Archaïques

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  Je lâche ce mot d’emblée, car c’est le premier qui me vient en pensant AUX extrêmes-gauche, et j’aurais beau y faire, tourner autour du pot et user de formules et de synonymes, il reviendra toujours, ce foutu terme si triste : Archaïques.

  En premier lieu, ça ne veut pas dire « vieux ». Notez qu’on peut faire de l’archaïsme avec des jeunes, de l’archaïsme de maintenant en somme ( comme ce l’a toujours été, toujours aussi neuf et revendicatif ). L’extrême-révolte ne vieillit jamais, ne meurt jamais. Seule la participation gouvernementale l’effraye.

  Les communistes ont leurs défauts, mais au moins ils ont toujours pris leurs responsabilités après le vote, et à ce titre Mme Buffet a fait jadis une bonne ministre des Sports. Ce sera toujours mille fois plus utile au pays que ne le sont des millions d’affiches de Lutte Ouvrière disséminées en période électorale.

  Mme Buffet en reste-t-elle pour autant honorable ? Jugez-en par sa méthode – noyautage et création de centres fantômes pour bourrer les urnes à deux reprises – afin de faire exploser le « regroupement unitaire antilibéral ». Remarquez bien que je ne me gausse pas. Certaines idées sont nées, ou forcément nées dans ce processus, et méritent notre attention. C’est bien sur les personnes que je retourne ma haine.

  Oui, ces personnes qui sont aussi archaïques que leurs systèmes ; le problème ne vient pas encore fondamentalement des votants, qui expriment un choix, mais de ceux qui dirigent les marionnettes. A  ce sujet, les structures sont différentes… les communistes sont forcément plus alliés au PS que les autres, la LCR est un vieux parti dont Besancenot n’est que le porte-parole, Bové refuse la structure de parti et s’appuie sur des « électrons libres » citoyens, Lutte Ouvrière tient parfois plus de la psychothérapie collective de salariés qui viennent exposer leurs misères de boulot, et ne parlons même pas de Schivardi…

  Ou plutôt si, parlons-en. Déjà, il n’est pas à gauche… Il est fédéraliste, et son programme est plutôt de droite. Son porte-parole est Daniel Gluckstein, rallié depuis quelques mois à Nicolas Sarkozy…

  Bref, coupons court, le « danger » principal de ces présences dans une élection, eu égard à la dernière présidentielle, serait de faire « chuter » le PS à la troisième place. C’est une possibilité qu’il faut prendre en compte. Il faut toutefois TRES CLAIREMENT préciser qu’il ne s’agit nullement d’un calcul démocratique.

  Personnellement, je penserais que tous ces partis ont parfois une utilité, parfois n’en ont pas. C’est d’abord à eux d’en faire la preuve. Le vote est sacré, et doit être respecté. Mais, par exemple, saviez-vous que les « extrême-gauche » ( LCR et LO ), qui étaient il y a quelques années  représentées au Parlement Européen, ont refusé de voter la taxe Tobin ?

  Ils ne voulaient pas faire comme les socialistes… Jusqu’au-boutisme dément…

  Nous y gagnons un monde sans taxe Tobin, et eux la perte de leurs sièges. Super…

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Sa majesté Sarkozy 1er – et ce n’est pas moi qui l’écris…

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  Je fais passer ici un TRES intéressant message émanant de la direction de France 3, et concernant le candidat UMP… il leur en aura fallu pour qu’ils bougent leur cul, mais là ça y est, ils ont l’air un peu plus énervés et un peu moins lèche-bottes…

Voici le texte du communiqué de la Société des Journalistes de France 3 :

Nicolas Sarkozy se verrait-il déjà à l’Elysée ?

Trépigne-t-il déjà en s’imaginant bientôt disposer des pleins pouvoirs ?

Sans doute grisé par les sondages qui le placent en tête du premier tour, le candidat UMP s’est récemment laissé aller à une petite crise d’autorité dans les locaux de France 3. Une sorte de caprice régalien que l’on croyait appartenir à d’autres temps, ceux de la vénérable ORTF.

M. Sarkozy a en effet menacé de « virer » notre direction. Comme ça, sur un coup de tête. Parce qu’elle n’a pas daigné lui dérouler le tapis rouge et accourir immédiatement à sa rencontre lorsqu’il est venu, le 18 mars dernier, participer à l’émission France Europe Express, présentée par Christine Ockrent.

A peine arrivé, Monsieur le Ministre-candidat se laisse d’abord aller à quelques grossièretés, estimant que cette émission « l’emmerde » et qu’il n’a pas envie de la faire !

Ensuite, le voici vexé de devoir attendre dans les couloirs de France 3 pour être maquillé, d’autres invités occupant déjà les lieux (et oui, France 3 ne dispose que d’une salle de maquillage). Coupable de ce « crime de lèse-Sarkozy »,  voici notre direction sur la sellette. « Toute cette direction, il faut la virer », a lâché  le candidat UMP, comme le rapporte le Canard Enchaîné du 21 mars 2007. « Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ca ne va pas tarder ».

Les Français sont désormais prévenus ! L’une des priorités de Nicolas Sarkozy s’il est élu président de la République sera de couper des têtes à France 3. A la trappe ces directeurs qui tardent à exécuter les courbettes.

