Régionales IDF : le bilan socialiste (2)

Source : Tract de campagne

1998-2010 : UNE REGION RESPONSABLE

  Nous avons fait des transports collectifs le premier budget de la Région, créé 10 réserves naturelles régionales et 4 parcs naturels régionaux, évité 172 000 tonnes de CO2 de rejets dans l’atmosphère, aidé l’agriculture bio ou respectueuse des ressources naturelles, dépollué dix usines d’incinération des ordures ménagères, financé les installations solaires des particuliers.

  * Mise en oeuvre de transports propres (tramways, bus verts…)

  * Financement du développement de la voiture électrique francilienne.

  * Protection et gestion directes d’un patrimoine naturel de plus de 12 000 hectares.

  * Soutien financier à la géothermie (160 000 logements chauffés).

  * Financement des politiques environnementales des communes.

  * Lancement du plan régional pour la qualité de l’air.

  * Adoption du plan régional de maîtrise de l’énergie.

  * Développement des réseaux verts et de l’éco-mobilité.

  * Aide aux communes qui luttent contre le bruit.

  * Prévention des crues.

  * Financement de l’agriculture bio.

  * Schéma environnemental des berges.

  * Soutien financier aux démarches innovantes de gestion des déchets.

  * Soutien à la réhabilitation des décharges.

  * Marchés régionaux soumis à des clauses d’éco-conditionnalité.

  * Démarche HQE dans les constructions de la région (lycées, centres de foration des apprentis…)

Régionales IDF : le bilan socialiste (1)

Source : Tract de campagne

1998-2010 : UNE REGION SOLIDAIRE

  Nous avons financé chaque jour 100 logements, instauré la gratuité dans les transports pour les chômeurs et les plus modestes, payé les livres scolaires des lycéens, créé 10 000 emplois dans les aides à la personne, financé 345 établissements pour personnes handicapées et 1000 emplois liés, construit ou réhabilité 45 000 places d’accueil pour les personnes âgées.

  * 240 000 logements créés ou réhabilités ces 6 dernières années.

  * 2400 places d’internat dans les lycées.

  * 20% des lycées accessibles aux personnes handicapées. [NDLR : Mieux... mais pas parfait !]

  * Plate-forme téléphonique « Jeunes Violence Ecoute ».

  * 1800 places d’accueil pour les femmes battues ou en précarité.

  * 4500 places pour les sans-abris.

  * 140 000 jeunes informés chaque année sur les Maladies Sexuellement Transmissibles par les Comité Régional d’Information et e Prévention sur le SIDA (CRIPS).

  * Dispositifs de lutte contre le décrochage scolaire, 4000 élèves chaque année.

  * 8000 places d’accueil pour les personnes handicapées.

  * 22 000 logements créés pour les étudiants et les jeunes travailleurs.

  * 22 000 copropriétaires aidés.

  * 5 millions d’euros par an pour les urgences hospitalières.

  * 2,5 millions d’euros par an pour les centres d’Interruption Volontaire de Grossesse, IVG.

  * 5400 nouvelles places en crèche.

Une météorite témoin de la naissance du système solaire retrouvée à Paris

Source : lepoint.fr

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  C’est une histoire extraordinaire, celle de l’incroyable découverte d’une météorite témoin de la naissance du système solaire dans un vieux carton d’emballage pour esquimaux ! L’auteur de cette découverte est un certain Jean-Jacques Corré, brocanteur à ses heures perdues. En 2001, il achète, à l’Hôtel Drouot, un lot de statuettes africaines. De retour chez lui, il découvre sous celles-ci une vieille serviette de toilette entourant un gros caillou noirâtre qui ne ressemble à rien de connu. Il le range dans un coin, attendant six ans pour le faire expertiser à l’université de Nantes, où il s’entend dire qu’il s’agit d’une météorite. On lui conseille de la montrer au laboratoire de minéralogie et de cosmochimie du Muséum d’histoire naturelle de Paris, dirigé par François Robert. Quand il s’y rend, à la fin 2008, il est reçu par Brigitte Zanda, responsable de la collection de météorites. « J’ai aussitôt constaté qu’il s’agissait d’une météorite de type chondrite dans un état de conservation exceptionnel. Il a accepté de nous la vendre pour un bon prix.  »

   Après diverses analyses, Brigitte Zanda et ses collègues découvrent que cette météorite de 1,3 kilo, baptisée Paris, est unique au monde. « L’astéroïde à qui appartenait cette météorite s’est condensé à partir de la même poussière interstellaire qui a formé le Soleil et les planètes voilà 4,55 milliards d’années », explique François Robert. Bien mieux : Paris ne montre aucune trace d’altération interne provoquée par la présence d’eau lors de sa formation. « C’est la première météorite dont la composition est restée intacte. Elle devrait nous apporter plus d’infos nouvelles », s’enthousiasme Brigitte Zanda.

   Les premières analyses ont montré la présence d’oxygène, de silice, de magnésium, de fer et aussi de carbone sous forme de matière organique. « Des analyses plus poussées nous procureront peut-être de nouvelles informations sur la naissance de la vie sur Terre », souffle la chercheuse. D’ores et déjà, elle a créé un consortium scientifique rassemblant quatre laboratoires français pour passer Paris à la moulinette. Mais Brigitte Zanda s’attend déjà à des demandes du monde entier.

Immensément riche, il décide de se séparer de sa fortune…. pour être heureux !

Source : Closer.fr

Mr Rabeder, 47 ans, un businessman Anglais, a pris une grande décision. Lire la suite l’article

Il a en effet décidé de se séparer du fruit de ses dures années de labeur, à savoir… sa fortune !

 

Ainsi, il a mis en vente sa luxueuse villa (avec lac et vue imprenable sur les Alpes) pour 1,6 millions d’euros, ainsi que : sa résidence de 17 hectares en Provence, estimée à 700 000 euros, ses 6 avions planeurs à 400 000 euros et son Audi A8, cotée à l’argus 50 000 euros.

Ces signes extérieurs de richesse, Mr Rabeder n’en veut plus. « Mon idée principale est de ne plus rien laisser derrière moi. Je me suis rendu compte qu’au final l’argent était contre-productif. Et que pire que tout, il ne m’apportait pas du tout le bonheur… au contraire même » a-t-il déclaré au Daily Telegraph.

Il prévoit même de retourner vivre très modestement, dans un petit studio. L’intégralité de l’argent récolté sera reversée à des associations caritatives, en Amérique Latine.

« Pendant très longtemps, j’ai cru que l’argent ne pouvait apporter que du bonheur. Je viens d’une famille très très pauvre où la valeur ‘travail’ était très importante (…) Mais récemment, j’ai testé un truc fou : dépenser tout ce que je pouvais dépenser pendant trois semaines, dans des voyages à travers le monde. C’est horrible ! Toutes les personnes que j’ai fréquentées n’ont jamais été ‘vraies’ avec moi. J’avais l’impression que nous étions tous, entre privilégiés, des ‘acteurs’. Que rien n’était vrai. Il n’y avait aucune connexion. »

Depuis qu’il a pris cette décision, Mr Rabeder se sent aujourd’hui « plus libre ».

Où est passé James Bond ?

Source : Canard Enchaîné

Il a de quoi être perplexe, Obama. Il vient de découvrir, lui, le big boss, la profondeur du cauchemar américain. C’est ce qui ressort du rare documentaire de James Bamford et Scott C. Willis, diffusé dimanche soir sur Arte, après les formidables « Trois jours du Condor ».

  La National Security Agency (NSA), cette officine de l’ombre dont on n’osait pas davantage prononcer le nom que celui de Dieu dans l’Ancien Testament, fut, à l’origine, créée pour espionner avec les moyens technologiques les plus raffinés le Diable en personne qu’était l’URSS. A la chute du mur de Berlin, il fallut reconvertir cette ténébreuse National Security Agency à l’étude de l’Axe du Mal, c’es-à-dire du terrorisme, une cible petite et très mobile, incarnée par Al-Qaida. Les 20 000 missionnaires, mathématiciens, linguistes, informaticiens de la Shadow Factory du Maryland pointèrent alors leurs antennes sur un ennemi minuscule à l’échelle planétaire : le téléphone portable. Écouter tous les courriels, tous les messages. Décoder tous les codes cryptés sous le couvert de traquer le Malin barbu Ben Laden.

  Ils ne travaillèrent pas si mal. En novembre 1996, lorsque le terroriste se fit acheter un portable en plein New York par un « vrai croyant », ils apprirent aussitôt son numéro et le filèrent en Afghanistan. Où, grâce à leurs longues oreilles, ils écoutaient tout, surtout les appels passés à son adjoint résidant dans une banales maison de Sanaa, au Yémen, chargé d’exécuter les mauvais coups. Si bien que, le 7 août 1998, lorsque deux ambassades des États-Unis sautèrent en Afrique de l’Est, ils étaient au courant qu’il se préparait du grabuge. Mais quoi ? Et où ? Le savaient-ils ? Pas les autres agences, en tout cas.

  Depuis décembre 1999, ils connaissaient minutieusement les déplacements de ceux qui allaient commettre l’attentat du 11-Septembre, y compris leur réunionde Kuala Lumpur, en Malaisie, où tout fut décidé. De son côté, la CIA avait repéré le départ de Djedda pour les États-Unis de l’un d’entre eux, muni d’un visa en règle. [NDLR : ET IL A EU SON VISA ?] Mais que venait-il faire ? Et le FBI, de son côté, quand il détecta la présence de ce facheux client, n’osa rien faire. Puis la CIA vit déferler, le 15 janvier, des suspects sur San Diego et prit note de leurs cours de pilotage : mais ce n’était pas illégal pour des citoyens, même religieux. En outre, la CIA se garda bien de transmettre ses petits secrets aux rivaux du FBI. Pendant ce temps, Ben Laden continuait à passer ses ordres au Yémen et la NSA à le savoir. Bref, chacun croulait sous les informations mais les gardait pour lui. C’est ainsi que le 11 Septembre eut lieu.

  Depuis lors, le monstre a prospéré, s’adaptant aux transmissions à travers les continents par câbles à fibres optiques. En moins d’une seconde, 4 milliards de milliards de bips sont ingurgités par ses gigantesques machines, servies par 35 000 spécialistes depuis 2008. Mais ils ont eu beau sélectionner les associations de vocables suspects sur les messages; On a eu beau leur apprendre en masse l’arabe; Tout cela a beau coûter 26,7 milliards de dollars : ils sont dépassés. Et leur communication interne ne s’est pas améliorée, comme vient de le découvrir Obama avec la tentative d’attentat du 25 Décembre sur le vol Amsterdam-Détroit.

  On en est là. Aéroports envahis de machines à scanner, avions interdits aux « sales gueules » des habitants de 14 pays, passagers examinés à poil. Nous sommes moins libres. Mais plus sécurisés ? On a de quoi, malgré Obama, être perplexes.

Moi, Mustapha Kessous, journaliste au Monde et victime de racisme (2)

Au départ, je me rendais seul dans les agences immobilières. Et pour moi – comme par hasard – il n’y avait pas grand-chose de disponible. Quand des propriétaires me donnent un rendez-vous pour visiter leur appartement, quelle surprise en voyant « M. Kessous » ! Certains m’ont à peine fait visiter les lieux, arguant qu’ils étaient soudainement pressés. J’ai demandé de l’aide à une amie, une grande et belle blonde. Claire se présente comme ma compagne depuis cet été et fait les visites avec moi : nous racontons que nous allons prendre l’appartement à deux. Visiblement, ça rassure.

En tout cas plus que ces vigiles qui se sentent obligés de me suivre dès que je pose un pied dans une boutique ou que ce vendeur d’une grande marque qui ne m’a pas ouvert la porte du magasin. A Marseille, avec deux amis (un Blanc et un Arabe) – producteurs du groupe de rap IAM -, un employé d’un restaurant a refusé de nous servir…

La nuit, l’exclusion est encore plus humiliante et enrageante, surtout quand ce sont des Noirs et des Arabes qui vous refoulent à l’entrée d’une boîte ou d’un bar. Il y a quatre mois, j’ai voulu amener ma soeur fêter ses 40 ans dans un lieu parisien « tendance ». Le videur nous a interdit l’entrée : « Je te connais pas ! » Il aurait pourtant pu se souvenir de ma tête : j’étais déjà venu plusieurs fois ces dernières semaines, mais avec Dida Diafat, un acteur – dont je faisais le portrait pour Le Monde – et son ami, le chanteur Pascal Obispo.

Fin 2003, je porte plainte contre une discothèque lyonnaise pour discrimination. Je me présente avec une amie, une « Française ». Le portier nous assène le rituel « Désolé, y a trop de monde. » Deux minutes plus tard, un groupe de quinze personnes – que des Blancs – entre. Je veux des explications. « Dégage ! », m’expédie le videur. La plainte sera classée sans suite. J’appellerai Xavier Richaud, le procureur de la République de Lyon, qui me racontera qu’il n’y avait pas assez d’« éléments suffisants ».

Que dire des taxis qui après minuit passent sans s’arrêter ? Que dire de la police ? Combien de fois m’a-t-elle contrôlé – y compris avec ma mère, qui a plus de 60 ans -, plaqué contre le capot de la voiture en plein centre-ville, fouillé jusque dans les chaussettes, ceinturé lors d’une vente aux enchères, menotté à une manifestation ? Je ne compte plus les fois où des agents ont exigé mes papiers, mais pas ceux de la fille qui m’accompagnait : elle était blonde.

En 2004, une nuit à Lyon avec une amie, deux policiers nous croisent : « T’as vu le cul qu’elle a ! », lance l’un d’eux. « C’est quoi votre problème ? » rétorqué-je. Un des agents sort sa matraque et me dit en la caressant : « Il veut quoi le garçon ? » Le lendemain, j’en ai parlé avec Yves Guillot, le préfet délégué à la police : il m’a demandé si j’avais noté la plaque de leur voiture. Non…

En 2007, la brigade anticriminalité, la BAC, m’arrête sur les quais du Rhône à Lyon : j’étais sur un Vélo’v. On me demande si j’ai le ticket, si je ne l’ai pas volé. L’autre jour, je me gare en scooter sur le trottoir devant Le Monde. Je vois débouler une voiture, phares allumés : des policiers, mains sur leurs armes, m’arrêtent. Je leur dis que je travaille là. Troublés, ils me demandent ma carte de presse, mais pas mon permis.

Des histoires comme celles-là, j’en aurais tant d’autres à raconter. On dit de moi que je suis d’origine étrangère, un beur, une racaille, un islamiste, un délinquant, un sauvageon, un « beurgeois », un enfant issu de l’immigration… Mais jamais un Français, Français tout court.

