ces aveux, il voulait que nous dénoncions les journalistes et les responsables réformateurs. Par ailleurs, il a beaucoup insisté pour qu’on parle de l’affaire Zahra Kazemi, nous demandant de déclarer que “Kazemi avait été invitée en Iran par l’un des responsable réformateurs”. Grâce à nos aveux, il voulait masquer son implication dans cette affaire. »

Le 18 mars 2009, le blogueur Omidreza Mirsayafi, arrêté sur ordre de Saïd Mortazavi, est décédé en prison dans des circonstances suspectes. Reporters sans frontières a demandé l’ouverture immédiate d’une enquête sur les circonstances de ce drame.

Aujourd’hui, les autorités, et Saïd Mortazavi en premier lieu, ont à nouveau recours à ces méthodes à l’encontre des personnes arrêtées.

Reporters Sans Frontières, 1 juillet 2009

Révolte en Iran : Point de vue de « Militant »

Le samedi 20 juin 2009 restera comme une journée historique, qui n’est pas finie et dont on ignore le dénouement à l’heure où sont écrite ces lignes. La veille, le véritable chef non élu de la « République islamique » d’Iran, Ali Khamenei, a déclaré la guerre au peuple, traitant d’agents de l’étranger, de l’Amérique et d’Israël la majorité des Iraniens. A l’interdiction déjà en vigueur des manifestations, qui ne suffit plus, s’est ajoutée la menace ouverte de la violence de masse : celle des nervis de l’appareil d’Etat et celle des bandes lumpens de voleurs et de violeurs, les fameux Bassidjis.

En réponse à cette déclaration de guerre, la classe ouvrière en tant que telle a commencé à réagir sur son terrain et avec ses méthodes : la grève, l’auto-organisation, aidée, nous n’en doutons pas, par les militants formés à l’école de la révolution iranienne de 1979, syndicalistes, révolutionnaires de diverses tendances, communistes hekmatistes, fedayins. Les ouvriers d’Iran Khodro (industrie automobile), le syndicat des chauffeurs de bus Vahed de l’agglomération de Téhéran, réunis en assemblées générales, ont dénoncé Khamenei, appelé à la résistance, organisé des débrayages à intervalles réguliers, ce qui signifie qu’ils se disposent à lutter, préparent leurs forces, et s’organisent.

Dans la nuit qui a suivi, Téhéran et les villes du pays ont vu, pendant que les bandes de Bassidjis cherchaient à semer le désordre et à traquer les isolés dans les rues, le peuple s’exprimer aux fenêtres, sur les toits et les balcons par des concerts de casseroles et le cri régulier de « Allah Akbar », dont il faut bien comprendre que, dans la conscience collective, il signifie que le peuple renoue avec la révolution de 1979 contre le chah.

Un militant ouvrier iranien (du PCOI) publie d’ailleurs sur le site http://iranenlutte.wordpress.com/ une évocation de la journée du même 20 juin 1981, quand la République islamique lança la grande campagne de répression contre les acteurs de la révolution de 1979, kidnappant des dizaines de milliers de militants pour les faire disparaître dans ses caves. Ce camarade écrit :

« En mémoire à ces précieuses vies perdues, nous promettons de finir le travail : de renverser la barbare République islamique d’Iran. »

Oui, c’est ce langage qu’il faut parler, c’est là le seul langage des révolutionnaires, des communistes, des socialistes, des militants ouvriers !

 

Pas d’états d’âmes sur les manoeuvres américaines : le plus surpris et gêné par la situation est Obama. Jamais la terreur islamiste n’a été un barrage contre l’impérialisme protégeant les travailleurs et les peuples, au contraire. Ne soyons pas comme Chavez : soyons dans le camp de la classe ouvrière !

H1N1 – Ne paniquons pas…

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En ces temps de désastre économique, de crise alimentaire et de guerres interminables, notamment au Moyen-Orient, il fallait bien qu’une bonne grosse épidémie se propage également… non ?

H1N1, c’est son petit nom, ou Grippe A – afin de ne pas dire « grippe porcine » ou « grippe mexicaine », et de ne pas jeter l’opprobre sur les gruik gruik ou sur les mexicains – se répand donc gentiment. Le niveau 5, sur 6, vient d’être atteint ; ce qui signifie que nous sommes au bord d’une pandémie.

Pour mémoire, H1N1 n’en est pas à sa première visite. L’avant-dernière fois (de mémoire d’homme) que nous avons été confrontés à cette souche, c’était en 1918-1919. Elle avait occasionné, selon les estimations, entre 30 et 100 millions de morts ; soit entre trois et dix fois le nombre de morts causés par la Première Guerre Mondiale. Certes, la crise suivante n’avait occasionné « que » 2 millions de morts…

Son retour s’annonce donc, un tantinet, préoccupant ; heureusement que, entretemps, les moyens de lutte et de contenance du virus ont évolué… mais ce n’est pas encore, précisément, la joie.

Quels en sont les symptômes ? Les mêmes qu’une grippe normale – toux, courbatures, fièvre, écoulement nasal, somnolence…

Comment peut-on lutter contre ? En se faisant dépister – le résultat apparaît en 12 heures – et en prenant du Tamiflu et du Relenza. Officiellement, la France dispose de stocks conséquents de ces médicaments. En cas de doute, il faut appeler le 15.

Moins officiellement, votre serviteur, qui se traine une bonne grosse grippe également, a testé les moyens de lutte pour vous, auprès des services d’urgence de son hôpital.

Résultat ? Il n’y aurait AUCUN DANGER, à moins de revenir du Mexique. Super ! La grippe, c’est comme le nuage de Tchernobyl, elle reste tranquillement dans son coin, elle ne voyage pas par voie aérienne (éternuements), elle ne touche que les voyageurs de retour du Mexique ! Et tant pis pour les 29 autre pays touchés par H1N1, actuellement… en France, apparemment, c’est avec du Doliprane qu’on soigne une grippe mortelle ! Sans compter le « numéro d’appel d’urgence » qui est tout juste capable de dire « si vous ne revenez pas de voyage, on ne peut rien pour vous »…

Ne paniquez pas, ne paniquez pas, donc…

Ce serait peut-être plus facile, de ne pas paniquer, si DE REELLES MESURES ETAIENT PRISES, EN FRANCE, POUR CONTENIR CETTE SALOPERIE !

A bon entendeur… Votre serviteur va essayer de ne pas crever. Puissiez-vous en faire de même…  

[Note : Je parie 1000 Euros que cette affaire va se terminer en nouveau scandale... du genre "ah ben oui en fait il y a eu des milliers de morts parce qu'on n'a pas assez vite réagi, désolé !"]

La tragédie des « Conti »

  Cet article, ami lecteur, extrait du « Monde », semble bien résumer les tenants et les aboutissants de cette crise. Le point de vue du JRDF, à cet égard, est le suivant :

  1/Il faut considérer l’impact humain de cette affaire – bien abordé dans l’article qui suit – à savoir, l’avenir de travailleurs qui ont dévoué, souvent, des années voire des dizaines d’années à cette marque, et se retrouvent dans une situation critique.

  2/C’est bizarre, mais le « grand défenseur de l’industrie française » actuellement élu n’est pas terriblement présent, sur ce coup-là. Peut-être que l’Elysée a des problèmes de communication… Nous nous déclarons, en conséquence, partisan d’une cotisation collective pour payer un fax à Sarkozy.

  3/Certes, une entreprise n’est pas une oeuvre de charité. Une entreprise doit pouvoir réorganiser ses effectifs à sa convenance; MAIS d’une part, Continental a trahi son engagement – qui promettait de maintenir le site en question jusqu’en 2012 – ET, d’autre part, la société dégage toujours des bénéfices assez faramineux. Plus précisément : une marge de 39% annoncée en 2008, sur un chiffre d’affaires visé de 19,4 milliards d’euros. Soit 8 milliards d’euros, grosso modo.

  Ce conflit, très loin d’être isolé, peut ainsi être vu comme symptomatique :

  * Des dérives très communes du capitalisme financier, particulièrement sensibles, par contraste, en période de crise et alors que Continental dégage de confortables bénéfices.

  * De l’autisme actuel de la classe politique AU POUVOIR (ne pas mettre tous les politicards dans le même sac)

  * De la volonté de résistance qui se dégage au sein du peuple français, caste après caste, cas après cas; un syndicaliste de Continental a déclaré en substance : « Ca y est, nous y sommes, c’est la lutte des classes ! On ne peut plus reculer, sinon on meurt ! »

  Peut-être, n’est-il pas très éloigné de la vérité. En espérant que cette lutte ne prenne pas un tour sordide et inique, amis lecteurs, comme cela est déjà arrivé – DEFENDEZ-VOUS !

  …et essayez de ne pas vous faire trahir…

 

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Source : http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/04/24/les-salaries-de-clairoix-face-aux-actionnaires-de-continental_1184974_1101386.html

Cantonnés derrière un cordon de policiers, ils piétinent depuis quasiment une heure devant la Kuppelsaal, le centre des congrès d’Hanovre. Lorsqu’une personne tirée à quatre épingles sort de ce bâtiment gris et trapu, les noms d’oiseaux fusent : « Actionnaires voyous ! »

Jeudi 23 avril, environ 3 000 personnes, employées par Continental pour l’essentiel, sont venues exprimer leur « colère » devant les actionnaires réunis en assemblée générale (AG). Dans la foule se trouvent 1 000 à 1 200 Français, des salariés de l’usine de Clairoix (Oise) qui ont fait le déplacement, parfois avec leurs proches, dans un train spécialement affrété par le comité d’entreprise.

Il y a aussi des Allemands, qui travaillent dans un établissement de Continental situé sur l’agglomération d’Hanovre. Tous ces salariés ont au moins un point en commun : leur usine va fermer dans quelques mois – en mars 2010, normalement, pour ceux de Clairoix.

Xavier Mathieu, de la CGT, fait partie de la petite délégation qui a pu pénétrer dans le bâtiment. Après de longues palabres, raconte-t-il, elle a obtenu qu’une « motion » soit lue face à « tous ces fils de p… » Dans ce texte, les salariés dénoncent les fermetures de sites qui ne visent qu’à augmenter « les marges bénéficiaires » de Continental. Ils refusent d’« être jetés à la rue » et exigent des mesures garantissant l’emploi. « Avant de partir, nous avons été applaudis par la moitié de la salle (où se déroulait l’AG)« , affirme M. Mathieu.

Mais les salariés de Clairoix ne se font plus aucune illusion. «  »Ils » ne reviendront pas sur leur décision », confie Véronique, 40 ans, employée à la « confection ». Les derniers espoirs ont volé en éclats, mardi 21 avril, lorsque le tribunal de grande instance de Sarreguemines, saisi en référé, a rejeté la demande de suspension du plan social. « La justice leur a donné le droit de tout faire », dit un salarié.

« UNE TRAHISON »

Et l’hypothèse d’une reprise par un accessoiriste automobile basé à Dubaï ? Elle ne suscite que rires ou haussements d’épaules car pour les salariés, il est évident que Continental va récupérer l’intégralité des outils de production à Clairoix. Secrétaire (CFTC) du comité d’entreprise, Antonio da Costa trouve que le gouvernement joue un peu avec le feu en évoquant publiquement une piste incertaine. « Il faut donner du concret, sinon la colère des salariés sera très très grande », juge-t-il.

Aujourd’hui, la principale préoccupation des personnels est de savoir dans quelles conditions ils vont quitter Continental. Embauché en 1971 alors qu’il venait de décrocher son CAP de mécanique générale, Jean-Marie Prayez, 55 ans, explique qu’« il n’a jamais envoyé de CV de sa vie ». « C’est mon père qui m’a fait entrer dans l’usine », indique-t-il. A son âge, il ne se voit pas démarrer une nouvelle carrière. Il espère pouvoir toucher l’assurance-chômage en attendant que « la retraite tombe ».

Le montant des indemnités de licenciement est au coeur de toutes les conversations. Aux yeux des salariés, Continental se doit de signer de gros chèques, puisque le groupe a commis « une trahison » en décidant de fermer Clairoix alors qu’il s’était engagé à maintenir l’activité jusqu’en 2012.

Le dédommagement est aussi crucial pour tous ceux qui se sont endettés afin d’acheter leur logement. William, 32 ans, doit, à ce titre, rembourser 800 euros par mois. L’avenir l’inquiète car il craint de ne pas retrouver un emploi aussi bien rémunéré que celui qu’il occupe chez Continental. Le but des négociations à venir, déclare M. Mathieu, est de donner aux personnels le « parachute » le plus solide possible.

Bertrand Bissuel, envoyé spécial

Durban II : une conférence compliquée

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Source : http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2009/04/durban-ii-ou-comment-la-r%C3%A9publique-tch%C3%A8que-a-abdiqu%C3%A9-la-pr%C3%A9sidence-de-lunion-.html

 

L’histoire est incroyable et sans précédent : lundi soir, à Genève, le premier jour de la conférence de l’ONU contre le racisme, plus connue sous le nom de Durban II, l’ambassadeur de la République tchèque annonce à ses partenaires européens, consternés, qu’il a reçu instruction de Prague de se retirer de la conférence après les propos antisémites du président iranien Mahmoud Ahmadinejad (pendant son discours, les Européens ont quitté la salle comme un seul homme, la Turquie, pourtant candidate, restant à sa place). Les 23 États membres de l’Union européenne présents sont sidérés : « vous ne pouvez pas faire ça unilatéralement, vous exercez la présidence de l’Union », lui font-ils valoir. « Discutons-en avant, ce n’est pas à l’Iran de nous chasser ». Rien à faire. L’ambassadeur tchèque quitte la salle. Tout le monde se retourne alors vers son homologue suédois, dont le pays va assurer la présidence tournante de l’Union à partir du 1er juillet. À la volée, celui-ci accepte de prendre la succession du Tchèque. « Il a coordonné la position européenne et nous avons donc pu faire une déclaration au nom de l’UE », raconte un diplomate.

« La République tchèque a fait comme si elle n’exerçait pas la présidence et s’est comportée comme un pays », s’indigne-t-on au quai d’Orsay. En pleine crise politique, Prague semble donc avoir renoncé à exercer son rôle. « C’est le bordel complet », ajoute-t-on à la Commission : « on ne sait même pas qui va présider les différents sommets à venir hormis celui avec la Russie qui sera présidé par Vaclav Klaus, le président tchèque, ce qui promet. Le problème, c’est moins le changement de gouvernement que la lutte à mort engagée entre Klaus et sa majorité ». « Heureusement que Mahmoud Ahmadinejad a occupé le devant de la scène et a permis de dissimuler ce pataquès », soupire-t-on à Paris…

Ce cafouillage des Européens lors de la conférence de Genève n’est pas le seul : si le boycott de « On l’a apprise la veille du Sommet et on a été mis devant le fait accompli », raconte un diplomate. « Tout semble être parti de l’annonce, par Franco Frattini, le ministre des Affaires étrangères, de son intention de se rendre à Téhéran. Devant le tollé en Israël et au sein de la communauté juive italienne, Frattini a renoncé à son voyage et, dans la foulée, a décidé de boycotter la conférence de Genève », raconte un diplomate français. « Les Italiens ont eu un comportement de gougnafiers », conclut un de ses homologues européens. cette réunion par l’Allemagne, les Pays-Bas et la Pologne, trois pays qui craignaient une mise en cause d’Israël comme celle qui a eu lieu lors de Durban I en 2001, a bien fait l’objet de discussions à vingt-sept, la défection de l’Italie, elle, a pris tout le monde par surprise.

 Ces couacs à répétition sont d’autant plus désolants que, sur le fond, Durban II est un véritable succès de la diplomatie européenne. « Avant la conférence, on est parvenu à se mettre d’accord à 27 sur nos lignes rouges », raconte un diplomate français : pas de mise en cause d’Israël, pas de référence à la notion de « diffamation des religions », pas de restriction à la liberté d’expression. « Ce n’était pas évident, car il s’agit d’une question très difficile pour l’Union qui reste très divisée dès qu’il est question du Moyen-Orient », ajoute-t-il : « l’unité était improbable et nous n’avons pas été surpris que plusieurs pays décident de ne pas assister à la conférence. Mais au moins, on était d’accord sur le fond ». Surtout, à la surprise générale, « le document final, adopté mardi, est dans nos lignes rouges », se réjouit un diplomate européen en poste à Genève. Mais, figure habituelle de la diplomatie européenne, la forme a, encore une fois, dissimulé le fond : quatre pays européens ne sont pas allés à Genève et un cinquième s’en est retiré. Et par n’importe lequel, celui qui exerce la présidence de l’Union : « cette division apparente brouille le message de l’Union », reconnaît-on au quai d’Orsay.

Sarkozy et l’image de la France dans le monde…

  Ami lecteur, la polémique en rapport avec les propos de notre Très Cher (dans tous les sens du terme) Président a empli les colonnes de nombreux médias, ces derniers jours. Le JRDF, bien que soutenant la démarche de Ségolène Royal en Afrique – une façon bizarre de faire les choses, techniquement assimilable à de la haute trahison, mais probablement justifiée par rapport à l’ignominie du désormais fameux « discours de Dakar » – ne considère pas de la même manière sa tentative de « s’excuser » pour les propos qui font l’objet de cet article.

  Pourquoi ? Parce que ce n’est pas à elle de le faire. Alors que le contre-pied de Dakar, risqué d’un point de vue légal, peut se justifier par une volonté humaniste, la défense de la considération de tout un continent (l’Afrique) ne peut être comparée à quelques avis émis, dans un contexte particulier, en off, par Nicolas Sarkozy.

  Les propos du Président n’engagent donc que lui, étant officieux, et non la France. Ce n’est pas une raison pour ne pas nous y intéresser. Si Sarkozy avait voulu que ces paroles ne fussent pas rapportés par la presse, il ne les aurait pas tenus aussi « ouvertement »; l’article du Monde, qui suit ce point de vue, revient sur la nature exacte de ces déclarations officieuses, mais dont les conséquences sont, et seront sans doute, bien réelles :

 

Barack Obama manque d’expérience, José Luis Zapatero ‘n’est peut-être pas très intelligent’ et José Manuel Barroso brille surtout par son absence. Rapportées par Libération, les considérations assassines du président français, Nicolas Sarkozy, sur ses homologues, lors d’un déjeuner avec des parlementaires, ont déjà fait le tour de la presse internationale. L’Elysée a beau démentir, l’arrogance française a encore frappé. Lire la suite l’article

On le connaissait ‘vantard’, ‘hyperactif’ et ‘familier’, mais, cette fois, Nicolas Sarkozy ‘s’est surpassé’, note le quotidien britannique The Guardian. En l’espace d’un déjeuner, ‘le président français s’est débrouillé pour rabaisser Barack Obama, traiter Angela Merkel avec condescendance et insulter’ le premier ministre espagnol. Seul Silvio Berlusconi a été épargné. Et pour cause : à en croire Nicolas Sarkozy, ‘l’important dans la démocratie, c’est d’être réélu’. Et ‘Berlusconi, il a été réélu trois fois.’

‘Deux fois seulement’ corrige le New York Times. Rappelant ‘le goût de l’action’ du chef de l’Etat, le quotidien américain se borne à un exposé acerbe des prétentions françaises. ‘Dans le monde de Sarko, le président Obama est faible, inexpérimenté et mal informé sur le changement climatique’. C’est ‘la fin de la courte lune de miel franco-américaine’, ironise The Times.

Côté espagnol, la polémique a rapidement pris de l’ampleur. A en croire El Pais, les démentis de l’Elysée n’ont pas convaincu. Beaucoup sont montés au créneau pour défendre le premier ministre socialiste. Même le vice-secrétaire de la communication du PP (Parti populaire, droite), Esteban González Pons, s’est dit gêné. ‘Je ne me réjouis pas de ces déclarations, même s’il a parfois raison. Zapatero est notre chef d’Etat, c’est comme ça, s’il est attaqué, nous devons le défendre.’

 

Fidel Castro réclame la fin du blocus sur Cuba, suite aux déclarations d’Obama

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Source : Reuters

Dans une tribune publiée après le Sommet des Amériques, auquel ne participait pas Cuba mais où la question cubaine a été fortement évoquée, l’aîné des frères Castro qualifie le nouveau président américain Barack Obama de personnalité « très intelligente » mais l’a jugé « décousu et évasif » sur la question de l’embargo.

« Je veux lui rappeler un principe éthique fondamental lié à Cuba: il est impardonnable de perpétuer toute injustice, tout crime commis à quelque époque que ce soit. Le cruel blocus contre le peuple cubain coûte des vies, provoques des souffrances », écrit-il dans cette chronique publiée par les médias cubains.

Il ne fait en revanche nulle mention de la proposition de dialogue de son frère Raul, qui lui a succédé à la tête du régime communiste et s’est dit prêt jeudi dernier à discuter « de tout » avec Washington, y compris des prisonniers politiques, des droits de l’homme et de la liberté de la presse.

Depuis son arrivée à la Maison blanche, Obama fait souffler un vent nouveau sur les relations avec Cuba.

Avant de gagner Trinité-et-Tobago pour le Sommet des Amériques, il a levé des restrictions qui affectaient les voyages et les transferts d’argent des Cubano-Américains vers Cuba, ouvrant ainsi une brèche dans l’embargo en vigueur depuis 47 ans.

A l’ouverture du sommet, il a tendu la main à Cuba et appelé l’ensemble du continent à ouvrir « un nouveau chapitre de dialogue » avec les Etats-Unis.

Mais il a souligné que les mots ne suffisaient pas et qu’il attendait des actes de La Havane. Et son principal conseiller économique, Lawrence Summers, a prévenu qu’il était prématuré d’évoquer une levée de l’embargo.

« Nous en sommes encore loin et cela dépendra de ce que fera Cuba pour aller de l’avant », a-t-il expliqué sur NBC, évoquant la « démocratisation » de l’île.

Version française Henri-Pierre André

Le Pape soutenait l’extrême-droite en 1998… et a publié son éloge

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Source : http://www.actu24.be/MBO_Article/276458.aspx 

(Actu24be)

L’accusation est grave. Elle est signée d’un député écologiste autrichien, et reprise par le site Rue89. En 1998, le cardinal Ratzinger a publié un de ses textes dans une revue qui soutenait alors le leader de l’extrême droite autrichienne: Jörg Haider.

O.D.


C’est en janvier de cette année que l’histoire a commencé. Karl Öllinger mène son combat contre l’extrême droite toujours très vivace en Autriche et tombe par hasard sur un texte signé par le cardinal Ratzinger dans un hors-série de la revue « Die Aula » paru à l’occasion du 150 ème anniversaire de la révolution allemande de 1848.

Cette revue défend les négationnistes et les hommes politiques d’extrême droite condamnés pour offense à l’Islam. Elle commente avec regret les lois qui répriment les propos révisionnistes et flirte très souvent avec l’antisémitisme, écrit Rue89. La revue a en tout cas apporté son soutien au leader d’extrême droite Jörg Haider.

Le texte repris par Die Aula s’intitule « Freiheit und Warheit » (« Liberté et Vérité », en français) et est « en fait, une charge virulente contre les libertés individuelles et le système démocratique ». Le texte de Benoît XVI apparaît au milieu d’autres écrits signés, eux, de négationnistes, de députés d’extrême droite ou de membres du parti néonazi allemand NDP.

Le diocèse de Vienne, dans l’embarras, a d’abord affirmé que le cardinal n’avait jamais autorisé « Die Aula » à reprendre son texte qui avait été publié une première fois, en 1995, dans une publication chétienne. Mais l’hebdomadaire allemand Der Spiegel a publié la lettre du secrétaire du cardinal Ratzinger qui avait négocié la publication du texte dans « Die Aula » en 1998 et finalement donné son autorisation. Aujourd’hui, le site internet de la revue montre encore le pape sur sa home page et propose d’acheter en ligne le fameux hors série.

Le pape Benoît XVI aggrave son cas. Lui qui traversait déjà une fameuse zone de turbulences après le scandale de la levée de l’excommunication de quatre évêques intégristes, dont un tenant des propos négationnistes ou encore de la polémique née après ses propos sur le Sida lors de sa tournée africaine…

Suspens : Sarkozy va-t-il pouvoir réglementer les bonus et les stock-options ?

A la veille du dévoilement du décret en question, annoncé à grands renforts de coups de menton par notre cher Tsar, penchons-nous sur cet intéressant problème de société : Peut-on crasher son entreprise comme une merde, et se barrer avec une grosse partie de la caisse ?

  D’un point de vue légal, la réponse semble être positive. D’un point de vue moral, en revanche, le concept parait faire grincer de nombreuses dents…

  Donc, en attendant (sait-on jamais ?) de constater si notre Président est à la hauteur de ses ambitions avouées, ou s’il faudra définitivement instituer la Fête de l’Impuissance en son honneur, le JRDF copie-colle ici un article bien foutu de la Tribune, qui se permet même de comparer notre situation avec celle de l’Allemagne :

 

La polémique sur la rémunération des dirigeants d’entreprise continue de faire des vagues. Ce dimanche, les réactions syndicales et politiques se poursuivent alors que le gouvernement devrait dévoiler lundi son décret anti-bonus. On apprend dans le même temps, selon le Journal du Dimanche, que le patron du promoteur immobilier Nexity, Alain Dinin, aurait à son tour renoncer à ses bonus et stock-options.

Du côté des socialistes, la mobilisation est toujours de mise sur le débat. Le chef de file des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault, a ainsi déclaré samedi sur LCI être « pour la suppression des stock-options, pendant cinq ans, sauf pour les entreprises naissantes ». « Si on ne fait pas ça, le système devient immoral et fou », a-t-il souligné. Le député socialiste s’est également prononcé pour le « plafonnement des salaires des dirigeants pour les entreprises aidées, à 300.000 euros », « sur le modèle de Barak Obama ».

Pour sa part, Ségolène Royal, qui tenait samedi l’assemblée générale de son association Désirs d’avenir, a fustigé les « abus de richissimes prédateurs » de l’économie française, évoquant superbonus et parachutes dorés. « Tous ces abus de richissimes prédateurs sont à la fois le contraire de la justice, du respect et de la fraternité » a-t-elle asséné. Et de s’attaquer au gouvernement : « Le pouvoir en place depuis deux ans oppose à cette prédation sur l’économie française une mollesse, une absence de courage qui me semblent particulièrement coupables », ajoutant que « cet excès de richesses et cette accumulation de pauvreté de l’autre divise et fragilise le pays ».

Sur le front syndical, on appelle le gouvernement à aller plus loin et frapper plus fort sur l’attribution des bonus aux grands patrons. Le secrétaire général de Force Ouvrière (FO), Jean-Claude Mailly, estime ainsi ce dimanche dans un entretien publié par le quotidien Sud Ouest Dimanche que les restrictions sur les bonus et les stock-options ne doivent « pas se limiter aux entreprises qui obtiennent le soutien de l’Etat ». « Dans la situation de crise que nous traversons, il serait de la responsabilité du gouvernement de prendre deux décisions », explique-t-il. « Tout d’abord, pourquoi ne pas plafonner les dividendes d’une manière générale? C’est le Parlement qui doit en disposer par une loi. Ensuite, il faut qu’une loi oblige toute entreprise qui bénéficie de soutien public de l’Etat ou des régions, à des contreparties sociales notamment en termes d’emploi ».

Mais si le fond du débat provoque toujours la polémique, la forme -celle d’une réglementation de la rémunération des dirigeants par décret – suscite aussi la critique. Petits actionnaires, patronat et administrateurs doutent ainsi de l’efficacité d’une nouvelle loi ou d’un décret pour encadrer la rémunération des dirigeants, et plaident plutôt pour l’autorégulation sous le contrôle des actionnaires.

« Il ne faut pas qu’une loi fixe les rémunérations . Nous sommes dans un pays libre. C’est aux actionnaires de le faire », estime ainsi Colette Neuville, la présidente de l’Association des actionnaires minoritaires (ADAM). Pour sa part,  l’Institut français des administrateurs (IFA) recommande « la voie consistant à responsabiliser les dirigeants et les administrateurs, sous le contrôle des actionnaires et de l’opinion publique, plutôt que la contrainte par la loi et le règlement », rejoignant ainsi les positions du Medef qui s’est refusé à imposer aux patrons un cadre réglementaire à leur rémunération.

Seul le président de l’UIMM (Union des industries et des métiers de la métallurgie), Frédéric Saint-Geours, s’est montré samedi moins réticent, estimant qu’un décret pourrait contribuer à refermer « la déchirure » entre la société et les entreprises. « Passons par un texte pour éviter que la déchirure ne s’acroisse », a relevé le patron de l’UIMM, en regrettant toutefois que l’Etat n’ait pas clarifié sa position au moment de la conclusion d’accords avec les entreprises concernées.

Dans un entretien au Journal du Dimanche, Ernest-Antoine Seillière, président du conseil de surveillance de Wendel et ancien président du Medef, estime pour sa part que « ce qui doit primer » dans les rémunérations des dirigeants « ce sont des critères de réussite », mais note qu’ »il y a des abus ». « Ce qui est choquant, c’est quand quelqu’un reste bien payé dans une entreprise qui va mal », poursuit-il, en ajoutant que « c’est pour ça qu’ont été conçues les rémunérations variables ».

Le débat sur la rémunération des dirigeants s’est aussi exporté en Allemagne. Ce dimanche, un ex-dirigeant de la Dresdner Bank a annoncé renoncer à ses indemnités. Dans un entretien au quotidien Bild, l’ancien président du directoire de la banque, rachetée par Commerzbank, Herbert Walter, précise qu’il se prive de son indemnité de départ de 3,6 millions d’euros.

« Au vu des conséquences considérables de la crise sur la Dresdner Bank, je renonce à cette indemnité », déclare-t-il au quotidien, tout en insistant sur le fait qu’il avait « légalement droit » à cette indemnité. « Les revenus des dirigeants devraient être davantage liés à la performance de l’entreprise à long terme que ce n’était le cas jusqu’ici », estime Herbert Walter, assurant comprendre « que le système de rémunération des banques provoque l’incompréhension de certains ».

L’ancien dirigeant répond ainsi au souhait du gouvernement qui demandait un tel geste aux neuf anciens membres du directoire de la Dresdner Bank, qui ont perçu l’an dernier 58 millions d’euros de revenus . Dans un entretien au même quotidien Bild mais samedi, le ministre de l’Economie Karl-Theodor zu Guttenberg, estimait ainsi qu’il s’agissait d’une question de « décence que ces manageurs remboursent leurs primes ou qu’au moins ils en fassent don ».

Il faut dire que la Commerzbank, qui a été récemment partiellement nationalisée, a publié une perte nette de 6,6 milliards d’euros en 2008, plombée par sa filiale bancaire.

Le pape… encore et encore

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  Au risque de choquer, à mon tour, ami lecteur, je ne vais pas me ranger du côté des loups hurlant contre Benoît XVI, et vais donc faire court.

  Le dénommé Ratzinger, qui a longtemps fait partie de l’administration de la Congrégation de la Foi, peut-être l’un des offices les plus intégristes du Vatican (un restant de l’Inquisition, pour être plus spécifique), a également oeuvré du côté de l’Index – vous savez, ce service qui décide quel livre est pur, et quel livre mériterait le bûcher, si le Vatican était encore doté d’un pouvoir temporel…

  Alors, ne coupons pas les cheveux en quatre : Benoît XVI est un conservateur aux méthodes expéditives – ainsi qu’en témoigne l’attaque en règle contre l’Islam, ayant failli déclencher une guerre de religions, à peine quelques mois après son arrivée à la tête de l’entreprise J-C incorporated. Ou ses fréquentes allusions au fait que le concile Vatican II, à ses yeux, était un reniement des principes fondamentaux de l’église apostolique, catholique et romaine.

  Donc, ne jouons pas les vierges effarouchées : on le savait déjà, depuis longtemps, que cet homme était potentiellement dangereux.

  Partant de là, excusez-moi, mais les propos tenus par le mîtré Ratzinger, sont presque en-deça de ses records précédemment établis. Qu’on s’offusque de si peu, venant d’un pape, et en particulier de celui-ci, m’interpelle.

   Alors, on reprend : l’Eglise catholique prêche l’abstinence avant le mariage, l’abstinence encore pour lutter contre le SIDA, et l’abstinence toujours au regard de tout ce qui a un rapport avec le sexe, excepté dans le contexte de procréation – dument sanctionnée par un mariage religieux.

  Voilà. Ceux qui attendent qu’un pape passe outre ces dogmes, ont autant de chances d’assister à ce spectacle qu’au retour d’Elvis. Jean-Paul II lui-même, pourtant réformateur, savait qu’il ne pourrait jamais changer cet état de fait. Non qu’il y crut dur comme fer – il a emporté ce secret dans la tombe – mais parce que, s’il le faisait, tout un tas d’intégristes lui seraient tombés dessus à bras raccourcis… Et déjà qu’il avait échappé de peu à un attentat…

  Par contre, quitte à parler d’abstinence, s’il est de fait que rien n’est plus stupide que de demander à un pape ce qu’il pense du préservatif, il serait tout de même agréable que le dignitaire en question s’en tienne aux dogmes de sa boîte, sans en rajouter une couche…

Barack Obama veut faire la paix avec l’Iran

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Source : Reuters

Barack Obama propose à l’Iran un « nouveau départ » dans leurs relations afin de tourner la page de 30 ans d’hostilité américaine envers Téhéran, qui dit attendre des gestes concrets de la part de Washington.

Son message a pris la forme inédite d’un enregistrement vidéo destiné à être diffusé sur plusieurs chaînes du Moyen-Orient à l’occasion de la fête de Norouz, le nouvel an du calendrier iranien célébré à l’arrivée du printemps.

Réagissant avec une rapidité inhabituelle, un conseiller du président iranien Mahmoud Ahmadinejad s’est félicité de « l’intérêt du gouvernement américain à combler les divergences », tout en l’invitant à « réaliser les erreurs commises par le passé et à faire le nécessaire pour les réparer ».

« En changeant fondamentalement de comportement, l’Amérique peut nous tendre une main amicale », a dit Aliakbar Javanfekr.

« La nation iranienne a montré qu’elle pouvait oublier les décisions hâtives, mais nous attendons des gestes concrets de la part des Etats-Unis », a-t-il souligné sans plus de précisions, ajoutant que « soutenir Israël n’est pas un geste amical ».

« Les sanctions illimitées qui perdurent et ont été renouvelées par les Etats-Unis sont une erreur. Elles doivent être réexaminées », a-t-il encore dit.

L’administration Obama avait déjà manifesté son intention de renouer le contact avec l’Iran, isolé par l’équipe de George Bush qui en avait fait l’un des pôles de son « Axe du Mal », mais la dernière initiative du nouveau locataire de la Maison blanche est la plus spectaculaire depuis son investiture, le 20 janvier.

DÉMONTRER SA « GRANDEUR »

« J’aimerais m’adresser directement au peuple et aux dirigeants de la République islamique d’Iran. Nous cherchons la promesse d’un nouveau départ », déclare Barack Obama, qui reconnaît la difficulté de la tâche mais se dit prêt à tendre la main à l’Iran s’il consent à « desserrer le poing ».

« Mon administration est désormais dévouée à une diplomatie incluant l’ensemble des questions qui se présentent à nous, en vue de nouer des liens constructifs », poursuit-il sur un ton conciliant qui tranche avec la rhétorique de son prédécesseur.

Son homologue iranien, qui briguera vraisemblablement un nouveau mandat en juin, s’est dit prêt au dialogue avec les Etats-Unis, moyennant un virage politique de la part de Washington.

Sans mentionner le message d’Obama, Mahmoud Ahmadinejad a assuré vendredi, dans une allocution enregistrée pour le Nouvel An, que les sanctions infligées à l’Iran pour la poursuite de ses activités nucléaires suspectes avaient mené à une « impasse ».

Les puissances occidentales sont désormais convaincues qu’elles ne pourront empêcher Téhéran de maîtriser l’atome, a renchéri l’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la Révolution iranienne, qui n’a pas non plus relevé l’ouverture américaine.

L’invitation adressée à l’Iran en vue de la conférence internationale sur l’Afghanistan qui se tiendra fin mars à La Haye a été interprétée comme le premier signe d’un assouplissement des relations entre les deux pays.

« Ce processus n’avancera pas grâce aux menaces. Nous attendons plutôt un engagement honnête et fondé sur le respect mutuel », avertit Barack Obama dans son message.

Les Etats-Unis souhaitent voir Téhéran prendre « la place qui lui revient de droit dans la communauté des nations.

« Vous avez ce droit, mais il s’accompagne de grandes responsabilités et cette place ne saurait être prise par le terrorisme ou les armes, mais plutôt par des actions pacifiques qui démontrent la grandeur réelle du peuple et de la civilisation iraniens », dit le président des Etats-Unis.

« L’échelle de cette grandeur n’est pas la capacité à détruire, c’est la capacité manifeste à créer et construire », souligne-t-il, évoquant les ambitions nucléaires militaires dont l’Iran est soupçonné.

L’UE SALUE LA « MAIN TENDUE »

Barack Obama souhaite que « l’avenir permette des échanges renouvelés entre nos peuples » et offre de grandes occasions commerciales et en terme de partenariat. Il invite en outre Téhéran à rompre avec les mouvements figurant sur la liste américaine des organisations terroristes et à renoncer aux « propos belliqueux » à l’égard d’Israël.

Javier Solana, porte-parole de la diplomatie européenne, a exhorté Téhéran à saisir cette main tendue. « J’espère que cela ouvrira un nouveau chapitre dans les relations avec l’Iran », a-t-il déclaré à la presse à Bruxelles.

« Le message d’Obama reflète exactement ce que les Européens ont toujours voulu, à savoir qu’une offre soit présentée à l’Iran et qu’elle soit saisie », a quant à elle déclaré la chancelière allemande, Angela Merkel.

Saluant l’initiative d’Obama, le président français Nicolas Sarkozy s’est dit « convaincu qu’avec un baril de Brent en dessous de 50 dollars assez sensiblement, la politique des sanctions reste d’actualité mais qu’en même temps, il faut discuter ».

Les relations diplomatiques irano-américaines ont été rompues à l’initiative de Washington après la crise des otages de 1979-1981. Cinquante-deux diplomates américains avaient alors été retenus dans leur ambassade pendant 444 jours par des étudiants iraniens.

Version française Grégory Blachier et Jean-Philippe Lefief

Sarkozy irrite les indepéndantistes québécois

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Source : Le Point.fr

(Pour faire bonne mesure, rappelons que Royal avait déclenché un scandale, lors de la campagne présidentielle, en soutenant involontairement le point de vue inverse)

Des responsables indépendantistes québécois ont réagi avec colère mardi à des propos jugés peu flatteurs pour eux de Nicolas Sarkozy, accusant le président français « d’ingérence » et de faire preuve d’une « ignorance crasse » du Québec.

« Je trouve que le président Sarkozy a manqué à la fois de dignité et de classe dans ses remarques », a déclaré le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe.

Il réagissait à une déclaration dans laquelle M. Sarkozy a répété son soutien à l’unité du Canada et donné, selon le quotidien québécois Le Soleil, une « gifle aux souverainistes (indépendantistes) ».

M. Sarkozy a tenu ces propos lundi en remettant les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur au Premier ministre québécois Jean Charest, lui-même partisan de l’unité du Canada.

Le président français a répudié la traditionnelle politique de « non-ingérence non indifférence » mise en place par la France après le célèbre « Vive le Québec libre » du général de Gaulle en 1967. « Ni-indifférence ni-ingérence qui a été la règle pendant des années, honnêtement ce n’est pas trop mon truc », a-t-il lancé.

M. Sarkozy, dont les propos ont eu un large écho au Canada, a répété que le Québec faisait partie de la « famille » alors que les Canadiens sont des « amis » et il s’est à nouveau prononcé en faveur de l’unité canadienne, comme il l’avait fait en marge du sommet de la Francophonie en octobre dernier à Québec.

Le président a en outre eu des mots jugés très durs par la presse québécoise contre les indépendantistes, sans toutefois les nommer, parlant de « sectarisme » et « d’enfermement sur soi-même ». « Si notre identité est forte, on n’a pas besoin d’être agressif », a-t-il souligné.

Un quotidien québécois lui avait fait dire à tort « on n’a pas besoin d’être imbécile, on n’a pas besoin d’être agressif », mais M. Sarkozy a seulement répété: « on n’a pas besoin d’être agressif » à deux reprises selon une transcription officielle de ses propos. Le quotidien a publié un erratum mercredi.

« Nous ne haïssons pas le Canada », a répliqué M. Duceppe, qui dirige un parti représentant les intérêts du Québec au parlement fédéral d’Ottawa, se demandant pourquoi, si la souveraineté est bonne pour la France ou le Canada, elle serait « si mauvaise pour les Québécois ».

« Si c’est de nous qu’il parle, je pense qu’il étale de façon éloquente son ignorance crasse de la situation québécoise », a-t-il dit avant d’ajouter: « M. Sarkozy a choisi son camp, il n’est pas indifférent. Il s’ingère ».

« Je crois que le président Sarkozy fait la preuve de sa méconnaissance profonde du Québec », a aussi estimé Louise Beaudoin, ancienne ministre et porte-parole pour les relations internationales du Parti québécois, formation cousine du Bloc, actuellement dans l’opposition dans la province francophone.

Le Premier ministre canadien Stephen Harper a lui aussi évoqué les propos du président en répliquant à M. Duceppe qui lui posait une question au parlement: « C’est bien là le sectarisme dont parle M. Sarkozy ».

Le Québec a connu deux référendums sur la question de son indépendance, en 1980 et 1995. La seconde fois, les Québécois n’avaient rejeté que de justesse l’option indépendantiste. Mais le soutien à l’indépendance a fléchi depuis.

Selon un sondage fin janvier, 43% des Québécois sont actuellement favorables à l’indépendance de la province francophone et 57% contre.

par Philippe Sauvagnargues

Un internaute dresse l’historique des conflits salariaux en Guadeloupe

A l’heure où le LKP guadeloupéen semble avoir pu imposer ses revendications – à l’issue d’un mouvement social d’un mois et demi faisant déjà suite à des grèves rapportées entre ces pages – et en attendant que l’incendie ne se propage à la métropole, il me semble tout-à-fait opportun d’extraire ce commentaire. Il détaille l’historique des précédents conflits sur l’île, et permet de se rendre compte que ces problèmes ne datent pas d’hier… en espérant qu’ils seront résolus, demain :

 

Il y a quarante ans… Mai 1967… Des travailleurs guadeloupéens demandent une augmentation salariale de 2,5%. En guise de réponse à leurs revendications, les forces de l’ordre sont appelées : bilan 87 morts et des centaines de blessés, de nombreuses arrestations, emprisonnements, inculpations pour… atteinte à l’intégrité du territoire national !

En février 1952, des travailleurs guadeloupéens demandent une augmentation salariale. En guise de réponse à leurs revendications, les forces de l’ordre sont appelées : bilan 4 morts et 14 blessés.

En février 1930, des travailleurs guadeloupéens demandent une augmentation salariale. En guise de réponse à leurs revendications, les forces de l’ordre sont appelées : bilan 3 morts.

En février et mars 1910, des travailleurs guadeloupéens demandent une augmentation salariale de 2 francs pour les hommes, 1,50 francs pour les femmes, et 1,25 francs pour les enfants. En guise de réponse à leurs revendications, les forces de l’ordre sont appelées : bilan 4 morts, 12 blessés et de nombreuses arrestations.

En Février 2009, un siècle plus tard, des travailleurs guadeloupéens demandent une augmentation salariale de 200 euros sur les bas salaires. En guise de réponse à leurs revendications, les forces de l’ordre sont appelées…

Un siècle, qu’inlassablement nous revendiquons ce à quoi nous avons droit ! Un siècle, qu’on nous vole et qu’on nous humilie !

 

Un siècle d’exploitation outrancière, un siècle de « PWOFITASION ».

Alors diffusez ce message à tous vos contacts, à travers le monde entier, afin que notre insularité ne fasse pas obstacle à la proclamation de la vérité !!!

Dites leur que cela fait un siècle que cela dure, que cela fait un siècle qu’il y a des magouilles, que cela fait un siècle que les lois ou arrêtés appuyant et justifiant nos revendications sont bafoués !

 

Dites leur que notre courage n’est plus à démontrer et que nous irons jusqu’au bout, en faisant preuve de CALME et de DETERMINATION !!!

Dites-leur que le 27 mai 1848, nous sommes devenus des hommes, que ce jour – là, en gagnant notre liberté, nous avons gagné le droit au RESPECT et à la DIGNITE auquel à droit tout être humain !

Dites-leur que, aujourd’hui, un peu plus qu’hier, nous sommes FIER(ES) D’ETRE GUADELOUPEEN(NE)S !

Record de chute de fortune chez les milliardaire pour 2008

  Les pauvres… Dire que certains n’ont plus que quelques centaines de millions de dollars d’actifs, maintenant… On va bientôt organiser un gala de charité pour eux :-)

  On commence par les Etats-Unis…

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  Cette vieille carne de Rupert Murdoch, le magnat des médias US, entre autres, et grand supporter devant l’éternel du parti Républicain, aura peut-être l’occasion de méditer sur la « dérégulation du marché »… il a perdu 2 milliards de dollars, lorsque le cours de sa société a plongé de 34%.

 

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Charles Ergen, avec sa société de fournisseur de télé par satellite, perd 25% de son magot. Soit 2,1 milliards de dollars.

 

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Harold Simmons, fourgueur de titane notamment, perd quant à lui, un total cumulé de 3,5 milliard d’Euros…

 

  Bon. Qu’on ne s’inquiète pas trop, ces pauvres gens conservent tout de même quelques milliards d’actifs. D’autres histoires sont plus marrantes…

 

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 Anil Ambani, un autre magnat des télécommunications, associé avec Lakshmi Mittal, tient le record avec 30 milliards de dollars de pertes. Il lui en reste 12.

 

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Bjorgflur Gudmundsson par contre, c’est une autre histoire… Ses 1,1 milliards de dollars se sont envolés. L’Islande ayant fait saisir sa deuxième plus grande banque, dont il était directeur, il a du liquider sa société, Hansa. A noter que Bjorgflur n’en est pas à son premier souci financiaro-judiciaire, puisqu’il a déjà été condamné pour fraude et détournement d’argent…

 

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Tulsi Tanti, quant à lui, montre que tout n’est pas affaire de « crise économique mondiale »… Sa société qui produit des hélices de turbine a vu chuter son action dramatiquement, après que certaines aient craqué. Son plan de modernisation de ses usines, à hauteur de 25 millions de dollars, n’a pas rassuré ses actionnaires… Résultat : Il perd 2,5 milliards de dollars. Plus que 500 millions. Bonne chance, Tulsi !