Le Ministre-candidat avait déjà habitué notre rédaction à ses poses agacées, à ses humeurs dans nos locaux, face à une rédaction qui ne lui semble manifestement pas suffisamment docile. Comme cette récente provocation gratuite à l’adresse d’un journaliste du service politique « ça ne doit pas être facile de me suivre quand on est journaliste de gauche ! ». Désormais, c’est à la direction qu’il veut s’en prendre ?

La Société des Journalistes de la Rédaction Nationale de France 3 ne peut qu’être scandalisée par une telle attitude de la part d’un candidat à la plus haute magistrature de France. Nous nous inquiétons que M. Sarkozy puisse afficher sans aucune gêne un tel mépris pour l’indépendance des chaînes de service public.

Non, monsieur Sarkozy, les journalistes de la Rédaction Nationale de France 3 ne sont pas et ne seront jamais vos valets. Ils résisteront à toute menace pesant sur leur indépendance. Si nous devons des comptes, ce n’est pas à un ministre-candidat, mais aux millions de téléspectateurs, qui regardent chaque jour nos journaux d’information.

Par respect pour eux, pour leur intelligence, nous n’accepterons jamais aucune forme de mise sous tutelle politique. Ni de votre part, ni de la part d’aucun autre candidat.

A bon entendeur.

                    La Société des Journalistes de France 3. Le 23 mars 2007

La simple question des circonscriptions…

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  UDF toujours, avec une analyse très simple des raisons qui font que ce parti ne pourra jamais se désolidariser de l’UMP.

  La présidentielle n’est pas tout ! Elle est suivie de près par la campagne législative, qui permettra au peuple d’élire ses députés à l’Assemblée Nationale. Ce sont ces résultats-là qui vont décider de la majorité, et donc du gouvernement qui sera mis en place, jusqu’aux prochaines élections ou jusqu’à la dissolution de l’Assemblée.

  Or, pour l’UDF, les accords législatifs ont déjà été signés : ils prévoient une trentaine de candidats UDF, qui se présenteront dans des circonscriptions épargnées par l’UMP. La boucle est bouclée.

  Si l’UDF veut réunir une majorité, elle devra en plus de gagner l’élection présidentielle, affronter face à chacun de ses candidats un autre de l’UMP. Cela est-il possible ? Ne présumons pas des votes, c’est quelque chose d’intensément vulgaire… mais notons toutefois que l’UDF, comme expliqué précédemment, n’a pas évoqué cette possibilité avec son allié UMP.

  Cette histoire de gouvernement d’union nationale n’est-elle alors qu’une vaste fumisterie ? Après information, il semblerait que Bayrou ait prévu, s’il gagnait l’élection présidentielle, de donner un label « majorité présidentielle » à ceux qui accepteraient de s’engager sur son projet.

  Ca fait beaucoup de « si… » pour peu de preuves concrètes; il faudrait donc que l’UDF batte le PS, l’UMP et le FN à l’élection présidentielle, puis dans une majorité de circonscriptions, afin de décupler le nombre de ses députés; les questions de ceux qui seraient choisis, de leur bord politique, comme la composition d’un éventuel gouvernement d’union nationale, restent en suspens… 

Palmarès des grèves de l’UMP

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  Au nombre des catastrophes que les français pourront reprocher au gouvernement sortant ( très fortement représenté chez Sarkozy ), on pourra sans doute déplorer la mort du « dialogue social », dont l’interprétation Villepinesque a culminé lors de la crise du CPE, avec l’usage du 49-3 dans la nuit.

  Mais cette crise sociale tournant autour de rien de moins que le contrat professionnel des jeunes jusqu’à 26 ans, et qui a paralysé la France pendant de nombreuses semaines, n’est hélas pas la seule. De très nombreuses autres luttes socio-professionnelles se sont engagées entre les syndicats, les employés, les fonctionnaires, et cet Etat-UMP despotique et autiste, au cours de ces dernières années ; elles ont simplement été couvertes par notre dictature médiatique lèche-botte, qui les a occulté par la méthode habituelle, en ne parlant que des faits divers ( oh, les bébés congelés et Natacha Kampusch )

  Certains ne sont pas si amnésiques. Je vais essayer de dresser ici une liste, la plus exhaustive possible, des dernières crises sociales imputables notamment à la gestion de l’UMP :

  * Grève d’une partie des pompiers ( photo ci-dessus ), qui demandent un meilleur statut, réprimée par des CRS, manifestants traduits en comparution immédiate.

  * Grève des intermittents du spectacle qui essaient d’investir l’inauguration de France 24, réprimée très sévèrement par des CRS, occultée dans les médias.

  * Grève d’une partie des douaniers, qui demandent le paiement de leurs heures supplémentaires, ignorée et occultée dans les médias.

  * Grève d’Airbus suite à la collaboration de l’Etat à un plan social inique, avec financement passif à hauteur de milliards d’euros pour des dirigeants qui s’enfuient en quittant le navire.

  * Grèves et plans sociaux similaires à Moulinex, Arcelor, Lu, Aubade, de manière générale dans de très nombreuses entreprises françaises qui ont été rachetées par des fonds de pension américains, et qui liquident alors qu’elles font des superprofits.     

  * Grèves et actions d’éclat de EDF ( blocage de gares, coupure de courant chez des hauts fonctionnaires ) pour protester contre les fusions destructrices et les plans sociaux absurdes.