Mustapha Kessous

Moi, Mustapha Kessous, journaliste au Monde et victime de racisme (1)

Brice Hortefeux a trop d’humour. Je le sais, il m’a fait une blague un jour. Jeudi 24 avril 2008. Le ministre de l’immigration et de l’identité nationale doit me recevoir dans son majestueux bureau. Un rendez-vous pour parler des grèves de sans-papiers dans des entreprises. Je ne l’avais jamais rencontré. Je patiente avec ma collègue Laetitia Van Eeckhout dans cet hôtel particulier de la République. Brice Hortefeux arrive, me tend la main, sourit et lâche : « Vous avez vos papiers ? »

Trois mois plus tard, lundi 7 juillet, jour de mes 29 ans. Je couvre le Tour de France. Je prépare un article sur ces gens qui peuplent le bord des routes. Sur le bitume mouillé près de Blain (Loire-Atlantique), je m’approche d’une famille surexcitée par le passage de la caravane, pour bavarder. « Je te parle pas, à toi », me jette un jeune homme, la vingtaine. A côté de moi, mon collègue Benoît Hopquin n’a aucun souci à discuter avec cette « France profonde ». Il m’avouera plus tard que, lorsque nous nous sommes accrédités, une employée de l’organisation l’a appelé pour savoir si j’étais bien son… chauffeur.

Je pensais que ma « qualité » de journaliste au Monde allait enfin me préserver de mes principaux « défauts » : être un Arabe, avoir la peau trop basanée, être un musulman. Je croyais que ma carte de presse allait me protéger des « crochets » balancés par des gens obsédés par les origines et les apparences. Mais quels que soient le sujet, l’endroit, la population, les préjugés sont poisseux.

J’en parle souvent à mes collègues : ils peinent à me croire lorsque je leur décris cet « apartheid mental », lorsque je leur détaille les petites humiliations éprouvées quand je suis en reportage, ou dans la vie ordinaire. A quoi bon me présenter comme journaliste au Monde, on ne me croit pas. Certains n’hésitent pas à appeler le siège pour signaler qu’« un Mustapha se fait passer pour un journaliste du Monde ! »

Ça fait bien longtemps que je ne prononce plus mon prénom lorsque je me présente au téléphone : c’est toujours « M. Kessous ». Depuis 2001, depuis que je suis journaliste, à la rédaction de Lyon Capitale puis à celle du Monde, « M. Kessous », ça passe mieux : on n’imagine pas que le reporter est « rebeu ». Le grand rabbin de Lyon, Richard Wertenschlag, m’avait avoué, en souriant : « Je croyais que vous étiez de notre communauté. »

J’ai dû amputer une partie de mon identité, j’ai dû effacer ce prénom arabe de mes conversations. Dire Mustapha, c’est prendre le risque de voir votre interlocuteur refuser de vous parler. Je me dis parfois que je suis parano, que je me trompe. Mais ça s’est si souvent produit…

A mon arrivée au journal, en juillet 2004, je pars pour l’île de la Barthelasse, près d’Avignon, couvrir un fait divers. Un gamin a été assassiné à la hachette par un Marocain. Je me retrouve devant la maison où s’est déroulé le drame, je frappe à la porte, et le cousin, la cinquantaine, qui a tenté de réanimer l’enfant en sang, me regarde froidement en me lançant : « J’aime pas les Arabes. » Finalement, il me reçoit chez lui.

On pensait que le meurtrier s’était enfui de l’hôpital psychiatrique de l’endroit : j’appelle la direction, j’ai en ligne la responsable : « Bonjour, je suis M. Kessous du journal Le Monde… » Elle me dit être contente de me recevoir. Une fois sur place, la secrétaire lui signale ma présence. Une femme avec des béquilles me passe devant, je lui ouvre la porte, elle me dévisage sans me dire bonjour ni merci. « Il est où le journaliste du Monde ? », lance-t-elle. Juste derrière vous, Madame : je me présente. J’ai alors cru que cette directrice allait s’évanouir. Toujours pas de bonjour. « Vous avez votre carte de presse ?, me demande-t-elle. Vous avez une carte d’identité ? » « La prochaine fois, Madame, demandez qu’on vous faxe l’état civil, on gagnera du temps », riposté-je. Je suis parti, évidemment énervé, forcément désarmé, avant de me faire arrêter plus loin par la police qui croyait avoir… trouvé le suspect.

Quand le journal me demande de couvrir la révolte des banlieues en 2005, un membre du club Averroès, censé promouvoir la diversité, accuse Le Monde d’embaucher des fixeurs, ces guides que les journalistes paient dans les zones de guerre. Je suis seulement l’alibi d’un titre « donneur de leçons ». L’Arabe de service, comme je l’ai si souvent entendu dire. Sur la Toile, des sites d’extrême droite pestent contre « l’immonde » quotidien de référence qui a recruté un « bougnoule  » pour parler des cités.

Et pourtant, s’ils savaient à quel point la banlieue m’était étrangère. J’ai grandi dans un vétuste appartement au coeur des beaux quartiers de Lyon. En 1977, débarquant d’Algérie, ma mère avait eu l’intuition qu’il fallait vivre au centre-ville et non pas à l’extérieur pour espérer s’en sortir : nous étions parmi les rares Maghrébins du quartier Ainay. Pour que la réussite soit de mon côté, j’ai demandé à être éduqué dans une école catholique : j’ai vécu l’enfer ! « Retourne dans ton pays », « T’es pas chez toi ici », étaient les phrases chéries de certains professeurs et élèves.

Le 21 décembre 2007, je termine une session de perfectionnement dans une école de journalisme. Lors de l’oral qui clôt cette formation, le jury, composé de professionnels, me pose de drôles de questions : « Etes-vous musulman ? Que pensez-vous de la nomination d’Harry Roselmack ? Si vous êtes au Monde, c’est parce qu’il leur fallait un Arabe ? »

A plusieurs reprises, arrivant pour suivre un procès pour le journal, je me suis vu demander : « Vous êtes le prévenu ? » par l’huissier ou le gendarme en faction devant la porte du tribunal.

Le quotidien du journaliste ressemble tant à celui du citoyen. Depuis plusieurs mois, je cherche un appartement. Ces jours derniers, je contacte un propriétaire et tombe sur une dame à la voix pétillante : « Je m’appelle Françoise et vous ? » « Je suis M. Kessous « , lui répondis-je en usant de mon esquive habituelle. « Et votre prénom ? », enchaîne-t-elle. Je crois qu’elle n’a pas dû faire attention à mon silence. Je n’ai pas osé le lui fournir. Je me suis dit que, si je le lui donnais, ça serait foutu, qu’elle me dirait que l’appartement avait déjà été pris. C’est arrivé si souvent. Je n’ai pas le choix. J’hésite, je bégaye : « Euhhhhh… Mus… Mustapha. »

Des dizaines de contrôles ont loupé le plutonium qui traîne à Cadarache

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Source : Le Canard Enchaîné

  Qui a oublié son plutonium dans la boîte à gants ? C’est la question qu’est en droit de poser l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) au Commissariat de l’énergie atomique et au groupe Areva. Plus de 30 kilos de ce produit radioactif – ingrédient de base des bombes atomiques – ont été dans l’ancien atelier de fabrication des MOX (combustible pour les réacteurs), à Cadarache, dans les Bouches-du-Rhône.

  Ce n’est pourtant pas faute de surveillance. Pour la seule année 2008, le site, qui compte plusieurs installations nucléaires du Commissariat à l’énergie atomique et d’Areva, a fait l’objet de pas moins de 48 inspections de l’ASN ! A l’issue desquelles ladite autorité a indiqué qu’elle « portait un regard assez positif sur l’exploitation » de ces équipements et a noté un « progrès dans l’organisation et le management de la sûreté au sein de Centre de Cadarache ».

BALANCE EN PANNE

Gratifiant, mais alors comment expliquer que, des mois durant, personne ne se soit aperçu de la présence de dizaines de kilos de plutonium en trop dans plus de 200 « boîtes à gants »,ces récipients isolés et pressurisés où s’effectue le mélange avec l’uranum qui donnera le fameux combustible MOX ? Entre autres raisons, indique Monique Séné, physicienne nucléaire, « parce qu’il s’agit d’une poudre qui se dépose partout – recoins et canalisations – si l’on ne fait pas un nettoyage parfait ». [NDLR : !!!!!!!!!!!!!]

  Cela n’excuse pas la négligence des contrôles. Est-ce parce que cet Atelier de technologie plutonium était en cours de démantèlement ? Les précautions n’y étaient pas toujours extrêmes. En novembre 2006, l’ASN avait décrit un « incident significatif » à l’atelier, dû à une panne d’instrument de pesage. Moins flatteuse qu’en 2008, elle dénonçait alors « un manque de culture de sécurité chez les opérateurs, un non-respect des procédures d’exploitation, des dysfonctionnements dans la gestion des matières nucléaires, dans la traçabilité des changements d’équipes et dans la transmission des consignes ». Trois ans plus tard, « sûreté » et « traçabilité » laissaient encore à désirer. Et jettent un doute sur toute la filière : si 30 kilos de plutonium dorment incognito dans un labo, rien ne prouve que d’autres quantités n’ont pas atterri dans d’autres mains. Phénomène inquiétant, désigné sous le nom de « dissémination nucléaire »…

VITRINE RAYONNANTE

C’est peut-être pour éviter ces réprimandes qu’Areva n’a informé l’ASN de la découverte du « plutonium en rab » qu’avec… trois mois de retard. Preuve de son immense respect pour l’organisme de contrôle, le groupe n’en était pas à sa première cachotterie. Durant l’été 2008, il avait attendu près de 24 heures avant de déclarer les rejets radioactifs d’une usine du Tricastin. Plus récemment, les tricheries d’un sous-traitant sur les contrôles de soudures, dans une autre unité du Tricastin, n’ont, elles aussi, été avouées qu’au bout de trois mois.

  On est donc prié de croire sur parole ce loyal industriel lorsqu’il déclare qu’aucun salarié n’a été exposé aux risques présentés par cette poudre fantôme. Même à doses infimes (quelques milligrammes), le plutonium, inhalé ou ingéré, est cancérigène. Concentré en quantités dépassant quelques kilos, il atteint cette fois la « masse critique » qui entraîne une réaction en chaîne spontanée… Phénomène survenu, en 1999, à Tokaïmura (Japon), causant la mort de deux ouvriers et l’irradiation de dix-neuf autres.

  En attendant, l’affaire produit le meilleur effet sur l’image du nucléaire français, vitrine de l’excellence technologique tricolore. On imagine quel accueil serait réservé à des dirigeants iraniens ou nord-coréens affirmant qu’ils ont oublié de comptabiliser quelques kilos de matière radioactive…

Quand McDo célèbre les 60 ans du communisme chinois…

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Source : Rue 89.

[NDLR : Et y'aura des faucilles et des marteaux en plastique dans les Happy Meal ?]

(De Pékin) Les multinationales doivent-elles s’engager politiquement ? McDonald’s a tranché et propose un menu spécial pour les 60 ans de règne du Parti Communiste en Chine qui sera célébré en grande pompe la semaine prochaine.

Ces jours-ci, c’est la fête chez Mc Donald’s en Chine. Les publicités pour le jouet du moment dans le menu enfant et la décoration montrant des Occidentaux souriants sont toujours là. Mais en plus, les clients peuvent bénéficier d’une offre spéciale : pour 20 yuans, soit 2 euros, ils ont droit à un menu avec un burger au poulet épicé ou au porc.

L’offre n’est pas révolutionnaire, le menu Big Mac est à peine plus cher, 22 yuans. Mais c’est pour marquer le coup : les 60 ans de la Chine communiste.

Sur les panneaux publicitaires, des photos des fiertés de la Chine : la Grande muraille, l’entrée de la Cité Interdite avec des étoiles jaunes sur fond rouge, le stade des Jeux de Pékin et la fusée Shenzhou 7, qui permit à un taïkonaute d’effectuer sa première sortie dans l’espace. Sur chacun d’entre eux, un message : « 60 – gloire de la Chine » . Et en dessous, le slogan de McDonald’s un peu adapté à l’occasion : « J’aime ça, la gloire de la Chine ».

En termes de marketing, cela semble fonctionner. Le manager d’un McDonald’s du centre de la capitale explique même que l’opération a été interrompue dans son restaurant après épuisement des cartes souvenir distribuées avec le menu.

Un succès qui ne doit pas étonner le géant américain du hamburger, qui a déjà testé l’exacerbation du sentiment national comme argument de vente en Chine. A la veille des Jeux Olympiques de 2008, il avait troqué son slogan mondial « I’m loving it » pour le plus parlant « I love it when China wins ».

Le chiffre 60 sur les affiches apporte une précision utile : ce ne sont pas les réussites du peuple chinois en général que McDonald’s célèbre. C’est bien l’anniversaire de la proclamation par Mao Zedong, le 1er octobre 1949, d’un régime socialiste. Pas le moindre des paradoxes pour un emblème du capitalisme américain.

Il n’est donc pas rancunier ce Ronald McDonald. Il n’était pas le bienvenu en Chine pendant 40 des 60 années de la République Populaire. Il n’a pas pu partager avec le peuple de Chine les famines du « Grand Bond en avant » et les horreurs de la « Révolution culturelle ». Ce n’est qu’en 1990 que le premier fast-food de la chaîne a ouvert ses portes en Chine, à Shenzhen, emblème des réformes économiques.

Certes, le numéro un mondial du burger n’est pas le seul à utiliser le nationalisme dans ses plans marketing.

Surfant sur la ferveur populaire qui s’était emparée de la Chine avant les J.O., Adidas avait pour la première fois décidé de créer une campagne de publicité propre à la Chine (voir la photo ci-contre) au lieu de ses habituelles campagnes internationales lors de grands événements sportifs.

Placardées sur tous les grands axes de Pékin, on y voyait la masse populaire chinoise, en noir et blanc, porter des athlètes chinois jusqu’à la victoire. Des spots étaient diffusés en boucle sur les écrans de télévision chinois.

A la même occasion, Pepsi avait changé pour un temps ses emballages du bleu au rouge et montré dans ses publicités un jeune Chinois hurlant « Allez la Chine ».

En jouant la carte du nationalisme, ces multinationales espèrent pénétrer le coeur du consommateur chinois et, in fine, son portefeuille. Elles font le pari que s’associer aux événements symbolisant la grandeur de la Chine transformera le geste d’achat en une démarche patriotique.

 

« Nous voulons goûter la marque occidentale »

 

Or les consommateurs chinois savent pour la plupart que McDonald’s est américain. Dans une interview à la presse chinoise, le président Chine de McDonalds, Jeffrey Schwartz le notait lui-même l’an dernier :

 

« Nous faisons des études de groupe avancées des consommateurs chinois et l’une des choses que les consommateurs chinois répètent c’est : “Nous venons vers vous parce que vous êtes une marque occidentale, si nous voulons du riz ou du congee [bouillie à base de riz, ndlr], nous pouvons manger à la maison ou au restaurant chinois, nous voulons goûter la marque occidentale.” »

Dans l’esprit des Chinois, Mc Do est donc bien un fast-food américain. Seuls 8% des consommateurs chinois estiment que Mc Donald’s est une enseigne chinoise, alors qu’ils sont 27% à penser que Coca-Cola est une marque locale, selon une étude réalisée par un cabinet américain. Quant à Pepsi, 41% des personnes interrogées pensent qu’il s’agit d’un soda chinois

 

Le consommateur, acteur politique

 

Outre la question morale – revient-il à McDo de célébrer les 60 ans de règne du parti unique -, la stratégie semble douteuse à terme.

