Couvrir 1% des déserts de panneaux solaires suffirait à couvrir les besoins énergétiques mondiaux !

Projet Desertec : l’Afrique, gigantesque panneau solaire pour l’Europe
 
Douze entreprises, en majorité allemandes, ont signé lundi un protocole d’accord lançant un projet de 400 milliards d’euros pour construire des centrales solaires en Afrique du Nord et au Moyen-Orient afin d’alimenter l’Europe en énergie « propre ».

 

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 Source : http://www.rtlinfo.be/info/economie/monde/256881/projet-desertec-l-afrique-gigantesque-panneau-solaire-pour-l-europe

 

Douze entreprises, en majorité allemandes, ont signé lundi un protocole d’accord lançant un projet de 400 milliards d’euros pour construire des centrales solaires en Afrique du Nord et au Moyen-Orient afin d’alimenter l’Europe en énergie « propre ». Ce projet pharaonique, nommé « Desertec », pourrait couvrir à terme 15% des besoins énergétiques de l’Europe et une grande partie de ceux des pays producteurs, selon ses promoteurs. « Aujourd’hui, nous avons fait un pas en avant » vers sa réalisation, s’est réjoui Nikolaus von Bomhard, patron du réassureur allemand Munich Re, au siège duquel fut signé le protocole d’accord à Munich (sud de l’Allemagne).

Selon le site anglais du concept Desertec, la quantité d’énergie solaire que l’on pourrait tirer des déserts est colossale: « Tous les ans, chaque km2 de désert reçoit une énergie solaire équivalent à 1,5 million de barils de pétrole. La surface totale des déserts sur la planète entière fournirait plusieurs centaines de fois l’énergie utilisée actuellement dans le monde ».

En d’autres termes, on peut aussi écrire que « pour fournir l’électricité nécessaire à la Terre entière, il suffirait de couvrir de panneaux solaires moins de 1% de la surface des déserts du monde ». Vous pouvez mieux vous rendre compte de ce que nous écrivons en regardant la carte ci-dessous. Celle-ci montre, du plus petit au plus grand carré :

1 (gauche) La portion du Sahara qui serait couverte par les champs solaires du projet Desertec.
2. (milieu) Portion du Sahara à couvrir de champs solaires pour fournir l’électricité nécessaire à l’Europe.
3. (droite) Portion du Sahara nécessaire pour répondre aux besoins électriques du monde entier.

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Comment ça marche ?

Le système concentre l’énergie solaire réceptionnée par des miroirs et la convertit en chaleur. Cette chaleur augmente la vapeur qui fait tourner des turbines et des générateurs qui créent l’électricité. Celle-ci peut ensuite être distribuée en Afrique et vers l’Europe.

 

« Sincère, juste et d’égal à égal »

Torsten Jeworrek, membre du directoire du réassureur, a promis une collaboration « sincère, juste et d’égal à égal » avec les pays producteurs. Ce protocole d’accord prévoit la création d’un bureau d’études au plus tard fin octobre. Il devra aboutir d’ici trois ans à « l’élaboration de plans d’investissement réalisables » pour la création de ce réseau de centrales solaires thermiques, selon un communiqué de presse. 

Parmi les groupes impliqués se trouvent la banque allemande Deutsche Bank, les groupes énergétiques EON et RWE, le conglomérat Siemens ou encore l’espagnol Abengoa Solar et l’algérien Cevital. Des représentants de la fondation à l’origine du projet ainsi que de la Ligue arabe et du ministère égyptien de l’énergie étaient également présents.

 

Réseau de scientifiques et d’ingénieurs à l’origine du projet

La fondation Desertec a été érigée sur les bases d’un réseau international de scientifiques et d’ingénieurs appelé TREC. En association avec le Club de Rome (qu’est-ce que le Club de Rome ?), elle a développé le concept DESERTEC dont l’objectif est d’exploiter les énormes quantités d’énergie solaire et d’énergie éolienne dans les déserts du monde entier.La concrétisation de ce projet permettrait une diminution drastique d’émissions de gaz à effets sans recourir pour autant au nucléaire.

 

Autres bienfaits

Outre l’exploitation de l’énergie du soleil, les immenses champs de panneaux solaires pourraient permettre d’autres applications:

- La chaleur résiduelle perdue dans les gigantesques champs solaires pourrait être récupérée et servir à la désalinisation de l’eau de mer.

- Les zones ombragées situées derrière chaque panneaux solaires pourraient servir à des cultures qui seraient épargnées par les écrasants rayons du soleil et alimentées par l’eau désalinisée.

- Création d’emplois.

- Collaboration entre les peuples.

 

Mélissa Theuriau versus Brice Hortefeux

 

http://www.dailymotion.com/video/xado9b

Source : http://www.purepeople.com/article/melissa-theuriau-a-t-elle-ete-trop-loin-avec-brice-hortefeux-la-police-veut-sa-tete-aie_a39146/1

 

Le baptême du feu de Mélissa Theuriau pour son retour aux commandes du magazine Zone Interdite, après son long congé maternité et de petits pépins de santé, est loin d’avoir été un pétard mouillé : en cause, son « interview » de Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, qui a tourné à l’affrontement.

Déjà, les réticences de la compagne de Jamel Debbouze lorsqu’elle avait appris son programme de rentrée laissaient entrevoir un parti-pris et une animosité un peu plus que latents : « Le sujet qu’on diffuse est assez valorisant pour lui car il fait la part belle à la police nationale, avait-elle déploré. Il dépeint parfois les flics comme des super héros face à une délinquance maghrébine hostile. Le reportage a été tourné cet été, avant mon retour. Si j’avais eu le choix, je ne serais pas revenue avec ce sujet.« 

Une posture pas très déontologique qui n’a pas tardé à se traduire en actes sur le plateau, ce 30 août, la jeune femme attaquant l’homme d’Etat – prises de parole incisives, le corps hostilement tendu vers l’avant -, et revenant à la charge avec des arguments discutables pour prendre son interlocuteur en défaut…

Une attitude et des propos qui ont attiré sur Mélissa Theuriau les foudres des policiers, qui ont adressé une lettre au président du directoire du groupe M6, Nicolas de Tavernost, qui conduisait récemment la rentrée des personnels de sa chaîne. Par le biais de son secrétaire général Jean-Claude Delage, le 2e syndicat de gardiens de la paix, Alliance, s’est insurgé contre ce qu’il qualifie de « dérapage verbal« , demandant que M6, au nom du « mécontentement unanime » des policiers, « se désolidarise » de sa journaliste vedette, « condamne son comportement » et « le fasse savoir aux 120 000 policiers choqués » par cet « acte isolé » : « Sans doute aveuglée par une haine non dissimulée de la police, son comportement extrêmement agressif l’a amenée à salir l’ensemble des policiers en énonçant sans discontinuer des accusations mensongères« , stigmatise Jean-Claude Delage.

M6 doit déjà regretter d’avoir envoyé au feu Mélissa Theuriau malgré sa désapprobation affichée. Reste à savoir si la chaîne risquera de se mettre à dos les forces de l’ordre, compromettant la possibilité de futurs reportages, pour soutenir sa journaliste… qui est aussi, et ce n’est sans doute pas par hasard sur ce sujet délicat, l’épouse de Jamel Debbouze … Nous on dit ça, on dit rien !

L’italie condamnée pour avoir bâclé la mort d’un altermondialiste

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Source : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article90340

 

Carlo Giuliani avait été tué par un carabinier en juillet 2001, en marge du sommet du G8 de Gênes. La Cour européenne des droits de l’homme estime néanmoins qu’il n’y avait pas eu d’usage disproportionné de la force par la police.

 

La Cour européenne des droits de l’homme a condamné mardi l’Italie pour des manquements dans l’enquête sur la mort de Carlo Giuliani, un jeune militant altermondialiste tué par un carabinier le 20 juillet 2001 à Gênes, en marge du sommet du G8.

Lors d’une manifestation autorisée qui avait dégénéré en violents affrontements entre militants et forces de l’ordre, une jeep des carabiniers avait été la cible de jets de pierres de la part de manifestants. L’un des carabiniers avait alors fait usage de son arme, atteignant Carlo Giuliani, 23 ans, en pleine tête.

Les parents et la soeur de la victime, dont la requête avait été examinée le 5 décembre 2006 et déclarée recevable le 12 mars suivant, reprochaient à l’Italie d’avoir violé le droit à la vie, l’interdiction des traitements inhumains et le droit à un procès équitable inscrits dans la Convention européenne des droits de l’homme. Non respect des obligations procédurales

Dans leur arrêt, les juges ont considéré que l’Italie n’avait «pas respecté les obligations procédurales» découlant de l’article 2 (droit à la vie). L’autopsie n’a pas permis d’établir «avec certitude la trajectoire de la balle», notent ainsi les juges. Ceux-ci regrettent qu’avant même les résultats de l’autopsie, le parquet ait autorisé la famille à incinérer le corps du jeune homme, empêchant tout examen ultérieur.

Quant à l’enquête interne, elle s’est bornée à déterminer les responsabilités des acteurs immédiats sans chercher «à faire la lumière sur d’éventuelles défaillances dans la planification et gestion des opérations de maintien de l’ordre», déplorent encore les juges.

En revanche, toujours sous l’angle de l’article 2, la juridiction strasbourgeoise a estimé qu’il n’y a pas eu usage disproportionné de la force : «Le recours à la force meurtrière n’a pas outrepassé les limites de ce qui était absolument nécessaire pour éviter ce que le carabinier avait honnêtement perçu comme comme un danger réel et imminent».

Enfin, rien ne vient confirmer les allégations des requérants quant à des «défaillances dans l’organisation de l’opération» de maintien de l’ordre, poursuit la Cour qui rappelle que les forces de police «ont immédiatement appelé les secours». Elle a alloué 15.000 euros aux parents de la victime et 10.000 à sa soeur.

Le Texas accusé d’avoir exécuté un innocent

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Source : http://www.lefigaro.fr/international/2009/09/04/01003-20090904ARTFIG00520-le-texas-accuse-d-avoir-execute-un-innocent-.php

Un rapport révèle que Todd Willingham, exécuté en 2004, n’est en réalité pas responsable de l’incendie de sa maison dans lequel ses trois filles ont péri. Aucun Etat américain n’a jusqu’à présent reconnu avoir commis une telle erreur.

Le Texas accusé d'avoir exécuté un innocent dans Actu Internationaaaale (+165) coeur-

«Un rapport ravageur, le genre de révélation qui devrait bouleverser toute conscience», écrit le New York Times. Tout porte en effet à croire aujourd’hui que Todd Willingham, exécuté en 2004 au Texas pour avoir incendié sa maison et ainsi tué ses trois filles, était en réalité innocent. Un spécialiste américain reconnu des scènes d’incendie a transmis en août à la commission d’éthique texane un rapport détaillé dans lequel il conclut que le feu était d’origine accidentelle. La commission devra rendre prochainement ses conclusions. L’histoire de Todd Willingham pourrait constituer une première : jamais aucun Etat américain n’a officiellement reconnu avoir commis une erreur en matière d’exécution.


Todd Willingham

 

C’est en 1992 que Todd Willingham, alors âgé de 24 ans, est condamné à mort pour cet incendie survenu un an plus tôt. Le jury se range à l’époque derrière l’avis d’un rapport d’experts locaux, qui assure que l’homme a lui-même mis le feu à son domicile. Pendant douze ans, depuis sa cellule, Todd Willingham n’a de cesse de crier son innocence. Soutenu par plusieurs associations, son affaire ne sera pourtant jamais réétudiée par la justice. En 2004, il est exécuté par injection létale.

 

Pas d’investigation scientifique

 

Le rapport transmis en août dernier à la commission texane par un spécialiste des incendies vient donc jeter un pavé dans la mare. D’autant que ses conclusions rejoignent celles de deux autres spécialistes, qui avaient déjà enquêté en 2004 et 2006. Tous sont unanimes : l’expertise de l’époque «ne repose sur rien d’autre qu’une accumulation de croyances personnelles, qui n’ont rien à voir avec une investigation scientifique des scènes d’incendie».

 

Un avis partagé par le New Yorker, qui, dans son édition de cette semaine, explique que cette affaire contient tous les ingrédients classiques de l’erreur judiciaire : absence de contre-expertise, expert-psychiatre décrivant un «sociopathe très dangereux» sans l’avoir jamais rencontré, témoins modifiant leur témoignage en faveur de l’accusation, avocats commis d’office incompétents… Les conclusions du journal sont accablantes pour la justice américaine.

 

Un espoir pour Troy Davis ?

 

Les abolitionnistes sont aussitôt montés au créneau. Si l’innocence du défunt est officiellement établie par la commission, le cas de Todd Willingham illustrerait «le plus grand dilemme de notre pays sur la peine de mort», estime Rick Halperin, président d’une association texane contre la peine de mort. «Sommes-nous prêts ou pas à garder ce système en sachant que des innocents vont être déclarés coupables et exécutés ?»

 

Une question qui a une résonance toute particulière au moment où Troy Davis, un Noir condamné pour le meurtre d’un policier blanc, crie son innocence dans le couloir de la mort en Géorgie. Après avoir échappé à trois exécutions prévues, il a obtenu en août de la Cour suprême qu’un tribunal examine de nouveaux éléments le disculpant.

 

Mais, aussi accablant que soit le cas de Todd Willingham pour les partisans de la peine de mort, les choses pourraient ne pas être si aisées pour les abolitionnistes : dans une récente décision, deux juges de la Cour suprême ont affirmé que l’exécution d’un homme ayant prouvé son innocence restait «valable» dans la mesure où il a bénéficié d’»un procès juste et équitable».

Flore Galaud.

Des enseignants en quête de nouveaux modes d’action

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Source : http://sauvons-lecole.over-blog.com/article-35644488.html

Les grèves dans l’éducation nationale ? Un « rituel », moquait Xavier Darcos. Son successeur, Luc Chatel, sachant les difficultés qui se présentent devant lui, se garde de prononcer la moindre parole provocatrice. N’empêche : la causticité de M. Darcos touchait un point sensible, et l’actuelle rentrée est en train de le démontrer.

« Les collègues nous renvoient dans la figure ce côté rituel des journées d’action », constate Thierry Cadart, secrétaire général du SGEN-CFDT, très réservé vis-à-vis des mots d’ordre qui pourraient venir de la fédération syndicale majoritaire, la FSU. Mais même celle-ci, en cette rentrée, semble hésiter devant un obstacle inédit : annoncer une « action » pourrait ne pas être pris au sérieux. Personne ne croit, dans l’éducation, que les syndicats auraient une capacité de mobilisation rapide. Pourtant, les motifs de mécontentement s’amoncellent, en premier lieu la poursuite des suppressions de postes, présentée comme inexorable par le nouveau ministre.

Les deux principales organisations de la FSU ont tenté, ces derniers jours, d’amorcer une mécanique syndicale classique. Le SNES, dans l’enseignement secondaire, a prôné « une initiative de type grève avant les vacances de la Toussaint ». Le SNUipp, son homologue du primaire, avait laissé entendre qu’une réunion des fédérations de l’éducation pourrait se tenir le 28 août afin d’examiner les « perspectives d’action ».

Non seulement les autres organisations ont fait la sourde oreille, mais la fédération UNSA-Education, par l’intermédiaire du Syndicat des enseignants (SE), a mis les pieds dans le plat. Son secrétaire général, Christian Chevalier, a estimé que « vouloir organiser l’action alors qu’on n’a pas encore rencontré nos collègues dans les établissements » n’avait « pas grand sens, surtout pour se retrouver à vingt manifestants devant chaque inspection académique ». M. Chevalier a admis que le problème était, plus profondément, « la faiblesse du syndicalisme enseignant et la vision caricaturale qu’en ont les collègues ». Pour enfoncer le clou, il a estimé, appelant de ses voeux une « adaptation », que « si le syndicalisme est perçu comme désuet, c’est peut-être qu’il l’est »…

Au-delà d’une querelle anecdotique, ces propos posent la question, déjà présente en filigrane au long des deux précédentes années scolaires, de la capacité du syndicalisme traditionnel à influer sur la réalité. Au rythme de deux ou trois par an, les « journées d’action » ont occasionné une participation intermittente de nombreux enseignants. De ce fait, les syndicats n’ont pu se prévaloir d’une montée en puissance suffisante pour impressionner le gouvernement. A chaque fois, celui-ci a laissé passer l’orage, ne modifiant (presque) en rien sa politique, notamment budgétaire.

Les dernières élections professionnelles dans l’éducation, en décembre 2008, ont pourtant montré, avec une participation de 62,6 %, en hausse de 2 points par rapport au précédent scrutin de 2005, que les syndicats d’enseignants restent représentatifs. L’essoufflement des protestations reflète plutôt le souci de ne pas perdre encore une journée de salaire et surtout de ne pas la perdre en vain.