(Non parce que ça se voit un peu sur la photo, quand même, qu’il est un peu préoccupé le monsieur…)

 

L’armée israëlienne tire sur des ambulances…

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  Ami lecteur, j’aborde ici un sujet qu’il devient de plus en plus périlleux de traiter… Non seulement car le (loooooong) conflit israëlo-palestinien est complexe en lui-même, mais aussi parce que, progressivement, Internet devient le champ de bataille hypocrite entre deux armés, ceux qui soutiennent Israël, et ceux qui soutiennent les palestiniens.

  Détail amusant : la plupart semblent n’avoir jamais mis un pied dans la région, mais chut ! Ne le leur dîtes pas, ils n’ont pas tellement le sens de l’humour…

  DONC cette putain de guerre reprend, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle sent le réchauffé. Rappelons que dans les derniers épisodes, le Hamas avait gagné les élections dans ce qui reste de la Palestine, mais que le la « communauté internationale », comme on dit, n’a pas voulu le reconnaître. A la place, ils ont dit aux électeurs que c’était bien d’être allé voter, mais qu’en fait on avait déjà choisi leur président pour eux, en la personne de Mahmoud Abbas. Ce qui tombait nickel, puisqu’il était déjà au pouvoir, et donc, qu’il n’y avait pas besoin d’en changer.

  Evidemment, le Hamas ne l’a pas vraiment bien pris, et après une guerre civile, en gros il a laissé Abbas dans son palais, pour s’emparer du restant de pouvoir en Cisjordanie et à Gaza. Il y a moins d’un mois, rompant la trêve par des tirs de roquettes,  le Hamas a justifié une invasion israëlienne… Les forces de Tsahal ayant adopté un plan inspiré par les tactiques Etats-Uniennes, à savoir « Shock and Awe », « taper et terrifier » en français dans le texte. Ce qui n’a rien à voir avec du méchant terrorisme, évidemment. Bref, ce plan consiste, officiellement, à bombarder les palestiniens au maximum afin de les inciter à voter pour le Fatah. Ce qui est vachement malin, c’est sûr.

  Et en parlant de votes, comme par hasard, ce nouvel accrochage entre les israëliens et les palestiniens intervient à la veille d’élections en Israël. La dernière grande offensive en date se situant, quelle coïncidence, également à quelques semaines d’un vote important. Donc, précédemment, il s’agissait de la droite israëlienne qui voulait montrer qu’elle avait à coeur de défendre les vies de ses électeurs; maintenant, il s’agit des travaillistes qui veulent prouver qu’ils ne sont pas des petites brêles et que, en cas de danger, ils sont tout aussi compétents en termes de bombardement et de tourisme en tanks, que leurs confrères de droite. Et quant au Hamas, sa cote grimpe méchamment… C’EST A CROIRE QUE TOUT CA EST DECIDEMENT TROP BIEN FOUTU POUR N’ÊTRE QU’UN MALHEUREUX CONCOURS DE CIRCONSTANCES HEIN…

  Pendant ce temps, évidemment, les civils palestiniens se font joyeusement canarder, depuis trois semaines. Par exemple, un immeuble dans lequel les forces israëliennes avaient rassemblé des palestiniens, vient d’être touché par un missile. Bilan : 30 morts.

  Cependant, les palestiniens peuvent se réjouir : trois heures durant, chaque jour, Tsahal ordonne un cessez-le-feu. Le temps pour les secours, d’aller soigner des blessés… lorsqu’ils ne se font pas canarder, comme le décrit cet article :

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/international/20090106.OBS8591/larmee_israelienne_attaquerait_des_medecins.html

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Des équipes médicales venant en aide à des blessés dans la bande de Gaza ont été attaquées par l’armée israélienne, affirme mardi 6 janvier l’ONG israélienne Physicians for Human Rights (PHR).
« Des témoignages indiquent que les IDF (l’armée israélienne) attaquent des équipes médicales qui veulent aller secourir des blessés, dont des ambulances et des docteurs en tenue médicale (…) », indique PHR dans un communiqué, précisant avoir recueilli des informations sur dix cas de ce type.

« Bouclier humains »

Interrogée sur le rapport, l’armée israélienne n’a pas réagi directement mais a insisté sur le fait qu’elle faisait « tout ce qui est en son pouvoir pour éviter de blesser des civils » et a accusé le Hamas, le mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza, d’utiliser des civils comme « boucliers humains ».
PHR indique avoir reçu un coup de téléphone de l’hôpital Al-Awda, de Gaza, qui affirme que des médecins n’ont pas été en mesure de sortir pour évacuer des personnes blessées par les frappes israéliennes.
« Nous ne pouvons pas faire sortir les ambulances parce qu’on nous tire dessus ».
Dans un autre appel téléphonique, la Croix-Rouge à Gaza a indiqué : « Nous ne pouvons faire sortir les ambulances car, aussitôt parties, on leur tire dessus avec des (hélicoptères d’assaut) Apache ».

 

Protection spéciale

 

L’ONG dénonce une situation « extrêmement dangereuse », rappelant que les équipements médicaux et le personnel médical sont censés bénéficier d’une neutralité médicale et d’une protection spéciale (…) même en temps de combats ».
Elle appelle toutes les parties « à fournir tous les efforts possibles pour éviter d’attaquer le personnel et les équipements médicaux ».
Lundi, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) avait indiqué que des personnes blessées dans les combats étaient décédées car les ambulances n’avaient pas pu les secourir à temps.
« Parfois, les ambulances ne peuvent pas du tout arriver jusqu’aux blessés à cause des combats et des bombardements », avait relevé l’organisation dans un communiqué.
« Des blessés meurent tout simplement en attendant une ambulance », déplorait le chef du bureau du CICR à Gaza, Antoine Grand. 

Le plan d’Obama pour relancer la consommation aux USA

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Source : AFP

Le président élu des Etats-Unis, Barack Obama, a promis jeudi une réduction d’impôts de 1.000 dollars à 95% des ménages américains dans le cadre de son plan de relance de l’économie, seul capable selon lui d’éviter de longues années de récession.

 

Dans un discours prononcé près de Washington, M. Obama, qui prendra ses fonctions le 20 janvier, a expliqué que cette baisse d’impôts devait inciter les familles à « se remettre à dépenser ».

Le coût du plan de sauvetage d’au moins 775 milliards de dollars sur deux ans, préparé par la future administration, « creusera certainement le déficit du budget à court terme », a admis le président élu. Ce plan consiste pour 40% en des réductions d’impôts.

« Mais il est tout aussi certain que ne pas en faire assez, ou ne rien faire du tout, conduirait à un plus grand déficit d’emplois, de revenus, et de confiance dans notre économie », a-t-il prévenu.

Ne pas lancer un vaste plan de sauvetage aurait des conséquences désastreuses sur l’économie, bien pires que l’aggravation du déficit budgétaire, a averti M. Obama dans ce discours prononcé à l’université George Mason à Fairfax (Virginie, est).

Le budget des Etats-Unis, plombé par la crise, devrait dégager un déficit faramineux de 1.200 milliards de dollars cette année, a averti mercredi le bureau du Budget du Congrès américain (CBO) publié mercredi. Cette prévision ne prend pas en compte le coût du plan de relance.

Mais le futur président juge que la guerre à la récession doit être l’unique priorité.

« Je ne crois pas qu’il soit trop tard pour changer de cap, mais cela le sera si nous ne prenons pas des mesures cruciales le plus vite possible. Si rien n’est fait, cette récession pourrait durer des années », a averti le futur chef d’Etat.

Dans le cadre des travaux d’infrastructures (rénovation de ponts et chaussées et d’école, généralisation de l’internet à haut débit…) qu’il a prévus, le président élu a promis de doubler la production d’énergies nouvelles en l’espace de trois ans.

« Nous moderniserons plus de 75% des immeubles de l’administration et améliorerons l’efficacité énergétique de deux millions de foyers américains, faisant ainsi économiser des milliards (de dollars) aux consommateurs et aux contribuables », a-t-il précisé.

Au Congrès, les républicains ont accueilli avec méfiance le discours du futur président.

« Mon inquiétude est grande », a déclaré sur la chaîne CNN le représentant républicain Eric Cantor. Redoutant une augmentation inconsidérée du nombre d’emplois publics, M. Cantor a mis en garde contre un endettement « qui se fait sur le dos de nos enfants ».

Mais des critiques sont venues aussi du camp démocrate, celui du président. Le président de la commission budgétaire du Sénat, Kent Conrad, a ainsi critiqué la déduction fiscale de 3.000 dollars que M. Obama compte accorder aux entreprises qui embauchent.

« Les patrons ne vont pas se mettre à embaucher des gens pour produire des choses qui ne se vendent pas », a-t-il estimé.

« Le président Obama marche au devant d’une catastrophe budgétaire de proportions gigantesques et conjuguée à une récession dont on ne connaît ni la durée ni la profondeur », a-t-il averti.

La présidente de la Chambre de représentants, Nancy Pelosi, a espéré que le plan de relance serait adopté avant la mi-février, faute de quoi elle a prévenu que les parlementaires ne partiraient pas en vacances comme cela est prévu à partir du 14 février.

 P.AMASWARAN

Le coup de Bernard Madoff – ou « escroquerie pyramidale à 50 milliards de dollars »

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L’escroc est à gauche, sur la photo…

 

  Les américains, selon la légende, font toujours tout en plus grand qu’en Europe.

  De ce point de vue, c’est clair que notre Jérome Kerviel national est enfoncé, sur ce coup-là. Bernard Madoff, dirigeant un fond de placement, étant à l’origine d’un trou de trésorerie de 50 milliards de dollars. A noter cependant, qu’en Inde aussi, un autre escroc financier du même style vient de plonger… Et pour changer, il ne s’agit pas des subprimes… Un nouveau tour de passe-passe du capitalisme actuel, alors ?

  Que nenni, ami lecteur, c’est à un mécanisme rudimentaire que nous avons affaire ici, et dont ce post va essayer d’expliquer le fonctionnement. Cette arnaque est connue sous le nom de « pyramidale »… En fait, il s’agit de promettre un énorme retour sur investissement à ceux qui viennent placer leur pognon dans la structure. Des taux d’intérêt deux fois plus élevés, par exemple, en prétextant n’importe quelle connerie du genre « on a un truc infaillible » ou « on spécule sur les cours des monnaies, vous pouvez pas comprendre ». Les pigeons – en l’occurrence, il s’est agi notamment d’organisation humanitaires qui ont voulu faire fructifier leurs thunes – vachement humanitaire, en passant… – les pigeons, donc, affluent en masse, et se refilent le mot tandis que les premiers touchent, effectivement, leurs intérêts faramineux.

  Le truc, c’est qu’il n’y a pas de « truc ». Ces retours sur investissement sont payés grâce à la venue de nouveaux investisseurs. Et cette arnaque peut se poursuivre tant que de nouveaux gogos viennent déposer leur argent dans la structure.

  Dans le cas de Madoff, une enquête un peu plus approfondie que les autres a donné le signal d’alerte – et, privé de ses nouveaux pigeons, l’escroc a bien du déclarer qu’il avait truqué les comptes de son fonds de placement. Evidemment, Madoff a eu le temps, comme ses confrères, de prendre sa part du butin qu’il a brassé, et de mener jusqu’à la découverte de son arnaque, une vie de pacha.

  Epilogue : le voici haï par une pelletée de clients volés, aux USA… mais actuellement, toujours à l’écart de la prison. Cependant, ses biens ont été saisis; Enfin, ceux qu’il n’aura pas pu planquer en prévision de son arrestation…

  Anecdote : Ce type d’escroquerie pyramidale est également à l’origine d’une guerre civile en Albanie, après sa sortie du système soviétique, lorsque des banques construites sur ce modèle ont fait « fructifier » les thunes des épargnants, et les ont fait quitter le pays juste avant que l’entourloupe ne fut mise à jour… Bilan : une bonne part de la population albanaise qui s’est retrouvée sans l’argent qu’elle avait déposé à la banque. C’est marrant, le capitalisme, hein ?

Shirin Ebadi censurée en Iran

  Ce n’est guère surprenant, ami lecteur, mais le mouvement défendant les Droits de l’Homme de Shirin Ebadi, vient d’être fermé en Iran, témoignant encore de la vision conservatrice du régime, malgré ses dirigeants… En effet, qu’on en doute ou non, l’Iran est bel et bien une démocratie. Ses élections sont influencées, certes, mais le peuple a déjà réussi à imposer des dirigeants plus « tolérants » et « ouverts » que d’autres; Seulement, les conservateurs – des soi-disant religieux défendant surtout leurs intérêts – même lorsqu’ils sont mis en minorité, continuent à imposer leur loi… au travers des assassinats, par exemple.

  Shirin Ebadi a lutté contre ce système. Il y a quelques semaines, son mouvement a été démantelé, c’est-à-dire que son local a été saisi par les autorités iraniennes.Dernièrement, le harcèlement à son encontre a empiré, allant jusqu’à des accusations de haute trahison de la part des « révolutionnaires » iraniens :

Source : Chroniques orientales (blog du Figaro)

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  Les ennuis se poursuivent pour le Prix Nobel de la paix. Jeudi, environ 150 manifestants s’en sont, cette fois-ci, pris à son domicile. Après l’avoir encerclé, ils ont commencé à saccager la façade du petit bâtiment, en arrachant la plaque de cuivre de son cabinet d’avocat, niché au rez-de-chaussée de l’immeuble, tout en scandant des slogans l’accusant de « soutenir l’intervention militaire israélienne ».

Une semaine après la fermeture forcée du Cercle de défenseurs des Droits de l’homme, dont elle membre, la juriste iranienne avait déjà reçu, il y a quelques jours, une étrange visite : celle de soit disant « inspecteurs des impôts », qui auraient exigé d’avoir accès aux fichiers de ses ordinateurs.

Un peu plus tard dans la journée, l’agence de presse Mehr avait rapporté que Shirin Ebadi était accusée de ne pas avoir payé ses taxes…. Une accusation absurde quand on sait que cette militante pour la démocratie travaille souvent bénévolement pour ses clients qui n’en ont pas les moyens, – étudiants sous pression, prisonniers politiques, etc.

En fait, le message est clair. Shirin Ebadi dérange. Au cours de ces derniers mois, elle n’a pas hésité à dénoncer ouvertement l’aggravation de la situation des droits de l’homme dans son pays. Du coup, ses détracteurs veulent la faire taire. A tout prix.

Avant-hier, un nouveau site d’information iranien, le Students News Network, apparemment proche du Ministère des renseignements iraniens, écrivait :

« Une des activités anti-étatique du Centre consistait à fournir des informations diverses de l’intérieur du pays aux Nations Unies, dans le but d’une résolution sur la situation des droits de l’homme contre l’Iran. Mr Ban Ki-Moon a mentionné explicitement l’importance de ces rapports dans les préparatifs d’une telle résolution…. Ce genre de comportement n’est-il pas semblable au transfert et à la vente d’information aux étrangers ? ».

En hommage au combat de Shirin, ami lecteur, je poste ici une part de sa biographie sur Wikipédia.

La liberté vaincra !

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Shirine Ebadi (en persan : شیرین عبادی, Shirin ‘Ebādi) (née le 21 juin 1947 à Hamadan en Iran), est une avocate iranienne, défenseur active des droits de l’homme. Elle a reçu le Prix Nobel de la paix en 2003 pour son action en faveur des droits de l’homme et de la démocratie. C’est la première femme musulmane et la première iranienne à recevoir ce prix.

Elle fut aussi la première femme en 1974 à être juge en Iran. Elle a dû abandonner son poste en 1979 à cause de la révolution iranienne lorsque des religieux conservateurs ont pris en main le pays et fortement limité le rôle des femmes.

Elle enseigne actuellement le droit à l’Université de Téhéran et œuvre pour la défense des droits des enfants et des femmes.

Elle est la porte-parole officieuse des femmes iraniennes qui ont joué un rôle clé dans la campagne présidentielle de Mohammad Khatami et depuis elle se bat pour que les femmes aient un plus grand rôle dans la vie publique.

Elle est aussi connue pour prendre la défense des dissidents de premier plan comme celle de la famille de Dariush Farouhar et de son épouse qui ont été retrouvés battus à mort. Il s’agit d’intellectuels menacés par des extrémistes opposés à la politique de Khatami qui a libéré le droit d’expression.

En 2000, Ebadi a été accusée d’avoir distribué une cassette vidéo montrant un de ces extrémistes religieux révélant que des dirigeants conservateurs sont à l’origine de ces violences. Elle a été condamnée pour cela à une peine d’emprisonnement et une interdiction d’exercer. Ceci a attiré l’attention du monde sur les violations des droits de l’homme en Iran.

Assadollah Badamchian, un politicien conservateur iranien, a qualifié le prix Nobelrécompensée pour les services rendus à l’oppression et au colonialisme occidentaux. d »infamie » ajoutant que Chirine Ebadi avait été récompensée pour les services rendus à l’oppression et au colonialisme occidentaux.

Elle fait partie de la direction de l’Organisation iranienne de protection des droits de l’enfant et de l’Association des défenseurs des droits de l’Homme en Iran. Pour ses actions politique, elle a obtenu le prix Rafto en 2001 avant d’obtenir en 2003 le Prix Nobel de la paix.

En juillet 2004, elle est devenue la marraine de la promotion 2004 de l’école nationale de la magistrature. En novembre 2006, elle a reçu de Jacques Chirac les insignes de commandeur de la Légion d’honneur.

En octobre 2007, elle intervient au Forum Mondial de l’Economie Responsable qui se tient à Lille sur le thème de la diversité.

350 000 tonnes de munitions chimiques déversées dans la Mer Baltique

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Aaaaah… La libération de l’Europe, la paix après la seconde guerre mondiale (une fois les japonais lattés), les Alliés triomphant de l’Axe, le Bien écrasant le Mal… Bien sûr, cela n’allait pas empêcher la France de faire exécuter des milliers de personnes à SETIF, ni de reprendre le sale boulot en Indochine. Même chose pour les autres gentils, d’ailleurs.

Pourtant, dans ce joli bouillon de trucs normaux et autres massacres, ami lecteur, il me semble qu’un léger détail échappât à l’histoire officielle. Un tout petit machin de 350 000 tonnes, de gaz sarin et autres joyeux produits mortels, piqués aux nazis qui n’avaient pas eu le temps de s’en servir… et dont, nous dit-on, les Alliés étaient bien en peine de savoir quoi faire.

Alors, un peu moins officiellement, il fut décidé de balancer tout ça dans la Mer Baltique, à 1000 mètres de profondeur au moins. Mais, encore plus officieusement, les bateaux chargés de dégager ces centaines de milliers de tonnes de matos chimique mortel, pour économiser du fric, l’ont plutôt lourdé pas trop loin des côtes, à une quinzaine de mètres de fond environ.

Et pour être bien sûr que tout cela serait légal, les Alliés convinrent qu’on ne devrait plus en reparler avant une cinquantaine d’années; et même, décidèrent les USA lorsque ce délai se rapprochât (satané temps qui s’acharne à s’écouler !), pendant deux bonnes décennies de plus.

Sur ces entrefaites, l’histoire commença tout de même, un peu plus de soixante années après ce forfait environnemental, à faire (précisément) surface. Le creusement d’un gazoduc n’y étant pas pour rien, non plus… et voici votre serviteur, épluchant les rapports des commissions de l’Assemblée, et tombant sur ce petit bijou de surréalisme. En l’occurence, une référence de la commission mixte m’a conduit à étudier ce document émanant du Conseil de l’Europe (un gros machin pas très connu qui sera abordé plus en détail entre ces pages prochainement).

Nan mais, c’est juste pour vous montrer comment ça marche, la démocratie, en matière environnementale :

 

Résolution 1612 (2008)

1. Les Alliés (les Etats-Unis d’Amérique, le Royaume-Uni, la France et l’Union des républiques socialistes soviétiques (URSS)) ont hérité des munitions chimiques qui n’ont pas été utilisées par l’Allemagne durant la seconde guerre mondiale. Ces stocks représentaient en tout environ 300 000 tonnes, dont à peu près 65 000 tonnes de substances toxiques à usage militaire: 39 % d’ypérite (gaz moutarde), 18 % de tabun (un agent neurotoxique), 11 % de gaz lacrymogène et 9 % de phosgène (un gaz suffocant). Ils contenaient 14 types d’agents chimiques toxiques.

2. Lors de la Conférence de Potsdam (1945), les Alliés ont décidé de transporter ces munitions chimiques dans l’océan Atlantique pour les déverser dans des sites profonds. La tâche a été répartie entre les Alliés en fonction de leurs capacités. Le Royaume-Uni a reçu environ 65 000 tonnes, l’URSS environ 35 000 tonnes, le reste revenant aux Etats-Unis.

3. La clause de l’accord qui prévoyait que les munitions chimiques seraient transportées par bateau dans l’océan Atlantique et déversées à des profondeurs supérieures à 1 000 mètres n’a pas été respectée. On sait maintenant qu’elles ont été déversées en mer du Nord et en mer Baltique, à des profondeurs n’excédant parfois pas quelques dizaines de mètres.

4. Les Alliés sont convenus de classer secrètes les informations à ce sujet et ont décidé qu’elles ne pourraient être rendues publiques avant cinquante ans. En 1997, les ministères de la Défense du Royaume-Uni et des Etats-Unis ont prolongé de vingt ans le secret recouvrant l’information relative aux opérations menées en 1946 et 1947. Il est regrettable qu’actuellement le droit international n’oblige pas les Etats à fournir des indications détaillées sur la localisation des munitions chimiques déversées.

5. Il est, par conséquent, extrêmement difficile de déterminer quel est aujourd’hui l’état de ces munitions chimiques ainsi que les risques qu’elles constituent pour l’environnement marin.

6. L’Assemblée parlementaire rappelle dans ce contexte sa Recommandation 1571 (2002) sur la prévention des risques écologiques par la destruction des armes chimiques et sa Résolution 1295 (2002) sur l’état de l’environnement de la mer Baltique, ces deux textes mentionnant entre autres les munitions chimiques déversées en mer Baltique après la seconde guerre mondiale.

7. Elle rappelle aussi la recommandation de l’Assemblée baltique sur l’observation des munitions chimiques déversées dans la mer Baltique (2003) et sa résolution sur les dangers liés à la construction du gazoduc dans la mer Baltique (2005), ainsi que les appels de la Conférence parlementaire de la mer Baltique, lancés dans le cadre des résolutions adoptées à Reykjavík en 2006 et à Berlin en 2007, à une évaluation transparente et en concordance avec les obligations internationales de la faisabilité du gazoduc, et à la réalisation des études d’évaluation de l’impact environnemental du projet.

8. La contribution la plus importante à l’étude sur l’état actuel des munitions chimiques déversées a été celle de la Commission pour la protection de l’environnement marin de la zone de la mer Baltique (Commission d’Helsinki, HELCOM). Son rapport publié en 1995 analyse les divers types et quantités de munitions déversées, et précise les zones de déversement, les caractéristiques des munitions déversées et leur état, ainsi que les risques sanitaires et environnementaux qu’elles pourraient entraîner. Il contient aussi des lignes directrices et des recommandations à l’intention des pêcheurs sur la conduite à suivre en cas de découverte accidentelle de munitions chimiques en mer.

9. HELCOM est d’avis qu’il ne faut pas récupérer ces munitions chimiques des fonds marins, mais les laisser là où elles se trouvent. Cet avis est d’ailleurs partagé par la plupart des experts ayant étudié le sujet.

 

Lire la suite de ’350 000 tonnes de munitions chimiques déversées dans la Mer Baltique’ »

USA : Barack Obama et les vieux capitalistes pourris

Un autre article du Réseau Voltaire, très intéressant…

Bon, rappelons que l’idéologie de ce média est d’extrême-gauche tendance « tous pourris » et « y’a des complots partout »; ce qui n’est pas nécessairement imprudent de nos jours Innocent, mais bon quand même, il vaut mieux éviter les procès d’intentions systématiques…

Cet article relate donc des relations qui pourraient se concrétiser, une fois l’administration Obamaen place, incluant effectivement certains des pires escrocs du système ultralibéral américain actuel…

Brrrr…

 

 

Obama a déclaré sans équivoque sa volonté de s’attaquer aux échecs politiques du gouvernement Bush, et de « démocratiser » le système financier états-unien. Barack Obama, le président élu, affirme être déterminé à inverser la tendance :

 

« Rappelons-nous que si cette crise financière nous a appris quelque chose, c’est que nous ne pouvons avoir une Wall Street prospère pendant que le commun des mortels souffre. Dans ce pays, nous nous élevons ou chutons en tant que nation, en tant que peuple. » [1]

 

Avec désinvolture, les démocrates reprochent au gouvernement Bush la débâcle financière d’octobre.
Obama a fait savoir qu’il établira un programme politique tout autre, qui servira les intérêts du commun des mortels :

« Demain, vous pourrez tourner la page sur les politiques qui poussent à la cupidité et à l’irresponsabilité de Wall Street devant le dur labeur et le sacrifice des hommes et des femmes de la rue. Demain, vous pourrez choisir les politiques qui investissent dans notre classe moyenne, créent de nouveaux emplois et accroissent cette économie, de sorte que tout le monde ait une chance de réussir, du directeur général à la secrétaire et au concierge, du propriétaire de l’usine aux ­hommes et femmes qui y travaillent. » [2]

Obama est-il engagé dans le « domptage de Wall Street » et dans la « neutralisation des marchés financiers » ?
Ironiquement, cette politique de « cupidité et d’irresponsabilité » fut instaurée sous le gouvernement Clinton.
Le Financial Services Modernization Act (FSMA ou loi de modernisation des services financiers) de 1999 a incité à abroger la Glass-Steagall Act de 1933. La Glass-Steagall Act, ce pilier du « New Deal » du président Roosevelt, fut instaurée en réponse au climat de corruption, de manipulation financière et de « délit d’initié » qui mena à la faillite de plus de 5000 banques dans les années qui suivirent le krach de Wall Street en 1929.
Dans le cadre du Financial Services Modernization Act de 1999, le contrôle effectif de l’ensemble du secteur des services financiers des États-Unis (incluant les compagnies d’assurance, les fonds de pension, les titres, etc.) a été cédé à une poignée de conglomérats financiers et à leurs associés, les fonds spéculatifs (hedge funds).

 

Les instigateurs du désastre financier

 

Qui sont les artisans de cette débâcle ?

Ironie amère, l’équipe de transition du président élu Barack Obama songe à présent aux instigateurs du désastre financier pour le poste de secrétaire au Trésor :

Lawrence Summers [3] a joué un rôle clef dans le lobbying au Congrès pour l’abrogation du Glass Steagall Act. Sa nomination opportune au poste de secrétaire au Trésor par le président Clinton en 1999 a permis de forcer l’adoption du Financial Services Modernization Act en novembre 1999. Au terme de son mandat à la tête des Finances, il est devenu président de l’université de Harvard (2001-2006).

Paul Volker était président de la Réserve fédérale dans les années 1980 de l’ère Reagan. Il a joué un rôle central dans la mise en œuvre de la première phase de déréglementation financière, qui a favorisé la foule de faillites, fusions et acquisitions menant à la crise financière de 1987. Timothy Geithner [4] est directeur général de la Banque de la Réserve fédérale de New York (FRBNY), la plus puissante institution financière privée d’Amérique. Il est aussi ancien fonctionnaire des Finances du gouvernement Clinton. Il a travaillé pour Kissinger Associates et fut aussi en poste au FMI. La FRBNY joue un rôle en coulisses dans la mise au point de la politique financière. Geithner agit pour le compte de puissants financiers derrière la FRBNY. Il est en plus membre du Council on Foreign Relations (CFR).

Jon Corzine, aujourd’hui gouverneur du New Jersey, est un ancien directeur général de Goldman Sachs. Au moment de la rédaction de cet article, le favori d’Obama pour le poste de secrétaire au Trésor était Larry Summers.

Lawrence Summers, professeur d’économie à l’université de Harvard, a servi d’économiste en chef à la Banque mondiale (1991–1993). Il a contribué à la conception des réformes macro-économiques imposées à nombre de pays émergents endettés. Dans le cadre du programme d’ajustement structurel (PAS), parrainé par le FMI et la Banque mondiale, l’impact social et économique de ces réformes a été dévastateur, entraînant une extrême pauvreté.
La période de Larry Summer à la Banque mondiale coïncidait avec l’effondrement de l’Union soviétique et l’imposition de la « médecine économique » mortelle du FMI et de la Banque mondiale en Europe de l’Est, dans les anciennes républiques soviétiques et dans les Balkans.
En 1993, Summers est passé au Trésor des États-Unis. Il a d’abord occupé le poste de sous-secrétaire au Trésor pour les affaires internationales et, plus tard, secrétaire d’État adjoint. En liaison avec ses anciens collègues du FMI et de la Banque mondiale, il a joué un rôle clef dans l’élaboration du « traitement de choc » économique lié au train de réformes imposées à la Corée du Sud, à la Thaïlande et à l’Indonésie, lors de l’apogée de la crise asiatique de 1997.
Les accords de plan de sauvetage négociés avec ces trois pays ont été coordonnés au Trésor par Summers, en liaison avec la Banque de la Réserve fédérale de New York et les institutions de Bretton Woods à Washington. Summers a travaillé en étroite collaboration avec le directeur général adjoint du FMI, Stanley Fischer, nommé ensuite gouverneur de la Banque centrale d’Israël.
Larry Summers est devenu secrétaire du Trésor en juillet 1999. C’est un protégé de David Rockefeller. Ce fut l’un des principaux artisans de l’infâme Financial Services Modernization Act, qui, purement et simplement, légitima le délit d’initié et la manipulation financière.

 

« Mettre le renard à la garde du poulailler »

 

Summers est aujourd’hui consultant pour Goldman Sachs et directeur général de D.E. Shaw Group, un organisme de fonds spéculatifs. En tant que gestionnaire de fonds de spéculation, ses contacts avec les Finances ainsi que Wall Street lui procurent de précieuses informations privilégiées sur le mouvement des marchés financiers. Sous la gouverne de Larry Summers, et en conséquence directe de la crise financière, le D.E. Shaw Group a fait des bénéfices records. A la fin octobre 2008, à l’apogée de la crise financière, le D.E. Shaw Group a annoncé 7 milliards de dollars de revenu, en augmentation de 22% sur l’année précédente, « avec près de trois fois plus d’argent dans la main qu’il y a un an » (2theadvocate.com, 31/10/08).

Mettre un gestionnaire de fonds de spéculation (ayant des liens avec l’establishment financier de Wall Street) en charge des Finances équivaut à placer le renard à la garde du poulailler.

 

Le Consensus de Washington

 

Summers, Geithner, Corzine, Volker, Fischer, Phil Gramm, Bernanke, Hank Paulson, Rubin, sans oublier Alan Greenspan, et autres, sont des copains. Ils jouent au golf ensemble ; ils ont des liens avec le Council on Foreign Relations et les Bilderberg ; ils ­agissent de concert conformément aux intérêts de Wall Street ; ils se rencontrent à huis clos ; ils sont sur la même longueur d’onde ; ils sont démocrates et républicains.

Bien qu’ils puissent être en désaccord sur certaines questions, ils sont fermement attachés au consensus Washington-Wall Street. Ils sont absolument impitoyables dans la gestion de leurs opérations économiques et financières. Leurs actions sont motivées par le profit. En dehors de leur strict intérêt envers le « rendement » des « marchés », ils sont peu concernés par la « vie des êtres humains », par l’impact de l’éventail d’implacables ré­formes macro-économiques et financières sur la vie des gens, réformes qui poussent à la faillite des secteurs entiers de l’activité écono­mique.

Le raisonnement sous-jacent au discours économique néolibéral est souvent cynique et méprisant. A cet égard, le discours économique de Lawrence Summers se distingue. Il est connu chez les écologistes pour avoir proposé de déverser les déchets toxiques dans les pays du tiers monde, car, là-bas, les gens ont la vie plus courte et le coût de main-d’œuvre est extrêmement bas, ce qui signifie essentiellement que la valeur de marché des gens du tiers monde est très inférieure. Selon Summers, cela rend l’exportation des matières dangereuses vers les pays pauvres beaucoup plus « rentable ». En 1991, une note de service controversée de la Banque mondiale, signée par l’économiste en chef Larry Summers, indique ce qui suit (extraits) :

 

« Industries ‹sales› : Juste entre vous et moi, la Banque mondiale ne devrait-elle pas encourager davantage la migration des industries sales vers les pays les moins déve­loppés ? Je pense à trois raisons :
1) La mesure du coût de la pollution altérant la santé dépend des gains prévus de l’augmentation de la morbidité et de la mortalité. […] De ce point de vue une quantité donnée de pollution affectant la santé doit être faite dans le pays ayant les coûts les plus faibles, qui sera le pays dont les salaires sont les plus bas. Je pense que la logique économique derrière le déchargement de déchets toxiques dans le pays aux salaires les plus bas est irréprochable et nous devons la regarder en face.
2) Le coût de la pollution est susceptible d’être non linéaire, car l’augmentation initiale de pollution a sans doute un coût très bas. J’ai toujours pensé que les pays sous-peuplés d’Afrique sont infiniment peu pollués, la qualité de leur air est sans doute considérablement peu rentable par rapport à Los Angeles ou Mexico. Ce qui empêche l’amélioration du bien-être mondial du commerce de la pollution de l’air et des déchets, c’est le seul fait déplorable que tant de pollution soit produite par des industries non négociables (transport, production d’électricité), et que le coût unitaire du transport des déchets solides soit si élevé.
3) La demande d’un environnement propre pour des raisons esthétiques et de santé est susceptible d’avoir une très grande élasticité de revenus. [La demande augmente avec le niveau de revenu]. L’inquiétude à propos d’un agent ayant une chance sur un million de provoquer le cancer de la prostate est de toute évidence beaucoup plus élevée dans un pays où les gens sur­vivent au cancer de la prostate que dans un pays où le taux de mortalité des moins de 5 ans est de 20% […]. »
(Date : 12 décembre 1991 – Pour : Distribution – De : Lawrence H. Summers – Objet : GEP [GEP signifie Bonnes Pratiques Environnementales, ndt]) [5]

 

L’attitude de Summers sur l’exportation de la pollution vers les pays émergents a eu un impact marqué sur la politique environne­mentale des États-Unis :
En 1994, « 
pratiquement tous les pays du monde se sont dissociés des réflexions de ‹logique économique› de M. Summers formé à Harvard, sur le déversement des poisons des pays riches chez leurs voisins plus pauvres, et ils ont décidé d’interdire l’exportation des déchets dangereux de l’OCDE vers les pays [émergents] non membres de l’OCDE dans le cadre de la Convention de Bâle. Cinq ans plus tard, les États-Unis sont l’un des rares pays n’ayant toujours ni ratifié la Convention de Bâle ni l’Amendement d’Interdiction de la Convention de Bâle sur l’exportation des déchets dangereux de l’OCDE vers les pays hors OCDE. » [6]

 

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USA : 115 mensonges sur les attentats du 11 Septembre

Le Réseau Voltaire, un ensemble (comme son nom l’indique) de médias « non-alignés », c’est-à-dire indépendants financièrement et carrément d’extrême-gauche idéologiquement, publie un petit résumé des mensonges les plus énormes proférés sur les attentats du 11 Septembre.

ATTENTION ! Comme je l’ai précédemment dit, ami lecteur, dans un précédent article consacré à ce sujet, il convient de ne pas prendre ces infos pour argent comptant, vérité ultime, et autre « oh la la ça y est je viens de découvrir un énormes secret maintenant » ; Il s’agit d’un énonce de faits certes troublants, mais pas forcément TOUS avérés , ou aussi révélateurs qu’il n’y parait…

…malgré tout, bon, en voici 115. Dans le tas, y’a de quoi s’amuser avec les piètres talents falsificateurs des services secrets américains (Mention spéciale pour le fait que l’Air Force One de George W. Bush n’était même pas escorté par des chasseurs lorsqu’il est « revenu de l’école où il était passé, comme ça, par hasard, ce jour-là »).

 

Pour chaque mensonge, on se référera aux analyses du professeur David Ray Griffin dans son ouvrage Omissions et manipulations de la Commission d’enquête. Les chiffres entre parenthèse renvoient aux pages du livre dans son édition originale états-unienne.

1. L’omission de la preuve qu’au moins six des pirates de l’air présumés (dont Waleed al- Shehri, que la Commission accuse d’avoir poignardé une hôtesse de l’air du vol UA11 avant que celui-ci s’écrase sur la tour Nord du World Trade Center) sont toujours vivants (19-20). [NDLR : Avéré, vérifiez… bon, je vais pas annoter les 115 points, à vous de faire vos recherches, mais y’a, à mon avis, pas mal de pertinence là-dedans !]

2. L’omission des preuves concernant Mohamed Atta (comme son penchant signalé pour l’alcool, le porc et les danses érotiques privées – lap dances – ) sont en contradiction avec les affirmations de la Commission selon lesquelles il était devenu un fanatique religieux (20-21).

3. La confusion volontairement créée autour des preuves que Hani Hanjour était un pilote trop incompétent pour amener un avion de ligne à s’écraser sur le Pentagone (21-22).

4. L’omission du fait que les listes des passagers (flight manifests) rendues publiques ne contenaient aucun nom d’Arabe (23).

5. L’omission du fait qu’un incendie n’a jamais causé l’effondrement total d’un bâtiment à structure d’acier, ni avant ni après le 11 Septembre (25).

6. L’omission du fait que les incendies des Tours Jumelles n’étaient ni extrêmement étendus, ni particulièrement intenses, ni même très longs en comparaison avec d’autres incendies dans des gratte-ciels (de structures) similaires, qui eux ne se sont jamais écroulés (25-26).

7. L’omission du fait qu’étant donné l’hypothèse que les effondrements aurait été provoqués par l’incendie, la Tour Sud, touchée plus tard que la Tour Nord et en proie à des flammes de moindre intensité, n’aurait pas dû s’effondrer la première (26).

8. L’omission du fait que le bâtiment n°7 du WTC (qui n’a pas été touché par un avion et qui ne fut le théâtre que de petits incendies localisés) s’est aussi écroulé, un événement que l’Agence Fédérale pour le Traitement des Situations d’Urgence (FEMA) a reconnu ne pouvoir expliquer (26).

9. L’omission du fait que l’effondrement des Tours Jumelles (et du bâtiment n°7) présente au moins 10 caractéristiques d’une démolition contrôlée (26-27). 10. L’assertion que le coeur de la structure de chacune des Tours Jumelles était « un puits d’acier vide », une affirmation qui nie la présence de 47 massives colonnes d’acier qui constituaient en réalité le coeur de chaque tour et qui, selon la théorie de « l’empilement des étages » (the « pancake theory ») explicative des effondrements, aurait dû restées dressées vers le ciel sur de nombreuses dizaines de mètres (27-28).

11. L’omission de la déclaration de Larry Silverstein [le propriétaire du WTC] selon laquelle il décida, en accord avec les pompiers, de « démolir » (to « pull », argot technique) le bâtiment n°7 (28).

12. L’omission du fait que l’acier des bâtiments du WTC fut rapidement déblayé de la scène du crime et embarqué sur des navires à destination de l’étranger AVANT qu’il puisse être analysé pour y déceler des traces d’explosifs (30).

13. L’omission du fait que le bâtiment n°7 ayant été évacué avant son effondrement, la raison officielle invoquée pour le déblaiement rapide de l’acier [sur ce site] (que certaines personnes puissent être encore vivantes sous les décombres) ne faisait aucun sens dans ce cas précis (30).

14. L’omission de la déclaration du maire R. Giuliani selon laquelle il avait été prévenu que le WTC allait s’effondrer (30-31).

15. L’omission du fait que Marvin Bush, le frère du Président, et son cousin Wirt Walker III étaient tous les deux directeurs de la société chargée de la sécurité du WTC (31-32).

16. L’omission du fait que l’aile Ouest du Pentagone [celle effectivement touchée] était la moins susceptible d’être prise pour cible par des terroristes de al-Qaida, pour plusieurs raisons (33- 34).

17. L’omission de toute discussion pour établir si les dommages sur le Pentagone étaient compatibles avec l’impact d’un Boeing 757 se déplaçant à plusieurs centaines de kilomètres/heure (34).

18. L’omission du fait qu’il existe des photos montrant que la façade de l’aile Ouest ne s’est effondrée que 30 minutes après la frappe, et aussi que le trou d’entrée apparaît bien trop petit pour un Boeing 757 (34).

19. L’omission de tout témoignage contradictoire au sujet de la présence ou de l’absence de débris visibles d’un Boeing 757 que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur du Pentagone (34-36).

20. L’absence de toute discussion pour établir si le Pentagone disposait d’un système de défense anti-missile capable d’abattre un avion de ligne commercial, bien que la Commission suggéra que les terroristes d’al-Qaida n’attaquèrent pas une centrale nucléaire parce qu’ils assumaient qu’elle serait ainsi défendue (36).

21. L’omission du fait que les images de différentes caméras de surveillance (y compris celles de la station service en face du Pentagone, dont le film fut confisqué par le FBI immédiatement après la frappe) pourraient sans doute donner une réponse à ce qui a réellement percuté le Pentagone (37-38).

22. L’omission de la référence du Ministre de la Défense D. Rumsfeld à « un missile [utilisé] pour endommager [le Pentagone] » (39).

23. L’approbation apparente de la réponse totalement insatisfaisante à la question de savoir pourquoi les agents des Services Secrets permirent au Président Bush de rester dans l’école de Sarasota à un moment où, selon la version officielle, ils auraient dû assumer qu’un avion détourné aurait pu prendre l’école pour cible (41-44).

24. L’échec à expliciter pourquoi les Services Secrets n’ont pas demandé la protection de chasseurs pour [l’avion présidentiel] Air Force One (43-46).

 

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Grèce : l’insurrection faiblit

  Encore un évènement impressionnant… Décidément, ami lecteur, l’actualité se fait de plus en plus explosive…

  Le JRDF, fidèle à son credo, a patienté jusqu’au moment où des données fiables pourraient être recueillies sur ce mouvement violent, clairement destructeur, qui a embrasé la Grèce – et même une école grecque, en France ! – à la suite de la mort d’un adolescent de quinze ans, tué par un tir d’un policier.

  Revenons donc sur cet élément déclencheur, en premier lieu. C’est bien connu : la mort d’un ou de plusieurs jeune(s) est un terreau psychologique idéal pour initier une révolte. On pense au mouvement de guérilla urbaine et de pillage de 2005, en France; Mais pas seulement; Souvenons-nous que notre troisième révolution, celle de 1848, localisée sur Paris mais plus brutalement concentrée, et plus soudaine que celle de 1789, avait également eu lieu après que Guizot eut donné l’ordre de tirer sur des manifestants désarmés, principalement étudiants (Wikipédia parle d’un « tir malheureux »… Tu parles ! Il a fait entasser les cadavres des gamins qui l’avaient insulté sous sa fenêtre dans des charrettes, et leur a fait faire le tour de Paris !)

  Donc, un adolescent de quinze ans est mort, il y a de cela une semaine maintenant, et cela a constitué une allumette efficace pour faire partir un bon gros brasier… qui est allé jusqu’à faire partir en fumée, entre autres, deux ministères !

  Mais quelles sont les conditions exactes de ce tir de la police grecque ? Évidemment, les versions divergent fortement, entre celle des autorités qui évoquent « une trentaine de jeunes leur lançant des cocktails Molotov » et celle des anarchistes auquel appartenait la victime, qui n’en reconnaissent qu’une dizaine, et affirment n’avoir jeté que des pierres sur la voiture de police…

  Reste qu’à une dizaine, même en prenant l’estimatiob la plus basse, ce sont les jeunes qui ont agressé les policiers; cela ne méritait sans doute pas trois balles tirées directement sur les agresseurs, sans sommation, et un mort au final, mais on peut arguer que les policiers ont pu paniquer, et surtout qu’ils ont été provoqués…

  Nonobstant, l’allumette était là, elle a été utilisée… et la révolte a éclaté. Mais de quelle révolte s’agit-il ? D’un point de vue populaire, il est clair qu’une bonne partie du peuple grec, principalement sa population la plus jeune, ne peut plus piffer un gouvernement arrogant, antisocial et ultralibéral. L’équivalent de Sarkozy ici, mais en plus ferme encore – et dire que ça se prétend de « centre-droit »… mais un gouvernement légitimement élu, donc représentant fatalement le point de vue d’une autre partie de la population, dont la proportion est indéterminée, évidemment…

  Tout ça pour dire qu’il ne s’agit, a priori, pas d’une révolution, et que ce mouvement violent est en passe de s’éteindre – justement, parce qu’il était excessivement violent d’ailleurs. Ce qui est tout-à-fait louche, en passant… Quand on sait que Berlusconi emploie des casseurs pour discréditer des manifestants, et que Sarkozy fait de même, il est tout-à-fait envisageable qu’en Grèce aussi, le gouvernement mette de l’huile sur le feu afin de jouer au « Mais regardez ! Ce sont des sauvages ! On ne peut que leur envoyer des policiers, ils ne font que casser ! »; même si le Premier Ministre en question, surtout visé par cette révolte, a fait le distingo entre les « étudiants » et les « extrémistes ».

  Cela n’empêche pas, et en France ce genre de conneries s’amorce également, qu’aller piller des commerces, brûler des machins et balancer des cocktails Molotov sur les policiers, ça aboutit à ça :

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Et, pour la fin de l’histoire, je te laisse, ami lecteur, éplucher cet article de Libération :

 

Plusieurs manifestations se sont déroulées samedi à Athènes et Salonique, sans heurts, pour protester contre la mort il y a une semaine d’un adolescent tué par un policier, qui a déclenché une vague de violences urbaines en Grèce.

En début d’après-midi, quelque 300 lycéens ont organisé sur la place centrale de Syntagma à Athènes un rassemblement assis et pacifique pour honorer la mémoire de l’adolescent, Alexis Grigoropoulos, 15 ans.

Les jeunes, dont certains portaient des fleurs, ont déployé devant le Parlement deux grandes banderoles sur lesquelles était inscrit «On condamne la violence, il faut désarmer la police» et «06/12/08, Alexis Grigoropoulos, je n’oublie pas».