Le jeu est dangereux pour Mc Donald’s. Pousser le consommateur chinois à politiser sa décision d’achat, c’est aiguiser une lame à double tranchant. Le jour où, porté par un nationalisme soigneusement cultivé, il voudra protester contre une quelconque politique américaine, il pourra le faire en refusant d’acheter un produit emblématique de la culture américaine, par exemple un Big Mac.

Carrefour, présent en Chine depuis 1995, en a fait l’expérience lors de la brouille franco-chinoise. Certains de ses clients l’ont menacé de boycott, du simple fait de son identité d’origine. Pour se rattraper, la chaîne d’hypermarchés avait vêtu ses employés tout de rouge.

Strauss-Kahn « inquiet » de l’augmentation du salaire minimum en Ukraine

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DSK semble s’être bien habitué à sa fonction… Bon, s’il est vrai que des paramètres économiques mal ou hâtivement gérés peuvent engendrer de l’inflation, voire de l’hyper-inflation, cela ne semble pas être précisément la question, sur ce sujet.

  Le FMI, ou l’art d’aider les pays qui sont dans la merde, en leur imposant des conditions encore plus défavorables… J’espère juste, ami lecteur, que Strauss-Kahn restera là où il est pour 2012, car je n’ai pas envie, après un dictateur, que la France se tape un escroc qui menace les pays pauvres de leur couper les vivres, s’ils osent vouloir élever la rémunération des travailleurs !

Source : Le Monde/AFP

Le directeur général du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn s’est dit vendredi 30 octobre dans un communiqué « inquiet » après la promulgation par le président ukrainien, Viktor Iouchtchenko, d’une loi augmentant le salaire minimum.

« Une mission récente du Fonds en Ukraine a conclu que les politiques dans certains domaines, dont la nouvelle loi sur le salaire minimum, menaçaient [la] stabilité » du pays, a indiqué M. Strauss-Kahn. « Donc, nous sommes inquiets de la promulgation de la loi », a-t-il ajouté, une critique rare de la part du plus haut dirigeant du FMI envers un pays auquel le Fonds prête de l’argent.

Cette loi prévoit d’augmenter le salaire minimum de 11 % au 1er novembre. Le minimum vital doit quant à lui augmenter de 12 % au 1er novembre, puis encore de 18 % au 1er janvier. Le FMI a déjà fortement critiqué cette idée, laissant entendre qu’elle serait de nature à remettre en cause son aide au pays.

L’Ukraine, l’un des pays les plus durement atteints par la crise économique mondiale, a reçu en novembre 2008 un prêt du FMI de 16,4 milliards de dollars, dont elle a reçu jusqu’à présent un total de 10,6 milliards de dollars. Le déblocage d’une quatrième tranche, d’un montant de 3,8 milliards de dollars, est normalement prévu en novembre.

Le « roi du spam » condamné à payer 711 millions d’euros à Facebook

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Un juge américain a ordonné à un pirate informatique qui s’était autoproclamé « roi du spam » sur Facebook de verser 711 millions de dollars au site Internet de socialisation.

Les responsables de Facebook ont reconnu vendredi 30 octobre qu’il était improbable que le malfaiteur, Sanford Wallace, verse effectivement cette somme, mais ils ont estimé que cette décision de justice marquait néanmoins une victoire dans leur lutte contre les « spams » qui sont en fait des messages publicitaires à but lucratif adressés frauduleusement aux utilisateurs du site.

Dans sa plainte, Facebook avait décrit M. Wallace comme « un escroc notoire de l’Internet qui a été impliqué dans diverses activités illégales de spamming et autres logiciels malveillants depuis le milieu des années 1990″.

L’an dernier, un autre site de socialisation, MySpace, avait obtenu 230 millions de dollars de dommages et intérêts. Sanford Wallace et un complice, Walter Rines, avaient été reconnus coupables d’avoir envoyé des messages leur permettant de se faire passer pour des utilisateurs classiques de MySpace et de tromper la vigilance de leurs destinataires. Ils pouvaient alors inonder les internautes de spams afin de les attirer vers des sites de vente bidon.

Le sort des enfants clandestins en France

Source : Libération. Par Marie Piquemal :

L’ONG Human rights watch interpelle sur la situation des mineurs étrangers arrivant seuls en France, et retenus dans la zone d’attente de l’aéroport, sans réelle protection.

«Perdus en zone d’attente». Dans un rapport publié ce jeudi (télécharger en pdf ici), l’ONG Human Rights Watch (HRW) alerte sur la situation des mineurs étrangers qui débarquent seuls à l’aéroport de Roissy à Paris et qui se voient refuser l’entrée en France.

Ils se retrouvent alors dans ce qu’on appelle la zone d’attente, enfermés au milieu d’adultes, sans protection particulière. «Ils sont traités comme n’importe quel immigré clandestin, et non comme des enfants. Ils peuvent être renvoyés dans leur pays d’origine ou dans un pays de transit n’importe quand», explique Simone Troller, auteure de cette étude.

Elle s’insurge contre l’existence même de ces zones d’attente, «fiction juridique permettant à la France de traiter des personnes qui se trouvent physiquement sur son territoire comme si elles étaient à l’extérieur du pays.» Autrement dit, les mineurs isolés qui se retrouvent dans ces zones d’attente aéroportuaires sont soumis à un régime judiciaire très différent (bien moins protecteur) de celui des enfants étrangers qui sont «sur le territoire français».

Contrairement à ce que l’on croit, la zone d’attente ne se limite pas à un centre d’hébergement situé à l’intérieur de l’aéroport. «Vous pouvez aller dans un hôpital, un hôtel ou un tribunal situé à 20 km de l’aéroport sans être considéré d’un point de vue légal comme entré dans le territoire!»

 

«Je n’ai pas pu aller aux toilettes»

 

«La France, comme tout Etat souverain, a le droit de contrôler ses frontières, là n’est pas la question. Mais, elle ne peut pas, au nom de ces contrôles, mettre en danger des enfants!», s’indigne Simone Troller qui rappelle qu’en conservant ces zones d’attentes, la France viole les conventions internationales et en particulier le droit des enfants.

Sur le fond, le rapport d’HRW ne révèle rien de nouveau. La situation des mineurs étrangers isolés, arrivant dans les zones d’attentes, est régulièrement pointée du doigt par des associations de terrain comme l’Anafe, l’association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers.

En revanche, ce nouveau rapport a le mérite de mettre en avant des témoignages d’enfants, particulièrement éclairants. Une jeune fille de 16 ans: «D’abord, ils m’ont enfermée à clé dans une pièce. Il y avait plusieurs personnes, y compris des hommes, peut-être 8 ou 10 au total. J’ai essayé d’appeler la police pour aller aux toilettes mais il n’y avait personne. Je n’ai pas pu aller aux toilettes.»

 

«Nous n’avons pas compris que nous étions en France»

 

Les enfants interrogés se plaignent des menaces et humiliations récurrentes. La police aux frontières les menotteraient fréquemment, et les soumettraient à des fouilles corporelles. Selon HRW, la police contraindrait les enfants, y compris les très jeunes (tout juste six ans), à signer des papiers qu’ils ne sont pas en mesure de comprendre. «Le policier nous a simplement demandé de signer ici, ici et ici. C’est ce qu’on a fait. On avait peur et on a signé. La police ne nous a rien expliqué… On a à peine vu ce qu’on a signé…», témoignent Najib B. et Mohamed A.

Ils racontent encore: «Quand nous sommes arrivés à l’aéroport de Roissy, le passeur nous a dit d’attendre. Nous n’avons pas compris que nous étions en France. Le passeur nous a laissés là, et n’est pas revenu. Nous avons attendu jusqu’à 4 heures du matin puis nous sommes allés voir la police. La police nous a dit de nous asseoir sur des chaises et d’attendre. Nous avons attendu deux jours.»

Selon la police, 1.092 mineurs étrangers auraient ainsi atterri, seuls, à l’aéroport de Roissy en 2008. Human Rights Watch parle de 1.002. Le chiffre est sujet à interprétation pour une raison simple : «il n’existe pas de test fiable pour définir l’âge d’un enfant. Les test actuels (à partir du poids, la taille, et d’une radiographie osseuse) comportent une marge d’erreur de cinq ans.»

Enfin, dernier problème soulevé par l’ONG: que deviennent ces enfants? La durée maximale de placement dans la zone d’attente est de 20 jours. Au delà, s’ils n’obtiennent pas de permission d’«entrer» dans le territoire, ils sont expulsés. «Mais rien ne garantit que ces enfants retrouveront leur famille, ou même leur pays d’origine. On a eu par exemple le cas d’un enfant tchadien renvoyé en Egypte parce que c’était le dernier pays où il avait fait escale…», conclut Simone Troller.

L’avenir de La poste

  Le samedi 3 octobre 2009, le « Comité national contre la privatisation de la Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal » (un nom difficilement ambigu :-) ) inaugurait un nouveau mode d’action : la votation citoyenne.

  La droite, évidemment, n’a pu s’empêcher d’envoyer ses roquets pouffer sur les plateaux télé; reste qu’un peu plus de 2 millions de personnes se sont déplacées pour participer à cette consultation « populaire », et que le résultat est sans appel : plus de 90% des votants rejettent cette liquidation déguisée.

  Notez que « plus de 90% », (score donné sur le site du comité), ce n’est pas non plus extrêmement transparent et clair… mais bon, disons que c’est plutôt l’acte qui comptait, que le résultat exact. Même si, ami lecteur, ceci me fait un peu grincer des dents.

  Quoiqu’il en soit, votre serviteur est allé mener l’enquête…

  Il est intéressant d’observer comment une idée prend de l’ampleur. D’abord simple rumeur en section – « les postiers vont organiser une action contre la privatisation », puis examinée avec circonspection – « on va devoir se balader avec des urnes pour faire voter les gens ? », ce projet de votation, contre toute attente, a su trouver sa cible.

  Quid du modus operandi, donc ? Simple et efficace : les votants allaient voter devant, ou dans les bureaux de Poste, leur identité consignée scrupuleusement sur un registre d’émargement. Et, mis à part un adulte qui a fait voter son enfant, ami lecteur, je dois affirmer qu’à mon niveau, je n’ai pu constater de fraude.

  FRANC JEU

  Effectivement… il est amusant de comparer les dires des sbires de l’UMP – « Opération gauchiste, stalinienne, manipulée par les syndicats et l’extrême-gauche » – et la réalité, sur le terrain.

  Quelle est-elle ?

  Des postiers, des syndicalistes avec des t-shirts « CGT » (entre autres), des socialistes, des communistes (de toutes tendances), et des tracts unitaires se référant à « une cinquantaine d’oganisations » (62, in fine), parmi lesquelles… le PS, le PCF, la LCR, etc…

  Pour y voir quelque de « manipulé », il fallait donc être aveugle, ou ne pas savoir ce que « CGT » signifie.

  L’ambiance, ensuite… fut surprenante. Votre serviteur, occupé avec ses petits tracts, a enregistré un intérêt très fort de la population pour cette question. Si l’on tient compte du fait que le militantisme « de base » se heurte éternellement contre le « je-suis-trop-pressé-ou-ça-m’intéresse-pas », alors force est de constater que cette opération fut un succès, sur le plan de la participation. Les tracts ont tous été distribués, et les échanges avec les habitants furent nombreux. 

  La suite ? La bataille se poursuit au Sénat, actuellement, pour forcer le gouvernement à prendre en compte les résultats de ce vote – certes franchement minoritair, sur un total de 64,8 millions d’habitants, mais qui, tout de même, eut le mérite de se tenir. A comparer avec le « circulez, y’a rien à voir » des autorités ( qui ont d’ailleurs, parfois, empêché la tenue de ces votations citoyennes !)

  Je conclus, ami lecteur, sur certains des arguments avancés par par ce comité, afin de te laisser seul juge de l’utilité de ce combat :

 

  « Que le capital soit détenu à 100% par des capitaux publics ne change rien à l’affaire. Chaque fois que l’Etat a effectué ce type d’opération, il a fait entrer des capitaux privés dans la société anonyme – France Télécom, EDF, GDF… – avec des conséquences immédiates : réduction de la qualité du service, suppressions massives d’emploi, augmentations tarifaires, priorité à la satisfaction des actionnaires.

  La transformation en société anonyme constitue la première étape d’une privatisation programmée de La Poste.

  Gouvernements et direction de La Poste ont dégradé la qualité du service postal en limitant les investissements répondant à l’intérêt général. Depuis 2002, plus de 6000 bureaux de poste sur 17 000 ont été « transformés », et plus de 50 000 emplois supprimés.

  Cela se traduit par l’espacement des tournées, les délais croissants de livraison du courrier, les réductions d’horaires, l’allongement des files d’attente quand le bureau de poste n’a pas été carrément supprimé !

  Un comité national, regroupant plus de 50 organisations a été créé en septembre 2008, autour d’associations, de syndicats et de partis politiques. Il a demandé au président de la République d’organiser un référendum sur l’avenir de La Poste comme il en a la possibilité.

  Sans réponse, à ce jour… »

Bavure dans les Yvelines

Hier matin, les policiers sont intervenus manu militari au domicile d’une famille des Mureaux, dans les Yvelines.

Les policiers intervenaient dans le cadre d’une commission rogatoire d’un juge d’instruction de Versailles.

Le seul problème, c’est que cette commission rogatoire… ne concernait pas cette famille.

Oumoukhary Seck, 28 ans, raconte la scène, digne d’un Rambo dans les colonnes du Parisien-Aujourd’hui en France :

« A 6h25, une quinzaine de policiers avec des boucliers, des matraques et des gilets pare-balle ont défoncé la porte »Toujours selon son témoignage, elle a été « poussée sans ménagement dans la salle de bains.

Puis son frère a été « menotté » et sa sœur de 23 ans « jetée sur le lit et contrainte de mettre les mains sur la tête ».La mère de famille aurait été obligée de sortir de sa chambre « alors qu’elle n’était pas habillée »

Après cette intervention « musclée », les policiers ont demandé une pièce d’identité. Et c’est ainsi qu’ils « se sont rendus compte de leur méprise » confie la jeune femme.

La sûreté départementale des Yvelines a repris contact dans la journée avec cette famille pour leur « présenter des excuses » indique une source policière.

Une source policière qui explique que de telles erreurs arrivent « de temps en temps »…

Référendum interne au PS – rien que de la joie…

  Un post méfiant, ami lecteur, émanant de ton serviteur; Malgré ma carte au PS, ce référendum, blindé pourtant de bonnes intentions, me laisse un goût amer en bouche.