La critique des actions syndicales comme autant de « coups d’épée dans l’eau » contribue à dissocier les enseignants entre une masse désabusée, de moins en moins disponible pour l’action collective, et une minorité tentée par des formes de protestation radicales, comme actuellement celle des « désobéisseurs », qui refusent ouvertement d’appliquer les réformes. Le climat social dans l’éducation entre dans une logique du tout ou rien. Celle-ci a une dimension manichéenne : pour de nombreux protestataires, le véritable programme politique du gouvernement, soigneusement masqué, est de « détruire » le service public. Comment, dans ces conditions, admettre l’idée de possibles compromis ?

De leur côté, entre le communiqué indigné mais sans impact et la journée de grève qui se retourne contre eux, les syndicats recherchent des chaînons intermédiaires, qui leur permettraient de hausser le ton progressivement. Çà et là, certains militants se livrent à des tentatives, pour l’instant peu concluantes, comme, en guise de grève, verser une journée de salaire à une organisation humanitaire. D’autres, avec plus de succès, s’appliquent à maîtriser la mobilisation « numérique » consistant à monter rapidement un blog ou une pétition sur Internet. Les 284 000 signatures obtenues par la pétition intersyndicale de défense des réseaux d’aide (Rased) à l’école primaire, lancée en octobre 2008, ont montré que cela pouvait payer.

Mais dans l’ensemble, les syndicalistes restent démunis. Dans une vision politique de droite, beaucoup penseront : « bien fait ! » ou « bon débarras ! ». C’est une opinion à courte vue, négligeant d’éventuelles et imprévisibles situations de crise qui, à défaut du rôle de régulateur et d’amortisseur joué par le militantisme syndical « historique », seraient l’heure de gloire de collectifs ou de coordinations imperméables à toute négociation. En somme, il pourrait, un jour, y avoir bien pire que les syndicats d’enseignants : pas de syndicats d’enseignants.

Insulter son patron n’est pas un motif de licenciement en Espagne

Barcelone, Espagne – Un tribunal catalan a jugé qu’insulter son patron n’était pas un motif de licenciement et a ordonné la réintégration d’un employé licencié pour avoir qualifié son responsable de « fils de p*** ».

En 2008, un employé a insulté son patron de « fils de p*** » lors d’un échange houleux concernant une question d’argent. Licencié immédiatement, l’employé a alors porté l’affaire devant les tribunaux, jugeant le motif de licenciement erroné. Après avoir perdu son premier procès et fait appel, l’homme a eu gain de cause. La juge responsable de l’affaire considérant que « la dégradation sociale du langage fait que les expressions utilisées sont devenues couramment utilisées dans certaines circonstances, notamment lors de disputes ».

Le patron insulté a donc reçu l’ordre de réintégrer son employé et de lui verser une compensation de près de 6500 euros.

Distilbene : les victimes sont priées de bien vouloir présenter l’ordonnance de leur mère

 

Source : http://www.lesmotsontunsens.com/distilbene-la-justice-tranche-le-point-flanche-5619

Distilbène. A 15h10, le site Internet du Point publie un article au titre sans appel : « La justice tranche en faveur des laboratoires« . Quatre heures plus tard, le sujet sera finalement republié sous une forme légèrement plus optimiste : « La justice tranche en faveur des victimes« . Cherchez l’erreur. Il n’y en a pas…

 

Rappel des faits

 

Le distilbène, une hormone de synthèse censée prévenir les risques de fausse couche, a été prescrite à des millions de femmes dans le monde entre 1940 et 1977. La molécule a été reconnue responsable de graves pathologies sur les bébés exposés : malformations génitales, cancers précoces du vagin et du col de l’utérus chez les femmes, infertilité chez les hommes. Le médicament a été interdit en 1971 aux Etats-Unis, en 1976 au Canada, puis en 1977 en France.

 

La justice tranche

 

Jeudi, après une quinzaine d’années de procédures acharnées, la Cour de cassation a estimé que les personnes victimes in utero du Distilbène pouvaient prétendre à être indemnisées par les laboratoires, moyennant la présentation des ordonnances de leur mère.

 

Bonne nouvelle : La responsabilité des laboratoires pharmaceutiques UCB Pharma et Novartis est reconnue, retoquant définitivement un jugement d’avril 2008 de la cour d’appel de Versailles. Mauvaise nouvelle : Les victimes du médicament devront présenter les ordonnances de leur mère, ce qui ne parait pas anormal à première vue… sauf que ces ordonnances pouvant dater des années 50, la probabilité de les retrouver dans les archives est plutôt mince. Le nombre de bébés ayant été exposés au produit est (vaguement) estimé à 160 000 pour la première génération (le procès concernait un cas de deuxième génération).

 

Le Point planche, et flanche

 

A 15h10, LePoint.fr publie un article titré « La justice tranche en faveur des laboratoires« , de Louise Cuneo (avec AFP) (cf. lien original et cache Yahoo). Le texte insiste lourdement sur la mauvaise nouvelle. Patatras… il sera retiré quelques minutes plus tard. Et il faudra attendre 19h20 pour pouvoir enfin profiter de la version finale du billet, cette fois-ci intitulé « La justice tranche en faveur des victimes« . Ce nouveau papier, revu et corrigé par Chloé Durand-Parenti, souligne quant à lui la « victoire importante pour toutes les victimes du Distilbène« . Juste une question de Point de vue.

 

Faut pas jouer à cache-cache avec Google…

Distilbene : les victimes sont priées de bien vouloir présenter l'ordonnance de leur mère dans La ploutocratie oligarchique du Tsar Közy (+380) le-point-distilbene

 

Au Secours Populaire, nous accueillons de plus en plus d’étudiants et de travailleurs pauvres

Source : http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/09/02/au-secours-populaire-nous-accueillons-de-plus-en-plus-d-etudiants-et-de-travailleurs-pauvres_1235012_3224.html

 

D’après Julien Lauprêtre, président du Secours populaire, la précarité touche de plus en plus les classes moyennes.

Comment vous êtes-vous préparés à la rentrée au Secours populaire ?

 

Les bénévoles du Secours populaire n’ont pas pris de vacances pendant l’été. Pour septembre, nous avons mis en place plusieurs initiatives, notamment envers les étudiants. En partenariat avec la FAGE (Fédération des associations générales étudiantes), nous avons par exemple collecté des tickets pour que les jeunes puissent accéder gratuitement aux restaurants universitaires. Nous avons également organisé des braderies afin que les familles les moins fortunées se procurent tout le matériel scolaire dont leurs enfants ont besoin. Ces initiatives existaient déjà l’année dernière, mais nous devons faire face aujourd’hui à une explosion des demandes.

 

Comment se traduit cette augmentation ?

 

En 2007, le Secours populaire aidait de manière permanente 1,6 million de personnes à se nourrir, se vêtir, avoir accès à la culture et aux loisirs. En 2008, ce chiffre est passé à deux millions et cette année, le nombre de personnes en difficulté venant frapper à notre porte a encore augmenté. C’est un vrai drame que nous rapportent tous les jours les 1 400 permanences d’accueil et de solidarité de l’association présentes dans le pays.

 

Quelles sont ces nouvelles populations touchées par la précarité ?

 

A côté des sans-abri, nous accueillons de plus en plus d’étudiants, de travailleurs pauvres et de personnes âgées. Nos bénévoles qui ont des contacts dans les facultés et observent ces faits au quotidien nous parlent de ces jeunes, de plus en plus nombreux, qui ne mangent pas à leur faim. La plupart viennent pour prendre des repas ou nous demandent conseils pour l’accès au logement. L’année dernière, nous avons distribué 80 millions de repas à travers la France. Parmi les nouveaux visages de la pauvreté, nous croisons aussi beaucoup de travailleurs pauvres. Ces sont des cadres, des artisans ou des petits commerçants. Ils partent bosser sous le regard admiratif de leurs voisins au chômage, mais viennent nous voir le 14 du mois parce que leurs salaires ne leur permettent pas de vivre correctement. Ces gens ne sont pas inscrits aux services sociaux et c’est souvent assez difficile pour eux de s’adresser à nous.

Propos recueillis par Elise Barthet

Scientologie : le Sénat rectifie le tir

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Source : AFP

Après le tollé de la semaine dernière, et la modification législative jugée favorable à la Scientologie, le Sénat pourrait à nouveau permettre la dissolution d’un mouvement sectaire.

Un amendement visant à corriger la disposition législative qui interdit la dissolution de l’Eglise de scientologie a été déposé par le président du groupe centriste du Sénat, Nicolas About, sur le projet de loi sur la formation professionnelle dont l’examen a débuté lundi au Sénat.

La Mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) a révélé récemment qu’une disposition, votée le 12 mai dans le cadre d’une loi de simplification et de clarification du droit, empêchait la dissolution d’une secte pour escroquerie.

L’amendement du sénateur centriste a été ajouté à l’article 16 bis du projet de loi sur la formation professionnelle, article qui vise à interdire l’activité de formateur aux personnes condamnées pour des activités sectaires.

Il supprime les dispositions contestées, qui ont soulevé un tollé général.

 

Plus fort que les subprimes : les « lifeprimes » !

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Source : http://www.lesmotsontunsens.com/subprimes-les-lifeprimes-5436

Le capitalisme enfin moralisé, les petits génies de Wall Street se remettent au travail. Ils planchent actuellement sur un nouvel investissement d’avenir : des produits complexes basés sur le rachat d’assurances vie d’Américains pauvres et malades… à prix cassés.

D’après le New-York Times, les éminences grises de la finance américaine sont en passe de réaliser une prouesse : remplacer les subprimes par des produits plus rentables et… au moins aussi risqués. Les banquiers prévoient en effet d’acheter comptant des assurances vie au rabais, en ciblant principalement la clientèle malade et modeste. Exemple : un américain qui a économisé toute sa vie pour placer un million de dollars en assurance vie, confronté à des difficultés financières dues à sa maladie et à la crise, pourrait revendre sa police 400 000 dollars. Une sorte de spéculation sur la santé du malade pauvre (ou inversement)…

 

Un « Subprime » de la (mauvaise) santé

 

Les banques imaginent aussi des mécanismes de « titrisation » complexe, qui permettront la revente au sein de paquets financiers opaques et d’obligations à des investisseurs comme les Hedge Funds ou les fonds de pension. Plus les assurés décèderont tôt, plus la banque y gagnera, répercutant ces bénéfices sur les produits financiers imbriqués. Les Subprimes pariaient sur la hausse de l’immobilier, les Lifeprimes parient sur la baisse de l’espérance de vie de la population. L’idée n’en est qu’au stade de l’étude préalable, mais neuf offres sont déjà prêtes, élaborées notamment par le Crédit Suisse et Goldman Sachs. Elles pourraient être commercialisées très rapidement.

 

26 000 milliards de dollars

 

Ce genre de produits comporte des risques très élevés, mais le marché des assurances vie étant estimé à 26 000 milliards de dollars, Wall Street a décidé d’aller vite. Les analystes prévoient que les montants concernés pourraient très rapidement s’élever à 500 milliards de dollars. De quoi compenser les pertes liées aux Subprimes, évaluées à 918 milliards de dollars depuis 2006, selon le bureau d’étude Dealogic. Crédit Suisse est parmi les banques les plus avancées sur le sujet : l’établissement a acheté une société spécialisée dans la revente de polices d’assurances vie et vient de créer un groupe dédié à la commercialisation de ces offres. Goldman Sachs n’est pas en reste, qui mouline des algorithmes mathématiques permettant d’évaluer les profils d’assurés offrant le plus d’opportunités – ceux dont l’espérance de vie est la plus faible.

 

Vers une nouvelle crise financière ?

 

Passons sur l’aspect immoral de la chose… Le risque principal, pour les établissements commercialisant ces produits, est qu’un beau jour, on trouve un remède miracle à une maladie grave et répandue, du genre cancer du poumon, leucémie, etc. La tuile ! C’est ce qu’il s’est passé dans les années 1980 quand les nouveaux traitements contre le SIDA ont permis de rallonger notablement la vie des malades. Dans ce cas, une nouvelle crise financière en cascade serait à redouter. Mais les assurances font chauffer leurs super-ordinateurs pour limiter ce risque, et elles semblent avoir trouvé la solution : proposer le rachat d’assurances vie aux seuls malades présentant plusieurs pathologies graves.

 

Et tout cela à trois semaines d’un nouveau G20 moralisateur, qu’on annonce déjà (encore) « historique »…

Le président moldave démissionne

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Le chef de l’Etat moldave, Vladimir Voronine, à la tête du pays depuis 2001, a informé mercredi 2 septembre des militants du Parti communiste qu’il renonçait à ses fonctions de président par intérim au profit de l’opposition pro-occidentale. Le président du Parlement, Mihai Ghimpu, devrait lui succéder en attendant l’élection du prochain chef de l’Etat.

Vladimir Voronine, qui est âgé de 68 ans, n’a pas précisé quand il démissionnerait, mais une personne présente à la réunion du Parti a indiqué qu’il le ferait la semaine prochaine. La Constitution moldave lui interdit de briguer un troisième mandat, mais les acteurs de la classe politique n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur l’élection de son successeur.

Vladimir Voronine a souvent dit qu’il voulait rester proche du pouvoir après son départ. Mais les élections législatives du 5 avril n’ont pas donné aux communistes suffisamment de sièges pour qu’il puisse faire élire le successeur qu’il s’était choisi. L’annonce des résultats avait été suivie d’émeutes qui avaient culminé avec le saccage des sièges du Parlement et de la présidence, reflétant le fossé entre la jeunesse urbaine, qui souhaite un rapprochement avec l’Union européenne, et ses aînés, souvent ruraux, nostalgiques du communisme et aspirant à un resserrement des liens avec la Russie.

De nouvelles élections, organisées en juillet, ont donné aux partis pro-occidentaux plus de sièges qu’aux communistes, mais il leur en manque huit pour faire élire leur propre candidat. Les partis pro-occidentaux, qui ont deux mois à compter des élections du 29 juillet pour élire le nouveau chef de l’Etat, ont proposé le mois dernier pour ce poste le chef du Parti démocrate, Marian Lupu, transfuge du Parti communiste. S’ils ne réussissent pas à le faire élire, de nouvelles élections législatives seront nécessaires.

Suicides à France Télécom (4) : le cas de Jean-Michel

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Jean-Michel avait 54 ans, il était père de trois enfants. Son domaine, c’étaient les satellites ; il était un technicien aux compétences pointues, et reconnues. Depuis des décennies, il consacrait sa vie à son travail. A France Télécom. Un jour, sa hiérarchie lui a parlé de restructuration. De fermeture de son centre de Bercenay-en-Othe, dans l’Aube. Puis de maintien du site, mais avec une équipe réduite, de redéploiement du personnel au centre d’appel Orange, à Troyes. A Jean-Michel, le chef a dit : « Il faut changer de métier. »

Anne-Marie, déléguée syndicale SUD-Télécom, se souvient de sa bonne volonté : « Il était très positif, il faisait preuve de ténacité. Il voulait s’adapter. Au centre d’appel, il est devenu un numéro lambda à qui on demandait de modifier jusqu’à sa façon d’être : un bon vendeur doit rapporter de l’argent, il faut entendre le sourire, le dynamisme et l’empathie dans sa voix. On exigeait de lui des pratiques commerciales qu’il ne maîtrisait pas. On l’a fait tourner dans les centres de renseignements pour qu’il apprenne. » En vain. Alors Jean-Michel a posé sa candidature un peu partout : les centres techniques de France Télécom et divers secteurs de la fonction publique. Il acceptait la mobilité. Personne n’a voulu de lui. Il a perdu le moral.

 

« De fil en aiguille, il a coulé »

Anne-Marie se rappelle qu’« il était traité comme un boulet que l’on met de côté. J’ai tiré la sonnette d’alarme, j’ai dit : Attention, ce monsieur ne va pas bien, il faut l’aider. Il était possible de lui tendre la main… » Jean-Michel s’est retrouvé au placard et « de fil en aiguille, il a coulé », témoigne la déléguée. « Il a été mis en longue maladie, en attendant de passer devant une commission spécifique qui aurait pu le rediriger vers un autre métier. Mais la réunion n’a pas eu lieu et son dossier est resté ouvert pendant plus de deux ans sans jamais aboutir. » Mercredi 2 juillet 2008, Anne-Marie était à son travail. Le téléphone a sonné. Au bout de la ligne, comme accroché à un fil menaçant de se briser, il y avait Jean-Michel et son désespoir trop lourd à porter. « Il n’y croyait plus. Nous avons longuement parlé. Puis j’ai entendu le train, et c’était fini… » Anne-Marie ne s’est jamais remise du choc, de l’échec : « Il suffisait d’un geste de France Télécom… C’est un échec et c’est aussi ça qui me met en colère. »

Dans la voiture du technicien, les secours ont trouvé des documents à l’attention d’Anne-Marie et les courriers envoyés à droite, à gauche. Tous attestaient de son désarroi. « Il souhaitait que je passe le témoin, que je raconte son histoire. La coordination des syndicats SUD a publié la lettre qu’il m’avait adressée. C’était sa volonté. » « Si seulement mon geste pouvait servir à quelque chose, écrit Jean-Michel. Pardonne-moi d’avoir baissé les bras et encore merci. »

Suicides à France Télécom (3) : le point de vue de la direction

Source : http://www.francesoir.fr/enquete/2009/05/18/suicides-france-telecom-3.html

 

Directeur des relations sociales à France Télécom, Laurent Zylberberg ne minimise pas l’impact des bouleversements sur les fonctionnaires. Il admet que « tous les projets n’ont sans doute pas été menés en parfaite harmonie sociale » mais que l’entreprise prend en compte les risques psychosociaux.