  * Grèves multiples des enseignants contre De Robien ( UDF ), notamment contre la bivalence ( un enseignant « obligé » d’apprendre deux matières ), les non-renouvellement de postes, les coupes dans l’administration, le déficit de surveillants, la relocalisation cruelle des professeurs entre plusieurs établissements…

  * Grèves très fréquentes dans les transports, RATP et SNCF notamment, dues à un manque de dialogue social ( ou plutôt à son absence ), avec des « patrons » qui préfèrent des grèves dures à toute forme de dialogue.

  * Grève des éboueurs

  * Grève du personnel de l’ANPE ( l’une des plus importantes de son histoire )

  * Grèves et manifestations chez presque tous les corps de médecine et les personnels de santé, des infirmiers aux auxiliaires de santé, à l’exception notable de certains médecins qui sont caressés dans le sens du poil – malgré une désertification de l’enseignement de la médecine. Des pôles UMP ( Urgences Médecine Psychiatrie ) ont été instaurés dans le cadre du plan Hôpital 2007, et sont chargés de mater les réticents et les syndicalistes. Le salaire des médecins est désormais constitué pour moitié  de primes attribuées par ces pôles, en fonction de la « motivation », et qui ne sont pas comprises dans les cotisations. Le personnel soignant a été très fortement réduit.

  Enfin, j’ajouterais non pas une grève, mais une opposition marquée des Affaires Etrangères devant les nominations honteuses de tous les amis de Chirac à des postes-clés, alors que ceux-ci n’ont pas les compétences requises. Ainsi, différents hauts fonctionnaires menacent de démissionner si certaines ambassades sont pareillement dévoyées. Pas mal, comme fronde, hein ?

Une question de chiffres – ou oui, le monde est bien une marchandise

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  J’aimerais faire court, et ne pas enliser le débat dans de vieilles querelles idéologiques. Je ne crois pas au « grand soir », qui rétablirait l’équilibre économique par exemple, tout d’abord parce que le peuple :

  1 / Ne serait motivé que dans des conditions extrêmes (malheureusement)

  2 / Serait sans doute encore commandé par des traîtres (comme d’habitude)

  Et surtout :

  3 / Parce qu’il ne saurait sûrement pas où frapper.

  La France compte soixante quatre millions d’habitants. Le CAC 40, lui, réunit dans un indice 40 des plus grosses fortunes françaises – pardon, je veux dire « grands groupes industriels ». Ceux-ci ont été financés ces dernières années à hauteur de dizaines de milliards d’euros, officiellement, sans compter bien sûr avec tous les copinages moins visibles (puisqu’un député français a le droit de toucher un salaire versé par un industriel, par exemple, à titre de consultant).

  La France, elle, déplore une dette de plus de 1100 milliards d’euros. Cette année, le commerce extérieur a affiché un déficit de 30 milliards d’euros – un résultat jamais atteint auparavant.

  Et pour ces entreprises du CAC 40 ? Elles ont, en moyenne, QUADRUPLE leurs bénéfices au cours de ces quatre dernières années, affiché des bénéfices record, et fait monter leur indice au niveau le plus haut de toute son Histoire.

  Dans le même temps, elles ont également baissé ou fait stagner leurs salaires, licencié des dizaines de milliers de leurs travailleurs, souvent pour délocaliser leurs emplois à l’étranger.

  Revenons maintenant aux chiffres, toujours sur la question des salaires. A quel rang se situe la moyenne salariale française, au niveau européen – sur 27 pays, donc ?

  17e position.

  A quel rang se situent les fortunes des gros industriels français, par rapport à leurs homologues européens ?

  Ils sont premiers, tout simplement, et de loin.

  Alors pour ce qui est de l’excuse de trop de charges pour les gros patrons français… On voit qu’ils sont capables de faire 400% de bénéfices en plus en quelques années. Pour ce qui est du « trop d’impôts », la France est dans la moyenne établie par l’Union Européenne, ni plus ni moins. Seules l’Irlande ou l’Angleterre font du dumping fiscal, et des petits états comme la Suisse de l’accueil fiscal, sous certaines conditions.

  Ce qui est sûr, en revanche, c’est la moyenne des salaires qui fait pencher la France du côté de la Roumanie, plutôt que de celui de la Finlande.   

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Le business de l’identitarisme

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(Regardez, des nazis filles, c’est pas plus mignon ? mmm ah ben non, en fait)

  On aurait tort de penser que « l’extrême-droite » ou « les extrême-droites » ou « les eurosceptiques identitaires européens » sont un phénomène nouveau, ou encore lié à ce siècle, ou encore uniquement à la personnalité et au règne de Adolf Hitler. Amalgamer tous ces faits et ces doctrines ne rendrait pas service à la démocratie, et de même que les FNJ (Front National Jeunesse) peuvent avoir un comportement brutal, le SCALP (Section Carrément Anti Le Pen) d’extrême gauche peut aussi mener des actions questionnables. 