  C’est une réflexion paradoxale, certes, s’agissant d’un référendum instituant la parité, des primaires élargies, et se voulant défenseur de nouvelles règles éthiques et démocratiques.

  Le problème étant, premièrement, que tout ceci, grosso modo, aurait déjà dû être fait; faux procès donc, forcément, puisque l’équipe Aubry vient tout juste de s’installer sur le fameux trône – bien qu’elle rassemble tous les courants du PS, et donc tous ceux qui, il y a vingt ans, étaient déjà là (traîtres à présent encartés UMP exceptés).

  C’est pourtant une réalité : la démocratie défendant la démocratie peut sentir l’odeur horripilante du foutage de gueule. L’avenir tranchera, comme d’habitude; et pour ne pas commettre les fautes que je dénonce, entrons dans le détail… car c’est bien là que le trouble me vient.

  Examinons les questions :

 

PRIMAIRES OUVERTES

•1.1 « Etes-vous favorables à la désignation du candidat(e) des socialistes par des primaires ouvertes aux citoyens qui souhaitent le changement en 2012 et veulent participer à la victoire de la gauche? » POUR : 68,34 %  CONTRE : 25,62%  ABST : 6,04 %

 

•1-2 : Donnez vous mandat au Bureau National pour organiser ensemble avec les formations de gauche qui le souhaitent de telles primaires dans le cadre d’un rassemblement politique et sur la base d’une plate-forme commune ?

POUR : 70,02 %  CONTRE : 21.64 %  ABST : 8.34 %

 

Jusque là, cela ne pose, apparemment, pas trop de problèmes… On demande aux militants de valider, ou non, une procédure expérimentée dans d’autres pays (En Espagne, notamment…); Le résultat est presque sans appel, et positif. Restent que « l’organisation » de cette procédure n’est pas évoquée de manière précise. Enfin, pour pinailler encore un peu (mais cela viendra, j’en mets ma main à couper), le principe des primaires de ce style, indépendant de la volonté d’Aubry par ailleurs, induit le doute que l’ennemi politique ait pu favoriser le candidat le moins apte à remporter la victoire.

Passons au reste… qui se révèle bien plus croustillant : 

 

NON CUMUL DES MANDATS

•2-1 : Etes-vous favorables, comme étape vers le mandat parlementaire unique, à l’impossibilité de cumuler, sans attendre le vote d’une loi, dès les prochains renouvellements un mandat de parlementaire avec une présidence d’exécutif local ou la participation à un exécutif ?

POUR : 71,15 %  CONTRE : 21,29 %  ABST : 7,56 %

 

•2-2 : Êtes-vous favorables à limiter à trois les mandats successifs des présidents d’exécutifs locaux (Maires, Présidents de Conseil Général, de Conseil Régional, et d’Intercommunalité) ?

POUR : 74,90%  CONTRE : 18,94 %  ABST : 6.16 %

Sur ce point, à titre personnel, j’attends de voir, mais cela me semble effectivement une avancée démocratique. Les cas sont très variés (certains électeurs semblent vouloir garder leur politicien jusqu’à la mort)… Cependant, le non-cumul des mandats et le renouvellement induit par leur limitation, sont à mes yeux quelque chose dont tout socialiste peut se sentir fier; et qui disrtinguera le PS des autres partis, moins regardants sur ces questions.

Wait and see, donc…

 

LA PARITÉ, LES DIVERSITÉS, LES OUTREMERS ET LE RENOUVELLEMENT GÉNÉRATIONNEL


•3-1 : « Êtes-vous favorables à l’instauration de la parité totale dans toutes les instances du Parti (locales et nationales) ? »

POUR : 71,31 %  CONTRE : 19,10 %  ABST : 9,59 %

 

•3-2 : Êtes-vous favorables à l’instauration de la parité dans les candidatures pour les élections législatives de 2012 ?

POUR : 71,99 %  CONTRE : 18,57 %  ABST : 9,44 %

 

•3-3 : Donnez-vous mandat au Bureau National pour fixer, pour chaque élection, des objectifs de renouvellement contribuant à une meilleure représentation des diversités de la société française,
et pour cela, en réservant si nécessaire, des
circonscriptions électorales ?


POUR : 61,01 %  CONTRE : 26,48 %  ABST : 12,51 %

 

Cette partie-là du référendum est plus épineuse… sachant que la vieille tactique du PS Je-te-mets-un-Noir-dans-une-circonscription-ingagnable-histoire-de-faire-genre est devenue assez fameuse – n’y voyez pas tout de suite du racisme, dans le sens le plus admis du terme; il s’agit d’une forme de réalisme pratiqué par les décisionnaires… qui ne veulent pas risquer un siège pour faire « sympa ». Allez, pour une fois, je m’y mets, mais autant me mettre à leur niveau : J’ESPERE QUE LA VICTOIRE D’OBAMA LES FERA CHANGER D’AVIS !

Ce petit coup de gueule, je l’espère, est en passe de devenir obsolète. Mais le flou du dispositif, encore une fois, m’interroge. Pour la parité dans les instances, c’est déjà moyennement simple à concevoir (d’un point de vue strict). Pour celle des candidatures, cela l’est plus, si l’on excepte le syndrome du Je-te-mets-une-femme-dans-une-circonscription-ingagnable-parce-que-le-féminisme-c’est-cool.

En revanche (mode humour off), il est intéressant de constater que la question de la représentativité n’a été validée que par 61,01% des militants… et rejetée par plus du quart ! Alors qu’il s’agissait, apparemment, d’un point très consensuel, il semblerait que l’ombre de l’isoloir ait révélé quelques réticences, de ce côté-là… Surprenant, non ?

 Avançons…

 

DÉMOCRATIE INTERNE

•4-1: Donnez-vous mandat au Bureau National pour proposer dans la réforme de nos statuts des règles nouvelles permettant d’ouvrir largement notre parti aux hommes et aux femmes de gauche en réduisant les obstacles à leur adhésion (adhésion directe, adhésion à des sections thématiques, montant des cotisations, modalité d’accueil, adhésion sur Internet…)?

POUR : 73,38 %  CONTRE : 18,12 %  ABST : 8,50 %

 

•4-2 : Donnez-vous mandat au Bureau National pour proposer dans la réforme de nos statuts, des règles de démocratie interne permettant d’améliorer l’efficacité de nos Congrès et de choisir nos dirigeants en cohérence avec nos orientations politiques ?

POUR : 77,30 %  CONTRE : 13,60 %  ABST : 9,10 %

 

HSSSSS… Cette partie-là m’interloque, et celle qui suit davantage… je défie quiconque de trouver, là-dedans, hormis dans les termes « adhésion sur Internet » et « adhésion directe » (auprès d’une section, et déductible d’impôts… allez savoir pourquoi l’autre ne l’est pas…), quelque chose de précis là-dedans. Il s’agit d’une carte blanche offerte au Bureau National ! Et le meilleur est réservé pour la fin :

 

RÈGLES D’ÉTHIQUE
•5.1: Etes-vous favorables à la création dans notre parti d’une autorité indépendante et incontestée, chargée de faire respecter les règles d’éthique et de droit s’imposant à tous les adhérents du Parti Socialiste, disposant des moyens de les faire respecter et tranchant en dernier ressort toute question en rapport avec la violation de nos règles communes ?
POUR : 80.39 %  CONTRE : 10.37 %  ABST : 9.24 %

 

•5.2: Approuvez-vous la mise en œuvre dans les scrutins internes de notre parti, de nouveaux mécanismes, inspirés des règles et des moyens de la République, garantissant la sincérité et la fiabilité de nos votes ?
POUR : 86,39%  CONTRE : 5,80%  ABST : 7,81 %

 

…voilà. Pile ou face, ami lecteur ! Le PS sera gardé, dans ses principes éthiques, par un machin absolument indéfini chargé, par ailleurs, de veiller au respect de règles encore non-écrites. La dernière question, qui peut faire office de révolution, n’en reste pas moins grinçante – puisqu’elle sous-entend la généralisation des fraudes lors des scrutins. D’autant que la solution n’est pas évoquée ! La formulation de cette question peut s’entendre ainsi : « En 2009, le PS découvre les principes républicains, et décide que ses scrutins seront sincères et fiables ! »

C’est du délire ! Ce qui est terrible, est que cette question n’aurait jamais du être formulée… et qu’on ne peut pas blâmer l’équipe Aubry de s’y attaquer. Alors, que faire ?

Attendre, peut-être… mais le faible taux de participation (moins d’un adhérent sur deux) illustre la méfiance soulevée par ce référendum. Espérons que la confiance de ceux qui y croient encore (dont votre serviteur – on ne sait jamais…) ne sera pas trahie.

20 Euros le bébé

Source : Yahoo Infos

Pensacola, Etats-Unis – Un jeune couple a tenté de vendre son bébé pour 20 euro; avant d’être arrêté.


Robert G. Ellingson, 23 ans, a approché deux personnes sur le parking d’une animalerie de Pensacola. Il leur a proposé une bière et, devant leur refus, leur a finalement proposé son bébé en échange de 20 euros.

Le couple a d’abord pensé à une plaisanterie, puis c’est la mère du nourrisson qui est intervenue pour confirmer que son enfant de deux mois était bien à vendre. La police, avertie immédiatement, a arrêté les parents et a confié le bébé aux services sociaux.

D’après les autorités, ils auraient déjà tenté de vendre leur enfant sur le parking d’une banque voisine quelques heures plus tôt.

Les policiers municipaux interdits de Täser (officiellement…)

  Ami lecteur, voici une double (voire triple) nouvelle que je me fais joie de relater ici…

  Les pistolets électriques – de marque Täser, pour ce qui regarde la politique française – viennent d’être officiellement interdits de port pour les policiers municipaux.

  On pensera ce qu’on voudra de ces armes « non-léthales », mais les controverses sont bien là; notamment à travers le fait qu’il est difficile de distinguer une personne munie d’un pacemaker, d’une personne qui en est dénuée.

  Hosanna, donc ? Presque. Il faut lire entre les petites lignes du contrat… les policiers municipaux ne pourront plus utiliser le Täser TANT QU’ILS N’AURONT PAS ETE FORMES A SON FONCTIONNEMENT. Formation qui n’est pas encore dispensée…

  Il s’agit donc d’une pause étrange, plutôt que d’une interdiction; d’autant qu’elle révèle le fait que nos chers policiers municipaux, auparavant, pouvaient faire joujou avec un truc qui projette des dizaines de milliers de volts (voire des centaines de milliers) sans avoir, auparavant, été instruits des risques – et même des conditions – de son utilisation.

Une pétition pour une commission parlementaire sur les risques psychosomatiques au travail

Ami lecteur, je relaye ici la pétition d’un de mes contacts, qui me fait part de cette initiative : exiger une réaction complète face au climat de plus en plus délétère du travail, en France.

  Voici le lien vers la pétition :

  http://www.mesopinions.com/Une-commission-parlementaire-sur-les-risques-psychosociaux—halte-aux-suicides-au-travail—petition-petitions-75a55e1dcb2ffbdca1ce211a49010f68.html#signer-petition

  Je copie-colle ici, également, le texte de l’introduction, ainsi que les revendications de ce mouvement :

 France Telecom est le révélateur d’une « maladie honteuse » pour notre économie : on ne sait plus gérer l’humain, alors on le maltraite » jusqu’à n’en plus pouvoir.
Il est faux de dire que les regroupements et les réorganisations répondent à des impératifs de rentabilité. Les nouveaux « gouroux » de la gestion des ressources humaines ont persuadé les dirigeants et les actionnaires qu’il y avait du bon stress.

Le résultat c’est une casse sociale de salariés, gérés comme du bétail, et motivés par le stress et la promotion de l’individualisme.

Nos valeurs et notre système ne supporteront pas longtemps cette gestion d’un autre âge. Il faut « humaniser » la gestion des ressources humaines, et comme pour l’environnement, il faut repenser le modèle d’organisation de l’entreprise. Nous pouvons produire autant, mieux et dans de meilleures conditions de travail. Un malus social est une solution pour motiver les grandes entreprises.

 

Faisons circuler la pétition pour protéger nos emplois, et surtout nos vies de salariés, cadres ou non cadres, le stress cela nous concerne !

Halte aux suicides dans nos entreprises ! Pour la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire, avec une audition d’entreprises témoins sur les risques psychosociaux dans nos entreprises.

Faisons circuler la pétition pour protéger nos emplois, et surtout nos vies de salariés, cadres ou non cadres, le stress cela nous concerne !

1. Un état des lieux sur le sujet : une question notamment, combien ce stress coûte à l’assurance maladie ?

2. Une série d’entreprises témoins à auditer : les cabinets spécialisés et les organisations syndicales ont une liste d’entreprises.

3. Un projet de loi pour inscrire le stress comme maladie professionnelle : il faut responsabiliser les cadres qui gèrent les ressources humaines. Un salarié c’est d’abord un être humain, avec un potentiel qu’il faut développer et non exploiter.

4. Un renforcement des prérogatives des médecins du travail et des C.H.S.C.T; ces derniers devant être généralisés à toutes les entreprises, quelques soient leurs effectifs.

5. Création d’un « malus social » à partir d’un accord obligatoire à signer dans toutes les entreprises, sur le niveau de bien-être social, avec une série d’indicateur à mettre en place à partir des résultats de la commission d’enquête.

Journée de mobilisation pour un travail décent

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[NDLR : Voici la dépêche AFP reprise, peu ou prou, par France 2... A noter, ami lecteur, que selon BVA, 70% DES FRANÇAIS APPROUVENT CETTE MOBILISATION ! ]

Sept syndicats organisent aujourd’hui une journée d’action interprofessionnelle « pour le travail décent »

CGT, CFDT, CFE-CGC, CFTC, Solidaires (dont Sud), Unsa (autonomes) et FSU réclament « une autre politique économique et sociale afin de protéger les emplois, s’opposer aux licenciements et défendre les salariés ».

FO, qui souhaitait une grève de 24 heures, ne s’est pas associée au mouvement. Peu de perturbations sont à attendre.

La défection de FO est une première fissure dans l’unité syndicale, qui prévalait depuis un an.

Les autres syndicats ont laissé leur structures locales libres de fixer les modalités d’action. Les associations de défense des chômeurs se sont associées aux initiatives.

A Paris, pas de défilé mais un rassemblement devant le siège du Medef, avec le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault.

Des manifestations sont prévues à Marseille, Lyon, Grenoble, Clermont-Ferrand, Montpellier, Nancy, Saint-Etienne, ainsi que dans quelques villes moyennes comme Amiens, Avignon, Beauvais, Tulle (Corrèze).

Ailleurs sont prévus des pique-niques, des distributions de tracts, des conférences de presse et, surtout, des rassemblements, le plus souvent devant les préfectures, les sièges locaux du Medef et ceux de France Télécom.