Quelques heures plus tard, environ 2.000 étudiants se sont regroupés sur la place et massés devant la tombe du soldat inconnu protégée par un cordon policier, en invectivant les forces de l’ordre.

Un face-à-face tendu a duré plus d’une heure avant que les étudiants ne se dispersent, laissant une centaine d’autonomes sur la place.

La plupart des manifestants étaient des étudiants de l’école Polytechnique et de la faculté de Droit occupées. Ils portaient des banderoles sur lesquelles était inscrit «L’Etat assassine» et «Assassins».

Un tract d’un comité de coordination lycéens-étudiants distribué sur place annonçait de nouvelles manifestations lundi devant la direction de la police et une grande manifestation générale des secteurs de l’éducation jeudi prochain devant le parlement.

Un rassemblement qui devait être organisé dans la soirée à Exarchia, le centre contestataire d’Athènes, a été reporté pour dimanche en fin d’après-midi pour rendre hommage au jeune Alexis, une semaine après sa mort dans le quartier.

A Salonique, deuxième ville de Grèce, dans le nord du pays, de légers incidents ont émaillé une manifestation qui a réuni quelque 2.000 personnes samedi après-midi.

Des groupes d’autonomes qui avaient rejoint une manifestation pacifique de lycéens et d’étudiants de gauche ont renversé des poubelles, endommagé une voiture, inscrit des slogans sur l’évêché et détruit une caméra de surveillance d’une banque dans le centre-ville.

Il n’y a pas eu de heurts avec les forces de l’ordre qui suivaient discrètement le cortège.

Dans la nuit, une série de mini-attentats à l’explosif ont secoué Athènes, mais aucun affrontement n’a été signalé en Grèce entre jeunes et forces de l’ordre, après sept jours de violences urbaines qui ont bouleversé le pays.

Les attentats, qui n’ont pas été revendiqués, ont visé cinq banques, quatre grecques et une américaine, et un bureau local du parti conservateur au pouvoir Nouvelle Démocratie (ND) dans deux quartiers de la capitale. Un supermarché et une boutique de l’Office des télécommunications (OTE) qui jouxtaient deux des banques touchées ont aussi subi des dégâts.

Ces attentats n’ont pas fait de victimes mais seulement provoqué des dégâts matériels et des départ d’incendies qui ont été rapidement maîtrisés par les pompiers.

Deux voitures ont par ailleurs été incendiées par des inconnus dans deux quartiers de la capitale, à Guizi et à Exarchia, le centre contestataire d’Athènes.

La police a fait état depuis deux jours d’«une baisse de tension» par rapport au début de la semaine, où de violentes échauffourées avaient secoué Athènes et les principales villes grecques.

Sur le plan politique, le Premier ministre Costas Caramanlis, mis à mal par la crise, a exclu vendredi de se retirer ou d’organiser des élections législatives anticipées.

«Comme je l’ai dit dans le passé, il est trop tôt pour que je prenne ma retraite», a-t-il dit à des journalistes en marge d’une réunion à Bruxelles des chefs d’Etat et de gouvernement européens.

Torture par décibels à Guantanamo : les artistes protestent

Source : Associated Press

 

Du rock diffusé à plein volume pendant des jours dans des cellules. Cette pratique utilisée par l’armée américaine en Irak, en Afghanistan et à Guantanamo pour briser psychologiquement des détenus est dénoncée non seulement par les prisonniers mais aussi par des musiciens qui ne veulent plus que leurs compositions soient utilisées comme instrument de torture.

Une campagne de protestation lancée mercredi réunit ainsi des groupes et artistes de renom, dont Massive Attack.

Donald Vance, un entrepreneur de Chicago qui travaillait avec l’armée américaine a subi ce traitement pendant des semaines lors de sa détention en Irak. Soupçonné de vente d’armes à des insurgés, il a été enfermé dans une cellule glaciale de 2,3m x 2,3m, où un haut-parleur protégé par une grille métallique déversait 20 heures par jour un torrent de décibels.

M. Vance, qui clame son innocence, a raconté à l’Associated Press que s’il avait pu, il se serait suicidé pour échapper à cet enfer. Il portait une combinaison et des tongs et n’avait rien pour se protéger du froid. « Je n’avais ni couverture ni drap », dit-il. « Si j’en avais eu, j’aurais probablement tenté de me suicider. »

Outre le haut-parleur placé dans sa cellule, deux autres, de grande taille, étaient installés dans le couloir à l’extérieur, explique-t-il. La musique était quasi-permanente, précise-t-il. Il s’agissait essentiellement de hard rock.

Pendant plusieurs mois, M. Vance a subi cette agression sonore menée à coups de chansons d’AC/DC, Nine Inch Nails, Queen, Pantera… « Je ne peux pas vous dire combien de fois j’ai entendu ‘We Will Rock You’ de Queen », dit-il.

Cette pratique a été courante dans la guerre menée par les Etats-Unis contre le terrorisme. Elle a été autorisée le 14 septembre 2003 par le général Ricardo Sanchez, alors commandant de l’armée américaine en Irak, pour « créer la peur, désorienter (…) et prolonger le choc de la capture ».

M. Vance était au moins familier de la musique rock, contrairement à de nombreux détenus en Afghanistan, où l’armée américaine a commencé à utiliser cette technique. Binyam Mohammed, aujourd’hui prisonnier à Guantanamo Bay, raconte que les hommes avec qui il était enfermé dans la « prison noire » de la CIA (Milan: CIA.MI – actualité) en Afghanistan finissaient par hurler et à se frapper la tête contre les murs, incapables d’en supporter davantage.

Aujourd’hui, des musiciens se rassemblent pour demander à l’armée de cesser d’utiliser leurs compositions contre des détenus. La campagne lancée mercredi réunit Massive Attack et d’autres groupes, et des musiciens comme Tom Morello, un ancien membre de Rage Against the Machine et Audioslave, qui mène aujourd’hui une carrière solo.

Elle se traduira par des minutes de silence lors de concerts et de festivals, explique Chloe Davis, de l’association juridique britannique Reprieve, qui défend des dizaines de détenus de Guantanamo et organise la campagne.

Selon le contre-amiral David Thomas, commandant de la prison de Guantanamo, cette pratique n’a pas été utilisée depuis son arrivée il y a environ six mois. Le commandant Pauline Storum, porte-parole du centre de détention, a refusé de préciser quand et comment cette technique y avait été employée auparavant.

Des agents du FBI à Guantanamo ont rapporté de nombreux cas d’exposition de détenus aux décibels, une pratique dont on leur avait dit qu’elle était « courante ici ». Selon une note de service du FBI, un chargé d’interrogatoire de Guantanamo s’est vanté de pouvoir « briser » quelqu’un en quatre jours, en l’exposant alternativement à 16 heures de musique et de lumières et quatre heures de silence et d’obscurité.

Il n’y a pas que du hard rock, voire du rap, qui est utilisé contre les détenus. Christopher Cerf, qui a écrit des chansons pour l’émission de télévision pour enfants « Sesame Street » (« 1, rue Sésame » en français), a été horrifié d’apprendre que certaines avaient été employées dans ce but par l’armée.

L’épreuve aura duré plusieurs mois pour M. Vance, finalement libéré au bout de 97 jours, il y a deux ans. Lorsqu’on lui demande de décrire ce qu’il a subi, il répond: « vous n’êtes plus vous-même. Vous ne pouvez plus formuler vos propres pensées dans un tel environnement. » Cela peut rendre fou, assure-t-il. AP

Obama veut relancer la culture aux USA… et à la Maison Blanche !

Source : Associated Press

Le président-élu américain, Barack Obama et sa femme, Michelle, ont des projets pour une transformation culturelle de la Maison Blanche: inviter des scientifiques, des musiciens et des poètes à la « Maison du peuple », pour inspirer les jeunes Américains en ces temps difficiles, a expliqué Barack Obama, dimanche, sur la chaîne de TV NBC.

« Ce que nous voulons faire, c’est ouvrir la Maison Blanche et rappeler aux gens… que c’est la Maison du peuple », a déclaré Barack Obama, qui prendra ses fonctions le 20 janvier.

« Ce qui rend l’Amérique spéciale », ce sont l’art, la culture et la science du pays et « nous voulons autant que possible les faire entrer à la Maison Blanche », a ajouté Barack Obama. AP

 

Crise financière : La Reine d’Angleterre se met au régime !

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Source : LeMonde.fr

Les chroniqueurs royaux en ont perdu leur flegme. La crise et la récession obligent la reine d’Angleterre Elizabeth II à se serrer la ceinture. En visite à Oxford, le mercredi 27 novembre, la souveraine a porté le même manteau rouge que lors d’une cérémonie à l’académie militaire de Sandhurst, à l’automne 2005. Au cours d’un bal en Slovénie, un mois plus tôt, elle avait mis une robe de soirée vieille de vingt ans.

Les membres de la famille royale ont été priés de suivre son exemple. Son mari, le duc d’Edimbourg, a fait réajuster un pantalon datant de 1957. Les sorties en « boîte » très médiatisées des princes William et Harry se sont faites plus rares. « La situation économique est affreuse » : Sa Majesté, qui ne commente jamais l’actualité, est sortie de sa réserve lors d’une cérémonie à la London School of Economics en demandant à ses hôtes « pourquoi personne ne s’en est-il rendu compte ? »

ARRIÈRE-PENSÉES POLITIQUES

La reine, qui n’a ni chéquier ni carte de crédit, ignore l’argent et n’a jamais un sou sur elle. En tant que souveraine, Elizabeth II reçoit la « liste civile », qui lui est allouée chaque année par l’Etat pour couvrir les dépenses de sa fonction. Loin d’être négligeable, sa fortune privée est estimée à 320 millions de livres (387,80 millions d’euros), selon le classement 2008 du Sunday Times des personnalités les plus riches du royaume. Elle arrive à la 264e position. Rentière, la reine a du souci à se faire. La partie la plus importante du patrimoine royal est constituée de placements financiers. La dégringolade de la Bourse a fortement réduit la valeur de son portefeuille, composé d’actions et d’obligations britanniques.

Elizabeth II possède, en son nom propre, les bénéfices du duché de Lancaster. Or les profits de cette entreprise chargée de fournir au chef de l’Etat un revenu indépendant ont été frappés de plein fouet par la crise de l’immobilier. Vu l’effondrement des ventes aux enchères, il lui est impossible de céder bijoux, tableaux ou pur-sang pour renflouer la caisse Windsor.

Reste que les arrière-pensées politiques ne sont pas absentes de cette cure d’austérité. La sortie du livre Living off the State (« Vivre aux crochets de l’Etat ») de Jon Temple, très critique sur l’opacité des finances de la souveraine, embarrasse le palais. L’auteur affirme, chiffres à l’appui, que la « firme royale » a tendance à confondre les biens de l’Etat avec les intérêts privés de ses membres.

La Guyane paralysée par des grèves causées par les prix du carburant

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Source : AFP

Dans une lettre au chef de l’Etat rendue publique dimanche, les responsables de huit formations politiques parmi les principales de Guyane demandent au président de la République de prendre « toutes les décisions nécessaires à l’aboutissement de la juste demande du peuple guyanais ».

Parmi les signataires figurent les représentants de l’UMP-Guyane, le Parti socialiste guyanais (PSG), les Verts Guyane, le Mouvement de Décolonisation et d’Emancipation sociale (MDES) et Walwari (Eventail en amérindien, le mouvement de Christiane Taubira).

L’initiative survient au moment où les manifestants, qui réclament une baisse de 50 centimes par litre de carburant, maintiennent les 25 barrages routiers qu’ils ont érigés pour empêcher la circulation dans le département, ne laissant passer que les transports d’urgence.

L’aéroport international de Rochambeau (Cayenne) restait fermé dimanche aux vols commerciaux. Au port, les bateaux étaient à quai. Le prochain tir de la fusée Ariane 5, prévu le 10 décembre, avait dû être reporté vendredi au 16 décembre prochain, du fait de l’impossibilité de circuler pour les personnels de la base spatiale.

Forcé de rester dans l’Hexagone en raison du blocage, le président de l’Association des maires de Guyane, Jean-Pierre Roumillac, a estimé dans un entretien avec l’AFP depuis Cayenne qu’il fallait « négocier » et « ne pas rejeter la proposition de l’Etat ».

Vendredi, le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Yves Jégo, avait annoncé une baisse de 30 centimes par litre de carburant. Il a demandé aux élus de consentir de leur côté à une baisse de 10 centimes sur les taxes locales, ce qui porterait la réduction des prix à 40 centimes.

Un arrêté du préfet pris samedi a entériné baisse de 30 centimes à la pompe.

Yves Jégo a proposé en outre « de prendre 5 millions d’euros dans le fond exceptionnel d’investissement pour l’outre-mer » pour compenser le manque à gagner des collectivités, le temps qu’une mission d’inspection se prononce sur le prix du carburant.

« Si l’Etat met 5 millions d’euros sur la table, on peut essayer de discuter. D’abord avec le peuple guyanais qui doit décider. Et avec l’Etat afin de vérifier que ces 5 millions ne soient pas pris sur une ligne budgétaire déjà prévue pour la Guyane », a dit M. Roumillac, semblant attester de l’amorce d’une ouverture de dialogue.

A Cayenne, les élus du département se sont réunis à huis clos, sans que rien ne filtre de leurs discussions.

Les manifestants ont reçu le soutien du député (PS) et président du conseil régional de Guadeloupe Victorin Lurel, qui s’est rendu à Cayenne pour dire qu’à ses yeux les événements guyanais étaient « l’élément déclencheur » d’une lutte pour un juste prix du carburant dans les départements d’outre-mer, qu’il situe « entre 1 et 1,20 euros (par litre) ».

Menée par une coalition comprenant des associations de consommateurs et des syndicats professionnels, notamment des transporteurs, soutenue par de nombreux élus, la fronde n’a donné lieu à aucune violence durant le week-end. Les forces de police se tiennent à distance des barrages, formés de véhicules garés en travers des routes et de barrières métalliques.

Frédéric Farine.

Mahmoud Ahmadinejad (Iran) accuse les USA d’avoir fomenté la crise financière

Source : Associated Press.

 

DOHA, Qatar – Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré samedi que la crise financière avait mis un terme à un système capitaliste « impitoyable et injuste ».

Mahmoud Ahmadinejad a suggéré que la crise pourrait être un « stratagème » des Etats-Unis pour « affaiblir leurs rivaux et attirer des richesses » dans leur propre économie.

Il s’exprimait à Doha au Qatar, à l’occasion de la conférence internationale des Nations unies sur le financement du développement, réunissant les représentants des 20 pays les plus riches du monde.

M. Ahmadinejad a aussi mis en garde les pays en développement, les invitant à ne pas tomber dans le piège tendu par le « bloc capitaliste » qui, selon lui, cherche des solutions pour sortir de la crise aux dépens des plus pauvres.

Belgique : guerre entre le gouvernement et les blogs

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 Source : AFP

La blogosphère belge et le ministre de la Défense, Pieter De Crem, étaient à couteaux tirés vendredi, les internautes reprochant au ministre d’avoir dénoncé au Parlement le « danger des blogs » après avoir été épinglé par la serveuse belge d’un bar de New York.

L’affaire est partie du compte-rendu –publié le 18 novembre sur sa page personnelle par la jeune femme, Nathalie Lubbe Bakker– d’une visite effectuée par le ministre et ses conseillers au « B Café », un bar belge à New York dans lequel elle travaillait.

La jeune Belge, flamande comme le ministre de la Défense, se disait scandalisée par le comportement de Pieter De Crem lors de cette soirée, affirmant qu’il avait entonné des chansons paillardes et voulu se servir lui-même derrière le comptoir.

Elle ajoutait qu’un conseiller ministériel lui avait avoué que la visite au siège de l’ONU à New York était loin d’être essentielle, mais qu’elle avait été maintenue « parce qu’il ne se passait rien à Bruxelles ».

Deux jours plus tard, dans un nouveau billet, Nathalie Lubbe Bakker expliquait avoir été licenciée après qu’un collaborateur du ministre eut passé un coup de téléphone à son employeur.

L’affaire est remontée jusqu’au Parlement, où plusieurs députés ont interrogé jeudi le ministre sur sa soirée new-yorkaise.

Pieter De Crem a parlé d’un « non-évènement », mais il a reconnu, après l’avoir nié, qu’un membre de son cabinet avait bel et bien téléphoné au patron du bar.

Devant les députés, le ministre s’est aussi lancé dans une tirade contre les « dangers » des blogs. « Tout le monde ici est une victime potentielle de ce genre de chose. Nous devons y réfléchir », a dit le ministre, qui a demandé à ses services juridiques d’étudier le moyen de défendre son honneur dans cette affaire.

« Sa sortie au Parlement sur le danger du phénomène des blogs démontre à quel point la génération politique actuelle ne prend pas la pleine mesure du monde et de la complexité à laquelle elle est confrontée », estime le blogueur belge Denis Balencourt.

D’autres blogs ont réagi en publiant des documents montrant le ministre plus ou moins à son avantage, cannette de bière aux lèvres ou vantant les mérites de l’omelette.

 

La Suède continue à oeuvrer en faveur des différentes sexualités

  On en pense ce qu’on en veut, mais au moins, ils vont jusqu’au bout de leur logique…

  Personnellement, y’a juste le fait de rembourser l’épilation qui me semble un peu too much…

 

Suède – Les autorités ont accepté de financer les opérations de changement de sexe pour les femmes désirant devenir des hommes. Mais ces dernières déplorent que leur nouvel organe soit incapable d’érection. 

 

Selon la sexologue suédoise Cecilia Dhejne : « Il est assez étrange d’approuver cette opération avec des pénis qui ne peuvent entrer en érection, parce que c’est ce qu’ils font normalement – des érections. Il serait bon de payer également pour ça. »

Cette réforme a été mise en place pour offrir aux femmes voulant devenir des hommes l’équivalent de ce que les hommes désirant devenir des femmes avaient déjà, c’est-à-dire la possibilité de se faire poser gratuitement des implants mammaires, de se faire épiler et de disposer de perruques. 

Pour les autorités médicales, les contribuables n’ont pas à financer ce genre de procédures qu’elles considèrent comme des aides à la sexualité.

Obama : Premières intentions

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« J’ai dit plusieurs fois que je voulais fermer Guantanamo, et je vais m’y tenir », a-t-il déclaré lors de son premier entretien télévisé dans l’émission « 60 minutes » sur la chaîne CBS depuis son élection le 4 novembre.

Le prochain président américain a promis plusieurs fois pendant sa campagne de fermer le centre de détention situé à Cuba, symbole des excès de « la guerre contre le terrorisme » menée par George W. Bush et critiqué par la communauté internationale. Ouvert début 2002 sur une base navale américaine située à Cuba, le centre de détention retient aujourd’hui 255 détenus sur les 800 qui y sont passés.

Concernant la guerre en Irak, qui a fait plus de 4.000 morts dans les rangs de militaires américains depuis 2003, M. Obama a réitéré ses promesses : « J’ai dit au cours de la campagne, et je me suis tenu à cette position, que dès que je prendrai mes fonctions, j’appellerai l’état-major et les responsables de la sécurité nationale afin de lancer un plan de retrait de nos troupes ».

M. Obama entend notamment libérer des soldats et du budget pour la guerre en Afghanistan, dont il a fait une priorité de sa politique étrangère. Alors que la situation s’est améliorée sur le terrain en Irak depuis un an, M. Obama, qui s’était prononcé contre l’invasion de ce pays en 2003, veut retirer l’essentiel des troupes américaines en 16 mois, d’ici à l’été 2010. Le gouvernement irakien a approuvé dimanche un accord avec les Etats-Unis prévoyant un retrait d’ici à 2011.

Sur le volet économique, M. Obama a affirmé que son « travail comme président sera de (s’)assurer que (l’administration) rétablisse la confiance » dans les marchés financiers, chez les consommateurs et dans les entreprises. Il a souligné l’importance de la lutte contre la récession, quitte à laisser s’aggraver le déficit budgétaire.

M. Obama a remarqué que la crise financière avait suscité un consensus entre les économistes qui « consiste à dire que nous devons prendre toutes les mesures nécessaires pour faire redémarrer l’économie et qu’il va falloir dépenser de l’argent pour stimuler l’économie ». « Et que nous ne devons pas nous inquiéter du déficit cette année ni même l’année prochaine. Qu’à court terme, le plus important c’est d’éviter une aggravation de la récession », a ajouté M. Obama.

A propos des difficultés des constructeurs automobiles américains, dont le plus gros, General Motors, a annoncé qu’il serait à court de liquidités dès l’an prochain, M. Obama s’est prononcé pour un plan de sauvetage. « Une faillite de l’industrie automobile serait une catastrophe », a-t-il dit.

Par ailleurs, M. Obama a refusé de se prononcer sur la date à laquelle il allait annoncer les premiers membres de son gouvernement, se bornant à dire « bientôt ».

M. Obama qui était accompagné de son épouse Michelle, a affirmé que celle-ci allait « se créer son propre rôle » comme première dame et qu’elle entendait également s’occuper de l’éducation de leur deux filles Sasha et Malia. Interrogé sur l’éventuelle présence de sa belle mère à la Maison Blanche, il a répondu qu’elle pouvait venir y habiter « si elle veut ».

« Il y a encore quelques détails auxquels nous ne sommes pas habitués… comme… ne pas pouvoir sortir marcher dans la rue « , a dit M. Obama lorsqu’on lui a demandé s’il se faisait à l’idée de devenir le 44e président des Etats-Unis.

Saami (« lapons »)… la discrimination continue

  Je relaye ici une vidéo de Blogtrotters.fr, qui m’a beaucoup touché. Les peuples nordiques ont leurs qualités indéniables (un sens de l’honnêteté assez impressionnant, par exemple), mais comme nous l’avons déjà relaté entre ces pages, leur propension à la xénophobie fait pas mal de ravages…

  Voici donc une interview de Lars-Anders Baer, le président du Parlement Saami (« lapon », mais c’est un terme péjoratif là-bas). Je me suis un peu renseigné sur ce peuple, que je ne connaissais pas trop… ils sont quelques dizaines de milliers, tout au nord de la « Scandinavie » (principalement en Finlande). Les Saami sont notamment à l’origine du mythe du Père Noël, et ils ont une mythologie assez polythéiste, incluant notamment un peu de chamanisme, dans le genre de celui des « Amérindiens », pour donner une idée…

  Leur sort n’est pas très enviable, et c’est ce qui motive cet article… Le JRDF montre ses crocs, lorsque les discriminations pointent le bout de leur sale pif…

http://www.dailymotion.com/video/k6aY3roQwavY6nPOKA

Allemagne : violents affrontements autour d’un convoi de déchets radioactifs

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Les bagarres autour de barrages sur la voie ferrée entre Lunebourg et Dannenberg (nord) ont fait « plusieurs blessés » des deux côtés, a indiqué la police, sans autre précision sur le nombre des victimes ou l’importance des blessures.

Les policiers, équipés de matraques, avaient écarté dans la matinée plusieurs centaines de manifestants qui tentaient de bloquer la liaison ferroviaire Lüneburg-Dannenberg, un trajet d’une cinquantaine de kilomètres que devait emprunter le convoi pour rejoindre le centre de stockage de Gorleben.

Certains protestataires avaient érigé sur les voies des barricades, puis les avaient incendiées. Les policiers les ont éteintes à l’aide d’extincteurs. Des rails endommagés ont dû être changés.

Dimanche en fin de journée, au moins 200 militants antinucléaires continuaient de bloquer l’accès au centre de stockage, bien décidés à poursuivre leurs sit-in jusqu’à lundi, date à laquelle le convoi pourrait arriver au plus tôt, selon la police.

Les 20 derniers kilomètres doivent se faire par la route, entre la gare de Dannenberg et Gorleben.

Environ 16.000 policiers étaient mobilisés sur tout le territoire allemand dont 10.000 dans la région de Lüneburg.

Parti vendredi de Valognes (France), le convoi transportant 123 tonnes de déchets nucléaires allemands avait été bloqué samedi pendant plus de douze heures à la frontière franco-allemande par trois militants écologistes allemands qui avaient emprisonné leurs bras dans un bloc de béton caché sous la voie ferrée.

Il a repris sa route dimanche matin, après que la police eut finalement réussi à déloger dans la nuit les deux hommes et une femme, et était attendu en fin d’après-midi à Lüneburg, en Basse-Saxe.

Des écologistes s’en sont pris également à cinq reprises à des équipements radio, téléphoniques et de signalisation de la compagnie des chemins de fer, sans pour autant entraver le convoi qui transporte onze conteneurs, selon la police.

La plus forte mobilisation a eu lieu à Gorleben même, le village de 680 habitants qui jouxte le centre de stockage: une manifestation pacifique a rassemblé samedi après-midi plus de 14.000 personnes selon la police, 16.000 selon les organisateurs, soutenues par une armada de plus de 300 tracteurs.

C’est un record d’affluence depuis 2001, une année qui fut particulièrement violente entre les manifestants et la police, selon les organisateurs.

Il y a deux ans, quelque 6.000 manifestants avaient protesté contre le précédent transport de déchets nucléaires.

Les Verts et la gauche radicale allemande Die Linke, pourfendeurs de l’atome, avaient appelé leurs partisans à participer au rassemblement. Et les antinucléaires ont aussi bénéficié du soutien de nouveaux alliés: pour la première fois, un haut représentant du puissant syndicat IG Metall, Hartmut Meine, a pris la parole dans le cadre d’une telle manifestation, tempêtant contre une « technologie vieillissante et arriérée ».

Ce regain de mobilisation est attribué par les antinucléaires au débat récurrent sur un éventuel report de la fermeture des centrales nucléaires et aux récentes pannes rapportées dans le centre de déchets atomiques d’Asse en Basse-Saxe (nord).

Il s’agit du onzième convoi de déchets radioactifs vitrifiés issus de centrales allemandes et retraités à l’usine de La Hague (ouest de la France).

Berlusconi raciste et fourbe (what a surprise !)

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Source : AFP

(Quelle belle photo !)

« Il est jeune, il est beau et il est bronzé », a déclaré M. Berlusconi en réponse à une question sur la manière dont le futur président américain s’entendrait avec son homologue russe, Dmitri Medvedev.

« Je pense qu’il va y avoir une bonne coopération » entre les deux dirigeants, qui sont de la même génération, a ajouté le Cavaliere.

Le sénateur démocrate Barack Obama est devenu mardi le premier président noir élu à la tête des Etats-Unis, pour succéder au républicain George W. Bush, un proche allié du dirigeant italien.

M. Berlusconi a ajouté que M. Obama se retrouverait face à d’importantes attentes alors qu’il a souvent été présenté « presque comme un messie ».

« Il y a beaucoup d’attentes qu’il ne doit pas décevoir », a ajouté le chef du gouvernement italien.

En visite à Moscou pour des entretiens centrés sur l’économie, M. Berlusconi avait fait savoir mercredi par la voix de son porte-parole que les relations entre Rome et Washington resteraient « amicales » après la victoire de Barack Obama sur on rival républicain John McCain.

A Rome, l’opposition de gauche a interprété la remarque de M. Berlusconi comme une nouvelle gaffe du chef du gouvernement.

Dario Franceschini, numéro deux du Parti démocrate (PD), principal parti d’opposition, a appelé M. Berlusconi à présenter « immédiatement » des excuses.

« Dans le meilleur des cas, Berlusconi n’arrive plus à se contrôler. Il oublie que ses paroles mettent en cause l’image de notre pays dans le monde. Dire que le président des Etats-Unis est ‘jeune, beau et même bronzé’ résonne aux oreilles de tout le monde comme une offense dangereusement ambiguë », a déclaré M. Franceschini.

« Avec ses réparties lourdes et malheureuses, Berlusconi discrédite l’Italie sur la scène internationale. Jamais un président du Conseil n’était tombé aussi bas », a affirmé Massimo Donadi, chef des députés du parti Italie des valeurs de l’ex-magistrat anticorruption Antonio Di Pietro (opposition).

Face à ces critiques, M. Berlusconi, qui a été très proche de George W. Bush durant toute sa présidence, s’est défendu en affirmant qu’il s’agissait d’un « compliment », selon des journalistes italiens présents à Moscou.

La Zambie sur la route de la guerre civile… et/ou de la dictature

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Source : AFP

par Justine Gerardy

M. Banda a obtenu 39,95% des suffrages contre 38,46% à M. Sata, selon les bulletins dépouillés dans 148 des 150 circonscriptions, a annoncé la Commission électorale dans la soirée.

La veille, les premiers résultats avaient commencé par donner une très large avance à l’opposant Michael Sata, avec plus de 60% des voix. Mais la marge s’est érodée, avant de se renverser, à mesure que s’ajoutaient les voix de circonscriptions plus favorables au pouvoir.

Les Zambiens ont voté jeudi pour élire le successeur du président Levy Mwanawasa, décédé en août des suites d’une attaque cérébrale.

La police et l’armée ont été mobilisées pour empêcher une répétition des émeutes qui avaient éclaté à l’issue du dernier scrutin, en 2006.

Le populiste Sata, vétéran de la politique zambienne, a prévenu qu’il ne reconnaîtrait pas le résultat de l’élection s’il était donné perdant, dénonçant des fraudes.

Les observateurs de l’Union africaine (UA) comme de l’Afrique australe ont qualifié de « transparents » le scrutin et le processus de dépouillement.

A l’annonce des derniers résultats, le Front patriotique (PF) de M. Sata a réclamé un recomptage des voix. « La prochaine chose à faire est de reprendre les urnes et de vérifier si ce qui est annoncé est ce pour quoi les gens ont voté », a déclaré le responsable électoral du parti, Willie Nsanda.

Le PF avait demandé plus tôt la suspension immédiate du processus de dépouillement.

Pour l’UA toutefois, « l’élection s’est déroulée dans une atmosphère paisible et les électeurs ont été en mesure de voter librement et sans intimidation (…) Le dépouillement et la transmission des résultats se sont déroulés de manière transparente. »

La Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) a quant à elle estimé que « l’élection s’est déroulée de manière ouverte, transparente et professionnelle ».

L’opposant populiste s’est livré dans l’après-midi à une attaque en règle contre le parti au pouvoir depuis 17 ans, le Mouvement pour la démocratie multipartite (MDD), qu’il a accusé d’être « une bande de voleurs ». Selon lui, les votes pro-gouvernementaux ont été gonflés dans les circonscriptions favorables au pouvoir.

« Ces résultats sont faux », a lancé M. Sata devant des journalistes dans le centre de Lusaka. « Toute cette élection n’est ni libre, ni équitable. »

Agé de 71 ans, M. Sata a été ministre à plusieurs reprises. Il promet une politique de réformes radicales en faveur des plus pauvres, dans un pays dont 64% de la population vit avec moins de deux dollars par jour.

M. Banda est un ancien diplomate au profil plus technocratique. Il promeut quant à lui la stabilité économique pour poursuivre la forte croissance enregistrée ces dernières années par la Zambie, gros producteur de cuivre où la Chine investit massivement.

USA : Démocrates 1 – Républicains 0

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  Beaucoup voient en Barack Obama, l’espoir…

  Beaucoup le voient bon, parce qu’il est noir…

  Le JRDF, lui, attend de voir…

 

  L’âne démocrate triomphe lors de cette élection. Les sénatoriales, notamment, vont également être importantes, pour savoir quel camp dominera le Parlement des USA. N’oublions pas la malédiction de Clinton… Kenneth Starr lui a retoqué toutes ses réformes…

  Quoi qu’il en soit, Barack Obama remporte, sur son ticket, l’une des plus magistrales victoires de l’histoire de la démocratie Etats-Unienne. Ce n’était vraiment pas acquis d’avance… Si seul le futur nous apprendra ce que son administration vaut, au moins, on ne peut nier que le futur président de cette grande puissance mondiale a livré une campagne pour le moins lumineuse.

  Cette bataille était âpre, il l’a remportée; 338 grands électeurs contre 156 pour MacCain.

  MacCain… Il serait peut-être imprudent de voir en lui le « grand méchant » de cette histoire, car après tout, au moins au niveau social, il n’était pas forcément sur le même crédo que son parti. Cela demande une certaine intégrité morale, non ?

  Il faut être juste, même et surtout envers ses adversaires… MacCain, sincèrement ou non, n’est pas un mauvais perdant. Il promet même d’essayer d’aider Obama dans ses fonctions.. Franchement, vus les problèmes actuels des USA, si cela arrive, ce sera loin d’être de trop… Non ?

  Notre cheeeeer Président adoré, lui aussi, n’a évidemment pas manqué d’intervenir sur le sujet de l’élection américaine (enfin, l’une des élections nord-américaines, si on voulait être précis… mais bon, tout le monde dit « américain », maintenant, alors…); Comme d’habitude, c’est un peu grandiloquent… Avec plus de 80% des français qui se sont prononcés, si l’on en croit les sondages, en faveur d’Obama, en même temps, on se doute que Sarkozy n’allait pas y aller à contre-courant. Il voit en l’élection d’Obama le choix du « changement », de « l’optimisme », et de « l’ouverture d’esprit ».

  Pour nous, ami lecteur, le changement est une affaire politique, et Obama n’est pas encore entré en fonction, alors… Wait and see…

  Pour l’ouverture d’esprit, c’est sûr que le préjudice racial existe encore, aux USA… Il aurait pu tout aussi bien faire échouer l’élection d’Obama. A ce sujet, Jesse Jackson a pleuré. Les caméras l’ont filmé en gros plan, c’est un peu impudique, mais cela a certes une forte signification… il faut comprendre l’histoire de Jesse Jackson, pour le réaliser. Même si Obama se réfère peu à Martin Luther King, tout de même, il a évoqué quelque chose d’analogue au fameux « rêve » de MLK dans son discours de l’unité, que nous avions retransmis ici…

  Enfin, pour l’optimisme… C’est sûr qu’avec un slogan tel que « Yes we can », le défaitisme n’est pas à l’ordre du jour. Voyons voir si Barack Obama saura le concrétiser, et la signification qu’il lui donnera…

  Les USA peuvent, effectivement, mais peuvent faire quoi ? De belles choses, et d’autres nettement plus horribles… Si Barack Obama s’acoquine avec Blackwater, déjà, on saura quel camp il aura choisi…

  Wait and see, ami lecteur… Wait and see…

  En tout cas, ce fut une campagne passionnante. Non ?

17e faillite de banque, aux USA…

Source : AFP

La banque régionale américaine Freedom Bank a été fermée vendredi par ses autorités de tutelle, devenant le 17ème établissement bancaire à faire faillite depuis le début de l’année aux Etats-Unis, a annoncé vendredi l’agence gouvernementale FDIC.

Freedom Bank disposait de 287 millions de dollars d’actifs, a précisé la FDIC, l’agence chargée de garantir les dépôts bancaires.

Ses dépôts, d’un montant de 254 millions de dollars, ont été repris par la banque Fith Third Bank de Grand Rapids (Michigan, nord).

Les quatre agences de la banque faillie rouvriront leurs portes lundi sous l’enseigne Fith Third, a précisé la FDIC dans son communiqué.

Fith Third ne reprendra qu’une toute petite partie des actifs de Freedom Bank (pour une banque il s’agit pour l’essentiel des crédits qu’elle a alloués): elle n’en a racheté que pour 36 millions de dollars.

« La FDIC va conserver les actifs restants pour s’en débarrasser plus tard », a-t-elle simplement indiqué.

Par l’importance des actifs en jeu, cette nouvelle faillite est la neuvième plus grosse de l’année, très loin du séisme représenté par la chute de Washington Mutual et ses 309 milliards de dollars d’actifs.

Le menu dèche (Espagne)

Source : Yahoo

Un repas complet au restaurant pour un euro: c’est la formule de la cidrerie Dario’s à Gijon, dans le nord de l’Espagne, qui propose une fois par semaine un « menu anti-crise », a constaté un photographe de l’AFP.

Après des offres tests d’un jour les deux semaines écoulées, l’établissement propose dorénavant chaque jeudi son menu qui se compose d’une soupe de fruits de mer, suivie de côtelettes accompagnées de riz, puis de poulet ou d’anchois avec de la salade.

Comme tous les menus en Espagne, il comprend également le pain, la boisson et le dessert. Dans la région des Asturies, les restaurants proposent souvent des menus avec trois plats.

Près de 200 convives avaient profité jeudi dernier de l’offre de ce restaurant de 49 places, qui avait connu une très importante file d’attente.

L’établissement a lancé son opération pour tenter d’attirer de la clientèle, alors qu’il ressent les effets de la crise économique.

« Nous ne gagnons pas, mais nous ne perdons pas non plus », a déclaré aux médias espagnols une des responsables, Emilia Jimenez, assurant que les recettes du week-end compensaient le manque à gagner du jeudi.

Le Dario’s espère faire des bénéfices à terme en renouvelant son menu « anticrise » les jeudi des prochains mois.

L’Espagne fait face depuis le début de l’année à un très sévère ralentissement économique, généré notamment par le retournement de son marché immobilier et accentué par l’actuelle crise financière internationale.

De plus, les ménages espagnols qui touchent des salaires parmi les plus bas de la zone euro, ont dû faire face à une envolée des prix à la consommation, et notamment ceux des produits alimentaires.

Soeur Emmanuelle n’est plus

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Encore une nécrologie… A 94 ans, une révoltée de plus passe par-dessus bord du navire de l’Histoire.

Que penser de Soeur Emmanuelle ? Professeur de lettres et de philosophie, elle choisit de dévouer sa vie à l’action, là où, selon elle, son aide est la plus nécessaire. Ange des bidonvilles, elle va oeuvrer à Calcutta, puis rejoindre les chiffonniers du Caire, une population miséreuse qui gagne sa vie en recyclant des monceaux d’ordures, parmi les rats et les maladies.

Véritable électron libre, elle agite la conscience française, et mondiale, en créant l’association Soeur Emmanuelle, qui monte des dispensaires et des écoles dans ces zones sinistrées de l’humanité. Difficile de lui reprocher son courage, et sa ténacité… Pourtant, la croisée contre la pauvreté a du, in fine, renier sa vocation. Face à sa hiérarchie, qui la somme de revenir en France (quelle attitude chrétienne… merci encore, le haut-clergé catholique), elle choisit d’honorer son voeu d’obéissance.

A partir de là, Soeur Emmanuelle n’est plus, à son grand désespoir, qu’un pantin médiatique. Elle est toujours le fer de lance de son mouvement, mais la discipline catholique a triomphé; en la traitant comme une sainte, ses supérieurs l’enferment dans un joli cocon doré. Elle peste… mais ne désobéit pas. Jusqu’à ce triste jour où elle nous quittât, à sa place, elle voulut toujours faire encore plus pour ceux qui vivent dans des conditions effroyables, dans des pays rongés par la pauvreté.

Afin d’honorer sa mémoire, ami lecteur, je préfère me taire, et la laisser parler… Voici sa dernière interview :

« J’irai jusqu’au bout »

C’est donc ici qu’elle vit depuis son retour d’Égypte en 1993, une maison de retraite de la congrégation des sœurs de Sion dans l’arrière-pays niçois. Le Pradon. C’est ici qu’elle sera enterrée mercredi. Elle qui aurait tant aimé finir ses jours au Caire, parmi les chiffonniers. Une rencontre forcément inoubliable avec une grande dame qui, au-delà des croyances, marquera l’histoire.

À un moment donné, vous dites qu’il vous est arrivé un jour une chose terrible : vous êtes devenue médiatique : est-ce que vraiment vous le regrettez ou finalement y prenez du plaisir, c’est votre devoir de faire passer un message ?

“Vraiment, plaisir, non, car je suis très fatiguée maintenant et vos questions à vous les journalistes ne sont pas toujours très profondes. Mais oui, oui, j’irai jusqu’au bout. Parce que peut-être que ça fait du bien. Je l’espère en tout cas, je n’en suis pas tout à fait sûre, mais je l’espère.”

Dans votre dernier livre, vous dites que l’on fuit souvent, car on veut se dépasser vers l’infini. Vous, avez-vous l’impression d’avoir fui quelque chose une fois dans votre vie ?

“Je ne me rappelle pas avoir fui quelqu’un ni quelque chose. Pour moi au contraire, la difficulté est matière, est action. J’ai toujours appris cela à mes élèves. Il y a une difficulté : yallah on se bat, on y va ! Mais à refaire, j’aurais essayé oui, de faire moins de choses, plus en profondeur, parce que tout de même, il y a beaucoup de superficiel dans tout cela. Comme toutes ces questions auxquelles j’ai dû répondre.”

Et toute cette agitation autour de votre centenaire qui approche, vous en pensez quoi ?

“Tout cela, ça me fait une belle jambe ! Mais il faut l’accepter, qu’est-ce que vous voulez, nous sommes sur terre; et sur terre on se donne mutuellement des décorations, on fait des fêtes, on vous sourit. Boum boum tralala, ça ne va pas très loin mais enfin c’est comme ça, il faut l’accepter.”

Cela vous fait plaisir quand même ?

“Oui et non. Ça me fait plaisir, parce que j’ai l’impression que les gens sont contents, qu’il y a une atmosphère joyeuse, détendue, et ça, c’est beau, donner du bonheur, c’est tellement important. Mais c’est tout de même un peu lourd…”

Si vous aviez une baguette magique ? Un vœu à réaliser ?

“J’essaierais de rendre les autres heureux, les hommes ne sont pas aussi heureux qu’ils le devraient. Chez les chiffonniers, on rigolait toute la journée, on n’avait rien, pas de compte en banque, mais qu’est ce qu’on pouvait rigoler ensemble, tu n’as pas idée ! Personne ne se plaignait : une seule fois sur plus de vingt ans, une personne a pleuré sur mon épaule.”

Est-ce que certaines femmes vous ont marquée en Belgique ?

“D’abord ma mère. Elle était belge, une maîtresse femme : elle a perdu mon père quand elle n’avait pas 30 ans et elle a repris les affaires d’exportation, ce n’était pas facile. J’aimerais lui ressembler, elle était très bien à tous les points de vue. Elle m’a soutenue et je lui voue une grande reconnaissance : au fond, ma vocation c’est grâce à elle que je l’ai eue. Et aussi quand la mort tragique de mon père a laissé un trou dans mon cœur, un vide, et ce n’est que Dieu l’absolu qui a pu le combler.”

Il est plus facile d’être aimée par Dieu que par un homme qui nous verra avec nos défauts ?

“Qu’ils aillent au diable tous les hommes ! Je suis dure ? Souvent les hommes sont bêtes, s’arrêtent à des détails insignifiants. Jacques Delors, c’est un grand copain néanmoins, on se comprend très bien tous les deux, j’aime sa droiture, sa transparence, ce n’est pas un homme qui ment. Sarkozy ? (rires) Il est venu ici… avec Cécilia, il n’était pas encore Président mais maire; on a parlé très agréablement, il m’a dit qu’il savait que je m’occupais de SDF, que j’allais ouvrir une activité pour les aider et qu’il viendrait pour l’ouverture, mais je ne l’y ai pas invité. Le Roi actuel des Belges, je ne me souviens pas de l’avoir rencontré, peut-être une fois oui, mais Baudouin et Fabiola, ah… J’avais été invitée chez eux à déjeuner, j’ai beaucoup apprécié leur façon de s’exprimer, surtout Fabiola que j’ai vue pendant presque deux heures. Nous avions les mêmes idées. Elle est bien Fabiola. Elle est d’une transparence incroyable, je ne crois pas que l’on puisse trouver une femme plus transparente qu’elle…”

Quel regard portez-vous sur la jeunesse d’aujourd’hui ?

“Ils sont généreux; j’ai retenu une chose extraordinaire de la jeunesse, c’est quand j’étais au Soudan le mois de Noël : j’ai demandé qu’est ce qu’on va faire pour Noël et on m’a répondu, des pommes de terre froides, on n’a rien d’autre. Je suis revenue à Paris, j’ai gueulé à la télé : vous n’avez pas le droit de vous remplir de bonnes choses et de laisser les petits Soudanais avec une pomme de terre froide. Vous les enfants, allez, chacun, faire votre propre colis, vous allez percer la tirelire, j’ai fait la liste de ce qu’il fallait : et ils l’ont fait ! Nous avons eu 50.000 colis et ce sont les jeunes eux-mêmes qui ont mis la main à la poche.”

Si vous n’aviez pas été religieuse, vous auriez fait quoi ? “Docteur ou prêtre. Mais quand j’étais petite, je voulais être danseuse…”

Vous avez entendu parler de l’actuelle crise boursière et financière ?

“Oui, j’ai lu cela, mais je n’y comprends rien !”

Ne serait-ce pas un signe finalement : on consomme trop, il y a trop de crédits, et finalement on risque d’en revenir à des choses plus essentielles ?

“C’est vrai ce que tu dis ! Inch’Allah, que l’on revienne à quelque chose de plus profond. Le monde où nous sommes a tout et présente au plus haut degré la spiritualité et les plaisirs, c’est à toi à faire ton choix.”

En 2005, lors de votre dernier passage en Belgique, les autorités vous décernent une des plus hautes décorations de l’État, et vous font Grand officier de l’Ordre de la Couronne. Vous vous en souvenez ?

“Bien sûr : j’ai voulu refuser, mais on m’a dit que je n’avais pas le droit de refuser, que ce n’était pas honorable. Pour la Belgique, pour le Roi. Pourquoi je voulais refuser ? Tu sais, les belles paroles… le blablabla, tout ça, cela ne va pas loin, tu sais. C’est très superficiel.”

Dans vos écrits, vous dites que plaisir et bonheur sont deux choses incompatibles. Pourquoi ?

“Je ne dirais pas incompatibles, mais qui, sur certains détails, ne peuvent pas marcher ensemble, car, à mon sens, trop de gens ne cherchent que le plaisir et celui-ci est essentiellement passager. Le bonheur est plus austère… et il dure. Il n’y a pas beaucoup d’éternité dans le plaisir. C’est autre chose quand tu donnes du plaisir aux autres, ah… ce n’est pas quelque chose que tu prends pour toi alors, c’est quelque chose que tu donnes aux autres pour les réjouir. C’est comme disait sainte Thérèse, elle recevait d’une main, elle donnait de l’autre.”

À cet instant, vous êtes, comme vous dites, dans une situation où vous n’avez plus qu’à aimer et vous laisser aimer par le Seigneur. C’est facile cet abandon-là ?