  Il ne s’agit donc pas de trancher, mais de montrer qu’il y a au contraire un réel combat et qu’il y a, ce me semble au moins au niveau européen, une sorte de « renaissance harmonisée » de l’extrême droite – pas seulement nourrie comme on le croit souvent d’une actualité ou d’une conjoncture favorable, mais une extrême-droite « de tradition », « d’identité », profondément populiste et poujadiste, qui a su se lier avec de nombreux électeurs depuis plusieurs générations – escomptant ainsi sur le « vote familial », hélas très efficace. Une droite prétendument ultranationaliste qui est variablement représentée au niveau national  mais dont les ramifications dans chaque pays sont bien présentes et réunies au Parlement Européen (cet élément a son importance). Ironie ultime : ces « nationalismes eurosceptiques » sont alliés, et assez semblables dans leurs revendications, dans toute l’Europe.  

  Je donnerais un seul exemple, pour donner le ton, et pour sortir même du simple débat européen : En Russie, l’extrême droite progresse sévèrement. Or, s’il y a bien un pays qui devrait en être dégoûté, historiquement parlant, n’est-ce pas celui-ci, qui a perdu 17 millions de soldats et de civils contre les nazis ?  

  Au contraire, l’amertume du communisme pousse des tas de personnes (plus souvent des pauvres, c’est une constante) vers un autre extrême - que Poutine incarne également, dans un sens. Et pas seulement « l’extrême-droite », mais vraiment des militants qui ont tous chez eux un portrait d’Adolf Hitler, et qui – c’est là toute la subtilité – ont su transformer l’Histoire (ce sont les russes de l’Armée Rouge qui ont commis le génocide des juifs) ou, de toute manière, circonscrire une doctrine à une époque.  

  L’argument-choc de l’extrême-droite, que j’aimerais mettre en lumière ici, consiste en le fait que le règne d’Hitler n’a duré que douze ans, de 1933 à 1945, et que depuis soixante ans, les choses ont changé.   

  L’extrême droite a de multiples facettes, et partage avec le phénomène des sectes ce goût de la communication à plusieurs niveaux. De nombreux élus ne vont pas parler du IIIe Reich bien sûr, ils vont parler de trottoirs, de carrefours, de bébés, « d’identité », brandir le drapeau national bien haut, sans jamais faire une fois allusion à de célèbres dictateurs d’extrême-droite comme Pinochet (et ses « Caravanes de la Mort »), Batista, Mussolini (dont les chemises brunes tabassaient les syndicalistes et les grévistes pour le compte des patrons – que fait-on de plus à droite ?), Milosevic, Salazar, Franco, ou d’autres extrême droite comme on en trouve en Belgique ou en Suisse, dont certaines étaient par exemple antifascistes à la veille de la seconde Guerre Mondiale.     

  C’est qu’il y a un monde entre l’extrême-droite de business, le parti qui engrange tel nombre de voix au minimum pour digérer tranquillement ses remboursements de frais de campagne en attendant la prochaine élection présidentielle, et celle qui accède réellement au pouvoir.     

  Non, la voie démocratique n’est pas la plus facile, ni la plus plébiscitée par les despotes capitalistes. La plupart des dictateurs d’extrême-droite sont installés par une puissance étrangère, pour garder la mainmise sur l’exploitation des ressources. C’est le cas de ceux que les USA ont placé en Amérique latine lors du « Plan Condor » chargé officiellement de combattre le communisme.  

  Pourtant, les agissements de leurs polices secrètes ne sont-ils pas comparables à ceux des nazis ? Aujourd’hui, loin de nous et de nos discussions autour du monstre Le Pen, au Nicaragua, des contras (contre-révolutionnaires d’extrême droite) affirment lutter vaillamment contre des communistes surarmés. [Autant pour moi, les sandinistes actuels sont arrivés au pouvoir par la démocratie. Ceux dont je parle plus loin, il y a une vingtaine d'années, qui ont pris le pouvoir de manière révolutionnaire, ne sont pas tout roses, et plus tard ont été repoussés par le peuple.]

  En réalité, les contras tuent des paysans pour saper le moral des villageois, et les forcer à ne plus même aller dans les champs, donc à ne plus aider les sandinistes ; Or, la révolution a été extrêmement populaire, et quatre vingt pourcent au moins des nicaraguayens la soutiennent. Elle n’est pas vraiment armée d’ailleurs, mais constituée le plus souvent de civils volontaires équipés à la hâte, sans réelle discipline.    

  En face d’eux, ils doivent donc affronter ces terroristes assez ouvertement fascistes, et appuyés indirectement par les USA. Voici ce que font les fascistes, au final. Ils tueront toujours tout ce qui peut leur paraître « de gauche », fut-ce pacifique, ou « révolutionnaire ». Le fascisme est de droite, toujours du côté des patrons ; fondamentalement, c’est une idée très vieille, aussi vieille que le pouvoir et que la répression.  