FRANCE-SOIR. Un cadre de l’entreprise s’est suicidé il y a quinze jours à cause, semble-t-il, de ses conditions de travail. Avez-vous été informé de ce drame ?
LAURENT ZYLBERBERG
. Oui, bien entendu, mais vous comprendrez que je ne peux pas m’exprimer publiquement sur un cas individuel. Dans une société qui emploie près de 200.000 personnes dans le monde et environ 100.000 en France, on est logiquement confronté à toutes sortes de situations. S’agissant de cette dame, je ne sais pas si son geste est lié aux conditions de travail, même si j’ai tendance à penser qu’il n’y a jamais une seule raison qui pousse les gens au suicide. Je ne crois pas en la mono causalité.

En juillet 2008, un technicien de l’Aube s’est jeté sous un train. Il a laissé un document accablant sa hiérarchie. Il existe bien là un lien direct de cause à effet ?
J’irai même plus loin : lorsqu’un de nos collaborateurs met fin à ses jours, peu importe qu’il mette ou non en cause sa hiérarchie ; dans tous les cas, je ne peux ni ne veux exclure, a priori, les conditions de travail comme une des raisons possibles de ce geste. Si quelqu’un accuse sa hiérarchie, l’important n’est pas que ce soit vrai ou non, mais qu’il le pense : cela veut dire qu’on a loupé quelque chose. C’est un drame pour sa famille, mais aussi pour l’entreprise.

Procédez-vous, dans ce cas, à des enquêtes ?
Oui, bien sûr, y compris dans le cas d’une tentative de suicide. Dès lors que l’on est informé d’un problème, on demande à ce que la personne voie un médecin du travail, il y en a environ 70 à France Télécom. Le simple cri d’alarme est pris en compte et doit être traité. En 2000, le CNSHSCT (Comité national santé, hygiène, sécurité et conditions de travail) a mis en place une commission stress et, depuis près de deux ans, nous avons ouvert des espaces d’écoute où les salariés peuvent parler avec un médecin, des représentants du management et du personnel. Nous dressons régulièrement le bilan des mesures qui ont pu être prises, tels des changements d’affectation ou des propositions de formation.

Les syndicats évoquent des problèmes liés à la restructuration, notamment en cas de fermeture d’un site et de mutation des personnels…
Nous avons pris l’engagement de systématiquement envisager un volet sur les risques psychosociaux dans nos dossiers de restructuration. On se pose désormais nécessairement la question. C’est un premier pas. Malheureusement, certains métiers ne peuvent plus être exercés partout. Ce n’est pas évident pour qui a travaillé pendant vingt ans dans le même bassin d’emploi, a fortiori s’il a une famille, mais il arrive un moment où l’on doit accepter la mobilité.

Ils dénoncent aussi des méthodes de management très dures afin de réduire les effectifs, pratiques qui génèrent beaucoup de stress. Qu’en pensez-vous ?
Structurellement, comme tous les opérateurs historiques de télécom, nous avons réduit nos effectifs de façon importante. Ces évolutions se sont faites sans licenciements et avec tout un dispositif d’accompagnement de nos salariés. Nous sommes conscients du stress que cela peut induire pour certains collaborateurs. Dans ce cadre, le comité de groupe européen a créé un groupe de travail sur le stress pour recenser les différentes réponses dans nos entités et filiales. Avec les autres opérateurs et les syndicats européens, nous avons déposé un projet intitulé « Good Work, Good Health » (*) pour voir quelles sont les bonnes pratiques à partager. Nous avons demandé à des cabinets extérieurs de former nos managers à la détection des signaux faibles, autrement dit afin qu’ils repèrent les personnes en situation de fragilité.

Justement, des managers sont accusés de « brutalité ». Que répondez-vous ?
Tous nos projets ont-ils été menés en parfaite harmonie sociale ? Sans doute pas. C’est très compliqué car il n’est pas toujours évident pour un salarié de mettre en rapport son travail quotidien et la stratégie de l’entreprise, ainsi que les impératifs économiques. On ne peut pas maintenir des salariés sur des métiers voués à disparaître. Mais il faut effectivement les accompagner dans leur mutation, les former. Il peut y avoir des mises en œuvre ressenties avec brutalité. Je ne mésestime pas l’impact des restructurations.

Dix-sept suicides et tentatives en un an, est-ce un chiffre qui vous préoccupe ?
Je ne tiens pas une comptabilité des suicides. Cependant, quand ce genre de drame se produit, oui, c’est un signal. Je n’exonère pas totalement l’entreprise car, nécessairement, on a un sentiment d’implication. C’est un échec individuel et collectif. C’est une véritable préoccupation que l’on ne dénie pas.

Suicides à France Télécom (2) : Les 50 ans et plus souffrent plus

La création, en 2007, de l’Observatoire du stress et des mobilités forcées de France Télécom relève de l’initiative salariale, inédite en France. Il recense des milliers de témoignages alarmants.


Depuis la privatisation de l’opérateur historique en 1996, les effectifs ont fondu : « Nous sommes passés de 160.000 salariés à 100.000, de nombreux sites ont été fermés, précise Patrick Ackermann, représentant du syndicat SUD-PTT à France Télécom. En cinq ans, il y a eu 70.000 changements de métier, une situation qui a généré beaucoup de stress. Les suicides ou tentatives, dont on ne connaît pas le nombre exact, ne sont que l’aspect émergent du malaise dans l’entreprise. Mais nous avons un sentiment de dépression collective. »

Des médecins du travail ont plusieurs fois tiré la sonnette d’alarme, en vain, certains ont même démissionné parce que la direction de France Télécom ne tenait pas suffisamment compte des rapports qu’ils lui adressaient. Le phénomène s’est amplifié ces dernières années mais en 2004 déjà, la sénatrice Marie-Claude Beaudeau (Val-d’Oise, Communistes, républicains et citoyens) avait attiré l’attention d’Alain Lambert, ministre délégué au Budget, sur la gravité de « la crise sociale et sanitaire », parlant alors d’un « degré de souffrance qui croît dans des proportions inquiétantes ». A l’époque, la parlementaire avait révélé le récent suicide d’un cadre supérieur à Paris et de neuf autres drames similaires en Corse, à Lyon et en Loire-Atlantique : « Il est impossible de ne pas faire le lien entre ce constat et l’évolution des pratiques de gestion du personnel. »

« C’est ça ou la porte ! »

Depuis sa création, l’Observatoire du stress recueille des témoignages alarmants. Les salariés en détresse savent qu’ils seront écoutés sans être jugés, que les actes relaieront leur parole. « Ils préfèrent s’adresser à nous plutôt qu’aux cellules d’écoute de la société, qui n’offrent aucune garantie de confidentialité, explique Jacques. Faire appel à la cellule d’écoute, c’est obligatoirement se signaler à la DRH et après, on ignore si la personne en situation de fragilité ne sera pas plus vite poussée dehors. Les résultats du questionnaire de l’Observatoire démontrent que les 50 ans et plus souffrent beaucoup. » Affectés par les mutations, la mise en concurrence avec des jeunes et les changements de métier, les anciens de FT s’avouent « démoralisés ».

Selon Patrick Ackermann, « les cadres ne sont pas épargnés, beaucoup d’entre eux sont restés sur le carreau ou ont été contraints d’accepter des postes d’agent d’exécution, préférant subir que partir ». Jacques évoque l’agence de Morlaix (Finistère) délocalisée à Brest : « Cela représente un aller-retour de120 kilomètres par jour pour des salariés qui ont 40, 50 ans, une famille, une maison. On leur dit c’est ça ou la porte. Ce qui me tue, c’est que la direction est dans le déni total des problèmes humains. Le 17 mars, un employé a tenté de se jeter par la fenêtre du 17e étage de la tour Lyon-Bercy à Paris. Son entourage l’a retenu in extremis. Selon la direction, ce n’était pas une tentative de suicide. Puisque le collègue a survécu, il a témoigné. Son geste était bien lié à ses soucis professionnels. L’inspection du travail a rappelé l’entreprise à l’ordre. Point final. »

Suicides à France Télécom (1) : le 17e cas (en mai)

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Source : http://www.francesoir.fr/enquete/2009/05/18/suicides-france-telecom.html

 

L’Observatoire du stress s’inquiète des conditions de travail à France Télécom où l’on recense 17 suicides ou tentatives depuis quinze mois.

 

Il y a quinze jours, Sophie (*), 42 ans, s’est tuée à son domicile en Ile-de-France. La jeune femme, cadre à France Télécom, ne supportait plus ses conditions de travail. Sa famille est certaine qu’elle n’avait aucun autre souci. Sa hiérarchie préfère parler de « drame personnel », sans cependant minimiser la tragédie car c’est une de plus, une de trop. En l’espace de quinze mois, dix-sept salariés de l’entreprise ont tenté de mourir, commettant un geste désespéré qui a été fatal à huit d’entre eux. Dans l’interview qu’il nous a accordée, Laurent Zylberberg, directeur des relations sociales, admet que « c’est un signal », que l’entreprise a « nécessairement un sentiment d’implication ».

A l’Observatoire du stress de France Télécom (FT), créé en 2007 pour analyser les causes de la souffrance au travail, et y remédier, Jacques juge le phénomène « inquiétant » : « Nous en avons assez de compter les personnes décédées et d’entendre toujours le même discours à FT, du style “est-ce qu’il n’était pas alcoolique”, “malade”, ou “en instance de divorce” ? La direction cherche sans cesse un motif personnel pour fuir ses responsabilités. Certes, il peut y avoir débat. Même si nous étions juges, nous aurions du mal à statuer : les causes d’un suicide s’entremêlent parfois. Mais certains gestes sont indéniablement liés au boulot, et la hiérarchie le sait ! »

La douloureuse reconversion des techniciens

Comme ses collègues du CNSHSCT (Comité national santé, hygiène, sécurité et conditions de travail) de l’opérateur et l’ensemble des syndicats, de la CFE-CGC à SUD-PTT, Jacques considère 2008 comme une année noire et déplore l’absence de réactions : « Le silence de notre employeur est terrible. Il nous sidère. Il nous révolte. » Cette année-là, 7 fonctionnaires se sont donné la mort. D’abord, il y a eu Philippe (*), à Amboise (Indre-et-Loire), un technicien muté dans un centre d’appel ; le 19 février, il s’est pendu sur le site. Le 17 mai, à Strasbourg, Marc (*) a lâché prise : sa mutation forcée, ses nouveaux horaires, lui avaient rendu la vie impossible, comme il l’a écrit dans sa lettre. Le 24, un collègue de Longwy, en Meurthe-et-Moselle, s’est supprimé : « Il avait du mal à assimiler les nouvelles techniques », a précisé la CGT. En mai toujours, 2 employés se sont suicidés dans l’Eure, un autre en Vendée. Puis, le 2 juillet, Jean-Michel s’est jeté sous le train. Lui aussi était technicien, lui aussi avait été contraint de changer de métier, d’abandonner ses satellites pour vendre des produits : évoluer, s’adapter, deux mots qu’on lui rabâchait. Il n’a pas réussi.

« Une volonté d’éjecter les fonctionnaires »

« Dans l’entreprise, la moyenne d’âge est de 49 ans, précise Patrick Ackermann, représentant syndical SUD-PTT. Les gens qui avaient le même poste depuis vingt ou trente ans ont vécu des transformations énormes après la privatisation de FT. De 1996 à 2006, 40.000 personnes sont parties dans des conditions relativement positives, notamment grâce à la mobilité dans la fonction publique ou au congé de fin de carrière. Mais depuis, on pousse les gens vers la sortie sans dispositif d’accompagnement sérieux. Aux techniciens de 50 ans, on propose entre quinze et trente mois de salaire. Et après, ils font quoi ? Comment vivent-ils ? Hier, une collègue de 54 ans a cédé : elle dit préférer la pauvreté au harcèlement. On en est là. Nous sommes une société privée en secteur concurrentiel, il faut faire du chiffre et il y a une volonté délibérée d’éjecter les fonctionnaires. » Les anciens sont remplacés par « des jeunes de 20 ans, en CDD, qui ne rechignent pas sur les heures tardives et qui travaillent aussi le samedi, renchérit Anne-Marie, déléguée SUD-Télécom. Nous, nous sommes considérés comme des verrues ».

(*) Tous les prénoms suivis d’un astérisque ont été modifiés.

Renault et PSA refusent d’indemniser les salariés de New Fabris

Par Reuters

PARIS – Renault et PSA refusent de payer les indemnités demandées par les salariés de New Fabris qui menacent de faire exploser leur usine s’ils n’obtiennent pas satisfaction, annoncent des porte-parole des groupes.

Les travailleurs de cet ancien sous-traitant automobile de Châtellerault (Vienne) en liquidation judiciaire ont disposé des bouteilles de gaz reliées entre elles en assurant qu’ils peuvent déclencher une explosion quand ils le désirent.

Ils exigent le versement de 30.000 euros de primes en plus des indemnités légales pour chacun des 336 employés, soit dix millions d’euros au total, d’ici au 31 juillet.

Les deux constructeurs automobiles estiment avoir déjà soutenu leur sous-traitant pendant la période de redressement judiciaire et déclarent qu’ils n’ont pas à prendre en charge les indemnités demandées par des salariés qui ne sont pas les leurs.

« Les primes demandées ne sont pas prévues légalement. Renault n’est pas en leur faveur et de plus ce n’est pas au client de payer », a dit une porte-parole de Renault.

Un porte-parole de PSA a abondé dans le même sens en soulignant que le problème de New Fabris pourrait faire tache d’huile si ces salariés obtiennent gain de cause.

« A quel titre devrait-on payer des indemnités ? New Fabris est un client. On ne peut pas se substituer à l’actionnaire ou à l’Etat », a-t-il dit. « On ne peut pas supporter à nous seuls la restructuration de 12% de l’économie française. »

Le ministre de l’Industrie, Christian Estrosi, a annoncé lundi sur RTL qu’un rendez-vous avait été programmé le 20 juillet à Paris au ministère de l’Industrie avec les représentants du personnel de l’usine désormais fermée.

« C’est notre devoir d’être à l’écoute, d’entretenir le dialogue social, de discuter aussi avec les grands constructeurs que sont Renault et PSA, de voir ce qui est possible et ce qui n’est pas possible, mais on ne peut pas le faire sous la menace », a-t-il déclaré.

« Je dis à ces ouvriers: ‘soyez raisonnables’, parce que notre pays ne peut pas dans cette période de crise que nous traversons subir l’exemple d’une menace aussi puissante et aussi forte que de faire sauter son usine et son entreprise, ce n’est pas l’image de la démocratie et de la République », a-t-il dit.


PSA D’ACCORD POUR RACHETER LES PIÈCES

New Fabris a été placé en redressement judiciaire en novembre 2008 et, après la vaine recherche d’un repreneur, a été mis en liquidation en juin.

Les salariés retiennent un stock de pièces produites et des outils de production qui venaient d’être installés.

Durant la période d’observation fixée par la justice entre novembre et juin, les deux constructeurs disent avoir soutenu la société en maintenant leurs commandes.

PSA est d’accord pour racheter les stocks de pièces au prix normal, ce qui apporterait 1,2 million aux caisses du liquidateur, mais les salariés les retiennent, a dit le porte-parole du groupe.

Les syndicats de New Fabris ont souligné que l’ultimatum avait été initialement fixé au 15 juillet puis repoussé au 31 par une majorité des salariés.

Les employés refusent de laisser les constructeurs récupérer les pièces en stock et les machines encore dans l’usine.

Une délégation de salariés doit se rendre jeudi prochain à la direction de Renault pour tenter de négocier l’octroi des indemnités demandées.

Au printemps, des salariés menacés de licenciement dans une demi-douzaine d’entreprises françaises avaient séquestré des patrons, comme ceux de Caterpillar à Grenoble (Isère), 3M à Pithiviers (Loiret) et Sony (Landes).