“Comme maintenant, je suis très fatiguée, tout bêtement, tout simplement, je dis mon chapelet : le chapelet ne fatigue pas, car on dit des Je vous salue Marie et la vie de Jésus et de Marie, c’est quelque chose de très doux. J’imagine les différents mystères de leur vie, c’est un peu mon yoga, je le dis toute la journée.“

Vous vous doutez qu’une fois que vous ne serez plus là, on va sûrement vous proposer à la béatification ou autre ?

“Ça ne m’inspire rien du tout ! Si ça leur fait plaisir… Ça me fera une belle jambe, hein ! Tout ça, ce sont des choses passagères. Comme disait la petite Bernadette, il suffit d’aimer, c’est tout. Si ça fait passer des messages d’amour, tant mieux. Ça ne peut pas faire de mal.”

Qu’est ce que vous voulez qu’on retienne de vous ?

“Je n’en sais rien… Peut être qu’elle n’était pas trop bête.“

 

Lire la suite de ‘Soeur Emmanuelle n’est plus’ »

A propos de Dominique Strauss Kahn, et de ses affaires de fesses…

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Nouveau feuilleton politico-scandaleux. Cette fois, il s’agit de « DSK », le directeur du FMI chéri, en France, tant par la gauche que par la droite.

Tout le monde aime Strauss-Kahn… ça tombe bien, parce que lui aussi ne semble pas fait de bois.

A la limite, ce qu’il fait de son zizi, on s’en taperait bien, si ces faits n’étaient pas en rapport avec la direction du Fonds Monétaire International…

Et voici donc que le FMI blanchit DSK, par rapport à cette affaire qui mêle cul, abus de pouvoir et nomination de complaisance. Ce qui est d’autant plus surprenant, puisque l’intéressé avait avoué une « erreur », un peu plus tôt.

Donc, finalement, il ne se serait rien passé, et idem pour la deuxième affaire qui se fait jour en ce moment (une de ses stagiaires qu’il a placé sans les compétences requises). tout le monde, à de très rares exceptions près, s’accorde sur le fait qu’il faille « tourner la page » parce que « DSK est nécessaire en cette période troublée ».

Le problème, ami lecteur, c’est que le JRDF ne compte pas suivre ce mouvement bien hypocrite. Qu’un enseignant couche avec l’un de ses élèves, même majeur, et le voici viré sans aucune forme de son institution. Mais que le directeur du FMI se compromette dans des affaires de complaisance, et il faudrait fermer les yeux ?

On juge DSK tellement « essentiel » à la bonne marche de l’économie mondiale. Ah bon ? Qu’a-t-il fait de si révolutionnaire, à la tête de cette banque nauséabonde qu’est le FMI ?

Entendons-nous bien, s’il doit y avoir une exception, ce n’est pas parce que, pour parler simple, « nous sommes dans la merde »; mais bien parce que la personne qu’il est nécessaire de conserver, jouit d’un talent exceptionnel.

Et sur ce point, ami lecteur… On demande toujours à voir.

Encore une tentative d’assassinat contre Obama…

 Cela en devient lassant… Quatrième tentative déjouée, d’après les infos officielles… 

Cette fois, il s’agit de deux néo-nazis (encore), qui voulaient lui foncer dessus en voiture (!) après avoir tué 88 noirs par balles, et en avoir décapité 14 (chiffres symboliques, chez les néonazes, à ce qu’il parait…)

Ils se sont fait choper, et c’est bien fait pour leur gueule. A noter que penser que 102 personnes se laisseraient shooter et décapiter sans réagir, ça donne une idée du niveau de lucidité des suprémacistes blancs, aux USA…

Guerre contre « L’axe du Mal » : sévices sexuels

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Source : AFP

 

Près de 15% des militaires, en grande majorité des femmes, récemment rentrés d’Irak ou d’Afghanistan, traités par les services de soins du Ministère américain des anciens combattants, font part d’expériences sexuelles traumatisantes durant leur déploiement, selon un étude dévoilée mardi.

Ces travaux présentés lors de la conférence annuelle de l’American Public Health Association qui se tient à San Diego (Californie), sont basés sur l’analyse de données portant sur plus de 100.000 membres du personnel militaire ayant été déployés en Irak ou en Afghanistan et soignés dans un des centres hospitaliers dépendant du Ministère des anciens combattants, précise Joanne Pavao, une des co-auteurs, selon un communiqué.

Ces données ont porté sur une période de six ans.

Outre une femme sur sept, 0,7% des hommes ont également indiqué avoir eu des expériences sexuelles traumatisantes durant leur déploiement en Irak ou en Afghanistan.

Les femmes et les hommes ayant fait part de ces expériences présentaient une plus grande probabilité d’être diagnostiqués comme souffrant d’une maladie mentale que ceux n’ayant pas vécu de tels traumatismes, ont constaté les chercheurs.

Ces expériences sexuelles traumatisantes, allant d’avances répétées malgré des rejets jusqu’au viol, peuvent provoquer des dépressions, de l’anxiété, des troubles post-traumatiques et le recours à des drogues.

« Les résultats de cette étude mettent en lumière l’importance d’une politique de dépistage universelle aussi bien qu’une intervention précoce parmi ces militaires de retour de déploiement ayant subi des expériences sexuelles traumatisante de manière à prévenir des séquelles durables », souligne Joanne Pavao.

La politique du Ministère américain des anciens combattants requiert que tous les anciens militaires soient soumis à des examens de dépistage pour détecter des expériences sexuelles traumatisantes, précise-t-elle.

Ces personnes sont soignées gratuitement pour les troubles qui en résultent dans tous les établissement couverts par le Ministère.

Leaving Guantanamo

 

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Source : France 24. Par Lucile Malandain :

Un juge fédéral a ordonné mardi que le gouvernement américain relâche, aux Etats-Unis, 17 Chinois ouïgours détenus à Guantanamo depuis 2002, ouvrant une petite porte dans laquelle d’autres prisonniers pourraient s’engouffrer.

Il s’agit de la première décision de la justice civile américaine en faveur d’une libération sur le sol américain, une option qui a toujours été énergiquement refusée par le gouvernement Bush.

Interrogé par l’AFP, le ministère de la Justice n’avait pas répondu en fin de matinée s’il entendait interjeter appel de cette décision.

Il s’agit d’une « étape importante », a réagi l’organisation Human Rights Watch dans un communiqué. « La situation des Ouïgours est un rappel cru du bourbier judiciaire et moral que représente Guantanamo », a estimé de son côté l’Association de défense des libertés civiles (Aclu).

Le casse-tête chinois des détenus Ouïgours, une minorité turcophone et musulmane, a commencé en 2004, lorsque le gouvernement a admis pour la première fois qu’ils ne constituaient pas un danger pour la sécurité nationale et devaient être renvoyés dans leur pays, comme des dizaines d’autres détenus l’ont été.

Sauf que ces Ouïgours sont, l’administration Bush le reconnaît, persécutés par Pékin, et directement menacés de torture et de mort, de telle sorte que Washington refuse de les renvoyer.

Depuis donc, ces hommes, restent détenus dans le centre de détention de l’armée américaine situé dans la baie de Guantanamo (Cuba).

Cette situation ubuesque a duré, au gré des recours, alors que leurs avocats protestaient contre leurs conditions de détention « cauchemardesques ».

Dans l’argumentaire fourni au juge Urbina avant l’audience de mardi, ils rappellent que « au moins six de ces hommes sont toujours maintenus à l’isolement » dans le camp de haute sécurité du centre de détention, c’est-à-dire qu’ils passent au moins 22 heures par jour à l’isolement, dans une cellule entièrement métallique sans lumière naturelle.

En mai 2006, l’Albanie a accepté d’accueillir cinq détenus mais aucun autre pays n’a pris le risque de mécontenter le gouvernement chinois en leur donnant asile.

Le 30 septembre dernier, le gouvernement a achevé de blanchir la totalité des 17 détenus de l’accusation de « combattant ennemi » qui justifie leur détention à Guantanamo, sans charge ni procès.

Ces hommes demandaient donc leur libération temporaire sur le sol américain, le temps qu’un pays tiers accepte de les accueillir, selon les documents judiciaires dont l’AFP a obtenu copie.

L’administration Bush avait prévu de les maintenir dans des « logements spéciaux » du centre de détention de Guantanamo « jusqu’à ce qu’ils puissent s’installer dans un pays étranger ». Dans son argumentaire, elle a insisté sur le fait qu’un juge « ne dispose pas du pouvoir de relâcher (ces détenus) à l’intérieur des frontières des Etats-Unis », privilège qui revient à l’exécutif, en l’occurrence le Pentagone.

Alors que la totalité des quelque 250 hommes toujours emprisonnés à Guantanamo ont engagé des recours pour contester leur détention (Habeas Corpus) grâce à une décision en ce sens de la Cour suprême en juin, d’autres détenus ont été blanchis de leur accusation de « combattant ennemi ».

Il s’agit notamment d’Algériens et de Lybiens dans l’incapacité d’être libérés parce qu’ils sont menacés dans leur pays d’origine.

Fuyant la Chine, les Ouïgours étaient réfugiés dans des camps en Afghanistan lorsque la coalition est intervenue militairement en Afghanistan après les attentats du 11-Septembre. Ils ont alors fui vers la frontière avec le Pakistan où ils ont été remis aux autorités américaines par des mercenaires.

360 putain de MILLIARDS pour la France ! 1700 pour toute l’Europe !

  Fidèle à son credo, le JRDF attend de voir comment les choses tournent, avant de projeter son encre, tel un petit poulpe prudent.

  Voici donc la facture : La France va s’endetter à hauteur de 360 miliards pour « relancer les marchés financiers »; L’Italie également – alors qu’elle a déjà franchi depuis longtemps la zone rouge.

  Résultat, donc ?

  1/ La Bourse s’envole, permettant à des spéculateurs qui auront acheté à la baisse, d’empocher leurs gains à présent.

  2/ L’Europe est ruinée. Mais vraiment.

  Donc, toute cette « crise » était encore une arnaque préparée à l’avance. La théorie bancaire des fluctuations extrêmes vient d’être appliquée; elle a ruiné les Etats, nombre de petits épargnants, et va remplir les poches de ceux qui avaient déjà abusé de leur pouvoir, précédemment.

Un rebelle à l’ONU ?

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  Comme quoi, des miracles peuvent se produire… J’en veux pour preuve, l’élection récente du Président de la 63e session de l’Assemblée Générale de l’Organisation des Nations-Unies. [A ne pas confondre, comme votre serviteur, avec la présidence effective]

  L’ONU, vous savez ? Ce rassemblement de délégués des nations, dont on ne sait pas trop comment ils sont nommés, cette « assemblée de la paix » chapeautée par des « grands pays fondateurs » qui ont, de ce fait, le droit de bloquer toute décision qui serait contraire à leurs intérêts.

  Eh bien, ce mastodonte de la diplomatie du business devra apprendre à vivre avec Miguel d’Escoto Brockmann. Si celui-ci ne se corrompt pas, on lui souhaitera de faire comme dans Matrix pour éviter les balles… ou de ne pas prendre trop souvent l’avion, comme l’un de ses prédécesseurs qui avait également, en son temps, essayé de réformer l’ONU (je parle de Dag Haamarskjöld).

  Miguel D’Escoto Brockmann est un prêtre originaire du Nicaragua… tendance chrétien méchamment social, du genre qui a rejoint les sandinistes durant leur premier passage au pouvoir. Il a travaillé avec Ortega, notamment, en tant que ministre des affaires étrangères. Actuellement élu, on-ne-sait par quel heureux concours de circonstances, pour présider la 63e Assemblée Générale de l’organisation qui était censée prévenir le réchauffement climatique, et donne des délais jusqu’en 2050, Miguel d’Escoto Brockmann a fait une entrée pour le moins fracassante.

  Au regard des Etats-Unis, notamment, lui qui avait défini Ronald Reagan comme « le boucher de son peuple » (Ronald Reagan avait soutenu financièrement les contras, des paramilitaires d’extrême-droite chargés de mater – sans succès – les sandinistes), s’en est pris aujourd’hui à celui qu’il nomme son « fils spirituel » [de Reagan] : « Grâce à Georges W. Bush, le monde aujourd’hui est moins sûr qu’il ne l’a jamais été. »

  S’opposant au véto des Etats fondateurs, il a également renvoyé dans les cordes ce qui n’est, pour lui, qu’une occupation illégale de l’Irak et de l’Afghanistan. La réaction diplomatique officielle des Etats-Unis ne s’est pas fait attendre : « Le Président de l’Assemblée Générale est censé unir les représentants. De tels commentaires absurdes (« crazy ») ne sont pas acceptables, et nous espérons qu’il réfrénera sa parole, et se mettra à travailler avec l’Assemblée Générale. »

  ‘sont pas contents, dîtes donc…

  Miguel d’Escoto Brockmann : un rebelle à l’ONU ? On jugera sur pièces, mais voici un extrait traduit du discours qu’il a tenu après son élection :

  « Ils ont élu un prêtre ; Et j’espère que personne ne sera offensé par mes propos, lorsque je dis que l’amour est ce dont le monde a le plus besoin. La cupidité nous a menés dans ce terrible bourbier, dans lequel le monde est en train de sombrer, si rien de grand ne se produit ; cela peut passer pour un sermon. Eh bien… OK, c’en est un. »

Palerme se révolte contre la mafia

Une pincée de bonnes nouvelles, dans ce monde de brutes surarmées et richissimes… RESISTANCE !

  Source : Attilio Bolzoni – La Repubblica

 

Après l’arrestation du parrain Salvatore Lo Piccolo, la Mafia est au plus bas. Un nouvel espoir pour les victimes du racket.


Trois années ont passé, mais c’est comme si trente ans ou trois siècles s’étaient écoulés. Certes, d’aucuns prétendent aujourd’hui qu’“il n’y a que l’air qui est en train de changer”. Certes, on a retrouvé ces jours derniers quelque 500 noms de commerçants supplémentaires dans la comptabilité secrète du parrain Salvatore Lo Piccolo [arrêté le 5 novembre dans les environs de Palerme en compagnie de son fils et de deux autres chefs mafieux], et pas un seul n’a encore avoué aux juges qu’il avait été obligé de payer. Mais à Palerme, “l’air” compte plus encore que dans toute autre ville d’Italie, car, avant, les seigneurs du racket le contrôlaient aussi. Ainsi, seul un Palermitain – je dis bien un Palermitain et non un Sicilien – peut pleinement comprendre ce qui s’est réellement produit le 10 novembre au théâtre Biondo, face au marché de la Vucciria, où les associations anti-racket ont organisé une conférence. C’est le début d’une révolte. C’est Palerme qui tente de ne pas mourir asphyxiée par sa Mafia. Ce n’est que le commencement d’une guerre que l’on ne mènera plus seulement à coup d’enquêtes, de procédures, d’opérations policières, de mouchards et de caméras cachées filmant les racketteurs. Lentement, péniblement, Palerme relève la tête. Il y a trois ans, personne ou presque n’avait daigné venir à la conférence organisée à l’époque par ces mêmes associations au théâtre Biondo. Ni les autorités ni les représentants des commerçants. Ce fut probablement la dernière fois que Palerme détournait le regard : quelques mois plus tard, la ville se réveillait avec ses murs couverts d’affiches et des draps pendus aux rambardes. Tous arboraient le même message : “Un peuple qui cède au racket est un peuple sans dignité.” Ils avaient été posés par des jeunes d’Addiopizzo [pizzo est le nom donné à la somme payée par les extorqués], une association alors inconnue. Une simple provocation, pensait-on à l’époque. Aujourd’hui, Addiopizzo rassemble 209 chefs d’entreprise et commerçants qui refusent de payer. De plus, 9 105 Palermitains les soutiennent en ne faisant pas leurs achats dans les boutiques qui vendent des produits “Made in Mafia”. Ils n’achètent pas de café chez les torréfacteurs des boss mafieux, ils n’achètent pas non plus leurs cannoli à la ricotta, leurs fruits ou leurs viandes chez des commerçants rackettés.


Au cours des prochains mois, à Palerme, tout va se jouer sur le pizzo, sur cette “mise en règle” qui porte sur quelques centaines ou milliers d’euros par mois et qui marque la frontière entre la liberté et l’esclavage. C’est sur cette mensualité que le chef d’une “famille” ou d’un clan peut perdre pour toujours la face et le pouvoir. L’extorsion est la première activité mafieuse. Elle est essentielle pour la survie de l’organisation criminelle. S’il n’y a plus d’extorsion, il n’y a plus de contrôle du territoire. Et si ce système saute, il n’y a plus de Mafia. Le moment est donc venu. Les chefs d’entreprise siciliens l’ont bien compris. Ceux de Catane, comme Andrea Vecchio, dont les chantiers ont été plastiqués à quatre reprises cet été parce qu’il refusait de payer. Ou ceux de Caltanisetta, d’Agrigente et de Syracuse. Les nouvelles générations d’entrepreneurs ne sont plus disposées à baisser la tête. Peut-être même n’arrivent-elles plus à répondre aux exigences d’une nouvelle Mafia toujours plus agressive. Mais c’est à Palerme, plus que dans aucune autre ville de Sicile, que tout se joue. Là où il y a seize ans, on assassinait Libero Grassi, cet industriel du textile qui refusait de céder au racket, alors que le président des industriels de l’époque recommandait à ses confrères “de payer tous pour payer moins”. Libero Grassi était devenu une cible des chefs mafieux. Il était seul. Et quand on est seul, on ne peut pas se rebeller contre Cosa Nostra. Le grand rassemblement du théâtre Biondo marquera-t-il la fin d’une époque ?

McCain ferait mieux de se faire tout petit…

Source : Courrier International

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Le candidat républicain voudrait bien oublier l’économie qui ne lui réussit pas dans les sondages. Mais en s’attaquant aux relations d’Obama, il oublie que les siennes sentent aussi le soufre.

« Il ne fait aucun doute que nous devons changer de sujet », a déclaré dernièrement une figure influente du Parti républicain, en faisant allusion à l’économie et à la manière d’y remettre de l’ordre. En se concentrant sur ce sujet, les Américains ont perdu de vue les brillantes qualités de John McCain, ce qui a permis à Barack Obama de prendre la tête dans les sondages à l’échelle nationale et dans un grand nombre d’Etats clés. Les stratèges républicains ont compris qu’en continuant à ne parler que d’économie, la cote de McCain continuerait de chuter. Son équipe de campagne vient donc d’annoncer son intention de repasser à l’attaque sur le thème crucial des liens d’Obama avec le pasteur Jeremiah Wright et avec Bill Ayers, un ancien membre du mouvement radical Weather Underground qui a enseigné pendant près de vingt ans à l’Université de l’Illinois.

Le 4 octobre, au cours d’une réunion de campagne dans le Colorado, Sarah Palin, colistière de John McCain, a accusé Obama de « copiner avec des terroristes », faisant référence à ses liens avec Bill Ayers. Or l’article dont elle s’inspirait, paru le matin même dans The New York Times, concluait que les liens entre les deux hommes se bornaient à des rencontres lors des réunions du conseil d’administration de deux organismes de Chicago et que leurs seuls contacts consistaient à se croiser sur le trottoir (ils habitaient le même quartier) depuis qu’Obama était devenu sénateur de l’Etat en janvier 2005. Si l’équipe de McCain veut fouiller dans les relations, réelles ou imaginaires, de ses adversaires, elle devrait commencer par son propre camp. L’un des premiers responsables de la crise financière qui est en train de plonger le pays dans la récession n’est autre que l’ancien sénateur du Texas Phil Gramm, le propre conseiller économique de John McCain.

Phil Gramm a toujours été l’homme de Wall Street au Sénat. Président de la Commission des affaires bancaires sous Clinton, il n’a cessé d’affecter des crédits insuffisants à la SEC, le gendarme de la Bourse américaine, et s’est toujours opposé à ce qu’elle interdise aux cabinets d’expertise comptable de vérifier les comptes d’entreprises avec lesquelles ils avaient des conflits d’intérêts. Sa plus grosse erreur a été son amendement à la loi de modernisation des contrats à terme sur les matières premières (CFMA) qui a empêché le gouvernement de réglementer les « credit default swaps », ces polices d’assurance couvrant les pertes sur les titres lorsqu’ils tournent mal. Lorsque la bulle immobilière s’est formée, la valeur nominale de ces « swaps » a atteint la coquette somme de 62 000 milliards de dollars. Et, quand elle a éclaté, ils n’ont plus représenté qu’un énorme tas de papier sans valeur, car aucune agence gouvernementale n’avait exigé des banques qu’elles mettent de l’argent de côté pour les cautionner.

La CFMA a également empêché toute réglementation gouvernementale du marché énergétique, ce qui a permis à Enron de conduire quasiment à la banqueroute l’Etat de Californie avant de faire faillite elle-même. Le problème, bien entendu, est que la relation de Phil Gramm avec John McCain n’est pas comparable à celle de Bill Ayers ou de Jeremiah Wright avec Barack Obama. L’idée qu’Ayers ou Wright puissent avoir une influence sur l’action d’un gouvernement Obama est absurde. En revanche, Gramm et McCain, eux, ont formé une alliance politique et économique appelée à durer. John McCain a dirigé l’éphémère campagne présidentielle de Phil Gramm en 1996. Ce dernier est aujourd’hui le codirecteur de celle de McCain. Le candidat républicain parle de Gramm comme de l’un de ses principaux conseillers économiques et il n’a pas démenti la rumeur selon laquelle il est bien placé pour devenir ministre des Finances si lui-même est élu.

A en croire ses collaborateurs, John McCain tentera au cours du débat du 7 octobre de « changer de sujet » et de passer de l’économie aux liaisons dangereuses d’Obama. Mais on peut douter du succès d’une telle tactique. Le candidat démocrate fera valoir qu’en cette période de grave crise économique, le public mérite un débat axé sur les mesures que les deux candidats envisagent pour remettre le pays sur pied plutôt que sur des attaques tendancieuses contre les « amis » de leur adversaire. Au besoin, il pourrait même rappeler que c’est le principal conseiller économique de John McCain qui a réduit la solvabilité et la puissance américaines au-delà des rêves les plus fous des terroristes antiaméricains.

L’analyse de Michael Moore sur la crise financière, aux USA

  Je ne suis pas personnellement d’accord avec le fait qu’il y inclue les dépenses de santé, mais c’est certes un facteur aggravant… Rien à rajouter sinon, il s’agit effectivement d’un bel enfumage made in US… et l’Europe est en train de suivre la mode.

  Souvenez-vous à jamais de ce proverbe des marchés financiers :

  « Gros porteur, petit malin. Petit porteur… gros con. »

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  Permettez-moi d’aller droit au but. Le plus grand hold-up de l’histoire de ce pays se déroule au moment même ou vous lisez ces lignes. Aucune arme à feu n’est utilisée, mais 300 millions de personnes ont été prises en otages. Ne nous méprenons pas : Après avoir dérobé 500 milliards de dollars qui ont été empochés depuis 5 ans par leurs soutiens les profiteurs de guerre, après avoir garni de plus d’une centaine de milliards de dollars les poches de leurs amis les pétroliers depuis deux ans, Bush et ses potes – qui doivent bientôt quitter la Maison Blanche – sont en train de piller le Trésor américain de chaque dollar qu’ils peuvent récupérer. Ils prennent dans le coffre autant qu’ils pourront en emporter en se dirigeant vers la sortie.

  Peu importe ce qu’ils disent, peu importe les mots terrifiants qu’ils emploient. Ils recourent encore une fois à leurs vieux trucs consistant à créer la peur et la confusion afin de rester parmi les 1% les plus riche. Il suffit de lire les quatre premiers paragraphes de l’article de la une lundi dernier dans le New York Times, pour comprendre la réalité du contrat proposé :

 

« Au moment même où les responsables politiques travaillent sur les détails d’un plan de sauvetage du secteur financier de 700 milliards, Wall Street commence à chercher le moyen d’en tirer profit.

Les entreprises financières ont exercé un lobbying afin que toutes sortes d’investissements en détresse y soient inclus, en plus de ceux qui sont liés aux prêts hypothécaires.

Dans le même temps, les firmes de gestion d’investissement intriguaient pour que leur soient confiés les actifs que le Trésor prévoit de sortir du bilan des établissements financiers, un rôle qui pourrait leur faire gagner des centaines de millions de dollars par an.

Personne ne veut rester à l’écart de la proposition du Trésor pour acheter les actifs douteux des établissements financiers. »

Incroyable ! Wall Street et ses soutiens ont créé ce gâchis, et maintenant, ils prétendent faire le ménage en s’en mettant plein les poches. Même Rudy Giuliani fait pression pour que son entreprise soit retenue (et payée) pour « consulter » durant le sauvetage.

Le problème, c’est que personne ne sait vraiment ce que cet « effondrement » signifie. Le secrétaire au Trésor Paulson a admis lui-même qu’il ne connaît pas le montant exact nécessaire (il tout simplement sorti ce chiffre de 700 milliards de sa tête !). Le responsable du Congressional Budget Office a déclaré n’avoir pas trouvé de raison à ce montant et ne pouvoir l’expliquer à quiconque.

 

Pour autant, ils crient que la fin est proche ! Panique ! Récession ! La grande dépression ! Le bug de l’an 2000 ! La grippe aviaire ! Il faut voter le projet de loi sur le sauvetage aujourd’hui ! Le ciel nous tombe sur la tête ! Le ciel nous tombe sur la tête !

Il tombe pour qui ? RIEN dans ce plan de « sauvetage » ne fera baisser le prix de l’essence que vous mettez dans votre voiture pour aller travailler. RIEN dans ce projet de loi ne vous protégera contre la perte de votre maison. RIEN dans ce projet de loi ne vous donnera une assurance maladie.

L’assurance maladie ? Mike, pourquoi en parler ? Qu’est-ce que cela a à voir avec l’effondrement de Wall Street ?

Cela a tout à voir. Ce soi-disant « effondrement » a été déclenché par les défaillances massives et les saisies provoquées par les crédits hypothécaires. Savez-vous pourquoi tant d’Américains sont en train de perdre leurs maisons ? A en croire les Républicains, c’est parce que trop d’idiots de la classe ouvrière ont souscrit des prêts qu’ils ne pouvaient pas assumer. Voici la vérité : La raison numéro un pour laquelle les gens sont ruinés c’est à cause des dépense de santé. Permettez-moi de l’exprimer clairement : Si nous avions eu une assurance santé universelle, cette « crise » des crédits hypothécaires pourrait n’avoir jamais eu lieu.

Ce renflouement a pour mission de protéger la masse obscène de richesses qui ont été accumulées au cours des huit dernières années. C’est pour protéger l’élite des actionnaires qui possèdent et contrôlent l’entreprise Amérique. C’est pour s’assurer que leurs demeures, leurs yachts et leur « style de vie » ne soient pas remis en causes tandis que le reste de l’Amérique souffre et se bat pour payer ses factures. Laissez les riches souffrir, pour une fois. Laissez-les payer pour ce sauvetage. Nous dépensons 400 millions de dollars par jour pour la guerre en Irak. Qu’ils mettre fin à la guerre immédiatement et nous fassent économiser 500 milliards de dollars supplémentaires !

Je dois arrêter d’écrire et vous devez arrêter de me lire. Ils organisent ce matin un « coup » dans notre pays. Ils espèrent que le Congrès agisse vite avant qu’il ne prenne le temps de réfléchir, avant que nous ayons une chance de les arrêter nous-mêmes. Alors, arrêtez de lire et faites quelque chose et faites le MAINTENANT !

Lait frelaté en Asie, au moins 13 000 malades

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PEKIN (AFP) – Près de 13.000 enfants en bas âge en Chine ont été hospitalisés après avoir ingéré du lait frelaté, a annoncé le ministère de la Santé dimanche, selon les médias officiels chinois.

Selon le ministère, le nombre total d’enfants hospitalisés s’élève à 12.892, dont 104 bébés dans un état grave, a indiqué l’agence Chine nouvelle.

Quatre enfants en bas âge sont morts depuis la mi-septembre après avoir bu du lait en poudre mélangé à de la mélamine, une substance toxique utilisée dans la fabrication de colles et de plastiques.

D’autre part, 1.579 enfants en bas âge ont pu quitter l’hôpital après avoir été soignés, a ajouté le ministère, soulignant que les établissements hospitaliers de l’ensemble du pays avaient reçu 40.000 patients.

La mélamine, qui provoque des problèmes urinaires dont des calculs rénaux, a été découverte du lait en poudre, des boissons, glaces et produits laitiers, entraînant des rappels massifs de ces produits.

Dimanche, les autorités de Hong Kong ont annoncé qu’une fillette de trois ans avait présenté un calcul rénal après avoir consommé du lait en poudre importé de Chine continentale contenant de la mélamine.

Shigeru Omi, le directeur pour le Pacifique de l’ouest de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a par ailleurs soulevé dimanche la question de savoir pourquoi l’affaire du lait contaminé à la mélamine avait éclaté si tard.

« De toute évidence c’est aussi un problème de communication interne », a déclaré M. Omi au cours d’une conférence de presse à Manille.

« Il semble que des gens étaient déjà au courant de ce problème depuis un certain temps et qu’ils n’aient pas partagé cette information », a-t-il dit.

« Nous voulons à présent empêcher que cela ne se reproduise, non seulement avec les produits laitiers, mais aussi avec tous les produits alimentaires », a-t-il dit. « Nous voulons empêcher de tels incidents afin que les gens ordinaires puissent manger tranquilles », a-t-il souligné.

L’affaire du lait contaminé n’a été rendue publique que la semaine dernière par les medias officiels chinois, avec l’annonce des premiers décès de nourrissons ayant consommé du lait du groupe Sanlu basé dans la province du Hebei, près de Pékin. La Nouvelle-Zélande, dont le groupe Fonterra détient des parts (43%) dans le groupe Sanlu, a accusé les autorités locales d’avoir tenté d’étouffer l’affaire.

Les attentats du 11 septembre

  Ami lecteur, puisque les controverses sur ces attentats (qui ont fait au moins trois mille morts, bien réels) reviennent, à nouveau, sur le tapis de l’actualité, le JRDF a décidé de se fendre d’un article, relatif au sujet.

  Comme dans de nombreux domaines, face à un problème posé, au moins deux chapelles se créent : les « pro » et les « anti », en gros les tenants du soutien à la version officielle, et ceux qui la remettent en question. La procédure de l’instruction, ainsi qu’une enquête de police, fonctionnent ainsi : d’abord, il faut isoler les motifs – pour parler clair : « A qui profite le crime ? »

  Force est de constater que, dans les deux camps, les tenants des factions en question ont des intérêts à défendre. Les soutiens à la « Croisade contre l’Axe du Mal » ont souvent gagné des places juteuses, ou de l’argent, dans ces guerres initiées au nom de la « lutte contre le terrorisme ». Blackwater, Condoleezza Rice, Dick Cheney, et évidemment George Bush, ont profité de la peur de la population des Etats-Unis – et du camp occidental, d’une manière générale – et ont capitalisé dessus.

  Peut-on, pour autant, dire que les partisans des thèses du complot ne représentent que le droit du peuple à l’information, et que ces anges de la liberté n’ont que des intérêts purement philanthropes ? Evidemment, non. Les sites et associations diverses demandant la réouverture du dossier sur le 11 septembre engrangent des fonds à travers des dons publics. Les créateurs des documentaires tels « Loose Change » et consorts, capitalisent également sur la gravité de ces évènements pour y gagner, qui de la célébrité, qui de l’argent en produits dérivés.

  Peut-on, donc, trancher ? L’avis du JRDF vaut ce qu’il vaut, mais nous avons examiné une bonne partie des arguments des uns et des autres. A toi, ami lecteur, d’y réagir si tu souhaites y contribuer…

  Commençons par le fondamental. Qu’est-ce que Al Qaeda ? Il s’agit d’une organisation informelle, en fait un rassemblement d’organisations terroristes hétéroclites, regroupées sous cette bannière. Pas forcément simple à étudier, donc… Ben Laden existe-t-il, au moins dans le sens de l’image qui lui a été attribuée ? Eh bien, en s’en tenant à l’historique de cet homme, jusqu’aux attentats du 11 septembre, effectivement, Oussama Ben Laden semble être le « chef », au moins médiatique, d’Al Qaeda – organisation jadis financée par la CIA pour damer le pion des soviétiques en Afghanistan. Ben Laden, rebelle par rapport à son affiliation originelle (saoudienne) et à ses commanditaires initiaux (la CIA) aurait suivi sa propre voie.

  Pourtant, une autre thèse est tout aussi crédible, sans qu’elle invalide d’ailleurs cette première. Un jeu de dupes. A savoir, qu’Al Qaeda soit liée aux USA, tout comme les antiques Templiers avaient des liens assez controversés avec leurs ennemis… les Haschichins; Tout comme les radicaux de droite israëliens, pourraient bénéficier de la présence des radicaux « islamistes » palestiniens. Chacun de ces camps, dans une guerre, y gagnerait plus qu’en temps de paix. Pourquoi ? Parce que la guerre permet le pillage, et surtout, engendre des chefs de guerre; Sans guerre, pas de pillage, et pas de chefs « de guerre ». 

  Ce genre de manipulations a déjà existé, notamment au Moyen-Âge, lorsque des factions s’entendaient pour générer un « casus belli », afin de permettre de piller un pays tiers, par exemple, sous couvert de raisons on-ne-peut plus honorables.

  Maintenant, regardons les preuves. Nous avons, d’un côté, un rapport officiel de plus de 380 pages, très difficilement lisible, et qui établit surtout des liens financiers entre des organisations, bien que ces liens reposent sur des documents qui, eux-même, ne sont pas fournis, sont falsifiables, et surtout, ne remettent pas en question un complot « de dupes », par le biais d’écrans et d’intermédiaires.

  Les éléments des attentats sont, peut-être, plus significatifs. Voyons d’abord les thèses les plus loufoques : par exemple, celle de missiles lancés contre les tours jumelles, et non d’avions ! Bien essayé, sauf que sur les vidéos, il apparait très clairement qu’il s’agit d’avions, et qu’un missile n’a pas un tel comportement aérodynamique. Si cet élément était clairement absurde, et intentionnel, afin de décrédibiliser les thèses du complot ? C’est en tout cas, à notre humble avis, le cas. Cela pourrait, donc, signifier qu’il y a bel et bien complot…

  Ainsi, il ne faut pas prendre pour argent comptant les théories complotistes. Pour autant, de nombreux détails sont particulièrement troublants, et ceux-ci, avérés. Les voici, listés ci-dessous :

  * Le « passeport magique ». Afin de bien prouver qu’un des terroristes présumés était impliqué dans les attentats, les pompiers ont eu la surprise de retrouver, intact, dans les décombres et à peine quelques heures après les attentats, le passeport d’un des « terroristes ». Vous y croyez, vous ? Les tours se sont effondrées, compactées, les avions ont explosé dans l’impact, et l’un des pilotes aurait vu son passeport miraculeusement survivre à un tel enchaînement d’écroulement, d’incendie et de crash aérien ?

  * Les tours, en elle-même. Elles se sont écroulées bien droit, dans un style qui ressemble effectivement, à une destruction contrôlée. Les complotistes arguent que, d’une part, des témoins survivants ont entendu des explosions venant du sous-sol (possible écho, mais cela reste à déterminer), d’autre part que les poutrelles métalliques ont été récupérées par les autorités, immédiatement après les attentats. Un scientifique (notez le conditionnel) aurait eu le temps d’en examiner une, et aurait trouvé sur elle des traces d’acide. Autre « détail », nettement plus difficilement explicable par les partisans de la version bushiste, le WTC7 n’a pas été touché par les avions, a brûlé tranquillement pendant cinq heures sans que les pompiers n’interviennent, et s’est finalement écroulé, de manière similaire aux autres tours.

  * Le Pentagone : un détail avéré, est que l’aile qui a été touchée par l’attentat, qu’il soit provoqué par un avion ou quoique ce soit d’autre (pas de vidéo pour cet attentat), cette aile donc, était désaffectée. Elle venait juste d’être rebâtie, et ne contenait pas d’archives, ou de service opérationnel. C’est notamment pour cela que cet attentat a fait, comparativement, très peu de blessés et de morts, par rapport aux autres.

  * Dans ce même Pentagone, les complotistes auraient trouvé des preuves qu’un scénario établi un an à l’avance, signé par Condoleezza Rice, évoquait une simulation d’attaque contre le World Trade Center. Un peu gros, mais en revanche, on sait aujourd’hui que le MOSSAD et des espions français ont prévenu les autorités des USA, pour les informer que des attentats auraient lieu contre le World Trade Center. Des espions ont témoigné, à visage couvert; la thèse du « Pearl Harbor » artificiel se renforce donc.

  * Reprenons sur les terroristes. Leurs identités ont été découvertes en un temps record, quelques heures à peine. On aurait retrouvé – coïncidence extraordinaire – dans le coffre de leurs voitures, pour certains, des explosifs. Manquerait plus qu’un message certifiant qu’ils sont bien les auteurs de ces attentats, et visé par un huissier… Question : En quoi des hommes qui vont se suicider auraient-ils besoin d’emporter des explosifs dans le coffre de leur voiture ?

  Hélas, des incohérences de cet acabit, l’histoire officielle du 11 septembre en est farcie… A qui profite le crime ? C’est une autre histoire, déjà abordée d’ailleurs, au moins en partie, entre ces pages. Qu’en penses-tu, ami lecteur ?

Présidentielle américaine : Obama se prend tout un tas de coups bas

  La barre des 50 jours précédant l’élection vient d’être franchie, et je ne peux que t’encourager, ami lecteur, à consulter ce lien : http://www.snopes.com/politics/obama/50lies.asp , qui détaille 50 des dernières rumeurs circulant sur Barack Obama. Certaines sont vraies, d’autres partiellement vraies, et d’autres enfin, évidemment, complètement bidonnées.

  En vrac : Le père de Barack Obama n’était pas un berger mais un politicien corrompu (en fait, il a été l’un puis l’autre, et la corruption n’est pas établie…), Barack Obama est un musulman (c’est faux, bien qu’il ait fréquenté une école musulmane, et je vais traiter encore un peu cette « info » plus bas), Barack Obama ne parle pas le Bahasa (un langage d’Indonésie, encore faux apparemment), Barack Obama n’a pas été professeur.de droit (hé si, il l’a été)… Continuez votre pêche sur le site, et vous tomberez sur les mails en chaîne envoyés, aux USA, pour prouver que la Bible parle d’Obama en tant que l’Antéchrist !

  Bon… L’origine de toutes ces merdes (oh pardon, c’est vrai, vive la liberté d’expression !) est assez évidente. Ce qui me fout beaucoup plus en rogne, est ceci : http://www.youtube.com/watch?v=bMUgNg7aD8M , une soi-disant gaffe au cours de laquelle Obama aurait fait un lapsus « révélateur » montrant qu’il serait musulman.

  Eh bien, de deux choses l’une : Regarde cette vidéo, ami lecteur, si tu ne la connais pas, et scrolle plus loin encore sur YouTube, pour la voir resituée dans son contexte originel. Surprise ! Il parle en fait de ce que l’équipe de MacCain dit de lui !

  Ensuite, je dois avouer qu’à titre personnel, j’en ai un peu ma claque des anti-islam, dont la plupart ne connaissent rien sur cette religion, et surtout pas qu’elle reprend presque tout, mot pour mot, de l’Ancien et du Nouveau Testament ! Généralement, il suffit de dire ça à un anti-islam primaire, pour qu’il se retrouve comme un con… Eh bah ouais, l’affrontement entre deux religions très proches, est aussi stérile aujourd’hui qu’il l’était au temps des croisades !

  Qu’on parle de l’application des religions, soit ! Mais en connaissance de cause, merde !

La Bourse continue à faire Boum

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Ce qui est bizarre, c’est qu’on parle beaucoup des banques qui sont soutenues, et de certaines qui ne le sont pas… mais comment détermine-t-on qu’un établissement bancaire mérite qu’on y investisse des milliards d’argent public – ou de celui des clients d’une autre banque – et qu’un autre doit pérécliter ?

Comme dit le bon vieux proverbe : le bonheur des uns… et vice-versa !

 

NEW YORK (AFP) – La quasi-faillite de la banque d’affaires Lehman Brothers, l’un des piliers de Wall Street, a ébranlé lundi la planète financière qui se demandait jusqu’où pourrait aller la débandade provoquée par la crise du crédit immobilier américain.

Le dépôt de bilan de Lehman, une institution vieille d’un siècle et demi, s’est accompagnée de l’annonce du rachat de sa concurrente Merrill Lynch par Bank of America pour 50 milliards de dollars, tandis que la Réserve fédérale volait à la rescousse du secteur bancaire.

Le placement de Lehman Brothers sous la protection de la loi sur les faillites (Chapitre 11), officialisé lundi, a fait plonger les places financières qui ne cédaient toutefois pas à la panique: les places asiatiques et européennes ont lâché généralement entre 3% et 5%, tandis que Wall Street limitait les dégâts avec un repli de 2,6% en début d’après-midi (heure locale).

Les principales places boursières européennes ont fortement reculé lundi après l’annonce du placement sous le régime des faillites de la banque d’affaires américaine Lehman Brothers.

La Bourse de Francfort s’affichait à la cloche de clôture en recul de 2,74%, celle de Londres de 3,92% et Paris de 3,78%.

Vers 17h45 GMT, Wall Street limitait toutefois ses pertes, l’indice vedette DJIA perdant 2,5%.

La Bourse de New York avait ouvert en forte baisse lundi: le Dow Jones perdait 2,34% et le Nasdaq 2,65%.

Après un week-end de négociations infructueuses avec ses principaux créanciers, Lehman Brothers n’a eu d’autre choix que de déposer son bilan.

Cela n’empêchait pas son titre de fondre à Wall Street où il ne cotait plus vers 14H10 locales (18H10 GMT) que 0,19 dollar, en repli de 95%, alors qu’il atteignait encore plus de 60 dollars il y a un an.

Le président George W. Bush a assuré que son administration s’efforçait de réduire l’impact de la crise. « A long terme, je suis confiant dans la souplesse et la résistance des marchés financiers et dans leur faculté à faire face à ces ajustements », a-t-il dit dans une déclaration devant la presse.

Le secrétaire au Trésor Henry Paulson a assuré lundi que le système bancaire était « sain » et que les Américains pouvaient avoir confiance dans la sécurité de leurs comptes bancaires. La Réserve fédérale (Fed) a injecté 70 milliards de dollars dans le système bancaire pour amortir le choc et permettre aux banques de se refinancer. Les banques centrales européenne et britannique ont engagé des opérations similaires.

Les autorités américaines, qui se sont engagées à injecter jusqu’à 200 milliards de dollars la semaine dernière pour maintenir sur pied les organismes hypothécaires Fannie Mae et Freddie Mac, ont refusé cette fois d’apporter de l’argent frais pour sauver Lehman. Sans garantie de l’Etat, les éventuels acheteurs ont tous passé leur tour, comme le coréen KDB et le britannique Barclays.

A 50 jours de l’élection présidentielle américaine, la crise financière a nourri la polémique entre les deux principaux candidats.

Le démocrate Barack Obama a plaidé pour une « réglementation qui protège les investisseurs et les consommateurs ». « Huit ans d’une politique qui a mis en lambeaux la protection des consommateurs, affaibli la surveillance et les réglementations et encouragé les grosses primes pour les dirigeants d’entreprises tout en ignorant la classe moyenne nous ont menés à la crise financière la plus grave depuis la Grande dépression (de 1929) », a-t-il dit.

Son adversaire républicain John McCain, fidèle à son credo libéral, s’est au contraire félicité « de constater que la Réserve fédérale et le département du Trésor aient assuré qu’ils n’utiliseraient pas l’argent du contribuable pour renflouer Lehman Brothers ». Il s’est dit convaincu que « les éléments fondamentaux de l’économie sont solides ».

Devant le siège de Lehman, un gratte-ciel du coeur de Manhattan, les salariés redoutaient de perdre leur emploi ainsi que leurs économies, largement investies en actions de leur employeur.

« Aujourd’hui, je vais au bureau comme d’habitude. Et après ? Je suis sûr qu’il y a beaucoup de monde dans cette tour qui essaie de répondre à cette question », observait un jeune employé.

La crise américaine ne semblait pas devoir s’apaiser de sitôt. Selon un cabinet de reclassement, les suppressions d’emplois dans la finance devraient dépasser en 2008 le record établi l’année précédente avec plus de 153.000.

La production industrielle a quant à elle enregistré en août sa plus forte baisse depuis trois ans, avec un repli de 1,1% par rapport au mois précédent.

Chine : plan large

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  Deuxième article du jour consacré au sujet, personnel celui-ci…

  Une chose est sûre, à propos de la Chine : avec 1,4 milliards de personnes au compteur, elle est devenue LA puissance mondiale, celle contre laquelle PERSONNE ne pourra plus rien faire. Pékin le sait, Washington le sait, quant à Paris… n’en parlons même pas. 6 fois plus d’habitants que toute l’Europe réunie, quatre fois et demi la population des USA, sept fois la Russie; Ces chiffres donnent le vertige ? C’est ainsi. Et encore, il faut préciser que les chinois maîtrisent leur démographie… Évidemment, la question se pose : avec 2 milliards d’habitants prévus d’ici quelques années, on pressent que la Chine sera bientôt à l’étroit.

  L’expansion chinoise semble donc inévitable. Elle a déjà été planifiée; L’influence de l’ex-Empire du Milieu en Afrique, par exemple, ne cesse de s’affirmer. La Chinafrique est-elle « meilleure » que la Françafrique sur le déclin ? Ses fondamentaux sont, malheureusement, identiques… Pour faire du bizness, les chinois, comme les français, pratiquent un mélange de soutien aux dictatures dociles et d’aide à la population (construction d’hôpitaux, d’écoles, etc…); Pour l’instant plus « réglos » (faisons court) que nos ambassadeurs/pétroliers/traficants d’armes, il est cependant douteux que les visées chinoises soient purement altruistes. Les dérives sont déjà visibles, comme au Soudan, avec un soutien nauséabond à Khartoum quant à l’extermination ethnique des habitants du Darfour; S’il fallait prendre un exemple hors du continent africain, on donnera celui de la Birmanie, dictature particulièrement infâme pleinement équipée par les autorités chinoises… qui en ont fait une sorte de province supposément indépendante.