  Revenons à notre Europe. Je voudrais simplement comparer la droite et l’extrême droite. On aurait tendance à penser que c’est le côté « républicain de droite libéral non assumé populiste » qui serait la tendance la plus générale et soutenue, historiquement parlant, mais je pense personnellement que l’extrême droite est la droite fondamentale. La droite s’est toujours fait passer pour ce qu’elle n’était pas ; c’est comme cela qu’elle a presque toujours gagné ses élections. L’extrême-droite, en un sens, tient plus ses promesses. Des exemples heureusement assez comiques comme celui de Boulanger, ont malgré tout montré la fascination et l’audience que pouvaient obtenir des « héros du peuple », « généraux glorieux » (ou présumés tels) et autres sauveurs…   

  En France, pour retourner à ce qui nous intéresse, nous avons d’un côté un Le Pen qui a soutenu un ancien responsable du Ministère de l’Information de Vichy, qui a fait éditer il y a une vingtaine d’années des CDs d’hymnes nazis (et qui a été condamné pour ça), et d’un autre côté un Le Pen se présentant comme « centre-droit », non-raciste, qui ne veut pas prendre de mesures discriminatoires. C’est que le business du nazisme ne rapporte pas tant que ça, ces temps-ci, mon bon monsieur. Il faut aussi plaire aux juifs intégristes, et aussi aux antisionistes. Les skinheads, les petits commerçants et les fils d’assez bonne famille ne suffisent plus.    

  Le FN aura ainsi toujours perpétuellement « les fesses entre deux chaises », son noyau dur de 15% d’électeurs actuels étant par exemple farouchement eurosceptiques ; mais les 85% du reste de la population, comment pourra-t-il espérer alors les séduire, sans risquer de décevoir ses « fans » ? C’est là que tient toute la dimension du FN, dans sa propagande qui propose alternativement des projets incohérents ou des idées non-travaillées, laissées à l’état de slogans, alors que le programme « certifié » du FN est très à droite, non tant éthiquement et ethniquement parlant, mais surtout d’un point de vue économique. Le FN veut abolir le RMI et le SMIC, par exemple. Peu de frontistes savent cela.    

  Le FN a donc su, pour une certaine part encore inconnue, utiliser la volonté de certains citoyens de ne pas connaître réellement la politique, de voter « pour contester », en axant à fond sur un ressort hélas toujours aussi efficace : le poujadisme, ou : « Tous pourris sauf moi ».    

  Bref, je suis intimement persuadé que le FN sera très haut cette année, et que les temps à venir, en Europe, verront le jeu politique se décaler entre la gauche et l’extrême-droite. Si Ségolène Royal devait être opposée à Le Pen, je souhaite également qu’elle fasse honneur à la démocratie et à son adversaire, pour enfin percer l’abcès grâce aux armes de la vérité (en faisant préciser au maximum le projet du FN).  

  Par la suite, pour ne pas être sectaires, des législatives (les suivantes peut-être) accordées sur une dose de proportionnelle (des sièges attribués en fonction du score national du parti), obligeraient fatalement le FN à se dévoiler à l’Assemblée, et à devoir présenter ses idées, clairement, devant le peuple et ses représentants.    

Dérives dans le système de comparution immédiate

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   Je voudrais rapporter ici un ensemble de connaissances accumulées sur le protocole judiciaire dit « de comparution immédiate », qui n’est rien de moins souvent qu’une mise en détention provisoire non-justifiée, et parfois à des fins arbitraires.  

  Le fait de soustraire un prisonnier de tout contact avec l’extérieur, voire de lui en renvoyer une image déformée pour faire pression sur lui, de même que les conditions de détention générales de cette méthode – au dépôt, une planche en bois pour dormir, six par cellule, cafards compris – et enfin la légèreté inconsciente du temps matériel laissé à un accusé pour se défendre lorsqu’il est sorti de la « souricière », pas rasé, pas lavé, presque affamé, pour être jeté devant les tribunaux, entre une dizaine d’autres cas et avec un avocat commis d’office – donc variablement talentueux – TOUTES CES PRATIQUES sont, ce me semble, indignes de la justice de notre République. 

  Quelles sont les excuses invoquées ? La rapidité de la justice, et l’économie dans les frais de constitution d’un dossier, et de détention du prisonnier. Pour ce qui est de la rapidité de la justice, la France consacrant le 24e budget européen dans ce domaine, il ne faut pas s’étonner que les jugements fussent aussi archaïquement longs en règle générale ; et encore, cette lenteur favorise encore ceux qui ont les moyens de se payer un grand avocat durant des années.   

  La rapidité de la justice, comment se conçoit-elle ? Doit-elle être rapide pour donner une image autoritaire, ou doit-elle l’être pour éviter des détentions provisoires trop longues à des innocents ( ce qui est également le cas malheureusement aujourd’hui ), et pour empêcher qu’on remette en liberté des individus dangereux ?  

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économico-écologico-social

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  D’accord, c’est imprononçable et grammaticalement improbable, mais s’il y a un mot qui définirait l’optique de relance économique des socialistes, en France, pour 2007… Ce serait celui-ci. Economico-écologico-social. On doit pouvoir trouver un équivalent plus propre en allemand, mais on va faire avec, en français, s’il fallait exprimer le fait que l’économie, l’écologie et les rapports sociaux sont intimement liés.

  Prenons un exemple pour être plus concret. Qui est d’abord exposé à la pollution ? Les pauvres. C’est d’abord eux, dont l’environnement est mal géré, dégradé, possédé par des propriétaires plus scrupuleux. Autre considération : Combien d’emplois peuvent apporter les métiers de l’écologie, de la recherche, ou de la préservation de l’environnement ? Combien d’entreprises peuvent être créées pour répondre aux besoins d’une population, sans risque de pouvoir être délocalisées ( car on ne délocalise pas encore les villes, les rivières ou les littoraux, jusqu’à présent ) ?