Ces actions se sont avérées payantes puisque dans la plupart des cas les entreprises en question ont fait des concessions. A en croire les sondages, une majorité des Français disent comprendre, voire approuver ces stratégies.

Une invasion de criquets repoussée avec du hardrock

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Nevada, États-Unis – Une ville lutte contre une invasion d’insectes en diffusant, à un volume très élevé, des chansons de hard rock.

Les habitants de la ville de Tuscarora ont sorti leurs chaînes stéréo pour les brancher sur la station de radio rock locale, en poussant le volume au maximum. Cette technique serait la seule qu’ils auraient trouvée pour empêcher les insectes de s’arrêter dans leur ville. Tous les ans, en avril, des nuées de criquets traversent l’état à la recherche de nourriture. Malheureusement, quand ils se font écraser, ils sentent très mauvais. C’est pourquoi il fallait trouver une façon de les faire fuir. Selon les habitants, ils auraient essayé différents styles musicaux, mais le hard rock est celui qui fonctionnerait le mieux.

Des policiers ont-ils provoqué des gendarmes, le 1er mai ?

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Source : Le Post

« C’est faux et mensonger. S’il y avait bien des policiers en civil dans cette manifestation, comme dans toutes, d’ailleurs, aucun policier n’a provoqué de gendarme, aucun policier n’était cagoulé, et aucun policier n’a pris la foule a partie » tient à rectifier la préfecture de police de Paris sur Le Post.

C’est Le Canard enchaîné qui le dit.

En fin de cortège, lors des manifestations du 1er mai, à Paris, un groupe d´encagoulés a volontairement provoqué des gendarmes chargés de disperser la foule, selon Le Canard enchaîné. Des interpellations ont eu lieu. Seul ce groupe parvint, bizarrement, à « s´évaporer. » Pourquoi?

Le journal déclare être en possession de clichés de ces « pseudo-manifestants » descendant, deux par deux, de fourgons de police stationnés boulevard Richard-Lenoir.

Vous en apprendrez bien plus en lisant l’article original du Canard enchaîné, comme, par exemple, que la préfecture de police de Paris ne dément pas et que ces groupes seraient voués à se développer partout en France.

 

Cela pose aussi la question plus générale de la stratégie policière, et donc celle du gouvernement: les milieux dit « radicaux » ou « extrêmistes » sont-ils infiltrés ? Quels sont les réels objectifs de ces actions ?

Il est plus que probable que ces groupes n’en soient pas a leur coup d´essai.

Étaient-ils présents lors des manifestations du dernier G20 ?

Et avec la TVA à 5,5%, vous prendrez bien une carte de l’UMP ?

 

Source : Libération

 

Fort d’avoir mené à bien l’abaissement de la TVA dans la restauration, le parti majoritaire a envoyé à la profession des bulletins d’adhésion.

A l’UMP, on ne perd pas le nord. La baisse de la TVA sur la restauration à peine annoncée, les restaurateurs ont eu le plaisir de recevoir dans leur boîte aux lettres un courrier du parti majoritaire ne tarissant pas d’éloge sur la profession, qui «participe au rayonnement de la France dans le monde entier». Courrier accompagné d’un… bulletin d’adhésion à l’UMP, bardé du slogan «TVA à 5,5%, engagement pris, promesse tenue».

La lettre, en date du 5 mai, est signée Xavier Bertrand. Le secrétaire général de l’UMP s’y dit «heureux de pouvoir s’adresser à (cette profession) qui connaît si bien la valeur travail que notre mouvement a placé au cœur de son projet».

Entre 300 et 400 restaurateurs destinataires de la lettre auraient pour l’heure mordu à l’hameçon et adhéré au parti, selon l’UMP. D’autres ont moins apprécié l’initiative, criant au clientélisme. «Si nous avions voulu faire du clientélisme, on aurait aussi ciblé les employés et les clients, puisque la baisse de la TVA va se répercuter sur les prix et les salaires, rétorque-t-on à l’UMP. Ce courrier a une valeur informative, c’est une invitation que nous faisons aux restaurateurs pour leur dire que plus nous sommes forts, plus nous pourrons porter des réformes de cette nature.»

Pour rappel, la profession compte 120.000 restaurateurs, et donc autant d’électeurs.

Augmentation programmée (et dissimulée) des tarifs EDF

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Source : http://www.lesmotsontunsens.com/augmentation-tarifs-edf-petits-arrangements-chiffres-5176

Il y a un mois, le pédégé d’EDF Pierre Gadonneix réclamait une augmentation de 20% des tarifs de l’électricité, sur une période de 3 à 5 ans. Devant la levée de boucliers, la ministre de l’économie a courageusement tapé du poing sur la table. Résultat : une hausse « raisonnable » de 1,9% pour les particuliers et 2,3% en moyenne. C’est mieux. C’est mieux ? Pas vraiment…

D’où vient cette moyenne claironnée de 2,3% ? Nul ne sait. L’augmentation annoncée est de 1,9% pour le tarif bleu (particuliers et petits professionnels), de 4% pour le tarif jaune (pme-pmi) et de 5% pour le tarif vert (grandes entreprises). En tenant compte des volumes consommés par les abonnés aux différents tarifs réglementés, on obtient une hausse moyenne de +2.8% en 2009, contre +3.8% en 2008. L’augmentation baisse. Alors, de quoi se plaint le peuple ? Le hic, c’est qu’en 2008, l’inflation était de 2,8%, tandis qu’en 2009, elle sera à peine positive.

 

Pas si loin des 20% !

 

La charte de service public signée en 2005 entre l’Etat et EDF stipulait pourtant que les hausses ne devaient pas dépasser l’inflation. Qu’à cela ne tienne, cette charte, le gouvernement s’en moque comme de son premier service public. L’important est ailleurs : les retombées pour EDF sont comprises entre 500 millions et un milliard d’euros. Et pour l’Etat : entre 100 et 200 millions d’euros en TVA et à peine moins en dividendes. Non négligeable en période de disette, et pas si loin des 20% sur cinq ans ! Surtout que sur les quatre dernières années, les PME ont vu leur addition s’envoler de 14 % et les grandes entreprises de 17%. Finalement, les demandes de Pierre Gadonneix n’étaient pas si absurdes qu’on a bien voulu le laisser croire. « Quand on veut des étoiles, on demande la lune » avait commenté Christine Lagarde. Et quand on a la lune, on fait quoi ?

 

Opacité du système de calcul

 

D’autre part, les chiffres généralement annoncés dans la presse sont absurdes. Au moins autant que le nouveau système de calcul. La dernière augmentation tarifaire d’août 2008 avait donné lieu à une publication au Journal Officiel  de trois lignes. Trop simple : l’annonce parue au JO de vendredi dernier comporte pas moins de 20 pages ! Des abonnements ont disparu, d’autres ont été créés, fusionnés, recalculés. Du coup, il est rigoureusement impossible de comparer avec la grille précédente. Mediapart a cependant pris le temps d’en étudier les grandes lignes. Et ce n’est pas vraiment rassurant. Un exemple : le prix de l’abonnement pour les plus petites installations (3 kVA) passe de 21 à 58 euros, soit 172% d’augmentation. Ces abonnements ne représentent que 8% de l’électricité consommée, mais tout de même.

 

Les petits priés d’éclairer les gros

 

D’autant que la situation des abonnements pour la puissance supérieure (6kVA, particuliers ne se chauffant pas à l’électricité) n’est guère plus favorable : ils passent de 54 à 67 euros, soit 24% de hausse. Comme le note la Commission de Régulation de l’Energie (CRE), de façon générale pour les installations de petite et moyenne puissance, les « augmentations de facture [sont] d’autant plus élevées que la consommation du site est faible« . De fait, les abonnements pour des puissances élevées diminuent de 15% quand le prix du kWh augmente à peine. Situation identique pour les PME-PMI, pour lesquelles « les baisses de facture les plus importantes sont concentrées sur les sites ayant de fortes consommations« . Bref, une façon de faire payer les petits pour les gros.

 

Aberrations en série

 

En prévision d’une éventuelle baisse des factures des particuliers liée à l’utilisation de boitiers intelligents permettant d’optimiser leur consommation, la CRE a trouvé une idée géniale : les sociétés impliquées (Voltalis notamment) devront indemniser EDF pour l’énergie « injectée mais non consommée ». Un comble ! Et ce n’est pas tout. Alors qu’EDF est désormais importateur net d’électricité et qu’elle connaît de grandes difficultés à fournir l’ensemble du réseau en périodes de pointe, les « tarifs d’effacement » (EJP) qui permettent d’amortir les chocs en hiver vont être augmentés de 6%… histoire de dissuader les nouveaux candidats ?

 

Vers la fin des tarifs réglementés ?

 

En catimini, le gouvernement instaure une opacité totale sur les grilles tarifaires d’EDF. De telle façon qu’il a « les mains libres pour organiser le marché de l’électricité comme il l’entend. Les appétits privés qui lorgnent sur la rente nucléaire [...] vont pouvoir intensifier leurs pressions. Ils ont toutes les chances d’être satisfaits » conclut Mediapart. Selon toute vraisemblance, le gouvernement souhaite en effet mettre un terme aux tarifs régulés d’ici à 2010, se cachant derrière les réglementations européennes. Sauf que l’Europe n’interdit en rien les tarifs régulés. Elle impose seulement l’existence d’une « libre concurrence », contrairement à ce que prétend le gouvernement.

 

A vos factures, prêts… comptez !

Une histoire d’emprunt national

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  Oyez, oyez, braves internautes qui cherchez désespérément où placer votre argent ! En ces temps de crise, le gouvernement planche sur la question, ou non, d’initier un emprunt national, afin de renflouer les caisses de l’Etat.

  Pour les profanes, il s’agit d’un placement de type obligation (généralement, et apparemment cela va être le cas), soit, pour faire simple, un blocage d’une somme pendant un temps donné, proportionnel aux intérêts reçus. Ici, il s’agira, selon toute probabilité, d’une période s’étalant de 2 à 50 ans (déterminée évidemment par le souscripteur), avec un taux dépassant les 4,5% pour les particuliers.

  Afin de bien vendre le film, l’Etat a soigné l’affiche : l’emprunt (ou Grand Emprunt) sera organisé sous la tutelle de deux anciens Premiers Ministres (oui, madame ! Deux !), à savoir Alain Juppé et Michel Rocard.

  Ce qui est amusant là-dedans, d’une part c’est qu’une commission de deux personnes, ça va, ils vont pas se ruiner en buffet, et d’autre part, c’est que ce Grand Emprunt avait été mis en sourdine, dernièrement, face à des sondages peu enthousiastes.

  Pauvre Michel Rocard, tout juste sorti de son formol, on lui remet son titre (il ne l’avait pas perdu, mais bon…), et zou ! L’affaire lui passe finalement sous le nez.

  Qu’il se rassure ! Et Juppé avec ! L’emprunt est toujours bien prévu, pour 2010 plus précisément, ainsi qu’un site officiel le présente… et il s’appellera « Emprunt Sarkozy ». Bon, Giscard l’avait fait, également, le coup de son nom sur le machin, il y avait aussi la variante du Premier Ministre… quoiqu’il en soit, le choix final, s’il importe peu, surprend tout autant.

  D’ici quelques mois, peut-être, saurons-nous si cet appel aux sousous sera plutôt orienté vers les particuliers, ou vers le marché.

  Blague finale : s’il s’agit de toucher des simples citoyens, le gouvernement a l’arme de prédilection : la chute des taux d’intérêt du Livret A, du CEL, et autres comptes disposant (habituellement) d’un rendement acceptable. En d’autres termes : le fait que les pauvres ne gagnent plus que des cahouètes à placer leur argent sur leur Livret A, par exemple, arrange bien le gouvernement !

  Le monde est bien fait, non ?

http://www.empruntsarkozy.com/grand-emprunt-national.html

Hadopi 2 : le texte fera bien appel à l’ordonnance pénale

  Loin de vouloir, ami lecteur, vouloir ouvrir à nouveau le débat sur la controverse du piratage de la culture – voir mes précédents articles sur le sujet, en attendant vos réactions – force est de constater que le gouvernement, sur ce sujet, use encore de moyens détournés dans ses ambitions coercitives.

  Résumons-nous un peu. La précédente loi Hadopi avait été rejetée par l’Assemblée, suite à un vote certes un peu rocambolesque (des députés de gauche s’étaient cachés, jusqu’au dernier moment, pour faire croire à la majorité qu’ils étaient suffisamment nombreux pour les contrer).

  Evidemment, quelques mois plus tard, le projet de loi est de retour, dans une version modifiée et – c’est là qu’il faut suivre – plus perverse encore.

  En apparence, le volet répressif a été mis de côté, et il est fait appel à une Commission de Protection des Droits, afin de s’assurer que la loi ne soit pas trop dure à l’encontre des « pirates ». Et, si les sanctions ont été écartées – avec un flou, encore, sur la riposte graduée (normalement tuée dans l’oeuf, mais qui sait en attendant… Hadopi 3 !)[qui devrait, si l'on en croit le pouvoir en place, concerner la rémunération des artistes piratés] – si les sanctions, donc, SEMBLENT avoir été rejetées de ce texte, elles sont en réalité attribuées à un juge, qui se prononcera par ordonnance pénale.

  Mais qu’est-ce que l’ordonnance pénale, me direz-vous ? C’est ce que l’excellentissime Maître Eolas, dont j’apprécie particulièrement le blog – et hop ! en lien, tiens ! – se chargera, ci-dessous, de vous détailler :

 

Source : http://maitre-eolas.fr/post/2009/06/18/1452-hadopi-2-le-gouvernement-envisage-le-recours-a-l-ordonnance-penale

On commence à en savoir un peu plus sur la deuxième loi Titanic HADOPI, pour combler les brèches ouvertes par le Conseil constitutionnel. Le volet répressif est abandonné, dans le sens où la future HADOPI, et la Commission de Protection des Droits (CPD) qui est son prophète, n’auront aucun pouvoir de sanction propre. Tout passera par le juge.

Se pose donc un nouveau problème. La justice est engorgée et fonctionne à flux tendu. Lui confier un contentieux de masse crée une menace d’asphyxie, ou suppose l’abandon de poursuites dans d’autres domaines, mais lesquels ? Les violences conjugales, les vols de voiture, le trafic de stupéfiant ? L’hypothèse de fournir à la justice les moyens dont elle a besoin étant naturellement exclue, rien n’étant plus nocif qu’un juge qui a les moyens de juger.

Reste donc la trousse de bricolage, aussi connue sous le nom de : “ ce n’est pas une question de moyens, c’est une question de méthode. ”

Et le gouvernement a trouvé la rustine idéale à ses yeux : l’ordonnance pénale.

Oui, amis juristes, esclaffez-vous à l’envi : on va juger des affaires de contrefaçon par voie électronique par ordonnance pénale.

Oui, amis mékéskidis, je vais vous expliquer.

L’ordonnance pénale, c’est la technocratie appliquée à la justice. L’idée a d’abord été créée pour faire face aux contentieux de masse posant peu de problèmes de preuve, à savoir : les contraventions routières. Ces contraventions sont matériellement simples (feu rouge grillé, excès de vitesse constaté par un appareil) et obéissent à des règles de preuve qui limitent considérablement les droits de la défense et pour lesquels un extrait du casier judiciaire est suffisant pour que le juge fixe une peine adéquate. Le système est le suivant : le parquet présente le dossier avec ses preuves à un juge, qui soit va le rejeter, auquel cas libre au parquet de faire citer à une audience ordinaire ou de classer sans suite, soit le juge estime que les preuves sont réunies et va rendre une ordonnance pénale déclarant le prévenu qui en l’occurrence n’est pas prévenu qu’il est prévenu (si vous me suivez…) coupable et prononçant une peine. L’ordonnance est ensuite notifiée au condamné qui peut alors au choix ne rien faire, auquel cas l’ordonnance devient définitive, l’amende est due et les points de permis perdus (on peut être frappé de suspension de permis par ordonnance pénale) soit faire opposition dans un délai de 15 jours auquel cas le condamné est convoqué à une audience, au cours de laquelle le juge réduit à néant l’ordonnance pénale (c’est obligatoire) et rejuge l’affaire. Avec à la clef une peine plus forte si la culpabilité est établie, pour des raisons qui je l’avoue m’échappent : je ne vois pas en quoi une personne, fût-elle coupable (toutes ne le sont pas, une grande partie ne peut prouver son innocence, tout simplement), qui souhaite exercer ses droits de la défense mérite une peine plus lourde. Mais c’est un autre débat.