  Pas très joyeux, donc. La suite est, hélas, à l’avenant… Si l’on ne doit pas noircir le tableau, en dépeignant un régime « communiste » dominé par des arrivistes incompétents à présent pleinement adeptes de l’économie de marché, force est de constater que le PCC lui-même reconnaît le problème de la pauvreté (euphémisme !) des chinois, dans les campagnes. D’une manière générale, on pourra dire ce qu’on voudra de l’époque Mao, mais les avantages acquis par le peuple (distribution de terre aux paysans, par exemple, système social assez performant) sont de l’histoire ancienne. La dictature est restée, mais le « Marche ou Crève » règne désormais. Auparavant, malgré la dureté du régime, les « petites gens » pouvaient se plaindre, pas trop fort certes, mais ils étaient entendus. Actuellement, lorsque des campagnards, par exemple, se plaignent des injustices d’une bureaucratie magouilleuse, celle-ci emploie une arme particulièrement glauque à leur encontre : des truands, des mafieux en gros, sont lâchés sur les manifestants, et ne leur font pas de cadeaux. Bizarrement, dans ces moments-là, la police n’est jamais disponible pour protéger les honnêtes citoyens…

  D’autres mesures sont tout aussi symptomatiques du totalitarisme. Les chinois ont le droit de manifester leur opinion… dans les endroits qui leur sont réservés, et après acceptation des autorités, cinq jours à l’avance. Ne riez pas, en France c’est à peu près la même chose… Les arrestations et les « disparitions » sont dignes d’un mauvais remake de « 1984″ de Orwell. Rien que les condamnations à mort sont, d’après différentes ONG, sous-estimées. Au lieu des 500 exécutions annuelles, on estime que le chiffre réel serait d’environ 6000. Quant à la liberté d’information, n’en parlons pas ! Malgré les centaines de chaînes de télévision chinoises, toutes sont reliées au gouvernement. Internet est bloqué en cas de recherche déplaisante (du genre : « Tian An Mein 1989″), et une notification est envoyée aux autorités… afin qu’elles viennent vous chercher.

  « Tu n’es rien. Le Parti est tout », crie dans un reportage que j’ai dernièrement vu un chinois, à un autre qui voulait manifester. Le nationalisme chinois est assez impressionnant, de fait. Nombre de ses habitants « acceptent » un système brutal, qui en revanche, construit beaucoup. Enfin, il faut tempérer par le fait que la corruption fait déjà s’écrouler un paquet d’immeubles, construits avec du mauvais béton, pots-de-vin obligent… Une théorie veut que le communisme, en tant que dictature, révèle les excès culturels déjà présents dans un pays. La Russie autoritaire des tsars a conservé, sous l’Union Soviétique, certaines de ses caractéristiques d’origine;  Le Cambodge, pays mystique et basé sur une culture agraire, a connu les dérives des Khmers Rouges, telles qu’on les connait; Quant à la Chine, c’est finalement le confucianisme qui a encore une fois transparu derrière le drapeau rouge. Mais un confucianisme nettement moins modéré…

  Doctrine élitiste, ou plutôt doctrine des élites « lettrées », le confucianisme essayait, à l’origine, d’allier une bureaucratie puissante, fortement hiérarchisée et centralisée, avec un respect du peuple. Une variante du contrat féodal, en quelque sorte; Confucius écrivit que le peuple devait d’abord être loyal, de même que la bureaucratie envers l’empereur; mais qu’en échange, la loyauté se payait par un droit à la critique, afin de ramener dans le droit chemin celui qui aurait pu faire erreur.

  Eh bien, du temps de l’empire chinois, on constatait que la première partie de la doctrine de Confucius allait de soi, aux yeux des autorités. La seconde donnant généralement lieu à des exécutions… Confucius était peut-être un grand sage, mais ceux qui se sont proclamés de son enseignement, bizarrement, étaient un peu moins subtils. Le communisme chinois, actuel, est à cette image : la doctrine est belle, intéressante – mais son application est bien plus redoutable.

  Le pire, dans tout ceci, ami lecteur, c’est qu’on pourrait encore se soulager en jetant des pierres à Hu Jin Tao, le grand manitou chinois, en l’accusant d’être un enfoiré de sale dictateur sanguinaire. Il semble n’en être rien… Hu Jin Tao vient des couches populaires, et on constate assez rapidement, en suivant ses actions politiques, qu’il essaye depuis un bon bout de temps de rétablir une forme d’équilibre dans le niveau de vie de sa population. Hélas, l’argent lancé d’en haut arrive rarement en bas. Les deux millions de membres du Parti composant la classe dirigeante – leur collège élit les instances supérieures, c’est donc une authentique démocratie, mais à plusieurs niveaux et fonctionnant surtout par cooptation – râclent ce qu’ils peuvent râcler durant le processus. Bilan : Un monde entre des villes relativement modernes et des campagnes laissée sous le joug de fonctionnaires inamovibles et, pour la plupart, peu adeptes de « l’amélioration matérielle des conditions de vie du prolétariat. »

Chine : 200 millions d’esclaves

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  Je profite de la fin des Jeux Olympiques/Pub géante pour la Chine actuelle (rayez la mention inutile) pour relayer ici un très bon article de Charlie Hebdo, qui fait le point sur la réalité du « miracle économique » à la base de l’essor de cette nation représentant, maintenant, près du quart de l’humanité…

   Armée de presque 200 millions d’anciens paysans prolétarisés, partis sur les routes à la recherche de travail, les mingongs font les sales boulots que les citadins, même au chômage, refusent de faire. Leur certificat de résidence temporaire ne leur donne qu’un statut de citoyen de seconde zone dans les villes, où ils ne jouissent d’aucune protection, ni sociale ni juridique.

  Pas toujours payés (!), seulement 12% d’entre eux ont un contrat de travail. Ils sont logés dans des tentes sur les chantiers ou dans des taudis à la lisière des villes. Leurs enfants n’ont pas accès aux écoles des villes, de sorte que ces hommes viennent seuls, laissant leur famille au village…

Les troupes américaines en Irak jusqu’en 2011 ?

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  Précisons que l’accord dont il est question, fait suite à d’autres qui étaient extrêmement évasifs quant à une éventuelle date de retrait des troupes de la coalition; Heureusement, les irakiens semblent se rebeller contre la doctrine d’ »immunité judiciaire » accordée aux soldats-de-la-liberté-et-de-la-démocratie-toussa-toussa…

  BAGDAD (Reuters) – Les Etats-Unis ont demandé à l’Irak de leur permettre de maintenir des troupes sur son territoire jusqu’en 2015 mais les négociateurs des deux pays se sont accordés pour que cette présence n’aille pas au-delà de 2011, a annoncé le président irakien Jalal Talabani.

« Il y avait une proposition américaine en faveur d’une date qui était 2015 et une proposition irakienne pour 2010, puis nous nous sommes mis d’accord sur 2011″, a-t-il dit lors d’un entretien accordé à la chaîne Al Hourra dont une transcription est diffusée mercredi sur le site internet de son parti.

« L’Irak a le droit, si nécessaire, de prolonger la présence de ces troupes », a-t-il cependant ajouté.

Des précisions émergent très lentement au sujet des pourparlers sur le projet de pacte de sécurité bilatéral, qui doit fournir un cadre juridique au maintien de troupes américaines en Irak après l’expiration, à la fin de l’année, du mandat des Nations unies.

Des responsables américains ont souligné que les négociations approchaient de leur conclusion mais se poursuivaient encore, en refusant de commenter plus avant les propos de Talabani.

« Comme nous l’avons dit, des négociations sont en cours et nous n’entrerons pas dans les détails avant qu’un accord soit conclu », a déclaré un représentant de l’ambassade de Washington à Bagdad.

Le Premier ministre irakien Nouri al Maliki a annoncé cette semaine que les deux pays acceptaient l’objectif de 2011 pour la fin de la présence des quelque 145.000 soldats américains actuellement déployés en Irak.

IMMUNITÉ JUDICIAIRE

Précédemment, des responsables irakiens exprimaient le souhait de voir prendre fin au milieu de 2009 les patrouilles régulières américaines dans les villes d’Irak.

« Nous espérons que les deux parties feront preuve de souplesse et de compréhension », a déclaré Maliki mercredi à la télévision nationale.

Le gouvernement irakien tient à obtenir l’assurance d’une réduction progressive des activités militaires américaines mais souhaite aussi que les troupes étrangères ne bénéficient pas d’une immunité judiciaire complète.

Washington rechigne à envisager des calendriers de retrait précis et n’est guère susceptible d’autoriser l’Irak à juger des soldats américains dans ses propres tribunaux.

Les points d’accord qui se dessinent témoignent d’une assurance grandissante du gouvernement Maliki en ce qui concerne la présence américaine à mesure que les violences diminuent à travers le pays. Ils sont aussi le signe des pressions exercées sur le Premier ministre plus de cinq ans après l’intervention militaire qui a mis fin au régime de Saddam Hussein.

L’accord devra ensuite être approuvé par le parlement irakien.

Autre signe de la confiance qui gagne les Irakiens, l’armée américaine a annoncé mercredi qu’elle remettrait dans les prochains jours au gouvernement de Bagdad le contrôle des questions de sécurité dans la province d’Anbar, à l’ouest de la capitale.

Cette région a été un bastion de l’insurrection sunnite et un foyer d’Al Qaïda jusqu’à ce que les clans irakiens locaux se détournent du réseau islamiste pour se rallier aux Américains.

Dans le cadre de la campagne présidentielle américaine, le démocrate Barack Obama préconise un calendrier de retrait d’Irak sur seize mois, tandis que le républicain John McCain s’oppose à une échéance précise.

avec Ahmed Rachid, version française Henri-Pierre André, Philippe Bas-Rabérin

 

HARD

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  Actualité toujours, avec un petit crochet du côté des assassinats politiques, une spécialité bien connue de nos amis ricains…

  Barack Obama a manqué de se faire flinguer aujourd’hui, à Denver, par des militants d’extrême-droite, lors de la convention de son parti. Les trois types ont des têtes pas possibles, visiblement ils consommaient « de la drogue » (non spécifiée) [NDLR : métamphétamines] et se sont fait choper lors d’un contrôle de police. A noter, ironie extrême, que le dernier des Kennedy était justement venu soutenir le candidat à la présidence américaine… Avec des tueurs shootés, il ne l’a peut-être pas échappé de beaucoup, celui-là…

  Que dire de plus ? Obama n’est certainement pas pur comme la rosée du matin; pourtant, cette semi-martyrisation l’aidera peut-être à accéder au Saint des Saints. D’un point de vue assez empreint de recul, il semblerait que, au moins socialement, sa candidature reste plus « positive » que celle de McCain. Il reste cependant toujours des zones d’ombres sur son programme, et le moins qu’on puisse dire est qu’Obama est en froid avec les socialos européens ! L’archange du peuple n’a donc pas encore reçu son diplôme (sisi, les anges ont des diplômes, vérifiez c’est marqué dans la Bible), mais si son auréole attendra le jugement de l’Histoire, sa nécrologie fera (pour l’instant) de même !

Représailles économiques chinoises à l’encontre de la France

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PARIS (AFP) – Le ministère français des Affaires étrangères a assuré lundi ne pas avoir connaissance d’une « quelconque décision officielle » de la ville de Pékin de geler les investissements français, dont a fait état le quotidien économique Les Echos.

« D’après nos informations, la Ville de Pékin aurait décidé de geler pour quelques mois toute implantation d’entreprise française sur son territoire », écrit le quotidien économique, qui y voit un signe du mécontentement persistant de la Chine vis-à-vis de la France à propos du Tibet.

Le journal note qu’aucune autorité chinoise n’a fait de déclaration officielle, mais ajoute que « les cabinets d’avocats occidentaux sont catégoriques » pour dire que « depuis quelques jours, tous les dossiers présentés par des entreprises françaises, si complets soient-ils, se voient opposer une fin de non-recevoir ».

Le ministère français des Affaires étrangères, interrogé sur ce sujet, a déclaré « ne pas avoir connaissance d’une quelconque décision officielle des autorités chinoises, ou de la seule ville de Pékin, de suspendre l’enregistrement de nouveaux investissements étrangers ou français ».

« Nous suivons évidemment avec attention l’évolution de la situation, en particulier par l’intermédiaire de notre ambassade à Pékin », a toutefois indiqué le porte-parole adjoint du Quai d’Orsay, Frédéric Desagneaux.

La question tibétaine a provoqué ces derniers mois de multiples tensions entre la France et Pékin, à la suite notamment des manifestations lors du passage de la flamme olympique à Paris.

Pékin a également protesté contre le fait que la ville de Paris, dirigée par le maire socialiste Bertrand Delanoë, ait décerné le titre de citoyen d’honneur au dalaï lama, et a mis en garde contre une rencontre entre le président Nicolas Sarkozy et le chef spirituel tibétain, attendu à Paris en août.

Ces tensions avaient entraîné un boycott temporaire des magasins Carrefour en Chine, et une mise à l’index de la destination France par les voyagistes de Pékin pendant quelques semaines.

M. Sarkozy a annoncé début juillet qu’il se rendrait à la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Pékin.

Kadhafi contre la Suisse

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Source : Libération

On ne devrait jamais chercher des noises aux rejetons des pétrodictateurs, même quand ils se tiennent mal. Voilà à quoi songe peut-être le gouvernement suisse, empêtré dans une grave crise diplomatique avec la Libye. Tout a commencé il y a une dizaine de jours, dans un palace de Genève. Hannibal Kadhafi et sa femme sont embarqués par la police pour avoir sévèrement rossé deux domestiques. Après deux jours de détention, ils sont libérés contre une caution de 300 000 euros. Les Suisses défendent la séparation des pouvoirs : l’exécutif n’est pas intervenu, assure Berne. La justice genevoise a inculpé Kadhafi junior et sa femme de «maltraitance».

Stupéfaction à Tripoli : le colonel Kadhafi a plutôt l’habitude de voir les capitales étrangères fréquentées par ses enfants fermer les yeux sur leurs frasques, ou du moins les traiter avec plus de discrétion. Les menaces sont immédiates : «Ce sera œil pour œil, dent pour dent», dit Aïcha, la sœur de Hannibal. De fait, le régime libyen a tenu ses promesses de rétorsion. Depuis une semaine, c’est l’escalade. Samedi, deux cadres d’entreprises suisses ont été arrêtés à Tripoli, sous des prétextes peu clairs. L’un d’eux est encore sous les verrous. Et les autorités ont ordonné aux entreprises helvétiques sur place de fermer leurs portes. Plusieurs bureaux, dont ceux de Nestlé et ABB, ont été mis sous scellés.

Négociateurs. Hier, le chantage à l’or noir s’est invité dans la brouille diplomatique, Tripoli demandant à ses compagnies d’exportation de fermer le robinet du brut à destination de la Suisse. Un geste pour le moins gênant : le pétrole libyen couvre la moitié des importations de la Confédération. La totalité du brut traité dans la grande raffinerie de Collombey, dans le canton du Valais, provient du désert libyen, via le port italien de Gênes ; les tankers qui chargent les cargaisons appartiennent à… Hannibal Kadhafi. Enfin, Tripoli détient indirectement le groupe pétrolier Tamoil qui, avec 320 stations-service, est le premier vendeur d’essence en Suisse.

Au ministère des Affaires étrangères, c’est le branle-bas de combat. Berne ne déteste rien tant que ces affaires qui troublent sa diplomatie feutrée. La ministre Micheline Calmy-Rey a interrompu ses vacances. Et dépêché mercredi soir à Tripoli une équipe de négociateurs dirigée par l’ambassadeur Pierre Helg, le numéro 3 du ministère. Leur mission : limiter les dégâts en tentant de formuler des «regrets» qui n’iraient pas jusqu’aux «excuses officielles» exigées par Tripoli. Le président du gouvernement genevois, le socialiste Laurent Moutinot, lui, ne regrette rien : «Il est important que l’on sache qu’en Suisse, pays des droits de l’homme, on n’a pas le droit de traiter ses domestiques comme Hannibal Kadhafi l’a fait. Dans un état de droit, il n’y a pas de justice à deux vitesses.»

Le quatrième fils de Kadhafi, Hannibal, 31 ans, s’est déjà illustré par ses frasques dans diverses capitales d’Europe. A Rome, en 2001, ses gardes du corps tabassent des paparazzi qui le suivaient. Lui-même vide le contenu d’un extincteur sur les carabiniers accourus sur les lieux. L’affaire est étouffée. En septembre 2004, à Paris, il est arrêté par la police sur les Champs-Elysées, roulant à 140 km / h au volant d’une Porsche. Il sort son passeport diplomatique pour échapper à l’alcootest. L’un de ses gardes du corps, qui a menacé les policiers de son arme, est condamné à un mois de prison avec sursis et 1 500 euros d’amende.

Dans la nuit du 2 au 3 février 2005, il est entendu par la police à la suite d’une violente nuit de dispute dans les palaces parisiens, avec sa compagne, enceinte de huit mois, qu’il a violemment frappée. Il échappe à la garde à vue en prenant le lendemain un avion pour Copenhague. La jeune femme retire sa plainte, le Royal Monceau ferme les yeux sur les dégâts matériels. Mais la justice française, lassée de ses frasques, ne le lâche pas, d’autant qu’il ne disposait à l’époque ni de l’immunité diplomatique ni d’un permis de port d’armes pour son Walter P99, saisi à l’hôtel. Le parquet le poursuit pour «violences volontaires sur personne vulnérable» et «détention d’arme». En mai 2005, le tribunal correctionnel de Paris l’a condamné à quatre mois de prison avec sursis.

Union pour la Méditerranée : Echange honneur contre spectacle (Ecrire à l’Elysée, qui transmettra)

Voilà. La grande collation du Président vient de s’achever. Il y a eu le raout officiel, autour d’une table; puis la détente, face au défilé national, tous ces grands dirigeants unis, côte à côte, y compris le secrétaire de l’ONU invité, autour du Grand Chef de la France, Président actuel de l’Union Européenne – et bientôt, peut-être, de la Méditerranée.

Il faut bien cela, au moins, pour un leader de la trempe de notre Iznogoud – enfin devenu Calife à la place du Calife. Pourquoi pas, dès lors, Grand Sultan d’un continent ?

Au fond, humour mis à part, il y a bien quelques personnes que Mr Sarkozy a oublié d’inviter, au sein de son Soviet Suprême pour le Bien de la Méditerranée; un petit paquet de millions de personnes, en fait – on appelle cela « des peuples » ; C’est vrai que ça aurait coûté cher en invitations, et puis quand on s’apprête à faire revoter un pays insolent (l’Irlande), on peut bien refaire le monde, Carlita pendue à son bras, une bonne pelletée de tyrans (pardon, des dirigeants qui font plus de 80% des voix à chaque élection) accrochés à l’autre.

Certes également, quelques-uns des invités aiment bien shooter des immeubles garnis de soldats français, et imposer le silence à des diplomates, des journalistes, et des premiers ministres de pays limitrophes. Mais enfin, il n faut pas vivre dans le passé ! Tout ça, c’était en 2005 !

Allez, trop de badinage tue le badinage… La fête, reconnaissons-le, s’est bien déroulée. Ces parachutistes ! Ces tanks blancs de l’ONU ! Quelques illuminés ont bien tenté de défiler devant l’ambassade de Syrie – heureusement, la police républicaine du Pays des Droits de l’Homme veillait. Ils ont été priés de bien vouloir défiler chez eux – ou dans un fourgon. Après tout, ça a une sacrée acoustique, les paniers à salade…

Et cette armée, voyons ! On lui prêterait des motifs de grogne… Pft ! « De la mousse », dixit Sarkozy. Une fois les dangereux gauchistes/extrémistes du collectif « Surcouf » identifiés (des militaires qui se plaignent… non mais ils se croient dans une manif étudiante ou quoi ?), vous verrez mon bon monsieur, que l’Armée saura réaliser le génie de la réorganisation sarkozienne.

Revenons à nous moutons. Que penser d’un plan pour unir politiquement tout un tas de pays très différents, avec mutualisation des services de protection de l’environnement, échange d’étudiants, et paix au Proche-Orient à la clé ?

Que sur le papier, c’est bien mignon, sauf lorsque les principaux intéressés, très poliment, arguent que, pourquoi pas, ça leur fera passer le temps avant l’élection de la prochaine administration des USA.

Nonobstant, l’Union pour la Méditerranée joue des coudes pour exister. Kadhafi n’y croit pas (mais il s’est bien marré durant son passage à Paris, à nous faire la leçon en matière de Droits de l’Homme !), et le Roi du Maroc était un poil trop occupé pour venir. L’Europe, elle, a voulu s’incruster dans l’aventure; il faut dire que Sarkozy comptait utiliser ses fonds pour lancer son projet… ceci expliquant sans doute cela.

C’est mal barré, donc ? Nooooon… pour plomber véritablement, à coup sûr, un tel projet politique, il faudrait avoir la géniale idée d’une hiérarchie organisationnelle fixe, qui défierait toue logique représentative des peuples. Par exemple, une présidence arbitrairement adjugée à la France (normal, hein), un secrétariat au Maroc – ou en Turquie, peut-être ? Et puis, encore un autre secrétariat, pour vraiment simplifier les choses…

On y est ?

Ah.

Bon.

Ben, c’était un joli défilé, quand même… Sarkozy a serré plein de mains. Et Carla ! Carla ! Superbe. Très belle. Très digne.

Début de justice au Darfour ?

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Omar El-Béchir, le président du Soudan qui, selon toute cohérence, serait l’initiateur du plan de massacre des habitants du Darfour (je vous renvoie à mon post dédié au sujet : http://jrdf.unblog.fr/2007/03/10/le-darfour-le-pays-des-hommes-forts/ ), vient d’être mis en accusation par une Cour Pénale Internationale.

 

Tout n’est cependant pas encore joué, comme nous l’explique Pierre Harzan, spécialiste du droit international.

 

Source : Libération.fr

Pourquoi la Cour pénale internationale (CPI) demande-t-elle l’arrestation du président soudanais ?

Ce n’est pas une surprise. Le procureur Luis Moreno-Ocampo laissait entendre depuis des mois qu’il irait dans ce sens. L’annonce officielle de la demande d’inculpation d’Omar el-Bechir tardait cependant à venir car la CPI ne voulait pas mettre en péril un possible accord de paix entre les milices soudanaises et le gouvernement. C’est le vieux dilemme entre la recherche de paix et celle de la justice: comment inculper des hommes politiques présumés responsables de crimes de masse et vouloir dans le même temps avancer dans la voie de la négociation? En l’occurrence, les négociations étaient dans l’impasse et le procureur de la CPI a aujourd’hui inculpé le président soudanais. L’année dernière, il avait déjà inculpé Ahmad Haroun, un ministre soudanais. Le président Bechir avait traité par le mépris les poursuites de la CPI. Aujourd’hui, c’est lui qui se trouve dans le collimateur de la justice internationale.

 

Quelle va être la réaction du Soudan ?

Le gouvernement soudanais va sûrement considérer qu’il s’agit là d’une ingérence inacceptable de la CPI. Même si cette inculpation constitue essentiellement un acte symbolique, elle redistribue les cartes, en introduisant un nouveau paramètre dans le conflit. Nul ne peut préjuger quel en sera l’effet tant sur les populations du Darfour, que sur la présence onusienne au Soudan,et surtout si le gouvernement soudanais va radicaliser encore ses positions ou au contraire s’ouvrir à des négociations.

 

Concrètement, que risque à présent Omar el-Béchir ?

Il ne peut pas être arrêté pour la simple raison qu’il n’existe pas de police internationale. Il faudrait un changement de régime au Soudan et que celui-ci décide de le remettre aux juges de La Haye afin que Béchir comparaisse un jour devant la cour pénale internationale. On n’en est pas là. Mais rappelons-nous que deux chefs d’Etat en exercice, Slobodan Milosevic et Charles Taylor ont été inculpés par des tribunaux à caractère internationaux et par la suite ont comparu devant leurs juges.

Propos recueillis par Marie Piquemal.

Ingrid Bétancourt libérée ?

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  La Colombie et le Vénézuéla confirment l’information, mais pas encore la France… en compagnie de onze autres otages, l’ancienne candidate écologiste à la présidentielle aurait été relâchée par les FARC ! L’information est tellement fraîche et inattendue que, pour l’instant, elle ne s’est pas répandue, et à peine quelques entrefilets l’attestent. En espérant que cela ne soit pas une fausse joie, la croisée anticorruption franco-colombienne serait de retour ! Chouette !

Zimbabwe : tout ça pour ça

Aaaah… on les a vu défiler, pendant des semaines, les bandeaux informatifs dans les JTs, rapportant les propos intensément inquiets et véhéments des dirigeants du « Monde Libre » à l’encontre du dictateur Mugabe. On en a vu, des caricatures marrantes, et des Bush qui jouent les gardiens de la démocratie sacrée.

Mugabe a été « officiellement » réélu avec 90% des voix, il s’est même donné la peine de laisser quelques bulletins pour son principal adversaire, et voilà. L’ONU « envisage » des sanctions économiques… c’est-à-dire des mesures qui vont encore frapper le peuple, dans un contexte d’inflation de 150 000%. Terrible ! L’OTAN détourne gentiment la tête. L’Union Africaine, quant à elle, enferrée dans ses contradictions (53 dirigeants dont une bonne moitié de dictateurs sanguinaires), laisse le champ libre à une Afrique du Sud partiale, dirigée par Thabo Mbeki, un chef certes talentueux dans certains domaines, mais guère plus démocrate que son « compagnon de lutte anticoloniale » Mugabe.

Donc, on résume : Après trois semaines, au moins, de plastronnage dans les médias, tous les grands leaders démocratiques-tout-ça se pissent bien dessus, à commencer par le nôtre d’ailleurs, incroyablement silencieux sur cette actualité. L’ONU, L’Union Africaine, tout ça, c’est bien… sauf qu’il suffit d’un pays important qui oppose son véto, pour enrayer toute la machine de justice appliquée.

Moralité : Chers dictateurs de pays moyens, ne faîtes pas la même connerie que Taylor ou Milosevic… Ne vous isolez pas, si vous ne voulez pas terminer devant un TPI ! Faîtes comme la Birmanie ou la Biélorussie, sachez vous conserver de bonnes grosses amitiés avec des dictatures tellement énormes que personne ne viendra leur chercher des noises !

Obama et les pétroliers (suite)

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WASHINGTON (AFP) – Le candidat démocrate à la présidentielle américaine Barack Obama a proposé dimanche de mettre fin à une exception réglementaire favorisant selon lui la spéculation sur le marché du pétrole, susceptible dit-il de diviser les cours par deux.

« Ces dernières années, notre politique énergétique dans ce pays a été de laisser les intérêts spéciaux faire ce qu’ils voulaient – en ouvrant des exceptions pour les compagnies pétrolières et les spéculateurs pour qu’ils puissent empocher des bénéfices record pendant que nous, on paie quatre dollars le gallon » (3,78 litres) d’essence, a expliqué M. Obama dans un communiqué.

M. Obama a expliqué qu’il voulait mettre fin à « l’exception Enron », du nom du groupe de courtage en énergie qui a fait faillite en 2001.

Selon des conseillers du candidat démocrate, cette mesure a été adoptée à l’initiative de l’ancien sénateur républicain Phil Gramm, aujourd’hui un des principaux conseillers en économie du républicain John McCain. Elle permet aux courtiers en énergie d’échapper aux régulations habituelles des marchés financiers sur des marchés à terme à l’étranger.

M. Obama a avancé cette proposition près d’une semaine après que M. McCain eut présenté ses propres solutions à la crise énergétique, en plaidant notamment en faveur de forages pétroliers en mer.

Le débat sur les cours du pétrole coïncide avec la conférence de Djeddah (Arabie Saoudite), où le rôle de la spéculation financière dans la flambée des cours du pétrole s’est imposé comme l’un des principaux sujets de discorde entre pays producteurs et consommateurs.

L’administration américaine, par la voix du secrétaire à l’Energie, Samuel Bodman, a défendu les marchés financiers en expliquant que « le capital suit la montée du marché du pétrole, ce n’est pas lui qui la conduit ».

Selon le sénateur démocrate de Floride Bill Nelson, le prix réel du pétrole, fixé par l’offre et la demande, devrait avoisiner les 55 dollars le baril, au lieu des presque 140 dollars qui ont cours actuellement.

Le parlementaire démocrate Ed Markey, à la tête d’une sous-commission sur l’indépendance énergétique, a annoncé dimanche sur la chaîne de télévision ABC que des projets de loi allaient prochainement traiter du problème de la spéculation sur le marché du pétrole. « Je n’ai aucun doute qu’il y a actuellement de la spéculation, de la manipulation », a-t-il justifié sur ABC.

Le sénatrice républicaine du Texas Kay Bailey Hutchison a estimé quant à elle qu’il fallait enrayer la spéculation en faisant passer le message que les Etats-Unis entendent diversifier leurs sources d’énergie.

« Ce qu’on devrait faire, pour que les spéculateurs arrêtent de croire que les prix vont (continuer à) grimper, c’est que le Congrès montre que nous avons un plan équilibré, avec des (sources d’énergie) renouvelables, de l’énergie nucléaire, plus de raffineries, le forage et l’exploitation de nos propres ressources », a-t-elle dit sur ABC.

M. McCain de son côté, parallèlement à son plaidoyer pour les forages en mer, avait dénoncé mardi lors d’un discours à Houston (Texas, sud) le rôle de la spéculation dans la crise actuelle.

Il avait promis de « sévèrement punir » les manipulations et de « réformer les lois et réglements régissant le marché à terme du pétrole, pour que les règles soient aussi claires et efficaces que celles qui s’appliquent aux actions, obligations et autres instruments financiers ».

Zimbabwe : de pire en pire

Autant faire court, ami lecteur, vu l’évidence des faits…

Les observateurs de l’élection présidentielle, qui se déroule actuellement au Zimbabwe, doutent « fortement » que le second tour fusse « équitable ». Comprendre : Que l’élection ne soit une tragique mascarade. Le leader de l’opposition, arrivé en tête au premier tour, a été incarcéré, et encourt la peine de mort pour subornation – rien que ça !

Robert Mugabe, ancien héros de l’indépendance, se planque toujours derrière ses arguments racistes. Il affirme lutter pour les droits des Noirs du Zimbabwe, et « ne veut pas quitter le pouvoir tant que toutes les terres ne leur auront pas été restituées ». L’argument serait recevable, d’un point de vue anticolonialiste, si ces terres n’étaient pas en fait « restituées »… uniquement à son clan. Et par « restituées », il faut entendre que leurs précédents propriétaires sont généralement brutalement massacrés. L’inflation, quant à elle, avoisine toujours les 150 000%. Et l’ONU pisse toujours autant dans son froc face à cette caricature de dictateur sanguinaire.

Alors, s’il y a des Zimbabwéens qui visitent ce modeste blog… peut-être serait-il temps de faire le ménage… non ?

Tibet : 1000 manifestants ont « disparu »

LONDRES – Plus de mille manifestants arrêtés au Tibet en mars pendant les émeutes contre Pékin n’ont pas encore réapparu, a indiqué l’ONG Amnesty international mercredi.

Selon l’organisme de défense des droits de l’Homme, un quart des 4.000 personnes emprisonnées par la police n’ont plus été vues depuis leur arrestation. Les autres ont été relâchées ou officiellement incarcérées.

Le passage de la torche olympique par la capitale tibétaine Lhassa samedi pourrait toutefois attirer l’attention du public sur le sort des disparus et des détenus, a estimé le directeur d’Amnesty pour la région Asie-Pacifique. Plusieurs dizaines de médias étrangers ont en effet été invités à suivre le relais olympique.

« Il y a très peu d’informations qui sortent du Tibet, mais celles que nous avons font état d’une situation affreuse, avec détentions arbitraires et abus sur les détenus », a-t-il expliqué. « Avec le relais de la flamme qui s’apprête à entrer dans les régions tibétaines, on devrait avoir l’opportunité de mettre en lumière la situation là-bas ».

Les moines bouddhistes de Lhassa ont entamé en mars une marche de protestation contre le pouvoir chinois, qui a ensuite grossi et donné lieu à de violents affrontements contre les forces de l’ordre chinoises. Pékin a depuis renforcé son contrôle sur la région et interdit son accès aux touristes étrangers et à la plupart des médias internationaux. AP

Le Mexique bloque ses prix sur l’alimentation

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Comme quoi, certains n’hésitent pas, eux, à passer à l’action pour permettre à leur peuple de se nourrir :

MEXICO – Les industries agro-alimentaires du Mexique ont promis au gouvernement de geler les prix de près de 150 produits pour aider les familles à faire face à la hausse mondiale des prix.

Le président Felipe Calderon a expliqué que le prix de denrées comme les haricots, le thon en boîte, les jus de fruit, le café et les tomates en boîte resterait inchangés jusqu’au 31 décembre.

« C’est une mesure qui va bénéficier positivement et directement aux finances de millions de Mexicains », a assuré le chef d’Etat, entouré de représentants de la chambre de commerce et d’industrie de Mexico.

Felipe Calderon, un conservateur élu en 2006, a déjà pris plusieurs mesures pour enrayer la hausse des prix. Il a supprimé les taxes d’importation sur plusieurs produits alimentaires en mai, passé un accord avec les producteurs de riz pour qu’ils vendent leur récolte 10% en-dessous des cours mondiaux et imposé l’an dernier un prix plafond sur les tortillas, un plat à la base de l’alimentation des Mexicains. AP

Le « non » irlandais

Un séisme politique qui me permet d’inaugurer sur ce blog une nouvelle section, consacrée aux affaires européennes. Les fidèles lecteurs du JRDF savent que notre rédaction, qui n’est pas dogmatiquement opposée à l’Europe, n’en est pas moins critique, lorsque cela nous semble nécessaire.

 

Hélas, les occasions récentes de douter de l’aspect positif de l’Union Européenne sur le niveau vie de sa population, ne manquent pas. OGM imposés, traités qu’on essaye de faire passer de force par les parlements, sous couvert de culpabilisation, et surtout, absence de différentes options – c’est ce traité ou rien : Au fond, le « non » irlandais exprime le sentiment de nombreux habitants de l’Union.

 

Il est peut-être temps de revenir sur ce texte, en passe d’être également rejeté par le Parlement de la République Tchèque. Le traité dit « simplifié » de Lisbonne est en fait encore plus incompréhensible que son prédécesseur. Avec son poids de plusieurs centaines de pages, il faut pourtant rappeler qu’il compile, en fait, déjà, de nombreux traités déjà ratifiés et votés. Son côté cryptique n’en est pas moins affirmé : « Belles phrases » qui ne renvoient à rien de précis, tandis que les mentions de « mise en concurrence des services publics » sont nettement plus concrètes, très nombreux articles renvoyant à un Droit Européen encore non défini, préambule de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme finalement retiré (plus explicitement, il y est seulement fait référence), et même danger de communautarisme accru à travers une remise en question de la laïcité au profit d’un renfort des identités religieuses… le constat est sanglant. Sarkozy, qui avait promis un vote sur un texte court, en propose finalement un nettement plus long et plus lourd; lui qui voulait relancer l’Union Européenne à travers ses institutions « qui avaient fait consensus », s’est au contraire embourbé dans les détails, et à vouloir faire passer « son » traité à la sauvette, sans information du grand public, il ne peut guère s’étonner de ce que le seul pays qui ait pu se prononcer par référendum… se soit effectivement prononcé !

 

La suite est encore floue. Certains parlent de ne pas tenir compte de ce rejet, voire même d’éventuels rejets ultérieurs (quelle grande preuve de démocratie !), ou de faire revoter l’Irlande, comme cela a été fait pour le traité de Nice, pour obtenir un résultat plus satisfaisant.

 

Evidemment, personne ne parle de rédiger un autre traité, voire plusieurs autres, afin que les planqués adeptes du lobbying qui parasitent le Parlement Européen aient quelque chose à foutre de leur mandat. Ce n’est pas vraiment un scoop… L’Union Européenne, telle qu’elle est actuellement, nous prend vraiment pour des cons. Cette dernière phrase pourra passer pour une vulgarité stérile de jeune blogueur néophyte… je pense toutefois, ami lecteur, qu’elle exprime l’opinion de nombre d’européens. A chaque fois, on nous refait le même coup : voter contre un traité, c’est être un méchant antieuropéen. Et ne pas tenir compte de l’avis de plusieurs peuples, c’est quoi ? Du fervent européanisme ?

 

La question, encore une fois, est qu’on ne demande pas à des citoyens de choisir entre une seule option. C’est tellement débile, que j’ai honte de vivre au beau milieu d’un continent qui refuse de le voir en face. Demande-t-on de voter pour élire ses représentants, en nous donnant le choix entre une personne ? Un restaurant éditerait-il une carte ne comportant qu’un seul plat ? C’est absurde. Depuis des années, des politiciens un peu plus avisés demandent que les référendums européens s’appliquent à tous les peuples simultanément, et qu’ils permettent de trancher des questions précises – pas de choisir entre un traité de poids et d’intérêt équivalent au bottin téléphonique, et la mauvaise conscience d’être « un vilain antieuropéen pas-beau-du-tout ».

 

Les avancées de ce traité, concernant notamment le passage d’un vote à l’unanimité (difficilement gérable entre 27 pays, certes) à un vote à la majorité tenant compte de la population des pays (pour faire court), cette bonne idée-là, même, est à relativiser. La droite a presque toujours été majoritaire au Parlement européen, et actuellement au moins une douzaine de pays ont une politique extérieure indexée sur celle des USA. Un vote « majoritaire » pourrait donc avantager ce camp politique, sans plus laisser aucune porte de secours possible à ceux qui ne voudraient pas, par exemple, d’un traité… Dans le genre encourageant, on fait tout de même mieux.

 

Sarkozy, mis personnellement en difficulté, réagit donc en se déplaçant en Irlande, avec l’optique d’influencer un éventuel nouveau vote irlandais, tandis qu’il prétend que l’Union ne pourra plus s’élargir afin de tenter de briser les réticences de la République Tchèque (c’est compliqué, c’est par rapport à la Croatie). On voit la logique des choses : Plutôt que d’adapter un texte, il faut adapter le vote… ou les peuples.

 

Désolé, ami lecteur, mais ce n’est décidément ni ma vision de la démocratie, ni celle de la vie dont je rêve, en Europe.

Ottawa s’excuse auprès des Indiens déportés

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Source : Euronews

Entourés de leaders indiens et de la doyenne, âgée de 104 ans, le Premier ministre, Stephen Harper, a présenté ce mercredi des excuses historiques dans le cadre d’un processus de réconciliation.

 

Des excuses satisfaisantes pour la plupart des autochtones qui attendent que le discours soit accompagné d’indemnisations. « Je pense que c’était bien. Il était temps. Nous avons attendu plus d’un siècle pour ça », reconnait une autochtone.

 

Un autre membre de la communauté s’avoue déçu : « Je suis déçu par le fait qu’il ait dit que ‘quelques personnes, quelques enfants sont morts’. Non ! Beaucoup d’enfants sont morts. Des dizaines de milliers ».

 

Tout comme l’Australie, qui a présenté ses excuses aux aborigènes en février, le Canada avait mis en place des centres de « rééducation » pour enfants dès la fin du XIXe siècle et jusqu’aux années 70. Des enfants arrachés à leurs familles. Nombre d’entre eux ont été maltraités, certains ont même été abusés sexuellement.

Révolution en Corée du Sud

Encore un sujet complètement ignoré par nos médias… Une révolution populaire est pourtant en cours en Corée du Sud ! Voici le reportage que l’on doit à l’un des collectifs du nouveau parti de Besancenot (dont je parlerais plus tard, d’ailleurs) :

 

Les réformes du président de Corée de Sud ressemblent étrangement aux réformes françaises de notre cher président. En Corée du Sud, pays industrialisé et « occidentalisé », la grève générale a pour revendication principale la destitution du président, et montre concrètement les « bienfaits » d’une grève d’ensemble.

 

Situation au 9 juin : Amplification et radicalisation

 

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Le mouvement de contestation s’est encore amplifié durant les jours précédents, réunissant régulièrement entre 80.000 et 120.000 personnes suivant les jours et les sources. Le nombre de personnes est tellement important qu’en début de soirée plusieurs cortèges se forment, partant dans des directions opposées. Lorsqu’ils convergent de nouveau, les rues du centre de Seoul se transforment en un squat gigantesque. La circulation est bloquée et les gens vaquent a leurs occupations contestaires en groupes de quelques dizaines a plusieurs dizaines de milliers de personnes. Certains groupes, tels que les personnes affiliées avec le site web « Agora » procèdent par démocratie directe, votant les actions a venir que les individus en accord exécutent. Cependant, il n’est pas exagéré d’affirmer que le reste de la manifestation a une organisation « anarchiste » : occupation de l’espace publique sans hiérarchie, sans chef, sans porte parole, sans processus formel de prise de décision, sans structure de contrôle.

 

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C’est un immense magma effervescent d’individus tissant des liens sociaux et agissant au mieux des possibilités qu’offrent l’environnement physique et social. Personne ne peut avoir une vision claire de l’ensemble des groupes et des actions entreprises. On ne peut que constater au grès de son cheminement leur multiplicité, leur dynamisme, et leur intelligence collective.

 

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Ici, un groupe prend d’assaut un bus de la police. Une vingtaine de personnes arrivent avec des cordes, les attachent aux bus, et commencent a tirer sous les « Ho-hisse ! » du reste de la population, les déplaçant sur plusieurs dizaines de mètres. Alors que la police, pour se justifier, hurle dans les haut-parleurs que « Cette manifestation est illégale » et que « déplacer les bus de police est surement illégal », les fourgons se couvrent d’auto-collants disant « Parking illégal » ou « Vous gênez la circulation des citoyens » ou «Selon le premier article de la constitution, (tout le pouvoir vient du peuple), ces bus peuvent être déplacés par la population ».

 

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Ailleurs, un autre groupe de 10.000 personnes discutent de la stratégie a adopter, en particulier face aux provocations policières. Il semblerait en effet que certaines personnes des plus violentes envers la police soient elles-même des policiers, comme semblent le suggérer certaines photos, montrant ce qui a l’air d’etre les mêmes personnes tantôt du coté de la police, tantôt du coté des manifestant-e-s, et utilisant le même matériel que la police. Ceci n’aurait rien de surprenant et arrive dans beaucoup de manifestations.

 

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La-bas, des centaines de personnes distribuent de la nourriture et de l’eau qu’elles ont acheté après s’être cotisées. Alors que vous vous promenez en zigzaguant parmi les manifestant-e-s joyeux, un paquet de « mochi », ces gâteaux de pâte de riz, échoue entre vos mains. Continuant votre route en redistribuant son contenu au hasard, vous engagez ça et la la conversation.

 

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Puis vous vous arrêterez peut-être devant quelques musiciens, peut-être arracherez-vous une grille de fourgon de police, participerez-vous a un débat, croiserez-vous la « brigade des poussettes », rencontrerez-vous un élu politique du parti des travailleurs ou bien ce critique satirique connu qui émet en broadcasting depuis la manifestation.

Peut-être serez-vous arrêté par un groupe de lycéennes écrivant un article pour leur journal vous demandant ce que vous pensez de tout ceci. Surement vous croiserez quelques groupes de CRS attendant les ordres, assis sur leur casque, parfois criant un « Hou-Hou-Hou » bien viril a la manière de footballeurs américains avant un match. Sans doute passerez-vous votre chemin en souriant.

 

Vous constaterez que la radicalisation se traduit par une prise de conscience politique dans le mouvement, les gens portant une attention particulière à ne pas se faire contrôler ou manipuler, que ce soit par des organisations internes ou par des policiers infiltres. On peut prendre l’exemple de la « brigade militaire », applaudie il y a une dizaine de jours lorsqu’ils se mettaient en formation pour protéger la manifestation, mais contestée a présent. Ce service d’ordre n’a en effet pas tellement de conséquences en terme de sécurité pour la manifestation, il se borne a faire des chaines pour la canaliser, et surtout a se montrer.Après la charge et le « nettoyage » de la rue par la police vers 6h du matin, les gens ne pouvant plus marcher librement créent spontanément une manifestation sur les passage cloutes, traversant au feu vert, puisque c’est « légal ». De façon tout a fait risible, l’un des membres de la « brigade militaire » se met a coté du passage piéton et fait les mêmes gestes qu’aurait fait un policier en charge de la circulation. Ces « brigades militaires » ont été prises a parti par des manifestant-e-s leur demandant «mais c’est quoi la différence entre vous et des flics ? ». La personne interrogée répond de façon un peu penaude « Mais nous on veut juste vous aider ». Réplique des manifestant-e-s : « Si vous voulez nous aider, enlevez votre tenue militaire et venez vous joindre a nous ». Alors que le dialogue continue, les faux militaires répondront « Je ne peux rien dire, il faut que je demande a ma hiérarchie ». Cette référence a une hiérarchie dans un mouvement qui en est totalement dépourvu fit le plus mauvais effet une fois relayée sur internet.

 

 

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Concernant les médias, la chaine MBC est rentrée dans une incroyable guerre ouverte avec le gouvernement, telle qu’on ne pourrait le concevoir en france sur aucune chaine. Les images des violences policières sont diffusées et les remarques de présentateurs sont extrêmement critique. Pour mémoire, c’est cette chaine, dont la privatisation est une volonté de l’actuel gouvernement, qui avait a l’origine diffusé les reportages sur le bœuf américain. Des vidéos montrant une extrême brutalité policière (cf post précédent, la personne se prend des coups de pieds dans la tête au sol) très largement diffusées sur internet ont provoque l’indignation de la population. La police a alors changé de stratégie, prenant d’infinies précautions avant de charger la foule, une voix féminine annonçant pendant plusieurs heures l’imminence de la charge, invitant les journalistes, les vie-ux-illes et les personnes avec des enfants a ne pas rester. Lorsque la charge survient, elle fait peu de blessé-e-s et d’arrestations en comparaison avec les précédentes, l’objectif étant plus de déplacer les manifestant-e-s et de « nettoyer » la rue vers 5h du matin. De plus la police n’utilise pas d’équipement technologique tels que taser, flash-ball ou gaz lacrymogènes : c’est un contrat implicite avec la population, qui en retour n’utilise pas de cocktails molotovs contre la police. Fair enough. Sur les revendications, le président Lee Myong Bak a annoncé qu’il n’était pas possible de renégocier l’accord car la situation économique est très mauvaise et que cela pourrait avoir un effet négatif sur les exportations de voitures et de matériel high-tech. Son frère a déclaré avec mépris que ce mouvement n’était le fait que de « chômeurs, des jeunes qui n’ont plus de poste dans l’entreprise, des couches basses de la population, de PDG de PME dans des situations difficiles [...]. Ce sont des gens désespérés par les problèmes économiques.» En attendant, tous les conseillés de Lee Myong Bak lui ont envoyé leur lettre de démission, et des voix se font entendre dans son parti prédisant la démission prochaine de tous les ministres actuels. De plus, suite a certaines fraudes électorales, un nouveau scrutin a eu lieu pour l’élection de représentants au parlement, cette fois fortement en défaveur du président Lee Myong Bak.