  Si l’on voulait aller encore plus loin, on pourrait citer sans peine les concepts de l’urbanisme qui tendent à montrer qu’un environnement sain réduit le stress et adoucit les comportements. Sachant qu’encore une fois, ce sont souvent les pauvres qui sont exposés à la violence, on voit que l’écologie, or son aspect moral, a des applications et des débouchés qui peuvent constituer à la fois des vecteurs d’une relance économique, et des approches nouvelles en matière de pacification sociale, tant dans les campagnes que dans les villes.

  Or, ne nous y trompons pas, en 2007, la frontière entre les deux projets de l’UMP et du PS, en matière de préservation de l’environnement, est très claire. Roselyne Bachelot, la précédente ministre de l’environnement, ainsi que Nelly Ollin, l’actuelle, soutiennent et ont été soutenus par Sarkozy. Ces deux « planquées » qui passent relativement inaperçues ont détourné la PAC pour financer les pollueurs, tué la concurrence chez les agriculteurs en favorisant très largement quelques clans de l’agroalimentaire/pharmaceutique tels MonSanto, qui ont déjà développé presque une centaine de milliers d’hectares OGMs en plein champ, en 2007 – pour ceux qui sont déclarés, car il n’y a bien entendu aucun contrôle.

  Royal, elle, hors son expérience plus positive en tant que ministre de l’écologie, a déjà eu le mérite de lancer son plan environnemental en Poitou-Charentes, ainsi que dans d’autres régions, avec le soutien de leurs présidents. Economico-écologico-social, encore. Le social, c’est le but, mais il passe nécessairement par l’économie. C’est pour cela que des initiatives comme le financement rapide sous forme de prêt à taux zéro permettent de développer plus facilement, par exemple, ces industries nouvelles engendrées par la nécessité de préserver l’environnement, créent des emplois qui financent des impôts, et, tandis que les dettes sont remboursées progressivement, l’environnement n’est plus dégradé.

  Il s’agit donc d’un processus complexe, qui nécessite surtout beaucoup de volonté, en particulier de la part des services publics, et nécessite ainsi une insertion EFFECTIVE des critères écologiques ET sociaux dans tous les contrats industriels passés, au mieux dans toute l’Europe. Voilà pourquoi Royal a milité pour une souveraineté des états européens face à la manière de gérer leur banque. Il faut en effet l’appliquer de manière globale, au risque de créer des disparités ( comme actuellement ) entre certains pays européens, encourageant le travail délocalisé.

  D’autres formes de défense de ces critères paraissent encore plus évidentes : que dans tous les conseils d’administration, une personne au moins représente les intérêts environnementaux, dans tous les projets.

  Avouez que ce serait le cauchemar, pour les capitalistes véreux qui déversent leurs cuves de mercure dans les rivières, ou leurs pesticides dont on sait qu’ils sont à l’origine du cancer du sein ? Qui empoisonnent les nappes phréatiques avec leurs déjections animales ?

  Enfin, sur la question des OGMs, un moratoire est tout d’abord indispensable pour estimer les dangers réels et les rendre officiels d’une part, ensuite pour trancher la question des cultures en plein champ, sans protection, ou de l’emploi de l’élément « Terminator » qui fait se suicider la plante à la seconde génération, pour l’empêcher de se disséminer… Ainsi que tout simplement de la validité ou non d’enregistrer des codes génétiques comme des modèles commerciaux, et de pouvoir a fortiori en faire le commerce, et déposer dessus des licences d’exclusivité.

  A moins que le mot « dégénérescences internes » ne vous branche, car c’est le résultat de l’étude Pusztai sur des rats, en dix jours, avec de la patate OGM…  

Les fameuses bourdes de Ségolène Royal

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  Décryptage de propagande encore et toujours,

  L’UMP a balancé son arme lourde, sur la toile : http://www.dailymotion.com/video/x12il5_sego-zapping , un clip de cassage de « Ségolène », véritable best-of de variations sur le thème « Elle est nulle ».

  Ceux qui auront un minimum de culture s’y amuseront à voir à quel point, effectivement, on peut détourner la vérité en sortant des propos de leur contexte, et en comptant sur la méconnaissance du public pour faire passer tous les pièges grossiers.

  Pourquoi ne pas y répondre ? Aucune de ces « gaffes » n’est réelle, exceptée « bravitude ». Quelle tragédie… Vous en voulez la preuve ?

  Déjà, bien entendu, il y a la question des journalistes. Sur cette vidéo, on voit tout un florilège de toutous de la droite aux ordres de Sarkozy – Laurence Ferrari ( « l’autre femme de la campagne présidentielle », dixit Canal + ), les deux vautours officiels de Public Sénat, qui ont été particulièrement fourbes lors de la campagne interne du PS en ne posant que des questions personnelles, ainsi que celui qui se gargarise de coincer Royal sur la question des sous-marins…

  Eh bien, commençons par celle-ci, avant de toutes les reprendre : Nous avons six sous-marins nucléaires d’attaque, quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins. Royal tente d’éluder, puis dit « un, deux ». Le journaliste dit « sept » ; personne ne le reprend, lui. D’où sort-il ce chiffre ? Est-il pire de ne pas savoir, ou d’affirmer avec force une bêtise ? C’est également la tactique qu’a choisi Sarkozy, en étant certain d’avancer « quatre », pour répondre à cette même question, alors qu’on lui demandait l’autre effectif – les sous-marins d’attaque, six. Qui ne voit pas le lien ?