Aux yeux des syndicats, la vague de suicides à France Telecom montre la pertinence de la revendication d’un « travail décent ». Le leader de la CFDT François Chérèque a évoqué « des salariés dans un profond état de souffrance ».

Peu de perturbations sont à attendre, les appels à la grève étant rares. Les fédérations CGT, CFDT et CFE-CGC du  transport routier ont toutefois annoncé des « actions ciblées sur tout le territoire »,  consistant à bloquer des sites d’entreprises de transports, pour des revendications salariales. Et chez France Télécom, dès mardi, les syndicats appelaient les salariés à  »agir sous toutes les formes y compris par la grève ».

Les voyageurs de Calais (ont les doigts brûlés)

Source : Canard Enchaîné

Besson « éradique » les « jungles » du Nord, mais ne sait que faire de leurs habitants.

Le grand squat de Calais s’était déjà vidé quand les 600 CRS sont arrivés, le 22 septembre à l’aube. Il y avait même plus de journalistes que de migrants, qui, par centaines, se sont éparpillés un peu partout. A Paris, gare de l’Est, ou planqués ailleurs sur la côte. On se croirait fin 2002, quand, sous les hourras de Jack Lang, Sarko fermait l’immense centre de Sangatte. « Problème réglé ! », se vantait-il. Quel visionnaire…

La semaine passée, le ministre de l’Immigration a fait exprès d’annoncer « l’éradication » à l’avance, « pour que les gens filent avant qu’on les attrape », a-t-il laissé filtrer. Il ne voualit, en effet, voir « ni grandes rafles ni chasse à l’homme ». Quelle humanité ! La preuve, Kouchner a applaudi. en fait, Besson savait très bien que des arrestations massives d’Afghans, Irakiens, Erythréens, Ethiopiens… ne serviraient qu’à montrer sa ridicule impuissance. impossible de tous les emprisonner, de tous les juger, et, surtout, impossible de les renvoyer dans leur pays en guerre…

ABSURDE

Dans l’histoire, tout est absurde. Et Besson orchestre ses coups : à gauche pour le refus des tests ADN ; à droite pour l’éradication des « jungles », justifiée, selon lui, par la traque aux passeurs, « qui ont supplanté, dans le monde, les trafiquants de drogue et d’armes ». Une lutte « sans merci ». Prouvée, ces dernières semaines, dans un campement de Vietnamiens à Angres, attaqué par des mafieux. Résultat ? Les passeurs ont disparu, la police a détruit le camp et arrêté les Vietnamiens. « Ensuite les policiers ont demandé aux bénévoles de venir les reprendre, ils ne savaient qu’en faire », raconte Lily, la présidente de Terre d’Errance, l’association de Norrent-Fontes qui veille sur une trentaine de migrants et compte des tas de gens : retraités ou jeunes, curés ou infirmiers, profs ou chômeurs…

« Entrez ! Un café ? Un thé ? », invite un Erythréen à Norrent-Fontes. Voilà donc ce que Besson va démolir : quatre marches qui descendes du talus vers une suite de cahutes, « résistantes à la pluie », faites de charpentes soutenant des bâches bleues. Au « salon », on s’affale sur un vieux canapé, des fauteuils ou des chaises. Au « mur », un tapis, une icône, des croix de Jésus, une peinture, des placards en larges lattes de pin. Très tendance. A terre, du lino coloré de chambre d’enfant. Une gazinière… Derrière, en enfilade, les « chambres ». Matelas en hauteur, posés sur des palettes de chantier. Une des plus belles « jungles » de la région sera-t-elle « éradiquée » ? Le maire a prévu, en cas de malheur, d’ouvrir une salle. Et, en une semaine, le camp s’est vidé de 17 personnes, passées en Angleterre. « C’est beaucoup plus facile en ce moment, on dirait qu’ils ont relâché les contrôles », remarque Lily.

DOIGTS CRAMES

En attendant, assis sur des bancs au soleil, les habitants de la « jungle » partagent pain, sauce tomate et piment. Leurs doigts sont lisses, leurs paumes aussi. Empreintes effacées, brûlées. C’est à ce prix qu’on évite le renvoi prévu par les accords de Dublin, dans le pays d’Europe où l’on est déjà passé et fiché. Certains « dublinisés » ont ainsi trois, quatre, cinq allers-retours entre la Grèce ou l’Italie et la France.

La technique de gommage est simple : « En Libye, on les a cramés sur du plastique, rapporte un Ethiopien, mais ça colle et ça pue, les flics de Kadhafi l’ont senti tout de suite et nous ont battus ! » Mieux vaut poser ses mains sur un feu de bois ou sur du fer chauffé. Cicatrisation assurée en deux semaines…

L’autre jour, Lily a prévenu un ami : « Bientôt, ils prendront les empreintes des pieds… » – Je brûlerai mes pieds ! – Ils prendront ton oreille, c’est unique aussi… – Je les couperai. » Lily hausse les épaules. « Ils ont traversé des continents, ils sont courageux, on devrait les accueillir à bras ouverts ! Tout ça est minable ! » Mais Besson est grandiose.

par Dominique Simonnot.

Déclaration de Ségolène Royal devant l’Internationale Socialiste à New York

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[NDLR : A mon humble avis, ami lecteur, il s'agit là d'un discours très fort. Applause !]

Voici le discours prononcé par Ségolène Royal à New York, devant l’Internationale Socialiste, réunie le 23 septembre 2009 dans l’enceinte des Nations Unies à New York.

 

Chers amis de l’Internationale Socialiste,

Je voudrais tout d’abord remercier Georges Papandréou, Président de l’Internationale socialiste et Président du PASOK de nous donner l’occasion de nous réunir ici, aux Nations-Unies, en ce lieu si symbolique. Cher Georges, nous espérons chaleureusement que le peuple de Grèce t’accordera sa confiance lors des élections générales qui se tiendront dans quelques jours.

Merci également à Ricardo Lagos, ancien Président du Chili, pour le remarquable rapport qu’il nous a remis, au nom de la Commission pour une société durable. Ricardo, tu me confirmes dans l’idée que nous aurons plus que jamais, nous socialistes de tous les pays, une voix puissante et originale à faire entendre à Copenhague.

Merci également à Jallal Talabani, Président de la République d’Irak d’être à nos côtés cet après-midi.

Comme vous tous ici, je voudrais que les mots que nous prononçons soient déjà des actes. Et que « dire » soit déjà « faire ».

J’étais à Rio en 1992 comme ministre de l’environnement de la France. Je suis à New-York en 2009.

17 ans.

17 longues années.

Et un sentiment qui gronde dans le cœur et l’âme des peuples du monde, un sentiment qui emporte tout, un sentiment que nous connaissons bien, nous, progressistes, parce qu’il est au principe de notre engagement : la colère.

Tout a déjà été dit. Depuis longtemps. Depuis trop longtemps. Trop de mots. Trop de déclarations sans effets. La valeur des engagements s’est émoussée, la valeur des serments s’est érodée.

Les beaux discours sur les tribunes. Les effets de manche. « Notre planète brûle et nous la regardons brûler » ; « nous révolutionnerons le capitalisme financier ».

Et derrière, la petitesse et la rouerie, et tout le monde qui se regarde en chien de faïence, et tout le monde qui regarde son voisin pour savoir s’il ne sera pas mieux traité.

Le bal des hypocrites.

Le bal des cyniques.

Le bal de ceux qui ne comprennent pas que le temps est venu.

Le bal de ceux qui ne voient pas que les peuples sont fatigués des simagrées des puissants.

Alors j’aimerais devant vous ne prononcer qu’un verbe.

Un verbe venu du tréfonds de notre conscience. Un verbe élémentaire. Un verbe clair et sonore, ardent.

Un verbe pour redonner du courage aux millions de réfugiés climatiques.

Un verbe pour dire aux centaines de millions de victimes de la crise financière : « vos vies valent plus que leurs profits »

Ce verbe, c’est le verbe « agir ».

J’ai écouté le Président Obama ce matin devant la tribune de l’Assemblée générale des Nations-Unies. J’ai entendu la force de mots sobres et efficaces. Les mots « actions » et « responsabilité ».

Il a énoncé des règles simples et courageuses. « Donner l’exemple ». « Conjuguer nos forces pour inventer un avenir meilleur ». « Agir sans attendre que d’autres aient fait le premier pas ».

Voilà ce que doit être une politique de générosité et de fraternité mondiale.

Il est des tournures d’esprit avec lesquelles nous devons impérativement rompre : les jeux tactiques sans retours, les stratégies à trois bandes, à cinq bandes, à milles bandes. « Si je fais un pas en avant, l’autre me suivra-t-il ? » ; « si je m’engage, moi, nation du Nord, dans une réduction de 80% de mes émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050, les pays émergents n’en profiteront-ils pas ? » « Si je durcis les conditions de rémunération des traders, les autres places financières n’en tireront-elles pas un avantage à mon détriment ? »

Tout cela est fini. Les petits calculs de la realpolitik sont aussi dérisoires que vains lorsque ce qui est en jeu, c’est la survie de l’espèce elle même.

Que cela ne nous empêche pas de raisonner en termes d’intérêt bien compris. Bien sûr. Car loin de nous l’idée d’être des colombes naïves dans un univers d’acier. Mais je vous en conjure, regardons-le avec un peu de hauteur cet intérêt !

Car celui qui gagne, ce n’est pas celui qui ne lâche rien, c’est au contraire celui qui donne l’exemple et fait le premier pas.

Celui qui gagne dans le jeu international, c’est celui qui s’attire l’amitié des peuples, celui qui noue de nouvelles collaborations, celui qui respecte l’intérêt général.

Celui qui respecte contre celui qui méprise.

Celui qui est droit contre celui qui est tortueux et retors.

La nation la plus glorieuse aux yeux des générations futures, c’est celle qui, par la force contagieuse de sa vertu, aura su mettre en mouvement toutes les autres ; c’est celle qui, sans mots dire, par sa seule obstination à agir pour le mieux, aura contraint toutes les autres à se justifier. Et à agir à leur tour.

Regardez nos opinions publiques. Ne croyez-vous pas qu’elles demanderont des comptes à nos gouvernements si elles voient que d’autres vont plus loin, plus vite ?

La perception de notre commune humanité ne doit pas nous conduire à nier les concurrences, les intérêts divergents qui parfois nous opposent. Mais justement : retournons cette émulation, utilisons-la comme un levier d’Archimède, faisons en sorte qu’elle devienne une émulation pour le meilleur et non pour le pire.

***

Chers amis

Il est des moments de l’histoire où tout se cristallise, tout se dessine, tout se noue, tout se joue.

Nous vivons un tel moment.

Nous vivons une époque que les générations futures observeront en se disant : tout s’est décidé au cours de ces quelques mois de l’année 2009.

Tout, c’est d’abord les négociations sur le climat. Et je ne veux pas avoir à dire un jour à mes petits enfants : « Nous n’avons pas été capables d’empêcher une hausse de la température du globe de plus de deux degrés, nous n’avons pas été capables de diminuer chez nous, dans les pays du Nord, nos émissions de plus de 80%. »

Je ne veux pas avoir à confesser un tel échec.

Et je suis sûre qu’aucun de nous ici ne le veut.

Alors la feuille de route est claire : objectifs chiffrés contraignants, étape intermédiaire en 2020 avec une réduction de 20% des rejets de gaz carbonique par rapport à 1990, réduction de 50% en 2050, 80 % pour les pays développés. Agissons enfin.

Tout, c’est ensuite l’avenir du capitalisme mondial. Je ne veux pas avoir à dire un jour à mes petits-enfants : « Nous n’avons pas été capables de prévenir la grande crise mondiale des années 2020. » Je ne le veux pas et je suis sûre que personne ici ne le veut.

D’une certaine manière, nous avons la chance de pouvoir prédire l’avenir : si nous réformons en profondeur le système bancaire, par exemple en séparant banques de dépôts et banque d’affaires, si nous plafonnons les bonus des traders, si nous imposons des limites à la rémunération sans bornes que prélèvent les actionnaires, au détriment des salariés et de l’investissement dans l’entreprise, si nous faisons tout cela alors nous pourrons regarder les générations futures avec la fierté du devoir accompli.

Si nous ne le faisons pas, nous lirons dans leur regard un légitime reproche : celui de n’avoir pas fait tout ce qui était en notre pouvoir pour leur épargner ce dont nous avons été nous même les victimes expiatoires.

Tout, c’est également le désarmement mondial. Il se passe ces jours-ci des évènements inédits. Pendant quelques années, malgré la fin de la guerre froide, malgré la transformation profonde des conflits, nous avons pu croire que la réduction des arsenaux nucléaires marquait un pas. Mise en cause du Traité ABM sur les missiles anti-missiles, projet de bouclier aux marches de la Russie : la course semblait relancée, avec des effets de réverbération mondiaux, en Corée du Nord et en Iran notamment.

Des lueurs d’espoir apparaissent à nouveau. Enfin les Etats-Unis sont prêts à faire, courageusement, le premier pas en faveur d’une réduction. C’est une chance pour le monde entier.

Soutenons ces efforts partout. Ceux qui justifient la prolifération en pointant du doigt les Etats-Unis en seront pour leur frais.

Soyons vertueux partout. Nous n’en serons que plus légitimes pour combattre avec une fermeté et une détermination sans faille toutes les formes de prolifération.

Tout, c’est enfin les inégalités Nord/Sud. Là aussi plus de grands discours. Plus de déclarations. Mais des actes. Un prélèvement sur les transactions de change par exemple, cette fameuse contribution Tobin, dont on reparle à nouveau. Les opinions sont prêtes, aux gouvernements de leur emboîter le pas.

***

Il y a 70 ans éclatait le second conflit mondial. Notre liberté, notre dignité, notre humanité étaient menacées. Des Nations aussi antithétiques que les Etats-Unis d’Amérique et l’Union soviétique se rassemblaient pour vaincre un même péril. Unis face à la même menace, face à la même barbarie. Unis par la même fraternité d’armes.

C’est avec le même esprit d’union internationale que nous devons renouer.

Le temps est à l’action, le temps est à la décision, le temps est la prise de conscience radicalement lucide que tout se joue ces jours ci, ces semaines ci.

Nous avons encore la possibilité de décider librement de notre avenir. Mais nous n’avons plus beaucoup de temps. A nous de faire notre devoir. A nous de faire ce qui est juste. A nous de donner le meilleur de nous pour un monde meilleur.

Un chômeur de longue durée découvre un fantastique trésor

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© Peter M. Fisher/Corbis/Peter M. Fisher

 

http://www.lepost.fr/article/2009/09/25/1711607_un-chomeur-de-longue-duree-decouvre-un-fantastique-tresor.html

 

Ce Britannique âgé de 55 ans est chômeur de longue durée, et le voilà, devenu célèbre et riche !

Par quel miracle ?

Pas de miracle dans cette « belle histoire », mais plus prosaïquement, c’est grâce à son détecteur de métaux, que Terry Herbert a retrouvé le moral.