L’ordonnance pénale appliquée aux contraventions a donné des résultats satisfaisants. Pour le ministère s’entend : augmentation, à budget constant, du nombre de condamnations. Que cela se fasse au prix du sacrifice des droits de la défense n’est qu’un dommage collatéral non pris en compte dans les statistiques. Du coup, la procédure a été élargie aux délits par la loi Perben I du 9 septembre 2002. Selon la technique habituelle de l’exception qui s’élargit discrètement, cette procédure, baptisée “ procédure simplifiée ” (la simplification étant de se passer du prévenu et de son avocat…) était réservée aux délits du code de la route, dont une bonne part sont d’anciennes contraventions devenues délits selon la technique dite “ néanderthal ” du législateur, qui pense que pour lutter contre un délit il suffit de taper plus fort.

Puis, peu à peu, on a ajouté des délits à la liste, qui figure à l’article 495 du Code de procédure pénale :

 

 

Peuvent être soumis à la procédure simplifiée prévue à la présente section :

1° Les délits prévus par le code de la route et les contraventions connexes prévues par ce code ;

2° Les délits en matière de réglementations relatives aux transports terrestres ;

3° Les délits prévus au titre IV du livre IV du code de commerce pour lesquels une peine d’emprisonnement n’est pas encourue ;

4° Le délit d’usage de produits stupéfiants prévu par le premier alinéa de l’article L. 3421-1 du code de la santé publique ;

5° Le délit prévu par l’article L. 126-3 du code de la construction et de l’habitation (le fameux délit d’occupation de hall d’immeuble).

La différence étant que le délai pour l’opposition passe de 15 à 45 jours en matière délictuelle et surtout qu’aucune peine de prison ne peut être prononcée par cette voie (la contrefaçon est punie de jusqu’à cinq trois ans d’emprisonnement, et cinq en bande organisée, rappelons-le).

On voit donc l’idée de génie : le juge de l’ordonnance pénale fera le travail de la Commission de Protection des Droits. Il ne reste qu’à ajouter une peine complémentaire de suspension de l’accès à internet et le tour est joué : on a un juge qui suspend l’accès à internet sans avoir à rallonger d’un centime le budget de la justice. Si avec ça, la ministre n’est pas reconduite dans le prochain gouvernement !

Sauf que, vous vous en souvenez, je disais au début de l’article que le juriste s’esclaffe, alors que là, le mékéskidis reste placide, voire morose.

C’est parce que deux points font que cette idée est, pour le moins, très mauvaise. Un point de fait et un point de droit.

Le point de fait est que cette procédure ne peut fonctionner que pour des délits très simples à établir. Conduire sans permis, ou à plus de 180 km/h sur l’autoroute, avoir fumé du cannabis (prouvé par une analyse sanguine ou d’urine), être dans un hall d’immeuble…). La contrefaçon, surtout par voie informatique, c’est autre chose. Il faut que le parquet apporte la preuve : que l’œuvre téléchargée était protégée (on peut télécharger plein d’œuvres libres de droits sur bittorrent ou eMule…), que le téléchargeur savait qu’il téléchargeait une œuvre protégée (les noms de fichiers peuvent être trompeurs quant à leur contenu, et on ne peut savoir ce qu’il y a réellement dans un fichier avant qu’il n’ait été téléchargé), et tout simplement identifier le téléchargeur, ce que l’adresse IP ne suffit pas à établir. Bref, il est à craindre que la plupart des ordonnances pénales demandées sur la base des dossiers montés par la CPD soient refusées par le juge pour preuve non rapportée. Le parquet devra donc ouvrir une enquête de police, ce qui fait perdre tout l’intérêt simplificateur : la police étant le bras séculier du parquet, la faire enquêter sur des contrefaçons l’empêche d’enquêter sur d’autres affaires.

Le point de droit est que cette loi est contraire à l’intérêt des artistes, ce qui est un amusant paradoxe. En effet, l’ordonnance pénale suppose que la victime ne demande pas de dommages-intérêts (article 495 du CPP, al. 9). Donc les ayant droits ne pourront pas demander réparation de leur préjudice. Ils doivent sacrifier leur rémunération à leur soif de répression. Quand on sait que leur motivation dans ce combat est de lutter contre un manque à gagner, on constate qu’il y a pire ennemi des artistes que les pirates : c’est l’État qui veut les protéger.

Ajoutons que l’ordonnance pénale n’est pas applicable aux mineurs (article 495 du CPP alinéa 8) et que lesdits mineurs forment une part non négligeable des équipages de pirates du web, mais que la CPD sera incapable de garantir que l’auteur du téléchargement illicite est majeur, et on sent que la loi HADOPI 2 promet de bons moments de rigolade.

Si elle entre en vigueur.

Car la Némésis d’Albanel, le Conseil constitutionnel, veille. Et le Conseil a eu l’occasion de se prononcer sur la procédure simplifiée appliquée aux délits. Voici ce qu’il en a dit à l’époque (Décision n° 2002-461 DC du 29 août 2002) :

 

 

77. Considérant que, si le législateur peut prévoir des règles de procédure différentes selon les faits, les situations et les personnes auxquelles elles s’appliquent, c’est à la condition que ces différences ne procèdent pas de discriminations injustifiées et que soient assurées aux justiciables des garanties égales, notamment quant au respect du principe des droits de la défense, qui implique en particulier l’existence d’une procédure juste et équitable ;

78. Considérant, en premier lieu, qu’aux termes de l’article 495 du code de procédure pénale, le ministère public ne peut recourir à la procédure simplifiée que  » lorsqu’il résulte de l’enquête de police judiciaire que les faits reprochés au prévenu sont établis et que les renseignements concernant la personnalité de celui-ci, et notamment ses charges et ses ressources, sont suffisants pour permettre la détermination de la peine «  ;

Déjà, il n’y aura pas d’enquête de police judiciaire puisque c’est une autorité administrative qui réunira les preuves. Ensuite, déjà qu’une adresse IP ne permet pas d’identifier l’utilisateur de l’ordinateur, je doute qu’elle permettre de connaître sa personnalité et ses ressources (encore que : le pirate qui télécharge l’intégrale de Marilyn Manson est probablement une jeune fille mineure aux cheveux et ongles noirs, qui aime la mort et les poneys et n’a pas assez d’argent de poche).

 

79. Considérant, en deuxième lieu, que, si l’article 495-1 du même code donne au ministère public le pouvoir de choisir la procédure simplifiée, dans le respect des conditions fixées par l’article 495, c’est en raison du fait que la charge de la poursuite et de la preuve lui incombe ;

80. Considérant, en troisième lieu, que si le président du tribunal estime qu’un débat contradictoire est utile ou qu’une peine d’emprisonnement devrait être prononcée, il doit renvoyer le dossier au ministère public ;

81. Considérant, en dernier lieu, que les dispositions des nouveaux articles 495 à 495-6 du code de procédure pénale apportent à la personne qui fait l’objet d’une ordonnance pénale, quant au respect des droits de la défense, des garanties équivalentes à celles dont elle aurait bénéficié si l’affaire avait été directement portée devant le tribunal correctionnel ; qu’en effet, l’ordonnance doit être motivée ; que le prévenu dispose d’un délai de quarante-cinq jours à compter de la notification de l’ordonnance pour former opposition ; que, dans cette hypothèse, l’affaire fait l’objet devant le tribunal correctionnel d’un débat contradictoire et public au cours duquel l’intéressé a droit à l’assistance d’un avocat ; qu’il doit être informé de ces règles ; que l’ensemble de ces dispositions garantit de façon suffisante l’existence d’un procès juste et équitable ;

Pour résumer : l’ordonnance pénale délictuelle est conforme à la constitution car le ministère public a le choix de recourir ou non à cette procédure, que le président peut refuser de condamner par cette voie, et que le prévenu peut toujours faire opposition, ces trois garanties assurant l’équité de la procédure pour le Conseil.

Il faudra donc que le texte qui sortira des débats parlementaires respectent ces principes. Le problème est que l’idée centrale du projet HADOPI est justement de contourner tous ces principes constitutionnels, qui ne sont, pour le Gouvernement, que des obstacles.

Pourvu que Christine Albanel ne soit pas reconduite dans ses fonctions, pour lui éviter de gravir une troisième fois le golgotha.

Nos enfants nous accuseront

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  Ami lecteur, j’en profite pour revenir sur un débat organisé en présence de Ségolène Royal, sur la question des pesticides, fongicides et autres machins chimiques répandus à tout-va sur ce qui tombe dans nos assiettes.

  A cette occasion, fut projeté le film « Nos enfants nous accuseront » (hélas interrompu pour cause de mauvais timing… mais c’est une autre histoire – grrrr quand même); Ce film de Jean-Paul Jaud, qu’on peut trouver bancal, trop bucolique, ou peu novateur, a tout de même le mérite de présenter, de manière assez exhaustive, le problème.

  A savoir, une époque dans laquelle les agriculteurs se baladent en scaphandriers, avec des enfants malformés, des saignements de nez, des maux de tête et des dépressions redoutables. L’époque de l’agriculture intensive; et parce qu’une image vaut parfois mieux qu’un long discours, je retiens celle d’un paysan bio (le film est une ode à cette méthode de production) comparant son champ avec celui, limitrophe, d’un partisan des pesticides.

  La différence est aussi nette qu’entre le jour et la nuit : la terre du premier est meuble, parcourue par des asticots, molle et marronnâtre; la seconde est sèche, même à 20 centimètres de profondeur, stérile, grise et friable.

  Je conseille donc le visionnage de ce reportage, que l’article suivant détaillera encore un peu, à tous ceux qui se sentent concernés, non seulement par ce qu’ils ingurgitent, mais par leur espérance de vie, tout simplement et par la situation de leurs congénères, dans les zones rurales. Parce que des enfants qui meurent ou se retrouvent handicapés en bas-âge, à cause d’un champ pulvérisé de produits toxiques, c’est peut-être tout sauf drôle.

  A voir, dans la même veine, le stupéfiant reportage « Le Monde selon MonSanto », qui couvre également ce sujet (film plus négatif certes, puisque « Nos enfants nous accuseront » propose certaines solutions), et révèle – délirant voyage – les méandres de cette multinationale responsable de famines, de suicides et de morts par pollution (PCB, dioxine, etc…).

 

http://www.dailymotion.com/video/x6r5g4

 

Source : http://www.cdurable.info/Nos-enfants-nous-accuseront-un-film-de-Jean-Paul-Jaud,1238.html

 

Chaque année en Europe 100 000 enfants meurent de maladies causées par l’environnement. 70% des cancers sont liés à l’environnement dont 30% à la pollution et 40% à l’alimentation. Chaque année en France, on constate une augmentation de 1,1% des cancers chez les enfants. En France, l’incidence du cancer a augmenté de 93% en 25 ans chez l’homme. Dans un petit village français au pied des Cévennes, le maire a décidé de faire face et de réagir en faisant passer la cantine scolaire en Bio. Ici comme ailleurs, la population est confrontée aux angoisses de la pollution agro-chimique. Ici commence un combat contre une logique qui pourrait devenir irréversible, un combat pour que demain nos enfants ne nous accusent pas.

C’est la première fois, sans doute depuis Le Monde du silence de Jacques Yves Cousteau (Palme d’or du Festival de Cannes 1956), que le cinéma français s’intéresse à un sujet sur l’environnement. Si la préservation de l’univers marin était déjà une cause précieuse, celle de l’alimentation de nos enfants l’est bien plus encore. Pour ne pas dire urgente. Après avoir parcouru les paysages sensoriels français avec sa série des « Quatre Saisons pour… », Jean-Paul Jaud fixe l’objectif de sa caméra sur une tragédie environnementale : l’empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole et les dégâts occasionnés sur la santé publique, notamment celle de nos enfants.

Le film « Nos enfants nous accuseront » raconte la courageuse initiative d’une municipalité du Gard, Barjac, qui décide de faire passer la cantine scolaire au bio, en finançant le surcoût sur le budget de la commune. Conscient du danger sanitaire qui menace une jeune génération exposée aux 76 000 tonnes de pesticides déversées chaque année sur notre pays, un maire décide de prendre le taureau par les cornes en donnant un exemple d’une politique sans compromission. Alerter l’opinion et les pouvoirs publics sur les dérives scandaleuses d’un système économique qui fait passer ses profits et ses intérêts avant la santé de la population.

Les différents intervenants du film, enfants, parents, enseignants, soignants, journalistes, paysans, élus, scientifiques, chercheurs, livrent leurs sensations, leurs analyses, leurs angoisses, leur colère, le fruit de leurs travaux à la caméra. Chacun raconte son expérience, dénonce les abus, pose les problèmes, mais tous proposeront des solutions, à condition que les différents organes de décision prennent leurs responsabilités. Des témoignages édifiants et bouleversants sur une réalité qu’il est urgent de maîtriser. Combien de maladies, de tumeurs, d’infirmités, de tragédies humaines sont-elles en train de proliférer sans que l’on ne fasse rien, ou si peu ?

Le film commence à l’Unesco, lors d’un colloque réunissant des sommités mondiales de la médecine, signataires de l’Appel de Paris. Un seul mot d’ordre : Non pas se contenter de constater les ravages, mais trouver tout de suite les moyens d’agir, pour que, demain, nos enfants ne nous accusent pas de les avoir abandonnées.

 

Un film au service d’une vérité qui blesse.

 

Le chef des talibans au Pakistan serait mort

Source : AFP – nouvelle à confirmer

Le principal chef des talibans au Pakistan Baïtullah Mehsud, aurait été tué en milieu de semaine, selon les autorités pakistanaises, ce qui constituerait une victoire importante dans le combat mené par Islamabad et son allié américain contre les rebelles du nord-ouest.

Selon plusieurs responsables pakistanais et habitants du Waziristan du Sud (nord-ouest), fief de Baïtullah Mehsud, ce dernier serait mort mercredi dans l’attaque de drone américain qui a coûté la vie à sa seconde femme.

L’information reste à confirmer

«Des informations indiquant qu’il est mort nous parviennent», a déclaré dans la matinée à la presse le ministre de l’Intérieur Rehman Malik. «La bonne nouvelle, c’est que cette information provient de son groupe», a-t-il ajouté. «Mais je suis incapable de confirmer» cette information «tant que je n’ai pas de preuves solides», a-t-il tempéré.

Les premières informations sur le sujet sont venues mercredi de Washington, où un responsable américain a déclaré à l’AFP sous couvert d’anonymat qu’il y avait «des raisons de penser que Mehsud soit mort». «Mais cela ne peut pas être totalement confirmé à ce stade».

Une récompense de 5 millions de dollars

S’il est confirmé, le décès de Baïtullah Mehsud serait une victoire pour Washington, qui avait offert une récompense de cinq millions de dollars pour sa capture, mort ou vif, tandis qu’Islamabad avait promis 615.000 dollars.

Agé d’environ 35 ans, Baïtullah Mehsud était devenu ces dernières années l’ennemi public n°1 au Pakistan, en raison des nombreux attentats attribués à son réseau, le Mouvement des talibans du Pakistan (TTP), dont celui qui avait tué l’ex-Premier ministre Benazir Bhutto en décembre 2007.

Mais l’armée pakistanaise, déjà engagée militairement contre d’autres talibans du nord-ouest à Swat, hésitait à lancer une offensive terrestre contre lui dans son fief du Waziristan du Sud. Il s’agit d’une zone tribale semi-autonome frontalière de l’Afghanistan, reculée et très difficilement contrôlable.

«L’une des personnes les plus dangereuses de la région»

Les Américains, qui concentraient jusque là leur attention sur d’autres talibans, ceux qui attaquent leurs troupes en Afghanistan, se sont convaincus ces derniers mois de la nécessité de neutraliser Baïtullah Mehsud, qu’ils considèrent comme un relais clé d’Al-Qaïda dans les zones tribales.

«Baïtullah Mehsud est l’une des personnes les plus dangereuses et odieuses de la région, et les Etats-Unis n’ont pas assez fait attention à lui jusqu’à très récemment», déclarait fin juin l’émissaire américain pour le Pakistan et l’Afghanistan, Richard Holbrooke, en soulignant que son élimination était devenue un objectif stratégique d’importance pour Washington.

Sa mort «serait un énorme coup porté au TTP», et créerait une crise de leadership d’autant plus grave qu’«il n’y apparemment pas d’autre leader de sa stature», estimait jeudi le spécialiste des zones tribales Rahimullah Yusufzai.

Le vide juridique des autopsies judiciaires

Source : Le Monde

Une double souffrance », c’est ce qu’a ressenti la mère de Michel (les noms ont été modifiés), décédé le 22 octobre 2008, lorsqu’il est revenu de la morgue sans calotte sur le visage, après une autopsie. « Nous n’avons pas pu assister à la mise en bière, on nous a interdit de le voir. On nous a rendu ses habits car ils n’ont pas pu l’habiller », raconte sa mère.