  Continuons avec le plus important, le plus honteux : la justice chinoise. L’extrait est totalement sorti du contexte, puisqu’il s’agit d’évoquer la justice ECONOMIQUE chinoise, celle qui frappe les gros patrons s’ils maltraitent leurs employés. Effectivement, pour donner un exemple, aux USA WallMart peut licencier tous ses employés et plier bagage dès qu’un syndicat s’est implanté dans une de ses franchises ; ce comportement est interdit, en Chine. C’est cela que louait Ségolène Royal, et elle a ajouté à la phrase d’après très explicitement un rappel aux droits de l’Homme ( Human Rights en anglais, et non « Droits humains » comme l’a encore prétendu la droite ).

  Sur le nucléaire iranien, ensuite, qui montre encore que DSK et Fabius sont prêts à brouiller les cartes pour l’enfoncer ; Le TNP stipule, article 3, que l’accès au nucléaire civil de l’Iran doit être assorti de contrôles. L’Iran refuse ces contrôles. Alors ? Est-ce compliqué à comprendre ? Pas de contrôles, pas de nucléaire civil. Royal défend le TNP, tous les autres sont à côté de la plaque.

  « Bravitude », ah… quelle merveille de voir ce qu’une métaphore poétique légère peut déclencher comme sarcasmes… de même que la « bourde » du Hezbollah a été diffusé 24/24 pendant cinq jours à chaque ouverture de JT ( alors que le Hezbollah a été reçu à l’Assemblée Nationale en juin 2006 ), la droite a brassé de l’air dessus, jusqu’à Bayrou qui décrète qu’un président doit savoir parler français.

  Donc oui, voilà, Royal a dit « bravitude ».

  Pour le reste, on voit la mise à pied de Montebourg, comme une gaffe de Ségolène Royal, Laurence Ferrari qui nous fait croire que l’Etat-UMP a vraiment mis en place un système de lutte contre les violences conjugales, et un lapsus involontaire dans lequel Royal dit « précarité » au lieu de « sécurité ».

  L’avantage, avec ce genre de propagande, c’est qu’un mensonge est révélateur ; on voit donc qui veut faire mentir qui, avec l’aide de quelle personne, etc… Décidément, voici un beau panel de petites bidonneries, en particulier celle sur la justice chinoise qui est bien ignoble. Visiblement, ce clip date d’il y a un mois et demi. Aujourd’hui, l’UMP en est à ne pas même reconnaître que le PS ait un programme. Les débats n’ont pas existé, le programme n’est qu’un « catalogue », d’ailleurs le PS n’existe pas, et Royal est nulle…

  Tout cela ne tient qu’avec des vidéos bidons et des interviews truquées, piégées, où simplement toutes les questions importantes sont évacuées au profit de non-information, de mensonges ou de désinformation.

  Jusqu’où peut-on mentir au peuple français ? Chez les militants de l’UMP ou de Villiers par exemple, on trouve tout simplement des jeunes qui ont trop regardé TF1. Mais vraiment. Chez des sympathisants de gauche, des trentenaires qui lisent Libération, qu’ils croient être un journal de gauche, ou Le Monde, et tombent dans les panneaux.

  Le problème fondamental de l’UMP, est son manque de mesure. Le CSA, sous Sarkozy, est passé à neuf membres de droite, sur neuf,  avant que Chirac dise qu’un de gauche serait peut-être un peu  moins voyant. Aujourd’hui, c’est toujours neuf, mais dans les journaux on parle d’en mettre un qui serait centriste, éventuellement.

  Voilà la marge de démocratie que laisse l’UMP, au CSA, comme au gouvernement : un centriste.

Mode d’emploi pour truquer des sondages…

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  Les sondages. Quelle question plus éternelle, dans une démocratie ? A la fois utiles au peuple, pour mieux visualiser la politique, et terrible potentiel instrument de désinformation, les sondages, heureusement, ne sont pas pris pour argent comptant par la majorité de la population.

  Quelques précisions :

    1 / Les instituts de sondage aux ordres des grands patrons : L’IFOP et la SOFRES sont très directement reliés au MEDEF, sous la présidence de Laurence Parisot, qui certes n’est pas amoureuse de Sarkozy ( elle a battu son frère aux élections ), mais qui n’en reste pas moins une féroce droitière, au service d’un système ultra-ultralibéral ( oui, ça existe ) – une minorité de grands patrons qui sont déjà les plus riches d’Europe, et ont évidemment des intérêts à défendre – qui ne sont pas les mêmes que ceux des employés, 90% de la population en somme.

  2 / De nombreux « sondages » ne sont en fait que des enquêtes d’opinion réalisées sur Internet. Il faut bien regarder tout en bas du graphique, pour lire la mention, ou encore savoir que OpinionWay, agence douteuse encore plus susceptible d’être à la solde de l’UMP, pratique cette mystification.