Malgré la fatigue qui commence a se faire sentir, malgré la pluie certains jours, il n’y a jamais moins de plusieurs dizaines de milliers de personnes dans la rue. Le prochain grand rendez-vous est le dix juin, anniversaire du mouvement social massif qui entraina la chute de la dictature.

Lien d’origine :

http://www.npa31.org/index.php?option=com_content&view=article&id=185:greve-generale-insurectionnelle-en-coree-du-sud&catid=1:latest-news&Itemid=50

Les pratiques militaires des USA en Irak

A noter qu’à l’origine, j’ai trouvé cette information sur le Réseau Voltaire, qui est… fermé sans autre forme d’explication, après que certains de ses collaborateurs aient été emprisonnés, en Allemagne ! Visiblement, cela a un lien avec des accusations de liens entre l’administration américaine et le 11 Septembre… Juste pour dire que lorsque certains se targuent de lutter contre des méchants extrémistes censeurs, leurs méthodes sont loin d’être forcément plus nettes.

Bref, voici le témoignage de Jimmy Massey. Il s’agit d’un ex-soldat de l’armée US, particulièrement versé dans les opérations violentes, et qui s’est décrit comme un « psychopathe légal ». Ce tueur en service commandé n’en a pas moins érté dégoûté de son « métier » par les atrocités perpétrées en Irak. Il a alors retourné sa veste, rejoint le mouvement des vétérans de l’Irak contre la guerre, et livre à présent son témoignage… très impressionnant.

 

 

 

Paru dans Le Courrier en 2006, relayé par « Le Grand Soir » :

Lorsqu’il réclame le retour des boys, Jimmy Massey sait de quoi il parle. Il a vu et participé aux exactions US en Irak. L’ex-sergent-chef sera aujourd’hui au Festival du film sur les droits humains.

 

Son bail chez les Marines aura duré douze ans. Il s’est terminé en avril 2003 dans le bourbier irakien, lorsque le sergent-chef Jimmy Massey, 32 ans, dénonce alors auprès de ses supérieurs les exactions commises par l’armée étasunienne. Rapatrié aux Etats-Unis, il est rendu à la vie civile quelques mois plus tard avec un diagnostic attestant d’un syndrome de stress post-traumatique. « L’armée me paye une pension ainsi que mes médicaments. Moi, je mets tout cet argent dans le mouvement anti-guerre », rigole-t-il. Avec d’autres, l’ex-sergent-chef a fondé les « vétérans d’Irak contre la guerre » (Iraq Veterans against the War). L’association compte 400 membres. Rencontre avec Jimmy Massey en marge du Festival international du film sur les droits humains (FIFDH) et à la veille du troisième anniversaire de l’invasion de l’Irak.

 

 

Le Courrier : Il y a trois ans, vous étiez l’un des premiers soldats à entrer en Irak.

 

Jimmy Massey : Nous avons franchi la frontière koweïtienne le 20 mars. Un ou deux jours plus tard, je ne me souviens pas exactement, notre bataillon subissait la première perte de cette guerre. Un marine a eu la jambe arrachée par une sous-munition d’une bombe à fragmentation lancée par notre propre artillerie. Ce soldat essayait d’éloigner les civils irakiens, car nous avions bombardé une zone habitée.

 


 

Si vous deviez vous souvenir d’une image…

 

- Nous étions à un check point. Une voiture s’est dirigée à toute vitesse vers nous. Comme elle ne s’arrêtait pas, nous avons vidé nos chargeurs contre le véhicule. Trois des occupants étaient mourants. Le quatrième, étrangement indemne, a demandé pourquoi nous avions tiré, parce qu’ils n’étaient pas des terroristes. J’ai ensuite compris que l’une des victimes était le frère du conducteur. Ce dernier m’a regardé et m’a dit : « Pourquoi vous avez tué mon frère ? »

 


 

Avez-vous eu connaissance de bavures similaires ?

 

- La configuration du check-point et des véhicules ne s’arrêtant pas toujours était fréquente en Irak. Lorsque nous sommes arrivés à Bagdad, les renseignements transmis par radio ont commencé à changer. On a entendu parler de fedayin, de soldats de la garde républicaine déguisés en civils, de pilleurs, de kamikazes… Cela faisait de nombreuses raisons d’avoir la gâchette facile. Mais aucun des civils que nous avons tués n’étaient armés, pas plus qu’ils n’avaient sur eux de documents compromettants. A cause de toute cette brutalité, nous avons très rapidement perdu la considération des Irakiens, alors qu’ils nous avaient d’abord accueillis en libérateurs.

 


 

Combien de civils irakiens avez-vous vu mourir ?

 

- En trois mois, ma section, soit une quarantaine d’hommes, a tué plus de 30 civils.

 


 

Qu’imaginiez-vous avant de pénétrer en Irak ?

 

- Bien sûr, je savais que nous allions mener des missions de combat. On nous avait aussi dit qu’on ferait de l’humanitaire, parce que l’Irak se trouvait sous embargo économique depuis des années. En réalité, notre premier objectif a été de sécuriser les champs pétroliers près de Bassora pour « faire économiser beaucoup d’argent aux contribuables américains ».

 

 

 

 

Lire la suite de ‘Les pratiques militaires des USA en Irak’ »

Début d’incendie européen

  Cette flambée des prix des carburants a décidément des conséquences exponentielles… Les marins, les routiers, les taxis et les autoécoles manifestent leur colère. La question de la TIPP (qui, dans sa version dite « flottante », détruite par la droite, ajustait les taxes sur les carburants et permettait ainsi de parer à ces problèmes de hausses, ou au moins de les atténuer) devient centrale. Pourtant, nos chers maîtres européens – qui sont, comme chacun le sait, les plus sages et les moins corrompus des politiciens – ne sont pas emballés par l’idée de faire payer le carburant moins cher, même en réduisant les taxes qui y sont associées. Bien que ceci ne résolve pas le problème pour certaines corporations (les marins, agriculteurs, et d’autres professions ne payent pas ces taxes, en partie ou en totalité), l’initiative présente un intérêt certain, au moins pour le consommateur lambda.

  La réponse de nos chers chefs européens ? La hausse des prix sur le carburant est une bonne chose, car elle nous permettra d’entrer dans l’après-pétrole (Genre quoi ? Biocarburants polluants qui squattent les terres cultivables et provoquent des famines mondiales ?), et puis surtout, ma bonne dame, ce n’est pas qu’une question de laisser des pétroliers se faire des bénéfices encore un peu plus colossaux. Nooooooon… Qu’allez-vous chercher là ?

  Donc, à un moment, ça pète. Enfin, des éléments de corporations déjà habituées aux coups durs, décident de frapper là où ça fait mal – et vont toquer à la porte des institutions européennes :

  BRUXELLES – Des heurts ont éclaté mercredi entre des policiers et quelque 400 pêcheurs français, italiens, espagnols et portugais qui protestaient contre la flambée des prix du carburant devant le siège de l’Union européenne à Bruxelles.

Après plusieurs heures d’un rassemblement sans incident, les manifestants ont lancé des pierres, des pétards et des fusées éclairantes sur les policiers qui ont donné la charge et usé des canons à eau et matraques. Des protestataires ont réussi à pénétrer dans des bâtiments de l’UE dont ils ont brisé des vitres. Ils en ont sorti des drapeaux et autres objets rassemblés dans la rue puis incendiés. Au moins une voiture a été renversée et des poubelles ont été brûlées.

Une délégation de pêcheurs s’est brièvement entretenue avec de hauts responsables européens devant la Commission européenne mercredi pour exprimer ses doléances et demander une aide d’urgence. « Pour avoir une pêche durable, nous avons besoin de prix du gazole moins élevés. C’est impossible de travailler avec ces prix-là », a expliqué Pierre D’Acunto, représentant des pêcheurs de Sète, dans le Sud de la France.

Patrick Tabone, l’un des principaux collaborateurs du commissaire européen à la Pêche Joe Borg, a appelé les pêcheurs à accepter la restructuration de cette industrie en Europe. « Nous devons nous assurer que les réponses que nous trouvons aident vraiment le secteur, non seulement à court terme, mais aussi à long terme », a-t-il insisté.

Pierre D’Acunto a déclaré que les marins-pêcheurs continueraient de manifester dans toute l’Europe et de faire le piquet pendant la réunion des ministres européens de l’Agriculture et de la Pêche prévue ce mois-ci à Luxembourg. AP

Hillary c’est fini

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Source : Nouvel Observateur

La défaite d’Hillary Clinton, que tout le monde considérait comme largement favorite de la primaire démocrate avant janvier dernier, ne tient pas qu’au charisme de Barack Obama, son challenger. La sénatrice de l’Etat de New York, qui n’a pas concédé sa défaite hier et s’est donné quelques jours pour prendre une décision, a également commis des erreurs.

Selon les observateurs de la campagne d’Hillary Clinton, son équipe de campagne n’a pas été assez unie et a mal appréhendé le fonctionnement des primaires démocrates, son message a été mal calibré et l’influence de Bill Clinton, qui a fait une campagne active pour sa femme, s’est révélée plutôt néfaste.

Certainement trop confiante, l’équipe de campagne a d’abord subi un choc difficile à encaisser lorsque Clinton se classa seulement troisième lors de la première primaire de l’Iowa. Dès le 8 janvier, le jour de la primaire du New Hampshire, Hillary Clinton fit savoir qu’elle voulait se séparer de son manager de campagne, Solis Doyle, notamment sous la pression des généreux donateurs croyant aux chances de la sénatrice de New York.

Selon le Wall Street Journal, cet épisode, mal accepté par une partie de ses équipes, fut suivi d’une période de flottement jusqu’au Super Tuesday le 5 février. Beaucoup au sein du camp Clinton se plaignait de la présence trop importante prise par Mark Penn, le stratège qui avait permis la réélection de Bill Clinton en 1996.

L’équipe de campagne a été ensuite lente à s’organiser à une course qui se révélait plus longue que ce qu’elle attendait, notent certains observateurs. Les Clinton comptaient gagner vite en remportant les grands Etats. Mais après le Super Tuesday, Hillary Clinton a ainsi subi une série de 11 défaites de suite dans des Etats plus secondaires.

Hillary Clinton s’est en outre présentée comme la candidate la plus sûre. Il est vrai que les mid-terms de 2006 ont donné l’impression que les candidats démocrates les plus centristes et les plus solides du parti avaient le mieux combattu leur opposant républicain. Cependant les électeurs ont semblé cette année donner leur voix au candidats représentant le plus le changement. Les démocrates de la base du parti auraient peut-être également aimé que Clinton se présente sous un jour plus humain. La larme qu’elle a versée avant les primaires du New Hampshire est finalement plutôt bien passée.

Enfin beaucoup critiquent l’influence de Bill Clinton. Il était un héros avant cette campagne, ce qui explique qu’il ait été mis en avant. Mais il a fait plusieurs déclarations, par exemple en comparant avec mépris Obama à Jesse Jackson, un ancien prétendant noir à l’investiture démocrate, que beaucoup ont jugé déplacées. Son image est sans doute ternie pour longtemps.

S’il a bien compris que la primaire se jouerait en labourant tous les Etats alors que Clinton a négligé les plus petits, le camp Barack Obama a quand même également eu de la chance. D’abord que John Edwards, un autre candidat crédible, empêche Clinton de gagner dans l’Iowa. Ensuite que les primaires de Floride et du Michigan, où il n’était pas favori, n’aient pas entièrement compté, et enfin que la primaire démocrate se joue à la proportionnelle. Avec les règles du parti républicain – le gagnant du scrutin remporte tous les grands électeurs de l’Etat -, Clinton l’aurait emporté.

Nicolas Madelaine (à New York)

John McCain – pire que Bush ?

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  Un article très intéressant de Marianne, qui permet de comprendre une part de la complexité du système « démocratique » américain. Pour résumer, le « va-t-en guerre » de McCain est mal vu par les ultraconservateurs, car avec l’expansion du budget de l’Armée et une diplomatie « forte », ils craignent que « l’Etat » américain ne se renforce. Or, pour ces gentils chrétiens qui veulent le bien des américains, rien n’es meilleur qu’un pays dont le gouvernement n’a pas de pouvoir réel, et dans lequel les gens doivent se démerder tout seul… et s’en remettre au Christ, évidemment.

A noter une vidéo hallucinante que j’ai découvert sur le net, qui montre que FOx utilise des images subliminales dans son JT pour imprégner l’image de MacCain chez les téléspectateurs !

 

Le Sénateur John McCain, à la tête de la course à l’investiture du Parti républicain pour l’élection présidentielle américaine, est souvent désigné comme “modéré” ou “centriste”. A l’appui sont mis en avant tantôt ses différends avec les intégristes chrétiens, tantôt sa position moins rigide, par rapport à ses confrères républicains, sur la fiscalité et l’immigration.

Moins bien comprise – autant aux Etats-Unis qu’en France – est la probabilité qu’un Président McCain continuerait – et même intensifierait – la politique étrangère néoconservatrice de l’Administration Bush. Comme un journaliste américain l’a fait remarquer à propos du projet militariste de McCain, “Si vous avez trouvé que George W. Bush a eu la gâchette facile, vous n’avez encore rien vu…”

Loin d’être “modéré”, McCain a été associé depuis longtemps au “conservatisme de la grandeur nationale” (“national greatness conservatism”) dont le haut lieu intellectuel est l’hébdomadaire néoconservateur The Weekly Standard. Des intellectuels comme David Brooks, William Kristol et Robert Kagan y prônent depuis les années 1990 une politique étrangère musclée et volontariste menée par un leader qui rassemblerait les Américains autour d’un grand projet nationaliste. Ils ont soutenu la candidature de McCain aux primaires républicaines de 2000, puisque George W. Bush préconisait alors une politique étrangère “humble”….

Pour certains des néoconservateurs, c’est la timidité de la diplomatie Bush qui gêne, et non pas son bellicisme. L’un d’eux s’est plaint dans The Los Angeles Times que le président “n’a pas fait assez pour faire respecter ses menaces contre la Syrie et l’Iran.” Pour cet analyste, la solution est d’élire McCain “parce que les autres pays auraient plus peur de lui que des Démocrates — ou bien que du président sortant.”

McCain est donc le candidat de tous ceux pour qui l’armée américaine n’est jamais assez grande ni le budget du Pentagone assez gonflé. Et McCain propose, en effet, d’augmenter de 20 pour cent les effectifs de l’armée et des Marines. Or cette augmentation interviendrait à un moment où les moyens que les Etats-Unis consacrent à la défense ont atteint leur niveau le plus élevé depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale !

Bien qu’il se soit opposé à la pratique de la torture sous l’administration Bush, McCain partage avec le président sortant une conception la plus large possible de la “Guerre contre le terrorisme.” Comme il l’a expliqué dans un discours à l’Université de Stanford en septembre dernier, cette guerre s’incrit dans “un combat politique, économique et philosophique mondial entre l’avenir et le passé…dont l’issue déterminera le sort de notre mode de vie démocratique.” Pour assurer la perpétuité de celui-ci, McCain se dit prêt à rester en Irak pendant “100 ans”.

C’est davantage l’impérialisme de McCain que sa soi-disant “modération” qui est à la racine du clivage entre le candidat républicain présumé et le mouvement conservateur traditionnel. Robert Kagan, un des leaders des néoconservateurs et un conseiller diplomatique de McCain, l’a dit lui-même dans le Financial Times : “Les conservateurs traditionnels craignent, avec raison, qu’une politique étrangère de grandeur entrainera plus d’Etat.” Selon cette logique le magazine conservateur traditionnel Human Events a désapprouvé récemment, par exemple, que McCain et ses défenseurs “prétendent croire en des idéaux conservateurs mais n’hésitent pas à les accomplir à travers des moyens gauchistes, à savoir plus d’Etat.”

La surenchère patriotique de McCain ne plaît pas non plus aux fondamentalistes. Pour eux le problème, loin de leurs préoccupations sur l’avortement ou le mariage gay, est tout simple : McCain ne comprend pas que “c’est Jésus le Seigneur, et non pas l’Amérique”, comme l’a récemment déploré un blogeur du milieu intégriste.

La candidature de McCain ne sera donc soutenue qu’avec réticence par des élements clefs de son propre parti : les conservateurs traditionnels et les chrétiens fondamentalistes. Mais ce qui repousse ces gens-là pourrait en attirer d’autres, et le projet militariste et impérialiste de McCain a toutes les chances de rassembler les électeurs modérés mais nationalistes de la classe ouvrière blanche. D’autant plus que les Démocrates sont en train de désigner soit une femme soit un noir comme candidat(e).

Par ailleurs, malgré les efforts de Barack Obama de se montrer rassembleur, il n’en est pas moins un des sénateurs les plus à gauche, tandis que McCain profite des querelles avec les intégristes pour se poser en “franc parleur”, le candidat du bon sens. Et si la situation en Irak reste relativement stable, le fait qu’Obama s’est opposé à la guerre dès le début — un de ses atouts dans les primaires démocrates — pourra se retourner contre lui en novembre. Or McCain, défenseur acharné de la stratégie de renforcement des effectifs en Irak, n’a jamais vacillé sur la question.

Chasser du pouvoir les néoconservateurs et le projet d’hégémonie américaine perpétuelle qu’ils représentent ne sera donc pas aussi facile qu’il peut paraître depuis la France. Et désigner John McCain comme “centriste” n’élucidera pas les vrais enjeux, non seulement pour les Etats-Unis mais pour le monde entier, des présidentielles américaines.

Jordan Stancil.

Obama et les pétroliers

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Alors que les prix des carburants flambent aux Etats-Unis, Barack Obama, candidat à l’investiture démocrate pour la présidentielle américaine, a indiqué vendredi qu’il était favorable à une taxe sur les profits des compagnies pétrolières.

« Pour les Américains les plus riches, le prix de l’essence est un sujet d’ennui mais pour la plupart des Américains, c’est un problème gigantesque qui devient une crise« , a déclaré le sénateur de l’Illinois.

Barack Obama a demandé plus de transparence sur la façon dont les prix sont fixés pour les consommateurs. Il a également rappelé qu’il souhaitait mettre en oeuvre un plan de 150 milliards de dollars sur 10 ans pour favoriser les énergies propres et renouvelables.

Supprimer les taxes fédérales ?

Pour lutter contre la hausse du prix de l’essence, le candidat républicain John McCain a proposé de supprimer les taxes fédérales sur le prix du carburant durant l’été. Barack Obama n’est pas favorable à la suppression de ces taxes qui servent à financer la réparation du réseau routier et des ponts.

« Je ne veux pas qu’un conducteur économise 25 dollars -c’est ce que rapporterait en moyenne la suppression de la taxe- et se retrouve à conduire sur un pont dangereux« , a-t-il déclaré.

« Je n’ai pas peur des juifs »

par Jean-Pierre Perrin, correspondant à Jérusalem, paru dans Libération

Cela fait vingt ans que Sameeh et Ibtihal Slaibi, un couple d’Arabes israéliens, habitent des colonies juives. Par souci de confort et parce qu’ils veulent aussi, affirment-ils, vivre sur un territoire volé par Israël aux populations arabes. Depuis juin, ils se sont installés à French Hill, une terre palestinienne conquise en 1967 et que les autorités considèrent aujourd’hui, au mépris des règlements internationaux, comme un quartier de Jérusalem. Sameeh Slaibi, 50 ans, est expert-comptable dans la Ville sainte, Ibtihal, 35 ans, professeur dans le village palestinien voisin d’Issawiya. Leur maison, à côté de la synagogue, est chic. Sur la table du salon est posé un exemplaire en hébreu du quotidien Haaretz. «Pour combattre l’ennemi, mieux vaut savoir sa langue», confie en souriant la jeune femme.

C’est un couple moderne, des musulmans originaires de Majid al-Krum, près de Saint-Jean d’Acre. Ils disent avoir quitté la colonie de Neve Ya’cov, où ils étaient depuis vingt ans, parce qu’ils ne voulaient pas voir leurs trois fils et fille jouer avec des enfants de «collaborateurs» de l’armée israélienne. Six familles palestiniennes de Yatta, une commune misérable près de Hébron (Cisjordanie), venaient de s’y installer. Or, ce village a la réputation, désespoir oblige, de fournir des indicateurs aux soldats israéliens. «Quand j’ai appris que c’était l’armée qui payait leurs maisons, j’ai eu la certitude qu’ils avaient été exfiltrés (dans la crainte de représailles, ndlr). Nous avons décidé de partir», explique Sameeh Slaibi.

Détestation. Plutôt que de chercher un logement dans une localité arabe, le couple a choisi une autre colonie juive : French Hill. Pas question d’établir des relations avec leurs voisins juifs. «Elles sont cordiales mais se limitent à « bonjour, bonsoir ». Nous ne voulons pas les recevoir. Ni que nos enfants jouent avec les leurs», indique Ibtihal. Pas question non plus de les envoyer dans une école israélienne : les deux grands vont dans un collège chrétien franco-palestinien. Pas question encore d’aller faire des achats dans un supermarché juif.

Est-ce difficile d’habiter une colonie quand on vit dans la détestation d’Israël ? «Non. Je n’ai pas peur des Juifs. Et cette terre n’est pas la leur. Pourquoi n’aurions-nous pas une maison sur notre propre terre ?» insiste le mari, qui fut emprisonné à quatre reprises lorsqu’il étudiait à l’université de Jérusalem pour ses activités dans un petit parti panarabe. Sa femme renchérit : «On est heureux ici. Ce qui nous a incités aussi à venir, c’est la qualité des services. Rien à voir avec ce qu’on trouve du côté arabe.» Lorsque le couple habitait Neve Ya’cov, les rapports avec les voisins étaient plus tendus. «Après chaque attentat suicide, leurs enfants criaient aux nôtres « mort aux Arabes » et eux répondaient « mort aux Juifs ». Ici, ils sont plus libéraux. Comme ils ne sont pas religieux, on peut se déplacer pendant shabbat. Lors des fêtes juives, on préfère partir voir nos familles dans le nord», indique le comptable.

Cohabitation. Pour acquérir leur résidence, ils ont eu recours à un agent immobilier et à une banque israéliens. «L’argent est toujours plus fort que l’idéologie», remarque Sameeh. Lors des transactions, l’ancien propriétaire leur a demandé de ne pas révéler jusqu’à son départ qu’ils étaient arabes. «Après, on a trouvé dans notre boîte aux lettres le tract d’une agence juive invitant les gens de la colonie à ne surtout pas vendre aux Arabes.» Car l’histoire du couple Slaibi est loin d’être isolée. De plus en plus, des familles arabes israéliennes cherchent à habiter les colonies autour de Jérusalem. Selon le chercheur israélien Danny Rubinstein, elles seraient des centaines, surtout à la recherche d’un mieux vivre : «D’où la crainte pour les résidents juifs de voir leurs maisons perdre sa valeur si une famille arabe s’installe à côté.» Dans tous les cas, les Arabes chrétiens sont préférés aux musulmans, qui inquiètent davantage. «Nos voisins, confirme Ibtihal, nous ont demandé : « Etes-vous chrétiens ou Arabes ? » Ils croyaient que seuls les Arabes étaient musulmans et que les chrétiens quelque chose d’autre.» Demeure une étrange cohabitation entre deux mondes. Ainsi, le couple Slaibi ne vote pas, même pour les listes arabes, ne condamne ni les attentats du Hamas ni les roquettes du Hezbollah, même s’il déclare «être contre la mort de quiconque». Les jours de congés, Ibtihal emmène ses enfants à la découverte de l’ancienne Palestine, celle d’avant la Naqba. Parfois, elle regrette de ne plus les voir s’amuser avec des copains : «Mais bon, maintenant, leur façon de jouer a changé. Ils préfèrent les jeux vidéo.»

La Chine capitalise sur ses victimes

  Un billet sans doute cruel en apparence, mais la politique et la diplomatie sont loin d’être les gentils enfants bien élevés des nations. Donc, la Birmanie s’entrouvre un peu à l’aide humanitaire – c’est déjà ça – tandis que son peuple risque de se manger un deuxième cyclone dans la tronche. Pas cool.

  Pendant ce temps, la Chine déplore à son tour une catastrophe humanitaire, après un tremblement de terre ravageur. Le contraste est saisissant : immédiatement, les soldats chinois aident la population, et rapidement, la crise est résorbée, pour autant qu’on puisse résorber les dégâts d’un séisme.

  Alors, la Birmanie est méchante et la Chine est gentille ? En gros, c’est l’idée, non ? Le truc, c’est que, évidemment, aucun de ces pays n’a pu programmer de telles catastrophes. Il y a donc bien coïncidence; Mais, comme je l’évoquais plus tôt, dans un billet consacré à la Birmanie, cette sympathique dictature qui pratique le vol d’enfants et la militarisation de l’industrie, est surtout maintenue en place par… la Chine. La récente révolte des moines l’a démontré : A l’ONU, lorsque le sujet de la Birmanie est évoqué, c’est bien Pékin qui a bloqué les discussions.

  Pour résumer, nous avons donc un gros pays qui « profite » d’un séisme afin de se rendre sympathique aux yeux du monde entier – d’un coup, ce n’est plus le régime totalitaire le plus peuplé au monde… cela devient une pauvre victime à propos de laquelle on peut écrire une jolie chanson (« Sauvons les enfants chinois », ça sonne bien, non ?). Afin de parfaire ce tableau – c’est confirmé par des fuites diplomatiques – la Chine met en avant, par contraste, l’attitude nettement plus violente de la Birmanie, qui est pourtant un Etat qu’elle soutient – et qu’elle arme.

  Le monde est bien fait, quand même, non ?

Myanmar, cauchemar

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  Aaaah… la Chine, son régime totalitaire, meurtrier et menteur appliqué à 1,3 milliard d’individus, et son soutien à diverses dictatures tout aussi (sinon plus) iniques ! Tout un programme ! Ben ouais. A quoi sert de parler de « la junte birmane » ? Elle n’est qu’un écran de despotes soutenus par le pays le plus peuplé au monde. J’ai déjà écrit, ici, quelques articles au sujet de la Birmanie (fuck « Myanmar »). Il est peut-être temps de les approfondir.

  Les catastrophes sont souvent des révélateurs, c’est bien connu. Dans le cas d’un cyclone dont les dégâts ont peut-être fait 100 000 morts, la réaction des autorités ne peut être que significative. Elle l’est bien plus, in fine, et je pencherais personnellement  pour le mot « horrible ». La junte refuse d’abord toute aide extérieure, bien trop flippée de se faire renverser (on se demande comment, d’ailleurs, mais c’est un autre sujet). Puis, elle se décide à mitiger sa ligne politique, accepte finalement que les ONG viennent secourir un peu leur peuple qui se retrouve dans une merde noire de chez noire… et non, en fait. Elle se rétracte, expulse les secouristes, CONFISQUE LES VIVRES et reprend sa propagande. Parce que, c’est pas tout ça, mais la junte birmane/chinoise a un référendum à faire valider par son peuple. On se demande bien pourquoi elle prend la peine de le faire, d’ailleurs, mais bon… Le référendum en question concerne un renforcement des pouvoirs de l’armée, qui obtiendrait d’emblée un quart des sièges au Parlement, et la maîtrise de la plupart des gros ministères.

  Ah bon, parce qu’il y avait une démocratie en Birmanie ? Première nouvelle. L’armée, parlons-en… forte de plus de 500 000 soldats, dont une bonne part recrutés en volant des enfants à leurs parents, elle est surtout dévolue, outre sa traditionnelle fonction de meurtre des opposants, à militariser la production. Comprendre : les travailleurs ont en permanence un fusil dans le dos.

  Comment a-t-on pu en arriver là ? Le soutien chinois est évidemment une donnée cruciale dans cette abomination politique, mais il faut dire que cette pauvre Birmanie subit déjà depuis plus de soixante années l’une des pires tyrannie au monde. Sa paternité en revient à Ne Win (un pseudo signifiant « soleil irradiant », une connerie dans ce style), qui arracha le pouvoir, à force de nombreuses années d’intrigues, à une démocratie qui n’était certes pas toute rose (conflits ethniques, notamment, du à la faiblesse du régime), mais conduite par ceux qui avaient arraché leur indépendance – par la négociation ! – aux japonais. Le père de Aung San Suu Kyi, l’opposante la plus célèbre à la junte en place, ayant été assassiné par son second peu après la libération du pays, à savoir par celui qui allait devenir… Ne Win. Officiellement, ce dernier a régné pendant 26 ans, mais en pratique il disposait déjà du pouvoir avant son coup d’état, et l’a conservé par la suite, dans l’ombre, malgré sa « déchéance », et le remplacement de sa junte par une autre, également brutale et injuste.

  Une belle histoire, hein ? Donc, pour résumer, la Birmanie, pays initialement très riche, est dans un état social désastreux. Elle vient d’être laminée par un cyclone, est conduite par une clique de militaires fantoches à la solde du pays le plus puissant au monde, et incarnée en pratique par le plus haut taux de soldats par habitants. Enfin, les représentants du « monde civilisé » n’en ont pas grand-chose à foutre, et à part des discours, les birmans ne sont pas près de voir arriver un réel secours - ou de pouvoir opérer une véritable révolution, puissance de l’armée oblige.

  C’était notre rubrique « Ce satané monde de merde ». Merci de votre attention.

A peine horrible

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NEW YORK (AFP) – Trois policiers poursuivis après la mort en novembre 2006 à New York d’un jeune Noir désarmé, tué d’une cinquantaine de balles à la veille de son mariage, ont été acquittés vendredi par un tribunal du quartier de New York.

Le verdict a été accueilli avec stupeur, aux cris de « meurtriers! », « honte à vous! », par plusieurs centaines de personnes massées aux abords de la cour suprême du quartier de Queens (est), quadrillé par d’importantes forces de police et survolé par des hélicoptères.

Le révérend Jesse Jackson, militant des droits des Noirs, a dénoncé depuis Chicago une « parodie de justice ».

Le maire de New York, Michael Bloomberg, a pour sa part relevé dans un communiqué que le juge chargé de l’affaire, Arthur Cooperman, avait pris sa décision « sur la base des témoignages entendus durant le procès ».

« L’Amérique est une nation de lois, et même si tous ne seront pas d’accord avec le verdict, nous acceptons son autorité », a poursuivi le maire, qui s’est dit « convaincu qu’il n’y aurait pas de débordements ».

Sean Bell, 23 ans, est mort à la sortie d’une discothèque où il enterrait sa vie de garçon. Son décès avait provoqué des tensions à New York et Michael Bloomberg avait dénoncé un « usage excessif de la force ».

Les policiers Gescard Isnora, un Hispanique noir, et Michael Oliver, un Blanc, inculpés le 19 mars 2007 d’homicide involontaire, risquaient jusqu’à 25 ans de prison. Un troisième policier, Marc Cooper, un Noir, poursuivi pour « mise en danger d’une personne par une conduite imprudente », ne risquait qu’un an de prison.

Le 25 novembre 2006, cinq policiers en civil dont les trois inculpés surveillaient la sortie d’une discothèque dans le Queens. Pour une raison inconnue, ils avaient pris en chasse la voiture où se trouvaient Sean Bell et deux de ses amis.

Pensant — à tort — que les occupants du véhicule étaient armés, les cinq policiers avaient fait usage de leurs armes, tuant Sean Bell et blessant grièvement l’un des deux passagers.

Le drame a rappelé celui d’Amadou Diallo, un jeune homme d’origine guinéenne abattu d’une quarantaine de balles à New York en 1999. L’acquittement des policiers impliqués dans cette affaire avait provoqué d’énormes manifestations dans la ville, et plusieurs centaines de personnes avaient été arrêtées.

Vendredi, le juge Cooperman a estimé que les policiers n’avaient pas de responsabilité criminelle dans la mort de Sean Bell: « les témoignages n’ont pas suffi à démontrer que les policiers avaient eu tort d’ouvrir le feu ».

Les témoignages des trois policiers étaient « plus crédibles que ceux des victimes », a précisé le juge dans un communiqué.

Le ministère américain de la Justice a annoncé qu’il travaillait avec le FBI et les autorités judiciaires new-yorkaises pour effectuer un examen indépendant des « faits et circonstances entourant la fusillade » et que les autorités « prendront les mesures appropriées si des éléments indiquent une violation » de la législation.

Le candidat démocrate à la présidentielle Barack Obama a appelé les new-yorkais au calme.

« Avoir recours à la violence pour exprimer son mécontentement face à un verdict est totalement inacceptable et contre-productif », a-t-il déclaré au cours d’une conférence de presse dans l’Indiana (nord), selon le Washington Post, ajoutant qu’il fallait « respecter le verdict rendu ».

Aux abords du tribunal, plusieurs jeunes Noirs portaient des tee-shirts rouges avec des inscriptions « Sean Bell R.I.P. » (pour « Repose en paix ») et « 50 tirs ce n’est pas de la justice ».

AFP, Paola Messana.

Le codéveloppement toujours, point de vue d’un dictateur

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  Ah oui non pardon, c’est vrai qu’un dictateur, c’est un dirigeant dans le style de Kim Jong IL (Corée du Nord). Autant pour moi. Abdoulaye Wade, que son organe de presse fait précéder du titre de « maître », s’est maintenu au pouvoir grâce à un beau bourrage d’urnes, et au fait que tout le monde a bien fermé sa gueule par la suite (je parle de l’ONU, notamment, ce gros machin avec des jolis drapeaux plantés un peu partout, spécialisé dans les réunions pour définir des calendriers qui ne sont jamais respectés…).

  Trêve de parenthèse. Malgré mon opinion peu favorable envers « maître » Wade, force est de constater que sa vision sur l’aide au développement contient d’indéniables accents de vérité. Le tableau est forcément un peu noirci, cela lui permettant notamment de se poser en sauveur, mais bon pour un autocrate, y’a pas à dire, un style poétique c’est un plus. (Comprendre : Vu qu’un peuple est forcé de se taper un type – a priori jusqu’à sa mort, ou jusqu’à un coup d’état – qui passe son temps à se répandre dans les médias, franchement, autant qu’il s’exprime bien !) 

 

Le chef de l’Etat maître Abdoulaye Wade a dénoncé vendredi à Dakar la ‘’vaste escroquerie’’ perpétrée par certaines ONG qui font du business sur l’aide alimentaire destinée aux pays africains frappés par la famine, a-t-il estimé avant de les qualifier de ‘’faux médecins, croque-morts de la faim’’.

’’La prétendue aide alimentaire est devenue un business de certaines ONG, voire une vaste escroquerie aux dépens des populations des pays donneurs’’, a notamment dit le chef de l’Etat qui présidait un conseil présidentiel sur la satisfaction des besoins alimentaires du pays.

Pour Abdoulaye Wade, ‘’l’Union européenne et le secrétaire général des Nations unies devraient lancer des enquêtes sur ce scandale du siècle’’.

’’Ce qu’on a appelé l’économie de la faim (…) enrichit les +blouses noires+, faux médecins, croque-morts prompts à se pencher sur le malade, le faire remonter à flots un moment pour obtenir encore davantage de subsides’’, s’est-il indigné.

’’L’Afrique doit se dresser et refuser de jouer plus longtemps, passivement, ce rôle’’, a martelé le chef de l’Etat, tout en soulignant que même si les pays africains ont besoin d’aide, ils ne veulent pas de celle dont ils ne sont que les ‘’prétextes’’.

Abdoulaye a indiqué que le ‘’seul’’ appel à la famine qu’il a ‘’assumé’’, et ce à son ‘’corps défendant’’ est celui lancé par le gouvernement socialiste, peu avant son accession au pouvoir en mars 2000.

Relevant qu’à l’époque ‘’les professionnels de l’appel à la famine ici au Sénégal et à l’étranger, s’étaient encore illustrés’’, le président a ajouté : ‘’j’ai décidé que, sous mon mandat, le Sénégal ne lancerait plus d’appel de ce genre’’. ‘’La promesse a été tenue’’, a-t-il noté, tout en estimant que ‘’l’Afrique peut s’en sortir avec seulement une aide intelligente, sincère, efficace’’.

Pour le chef de l’Etat, ‘’les pays africains pourraient échapper au danger éventuel de la famine s’ils étaient plus vigilants et mieux aidés’’. Insistant sur l’expression ‘’mieux aidés’’, il a indiqué que ‘’l’aide à la survie est une aumône’’.

’’Tout le monde sait ce qu’il faut faire mais, objectivement on ne voit qu’agitation’’, a-t-il déploré.

’’Aussi ne voudrais-je pas qu’on lance, en notre nom, une campagne de collecte d’argent qui finira dans l’escarcelle de la nébuleuse des ONG, de certaines ONG du moins’’. Il y a des ONG ‘’sérieuses’’, a toutefois tenu à préciser le président.

En 1994-95, quelque 98 millions de dollars ont été collectés pour le compte du Niger déclaré alors ‘’pays sinistré pour famine’’, a indiqué Abdoulaye Wade, avant d’ajouter, citant son homologue nigérien Mamadou Tandia, que le Niger n’a en définitive reçu ‘’trois millions de dollars et 8.000 tonnes de céréales’’.

’’Lorsque dernièrement, le président Tandia dit qu’il n’y a pas famine, mais crise, on veut absolument lui faire dire qu’il y avait famine’’, a ajouté le chef de l’Etat soulignant que de tels exemples existent ‘’partout en Afrique’’.

Il a encore souligné que la FAO ‘’doit cesser de prélever 20% des aides qui passent entre ses mains et trouver ailleurs des ressources de fonctionnement’’. ‘’Je ne veux pas non plus, a-t-il dit, que la FAO se transforme en permanence en une main tendue de l’Afrique pour recevoir la pitance’’.

Le directeur général de la FAO, Jacques Diouf se prononçant sur les ‘’émeutes de la faim’’, a lancé un ‘’appel alarmiste’’ sur le danger de famine qui menace l’Afrique du fait de la hausse de denrées de première nécessité, avait dit le chef de l’Etat à l’entame de son intervention.

Il a souhaité que le sommet dit de la crise alimentaire convoqué à Rome (Italie) ne soit pas ‘’un de ces éternels tours de table où les médecins se penchent avec condescendance sur un malade en perpétuelle transfusion avec le sentiment que leur devoir ne va pas plus loin que le maintien en vie’’.

Chute d’un despote à Anjouan

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  Ami lecteur, j’avoue que j’ai suivi cette histoire avec le plus grand intérêt. Les tyrans qui s’en prennent plein les dents, sont suffisamment rares pour éveiller ma curiosité. J’en profite, quelques semaines après les évènements, et alors que la crise est loin d’être résorbée, pour aborder cette affaire.

  L’archipel des Comores, qui compte notamment l’île d’Anjouan, est depuis bien longtemps le voisin turbulent de Mayotte. Entre ces pages, on trouvera d’ailleurs un article consacré à Bob Denard, l’un de nos si traditionnels mercenaires anticommunistes, qui se spécialisent dans les coups d’état – celui-ci en ayant orchestré cinq, rien qu’aux Comores. Bref, il faut retenir que ce dernier archipel a plusieurs fois essayé d’ « annexer » Mayotte, et que ce sujet revient périodiquement, en période d’élections, afin de détourner l’attention sur les réels problèmes économiques que connaissent les Comoriens.

  Voilà pour le plan d’ensemble, attaquons-nous maintenant au conflit en lui-même. Mohamed Bacar, élu honorablement il y a quelques années, s’est rapidement rendu impopulaire par un régime violent, corrompu et clanique. A noter que la France affirme n’avoir aucun lien avec le dictateur à présent en exil… alors que celui-ci, lui, se vante d’avoir été formé par nos services. Il semble effectivement qu’il soit passé par l’école navale de Brest… Aaaaaah, la Françafrique… Bref, il y a plusieurs mois, Mohamed Bacar, de manière très caricaturale, a « participé aux élections » prévues de longue date, en avançant d’une semaine le scrutin ! Résultat : Chaos parmi ses opposants, incompréhension parmi la population – qui a voulu attendre le « second premier tour », une semaine plus tard, chiffres de la participation truqués, et une élection bidon de plus à accrocher au patrimoine de l’humanité. Bacar demande, haut et fort, « qu’on respecte la volonté du peuple d’Anjouan » qui lui a « renouvelé sa confiance », et croit s’en tirer ainsi…

  Perdu ! L’Union Africaine, soutenue par la France – qui n’envoie pas un seul homme sur place, mais uniquement des transports de troupe, afin selon notre ministère, de ne pas paraître comme « le gendarme de l’Afrique » – l’UA donc, s’en mêle et dépêche une mission afin de renverser le tyran. Celui-ci plastronne d’abord, menace de répliquer, puis finalement est d’accord pour négocier – trop tard. Pour rentrer dans les méandres de la politique africaine, il semble surtout que ses quatre détrôneurs (Tanzanie, Soudan, Sénégal et Lybie), à l’inverse de l’Afrique du Sud, aient profité de  l’occasion pour redorer le blason de l’UA, et faire oublier leurs petites affaires personnelles (Darfour, par exemple).

  Vient l’épisode de l’intervention armée. Au vu des réactions des habitants d’Anjouan – qui ont accueilli très chaleureusement les troupes de l’UA – le règne de Bacar n’a effectivement pas été rose du tout pour eux. Les troupes libératrices progressent donc rapidement, et à part une poche de résistance, s’assurent en quelques heures le contrôle de l’île. Mais le despote reste introuvable…

  C’est à cet instant que la France revient dans la partie, involontairement. Un hélicoptère français se crashe en pleine mer, devant les troupes comoriennes, qui vont le secourir. Pas de victimes à déplorer, heureusement ; sauf que les autorités demandent ce que cet engin vient faire ici, au milieu de cette situation troublée. La réponse officielle est qu’il était chargé de repérer des clandestins en partance pour Mayotte (l’île française connait effectivement un vrai problème, de ce côté-là). Problème : l’hélicoptère « patrouillait » du mauvais côté de l’île – et tout près du refuge présumé de Bacar…

   Epilogue : Finalement, la France a déclaré que le tyran se trouvait à… La Réunion, en attente d’être jugé. Kouchner fait savoir qu’ils attendent la fin de son procès, pour pouvoir le transférer aux Comores  -  s’il ne disparait pas, d’ici là. En tout cas, Anjouan a retrouvé son calme, et notre ministère, toujours aussi ténébreux et ambigu décidément, s’acharne pour aplatir les vagues de cette affaire…

La faim – dos au mur

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  Comme il est difficile à écrire, ce billet, ami lecteur… Qui suis-je, petit bourgeois confortablement installé chez moi, pour évoquer des évènements aussi dramatiques que des émeutes provoquées par la faim ? Je n’ai pas la réponse. Ceux qui mangent n’ont cependant pas, je pense, à avoir honte pour ceux qui ne mangent pas, eux. C’est un phénomène de pitié et de fausse empathie, que je rejette. Ce qui m’inquiète, en revanche, tient à ce que ces mouvements de violence sont déclenchés, et perdurent pour des raisons universelles, et inextinguibles. Je m’explique : une révolte qui a une base strictement politique, est généralement circonscrite sur un territoire, et peut être matée par la répression – ou calmée par des élections, une destitution, le retrait d’une loi, etc…

  Mais comment « arrêter » la faim ? Le mauvais état global de la répartition des ressources, sur Terre, étant actuellement aggravé par différents phénomènes, notamment le réchauffement climatique, la croissance importante de la population, la réduction des terres céréalières au profit de la culture du « biocarburant » (entre guillemets, parce qu’il est loin d’être bio), et surtout… la spéculation sur les matières premières, et sur l’agroalimentaire, du marché financier suite aux diverses crises boursières (subprimes, etc…). Pas très rose, hein ?

  D’autres problèmes contribuent à cette crise : la flambée du prix du pétrole a excité l’intérêt financier et politique pour les biocarburants, et a fait encore grimper les prix de l’alimentaire, car les agriculteurs utilisent souvent… de l’essence, pour leurs machines. Les OGMs ont également rogné sur les terres cultivables « classiques », et imposé des monocultures qui appauvrissent peu à peu les sols, et dont les récoltes sont souvent destinées à l’exportation dans les pays riches, ou à nourrir le bétail (qui risque aussi de crever, à son tour, si la crise continue, à moins qu’on voie ressurgir des cas de Kreuzsfled-Jacob…) ; les OGMs ayant également flingué une bonne part de la pollinisation (les abeilles n’aiment pas trop le Round-Up…), on est loiiiin d’en voir le bout, de cette affaire. Poursuivons en rappelant que, pour prévoir cette crise, l’Union Européenne a décidé, l’année dernière, de supprimer les jachères. Résultat : 5% de récoltes en plus, mais un appauvrissement des sols qui se prépare… sans compter que le bioéthanol et les monocultures OGMs ont déjà la fâcheuse particularité d’épuiser les sels minéraux,  et que les mauvaises récoltes OGMs s’ajoutent à celles « traditionnelles » (en Inde, par exemple, les agriculteurs de coton forcés d’acheter les semences MonSanto – les autres ont disparu du marché – quatre fois plus chères et avec l’obligation d’utiliser leur merde de Round-Up, s’en mordent méchamment les doigts… Le millier de suicides a été dépassé depuis longtemps…).

  Tout cela est très « théorique », et malheureusement bien éloigné des préoccupations de la population. Lorsqu’on en arrive à manger des galettes de terre, les cours du bioéthanol et le lobbying de MonSanto, ça passe un peu au-dessus de la tête. Remarque, ami lecteur, que les millions d’expropriés des subprimes jouiront de la compagnie de ceux qui vont se tourner, n’en doutons pas, vers le pillage, voire vers le cannibalisme. Dans les deux cas, les réponses « officielles », si elles sont à la hauteur des attentes (on y croit très fort), prendront encore des années pour se mettre en place. Que vont faire les affamés, pendant ce temps ? Se cryogéniser ? Manque de bol pour eux, la technique n’est pas encore au point…

  Reste donc, et j’en reviens tristement  à mes premières considérations, aux petits bourgeois équipés d’ordinateurs, tels que votre serviteur, de s’émouvoir dans le confort de leurs petites vies, en essayant au moins de transmettre un maximum d’informations à ceux qui s’y intéresseront. Des mesures d’urgence ont cependant été déployées (ouaiiis, une note positive) puisque l’armée, dans certains pays, distribue de la nourriture à la population. Je conclus avec une dépêche AFP en provenance du FMI. L’ami Strauss-Kahn en profite pour faire son boulot : paniquer et chiffrer les dégâts dès qu’une crise de grande ampleur menace le sacrosaint système capitaliste international. Vu comment la ruche bancaire s’affole, c’est sûr qu’on n’a pas fini d’en parler… et d’en souffrir :

[A noter que Royal avait prévu cette crise lors de sa campagne, et que depuis les prémisses de ces révoltes, on n’a pas entendu notre Glorieux Président sur le sujet...]