Agé de 33 ans, Michel a été retrouvé mort au petit matin avec des hématomes sur le corps. La justice a alors décidé de pratiquer une autopsie et a envoyé le corps à la morgue d’Evry. Musicien, divorcé, père d’un petit garçon, Michel a été enterré le 29 octobre 2008, sans que sa mère l’ait revu. « Est-ce que c’était mon gamin dans le cercueil ? », se demande-t-elle, avec une immense douleur. « Le médecin légiste n’a guère pris de précautions, en disant que c’est un chanteur des rues, un drogué, un SDF. C’est une jeune femme commissaire et l’entreprise des pompes funèbres qui m’ont parlé de l’état de mon fils, qui n’a pas été recousu. »

Même s’il devrait l’être, ce cas n’est pas unique. C’est l’un des 10 à 15 dossiers sur la restitution des corps après autopsie qui est arrivé sur les bureaux du médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye. Depuis janvier, un pôle santé et sécurité des soins a été mis en place. Il est dédié à l’information des usagers et à la médiation entre les patients et les professionnels de la santé pour gérer les litiges.

« L’attention du médiateur a été appelée sur les lacunes du régime juridique des autopsies judiciaires et les dysfonctionnements auxquels ce défaut d’encadrement est susceptible d’aboutir », indique le médiateur de la République dans une lettre adressée en juin aux ministres de la justice, de la santé et de l’intérieur. Il existe un réel vide juridique sur les autopsies judiciaires. « Elles ne font l’objet d’aucune disposition particulière dans le code de procédure pénale », écrit le médiateur. « L’autopsie est déjà une atteinte à l’intégrité du cadavre, on ne peut pas ajouter de l’insulte à la blessure », souligne Loïc Ricour, directeur du pôle santé et sécurité des soins. « Le corps est souvent restitué dans des conditions déplorables, choquantes pour les parents, ce qui ajoute à la douleur du décès », ajoute Martine Timsit, conseillère pour les réformes auprès du médiateur.

 

PRÉLÈVEMENTS HUMAINS

 

C’est donc chaque praticien et chaque hôpital qui fait comme il l’entend. Car si la loi du 6 août 2004 relative à la bioéthique a mis en place un encadrement des autopsies médicales, il n’y avait pas un mot sur les autopsies judiciaires. « L’obligation faite aux médecins de s’assurer de la meilleure restauration possible du corps, formulée à l’article L 1232-5 du code de la santé publique, ne s’applique qu’aux autopsies médicales », souligne Mme Timsit. Cette exigence devrait s’appliquer à toutes les autopsies, comme l’a proposé le médiateur. « C’est inadmissible de ne pas rendre un corps présentable », s’insurge Patrick Peton, praticien hospitalier en médecine légale au CHU de Nancy.

Pour éviter ces abus, plusieurs améliorations sont souhaitées. « On demande une bonne pratique médicale. Les manquements à l’éthique médicale peuvent provenir d’un défaut de formation des médecins pratiquant ces autopsies », indique Mme Timsit. Comme le révèle le rapport présenté en janvier 2006 par la mission interministérielle sur la réforme de la médecine médico-légale, de nombreux médecins, pourtant répertoriés dans la rubrique « médecine légale », ne sont pas titulaires d’un diplôme attestant de leur qualification dans ce domaine. Les médecins qui pratiquent les autopsies devraient tous posséder un diplôme attestant de leur qualification, avance le médiateur.

Autre point, « il n’existe pas de dispositions juridiques relatives au principe et aux délais pour la restitution du corps », indique le médiateur. Le corps reste ainsi à disposition de l’autorité judiciaire. En d’autres termes, certains font comme bon leur semble. La morgue de l’hôpital de Lens a été fermée fin 2008, des proches de personnes autopsiées s’étant plaintes de restitution de corps dans des conditions déplorables. « On m’a privé du corps de ma femme, qui a été dépecé », souligne Hervé Louvrié, pompier, dont la femme s’est suicidée le 9 avril 2008. « Son corps a été autopsié à la morgue de Lens, mais il n’a pas été recousu. C’est un crime de civilisation », poursuit cet homme, qui se bat pour que « cela ne se reproduise plus », et qui a saisi le conseil de l’ordre des médecins.

A quel moment le corps peut-il être restitué à la famille ? Les autorités judiciaires françaises attendirent de longs mois avant d’autoriser la restitution du corps d’une petite fille de 4 ans à ses parents à la suite d’une autopsie effectuée dans le cadre d’une enquête pour responsabilité médicale. L’autopsie fut pratiquée le 9 juillet 1996. Ce n’est que le 14 février 1997 que le juge d’instruction délivra le permis d’inhumer. Très affectés, les parents portèrent l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), qui a condamné la France dans son arrêt Pannullo et Forte du 30 octobre 2001.

Troisième point, que deviennent les organes prélevés ? Là encore, il existe un vide juridique. « Rien n’est dit sur la réponse à apporter à une demande de restitution de ces organes aux fins d’inhumation ou d’incinération, ceux-ci ne pouvant être considérés comme voués à l’abandon », ajoute le médiateur. Dans certains cas, « faute de précision dans les textes, les organes prélevés sont considérés comme des déchets anatomiques et sont dès lors détruits par incinération sans que la famille en soit informée », précise Mme Timsit. Or, cela peut être une grande blessure pour les proches. Les prélèvements humains devraient être dotés d’un statut juridique, selon le médiateur.

Pour l’heure, les ministères n’ont pas répondu. Le médiateur a également saisi la mission bioéthique de ce dossier.

Pascale Santi

Le blé en péril… (Heureusement, la Fondation Rockefeller est là !)

Source : http://www.newsoftomorrow.org/spip.php?article6098

[NDLR : NWO = New World Order. Article tiré d'un site anti-conspirationniste que j'aime bien... à prendre avec du recul donc, mais le fait est que les thèses "domination du monde" ont de sacrés arguments...]

Le monde du blé est sous tension,un spécialiste dit même qu’« il suffira d’une seule mauvaise récolte, et nous aurons une famine de masse sur les bras. Par exemple, cela pourrait arriver s’il gèle en Iowa au mois d’août. » Et qui finance les recherches sur la rouille noir, je vous le donne en mille, la fondation Rockefeller !

Depuis que je suis sûre que l’occident se fait hara kiri, dans une gigantesque opération Soleil Vert, je n’arrête pas de me demander, mais comment vont-ils tuer les autres, les noirs, les arabes, les indiens, les chinois, enfin bref,le reste du monde, parce que si « nos » élites ont décidé de tuer des millions d’occidentaux, il était hors de question que les autres ne subissent pas eux aussi l’extermination, et oui, ce c’est pas un acte de contrition ultime envers ceux que nous avons dominé pendant tant de temps !

Mes questions ont trouvé une réponse, c’était fort simple en réalité.

Toujours la même histoire en plus.

Depuis quelque années, le monde du blé est sous tension, en effet la rouille noir ug99 est capable de détruire quasiment toute une récolte, c’est ce que des tests ont démontré en serre sécurisé.

Maintenant rigolons un peu.

Devinez un peu qui finance les recherches sur la rouille noire ?

Une certaine fondation Rockefeller, et oui, comment faire pour avoir accès aux agents pathogènes du monde entier si ce n’est en finançant les recherches ?…

Dès 2003, Norman Borlaug, le célèbre agronome américain et Prix Nobel de la paix, à l’origine de la plupart des variétés de blé qui ont contribué à la « révolution verte » des années 1960, tire la sonnette d’alarme. Il y a de quoi : lorsqu’elles sont testées sur place, au Kenya, plus de 80 % des variétés de blé cultivées dans le reste du monde se révèlent sensibles aux attaques d’Ug 99…

Avec le soutien de la Fondation Rockefeller, Borlaug fonde la « Global Rust Initiative (GRI, rust signifiant « rouille » en anglais), afin de coordonner la lutte contre le nouveau mutant. Début 2007, la souche est signalée au Yémen et provoque de lourdes pertes dans les récoltes de blé au Kenya et en Éthiopie. « Cette progression était prévuecar un autre champignon, la rouille jaune, a déjà suivi le même itinéraire au début des années 1990, provoquant des dégâts importants jusqu’en Asie du Sud-Est. Mais avec la rouille noire, le danger est autrement plus grave », prévient Ivan Sache.

En janvier de cette année, le mutant crée la surprise : alors qu’on l’attend au Proche-Orient ou en Égypte, il est repéré à l’ouest de l’Iran. « Le risque, ajoute le chercheur, c’est qu’Ug 99 gagne ensuite les pays voisins gros producteurs de blé, comme le Pakistan, le Kazakhstan ou l’Inde. »

Voila tout est dit dans cet article du Figaro de mai 2008, il suffit de savoir lire entre les lignes et de savoir faire des liens.

Il n’y a pas de hasard, surtout aujourd’hui.

La situation est bien trop critique pour croire à des coïncidences.

Après la crise financière et économique mondiale, après la crise de la grippe pandémique, voila la crise du blé et donc du pain de dimension mondial.

Comme c’est étrange que c’est l’Iran qui soit touché, on attendait l’égypte, mais bon le hasard a fait que ce soit l’Iran,la bête noire des impérialistes occidentaux. Le hasard aide souvent l’occident !

Et à cela plusieurs raisons, le véritable empire du millieu, c’est l’Iran, à la croisé des monde chinois, indiens, arabe, turc et slave.

Depuis l’embargo contre l’Irak et le million d’enfants morts,mais justifiés selon cette folle furieuse de Albrigth,ce n’est plus trop à la mode, la relation de cause à effet est trop voyante, et il faut ménager les opinions publique, mais une famine dû à une maladie, cela produit les mêmes effets,et l’opinion n’y voit que du feu,ainsi que les habitants du pays touché, qui ne pourront s’en prendre qu’au gouvernement et non à une puissance étrangère. Bref carton plein !

C’est donc l’endroit idéal pour disséminer un pathogène du blé,et puis entre les nombreuses troupes US dans le secteur, ce doit être assez simple à réaliser.

Et comme le dit l’article,les gros producteurs de blé sont ses voisins,ça tombe bien, pourrir les récoltes africaine,la nature s’en charge (presque naturellement), mais mettre à terre les plus gros producteurs mondiaux de blé, ça c’est une autre histoire,autrement plus rentable(niveau famine).

L’édito des matières premières et des devises est d’une monstruosité incroyable, il dit en gros que la famine est une possibilité, et donne des conseils pour gagner de l’argent.

J’imagine que des traders malsains, genre Enron, qui mettaient le feu pour profiter des coupures et vendre plus cher, vont en arriver à détruire des récoltes exprès, pour faire monter les prix, c’est d’ailleurs ce que dit un spécialistes,en parlant d’accident météorologique, ”Il suffira d’une seule mauvaise récolte, et nous aurons une famine de masse sur les bras. Par exemple, cela pourrait arriver s’il gèle en Iowa au mois d’août.” Je vois comme un conseil caché, mais bon j’ai l’esprit mal tourné…

Et eux c’est juste pour faire de l’argent, rien de stratégique pour une planification mais quand on pense aux Rockefeller, à Bill Gates, à Monsanto, ainsi qu’à tout ces pathogènes qu’ils ont entre les mains et leurs liens avec l’établissement d’un NWO peuplé de moins d’un milliard d’habitant, si ce n’est 500 millions, je n’imagine même pas le résultat tellement c’est horrible.

Mais tout est donc respecté, une mort à la maison tranquille (façon de parler)pour nous les “riches”, et des scènes horrible dans dans ce que l’on appelle tiers monde, se massacrant pour un haricot ou un quignon inmangeable.

Et oui, le spectacle, toujours le spectacle, surtout quand on croit y voir pire que chez soi.

Plus d’infos : http://www.algerie-dz.com/forums/sciences/79078-la-rouille-noir-du-ble-decime-les-recoltes-au-moyen-orient.htm

http://www.edito-matieres-premieres.fr/0931/soft/ble/ug99-etf-lwea.html

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/avec-la-rouille-noire-on-va-59596#forum2186462

Le point sur l’alimentation en Afrique

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2772

Les Africains des régions urbaines sont de plus en plus nombreux à rencontrer des difficultés grandissantes à se nourrir, a averti la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA). « Certains pays d’Afrique sont toujours aux prises avec la crise et les pénuries alimentaires », selon Adam Elhiraika, économiste au sein de la CEA. « On voit qu’il y a [une] crise lorsqu’on n’a pas assez de revenus pour acheter les vivres dont on a besoin ».

Le point sur l'alimentation en Afrique dans Actu Internationaaaale (+165) arton2772

IRIN, 22 juin 2009

 

« On a moins de pouvoir d’achat. On a encore aussi des pénuries alimentaires car nombre de pays d’Afrique ne sont pas en mesure de répondre à la demande », a expliqué à IRIN M. Elhiraika, coordinateur de l’équipe qui a rédigé l’édition 2009 du rapport économique de la CEA sur l’Afrique, à Addis-Abeba.

Publie le 28 mai, ce rapport, préparé par la CEA de concert avec l’Union africaine, est une évaluation de la performance économique du continent en 2008. Il aborde également les perspectives pour 2009.

« Dans de nombreux pays, les populations urbaines voient des produits alimentaires dans les rayons des magasins, mais elles n’ont pas les moyens d’en acheter », pouvait-on lire dans le rapport. Citant l’exemple du Liberia et de la Guinée, les auteurs ont également expliqué que les gouvernements de ces pays luttaient pour importer assez de vivres pour nourrir leurs populations.

« A Djibouti, les éleveurs sont en train de découvrir que la vente de leur bétail, moyen de subsistance essentiel, ne leur permet d’acheter que peu de céréales sur le marché, tandis qu’au Mozambique et en Ouganda, les agriculteurs des régions rurales n’ont guère les moyens d’acheter les semences et les engrais dont ils ont besoin pour cultiver les vivres de leurs familles, et encore moins pour tirer parti du prix élevé des vivres en dégageant des profits », selon le rapport.

En Afrique, le prix des denrées alimentaires risque d’augmenter au cours des 10 prochaines années, bien qu’une baisse soit prévue en 2009 et 2010, à mesure que la hausse des prix provoquée par la récession mondiale influera sur l’offre et la demande.

« L’Afrique est une des régions les plus touchées par la hausse du prix des vivres », a noté la CEA. « Les prix des vivres ont culminé en juin 2008, avant de diminuer de plus de 50 pour cent, en moyenne, au cours de la deuxième moitié de l’année. A la fin de l’année 2008, ils se trouvaient au même niveau qu’en 2005, tout en restant bien plus élevés qu’en 2000 ».

D’après le rapport, la baisse des prix pratiqués sur le marché mondial s’est lentement répercutée sur les prix pratiqués à l’échelle nationale, dans bon nombre de pays en voie de développement.

« Il y a tout de même des pénuries alimentaires dans beaucoup de pays d’Afrique en raison de la sécheresse et des conflits », a indiqué M. Elhiraika.

Pour pouvoir éviter les conséquences de la crise, les populations d’un grand nombre de pays, notamment les pays d’Afrique de l’Est, ont besoin de recevoir une aide d’urgence.

« La crise alimentaire récente et la famine qui semble imminente menacent la stabilité politique et sociale, en particulier en Afrique de l’Est et de l’Ouest, et dans les pays en situation de conflit », ont averti les auteurs du rapport.

Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), les prix des vivres demeurent élevés dans bon nombre de pays en voie de développement et l’accès des populations pauvres aux vivres reste menacé par la perte d’emploi et de revenus, ainsi que d’autres conséquences de la crise économique mondiale.

Toutefois, dans l’édition du 4 juin de Perspectives de l’alimentation, la FAO a noté que l’approvisionnement mondial en vivres paraissait moins vulnérable aux chocs que pendant la crise alimentaire de 2008.

« En dépit de la hausse considérable observée ces dernières semaines, les prix internationaux d’une majorité de produits agricoles ont baissé en 2009 par rapport aux sommets atteints en 2008, signe qu’un grand nombre de marchés sont en train de retrouver lentement leur équilibre », pouvait-on lire dans le bulletin.

L’amélioration a été observée, en grande partie, dans le domaine de la production céréalière (secteur critique pour la sécurité alimentaire), la production record de 2008 ayant dépassé les prévisions initiales. Cette récolte exceptionnelle a également facilité le réapprovisionnement des réserves mondiales, reconstituées au niveau où elles se trouvaient avant la crise.

Le contrôleur des prisons dénonce une situation « grave »

La maison d'arrêt de Villepinte, en 2006.

Source : Le Figaro

 La maison d’arrêt de Villepinte, en 2006. Crédits photo : Le Figaro

 

[NDLR : C'est sûr qu'un bon gros rapport de 250 pages lu au maximum par une centaine de pékins va vachement arranger ce problème... m'enfin...]