Le 5 juillet dernier, à Bumtwood, Terry a parcouru le champ en face de chez lui avec son détecteur.

Et là, Terry est tombé sur un trésor, relate Le Parisien.

Mais pas n’importe quel trésor.

Les archéologues britanniques estiment qu’il s’agit d’un trésor « digne du tombeau du pharaon Toutankhamon ».

Un trésor qui, selon les archéologues serait « un joyau de l’art anglo-saxon », datant du VIIème siècle.

Un trésor estimé à plus d’un million d’euros et qui se compose de pas moins de 1.345 objets.

En vrac : des bagues, des broches, des épingles à vêtements, mais aussi une collection de pommeaux d’épées d’apparats décorés de grenat…

Terry a retiré de « son champ » 5 kg d’or et 2 kg d’argent.

Un trésor qu’il va partager avec son voisin, propriétaire du champ.

Alors comment on découvre un tel butin ?

C’est très simple, explique Terry :

« Je m’ennuyais cet été et j’ai demandé à mon voisin si je pouvais effecteur des fouilles dans son champ. J’y suis allé. »

C’est vraiment très simple, non ?

« Et là, très vite, mon appareil a sonné. J’ai passé cinq jours à tout déterrer », confie l’heureux homme.

L’emplacement du trésor est tenu secret à la demande des autorités archéologiques.

Pour éviter le pillage…

D’autres recherches vont être effectués aux alentours de ce champ.

Les historiens disent avoir « 20 ans de travail » devant eux avec cette découverte.

Et Terry, très pragmatique, va s’acheter une maison pour sa retraite avec la revente de son trésor.

Les socialistes de retour en Grèce

Source : Reuters

Après cinq ans de règne conservateur, les socialistes du Pasok ont largement remporté les élections législatives anticipées en Grèce, s’engageant à combattre avec succès par la relance une crise économique qui a provoqué la chute de leurs adversaires.

Après dépouillement des votes dans 50% des bureaux, les socialistes remportent 43,6% des voix, contre 38,10% en 2007 et devraient ainsi disposer de 160 sièges sur 300 au parlement.

Les conservateurs de la Nouvelle Démocratie, qui dirigeaient le gouvernement sortant, recueillent 35% des suffrages, contre 41,84% il y a deux ans, après avoir été attaqués sur leur gestion de la crise économique et leur incapacité à lutter contre la corruption.

Le Premier ministre Costas Caramanlis a reconnu la défaite de son camp et souhaité bonne chance à son rival socialiste.

« Je tiens à féliciter (le leader socialiste) George Papandréou pour sa victoire. Comme chaque Grec, j’espère qu’il réussira dans le grand défi qui l’attend dans ces circonstances difficiles », a-t-il déclaré aux journalistes.

« J’assume la responsabilité de la défaite et déclenche la procédure pour l’élection d’un nouveau président du parti », a-t-il ajouté.

« Aujourd’hui, nous avons changé le cours des choses pour la Grèce et pour nos vies. Aujourd’hui, nous entamons un grand effort national pour remettre notre pays sur la voie du redressement, du développement et de la création », a déclaré Papandréou aux journalistes, après avoir revendiqué la victoire devant ses partisans enthousiastes.

L’extrême droite du LA.O.S passe de 3,8% des voix en 2007 à 5,5%, les communistes de 8,15% à 7,2%, la coalition de gauche de 5,04% à 4,3% et les écologistes de 1,05% à 2,3%.

Dans un concert d’avertisseurs, des milliers de militants socialistes en liesse se sont rassemblés devant le siège du parti à Athènes en agitant des drapeaux verts du Pasok.

Les analystes pensent que les marchés réagiront favorablement à l’issue du scrutin.

« Non pas parce qu’ils avaient une préférence pour l’un des deux partis mais parce que le nouveau gouvernement, avec une majorité absolue au parlement, aura quatre années de visibilité pour appliquer son programme », a expliqué Alexander Moraitakis, président de l’association de courtiers en bourse Smeha.

DEUX « HÉRITIERS » FACE À FACE

Les chefs de file des deux formations, héritiers de dynasties politiques, le socialiste George Papandréou et le conservateur Costas Caramanlis, s’affrontaient pour la troisième fois.

Ils affichaient des programmes diamétralement opposés pour résorber un déficit budgétaire béant et une dette publique qui échappe à tout contrôle.

Caramanlis prônait deux années d’austérité, au nom de la « responsabilité ».

George Papandréou, pour sa part, plaidait pour un alourdissement de la fiscalité sur les plus hauts revenus, proposant d’injecter trois milliards d’euros dans l’économie pour relancer la croissance et alimenter les recettes publiques.

La répartition des sièges se fait à la proportionnelle par grandes circonscriptions, avec une prime qui attribue 40 députés supplémentaires au parti arrivé en tête.

A son arrivée au pouvoir en 2004, Costas Caramanlis promettait de tirer un trait sur une ère socialiste de plusieurs dizaines d’années émaillée de nombreux scandales. De nouvelles affaires de corruption, auxquelles la crise mondiale est venue s’ajouter, ont eu raison de l’enthousiasme soulevé par les Jeux olympiques d’Athènes.

Après plusieurs années d’une croissance à 4%, l’évolution du PIB devrait être nulle en 2009. La crise n’est pas aussi grave que dans certains Etats membres de l’Union européenne, frappés par la récession, mais la dette publique, évaluée à 103% du PIB cette année, accroît considérablement la vulnérabilité de l’économie grecque.

Version française Jean-Philippe Lefief, Grégory Blachier, Guy Kerivel et Pascal Liétout

Les Amis de L’Atelier (maltraitent les personnes handicapées)

 

Source : Le Canard Enchaîné

par Dominique Simonnot


Tribunal de Nanterre

  Le président est connu pour son caractère facétieux : « A l’attaque, monsieur le Procureur ! Banzaï, taïaut ! On commence ! »  C’est une affaire de diffamation, avec plus de dix témoins. « Hélas, nous n’avons aucune salle où vous entasser ! Dommage… Si les témoins meurent étouffés, ça évite de longs débats ! »

  Les trois prévenus s’avancent. La jeune Michèle, qui, sur son blog, racontait les affreuses aventures de Seb, son frère handicapé, dans une maison d’accueil. Les deux autres, un psychiatre et son assistante, virés du centre, ont alimenté le blog.  » Tout va très mal, se plaignait Seb par la voix de Michèle, nous sommes victimes de maltraitance, de manque de surveillance et nous ne pouvons pas parler à cause de notre handicap… »   » Des fois les éducateurs se gênent pas pour parler de choses cochonnes devant nous et se moquent quand on a des érections. »   » On nous a supprimé les kinés, l’orthophoniste, le psychomotricien… »  Et ainsi de suite. Jusqu’à la plainte furieuse des Amis de l’Atelier, qui gèrent une quarantaine de ces centres spécialisés en Ile-de-France.

  Les témoins défilent. Anciens salariés ou parents :  » Les repas étaient infects, avariés. On a trouvé un bout de verre, une vis, des insectes dans les haricots… »   Pas d’eau chaude pendant trois semaines. Les chariots de médicaments traînaient dans les couloirs. Pas assez de médecins ni d’infirmiers. Seb a été blessé sans que nul n’avertisse sa mère, une secrétaire a été licenciée après avoir signalé des violences. » Eh ben ! sifflote le proc’, ça avait l’air joyeux, là-dedans ! »

  Le directeur des Amis de l’Atelier, un homme rond aux yeux bleus, tient absolument à témoigner.  » Levez la main droite, dites je le jure ! »  Le témoin recule, frappé par Satan, il est de religion mennonite :  » Je ne peux pas prêter serment… »  Le voilà qui invoque Saint Mathieu à la rescousse, récite les Saintes Ecritures  » La lumière est lumière… »  – Ca commence bien ! râle le procureur. – Très bien ! Au revoir, monsieur ! » , renchérit le président, accablé. « Les mennonites sont très gentils, tout-à-fait innofensifs, ce sont des descendants des amish… »   rassure à la ronde leur avocat.

   » Nous sommes laïcs ! »  proteste le témoin suivant. D’autres parents sont « très satisfaits des « Amis »" et, selon un rapport de la Ddass, tout serait désormais arrangé.

  Déjà près de cinq heures d’audience, et lors d’une suspension le directeur poursuit le proc’ : « Prenez et lisez, c’est saint Mathieu tout de même ! »   En vain. Le proc’ enrage un requérant : « Mais c’est un autre siècle ! Je suis particulièrement préoccupé de voir ce monsieur à la tête d’une telle association ! »  Le président, un mécréant, en rajoute, remerciant chacun, « sauf un témoin ! » Relaxe générale pour « bonne foi » et « vérité des faits ». Très rare. Que faisait Saint Mathieu ?

  [NDLR : Le genre d'histoires qui me colle une bonne nausée... J'espère que ces fous furieux seront mis hors d'état de nuire.]

Police@hotmail.fr

   Une idée qui aurait pu faire grand bruit, ami lecteur, et bizarrement, qui est passée relativement inaperçue…

  Des policiers de l’Essonne ont, de leur propre initiative, ouvert une boîte email afin de permettre aux citoyens de dénoncer des infractions dont ils auraient été témoins.

  Les libertaires voient là-dedans, d’emblée, une atteinte à l’intimité de la population – avec des mouchards citoyens, couverts par un (relatif, puisqu’on peut toujours tenter de pister un mail, mais bon…) anonymat, rappelant les grandes heures de l’amitié franco-allemande passée.

  Ce qui est un réflexe stupide, à mon humble avis. Pourquoi ? Parce que la marque a déjà été déposée, déjà : RG, citoyens modèles (sisi, rappelez-vous, les espions citoyens de Sarkozy, dont on ne sait pas trop ce qu’ils sont devenus…), police en civil, indics, caméras, etc… on n’a que l’embarras du choix de la surveillance, aujourd’hui.

  Ensuite, parce qu’invoquer la liberté individuelle, en l’opposant à la répression des délits et autres crimes, c’est un jeu crétin qui revient à se coller sur le front un joli sticker « je suis un anarchiste partisan de la voyoucratie », particulièrement apprécié par l’UMP.

  Et puis, de toute façon, Alliance – le syndicat majoritaire et bien de droite des policiers – s’est opposé à l’idée, au titre que : « ça nous ferait trop de boulot à gérer d’aller vérifier tout ça. Circulez, y’a rien à voir, et puis de toute manière on sait déjà ce qui se passe alors hein ! ».

  Faut dire que feu Edvige, et maintenant EDVIRSP, est passé par là, entretemps…

  Différentes idées, soulevées par ce concept, me semblent pourtant intéressantes : en premier lieu, commençons par le laid : cette boîte aux lettres électronique pourrait devenir le théâtre de règlements de comptes bien veuls. Encore que… si la zizanie entre les gangs peut permettre d’arrêter quelques pions, je n’irais pas trop pleurer sur leur sort…

  Non. Le vraiment glauque, serait évidemment de considérer la portée d’une dénonciation calomnieuse, qui donnerait lieu à des injustices du type « Outreau ».

  Et pourtant… j’y reviens, mais tout n’est pas à jeter dans cette idée. Question de modalités d’application, peut-être; dans certains quartiers, les gangs ont leurs propres mouchards, postés devant les postes de police, pour renseigner leurs patrons sur les balances. Dur, donc, de rapporter une infraction, ou de témoigner en tant que victime; Internet eut permis d’éviter ce travers de notre politique sécuritaire. A supposer que cette boîte mail fut reliée à un véritable – et c’est peut-être ICI que réside le problème – système d’enquête, doté d’effectifs suffisants, et surtout sachant garder le recul nécessaire de la présomption d’innocence.

  En résumé, une telle méthode supposerait une politique sécuritaire en adéquation avec les besoins des citoyens, en termes humains et matériels, doublée d’un sens de la distanciation, face à de possibles abus d’autorité.

  Voilà. Je n’ai pas vraiment envie d’être sarcastique, ami lecteur… Qu’en penses-tu ?

L’imposition des indemnités journalières en cas d’accident du travail…

  En ces temps de crise économique, tout est bon pour renflouer les caisses de l’Etat…

  Etat d’urgence oblige, l’UMP râcle donc du côté des revenus de remplacement. L’indemnité journalière en cas d’accident du travail, présentée par notre très cher Copé, avait il y a à peine deux semaines le soutien – pardonnez du peu – de Son Altesse Sérénissime Sarkozy, et du Grand Vizir Fillon.

  « C’est de la coproduction budgétaire, et cela rapportera environ 150 millions d’euros » se félicitait le chef du groupe parlementaire UMP à l’Assemblée.

  Hélas, ami lecteur, nous ne saurons peut-être pas (de sitôt ?) l’ampleur de la mesure envisagée pour faire raquer les accidentés du travail… de manière surprenante, ce n’est pas tant l’aspect moral de cette idée qui a semblé choquer les rangs de la majorité, au point de persuader Sarkozy lui-même de faire marche arrière, un peu dépité; Non ! Imposer ces fameuses indemnités serait jeter, si l’on en croit les parlementaires UMPistes, un fâcheux pavé dans la mare, qui risquerait de ramener l’attention du vil prolétaire soupçonneux sur d’autres types d’indemnités… telles celles des parlementaires, ou des journalistes. Héhé.

  Courage, fuyons ! Les accidentés du travail pourront remercier les privilèges des castes dirigeantes – elles ont sauvé, pour cette fois, une part de leur revenu de remplacement…

Conjoncture, impôts, taxes : ce qui attend les français

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Source : Le Figaro – par Cécile Crouzel

 

• La taxe carbone instaurée

À partir de 2010, les ménages et les entreprises payeront une taxe supplémentaire sur leur consommation de pétrole, de fioul, de gaz et de charbon. Cette taxe est de 17 euros la tonne de carbone en 2010, soit une hausse de 4,11 centimes par litre d’essence. Mais les ménages recevront une compensation, qui réduira leur impôt sur le revenu (IR). Ceux qui ne payent pas d’IR recevront un chèque vert. La compensation sera de 46 euros par un adulte en zone urbaine et de 61 euros en milieu rural. Chaque enfant donnera droit à une majoration de 10 euros.

 

• Le crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt resserré

Ceux qui achètent ou construisent leur résidence principale ont droit aujourd’hui à un crédit d’impôt égal à 40 % des intérêts d’emprunt, la première année, et à 20 % les quatre années suivantes. Le durcissement prévu dans le PLF 2010 ne concerne que les logements neufs. Si ces derniers ne respectent pas la norme « bâtiment basse consommation » (BBC), le crédit d’impôt sera de 30 % la première année, puis de 15 % les suivantes pour les acquisitions réalisées en 2010. Pour les acquisitions en 2011, les taux seront respectivement de 25 % et 10 %, puis en 2012 de 15 % et 5 %. En 2013, le crédit d’impôt aura disparu pour l’achat de logements neufs non « BBC ».