WASHINGTON (AFP) – La hausse des prix alimentaires pourrait avoir de terribles conséquences pour la planète entière, allant jusqu’à la guerre, si rien n’est fait pour l’endiguer, a souligné samedi à Washington le directeur général du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn.

« Les prix de l’alimentation, s’ils continuent comme ils le font maintenant… les conséquences seront terribles », a lancé M. Strauss-Kahn au cours d’une conférence de presse donnée à l’issue d’une réunion de l’instance dirigeante du FMI. « Des centaines de milliers de personnes vont mourir de faim… ce qui entraînera des cassures dans l’environnement économique », a-t-il mis en garde.

Les progrès réalisés par les pays pauvres depuis cinq à dix ans en matière de développement pourraient se retrouver « complètement détruits », a-t-il dit, en soulignant que ce problème dépassait le cadre strict des préoccupations humanitaires. « Comme nous le savons, en apprenant du passé, ce type de problèmes débouche quelques fois sur la guerre ». Si le monde veut éviter « ces terribles conséquences », la hausse des prix doit être endiguée.

Ces derniers mois, la hausse des prix de l’alimentation a provoqué une agitation sociale dans plusieurs pays, provoquant notamment la chute du Premier ministre en Haïti, après des émeutes de la faim qui ont fait au moins 5 morts, auxquels s’ajoute samedi un policier nigérian de l’ONU tué par balles par des inconnus.

Le président haïtien René Préval a annoncé samedi une réduction du prix du riz pour éviter une répétition des violences des derniers jours. Le même jour, des émeutes impliquant quelque 20.000 personnes protestant contre la vie chère et les salaires bas ont eu lieu près de Dhaka (Bengladesh).

Dans nombre de pays en développement, les gouvernements ont été obligés d’augmenter le niveau des subventions aux biens de première nécessité et aux carburants, ou de réduire leurs exportations de produits agricoles — comme cela a été le cas en Thaïlande avec le riz — pour calmer les tensions inflationnistes sur leur proche marché.

Le directeur général de l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Jacques Diouf, avait appelé cette semaine les dirigeants mondiaux à un sommet en juin pour faire face à ce qu’il a appelé une crise alimentaire mondiale. « Au regard des émeutes alimentaires dans le monde, dans des pays comme l’Afrique et Haïti, nous avons véritablement une urgence ». 

La ministre française de l’Economie Christine Lagarde a relevé devant la presse que ces problèmes étaient « de facture assez récente ». « On en parle de manière intense depuis 4 à 6 semaines avec des vrais problèmes sociaux ». Pour elle, « c’est parce que les marchés financiers sont en grandes turbulences que les opérateurs de marchés vont se placer sur des produits plus liquides et que les prix des matières premières, agricoles ou énergétiques, montent ».

Mme Lagarde a donc fait valoir que traiter la crise financière était la manière idoine de résoudre pour partie cette envolée des prix alimentaires.

« Traitons la crise financière et on fera disparaître une partie de la pression qui s’exerce » sur les prix alimentaires, a-t-elle assuré. 

Révolte contre la Scientologie

  Extrait de Libération… en ces temps de désespoir et de mensonges, la révolte est inspiratrice :

 

En moins de trois mois, une mystérieuse guérilla de l’ombre a surgi sur Internet pour former ce que l’expert américain des cultes, Rick Ross, considère «comme le plus gros mouvement d’opposition à la Scientologie. Historique !» Son nom ? Anonymous. Un réseau d’anonymes, sans leader reconnu, forts d’être nulle part et partout. Mais ils ne se contentent pas du monde virtuel. De New York à Londres, en passant par Berlin, Tokyo, Paris, Melbourne, Oslo, Dublin, ils étaient à peu près 7 000 à chanter et danser, le 10 février, devant les centres de l’Eglise de scientologie d’une centaine de villes du monde entier. Leur seconde manif planétaire, le 15 mars, recensait 10 000 participants. La troisième s’est tenue ce samedi (lire encadré). Leur objectif : «faire connaître au grand public les centaines d’actes illégaux, activités frauduleuses et violations des droits de l’homme perpétrés par l’Eglise de scientologie».

A quelques jours de ce rendez-vous du 12 avril, les Anonymes étaient gonflés à bloc à en juger par la poussée de fièvre et de paranoïa sur leur principal forum, Enturbulation.org. «Attention aux mini-scientos», prévenait l’un des 14 000 membres du forum, relayant une rumeur à l’attention des sympathisants à Washington : la Scientologie aurait prévu d’envoyer des nuées d’enfants pour espionner les manifestants dans la capitale américaine. «Regardez bien le type à chapeau sur la photo : nos sources l’ont identifié comme un détective employé par COS» (Church of Scientology), alertait un autre.

Il y a un mois, leur rassemblement devant le QG de la secte à Washington offrait une scène surréaliste typique des happenings d’Anonymous : 300 contestataires au visage caché, beaucoup sous le masque du héros révolutionnaire anarchiste de la BD «V pour Vendetta». Paisiblement, ils brandissent des pancartes «La Scientologie détruit des vies !» ou «La Sciento = grosse arnaque» au son du tube des années 80 «Never Gonna Give You Up» (Je ne te lâcherai jamais les baskets). Une atmosphère à la fois festive et grave, avec le témoignage au micro de Jeanne-Marie Boucher, une jeune femme élevée dans la Scientologie qui accuse l’organisation d’avoir conduit son père au suicide en 2001. Dans la foule, l’ex-scientologue Arnie Lerma, catogan poivre et sel, un vétéran réputé pour ses dénonciations de la secte via son site Lermanet.com. «Tous les anciens comme moi ont les larmes aux yeux depuis l’émergence d’Anonymous, soupire ce réparateur informatique. On se dit : mon Dieu, enfin… Nous allons obtenir justice.»

Le phénomène est d’autant plus stupéfiant aux Etats-Unis que l’Eglise de scientologie y a pignon sur rue. Fondée en 1954 par l’écrivain de science-fiction L. Ron Hubbard sur la base d’une méthode de développement personnel, elle est reconnue outre-atlantique en tant que religion. A ce titre, au terme d’un long bras de fer judiciaire, elle a même obtenu en 1993 un statut fiscal privilégié. Le nombre d’adeptes américains reste débattu : 3,5 millions selon la Scientologie ; seulement 55 000 actifs à en croire une étude de l’université CUNY de 2001. Parmi eux, des stars d’Hollywood, de Tom Cruise à John Travolta, en passant par le réalisateur de Collision Paul Haggis. Dotée d’imposants bâtiments dans les meilleurs quartiers, présente dans les communautés via une nébuleuse de programmes éducatifs et de cures antidrogues, la Scientologie monte des centres de secours sur toutes les catastrophes, comme à la Nouvelle Orléans après l’ouragan Katrina.

«En vertu de la liberté de religion, la Scientologie a parfaitement le droit d’exister, admet un membre actif du réseau Anonymous à Washington. Mais ce sont leurs méthodes qui sont intolérables.» Cet étudiant a accepté de nous rencontrer à condition qu’aucun détail physique, ni même son pseudo, ne soient révélés. Les premiers «Anon’», comme ils s’appellent entre eux, avaient formé un groupe il y a deux ans, sur le site humoristique SomethingAwful.com, repaire de jeunes technophiles attachés à la liberté d’expression sur le Net. En janvier, le site new-yorkais Gawker.com met la main sur une vidéo interne au culte, montrant Tom Cruise vanter les mérites de sa religion dans un concert d’éclats de rire bizarres. Cette vidéo aurait été vite oubliée si les avocats de l’Eglise de scientologie n’avaient pas sommé YouTube de la retirer et menacé Gawker de procès pour «violation de copyrights». Gawker refuse d’obtempérer, «au nom de la liberté d’information» mais YouTube, propriété de Google, cède sur le champ. C’est, raconte l’étudiant, «l’étincelle qui a déclenché la révolution».

Le 21 janvier, Anonymous publie sur YouTube un manifeste vidéo adressé aux dirigeants de la Scientologie: «Vos campagnes de désinformation, votre suppression de la dissidence, votre nature litigieuse retient notre attention depuis des années», annonce une voix synthétique à la Stephen Hawking, avant de poursuivre : «Anonymous a décidé que votre organisation doit être détruite. Pour le bien de vos fidèles, pour le bien de l’humanité, pour notre plaisir, nous vous expulserons de l’Internet et nous démantèlerons l’Eglise de scientologie.» Une déclaration de guerre assortie de tout un arsenal «terroriste», proteste la Scientologie. Au cours des trois semaines suivantes, la secte recense d’innombrables actes de hacking contre ses sites, 22 alertes à la bombe et 8 menaces de mort contre des membres. «Faites gaffe, Anon’ : vous courez à la catastrophe !», s’émeut Mark Bunker, un vétéran de la critique scientologue sur son site Xenu.tv. Début février, ce producteur de télévision enjoint les activistes de cesser toute activité illégale. Il est écouté : «Les Anonymes semblent avoir rompu avec certains fanatiques du début et font la police au sein du groupe», remarque Mary McConnell, une ancienne adepte de la Scientologie. Avec d’autres vétérans, comme Arnie Lerma, elle contribue au forum Alt.religion.scientology, créé dès 1991. Mary, pour qui «Internet est le plus gros cauchemar de la Scientologie», voit déjà les retombées positives des Anonymes : une recrudescence d’adeptes qui osent quitter la Scientologie et le dire en ligne.

La Scientologie n’a pas tardé à lancer la contre-offensive. Elle avait saisi la justice américaine pour faire interdire les rassemblements d’Anonymous le 15 mars. Echec. Mais ensuite, au moins une cinquantaine de manifestants ont reçu chez eux des injonctions à cesser toute collaboration avec Anonymous, «une organisation qui incite ou opère des activités illégales contre l’Eglise de scientologie.» Des missives qui ont «fait leur petit effet», déplore un récipiendaire, car «pour être démasqués, les manifestants ont forcément été suivis et placés sous surveillance.» A Los Angeles, la Scientologie a porté plainte contre plusieurs d’entre eux et à Boston, un organisateur est convoqué au tribunal pour répondre d’une accusation de «harcèlement criminel».

Ce processus d’identification est «absolument» justifié estime Karin Pouw, porte-parole de l’Eglise de scientologie Internationale à Los Angeles. «Notre devoir est de protéger les cadres de notre Eglise et nos paroissiens.» Aux yeux de l’organisation, Anonymous est un «groupe de cyber-terroristes». Tout en continuant «à prendre Anonymous très au sérieux», la dame conclut sur un ton des plus aimables: «Je ne veux pas que vous communiquiez l’idée que l’Eglise et ses paroissiens sont assiégés aux Etats-Unis, car ce n’est pas vrai : notre Eglise est florissante alors qu’Anonymous est un mouvement très marginal et confiné à l’Internet.»

L’endurance d’Anonymous et son impact à long terme restent à mesurer, reconnaît l’expert des cultes Rick Ross. «Le statut fiscal préférentiel de la Scientologie est pour eux un cheval de bataille évident», estime-t-il. Les Anonymes américains ont prévu de manifester sur ce point devant le Capitole avant l’élection présidentielle de novembre. Et, déjà, ils entrevoient une lueur d’espoir : fin mars, un Anon’ délégué du Parti républicain au Texas a enclenché une procédure pour la révocation du statut de «religion» de l’Eglise de scientologie dans son Etat. Une première depuis 1993, souligne le révérend John Wetzel. Ce pasteur luthérien, qui agit à Washington comme lobbyiste bénévole des «antisciento», constate : «C’est inédit, cette dynamique pour informer le public au sujet de la Scientologie sans se soucier de leur réaction. Mais ce sera difficile : la Scientologie a de l’argent et du monde qui la soutient.»

Le protocole de la flamme

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  Voici donc ce qu’est devenu ce symbole de la paix, la flamme olympique, hérité de nos ancêtres du Pélopponèse : un signe de richesse et de reconnaissance internationale, pour le pays qui la « détient », et la montre fièrement à tout le monde. Un jouet qu’on laisse à l’heureux bambin, en particulier s’il pèse 1.300 000 000 âmes, et a l’habitude d’acheter des Airbus et des centrales nucléaires.

  Pardonne-moi, ami lecteur, j’arrive après la bataille, mais franchement… Y avait-il un réel suspens dans cette affaire ? Certes, il n’était pas dit que les tibétains en exil perturberaient autant le parcours de la flamme, et qu’ils trouveraient autant de sympathisants à leur cause, en France. On même en Angleterre. Mais pour le reste… La France a déployé une vraie armada policière (presque en vain d’ailleurs) aux méthodes carrément musclées (comme on sait si bien le faire). Les chinois trafiquent leurs JTs d’information. Globalement, « la France » ferme bien sa gueule; Rama Yade pipe un peu, et puis rentre dans le rang – c’est devenu une tradition - allant jusqu’à déclarer que « la Chine n’est pas une dictature ». C’est vrai. Ethymologiquement, un dictateur est « appelé » par le peuple, qui l’investit des pleins pouvoirs. Dans « l’Empire du Milieu », on a le droit à une démocratie indirecte bien verrouillée par le parti, qui dispose, lui, des pleins pouvoirs. Ajoutons-y que sa police est formée par… le Raid français, et que ses services de sécurité sont épaulés par Thalès. On comprend mieux certaines sympathies.

  Et puis, clairement, faut-il s’emparer d’un symbole de paix pour l’associer à une cause, si juste soit-elle ? Je ne sais pas, et dans le doute, je m’abstiens… mais je peux toujours supposer. Si les jeux de Mexico n’ont pas été interrompus alors qu’ils faisaient suite à un épouvantable massacre d’étudiants manifestants, si les jeux en Russie ont été boycottés parce qu’ils faisaient suite à l’invasion de l’Afghanistan, cela dous donne quelques indications. « On » a l’idée de boycotter uniquement ceux qui sont désignés par l’actualité internationale en tant que « grand méchants officiels » (le Mexique y a échappé, pas l’URSS), mais surtout, au final « on » (un « on » vachement aidé par les services diplomatiques tout de même) ne s’exécute qu’en face de ceux qui ne risquent pas de nous mettre une terrible volée, militaire et/ou commerciale, en retour.

  Encore une fois, c’est donc Angela Merkel qui prouve qu’elle a le plus de couilles, en Europe. Sarkozy ira aux JO, c’est assuré.

Hillary mytho

  Bon ben au tour de « Hillbilly » maintenant… Autant j’ai pu être critique envers Obama pour son speech repompé « Don’t tell me words are not important », autant là c’est plus que du foutage de gueule, c’est une construction pharaonique de n’importe quoi et de mensonges. La vidéo à charge, déjà : http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/12193343 , dont vous avez peut-être entendu parler. La miss prétend avoir du courir sous les balles à son arrivée à Tusla… Je vous laisse apprécier la vidéo de l’évènement, avec petite fille qui lui offre des fleurs à l’appui.

  J’aime bien aussi, dans l’article qui suit cette vidéo, ce passage qui s’attache à résumer l’enquête sur les 11 000 pages de son agenda décortiquées par des journalistes américains… Vive « l’expérience » et le « professionnalisme » :

Le document vidéo de CBS s’ajoute à d’autres documents officiels. La semaine dernière, les Archives nationales américaines ont mis en ligne plus de 11’000 pages d’agenda officiel de Hillary Clinton du temps où elle était Première dame, entre 1993 et 2001.

Hillary Clinton, qui vante ses «35 ans d’expérience» comme un argument majeur de sa campagne présidentielle, est épinglée par The Guardian. Contrairement à ce qu’elle a souvent affirmé, elle n’a pas joué un rôle majeur dans les décisions de politique étrangère de Bill Clinton. Au contraire, l’ex-première dame était souvent absente lors des moments clés de la présidence de son mari.

Des exemples: quand l’Otan a lancé des raids aériens contre la Serbie pour punir le président yougoslave Slobodan Milosevic pour l’attaque du pays contres des séparatistes albanais au Kosovo, Hillary Clinton visitait des ruines égyptiennes à Louxor. Elle prétend qu’elle a participé à la négociation des accords de paix du Vendredi Saint en Irlande du Nord en 1998. Foutaise. Selon son agenda en ligne, ce jour-là, elle était à Washington dans une fête en l’honneur d’un membre du Congrès de New York qui était récemment mort.

Le Zimbabwe se rend aux urnes (enfin, officiellement)

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  Mugabe, j’avoue, c’est mon préféré. De tous les tyrans d’Afrique, celui-ci me semble particulièrement effroyable. Bon, on n’a peut-être pas besoin d’épiloguer là-dessus, tout le monde sait comment ça se passe : médias sous contrôle, opposants tués, disparus ou en prison, injustice à tous les étages, bref, que du classique. Mais économiquement, une inflation qui dépasse actuellement les 150 000%, j’avoue, c’est un record !

  Donc aujourd’hui, les Zimbabwéens ont le pouvoir de renverser ce despote sanguinaire, mais comme on connait la propension avérée du monsieur à truquer les élections, ben… On va y croire très fort, disons.

  Cet article tiré du site « Jeune Afrique » retrace ces évènements :

  C’est un sixième mandat à la tête du Zimbabwe que brigue samedi Robert Mugabe, 84 ans. Le chef de l’Etat a déclaré, il y a une semaine, que « jamais l’opposition n’arrivera au pouvoir ». Ses challengers lui font confiance pour cela : « Nous avons reçu des preuves sur la façon dont Mugabe et ses comparses sont en train de saboter cette élection. Les listes électorales et l’informatique sont les outils de cette fraude », a indiqué jeudi à l’AFP Tendai Biti, le secrétaire général du Mouvement pour le changement démocratique (MDC). La veille, le chef de l’Etat a nié tout trucage des élections et démenti les allégations de ses opposants : « Ce sont des mensonges empruntés à leurs maîtres qui disent que les élections ne seront ni libres ni justes. Ce ne sont que de satanés menteurs, des menteurs démoniaques. »

Pourtant, tout a été entrepris, semble-t-il, pour que ces élections générales (quatre élections sont organisées le même jour : présidentielle, législatives, sénatoriales et locales), auxquelles près de 6 millions d’électeurs sont conviés, se déroulent dans une transparence toute relative : observateurs internationaux triés sur le volet, insuffisance du nombre de bureaux de vote dans les villes où l’opposition domine, présence de policiers dans les bureaux de vote, sélection drastique des journalistes étrangers…

Des journalistes que le gouvernement a mis en garde dès jeudi : ceux « qui abusent de la courtoisie et de l’hospitalité de ce beau Zimbabwe, qui viennent pour autre chose que la couverture des élections, devraient faire leurs valises, s’en aller et nous laisser en paix », a déclaré le ministre de l’Information Sikhanyiso Ndlovu, lors d’une conférence de presse. « Le gouvernement n’accueillera pas aimablement cette propagande impérialiste », a-t-il ajouté. Ainsi, la BBC, CNN, l’agence Associated Press ou le New York Times ont vu leurs demandes d’accréditation refusées.

Etat d’alerte maximale

Robert Mugabe ne veut aucun trouble, ni dans les médias, ni dans la rue. « Nous décourageons toutes les actions qui pourraient conduire à l’anarchie », a déclaré mercredi le chef de la police, au nom également de l’armée, des services pénitentiaires et du renseignement. « Tous ceux qui ont mis de l’huile sur le feu, évoquant des violences du style de celles du Kenya, doivent comprendre que la violence est un pauvre substitut à l’intelligence et un monstre qui peut dévorer son propre créateur. » Deux jours plus tard, l’armée et la police du Zimbabwe ont été placées en état d’alerte maximale, et les responsables de la sécurité se sont engagés à empêcher toute violence après le scrutin.

Cela n’empêche pas les militants de descendre pacifiquement dans les rues en arborant des tee-shirts à l’effigie des candidats de l’opposition, Morgan Tsvangirai (MDC) et Simba Makoni, ancien ministre des Finances de Mugabe et candidat dissident de la ZANU-PF (Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique, au pouvoir). Une enquête citée par Le Monde les crédite de respectivement 28,3% et 8,6% des intentions de vote, contre 20% pour Mugabe. Un autre sondage publié vendredi par le quotidien gouvernemental The Herald donne le président sortant gagnant dès le premier tour, avec 53% des suffrages. Simba Makoni a appelé l’opposition à faire front commun contre Robert Mugabe, et propose, en cas de victoire, un gouvernement de coalition avec ses partisans, le MDC, et même des membres de la ZANU-PF.

Une économie moribonde

Ne seraient les probables fraudes électorales, Tsvangirai et Makoni ont des arguments de poids pour faire tomber Mugabe. Le bilan économique et social du président sortant parle de lui-même : taux d’inflation annuel de 100.000% [NDLR 150 000% maintenant], taux de chômage de 80%, pénurie de médicaments et des produits de première nécessité, croissance de -6%, espérance de vie de 39 ans… Jeudi, Simba Makoni a estimé que l’économie du pays ne sera pas redressée « dans les six mois après le 29 mars, ni même dans les cinq premières années. Cela pourrait prendre dix à quinze ans ».

En attendant, Robert Mugabe, après avoir opéré la saisie des terres exploitées par les fermiers blancs, propose comme seuls remèdes une augmentation des salaires des fonctionnaires et une « indigénisation » des entreprises. Et accuse l’Occident de tous les maux de son pays : « Les Britanniques, les Américains et ceux qui pensent comme eux préfèrent voir nos enfants, les vieux et les infirmes souffrir des sanctions maléfiques qu’ils ont imposées pour initier un changement de régime dans notre pays », a-t-il tonné. Un changement de régime qui ne semble définitivement pas figurer dans le programme de celui qui tient les rênes du Zimbabwe depuis son indépendance, en 1980.

Le Pakistan reprend du poil de la bête

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  Comme quoi, il n’y a heureusement pas que des mauvaises nouvelles en ce moment… Pour ne pas s’arrêter uniquement sur l’assassinat (néanmoins tragique) de Benazir Bhutto, voici des nouvelles de son parti, qui a triomphé lors des dernières élections, et s’attelle à nettoyer un peu le foutoir de la dictature de Musharraf.

  DEMOCRATIE AU PAKISTAN !

ISLAMABAD (Reuters) – Le Premier ministre pakistanais Yousaf Raza Gilani, élu la veille par le Parlement, a prêté serment devant le président Pervez Musharraf.

En visite au Pakistan, le secrétaire d’Etat adjoint américain John Negroponte et le vice-secrétaire d’Etat Richard Boucher, qui doivent s’entretenir mercredi avec Gilani, ont aussitôt fait savoir qu’ils sonderaient le nouveau chef du gouvernement pakistanais sur ses intentions en matière de lutte contre l’activisme islamiste.

Gilani est issu du parti du peuple pakistanais (PPP), la formation de Benazir Bhutto, l’ancien Premier ministre assassiné en décembre dernier.

« Toutes les forces doivent être réunies pour sortir le pays des crises auxquelles il est confronté », a déclaré le nouveau Premier ministre aux journalistes, après avoir prêté serment dans les bâtiments de la présidence.

Le veuf de l’ancienne Premier ministre assassinée, Asif Ali Zardari, et leur fils Bilawal Bhutto Zardari, qui dirigent le PPP, n’ont pas souhaité assister à la prestation de serment, un camouflet pour Musharraf.

L’ancien Premier ministre Nawaz Sharif, également invité, s’entretenait avec Negroponte et Boucher au moment de la cérémonie.

Sharif, qui fait partie de la coalition au pouvoir, a fait savoir qu’il avait dit aux deux responsables américains que la sécurité ne serait plus le domaine réservé de Musharraf.

« Désormais, le parlement se prononcera sur tous les dossiers. Les représentants du peuple étudieront tous les aspects des problèmes », a-t-il dit déclaré lors d’une conférence de presse.

Negroponte et Boucher, arrivés mardi au Pakistan, ont également rencontré Zardari et Musharraf.

Musharraf est « un bon ami et un allié » a répondu le porte-parole du département d’Etat, Sean McCormack, quand il lui a été demandé si l’ancien général était indispensable.

« Ce sont le genre de questions auxquelles je crois que le système politique pakistanais devra répondre par la suite, mais il (Musharraf) reste quelqu’un avec qui nous avons travaillé et avec qui nous travaillerons étroitement », a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis et ses alliés occidentaux craignent les conséquences de l’instabilité politique au Pakistan, une puissance militaire nucléaire qui doit faire face depuis plusieurs années à la violence islamiste.

Washington, a déclaré McCormack, est déterminé à travailler avec le Pakistan pour « combattre la menace que constituent les terroristes et les extrémistes violents pour le Pakistan, le peuple pakistan, tout autant que pour (les Etats-Unis) et d’autres pays dans la région ».

« PLUS DE TRANSPARENCE »

Husain Haqqani, professeur à la Boston University et conseiller du PPP, a précisé que la visite de Negroponte et Boucher visait à marquer le soutien des Etats-Unis au processus démocratique et à examiner l’évolution de la guerre « contre le terrorisme » lancée au niveau mondial après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.

Certains membres de la nouvelle coalition au pouvoir au Pakistan ont souligné la nécessité d’ouvrir des discussions avec les militants islamistes, ce que Musharraf a toujours refusé.

Cette intransigeance du président pakistanais lui a valu les critiques d’une partie de la population, qui lui a reproché son alignement sur les Etats-Unis, assimilé parfois à une véritable provocation à la violence islamiste.

« Les choses doivent changer. Il faut plus de transparence grâce au nouveau régime démocratique », a expliqué Haqqani.

Gilani a été élu Premier ministre lundi par le Parlement, désigné par 264 des 342 députés.

Il a aussitôt ordonné la libération des magistrats placés en résidence surveillée après la proclamation de l’état d’urgence par Musharraf en novembre dernier.

Il a également demandé une enquête des Nations unies sur l’assassinat de Benazir Bhutto le 27 décembre à Rawalpindi.

Peu après l’allocution du nouveau Premier ministre, les barrages des forces de sécurité ont été levés autour des domiciles de l’ancien président de la Cour suprême Iftikhar Chaudhry et des autres juges qui étaient assignés à résidence.

La nouvelle coalition au pouvoir a promis de réintégrer les magistrats limogés par Musharraf. Ceux-ci, qui contestent la légalité de la réélection du président en octobre dernier, pourraient s’engager avec l’appui du nouveau gouvernement dans un bras de fer juridique avec le chef de l’Etat pour le forcer à partir.

Robert Birsel, version française Gregory Schwartz et Guy Kerivel

Belarus, encore une belle merde de dictature

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MINSK (AFP) – Des dizaines d’opposants bélarusses qui tentaient mardi de manifester dans le centre de Minsk ont été battus à coups de matraque et arrêtés par la police.

Environ 2.000 personnes, brandissant des drapeaux européens, sont descendues au cours de la soirée dans la rue, à l’appel de l’opposition, pour fêter l’anniversaire de l’éphémère république du Bélarus proclamée en 1918.

Mais au moment où ils cherchaient à se rendre sur une place du centre de la ville pour un rassemblement non autorisés, la police antiémeutes a donné la charge, frappant principalement les jeunes Bélarusses, à coups de matraque.

La foule a répondu aux cris de « fascistes ! » et de « Honte à vous ! ».

Des dizaines d’opposants ont été ensuite interpellés, mis de force dans une quinzaine de cars de police et emmenés dans des commissariats ou directement dans des centres de détention préventive.

Plus tard, la même foule d’opposants a encore été « chargée » par la police qui a procédé de nouveau à des dizaines d’interpellations.

Le ministère de l’Intérieur a annoncé que 80 personnes environ avaient été arrêtées, selon l’agence Interfax.

Un responsable de l’antenne bélarusse du groupe Helsinki de défense des droits de l’homme a affirmé à l’AFP que la police avait arrêté au moins 100 personnes.

Un porte-parole du Front populaire, le principal parti de l’opposition bélarusse, a déclaré que le dirigeant de son organisation de la jeunesse, Ales Kalita, et plusieurs autres militants avaient été arrêtés mardi avant même la manifestation.

Dans la soirée, environ 300 jeunes opposants cherchaient encore à rejoindre le lieu de la manifestation mais étaient empêchés d’y accéder par la police antiémeutes.

En 2007, une tentative d’organiser une manifestation avait avorté à la suite d’une intervention des forces spéciales bélarusses, un an après un mouvement de protestation sans précédent contre le régime d’Alexandre Loukachenko qualifié de « dernière dictature d’Europe » par Washington.

Apartheid en Flandre

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  Encore une bonne nouvelle en Europe… Le sécessionnisme effréné des flamands vient de franchir un nouveau stade : il prend à présent pied dans les jardins d’enfant. Pour faire bonne mesure, on peut toutefois rapporter le fait que ce décret, qui autorise (ce n’est donc pas une obligation) les moniteurs des jardins d’enfants à dominance flamande, à ne pas faire participer les francophones aux activités, pour des raisons de sécurité, est loin de faire l’unanimité, et est en ce moment même discuté aprement dans les hautes sphères du pouvoir.

  Reste que, même à titre purement symbolique, cette mesure évoque de sales heures de notre Histoire, et qu’elle fournit le point de départ à un coup de gueule de Jean Quatremer, que je retranscris ici, et que personnellement je ne renie pas :

 

La commune flamande de Liedekerke a adopté un nouveau règlement qui autorise les responsables des « plaines de jeux » (jardins d’enfants) à refuser l’admission des enfants ne parlant ou ne comprenant pas le néerlandais. Le bourgmestre (maire) de la commune, le CD&V Luc Wynant (qui appartient donc au même parti qu’Yves Leterme, le Premier ministre belge), s’est justifié sur les ondes de Radio 2 : « quand il faut s’occuper d’un groupe d’enfants et les laisser jouer en toute sécurité, il est important qu’ils comprennent ce que les moniteurs leur disent. Dans le passé, nous avons eu beaucoup d’enfants qui venaient dans nos plaines de jeux, même de Bruxelles, et qui ne connaissaient pas le néerlandais ».

Cette histoire, rapportée par l’agence de presse belge Belga, montre comment, naturellement, mesure discriminatoire après mesure discriminatoire, la Flandre en vient à instaurer un véritable régime d’apartheid linguistique au nom de la défense de sa culture.

 Frontière linguistique, puis séparation des partis politiques, des ordres professionnels, de la justice, de l’éducation entre Flamands et Francophones, puis interdiction des panneaux de signalisation en français, d’accès aux logements sociaux aux non néerlandophones, de vendre des terrains communaux aux non néerlandophones, de passer des annonces en français, de s’adresser en français à des commerçants, puis refus de nommer des maires francophones élus démocratiquement parce qu’ils ont envoyé des convocations en français à leurs électeurs francophones, etc, etc. Cette fois-ci, et pour la première fois, la Flandre s’attaque aux enfants. Ces discriminations ont fini par émouvoir le Conseil de l’Europe puis l’ONU. Mais en Flandre, Monsieur, on considère que ces étrangers ne comprennent rien à la complexité du pays.

Je suggère à la région flamande une mesure plus radicale : obliger les Francophones se rendant en Flandre à porter un signe distinctif sur la poitrine (un coq gaulois, par exemple) afin que les braves Flamands ne perdent plus un temps précieux à distinguer le bon grain de l’ivraie.  On saurait tout de suite à qui claquer la porte au nez. Et quels enfants chasser des jardins.

Ami lecteur, je t’incite également à passer voir sur le blog de ce journaliste, les très nombreuses réactions des internautes, qui témoignent de l’évident intérêt porté à cette affaire :

  http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2008/03/apartheid-lingu.html

Obama se se transcende (wahou)

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  Ami lecteur, si tu es un fidèle de ce blog, tu sais que le JRDF n’est pas habitué à lancer des fleurs au candidat démocrate américain Barack Obama. Sans doute une défiance naturelle envers les beaux-parleurs, en particulier ceux qui s’inspirent des discours des autres…

  Pourtant, en pleine tourmente médiatique suite aux sermons « extrémistes » de son pasteur, le révérend Wright, Barack Obama s’est redressé et a livré au peuple américain (et au-delà, évidemment) un discours dont, personnellement, je viens à peine de me remettre. Loin de l’angélisme de Martin Luther King, et du manichéisme de Wright, le candidat démocrate livre là… je ne sais pas vraiment comment l’exprimer, mais une réflexion politique très pertinente, courageuse, et à mon sens, profondément intelligente, se rapportant aux tensions raciales passées et actuelles aux Etats-Unis. En bref, je ravale mes critiques sur le monsieur, et lui tire mon chapeau bien bas, pour avoir à coup sûr marqué son temps avec cette analyse qui traverse tant son expérience personnelle et familiale, que la longue et difficile histoire de l’égalité entre les citoyens, aux USA. Obama renvoie dos à dos toutes les conneries du racisme, il ne se défile pas et ose parcourir, seul, le fil tendu entre les falaises de la haine et du communautarisme.

  De mon point de vue, même si c’est une approche théorique (néanmoins renforcée par son vécu, notamment en tant que travailleur social dans les quartiers pauvres), ce discours prouve que Barack Obama a indéniablement quelque chose à apporter à cette grande et très compliquée nation que sont les Etats-Unis d’Amérique. Je retransmets donc ici la traduction partielle de Libération, en attendant d’y insérer la mienne, et te recommande, ami lecteur, de consulter (si ce n’est déjà fait) l’enregistrement intégral de ce grand moment de politique :

  http://www.youtube.com/watch?v=pWe7wTVbLUU&eurl=http://usa2008.blog.canal-plus.com/

  « La race est une question que notre nation ne peut éluder »

  «Tout au long de la première année de cette campagne, contrairement à toutes les prédictions inverses, nous avons vu que le peuple américain était avide de ce message d’unité. Malgré la tentation de regarder ma candidature à travers des lunettes purement raciales, nous avons remporté des victoires déterminantes dans des Etats dont les populations sont parmi les plus blanches de ce pays. En Caroline du Sud, où flotte encore le drapeau confédéré, nous avons bâti une puissante coalition d’Africains-Américains et d’Américains blancs.

Cela ne signifie pas que la race n’a pas été un thème de la campagne. A plusieurs reprises, au cours de celle-ci, certains commentateurs m’ont reproché tantôt d’être « trop noir », tantôt de ne l’être « pas assez ». Nous avons vu les tensions raciales faire des remous en surface pendant la semaine précédant la primaire de Caroline du Sud. La presse a scruté tous les sondages pour y trouver des preuves de polarisation raciale, non seulement entre Blancs et Noirs, mais même entre Blancs et basanés. Pourtant, c’est seulement pendant ces deux dernières semaines que la question de la race est devenue un argument de division. D’un côté, on a sous-entendu que ma candidature était un exercice de discrimination positive, uniquement fondée sur le désir des libéraux à large vue d’obtenir une réconciliation raciale à bas prix. De l’autre, on a entendu mon ancien pasteur, le révérend Jeremiah Wright, recourir à un langage incendiaire pour exprimer des vues qui non seulement risquent d’agrandir le fossé racial, mais dénigrent ce qu’il y a de grand et de bon dans notre nation, offensant pareillement les Blancs et les Noirs […].

La race est une question que, selon moi, notre nation ne peut pas se permettre d’éluder en ce moment. Nous commettrions la même erreur que le révérend Wright dans ses sermons injurieux sur l’Amérique : simplifier, stéréotyper et amplifier les aspects négatifs jusqu’à déformer la réalité […].

Le révérend Wright et les autres Africains-Américains de sa génération […] ont grandi à la charnière des années 50 et 60, à une époque où la ségrégation était encore la loi du pays et les chances systématiquement restreintes. Il ne s’agit pas de se demander combien d’hommes et de femmes ont échoué à cause de la discrimination, mais plutôt combien ont réussi en dépit des probabilités ; combien ont été capables d’ouvrir la voie à ceux qui, comme moi, sont arrivés après eux. Cependant, tous ceux qui ont pu décrocher, au prix d’énormes efforts, un lambeau du rêve américain, ne sauraient faire oublier les autres, qui n’y sont pas parvenus […] – ceux qui ont fini par être vaincus par la discrimination. Ce legs de la défaite a été transmis aux générations suivantes. […] Pour les hommes et les femmes de la génération du révérend Wright, le souvenir de l’humiliation, du doute et de la peur n’a pas été effacé, pas plus que la colère et l’amertume de ces années […].

En fait, une même colère se retrouve dans certains segments de la communauté blanche. Nombreux sont les Blancs, dans la classe ouvrière et la classe moyenne, qui estiment n’avoir pas été particulièrement favorisés par leur race.

Ils ont vécu ce que vivent les immigrés : pour leur part, on ne leur a rien donné, ils ont dû tout arracher de haute lutte […].

Alors, quand on leur dit d’inscrire leurs enfants dans une école à l’autre bout de la ville, quand ils entendent qu’un Africain-Américain a été pistonné pour obtenir un bon boulot ou une place dans une bonne université au nom d’une injustice dont ils ne sont pas personnellement responsables, quand on leur raconte que leur peur de la criminalité en zone urbaine est un préjugé, le ressentiment finit par s’installer […].

La colère contre l’Etat-providence et la discrimination positive a contribué à forger la coalition Reagan. Les hommes politiques ont régulièrement exploité le sentiment d’insécurité à des fins électorales. Des présentateurs de télévision et des commentateurs conservateurs bâtissent toute leur carrière sur la dénonciation de plaintes infondées pour racisme, en négligeant les débats légitimes sur l’injustice raciale, qu’ils qualifient de « racisme à l’envers », politiquement correct.

De même que la colère noire s’est souvent avérée contre-productive, de même ces ressentiments blancs ont détourné l’attention des véritables causes des difficultés de la classe moyenne : une culture d’entreprise faite de dessous de table, de pratiques comptables douteuses et d’avidité à court terme ; un pouvoir dominé à Washington par les lobbyistes et les intérêts particuliers, des politiques économiques qui profitent à quelques-uns et non pas au plus grand nombre […].

Nous en sommes là, bloqués dans une impasse raciale depuis des années. […] J’ai acquis la ferme conviction qu’en travaillant ensemble, nous pouvons passer outre nos vieilles blessures raciales et je dirai même que nous n’avons pas d’autre choix si nous voulons continuer sur la voie d’une unité plus harmonieuse.

Pour la communauté africaine-américaine, cette voie nous oblige à assumer le poids de notre passé sans en devenir les victimes. Cela signifie qu’il faut continuer à exiger la justice totale dans tous les aspects de la vie américaine. Mais cela signifie aussi que nos doléances propres – une meilleure assistance médicale, de meilleures écoles, de meilleurs emplois – doivent s’intégrer aux aspirations plus générales de tous les Américains – la ménagère blanche qui n’arrive pas à joindre les deux bouts, le Blanc qui se retrouve à la rue, l’immigré qui essaie de nourrir sa famille. […] Pour la communauté blanche, cette voie oblige à reconnaître que les maux de la communauté africaine-américaine n’existent pas seulement dans l’imagination des Noirs, que l’héritage de la discrimination – ainsi que les cas actuels de discrimination, même s’ils sont moins flagrants que dans le passé – est réel et doit être pris en compte. Pas seulement en paroles, mais en actes […].

Nous pouvons accepter une politique qui entretient la division, le conflit, le cynisme. Nous pouvons appréhender la race dans un cadre purement spectaculaire – nous l’avons fait pour le procès O.J. [Simpson] – ou dans le cadre d’une tragédie – nous l’avons fait après Katrina – ou comme un aliment pour les journaux télévisés du soir. Nous pouvons diffuser les sermons du révérend Wright sur toutes les chaînes, tous les jours, en parler jusqu’à l’élection […] et considérer que la seule question dans cette campagne est de savoir si le peuple américain pense que je partage ou adhère à ces propos offensants […].

Nous pouvons faire ça. Mais, dans ce cas, laissez-moi vous dire qu’à la prochaine élection, nous parlerons d’une autre cause de détournement. Puis d’une autre encore. Et encore d’une autre. Et rien ne changera […].

Ou alors, en cet instant, dans cette élection, nous pouvons nous rassembler et dire : « Pas cette fois-ci. »

Cette fois-ci, nous voulons parler des écoles surpeuplées qui sapent l’avenir des enfants noirs, des enfants blancs, des enfants asiatiques, hispaniques et descendants d’Indiens d’Amérique […].

Cette fois-ci, nous voulons parler des files d’attente dans la salle des urgences, grosses de Blancs, de Noirs et d’Hispaniques qui n’ont pas d’assurance-maladie […].

Cette fois-ci, nous voulons parler des usines fermées qui naguère procuraient une vie décente aux hommes et aux femmes de toutes races, nous voulons parler des maisons à vendre qui naguère appartenaient à des Américains de toutes religions, de toutes régions, de toutes conditions […].

Cette fois-ci, nous voulons parler de l’entreprise pour laquelle vous travaillez et qui délocalise à l’étranger pour le seul profit […].

Cette fois-ci, nous voulons parler des hommes et des femmes de toutes couleurs et de toutes origines, qui servent ensemble, combattent ensemble et saignent ensemble sous la même fière bannière […].

Je ne me présenterais pas à l’élection présidentielle si je ne croyais pas de tout mon cœur que c’est là ce que veulent la majorité des Américains pour leur pays […].

Le Tibet : Futur ?

  Cette approche sur la question tibétaine sera forcément plus hypothétique, d’abord parce qu’on ne peut évidemment pas prédire l’avenir, et ensuite parce que la chappe de plomb chinoise occulte nombre d’informations sur la situation actuelle du soulèvement dans la région.

  D’abord, on peut avancer le fait que, de toute manière, la population « tibétaine d’origine » est à présent minoritaire par rapport aux Han, issus des campagnes de peuplement (précédemment très minoritaires avant l’invasion, en 1950). L’indépendance éventuelle de  ce territoire est donc rendue très difficile, de facto.

  A cela, s’ajoute l’évidente disproportion des moyens armés entre la population sécessionniste/autonomiste et l’immense armée chinoise. Notons d’ailleurs que celle-ci, qui il y a encore quelques jours clamait qu’elle n’avait pas tiré un coup de feu, est obligée de reconnaître aujourd’hui au moins une centaine de morts. Des témoins affirment qu’ils ont entendu des « coups de feu étouffés », en clair des rafales de pistolets-mitrailleurs équipés de silencieux. Personnellement, je ne me fais pas d’illusions là-dessus : l’armée chinoise n’est pas là pour envoyer des bombes lacrymogènes, et les photos de cadavres qui ont pu être rapportées par des journalistes, en témoignent abondamment.

  Vient donc la question des méthodes employées par les révoltés. Elles semblent comprendre, malheureusement mais inévitablement, des actes de violence envers les Han, mais surtout du vandalisme envers les symboles de la domination chinoise : bâtiments officiels, commerces, postes de sécurité. Néanmoins, sur les images qui nous sont parvenues, on ne distingue pas d’armes à feu parmi les manifestants, tout juste des pierres, et autres projectiles et moyens classiques utilisés par des émeutiers. Des incendies ont éclaté. Il semblerait que le soulèvement se soit étendu à d’autres régions limitrophes, mais contrairement aux affirmations chinoises, il ne semble pas y avoir de plan coordonné parmi les révoltés; En fait, ceux-ci semblent divisés entre des anciens, partisans de l’autonomie et de la non-violence, et de plus jeunes manifestants, qui réclament l’indépendance et sont prêts à s’engager dans une lutte plus hostile.

  Au niveau politique, ce grand bazar généralement inutile, l’ONU est bien silencieuse sur ce coup-là, de même que la plupart des pays asiatiques, qui se refusent à tout commentaire. En France, des élus (souvent de gauche) ont pris fait et cause pour les tibétains, et soutiennent des manifestations visant à dénoncer le génocide, au moins culturel, perpétré dans la région. Le gouvernement est, en revanche, aux abonnés absents sur cette actualité, sans doute par volonté de ne pas fâcher le pays organisateur des futurs Jeux Olympiques (c’est vrai que c’est tellement important…). Aux USA, les bushistes aussi détournent la tête, mais quelques personnalités telles que Nancy Pellosi agitent les bras et appellent à « exiger la vérité sur la situation ». Rien de plus concret, en revanche…

  Il est donc fort probable, ainsi qu’en Birmanie et au Darfour (deux autres bons gros terrains de massacre et de tyrannie militaire reliés aux intérêts chinois), que la révolte tibétaine finisse écrasée dans le sang, tandis que les dirigeants mondiaux se diviseront entre mutisme et discours vains, en attendant que cela passe et que les gens aient oublié. C’est d’abord cela, l’Histoire… un bon paquet de causes qui échouent, à cause d’un rapport de forces défavorable, et qu’on ne retient plus que comme une ligne sur une chronologie.

Le Tibet : Présent

  Le précédent article aura permis d’illustrer une facette de ce complexe problème politique, et culturel, que représente le Tibet face à la puissance de son « protecteur » historique.

  Observons maintenant les aspects les plus violents et décriés, d’un point de vue humaniste, de la domination chinoise sur le Tibet actuel :

  Premièrement, on peut isoler une indéniable oppression culturelle. Les photos du Dalaï-Lama (exilé depuis la prise de contrôle par les communistes), sa simple évocation, sont synonymes de prison et de torture. Pour résumer, parmi les différentes branches du bouddhisme et au sein de la culture tibétaine, tout ce qui a un rapport avec l’ancien chef spirituel et politique de cette « région administrative », est très sévèrement interdit. Les monastères sont étroitement surveillés, et d’après les tibétains en exil, servent plus un intérêt touristique que spirituel. D’une manière générale, ceux-ci rapportent que la répression chinoise s’étend, même en-dehors du Tibet, sur tous les religieux proches du Dalaï-Lama. La presse et l’enseignement sont également fermement contrôlés. La censure et la traque des opposants n’y sont absolument pas des vues de l’esprit.

  Passés ces principes, on peut avancer une fourchette de morts causés par la domination chinoise, comprise entre 200 000 (estimation la plus basse, controversée) et 1.200 000 (la plus haute, avancée par les tibétains en exil). La torture des « opposants », d’après les ONG chargées de veiller sur les Droits de l’Homme, est massive, particulièrement cruelle, et n’épargne pas les enfants.