 

Le contrôleur des prisons dénonce une situation

Dans son tout premier rapport, présenté mercredi, Jean-Marie Delarue, le nouveau contrôleur général des lieux privatifs de liberté (prisons, locaux de garde à vue ou de rétention, hôpitaux psychiatriques, etc.), dénonce les nombreuses atteintes à la dignité et à l’intimité faites au nom de la recherche de «sécurité», qu’il compare à «un ogre jamais rassasié qui mange trop de droits de la personne».

«55 000 femmes sont placées chaque année en garde à vue, raconte-t-il, et toutes sont profondément humiliées» : il leur est notamment demandé d’enlever leur soutien-gorge, considéré comme un objet dangereux, et susceptible d’aider au suicide. «Ce n’est pas digne de la France en 2009», insiste le contrôleur, faisant également état de la grande vétusté et de l’absence de nettoyage des locaux de garde à vue, lieux où «l’intimité des personnes est la plus malmenée».

Le volumineux rapport de 250 pages montre du doigt la difficulté à trouver des escortes pour conduire des détenus à l’hôpital, ainsi que la présence de surveillants jusque dans le cabinet médical, ou encore l’absence de médicaments en garde à vue. Dans les prisons, la surpopulation est à l’origine de multiples tensions. La violence, le racket et les menaces sont omniprésents. Les tentatives de suicide se sont multipliées. «Nous sommes dans une situation très mauvaise, et grave», résume le contrôleur nommé en juin dernier, qui a effectué, avec son équipe, 52 visites en 2008. La situation est très différente d’un établissement à l’autre, a encore noté Jean-Marie Delarue.

Les SMS reconnus comme preuves en cas de divorce

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Un récent arrêt de la Cour de cassation permet désormais aux demandeurs de divorce de s’appuyer sur les mini-messages pour étayer leur dossier, notamment afin de prouver un adultère.

Gare aux textos enflammés entre amants : 160 caractères passionnés peuvent désormais avoir d’importantes conséquences devant la justice. Dans un arrêt rendu le 19 juin et relevé par la revue Actualité juridique, la Cour de cassation a décidé de reconnaître aux SMS le statut de «preuve» dans une procédure de divorce.

Selon Le Monde, qui rapporte aujourd’hui l’information, l’arrêt de la Cour de cassation fait suite à la demande d’une femme qui, pour établir l’adultère qu’elle reprochait à son mari, avait transmis à la justice des SMS reçus sur le portable professionnel de celui-ci. La cour d’appel l’avait alors déboutée, estimant que les textos relevaient «de la confidentialité et du secret des correspondances» et que «la lecture de ces courriers à l’insu de leur destinataire constitue une atteinte grave à l’intimité de la personne».

En matière de divorce, des éléments peuvent être apportés dès lors qu’ils ont été «obtenus sans violence et sans fraude». Dans le cas cité par Le Monde, l’épouse trompée affirmait être tombée sur ces textos en retrouvant le téléphone «perdu» par le mari. Une argumentation retenue par la Cour de cassation. Désormais, «ce sera au conjoint de prouver la fraude, de démontrer que sa messagerie ou ses documents étaient protégés par un mot de passe personnel et secret», soulignait récemment Marie-Bénédicte Maizy, juge aux affaires familiales au tribunal de Nanterre. Une mission difficile avec les ordinateurs familiaux sur les échanges d’e-mail, et quasi impossible pour ce qui est des textos, à moins d’entrer son code PIN à chaque utilisation.

 

Les e-mails déjà reconnus comme preuves depuis 2000

 

En 1999, la Cour de cassation avait déjà considéré que la production d’un journal intime pouvait être admis comme preuve d’adultère, toujours à la condition que celui-ci ait été obtenu «sans violence et sans fraude». La loi du 13 mars 2000 avait par ailleurs reconnu le statut de preuve au courrier électronique, à la condition que «puisse être dûment identifiée la personne dont ils émane». Reste désormais à savoir si les mots amoureux échangés entre amants via Facebook, MSN ou Skype subiront le même sort.

Un retraité algérien âgé de 69 ans est décédé durant son interpellation par la police à Argenteuil

Source : ContreInfo

Ali Ziri, retraité algérien, est décédé le 9 juin durant une interpellation par la police, à la suite d’un contrôle d’identité qui a dégénéré. Selon un témoin, M. Ziri aurait été menotté et frappé par les policiers. Transporté à l’hôpital d’Argenteuil pour une prise de sang, les médecins ont constaté son décès à son arrivée.

Un retraité algérien âgé de 69 ans est décédé durant son interpellation par la police à Argenteuil dans La ploutocratie oligarchique du Tsar Közy (+380) arton2771

Communiqué du Syndicat de Défense des Algériens en Europe, juin 2009

Un retraité Algérien est décédé suite à une intervention de la police d’Argenteuil, Un contrôle d’identité a mal tourné le mardi 9 juin à Argenteuil.

Un Algérien de 69 ans, Ali Ziri, du village d’Ouled Rached commune de Lakseur wilaya de Bouira est décédé à la suite des coups de pied par les 3 policiers du commissariat d’Argenteuil dans la Val d’Oise selon le témoignage de Monsieur K. Arezki.

Selon les premiers témoignages, le mardi 9 juin, vers 20h45, trois policiers, dont une femme, ont arrêté un conducteur d’un véhicule, Monsieur K. Arezki, algérien aussi âgé de 61 ans accompagné de Monsieur Ziri Ali (le défunt) au niveau du carrefour des boulevards Jeanne-d’Arc et Léon-Feix. L’homme, qui selon le rapport de la police était sous l’effet de l’alcool 1.9 g/l selon le rapport de la police), était accompagné de son ami, Ali Ziri, 69 ans, assis du côté passager.

Les trois policiers ont d’abord demandé au conducteur ses papiers, mais celui-ci a eu le tort de ne pas les sortir « assez vite » comme il lui a été demandé. Suivent alors des menaces de l’emmener au poste, puis des insultes « pas toujours très républicaines » et enfin des menottes et des coups, une fois que le conducteur était « arraché » de force de son siège.Jusqu’à cet instant, le passager, Ali Ziri, était assis gentiment sur le siège avant du véhicule.

Voyant son ami, Arezki K., se faire traîner par terre et se faire insulter de tous les noms discriminatoires, il descend du véhicule pour calmer les policiers, en leur adressant cette phrase :

« Laissez-le tranquille, vous n’avez pas le droit de le frapper et de le traîner par terre. Je connais la loi ». C’est alors que les policiers se saisissent de lui et le menottent à son tour.

Les deux individus sont alors traînés et mis avec violence à l’intérieur du véhicule policier.

C’est ici que le drame, ayant traîné la mort du retraité Ali Ziri, s’est apparemment produit.

Selon K. Arezki, le défunt Ali Ziri avait dit ceci aux policiers : « Vous n’avez pas honte de me frapper, je suis une personne âgé. Je connais la loi, je vais vous le faire payer ».

Deux des trois policiers, dont une femme, le rouent, de coups de poings et de pieds jusqu’à ce qu’il s’évanouisse. A chaque coup, les policiers rajoutaient à l’adresse du défunt cette phrase :

« Tu connais la loi sale bougnoule, tiens ceci, etc. ».

Transportés à l’hôpital d’Argenteuil pour subir une prise de sang, les médecins n’ont malheureusement pu que constater que le retraité Ali Ziri était « déjà mort ». Cela s’est passé le mardi, 9 juin vers 20h30 heures à Argenteuil, à quelques mètres de la mairie, alors qu’il faisait encore jour et que les rues étaient remplies de monde.

Mis en garde-à-vue, pendant 24 heures, K. Arezki, n’apprendra le décès de son ami que le jeudi 11 juin par des policiers du commissariat d’Argenteuil qui l’ont convoqué pour lui annoncer la nouvelle. « Mon ami se portait bien, c’est vous qui l’avait tué », leur a-t-il répondu. A l’initiative du Syndicat de Défense des Algériens en Europe, une réunion s’est tenue le dimanche 14 juin au foyer Sonacotra, Les Remparts, (rue Karl Marx à Argenteuil), où résidait le défunt.

Sous le choc encore, les représentants des 300 résidents de cet établissement, dont une majorité de retraités, ont condamné avec force la violence utilisée par les policiers à l’encontre d’une personne « âgée ».

Les participants ont demandé à ce que toute la lumière soit faite pour élucider les circonstances exactes qui ont conduit à la mort de cet Algérien, dont le corps est actuellement en autopsie à l’Institut médico-légal de Paris.

En attendant les résultats, une délégation, formée des proches de la victime et des résidents du Foyer Les Remparts, le SDAE attend les résultats de l’autopsie pour déterminer sa position et engager le cas échéant une procédure judiciaire contre les personnes qui ont été la cause de sa mort.

Iran : Mouvement populaire et luttes de pouvoirs

Comment va évoluer la crise iranienne ? Le mouvement populaire qui s’est manifesté dans la rue au lendemain de l’élection paraît s’étioler sous les coups de la répression des miliciens, mais le Grand Ayatollah Montazeri, qui vient d’appeler à trois jours de deuil à partir de mercredi, pourrait lui indiquer une autre voie, celle de la grève et de la désobéissance civile, telles qu’elles avaient été pratiquées à l’époque du Shah. Dans le même temps, à Qom, Rafsandjani – l’homme clé de la situation – est à la manoeuvre en coulisses et tente de rassembler une opposition à la faction réunissant Khamenei, Ahmadinejad et les Gardiens de la Révolution. Si l’issue de ces luttes au sommet et dans la rue reste incertaine, l’embarras d’un pouvoir fragilisé est palpable. Rappelons que Ali Larijani, le président du parlement iranien, qui fait partie du camp conservateur, a lui même admis dimanche sur la chaîne de télévision d’Etat qu’ « une majorité de gens sont d’opinion que les résultats réels de l’élection sont différents de ce qui a été annoncé officiellement. » Pepe Escobar, grand reporter à Asia Times, propose ici sa lecture des derniers développements.

 

Iran : Mouvement populaire et luttes de pouvoirs dans Actu Internationaaaale (+165) arton2770

 

Par Pepe Escobar, Asia Times, 22 juin 2009

 

En cette période où le sang est répandu dans les rues, où les cris retentissent sur les toits et où les dagues sont dégainées dans les allées du pouvoir, la révolution islamique d’Iran a rendez-vous avec le destin : le défi qui lui est lancé est de célébrer finalement le mariage entre l’islam et la démocratie.

L’ancien président Mohammad Khatami, l’homme du dialogue des civilisations, a manifesté une fois de plus sa stature morale lorsqu’il a fait l’éloge des grandes manifestations silencieuses (qui ont eu lieu avant la répression sanglante), et souligné que les 40 millions d’électeurs iraniens, y compris ceux qui contestent le résultat « officiel », sont les « propriétaires » de la révolution.

Le leader suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, a quant-à lui préféré qualifier cette marée de manifestants de « terroristes ».

Khatami a également décrit Ahmad Jannati, le leader du Conseil des Gardiens qui est favorable au président Mahmoud Ahmadinejad, comme « un arbitre faisant l’objet de suspicion et de plaintes ». La « seule solution », a déclaré Khatami, pour « régler la crise au mieux des intérêts du peuple iranien et des principes de la révolution » serait la création d’une commission impartiale pour examiner les éléments constitutifs d’un truquage des élections. Mir Hossein Moussavi, le candidat malheureux à l’élection présidentielle, considère qu’une telle commission est « un droit », et permettrait de « parvenir à une nouvelle forme de la vie politique dans le pays ».

A l’heure actuelle il n’existe aucune indication que l’oligarchie politico-religieuse qui vient de renforcer son pouvoir en Iran envisage la possibilité de nommer une telle commission.

 

Montazeri à la rescousse

 

L’élément clé de la situation pour les prochains jours, est l’appel du Grand Ayatollah Montazeri Hussein à trois jours de deuil en mémoire des victimes, de mercredi a vendredi. L’interprétation qu’en font les progressiste de Téhéran – et parmi l’ intelligentsia des exilés iraniens – est qu’il s’agit d’une référence subtile au code de la désobéissance civile employé en 1979, suggérant aux habitants de se mettre en grève illimitée.

Faire grève est un moyen de protestation plus sûr, et beaucoup plus subversif que de descendre dans la rue et de s’exposer aux coups des miliciens Basiji. Il y a 30 ans, les grèves ont été un élément fondamental pour le succès de la révolution. Montazeri indique également de façon subtile la stratégie permettant de rallier la majorité silencieuse de l’Iran – qui pourrait représenter de 30% à 40% de la population totale. Cette stratégie, appliquée judicieusement au cours des jours et des semaines qui viennent, pourrait transformer le flot des manifestations populaires en un formidable océan.

Comme si une force irrésistible lui chuchotait à l’oreille « M. Montazeri, abattez ce mur [islamique] »

Dans le même temps, dans la rue, le mouvement populaire pleurera ses morts et combattra l’implacable contrôle de toute les technologies modernes en revenant au papier… Bienvenue au retour des Samizdats (publications clandestines à l’époque soviétique) du 21ème siècle.

En l’espace de seulement une semaine, la révolution verte populaire s’est transformée en un mouvement qui va bien au-delà de Moussavi. La colère, la rage, le sentiment d’avoir subi une injustice énorme (qu’il ne faut jamais sous-estimer dans une société chiite), le ressentiment, ont grandi à l’extrême. Le régime a perdu le contrôle de l’arène du débat politique, et la répression a été très brutale. Une idée très simple a finalement vu le jour : nous en avons assez. Vous êtes des menteurs. Mort au dictateur. Allah Akbar. Et nous allons pleurer toutes les nuits sur les toits et nous ne serons pas réduits au silence, jusqu’à ce que vous entendiez le message.

En blâmant les « terroristes », les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne – la réaction de panique de l’oligarchie politico-religieuse est totalement à côté de la plaque. Tout comme le sont de larges secteurs de la gauche occidentale – prisonnières de cette logique erronée du « quiconque lutte contre l’impérialisme américain est mon ami ». Ils ont été dupés – avalant sans discernement la propagande du régime, aveugles à la complexité de la société iranienne, et incapables d’identifier une nouvelle équation politique pour ce qu’elle est. Il est complètement absurde de croire que ce sont des « marionnettes manipulées par l’occident » qui crient Allah Akbar sur tous les toits de l’Iran, ou sont abattus par les miliciens Basiji dans les rues.

Moussavi, Khatami, Montazeri ne sont pas des néo-révolutionnaires (et encore moins des contre-révolutionnaires). Tous acceptent les principes et les institutions de la République Islamique d’Iran, y compris les Gardiens de la Révolution et les milices Basiji, mais ils critiquent « les déviations et les mensonges », selon les termes de Moussavi et Khatami. Ils ne veulent rien d’autre que le « retour de la pureté des principes de la Révolution islamique ». Et ils insistent sur le fait que cela implique toutes les formes de liberté d’expression.

Le peuple iranien rêve maintenant qu’un dialogue permanent et sans entrave s’installe au sein de la société civile. Et ce pas en avant n’est pas nécessairement associé avec l’adoption en Iran de la démocratie libérale occidentale. Les Perses sont suffisamment sophistiqués pour que la question aille bien au-delà. Comme si une feuille de route avait été établie non seulement pour une réédition iranienne post-moderne de la Révolution française, mais aussi pour une Réforme de l’Islam.

 

Rafsanjani à Qom

 

Pendant ce temps, les intrigues dans les couloirs de palais se poursuivent. Sans surprise, l’ancien président Hashemi Rafsandjani, déroule son jeu à Qom. Il pourrait ne pas parvenir à co-opter les Gardiens de la Révolution – qui le craignent et le détestent – mais il pourrait gagner à lui d’influents ayatollahs et entreprendre de délégitimer Khamenei. L’entourage du leader suprême a fait savoir sans ambages à Rafsandjani que s’il continuait ses intrigues, lui et toute sa famille seraient en grande difficulté. [1]

Qom est surveillée de près par la faction qui rassemble Khamenei, Ahmadinejad et les Gardiens de la Révolution. Ils savent tous que de nombreux ayatollahs ont traditionnellement obtenu leur leadership en se faisant les porteurs de plus larges revendications sociales. La « papauté » de Qom soutient surtout les conservateurs pragmatiques et les réformistes. Des gens comme Moussavi et Khatami. Certainement pas des gens comme Ahmadinejad.

La veuve de Mohammad Rajai, un ancien premier ministre assassiné au début de la révolution, s’est rendue à Qom pour parler à quelques-uns des principaux ayatollahs. Sans surprise, elle a été arrêtée. Selon la blogosphère iranienne, quelques ayatollahs sont en en résidence surveillée et empêchés de communiquer. On oublie facilement en Occident que des millions d’iraniens sont opposés à ce que le pouvoir politique soit soumis à la religion. Les déclarations publiques d’ Ayatollahs en faveur de la séparation de l’Église et l’État ne sont peut-être plus très éloignées.