 

• Le Scellier moins généreux

Si le logement n’est pas BBC, les contribuables qui acquerront en 2010 un logement neuf en vue de le louer dans le cadre du Scellier ne bénéficieront plus que d’une réduction égale à 20 % du prix d’acquisition, au lieu des 25 % initialement prévus dans le dispositif. Pour les acquisitions de 2011, le taux sera de 15 %. Rien ne change pour les logements acquis en 2009.

 

• Le malus automobile durci

En 2010, le bonus automobile sera maintenu entre 200 et 5 000 euros pour l’achat de véhicule émettant moins de 125 grammes de CO² contre 130 actuellement. Le malus automobile s’appliquera aux véhicules émettant plus de 156 grammes de CO2 contre 160 aujourd’hui. Mais dès 2011, le seuil sera abaissé à 151 grammes.

 

• Le doublement du PTZ prolongé

Le prêt à taux zéro (PTZ) est prolongé jusqu’au 31 décembre 2012. Pour le neuf, le PTZ a été doublé en 2009 : il peut atteindre 65 100 euros. Ce PTZ doublé sera maintenu jusqu’au 30 juin 2010. Puis le plafond sera de 48 750 euros jusqu’au 31 décembre.

 

• La TVA réduite sur les climatiseurs supprimée

Actuellement, les équipements de climatisation bénéficient d’une TVA à 5,5 % lorsqu’ils sont installés dans un logement de plus de deux ans. En 2010, le taux de TVA sera ramené au niveau normal de 19,6 %.

 

• La TIPP rehaussée en région

Les régions seront autorisées à augmenter la taxe intérieure de consommation des produits pétroliers (TIPP), jusqu’à 1,35 euro par hectolitre pour le gazole et 0,73 euro par hectolitre pour l’essence.

 

• Les indemnités de départ à la retraite davantage taxées

Les indemnités de départ volontaire à la retraite, hors plan social, seront soumises à l’IR au 1er euro, et non plus à partir de 3 050 euros.

 

• La taxe professionnelle réformée

Au 1er janvier 2010, la TP sera remplacée par la cotisation économique territoriale (CET). Les entreprises gagneront au change 4,3 milliards d’euros par an et même 11,7 milliards en 2010 (du fait de reliquat de remboursement). Seules les activités financières payeront 1 % d’impôt en plus avec la CET. Et les entreprises de télécoms, d’énergie et du ferroviaire devront s’acquitter d’une nouvelle taxe, l’Ifer pour imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux, à hauteur de 1,5 milliard.

 

 

 


 

L’assurance-vie n’échappera plus à la CSG

Les Français qui utilisent l’assurance-vie pour transmettre un capital à leurs proches vont perdre un petit avantage ! Le gouvernement entend en effet mettre davantage à contribution ce placement pour réduire le déficit de la Sécurité sociale. Aujourd’hui, les gains réalisés sur un contrat d’assurance-vie sont certes déjà soumis aux prélèvements sociaux (CSG, CRDS…), soit 12,1 %. L’épargnant les paie chaque année s’il dispose d’un contrat «monosupport» en euros. En revanche, il les règle seulement lorsqu’il fait un retrait, s’il détient un contrat «multisupports» (qui offre plusieurs supports d’investissement). Et c’est là que le bât blesse. Car si l’épargnant décède, le capital revient aux bénéficiaires qu’il a désignés, qui, eux, n’ont pas à régler de CSG et autres CRDS. Le contrat s’en trouve ainsi de facto exonéré. (A.B.)

La Politique Agricole Commune, un jackpot pour les industriels !

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Source : Courrier International – par Doreen Carvajal et Stephen Castle

Etonnant mais vrai : les plus gros bénéficiaires de la PAC sont aujourd’hui les géants de l’agroalimentaire… ou même les entreprises de BTP !

  Arids Roma est une dynamique entreprise de BTP catalane qui construit des routes et produit des montagnes de gravier. Pourtant, en 2008, elle a perçu 1,59 million d’euros en subventions agricoles de l’Union Européenne. Le programme communautaire d’aide à l’agriculture est le plus généreux au monde : l’an dernier, il a distribué plus de 50 milliards d’ueros – et pas seulement aux paysans. C’est au titre de sa contribution au développement rural qu’Arids profite de ses largesses. De l’argent bien dépensé, si l’on en croit le gouvernement régional de la Catalogne, qui a demandé ces fonds à l’Europe avant de les transférer à la firme. « Les routes goudronnées qui relient les villages facilitent la mobilité des tracteurs », justifie Georgina Pol Borràs, porte-parole du gouvernement régional. Cette année, pour la première fois, chacun des vingt-sept Etats membres de l’UE était tenu de divulguer sur Internet [http://ec.europa.eu/agriculture/funding/index_fr.htm] – NDLR : après vérification, le site demande, en premier lieu, de renseigner exactement les coordonnées de l’entreprise visée, et ne semble pas fonctionner de toute manière, en France ! -le nom de tous les bénéficiaires de ces aides.

  L’analyse par The New York Times et l’International Herald Tribune des données diffusées par les principaux pays permet de se faire une idée précise des bénéficiaires. Elle montre aussi à quel point le programme a évolué au fil du temps, bien au-delà des objectifs initiaux qui étaient d’accroître la production alimentaire et d »aider les agriculteurs à faire face aux fluctuations du marché, pour mettre davantage l’accent sur le développement rural. Cette évolution s’est accompagnée d’une décentralisation du système, les Etats disposant d’une plus grande marge de manoeuvre pour attribuer les subventions.

  Si les propriétaires fonciers et les agriculteurs se taille toujours la part du lion, avec 37,5 milliards d’euros au total, plusieurs centaines de millions sont allés à des particuliers et à des entreprises qui n’ont pas grand-chose , voire rien à voir avec l’agriculture stricto sensu. Les grands gagnants sont des multinationales comme les conglomérats de l’agroalimentaire, les producteurs de sucre et les distillateurs.

  En France, c’est le groupe Doux, numéro un européen de la volaille, qui a décroché le jackpot avec 62,8 millions d’euos, suivi par une dizaine de sucriers qui ensemble ont engrangé plus de 103 millions d’euros. Le premier exploitant agricole figurant sur la liste est la bannaneraie guadeloupéenne Bois Debout, avec 4,22 millions d’euros.

  Les groupes sucriers ne gèrent pas d’exploitations agricoles et Doux laisse à des milliers de sous-traitants le soin d’élever des poulets. Mais ils ont droit aux restitutions agricoles à l’exportation, remboursements destinés à combler l’écart, pour un produit, entre le prix européen et le prix mondial plus bas. C’est ainsi que le confiseur allemand Haribo a encaissé 332 000 Euros pour le sucre entrant dans la fabrication de ses oursons gélifiés, ou que la société vénitienne Ligabue, spécialisée dans la fourniture de repas aux transporteurs aériens et aux compagnies de luxe, a obtenu 148 000 euros pour les sachets de sucre et de lait en poudre qu’elle a « exportés » dans les estomacs des passagers voyageant hors de l’UE.

  Finalement, estiment les responsables européens, ces subventions profitent aux paysans locaux, puisque sans elles, les entreprises auraient acheté ailleurs des produits agricoles moins chers. Mais les remboursements créent d’énormes distorsions dans le commerce international, en tirant les prix mondiaux à la baisse et en court-circuitant les paysans pauvres des pays tiers, qui voient leurs revenus baisser. C’est une autre forme de soutien des prix, vestige d’un système qui encourageait la surproduction alimentaire, et auquel les autorités européennes espèrent mettre fin à l’horizon 2013.

  Les fonctionnaires européens assurent pour leur part avoir simplement adapté le modèle initial pour soutenir toutes les formes d’agriculture moderne. « Le développement rural ne se limite pas aux exploitations agricoles, il faut également prendre en compte les projets écologiques et soutenir l’économie rurale », plaide Michael Mann, porte-parole de la Commission européenne. « Aussi est-il pleinement justifié de rétribuer des sociétés non agricoles pour un projet générateur d’emplois et de prospérité en zones rurales. »

  Les subventions agricoles représentent un outil économique controversé, une vache sacrée pour la classe politique aux Etats-Unis et en Europe. Bruxelles y consacre 53 milliards d’euros par an, soit plus de la moitié de son budget annuel et quatre fois plus que l’aide totale accordée par Washington aux agriculteurs américains. Elles coûtent à chacun de ses citoyens environ 110 euros par an, selon les calculs de Bruxelles. L’enveloppe est alimentée par les droits de douane, la TVA et une contribution fournie par chaque Etat-membre en fonction de sa richesse. « Les ménages payent deux fois pour leur alimentation », résume Stefan Tangermann, économiste [de l'OCDE] spécialisé da&ns l’agriculture. « Ils paient d’abord plus cher dans les magasins, puis ils sont soumis à des taxes qui financent les subventions. »

  L’Europe renonce peu à peu aux mesures de soutien mises en place dans les années 1960, lorsqu’il fallait accroître l’offre alimentaire et aider des régions agricoles qui se relevaient  à peine des ravages de la Seconde Guerre Mondiale. De réforme en réforme, elle a cessé de lier les subventions à la production, une pratique qui avait engendré des montagnes d’excédents dans les années 1980. Désormais, c’est la surface cultivée qui est prise en compte, et non plus le volume des récoltes.

   Par ailleurs, une part plus importante des fonds est destinée à un plan de développement rural qui a distribué 8,5 milliards d’euros en 2008, en fonction des axes de développementfixés par les directives européennes : agriculture biologique, agrotourisme, infrastructures, énergies renouvelables et activités rurales. Dans ce cadre, les gouvernements nationaux sont pratiquement libres de choisir les bénéficiaires  des aides. C’est ainsi qu’un producteur de gravier comme Arids a pu prétendre à des subventions, ou que le fournisseur espagnol d’électricité Endesa a touché 460 000 Euros pour l’installation de lignes électriques.

  Aussi critiquée soit-elle par des économistes et des dirigeants politiques, cette prodigalité a aussi ses défenseurs. David Blandford, professeur d’économie agricole à l’université d’Etat de Pennsylvanie, aux Etats-Unis, loue la sagesse de la PAC, y compris lorsqu’elle subventionne la construction de routes. « L’essentiel, souligne-t-il, c’est de soutenir l’économie. Dans nombre de zones rurales, l’avenir de l’agriculture et la situation des paysans dépendant en réalité de l’économie dans son ensemble. »

  Si aujourd’hui, la plus grosse part du gâteau va toujours aux paiements directs pour les terres agricoles, cette catégorie de subventions fait elle aussi l’objet de controverses. Du moment que la terre est entretenue dans le respect des normes environnementales, elle ouvre droit à une subvention, même si elle n’est pas exploitée. Il suffit d’en être propriétaire. Plus on est riches, plus les aides sont donc conséquentes. Ainsi la Reine d’Angleterre a -t-elle perçu 473500 livres sterling [550000 euros] pour son domaine de Sandringham, propriété de plus de 8000 hectares qui appartient à la famille royale depuis 1862. Le prince Alberrt de Monaco a quant à lui reçu 507972 eurospour ses champs de blé en France. A titre de comparaison, un petit paysan roumain a touché 400 euros en moyenne.

  Les multinationales, qui peuvent récupérer de l’argent dans tous les pays où elles sont implantées, tirent également fort bien leur épingle du jeu. Par exemple, le géant américain de l’agroalimentaire Cargill, dont le chiffre d’affaires a atteint 120 milliards d’euros en 2008, a collecté au moins 10,5 millions d’euros dans huit Etats membres de l’UE.

  Par souci d’équité, certains économistes suggèrent de fixer un seuilau-delà duquel les particuliers comme les entreprises ne seraient plus éligibles aux aides. « Si l’objection est de fournir un complément de revenu agricole, il faut réserver les subventions aux plus modestes, que ce soit en fonction des revenus ou des bénéfices imposables », avance Catherine Moreddu, économiste de l’OCDE. « Mais, pour l’heure, on en est loin. »

Insultes racistes dans la Gendarmerie (bien graves…)

Source : Le Post/Le Parisien

Six militaires accusent leur hiérarchie de racisme et de discrimination.

Ils font tous partie de la gendarmerie mobile de Versailles-Satory, dans les Yvelines.

Et tous les six, ont envoyé un courrier à la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde).

Dans ce courrier, les militaires demandent qu’une enquête soit diligentée.

Les six gendarmes sont parfaitement conscients que leur requête pourrait entrainer des « représailles », selon leur propre terme…

Que s’est-il passé ?

Selon eux, ils se feraient régulièrement traiter de «bougnoule» ou «nègre» et seraient l’objet d’humiliations répétées par certains supérieurs.

Mais encore ?

Selon Le Parisien, lors d’une cérémonie officielle, un capitaine a trempé dans la bière les galons de sous officiers qu’il devait remettre à deux gendarmes de confession musulmane puis leur a demandé d’ouvrir la bouche pour y accueillir les galons imbibés d’alcool.

Le service de communication de la gendarmerie confirmerait que « des propos totalement inappropriés » auraient été tenus par un capitaine.

Un capitaine aurait été «lourdement sanctionné », selon les autorités militaires.

Twitter : contre-pouvoir ou mouchoir de poche ?

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Source : Metro – par Carine Senft-Gouin

Twitter est entré dans l’Histoire en tant qu’acteur de la révolution en Iran. Outil d’informations en temps réel pour certains, de désinformation pour d’autres, son rôle restera quand même à déterminer dans la tournure politique des évènements.

Peu importe. Depuis, Michael Jackson est mort, confortant Twitter dans son rôle de cimetière virtuel géant. Les internautes en deuil ont troqué leurs profils aux couleurs de l’Iran contre le brassard signé King of the Pop. Ambiance « We are the world ». On voudrait nous faire croire que le monde ne fait qu’un, que le web social aurait gagné son pari. Or, il est devenu, comme la télé-réalité, le miroir de nos fantasmes et de notre voyeurisme. On y cherche la mort en direct en Iran, ou dans les eaux sombres où s’échouent les Airbus, on scrute les commentaires des internautes qui pleurent le décès d’un proche, on renifle le dernier souffle du roi de la pop et les détails lugubres de se sexualité.

L’émotion collective n’est pas constructive, elle est trivilae. Les communautés virtuelles se prennent la main en pensant changer le monde. Or elles le maintiennent sous perf en pleine agonie en abreuvant le service peu sophistiqué de messages inaudibles et désarmants.

C’est dommage car, hier encore, Twitter était un lieu unique de partage des connaissances et donc d’enrichissement intellectuel. Il était surtout un canal puissant d’action collective. Rappelons que le service a joué un rôle majeur pour fédérer les Pirates contre Hadopi en France. Cette semaine en Chine, un réseau d’activistes connectés sur un service de microblogging similaire faisait reculer le gouvernement dans l’installation de mouchards dans les ordinateurs. Bizarrement, j’en viens presque à penser que, pour former un véritable contre-pouvoir citoyen, les utilisateurs de Twitter devraient faire preuve d’autocensure.