  Un peu plus horrible encore, la volonté manifeste des chinois de combattre la culture tibétaine par le peuplement. Depuis des décennies, l’occupant (le terme est exact puisque la Chine a été sanctionnée à plusieurs reprises par l’ONU sur cette question) envoie des colons – « Han », des musulmans, plus précisément - afin de rendre minoritaire la population d’origine. Objectif accompli, à l’heure actuelle, ceci complexifiant encore une éventuelle indépendance future, d’autant que les « tibétains d’origine » sont victimes de discrimination à l’embauche. De même, la partition du Tibet en plusieurs zones, désorganise  sciemment l’organisation et l’unité des « colonisés ». Enfin, touche sombre supplémentaire au tableau, les femmes tibétaines d’origine sont systématiquement stérilisées, et poussées à l’avortement, ceci évidemment afin d’accélrer la dilution de leur « ethnie » dans l’empire chinois… pardon, « République Démocratique ».

Le Tibet : Passé

  Comme le soulèvement des tibétains perdure, il est sans doute bon, pour les lecteurs de ce blog, de leur soumettre quelques articles qui leur donneront des clés sur ce conflit. L’autoritarisme chinois étant évéré, il ne faut pas pour autant verser dans l’angélisme concernant les tibétains; en effet, l’un des arguments fréquemment avancés par les colonisateurs/protecteurs/réformateurs (rayez la mention inutile) de ce  »territoire » étant que, avant son annexion, il était gouverné par une théocratie féodale qui usait, notamment, du servage.

  Ce texte, issu des archives de notre Sénat, fait un point intéressant sur l’Histoire et sur le régime politique du Tibet, avant sa transformation chinoise, opérée en 1959 (après neuf années de résistance armée). L’article suivant s’intéressera au contexte actuel (et globalement sinistre) de cette région du monde :

  LE TIBET D’AUTREFOIS : UNE « THÉOCRATIE FÉODALE » ?

Les autorités chinoises tirent prétexte du caractère non démocratique de la société tibétaine d’« Ancien Régime » pour justifier l’annexion de 1950 et les bouleversements violents qui s’ensuivirent. Bien que cet argument ne soit évidemment pas recevable, force est d’admettre que le Tibet d’autrefois ignorait les principes de la démocratie.

Le régime politique du Tibet d’avant l’invasion chinoise a parfois été qualifié par les observateurs occidentaux, lorsqu’ils en firent la découverte au XIXème siècle, de « théocratie féodale ». Cette société traditionnelle se caractérisait, en effet, par des structures politico-économiques évoquant celles qui existaient en Europe au Moyen-Âge, et notamment par une union des pouvoirs temporel et spirituel.

1. Une religion fortement prégnante

La civilisation tibétaine est toute entière imprégnée de religion. Le bouddhisme venu d’Inde s’est implanté au Tibet à partir du VIIIème siècle, sous la protection des rois qui avaient à l’époque réalisé l’unité du pays. Cela ne s’est pas fait de manière linéaire : après une période de « première diffusion », le bouddhisme a été persécuté et presque éradiqué, avant de connaître une période de « seconde diffusion » qui l’a enraciné définitivement.

Par la suite, l’affaiblissement du pouvoir royal et le morcellement du Tibet en principautés s’est accompagné d’une montée en puissance de lignées religieuses, dont l’influence est allé croissante au fur et à mesure que des réseaux de monastères se sont constitués autour d’elles et qu’elles se liaient aux grandes familles.

Le bouddhisme tibétain est, aujourd’hui encore, organisé en quatre grandes écoles dont certaines se divisent à leur tour en plusieurs branches. Celle des « anciens », ou Nyingmapa, établie dès le VIIIème siècle, réunit les enseignements les plus anciens introduits au Tibet par Padmasambhava. Celle des Kagyupa, « ceux de la transmission orale », est apparue au XIème siècle : Marpa, surnommé le Traducteur, ramena de l’Inde les enseignements de maîtres indiens et les a transmis à son célèbre disciple Milarepa. La lignée Sakyapa, ainsi nommée d’après son monastère d’origine, fut fondée par Khon Kontchok Gyalpo au XIème siècle. Enfin, les Guélougpa, les « vertueux », sont issus de la réforme de Tsongkapa au XVème siècle.

Toutes ces écoles bouddhiques ont peu de différences doctrinales et ne se différencient que par l’accent plus particulier mis sur telle ou telle technique pour accéder à l’« éveil ».

Le bouddhisme tibétain s’est donc organisé autour des monastères. Ceux-ci étaient plus de 6 000 avant 1950, de tailles très variables. On estime que ces établissements religieux ont réuni jusqu’à 20 % de la population du Tibet. Ils n’étaient pas uniquement des lieux de méditation et de transmission du savoir, mais des maillons politico-économiques du système féodal. Des tenures leur ont été concédées, et ils ont repris les droits seigneuriaux sur les hommes et sur les biens. A côté des terres des seigneuries laïques, des domaines formant des seigneuries ecclésiastiques sont apparus, qui percevaient des taxes sur les récoltes, l’élevage et les échanges. 

  2. L’institution des Dalaï Lamas

C’est au sommet de l’État tibétain que l’emprise de la religion était la plus visible puisqu’il y a eu, à partir du XVIème siècle, un cumul des pouvoirs temporel et spirituel. En effet, les Dalaï-Lamas se sont appuyés sur les Mongols qui dominaient alors le Tibet pour faire triompher l’école Guélougpa, dont ils sont les hiérarques, et asseoir leur pouvoir politique sur l’ensemble du pays. Toutefois, les rivalités religieuses se sont apaisées au fil du temps. Les Dalaï-Lamas se sont faits les protecteurs de toutes les écoles, ainsi d’ailleurs que de la petite communauté musulmane et de la religion originelle des Tibétains, le Bön, qui a perduré par-delà l’implantation du bouddhisme.

Ayant fait voeu de célibat, les Dalaï-Lamas ne pouvaient pas se succéder de manière héréditaire comme des monarques classiques. Mais une continuité encore plus forte était assurée par le principe de réincarnation. Conformément aux croyances bouddhistes, chaque Dalaï-Lama après son décès renaissait dans le corps d’un nouveau né. La difficulté était alors d’identifier cet enfant pris dans la population, au hasard théoriquement, mais pratiquement le plus souvent parmi les grandes familles déjà liées au pouvoir. Une procédure complexe était prévue : indications données par le défunt Dalaï-Lama dans son testament, visions de l’oracle d’Etat, épreuves de reconnaissance par l’enfant pressenti d’objets ayant appartenu à son prédécesseur. Il y avait parfois plusieurs enfants « candidats » à départager.

Ce système impliquait une certaine vulnérabilité entre le moment où un titulaire décédait et celui où son successeur était identifié, puis éduqué jusqu’à sa majorité. En pratique, le pouvoir était alors exercé par des régents, qui en ont souvent abusé dans l’histoire tibétaine. Le régent Sangye Gyatso a ainsi pu garder secrète pendant quinze années la mort du Vème Dalaï-Lama, intervenue en 1682 mais déclarée officiellement en 1696 seulement.

Autre facteur de vulnérabilité, les Dalaï-Lamas étaient dépendants de leurs protecteurs étrangers, d’abord khans mongols, puis empereurs chinois. En effet, la dynastie mandchoue Qing installée au XVIIème siècle sur le trône de Chine intervint en 1720 au Tibet, où elle imposa par la force le VIIème Dalaï Lama face aux mongols Dzungar qui occupaient alors le pays. Ce fut le début de la tutelle chinoise sur le Tibet, concrétisée par la nomination de deux commissaires impériaux, ou amban, et le maintien d’une garnison chinoise à Lhassa. De cette époque date la prétention du gouvernement de Pékin sur les provinces orientales du Tibet, le Kham et l’Amdo, seules les provinces centrales, le U et le Tsang, étant reconnues comme relevant de l’autorité du Dalaï-Lama.

La tutelle chinoise, encore suffisamment forte à la fin du XVIIIème siècle pour repousser en 1791 une invasion du Tibet méridional par les Gourkhas venus du Népal, s’est diluée tout au long du XIXème siècle. Les garnisons furent réduites au rang d’escortes pour des amban qui n’exerçaient plus d’influence effective sur les affaires tibétaines. Au début du XXème siècle, après avoir assisté impuissante à l’expédition britannique de 1904, La Chine tenta de renforcer militairement son autorité sur le Tibet mais, à la chute de la dynastie Qing en 1911, le XIIIème Dalaï-Lama proclama officiellement l’indépendance de son pays.

  3. Le servage

Les autorités chinoises dénoncent l’organisation sociale qui prévalait au Tibet avant la révolte de 1959 et glorifient la « réforme démocratique » intervenue depuis. Selon elles, « avant 1959, on avait pratiqué le servage féodal caractérisé par l’union du gouvernement et de la religion et par la dictature des bonzes et des aristocrates. Les masses de serfs n’avaient guère de droits de l’homme. Les propriétaires de serfs, tels que les fonctionnaires du gouvernement local, les aristocrates et les bonzes de la couche supérieure possédaient la totalité des terres, des prairies, des forêts, des montagnes, des rivières et le gros du cheptel. Les serfs, qui représentaient plus de 90 % de la population du Tibet, subissaient le même sort que celui des esclaves noirs travaillant dans les plantations au sud des Etats-Unis à l’époque. Les propriétaires de serfs pouvaient les vendre, les acheter, les transférer, les céder en cadeau, s’en servir pour payer des dettes, les échanger, les humilier et les maltraiter à leur gré(1(*)) ». 

Effectivement, la plupart des Tibétains étaient attachés, par documents écrits, à la terre sur laquelle ils habitaient, et au seigneur ou au monastère qui possédait cette terre. Les taxes, nombreuses et variées, étaient versées en argent ou en nature, et s’accompagnaient de corvées. Toutefois, les paysans avaient une identité légale : s’ils avaient des devoirs, ils avaient également des droits. Les seigneurs, laïcs ou religieux, n’avaient pas le droit de modifier le montant des taxes dues par un serf, ni les dimensions de la terre dont il jouissait. Si cela arrivait, ce dernier était autorisé à traîner son maître en justice. Par ailleurs, il n’existe pas de témoignages du caractère systématique des mauvais traitements allégués par les autorités chinoises.

Il n’est pas possible de nier la modernisation sociale entreprise au Tibet sous l’occupation chinoise. Toutefois, cette modernisation a été cher payée en souffrances et en vies humaines, ainsi qu’en destructions culturelles. Certes, la société traditionnelle tibétaine était parvenue à un point où des changements étaient nécessaires, et le XIVème Dalaï-Lama est le premier à le reconnaître. Mais cette évolution aurait fort bien pu se faire sans que le Tibet perde son indépendance acquise au début du XXème siècle.

La mort

  Un billet pour saluer la mémoire d’Isaias Carrasco, ancien élu socialiste tombé sous les balles de l’ETA il y a quelques jours. Que dire ? L’assassinat, en politique, est sans doute ce qu’on fait de pire. Il nie la justice, la démocratie, la représentativité; Face à la mort violente, il n’existe plus que des moyens de protection. Les idées laissent ainsi place à des gilets pare-balles, les programmes à des déploiements policiers. Ce meurtre n’a toutefois pas détruit la confiance des espagnols envers Zapatero, il l’a peut-être même renforcé.

  Isaias Carrasco a été abattu, devant sa famille, sur le pas de sa maison, par des types tout juste assez courageux pour tirer sur un homme qui ne se déplaçait jamais avec des gardes du corps, et pour s’enfuir très vite en voiture. Pourquoi ? L’ETA rappelle au peuple espagnol son existence. Peu importe les gouvernements qui se sont succédés, les actes de terrorisme de cette organisation n’ont jamais vraiment cessé; Malgré les négociations historiques engagées par le pouvoir de Zapatero avec l’ETA, comme avec les catalans, ces tractations qui ont valu aux socialistes une impopularité auprès des électeurs (plus sensibles à la répression systématique, tellement plus « virile »), malgré des efforts de diplomatie donc, les balles continuent à fuser.

  L’ETA affirme lutter contre « l’oppression » espagnole. C’est sûr, dit comme ça… Quelque chose me dit que, comme de nombreux terroristes, ceux-ci ne déposeront jamais les armes; Car ils y perdraient quelque chose auquel ils ont pris goût, plus que le sang : le pouvoir.

  Le problème avec la guerre, c’est qu’elle engendre des seigneurs de guerre; des chefs qui ne veulent plus redevenir de simples citoyens. L’harmonie, c’est beau, mais c’est tellement moins glorieux…

  Paix pour Isaias. Paix pour sa famille. Paix pour l’Espagne.

Le Tibet secoue ses chaînes

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  Des nouvelles du Tibet, depuis le dernier post consacré au sujet sur ce site. Cette fois, je fais passer la nouvelle sans une once d’humour… Sans larme à l’oeil également, car ces problèmes sont complexes, mais bon, on parle quand même, là, de morts, d’incendies, de tortures et de menaces planant sur toute une population.

 

PEKIN (Reuters) – Les autorités chinoises, qui avancent un bilan de dix morts au Tibet, ont lancé un ultimatum aux émeutiers et la télévision chinoise a montré pour la première fois des scènes d’émeutes à Lhassa.

L’agence Chine nouvelle a rapporté que dix « civils innocents » avaient péri brûlés dans les incendies qui ont accompagné les affrontements survenus vendredi dans la capitale de la région autonome du Tibet. L’information n’a pas pu être vérifiée sur place et, de source proche du gouvernement en exil tibétain, établi en Inde, on estime que ce bilan officiel masque une partie de la vérité.

Selon cette même source, au moins cinq manifestants tibétains ont été tués par balles par l’armée, et des organisations soutenant l’indépendance tibétaine parlent d’un grand nombre d’autres morts.

Les autorités ont annoncé que les personnes ayant pris part aux émeutes à Lhassa pourraient bénéficier de leur « clémence » s’ils se rendaient d’ici lundi minuit. Les autorités tibétaines de la sécurité ont publié un message accusant les émeutiers d’avoir incendié des écoles, des hôpitaux, des magasins et des maisons.

« Les criminels qui ne se rendront pas d’ici l’échéance seront sévèrement punis, conformément à la loi », a déclaré le gouvernement du Tibet sur son site internet, ajoutant que ceux qui « hébergent ou cachent » de tels criminels s’exposent eux aussi à de lourdes sanctions.

Les autorités de Lhassa offrent récompenses et protection à ceux qui donneront des informations sur les agitateurs.

A Pékin, des Chinois et des expatriés ont signalé que l’accès à certains sites internet était bloqué.

En revanche, une série d’interventions ont fleuri sur les blogs après la confirmation de morts à Lhassa et après que l’acteur Richard Gere, bouddhiste et militant de la cause tibétaine, eut apporté son soutien à l’idée d’un boycottage des Jeux olympiques de Pékin cet été.

« Les Occidentaux croient tout savoir de la Chine et nous disent que ceci ou cela est mauvais », écrit un blogueur en dressant la liste des raisons historiques justifiant, à ses yeux, l’incorporation du Tibet à la Chine.

Les images diffusées par la télévision officielle chinoise, CCTV, donnent à penser que les autorités préparent une campagne publique de condamnation des émeutes, et une vague de répression.

Une touriste danoise, Bente Walle, a déclaré que Lhassa était samedi une ville-fantôme. « Aujourd’hui, Lhassa est totalement fermée et il y a des militaires chinois partout », a-t-elle déclaré, en ajoutant que beaucoup d’habitants attachaient à leurs portes une écharpe de prière blanche. « Les Tibétains les mettent sur leur porte pour dire à tous: ici, il y a un Tibétain ».

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Bjork déclenche un début d’insurrection au Tibet

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[EDIt : Suite aux récents évènements, je précise que, même si cette intervention de l'artiste  a peut-être contribué à mettre le feu aux poudres, c'est plus sûrement une manifestation-anniversaire de la révolte de 1959 qui est à l'origine de ce soulèvement populaire]

  Bon, c’est hypothétique et ce n’est peut-être que la goutte qui a fait déborder le vase, mais il faut tout de même rapporter qu’il y a quelques jours, l’artiste s’est produite en Chine, et a achevé son concert par un tonitruant « Tibet ! Tibet ! Tibet ! »

  A peine quelques dizaines d’heures après, un mouvement populaire (et assez violent, plusieurs incendies notamment) a frémir l’ancien petit Etat bouddhiste… On y verra peut-être une coïncidence, mais c’est pour ma part un sacré morceau de bravoure à mettre au crédit de la chanteuse. Aux dernières nouvelles, la rébellion a été hélas matée (je pense que, effectivement, la Chine n’a pas du tout le beau rôle dans cette annexion, malgré la version officielle qui accuse l’ancien régime d’avoir été corrompu et despotique), sans blessés ni morts, toujours d’après les médias officiels. Qu’adviendra-t-il, à l’avenir, du Tibet ? En tout cas, cette réaction montre que ses habitants, ainsi que ses bonzes (décidément formés aux luttes d’indépendances, cf. la Birmanie, elle aussi reliée à la Chine d’ailleurs) ne sont pas « totalement satisfaits » de la situation actuelle…

PEKIN (AFP) – Des violences et des incendies volontaires, qui ont fait des blessés selon l’agence officielle chinoise, ont éclaté vendredi dans le coeur historique de Lhassa, la capitale du Tibet, sous tension depuis le début de la semaine.

Depuis lundi, des moines bouddhistes manifestent au Tibet et dans les régions avoisinantes, où vivent des minorités tibétaines, à l’occasion du 49e anniversaire du soulèvement de Lhassa qui avait abouti à l’exil du dalaï lama.

Des incendies ont été allumés vendredi dans la vieille ville, notamment sur le marché du Barkhor, qui entoure le célèbre monastère du Jokhang, un site très touristique.

« Il y a plusieurs foyers dans la rue du Barkhor, nous sommes actuellement sur place », a déclaré à l’AFP un pompier de Lhassa, joint par téléphone.

L’agence officielle Chine Nouvelle a confirmé que des incendies volontaires avaient été provoqués par des violences vendredi à Lhassa, faisant des blessés.

Selon des témoins, plusieurs boutiques étaient en feu, a indiqué l’agence qui a fait pour la première fois état de troubles dans la capitale tibétaine.

« Une voiture de police a été incendiée près du monastère de Ramoche et nous avons appris que les mouvements de population avaient été restreints par les autorités », a déclaré de son côté Kate Saunders, une responsable de l’organisation basée à Londres.

Des touristes étrangers, contactés au téléphone par l’AFP, ont décrit une ville bouclée par les militaires et les forces de l’ordre.

« Il y a beaucoup de soldats et de policiers dans le centre de Lhassa, on nous a dit de rester à l’hôtel, on peut rien faire. Ils nous ont demandé de rester à l’hôtel, car il y avait des problèmes dans le centre », a témoigné un touriste allemand.

Tous les restaurants et les bars ont été fermés, a-t-il ajouté.

Un touriste français a indiqué avoir vu une manifestation sur une grande place proche du Jokhang à la mi-journée.

« On était sur la place vers 13H00 (05H00 GMT), on voyait des drapeaux blancs de manifestants dans la foule, quand les policiers sont arrivés en force et ont fait évacuer », a-t-il raconté.

« Le guide a eu peur et nous a demandé de quitter les lieux quand on a vu arriver les camions de policiers », a-t-il poursuivi, expliquant que c’était la « panique ».

« Nous avons couru avec tout le monde, avec tous les marchands de la place qui fermaient », a expliqué ce touriste.

Le touriste français a également expliqué que tous les monastères étaient fermés depuis trois jours.

« Notre guide nous a prévenus qu’on ne pouvait pas les visiter », a-t-il dit.

Une manifestation a également eu lieu vendredi dans une région avoisinante, où vit une minorité tibétaine, dans la ville de Xiahe (nord-ouest de la Chine), siège du plus grand monastère du bouddhisme tibétain en dehors du Tibet.

Environ 200 personnes emmenées par des moines bouddhistes ont protesté dans cette ville de la province du Gansu, a constaté un photographe de l’AFP.

Les manifestants, dont certains brandissaient des drapeaux tibétains, ont été bloqués par les forces de l’ordre devant le bureau de la sécurité publique de la ville, située dans la province du Gansu, selon la même source.

Une centaine de policiers anti-émeutes ont ensuite réussi à disperser la manifestation et à repousser les moines vers leur monastère, sans faire usage de la violence.

Ces incidents interviennent à la veille d’un important rendez-vous politique à Pékin, où le Parlement doit confirmer un nouveau mandat de président pour Hu Jintao. Ce dernier était à la tête du Tibet en 1989, lors des précédentes grandes manifestations.

Jeudi, Pékin a accusé le Dalaï Lama, le leader spirituel des Tibétains, d’organiser ces manifestations.

Du grand, du gros, du lourd (et du super-flou)

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  Voilà, le grand projet sarkozien de « l’Union Méditerrannéenne », renommé « Union pour la Méditerrannée », est sur les rails. Cet article retranscrit détaille certains de ses prémisses; Mais soyons lucides, en-dehors d’un grand raout et de belles paroles, pour l’instant, il n’émane pas grand-chose de concret de ce titanesque objectif que représente un accord harmonisé de développement entre tout un tas de pays très différents, s’échelonnant entre de véritables démocraties et de non moins véritables despotismes. Néanmoins, ami lecteur, je ne pense pas qu’on puisse imputer le probable échec de cette entreprise, du moins dans son ambition initiale, à notre Président. Pourquoi ? Parce que personne n’aime se prendre une aussi monumentale claque politique. Il se peut également que ce projet accouche d’une véritable Révolution dans le bassin méditerranéen, mais bon, je (moi, pauvre petite fourmi que je suis) n’y crois pas des masses, et pense que c’est à un bon mélange de maladresse et de démesure que Sarkozy s’expose, avec son « Union pour la Méditerrannée »… Wait and see…

  BRUXELLES (AFP) – Les dirigeants européens réunis en sommet ont approuvé jeudi soir le projet d’Union pour la Méditerranée promu par la France, qui vise à renforcer la coopération entre l’UE et les pays de la rive sud, du Maroc à la Turquie.

« Le projet a obtenu un vaste soutien du Conseil » des chefs d’Etat et de gouvernement des 27, réuni jusqu’à vendredi à Bruxelles, a indiqué le Premier ministre slovène Janez Jansa, dont le pays préside l’Union européenne.

« Il s’agit maintenant d’y travailler dans les différences instances, il s’agit de faire le nécessaire pour que ce projet voit le jour », a-t-il ajouté.

Pour vaincre les réticences de plusieurs pays, en particulier de l’Allemagne, la France avait dû toutefois au préalable revoir nettement en baisse ses ambitions pour ce projet. Au final il consistera essentiellement à insuffler un nouvel élan au processus dit de Barcelone, lancé en 1995 et qui a donné peu de résultats.

Paris a accepté que tous les pays de l’UE, et pas seulement les riverains de la Méditerranée comme la France l’envisageait au départ, soient pleinement associés à l’initiative.

« Demain matin, sera prise formellement la décision de transformer le processus de Barcelone en Union pour la Méditerranée, la décision a été prise ce soir à l’unanimité », a précisé pour sa part le chef de l’Etat français Nicolas Sarkozy devant la presse, à l’issue d’un dîner de travail avec ses homologues européens.

« Il ne s’agit pas de l’enterrer (le processus de Barcelone, ndlr), de repartir à zéro, il s’agit de le mettre à jour », a nuancé M. Jansa. « Les temps ont changé, il faut s’adapter », a-t-il précisé.

Le processus de Barcelone visait à créer un véritable partenariat euro-méditerranéen, mais il a été handicapé depuis sa naissance par l’opposition entre Israël et les pays arabes. Une dizaine de pays méditerranéens sont impliqués dans ce programme: Algérie, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Territoires palestiniens, Syrie, Tunisie et Turquie, rejoints depuis 2007 par la Mauritanie. La Libye a un statut d’observateur.

M. Jansa a toutefois relativisé l’ambition politique de l’Union pour la Méditerranée. « Les nouvelles idées que contient le projet ne visent pas à trouver une solution aux problèmes du Proche-Orient ou aux problèmes entre Israéliens et Palestiniens. Il y a d’autres instruments » pour cela, a-t-il dit.

L’idée désormais est de se concentrer sur une série de projets concrets, notamment dans le secteur de l’environnement.

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a insisté sur le fait que « tous les Etats membres vont participer » à l’Union pour la Méditerranée, dont les propositions concrètes devront être lancées « dès que possible ».

L’Union doit être officiellement lancée le 13 juillet lors d’un sommet rassemblant tous les Etats de l’UE et les pays riverains du sud. Il sera organisé durant la présidence française de l’Union européenne.

Outre la définition précise des projets de l’Union, se posera une autre difficulté: la question sensible de l’utilisation de fonds européens, qui nécessite l’unanimité des 27.

Les lobbys pétroliers face à la Justice

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  Ami lecteur, c’est, sans mauvais jeu de mots, un sombre processus qui s’ouvre actuellement, avec l’appel de Total face aux indemnités versées à la suite de la catastrophe écologique de l’Erika. Après quasiment une décennie de bataille judiciaire, le groupe condamné, sans vouloir se soustraire à la facture présentée (192 millions d’euros, à mettre en parallèle avec le bénéfice record de 12,6 milliards rien que pour 2007), fait « valoir ses droits » auprès de la Cour Européenne de Justice.

  Julianne Kokott, avocate générale à la Cour de Justice des Communautés Européennes, qui doit se prononcer sur cette affaire, rend à cet effet un avis préliminaire pour le moins… ambigu. Le problème étant que celui-ci pourrait se transformer en une jurisprudence exemptant de futures indemnités les groupes pétroliers « responsables » (toute la question est là) de marées noires.

  Ainsi, d’un côté elle rappelle qu’à son sens, « le principe « pollueur-payeur » s’applique et « les coûts liés à l’élimination des déchets devraient (…) être mis à la charge des personnes qui sont à l’origine des déchets, qu’elles en soient détentrices ou anciennes détentrices ou encore productrices du produit générateur des déchets ».

  MAIS, remettant en question ce premier axiome, elle spécifie que « Cependant, il est également conforme au principe du pollueur-payeur d’exonérer de toute responsabilité les personnes qui n’ont pas causé de façon intentionnelle ou par négligence les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures », avant d’achever par un terrifiant : il est justifié d’imputer à la collectivité une contribution dans la chaîne de causalité des déchets d’hydrocarbures ».

  Le procès se tiendra donc en appel d’ici un an. S’il donne « raison » à Total, il est probable qu’en cas de future marée noire, les pétroliers ne pourront plus être tenus responsables du préjudice écologique car la catastrophen’aura pas été « intentionnelle ». On dit merci qui ?

Israël déconne à pleins tubes

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  Ami lecteur, si tu n’habites pas au fond d’une grotte (dans ce cas, en revanche, passe le bonjour à l’ami Bennie), tu as bien du entendre la terrifiante nouvelle du moment. Bon, c’est vrai, ce n’est pas ce qui manque actuellement, mais quand même, celle-là est de taille : Israël reprend son processus de colonisation.

  Donc, après une bonne cinquantaine d’années de tensions et de guerres, alors que la « Palestine » se réduit à une peau de chagrin (deux, précisément) encerclée par un gigantesque mur, souffrant des affres de la guerre civile – Hamas contre Fatah – et tandis que les USA et l’Europe font pression de partout afin de relancer un plan de paix moribond, voilà que Israël décide de reprendre ses conneries.

  Oui, j’écris « conneries ». Je pourrais tout aussi bien écrire « tragiques conneries », mais bon, vous aurez compris. Sans vouloir prendre parti pour les palestiniens, il faut reconnaître qu’Israël dispose en comparaison d’un immense territoire, d’une armée colossale, et surtout de richesses au moins dix fois supérieures. Alors, bordel de merde, pourquoi vouloir empiéter encore sur un territoire fortement hostile, juste pour y coller quelques nouvelles colonies ?

  La voilà, la grande question, « Pourquoi » ? Et, malheureusement ami lecteur, il me semble disposer de la réponse. Elle est évidente et pathétique : Le 28 mars, se tiendront en Israël des élections législatives. Voilà. Le parti en place, Kadima, d’obédience centriste (en fait composé pour une bonne part d’anciens éléments du Likoud, donc de droite), souhaite afficher une image inflexible face aux « terroristes » et autres « ennemis de la sécurité nationale ». Bande de connards ! Désolé, je suis vulgaire. Mais des gens vont mourir, et d’autres vont souffrir, pour que quelques politiciens puissent sauver leur cul. Ca me dégoûte… qu’Israël ne s’étonne pas de devenir TRES impopulaire dans le monde, si son peuple continue à voter pour de tels êtres sans scrupules.

  Enfin… Autant aller hurler ça dans le désert… La politique, c’est vraiment une belle saloperie, quand même…

Les Pays-bas et l’Islam fondamentaliste

  Hélas, ces problèmes ne sont pas spécifiques aux Pays-Bas… A noter le « testing » avec la burkini, dans lequel on voit que les réactions les plus violentes proviennent… précisément, des musulmans modérés ! Evidemment qu’on ne peut pas mettre dans le même sac tous les croyants de l’Islam… un article de Sabine Sassou, extrait du site de Libération :

L’exaspération monte aux Pays-Bas, sur une multitude de conflits quotidiens liés à l’islam. Les débats se suivent, incessants. Le 5 décembre, le Parlement a interdit le port du foulard islamique dans la police, après des années de politiques plus ou moins tolérantes en fonction des villes. La municipalité d’Amsterdam, de son côté, a demandé à ses travailleurs sociaux, même musulmans, de serrer la main des femmes dans la rue. La décision a été prise après bien des remous : Job Cohen, le maire travailliste d’Amsterdam, a d’abord trouvé qu’il n’était «pas indispensable» de serrer toutes les mains. Puis plusieurs élus travaillistes de l’arrondissement de Slotervaart – à forte immigration -, dans l’ouest de la ville, se sont battus pour le respect de «la norme du pays d’accueil».

Groupe à part. Et puis il y a Geert Wilders, chef de la droite populiste passé maître dans l’art d’exploiter le malaise ambiant. Même si toutes les polémiques ne sont pas provoquées par cet homme politique, il promet depuis quatre mois un film contre le Coran. Cette annonce a déclenché une tempête qui a ravivé le traumatisme subi après la mort du cinéaste Theo van Gogh. Il avait été égorgé le 2 novembre 2004 par un jeune islamiste néerlando-marocain, trois mois après la diffusion de son film, Soumission, qui dénonçait la condition des femmes dans l’islam. Depuis, les musulmans sont considérés comme un groupe à part, fort de 850 000 personnes (5 % de la population néerlandaise). La présence de 20 000 à 30 000 radicaux, selon les services secrets, est présentée par Geert Wilders comme une menace «d’islamisation de la société néerlandaise».

Le burqini, ce nouveau maillot de bain qui couvre l’intégralité du corps des femmes, donne la mesure des avancées du fondamentalisme. Pour tester les réactions du public, la chaîne de télévision Netwerk a envoyé une journaliste écumer les piscines du pays en burqini. La réplique la plus féroce est venue d’un musulman qui a vitupéré contre «l’influence croissante de l’islam orthodoxe aux Pays-Bas». Au total, six piscines municipales ont aujourd’hui interdit le maillot de bain islamique.

Le royaume est manifestement pris dans un double conflit entre liberté de religion et liberté d’expression, intégration et tolérance. En septembre, une agence gouvernementale a appelé les Néerlandais à «s’adapter à l’islam». Son argument : «La tolérance est trop faible.» L’islamologue Hans Janssen, de l’université d’Utrecht, estime au contraire que «les Pays-Bas cèdent beaucoup trop aux menaces brandies par les fondamentalistes». Il en veut pour preuve que le gouvernement a demandé à Geert Wilders de ne pas diffuser son film, par peur de représailles. Dans un autre registre, la banque Fortis a remplacé par une encyclopédie la petite tirelire en forme de cochon qu’elle offrait à l’ouverture de tout compte pour enfant.

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Le mystère Zapatero

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  A la veille des futures élections législatives espagnoles, je diffuse ici un article pertinent de Libé’ (écrit par François Musseau) sur la personnalité de José Luis Zapatero… hormis le coup de la « navigation à vue » sorti de la bouche d’une opposante, le JRDF n’a rien à y redire. Précisons tout de même que la droite, en particulier catholique, est extrêmement agressive à l’égard du PSOE. Que la situation économique de l’Espagne, malgré un excédent budgétaire de 20 milliards, voit sa croissance se ralentir, et le chômage repartir à la hausse. Mais, incontestablement, Zapatero a au moins eu le mérite de tenir ses promesses, et de lancer de nombreuses réformes sociales, notamment au niveau des moeurs et de l’esprit civique espagnol…

«C’est un optimiste maladif», dit de lui, un brin caustique, le chroniqueur d’El Mundo Raul del Pozo. «Il a quelque chose d’ingénu, ce qui lui donne parfois l’air d’être en dehors de la réalité», le définit son frère Juan. Depuis le début de la campagne, José Luis Zapatero paraît imperméable à l’incertitude qui pèse sur ses chances de victoire ou aux fluctuations des sondages. Son sourire est immuable. Son regard bleu plus liquide que jamais. Son énergie le rajeunit, il ne fait pas ses 47 ans. Comme à la veille des législatives de mars 2004 – où il était donné largement perdant -, personne n’a autant de foi que lui en un triomphe socialiste. Dans ses meetings, comme celui de Vistalegre à Madrid, il y a quinze jours, on l’a vu extrêmement confiant, exubérant, harangueur acclamé par les siens, l’allure d’un jeune premier qui ne peut envisager l’échec. Même sa femme Sonsoles, cantatrice très discrète d’ordinaire, l’accompagnait ce jour-là.

Franchement à gauche. «Zapatero, c’est à la fois le grand atout et un grand risque pour son camp, dit l’analyste Josep Ramoneda. Toute la campagne des socialistes se résume à lui !» Sur les affiches et slogans électoraux, il n’y en a que pour l’icône Zapatero ou ZP (prononcer «Zétapé»). Dans la rue ou à la télé, dans un grand sourire, ses sympathisants font un geste de l’index, en forme d’accent circonflexe au-dessus de l’œil, pour souligner la curieuse ligne de ses sourcils. [NDLR : Il me fait penser à Mickael Keaton personnellement] Il y a une énigme Zapatero. «Hormis pour quelques intimes, il est insondable», souligne l’écrivain Suso del Toro, auteur d’une récente biographie. Une si grande confiance en lui, d’un côté. De l’autre, une fragilité objective : jamais, depuis la mort de Franco, un chef de gouvernement briguant un deuxième mandat n’avait été en situation de perdre. Tant le socialiste Felipe Gonzalez que le conservateur José Maria Aznar avaient raflé des majorités absolues haut la main. Zapatero, lui, suscite le doute, et une violente animosité parmi la droite. D’abord, il est vrai, parce que son ancrage est franchement à gauche. La parité hommes-femmes (y compris parmi ses ministres), l’égalité pour les homosexuels (mariage, adoption…), le «divorce simplifié» (moins bureaucratique), l’indépendance de la télé publique TVE, la hausse des retraites et des salaires, l’instruction civique à l’école plutôt que les cours de religion… Autant de promesses tenues qui ont fait enrager la droite et l’Eglise catholique (lire page 4).

«Robespierre avec le sourire». Zapatero a un caractère trempé, il a tenu bon, tout comme face aux Américains : dès mai 2004, promesse électorale oblige, il retire ses troupes d’Irak, se retrouvant ostracisé par Bush. Fini donc l’image de «Bambi», ce sobriquet dont on l’affublait il y a quatre ans. Depuis, cet homme chaleureux et affable a montré qu’il «savait être glacial dans la prise de décision», dixit Suso del Toro. Au sein du PSOE, le Parti socialiste, son contrôle est absolu. Lorsque les caciques grincheux ne partent pas en préretraite, il les neutralise – vers une ambassade au Vatican, par exemple. «C’est Robespierre avec le sourire», le croque Raul del Pozo. A part ses inconditionnels, même chez les siens, «Zétapé» intrigue, dérange, voire irrite. La vieille garde socialiste notamment – Felipe Gonzalez en tête – le regarde comme un drôle de lascar. Raul del Pozo a son explication : «C’est un social-démocrate postmoderne.» Délesté du carcan idéologique marxisant, il préfère la prudence budgétaire (20 milliards d’euros d’excédent) aux dépenses sans frein, déteste les réunions qui s’éternisent, contourne l’appareil de parti, adore les nouvelles technologies. «Zapatero passe des heures entières pendu à son portable, pour prendre la température de la société civile. Il veut être en prise avec son temps il a soif d’infos en direct et d’avis critiques», confie Luis Azpeolea, reporter à El País et un de ses proches.

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La non-information

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  Ami lecteur, si tu es un habitué de ce blog, tu dois bien savoir ce que le JRDF pense de la politique russe actuelle… dans la section « Actu internationaaaale », tu y trouveras sinon un petit récapitulatif des fraudes avérées utilisées lors des dernières élections législatives.

  Cette fois-ci, c’est donc le tour de la présidentielle. Poutine, forcé de passer la main, au moins officiellement, règle des deux mandats consécutifs au maximum oblige, a désigné son dauphin. Remarque, cher lecteur, qu’évoquer des fraudes électorales en Russie, c’est un peu comme révéler que le catch américain est bidon… à part quelques enfants, tout le monde le sait déjà.

  En fouinant un peu ici et là, on trouve néanmoins les armatures de cette cage politique qui a enserré la Russie. Peu importe que cela soit connu. Qui ira l’empêcher ? D’abord, ainsi, les opposants ne sont pas même autorisés à participer à l’élection. Excepté un nationaliste et le parti communiste, à la solde du pouvoir, et un presque-parfait inconnu. Exit Kasparov donc, pour ne citer que lui, rejeté pour cause de « signatures frauduleuses ». Mais bien sûr… A noter que ces opposants réels n’ont pu, de toute façon, pas même louer UNE SEULE salle dans tout Moscou, pour y organiser un meeting.

  Et puis, il y a le côté crade; Sur le Zapping de Canal +, on voit ce qui arrive à quelqu’un qui scande « la Russie sans Poutine »; avant le troisième slogan, il est embarqué, un policier lui tenant chaque membre… ça fait froid dans le dos. Une assesseuse de bureau de vote avoue même que le taux de participation sera gonflé, pour rendre l’élection légitime.

  Et voilà. Le pire, il ne faut pas le cacher, est que Poutine reste populaire. Pourquoi ? D’abord parce que, au fond, il n’a fait qu’utiliser les armes mises à sa disposition. La Russie est un immense territoire à la population très disparate; les citoyens y sont très isolés. Une preuve ? La manifestation contre le réchauffement climatique n’a réuni que 12 personnes à Moscou – avant d’être évacuée manu militari. Il y a certes les aspects positifs : Après la Perestroïka, des pans entiers du système communiste ont été détruits, sans être remplacés ! La situation, sous Eltsine, était certes plus libre que jamais pour les russes, mais terriblement chaotique…

  Poutine a reconstruit le système. C’est indéniable. Le problème, c’est le tour qu’il lui a donné…

   Ah oui, et donc, le nom du nouveau Président ? Medvedev. Un homme de paille. Qui trahira peut-être son mentor… mais c’est assez peu probable, s’il ne désire pas être  »assassiné par des terroristes »…

Obama le plagiaire

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  J’en profite pour faire un petit détour par la campagne présidentielle américaine… et par le flot de déceptions qu’elle charie avec elle. Déjà, le système de vote américain, « winner takes all », signifiant que chaque Etat (sauf deux, précisément) donne toutes ses voix au vainqueur des élections, et d’une manière générale, le bipartisme et la faible différence entre républicains et démocrates, sont déjà des motifs d’ennui et de frustration.

  Mais regardons d’un peu plus près les finalistes, sur le champ de course. Une Hillary Clinton qui verse sempiternellement dans le larmoyant, avec ses grands yeux, son « les femmes doivent voter pour moi » et sa démagogie étalée un peu partout. De l’autre côté du ring, un John MacCain qui ne sait que parler de guerre, de celles qu’il a connu, de celles qu’il veut lancer. Qui a le charisme d’une endive, et l’intégrité d’un présentateur de journal sur TF1 (ou Fox News), mais qui va probablement gagner… Pourquoi ?

  Parce que, à part la miss Clinton, il y a… Barack Obama ! Oui, ce grand type noir qui fait titrer les magazines « la génération Obama » et placarde un peu partout le mot « changement ». Eh bien, plutôt que de parler d’un glorieux avenir américain, voyons ce que Monsieur Obama fait avec le passé : il le plagie. Ainsi, cette stupéfiante vidéo : http://www.ilovepolitics.info/Obama-copie-conforme_a330.html qui compare le discours du gouverneur du Massachussets Deval Patrick avec l’un des derniers speechs de « monsieur Révolution ». La ressemblance est plus que troublante, elle est imparable : Obama a tout simplement pompé le discours d’investiture du premier noir qui soit devenu gouverneur, datant d’à peine moins de deux ans !

  Qu’en pensez-vous ? Pour moi, c’est tout simplement rédhibitoire. [EDIT : De récentes informations m'ont appris que Obama aurait pompé ce discours avec l'accord de son auteur. Mouais... je persiste à trouver cela bien naze, d'autant que ce speech est déjà une resucée des discours de Martin Luther King...]

Comment porter plainte contre le fascisme européen ?

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(4 février, comité d’accueil du public devant le Congrès de Versailles) 

  Je relaie ici la procédure engagée par près d’un millier de citoyens français, auxquels je compte bien me joindre, afin de porter plainte contre l’absence de référendum, ou d’une quelconque consultation (même parlementaire, au niveau européen) à propos du  »nouveau » traité qui va bientôt lier les destinées de 27 peuples. Comme vous pourrez le lire sur ce site : http://www.29mai.eu/index.php?option=com_frontpage&Itemid=1 , la plainte initiée (et financée) collectivement repose sur la transgression d’au moins trois articles des précédents traités européens, qui garantissent les droits des citoyens de l’Union.

  Alors, s’il te plaît, ami lecteur, ne te laisse pas décourager, ne te laisse pas conduire à l’abattoir sans lutter… Certes, il est possible que ce procès aboutisse à un échec, mais nous n’avons rien à y perdre qu’un peu de temps et d’investissement initial (pas de dommages et intérêts à payer en cas de défaite), et il semble que cette procédure soit la seule et dernière porte de sortie qu’il nous reste…

  Bref, on a besoin de tout le monde sur ce coup-là, et c’est très important. Je ne pourrais mieux l’exprimer.

Ayaan Hirsi Ali plaide pour sa survie

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  Intégrisme islamique, encore et toujours… les personnalités politiques qui font valoir une position « modérée » ou « hostile » face aux lois et aux pratiques de certaines formes de l’Islam (rappelons que cette religion comporte au moins une quinzaine d’écoles de pensée), n’en finissent pas d’être menacées… ou tout simplement exécutées. Ainsi, Ayaan Hirsi Ali, ex-députée néérlandaise, demande actuellement l’aide de la France, et du Parlement européen, afin de pouvoir financer sa protection. Je ne suis personnellement pas d’accord avec toutes les paroles de cette femme, qui ont souvent versé dans l’outrance – assimilant notamment Mahomet à un « pervers » et à un « tyran » (ce qui n’a pas beaucoup de sens dans le contexte de l’époque), et se référant à l’Islam comme à un « nouveau fascisme » (alors que toutes les religions ont tué pour s’imposer… eh oui, même les bouddhistes…); Cependant, il ne faut pas minimiser le danger face auquel cette politicienne s’est exposée.

  Son ami cinéaste, Théo Van Gogh, avec lequel elle a réalisé le film « Submission », qui traite de la place des femmes dans la société musulmane (de manière très revendicative, certes), a en effet été assassiné en 2004. Sur son cadavre, on a retrouvé une lettre de menaces la visant personnellement… difficile de faire plus concret, en matière de danger… Ayaan n’en a pas, pour autant, arrêté de critiquer la religion coranique. Son passé en est, déjà, un début d’explication : excisée à cinq ans, elle a par la suite rompu tout contact avec sa famille, afin d’éviter un mariage forcé, puis a finalement renié l’Islam en 2001. Son parcours reflète donc, tragiquement, nombre des dérives de cette religion, ou plutôt des lois et des pratiques qu’on en a tiré.

  Pourtant, n’est-il pas écrit dans le Coran qu’il ne faut pas forcer la foi d’un croyant ? Partant le là, l’Islam ne doit-elle pas être une religion tolérante, notamment face à la critique, puisqu’elle rejette le prosélytisme ?

  Pour sûr, ces questions mériteraient que certains fanatiques acceptent d’y répondre… autrement que par le meurtre.

Au Tchad

  L’une des dernières boucheries de notre actualité… enfin, du moins, cette révolte est traitée comme telle. Qui ira chercher la vérité, hein ? Donc le gouvernement de Déby est attaqué par des « méchants rebelles », et de son côté, la « gentille-ONU » demande de soutenir le pouvoir « légitime ». Sur ces entrefaites, Sarkozy nous apprend que l’armée française n’a pas été déployée au Tchad pour « s’opposer par les armes » (ben non, ils sont là pour cueillir des fleurs voyons), mais qu’elle respectera la décision de l’ONU au cas où les « agresseurs » ne rentrent pas gentiment chez eux sans faire d’histoires.

  C’est vrai ça, qu’ont-ils donc, ces vilains-rebelles-pas-beaux, à se révolter contre une dictature militaire sanguinaire entérinée par des élections truquées, hein ? La France s’est officiellement retirée de ses anciennes colonies, c’est vrai… mais personne n’a  parlé des gouvernements ! Après tout, qu’est-ce qui peut empêcher une puissance mondiale de financer et de soutenir une junte militaire en échange de ressources et de contrats d’armement, mmm ? Le respect de la souveraineté des tchadiens ? L’honnêteté la plus élémentaire ? La passion de la démocratie ? On voit bien que ces arguments sont fallacieux. Après tout, une dictature de plus ou de moins, mon bon monsieur, vous savez… C’est pas l’ONU que ça dérangera. La preuve, à l’unanimité, elle vient de décréter que Déby était un martyr. 

  Ouf ! On est rassuré. Manquerait plus que le peuple tchadien établisse un régime qui ne soit pas corrompu… et notre pétrole, on irait le chercher où, hein ?