Rafsandjani réclame la tenue d’une session extraordinaire d’urgence par les 86 membres du Conseil d’experts (qui ne compte aucune femme). Autre point crucial : Qom dans son ensemble n’est pas très favorable à Khamenei. Il a été et reste un intellectuel de second rang. C’était un simple Hojjatoleslam [2] lorsque qu’il a été choisi comme successeur l’ayatollah Khomeini à la faveur d’intrigues. Il n’a pas le rang de « Marja » ( chef spirituel), et n’est pas considéré comme une référence.

Le problème pour Rafsanjani est qu’il lutte contre un redoutable ennemi : l’ayatollah Mesbah Yazdi, mentor spirituel d’Ahmadinejad, qui a perdu son influence au bénéfice de Rafsanjani lors de la dernière élection pour le Conseil des Experts, à la fin 2006. On a donc à faire une fois encore à une bataille (invisible) entre le « requin » et le « crocodile », surnoms attribués en Iran à Rafsandjani et Yazdi. La chaîne Al-Arabiya, fait état de sources selon lesquelles Rafsandjani chercherait à installer une direction collégiale pour remplacer le chef suprême. Aucun blogueur iranien n’a confirmé l’émergence possible d’un politburo des ayatollahs.

 

Shah Ali Khamenei

 

Pour l’instant, l’oligarchie politico-religieuse (Khamenei / Ahmadinejad / Gardiens de la Révolution), qui a consolidé son pouvoir et ses privilèges, a fait très clairement savoir qu’elle souhaite un gouvernement islamique où la souveraineté populaire est réduite à rien. La légitimité tirée de la puissance divine se suffit à elle même. C’est le sens du discours de Khamenei vendredi dernier. Cette oligarchie ne se laissera pas priver de son pouvoir.

Mais au milieu de tous ces événement qui agitent Iran, une chose est certaine. Il est trop tard pour faire marche arrière désormais. Tous les éléments montrent que le mouvement populaire s’installe sur le long terme, quelle que soit la violence des miliciens Basiji, qui sont issus de la classe ouvrière et méprisés par les classes moyennes et supérieures instruites. Et des fissures vont émerger au sommet.

Une autre option serait celle d’une dictature militaire illégitime et brutale d’une mollarchie divisée, appuyé par des légions de miliciens Basiji. Cette solution ne pourrait pas durer.

A Téhéran, des rumeurs insistantes font état d’une aide que le pouvoir recevrait de la Russie et la Chine pour mener sa contre-insurrection. Khamenei, Ahmadinejad et les Gardiens de la Révolution peuvent toujours menacer de transformer Téhéran en Tiananmen et l’emporter – pour l’instant. Mais l’Iran de 2009 n’a rien à voir avec la Chine de 1989.

Moussavi se trouve placé sans qu’il l’ait voulu dans l’œil d’un cyclone de dimension historique. Il suit désormais cette marée humaine. Celle-ci indique que le chef suprême est illégitime. Sa crédibilité en tant qu’autorité religieuse a été et reste fragile. Désormais, sa crédibilité en tant que chef suprême est fragilisée elle aussi.

La thèse centrale défendue par Khamenei, le « velayat-e faqih » (la règle de la jurisprudence), n’a jamais été celle d’une révélation divine (Il a été influencé par la lecture que faisait Khomeini de Platon et d’Aristote). C’est seulement une interprétation chiite de l’islam politique, selon laquelle une jurisprudence islamique voit ses pouvoirs divins et ses règles entourées de gardiens.

Aujourd’hui, les gens disent, « nous en avons assez des gardiens ». Et ils disent aussi que la solution est criée sur les toits. Voilà ce que ce mouvement populaire pense : si Dieu est grand, il va nous permettre d’obtenir la démocratie au sein de l’islam. Quant au leader suprême, il est désormais nu. Moussavi pourrait n’être pas Khomeini. Mais Khamenei rapproche lui-même de façon croissante son image de celle du Shah.

Les manifestations dégénèrent en Nouvelle-Calédonie

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Six personnes ont été blessées, mercredi, dont un gendarme touché par des tirs de fusil de chasse. Marie-Luce Penchard, la secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer, regrette la «démarche d’affrontement systématique» du syndicat indépendantiste USTKE.

Les manifestations dégénèrent en Nouvelle-Calédonie dans La ploutocratie oligarchique du Tsar Közy (+380) coeur-

Pas d’apaisement dans le territoire français de Nouvelle-Calédonie. Six personnes, dont deux gendarmes, ont été blessées mercredi, alors que l’archipel est perturbé depuis une dizaine de jours par des manifestations d’un syndicat indépendantiste, l’USTKE.

Les troubles ont eu lieu à la périphérie de Nouméa (voir la carte ci-dessous), la ville principale de ce territoire situé à 1.500 kilomètres de l’Australie et qui jouit d’une large autonomie au sein de la République française. L’un des deux gendarmes blessés a été atteint par des tirs de fusil de chasse, l’autre par un jet de boulon, tandis que quatre manifestants ont été blessés. Vu la tournure des évènements, les forces de l’ordre se sont ensuite repliées. En fin de journée, les émeutiers barraient à nouveau la route et caillassaient les voitures circulant à proximité.

Lundi, de violents affrontements avaient déjà fait une trentaine de blessés parmi les forces de l’ordre. Le lendemain, onze personnes ont été arrêtées. Marie-Luce Penchard, la secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer, a regretté «une démarche d’affrontement systématique» du syndicat indépendantiste USTKE, mais estime cependant qu’une solution au conflit entre le syndicat et la compagnie aérienne locale pourrait être trouvée «dans 24 heures».

Soutenu à Paris par l’extrême gauche, l’USTKE multiplie les manifestations et les blocages d’entreprises pour protester contre l’incarcération fin juin de son président, Gérard Jodar, et de cinq adhérents après un coup de force à l’aérodrome local. Les syndicalistes intervenaient alors dans un conflit social au sein de la compagnie aérienne locale Aircal, enlisé depuis mars.

L’USTKE réclame notamment que le protocole d’accord conclu le 10 juin «avec la direction du travail et avalisé par les avocats» de la compagnie, soit signé par la direction. «Tant que ce protocole n’est pas signé, on continue la mobilisation», a annoncé, vice-présidente de l’USTKE, qui s’estime trahi par le président du gouvernement calédonien.

«Aircal est un prétexte. Ce qui est fondamentalement recherché par l’USTKE, c’est de créer de la tension», a déclaré le haut-commissaire, Yves Dassonville. Pour José Bové, le haut-commissaire est au contraire «le premier responsable» de la montée des tensions dans l’archipel. Yves Dassonville «dit ne pas vouloir discuter sous la contrainte, mais la réalité c’est que le dialogue n’existe pas. Et ce, sur fond d’un refus de rééquilibrage de l’emploi en faveur des kanaks et des insulaires», estime le nouvel élu européen d’Europe-Écologie.

Dépigmentation : la police a eu la peau du réseau

Source : Libération – par Isabelle Hanne

Gros coup de chance, puis gros coup de filet. Les enquêteurs de la police urbaine de proximité ont participé à un jeu de piste pour faire tomber, un à un, plusieurs acteurs importants d’un réseau de vente de crèmes dépigmentantes, interdites en France.

Pratique à la fois courante et taboue dans la population noire, la dépigmentation volontaire de la peau s’effectue à l’aide de crèmes ou lotions contenant de l’hydroquinone, des dermocorticoïdes et des sels mercuriels mélangés à des crèmes hydratantes pour en faciliter l’application. Des actifs fortement nocifs, interdits sous leur forme cosmétique, largement distribués sous le manteau.

Du quartier parisien de Château-Rouge (XVIIIe), haut lieu de revente de ces crèmes, jusqu’au Val-de-Marne, ce sont des dizaines de milliers de produits qui ont été saisis, et cinq personnes interpellées. L’information judiciaire, toujours en cours, n’a pas encore permis de remonter jusqu’aux fabricants. Mais pour une fois, les interpellations ne concernent pas seulement les petits vendeurs, derniers maillons d’un trafic extrêmement opaque.

Import-export. Le 15 avril, les policiers du XVIIIe arrondissement interpellent une Congolaise de 34 ans en flagrant délit de vente de crèmes dépigmentantes sur la voie publique. 725 produits contenant des «substances vénéneuses», selon la préfecture de police de Paris (PP), sont saisis. Le parquet ouvre une information judiciaire, et la jeune femme est placée en détention provisoire. Elle révèle aux enquêteurs l’identité de son fournisseur. Direction une société d’import-export à Ivry-sur-Seine. L’homme, un Congolais d’une quarantaine d’années, est déjà connu des services de police pour des affaires similaires. Il est interpellé le 7 juillet. Lors de la perquisition de la société, les enquêteurs découvrent 7 000 euros et des documents sur un box en location à Choisy-le-Roi. Là-bas, des «centaines de cartons», selon la PP, tous contenant des produits blanchissants.

Alors que les enquêteurs fouillent le box, un camion s’approche. A la vue des policiers, son chauffeur tente de s’échapper. Ce Congolais de 48 ans est lui aussi interpellé. Il est livreur pour la fameuse société d’import-export. Les enquêteurs découvrent sur lui la clé d’un deuxième local, où dorment près de 84 000 pots et flacons de crème. Valeur marchande : plus d’un million d’euros. Les deux employés reconnaissent les faits, mais chargent aussi leur patronne, alors à l’étranger. Ils sont placés en détention provisoire.

Et la baraka continue pour les enquêteurs : se sachant recherché, un autre employé de la société, âgé de 47 ans, se présente au commissariat du XVIIIe. Il est placé en garde à vue. Son rôle dans le réseau : modifier le conditionnement des produits afin de faire disparaître la mention «contient du mercure». Il révèle aussi l’existence d’un autre stock, à la Plaine-Saint-Denis. La police urbaine de proximité y trouve 18 000 cosmétiques supplémentaires.

Dernier épisode le 21 juillet : la gérante de la société, une Congolaise de 38 ans, est interpellée. Elle reconnaît les faits, est mise en examen et placée sous contrôle judiciaire. Elle et ses complices seront jugés pour «exercice illégal de la pharmacie», «tromperie aggravée», et «détention et transport de substances vénéneuses». Ces produits étaient importés d’Italie, de Chine, de Côte-d’Ivoire et de la république démocratique du Congo. Ils devaient arroser toute l’Ile-de-France, Strasbourg, Orléans, et même l’Italie, l’Espagne, la Suisse et la Belgique.

«Mafieux». «Le trafic de produits dépigmentants fonctionne comme le trafic de drogue : on a affaire à un vrai réseau mafieux», explique Isabelle Mananga-Ossey, présidente de l’association Label beauté noire qui milite en faveur de produits cosmétiques de qualité pour les populations multiculturelles. «Les arrestations, les saisies, c’est très bien. Mais tant qu’il y aura de la demande, tant qu’il y aura des consommatrices prêtes à se cramer la peau, on n’arrivera à rien», ajoute Isabelle Mananga-Ossey.

Les autorités sanitaires et politiques sont restées sourdes e au problème jusqu’à cette année. A la rentrée prochaine, la mairie de Paris lancera une large campagne de prévention. De son côté, l’agence de contrôle des produits sanitaires (AFSSAPS) travaille en collaboration avec la Direction générale de la répression des fraudes (DGCCRF) pour analyser des produits trouvés sur le marché, ce qui s’accompagnera d’une campagne de sensibilisation.

Et maintenant, la Peste ! (9200 fioles d’agents pathogènes perdues…)

Source : http://www.newsoftomorrow.org/spip.php?article6103

Vous faites confiance à des laboratoires capables de perdre 9200 fioles d’agents hautement pathogène, et qui veulent obliger les populations à se vacciner contre une maudite grippe ?

 

PEKIN, 3 août – RIA Novosti. Les autorités chinoises ont isolé une ville entière suite à une épidémie de peste pulmonaire, annonce lundi l’agence Chine nouvelle.

La peste, qui s’est déclarée à Ziketan, ville de 10.000 habitants de la province du Quinghai (nord-ouest), a déjà fait deux morts. Dix autres personnes contaminées ont été hospitalisées.

La peste pulmonaire est une maladie qui se transmet par voie aérienne d’homme à homme. Hautement contagieuse, elle provoque dans la plupart des cas la mort qui survient dans les 24 heures après l’infection.

Sa bactérie est identique à celle de la peste bubonique ou peste noire qui a décimé au Moyen Age la population de l’Europe, faisant 25 millions de morts.

Et quand on apprend il y a un mois environ dans le Washington Post, que plus de 9200 fioles contenant divers pathogènes manquent à l’appel suite à un inventaire. Je ne peux m’empêcher de faire le lien.Un officiel de l’armée américaine a indiqué : « Je ne peux pas vous dire si les fioles ont quitté le laboratoire, nous pensons que c’est une situation inédite »

L’Inde cherche à en finir avec sa crise d’identité

Source : http://www.aujourdhuilinde.com/actualites-inde-l-inde-cherche-a-en-finir-avec-sa-crise-d-identite-3670.asp?1=1

Terrorisme, immigration ou encore fraude fiscale ont poussé le gouvernement indien à créer une carte unique pour pouvoir identifier ses ressortissants. Cet énorme chantier a été confié à Nandar Nilekani, co-fondateur du premier groupe informatique indien Infosys.

Pour identifier un Indien aujourd’hui, difficile de savoir par où commencer. On peut lui demander un passeport, une carte d’électeur, un permis de conduire, une carte de rationnement alimentaire : la liste est longue. Et pourtant, certains ne possèdent toujours pas de document justifiant leur état civil.

Dans un pays où vivent plus d’un milliard de personnes, l’idée de fournir à chacune d’entre elles une carte d’identité unique peut donner le tournis. Il faudrait recenser ces individus, collecter un minimum de données les concernant, établir un registre à l’échelle nationale puis créer autant de cartes plastifiées que d’habitants auxquels elles seront destinées. Une tâche herculéenne qui requerrait un investissement conséquent en temps, argent et personnel.

Les attentats de Mumbai du 26 novembre dernier ont cependant accéléré la mise en place de ce projet. Il figurait ainsi dans le programme du Parti du Congrès, réélu en mai. Car le fait de pouvoir contrôler l’identité des personnes circulant sur le territoire indien permettrait de mieux garantir la sécurité intérieure face à la menace terroriste. Manmohan Singh, Premier ministre, a donc annoncé dernièrement la création d’un organisme, la Unique Identification Authority of India (UIDAI), qui coordonnera tout le programme. La surveillance de l’immigration clandestine ou la lutte contre les fraudes seront aussi facilitées par l’introduction d’une identité unique.

Le gouvernement estime également que des millions de roupies destinées aux plus démunis sont détournées car il est impossible de savoir si l’aide arrive à bon port. Avec un numéro individuel valable pour tous les services, les risques d’usurpation d’identité seraient réduits au minimum et il serait également plus aisé de vérifier le règlement des impôts, un des trous noirs de la comptabilité publique. La carte servirait même, grâce à une puce électronique intégrée, à enregistrer des données médicales, telles que le groupe sanguin de son détenteur ou les substances auxquelles il est allergique.

L’UIDAI sera présidée par Nandar Nilekani, figure de proue d’Infosys, société spécialisée dans les technologies de l’information et de la communication, qu’il a cofondée en 1981. Il est un symbole de l’Inde qui réussit, élu homme d’affaires asiatique de l’année 2007 par le magazine Forbes, et à plusieurs reprises a manifesté son envie d’agir pour son pays. L’idée d’une carte d’identité unique figure déjà dans son ouvrage Imagining India: The Idea of a Renewed Nation. « Créer un registre national d’habitants, leur attribuer une identité unique accessible à travers une base de données nationale, peut avoir des effets considérables sur la qualité des services publics délivrés », écrivait-il, avant même que la mission gouvernementale lui soit proposée.

Nandar Nilekani agira sous la tutelle du Premier ministre, avec un véritable statut de ministre et la possibilité de choisir lui-même ses collaborateurs. Il aurait déjà sélectionné une cinquantaine de personnalités issues du privé, et notamment de Infosys, pour l’accompagner. De nombreux haut-fonctionnaires aussi auraient postulé pour faire partie de cette aventure, dont le budget s’élèvera à 1,2 milliards de roupies (17,6 millions d’euros).

Les premiers à recevoir cette carte seront les habitants des états de bord de mer ou frontaliers, les plus vulnérables à l’immigration illégale et à l’incursion de terroristes venus de l’étranger. L’ensemble de la population sera couvert d’ici 18 mois, selon le calendrier fixé par le gouvernement, un délai quasiment impossible à tenir. Nandar Nilekani devra maintenant prouver tout son talent au sein de la chaotique bureaucratie indienne.

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