Nadine Morano surprise en train de jouer à Grand Theft Auto (avec ses enfants !)

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Source : Le Monde.fr

Une photo publiée par Paris Match montre la secrétaire d’État à la famille jouant avec ses enfants à Grand Theft Auto, un jeu dont elle avait dénoncé « l’amoralité ».

C’est une scène familiale classique : dans le reportage qui lui est consacré par Paris Match, on peut voir une photo de Nadine Morano, secrétaire d’État à la famille, qui la montre jouant avec ses enfants à un jeu vidéo. Problème : comme le note le site Arrêt sur Images, il ne s’agit pas de n’importe quel jeu vidéo. La secrétaire d’État et son fils jouent en effet à Grand Theft Auto (GTA), une franchise de Rockstar dans laquelle le joueur incarne un jeune malfrat qui grimpe petit à petit les échelons du crime organisé. Au menu : courses-poursuites en voiture et fusillades.

Or, lors de la sortie du quatrième opus de la série, Nadine Morano avait dénoncé la violence du jeu, qu’elle jugeait « amoral », et avait appelé les parents à la « vigilance » concernant les jeux vidéo utilisés par leurs enfants. Les différents épisodes de GTA sont déconseillés aux moins de 17 ans en Europe et interdits à la vente aux mineurs aux États-Unis. Pourtant, la photo publiée par Paris Match montre que la fille cadette de la secrétaire d’État, âgée de 13 ans, regarde son frère aîné jouer.

Les services de Nadine Morano ont précisé à France Info que, dans cette scène, la secrétaire d’État a justement réuni ses enfants pour les « mettre en garde » et leur expliquer le « bon usage » des jeux vidéo. Interrogée sur France 2, la secrétaire d’État a expliqué que le jeu « avait été prêté à son fils par un ami » et que cette photo illustrait la « mise en pratique de son engagement ».

[NDLR : MORT DE RIRE ! LA CROISEE ANTI-JEUX VIOLENTS PRISE EN FLAG EN TRAIN DE JOUER AU JEU LE PLUS POLEMIQUE AVEC SES ENFANTS, DONT AU MOINS UN MINEUR !]

A partir de 65 ans, les seniors ne trouvent plus de logements…

Source : Sans-Logis N°168

 

Le logement des seniors est l’un des thèmes retenus par le 11e Salon des Seniors. L’occasion d’évoquer un phénomène qui touche cette population : la discrimination à la location.
 
Marie-Claude, 61 ans, reçoit un salaire confortable de 3300 euros net par mois. Elle travaille au Ministère de la Culture. « Je suis célibataire et je ne fais pas de bruit », précise-t-elle, en bonne élève. Marie-Claude doit déménager mi-avril. Elle pensait vraiment trouver une autre location, facilement. Mais, ces dernières emaines, son dossier a été rejeté plusieurs fois. Deux fois pour la même raison : « Trop vieille ». « Je n’aurais jamais imaginé que ce soit possible », dit-elle. Et Marie-Calude de s’inquiéter : « La dernière fois, le bailleur a préféré prendre un couple d’infirimiers qui gagnaient, à deux, la même chose que moi. Je commence à me décourager. »
 
Une pratique très répandue
 
Ouriel Bennaim, directeur d’une agence Orpi connaît bien le problème : « J’ai, en ce moment, une cliente de 68 ans qui a beaucoup de mal à trouver un logement à cause de son âge. » Pierre Moreau, directeur d’une agence immobilière à Paris, renchérit : « Les vieux, c’est comme les personnes de couleur, c’est de plus en plus difficile de leur trouver une location. »
 
La Haute Autorité pour la lutte contre la discrimination (HALDE) commence, elle, tout juste à appréhender le phénomène. « Nous avons mis du temps à réaliser, nous pensions toujours que le rejet était une question de revenus ou d’origine. Mais, cette année, des dossiers très spécifiques sont arrivés. Nous avons découvert que la discrimination des seniors, dès 65 ans, était une pratique très répandue, que tout le monde la connaissait », analyse Fabien Dechavanne, chef du pôle « Biens et services » à la direction juridique de la Hlade. En ce moment, de plus en plus deseniors se disent victimes de cette pratique. « A cause de la crise », s’avance Ouriel Bennaim. Peut-être, aussi, parce qu’il y a de plus en plus de demandes : les seniors bab-boomers sont plus mobiles que leurs parents.
 
Effets pervers de la loi Mermaz
 
Ce n’est pas du « racisme antivieux », explique Fabien Dechavanne [NDLR : C'est juste pour faire du fric, comme l'indique la suite de cet article] : « C’est en fait un effet non voulu de la loi Mermaz, qui date de 1989. » L4article protège les personnes âgées d’une explusion trop brutale. Un locataire âgé de plus de 70 ans qui a de faibles ressources ne peut être délogé que si le propriétaire lui trouve un appartement de remplacement, « situé dans le voisinage ».
 
Cette loi, Fabien Dechavanne la juge bien faite, mais mal interprétée : « Les agences immobilières et les propriétaires comprennent « à partir de 65 ans, l’expulsion n’est plus possible », donc ils refusent de louer. »
 
En cas de discrimination avérée, il faut contacter la Halde, constiutuer un dossier contenant des preuves (témoignages, enregistrements). Si le dossier est assez solide, le locataire peut espérer recevoir des indemnités de l’ordre de trois fois le montant du loyer.

L’Inde fait un grand pas en faveur des homosexuels

 

Source : Métro
 

L’homosexualité a été dépénalisée dans la capitale Delhi

 

 

Le jugement est appelé à faire date en Inde : la Haute Cour de Delhi a rendu en juillet dernier une décision dépénalisant l’homosexualité dans la capitale, qui pourrait apporter plus de liberté aux homosexuels dans ce pays profondément conservateur.
 
Une législation de 1860
 
Cet arrêt historique bat en brèche cent cinquante ans d’une législation héritée du colonisateur britannique, qui considérait l’homosexualité comme un crime. La Haute Cour a estimé hier que l’article 377 du code pénal de 1860, qui criminalise les relationshomosexuelles consenties, constituait une « violation des droits fondamentaux ». Il ne faut pas oublier que la discrimination est l’antithèse de l’égalité qui élève la dignité de tous les individus », ont argumenté les juges.
 
Jusqu’à présent, la loi pénale qualifie l’homosexualité de comportoment « contre la nature » puni d’une amende et de dix ans de prison. L’arrêt de la Haute Cour de Delhi n’a pas de portée jurisprudentielle pour toute l’Inde, « mais son implication est gigantesque et servira de référence aux quatre coins du pays », a assuré un militant homosexuel Gautam Bhan. 
 
Cette annonce « va établir un important précédent dans le monde », a indiqué Susan Timberlake, du Programme commun des Nations Unies sur le VIH (Onusida). La décision de Delhi servira d’exemple pour les pays interdisant les rapports homosexuels, notamment notamment en asie et en Afrique. Surtout, les homosexuels atteints par le VIH pourront désormais plus facilement avoir accès aux soins, a précisé Pradeep Kakkatil, d’Onusida.

Michael Moore appelle à la rébellion (Capitalism : A Love Story)

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Source : http://www.lemonde.fr/cinema/article/2009/09/07/michael-moore-lance-son-dernier-film-appel-a-la-revolte-contre-le-systeme_1236945_3476.html

 

Première image : un speaker alerte les spectateurs sur la projection de scènes dont la vision est déconseillée aux personnes sensibles. Suivent des plans, filmés par des caméras de surveillance, de hold-up de banques. Puis un parallèle entre « le pain et les jeux » de la Rome antique, avec extraits de péplums, et la politique de diversion d’un Bush ou d’un Berlusconi. Qui sont ces nouveaux empereurs qui s’octroient le droit de vie ou de mort sur le peuple ? Ceux qui possèdent tout et détroussent ceux qui n’ont rien, les vautours de l’immobilier qui expulsent les endettés du prêt avec l’aide des shériffs ou les entreprises tirant profit de la mort de leurs employés avec la complicité des compagnies d’assurances.
 

 

« J’ai fait ce film comme si c’était le dernier que j’étais autorisé à tourner. » Selon son auteur, Capitalism : A Love Story, le nouveau pamphlet du documentariste américain Michael Moore, est l’aboutissement du combat qu’il mène depuis vingt ans : la dénonciation de l’impact désastreux des puissances financières sur la vie des Américains. Fidèle à son ton, celui d’un cours politique à la fois offensif et drôle, mais comme apaisé d’avoir rempli sa mission, il pose une question : quel prix l’amour du capitalisme fait-il payer à chaque citoyen américain ? Amour qui, aujourd’hui, a transformé un rêve en cauchemar pour toutes ces familles qui ont perdu leur travail (14 000 emplois supprimés chaque jour), leurs maisons. Moore nous invite chez ces gens ordinaires dont les vies ont capoté dans le marasme, et se tourne vers Washington, vers les marionnettistes responsables, pour stigmatiser leurs abus, leurs mensonges, leurs « corruptions ».

« Le boulot des artistes, des cinéastes, n’est pas de se comporter en moutons mais de souligner ce qui ne fonctionne pas dans notre monde. Les politiciens n’ont aucun intérêt à être courageux, à changer les choses, c’est trop risqué pour eux. C’est à nous, au peuple, de les forcer à adopter un nouveau système, à les contraindre à affronter la vérité », dit Michael Moore, qui pointe du doigt les patrons de banque et les institutions financières coupables d’avoir provoqué la crise économique et méritant la prison.

« Scènes de crime »

Mais Capitalism : A Love Story est d’abord une « histoire criminelle, histoire de guerre sur la lutte des classes, histoire de vampires et d’amour abusif », ajoute un Michael Moore dont le précédent film, Sicko (2007), ouvrait le dossier du système de santé américain, qui cause aujourd’hui tant de soucis au président Obama. Le film accuse moins telle personne ou telle entreprise qu’une philosophie. Ce n’est pas tant un film sur la crise que sur un système, celui du libre marché, du culte du profit. « Le capitalisme n’est pas compatible avec les lois de Dieu », scande la voix off, tandis que défilent des images d’un film hollywoodien détourné, où Jésus fustige les évangiles bancaires. Moore téléphone au ministre Paulson et se fait raccrocher au nez, convoque les idéaux de Roosevelt, se fait refouler de quelques immeubles institutionnels autour desquels il déroule un périmètre « interdit d’accès » pour « scènes de crime ».

Son immuable casquette vissée sur le crâne, il explique en conférence de presse que « tout est possible ». « Qui aurait pensé il y a trois ans qu’un président afro-américain serait élu aux Etats-Unis ? On n’osait pas rêver de la chute du mur de Berlin, ni de l’avènement de Mandela en Afrique du Sud. On peut lever la main et défendre ses droits ! La révolte a commencé le 4 novembre dernier (jour de l’élection d’Obama). Soyons des citoyens actifs ! La démocratie n’est pas un sport de spectateurs, il faut y participer ! Faisons en sorte que cesse cette mécanique par laquelle ceux qui travaillent voient leur vie ruinée par ceux qui ne pensent qu’aux intérêts de leurs sociétés. »

Appel qu’ailleurs, incorrigible adepte de la pirouette cynique, il formule autrement, lorsqu’on l’interroge sur ce qu’il espère de son film : « Pop-corn et rébellion. »

Jean-Luc Douin

Crise du lait : actions et revendications

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Source : http://www.ledauphine.com/crise-du-lait-ils-ont-manifeste-hier-devant-la-prefecture-contre-la-chute-du-prix-du-lait-la-colere-des-producteurs-et-eleveurs-deborde-@/index.jspz?article=199129

 

 

Les producteurs de lait du département des Hautes-Alpes sont passés à l’action hier matin, devant la préfecture. Ils étaient une cinquantaine, à l’appel des syndicats Union laitière 05, FDPL 05, Jeunes agriculteurs et FDSEA 05 à vouloir crier leur colère face à la chute du prix du lait.
Ils ont commencé par renverser environ 300 litres de lait devant les grilles d’entrée de la préfecture. Grilles bien gardées par les forces de l’ordre déployées pour la circonstance, empêchant les manifestants d’entrer.
Puis c’est à la chaux et à la sulfateuse que les rosiers et le perron ont été copieusement arrosés.

 

Les manifestants n’en sont pas restés là : ils ont apporté bois et barbecue pour une grillade-party au goût amer, avant de monter un mur en brique de lait, obstruant l’entrée de la préfecture. En début d’après-midi, une délégation de jeunes agriculteurs nouvellement installés ou en cours d’installation était reçue par le sous-préfet.

 

 « Nous n’arrivons plus à payer les charges »

 

Tout au long de cette matinée, l’ambiance était tendue, notamment entre policiers et Crise du lait : actions et revendications dans La ploutocratie oligarchique du Tsar Közy (+380) manifestants. Il faut dire que la colère monte depuis plusieurs jours chez les producteurs de lait haut-alpins. Une colère teintée d’amertume et de déprime, visible sur les visages de bon nombre d’agriculteurs qui avaient parfois du mal à contrôler leurs émotions.

 

« L’outil de régulation des cours du lait est cassé, résume Sandrine Hauser, présidente des Jeunes agriculteurs des Hautes-Alpes. Une région comme la nôtre ne résistera pas. Toute la production de lait va finir par disparaître. On n’en peut plus. Sans parler de s’octroyer un salaire, nous n’arrivons pas à payer toutes les charges de l’exploitation. Nous sommes plusieurs à devoir aller travailler à côté pour vivre. Jusqu’à présent, nous étions la tête dans le guidon, entre les bêtes à s’occuper et les foins à assurer. Aujourd’hui, nous sommes pris à la gorge car tous les impôts et autres charges tombent ».

 

 « Que le Gouvernement nous rende les 40 € »

 

La présidente des JA poursuit : « Nous nous sommes aperçus que les laiteries n’y étaient pour rien. C’est bien le Gouvernement qui a fait signer des accords où le cours du lait est descendu à 270 € la tonne. Nous demandons donc au Gouvernement de rendre les 40 € perdus. Or, c’est à partir de 300-310 € la tonne que nous pouvons payer les charges d’exploitation. C’est seulement à partir de 350 € que nous pourrons toucher de petits salaires ».

 

Des briques de lait offertes à La Petite Ourse et au Secours catholique

 

L’action des producteurs laitiers s’est conclue par une belle note de solidarité : le millier de briques de lait qui a servi à la construction du mur de protestation devant la préfecture a été offert à deux associations caritatives, La Petite Ourse et le Secours catholique.

 

 

REPÈRES

 

Combien ?

Sur les Hautes-Alpes, on compte 206 points de collecte du lait. Avec les Gaec, ce sont 270 exploitations qui sont installées.

Les revendications des manifestants portent notamment sur le maintien de quotas laitiers pour les zones de montagne en particulier ; ils revendiquent la somme supplémentaire de 40 € par tonne et la suspension des charges et impôts pour l’année 2009.


Par Frédéric FAYS.

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