  Quelle fiabilité ? N’importe qui peut aller sur Internet et cliquer sur ce qu’il veut, voire même le faire dix fois, si cela lui chante. N’importe quel parti peut payer des mercenaires pour cliquer…  et ce genre « d’études » est balancé sans explications sur des grandes chaînes de télé, brut de décoffrage…

  3 / Le redressement des données : une pratique peu connue. Effectivement, les sondeurs ont l’habitude de minorer le score de la gauche de gouvernement ( pour éviter le coup de 2002 ) et à augmenter le score du FN ( encore pour la même raison, plus le fait que les frontistes acceptent rarement de s’exprimer ).

  On en pense ce qu’on en veut, mais ce redressement fausse encore plus les sondages, et prouve bien qu’à la base, déjà , le système est peu fiable…

  4 / Le nombre de personnes interrogées. Généralement, c’est moins de mille personnes, entre huit cent et neuf cent. Quel incroyable travail de recherche, quand on connait les prix auxquels sont vendus les sondages ( ça peut aller jusqu’à 50 000 Euros, quand même… ).

  On peut déjà s’interroger sur la représentativité de moins de mille personnes par rapport à plus de soixante millions de français, mais il faut également prendre en compte…

  5 / Les personnes interrogées. Alors là, c’est le festival… Entre les agences qui ont 5000 personnes dans leur répertoire ( quelle diversité ! ) et qui piochent à peu près toujours les mêmes, et la règle des quotas qui est appliquée seulement en rêve, il y a de quoi faire…

  D’abord, les gros diplômés sont deux fois plus nombreux que la proportion nationale, ce qui permet bien sûr de favoriser tranquillement la droite. Ensuite, les DOM-TOM sont très simplement ignorés.  Aucune étude ne les a pris en compte. Enfin, les petits candidats ne sont pas représentés dans les panels ( moins de 0,5% sur huit cent personnes, ça fait trois personnes environ )

  6 / Ajoutons, en guise de cerise sur le gâteau, un bel inconvénient technique : 34% des sondés sont injoignables, car ils ne disposent pas d’une ligne de téléphone fixe.

Jurys citoyens et budgets participatifs

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  Lancé à deux semaines du scrutin des élections internes du Parti Socialiste, le concept des jurys citoyens défendu par Ségolène Royal a eu son petit effet dans la campagne. Un effet qui rappelle étrangement celui d’une bombe… Accusée de populisme, de faire le lit de l’extrême droite, et d’encourager la défiance envers les élus, l’idée a pourtant été assez largement plébiscitée par les français – plus de 60% d’opinions favorables si l’on se fie à un sondage ( qui, pour le coup, n’avait pas d’intérêt à mentir… )

  Qu’est-ce donc que toutes ces idées de jurys et de citoyens ? D’abord, elles ne sont pas à proprement parler nouvelles : Les conseils de quartier, et les panels de citoyens sont fréquemment utilisés par les élus pour obtenir des retours sur les politiques publiques.

  La différence majeure avec ce type d’institution, réside en définitive dans le fait que le concept mis en avant par Royal donne réellement de l’autorité aux citoyens participants. Les conseils de quartier sont désertés ( mais vraiment ) ; pourquoi ? Justement parce que les gens y sentent bien qu’ils n’y auront pas vraiment de pouvoir…

  Est-ce donc possible de leur confier concrètement un peu d’autorité – suffisante par exemple pour dénoncer clairement une politique corrompue ou inefficace ? C’est l’un des enjeux de 2007, et à mon humble avis, un ensemble de mesures proprement révolutionnaires.

  Détaillons-les.

  En premier, vient le jury citoyen, ou observatoire citoyen des politiques publiques. Il faut avouer que ces jurys, pour l’instant seulement constitués en Poitou-Charentes, n’ont pas encore une forme finale qui soit adaptée à une ampleur nationale. Toute la question est donc de la définir… S’agira-t-il de personnes tirées au hasard, ou de volontaires ? A priori, la première solution semble plus crédible au niveau national, même si pour l’instant c’est la seconde qui est mise en place.

  Ensuite, quel est le rôle de ces « juges » populaires ? A présent, ils n’ont pas encore beaucoup d’autorité. Leur rôle se borne surtout à celui de proposition, en amont, avant que la politique ne soit décidée – notamment dans les question ayant trait à l’environnement. En une journée, une centaine de personnes sont initiés à un projet de développement, et donnent leur avis critique sur celui-ci.

  Mais voyons plus loin, plus grand ; Comme Royal l’a déjà annoncé, si elle est élue, cette initiative deviendra d’une part nationale, et d’autre part beaucoup plus reconnue et soutenue. La question de pouvoir révoquer un élu, de le déclarer inéligible ou de rendre un rapport qui puisse aboutir, via la justice, à l‘une ou l’autre de ces mesures, a déjà été clairement posé. Royal a précisé « qu’il ne fallait pas se moquer des gens. Si on les consulte, il faut leur laisser un véritable pouvoir de décision. »

  Arme ultime, donc, contre la corruption ? Sauf qu’il reste un problème, qui vient justement avec le pouvoir et l’autorité… Les participants, surtout s’ils sont tirés au sort, sont-ils parfaitement dignes de confiance ? En dehors des erreurs dues au fait d’être un humain, il y a simplement le danger d’être acheté, par exemple par un adversaire politique.

  Simple question structurelle donc, qui apporte éventuellement une solution mais… bon, il faudrait donc, au bout du compte, surveiller les contrôleurs. On voit bien qu’une mise en abîme s’enclenche… Je n’ai pas la réponse qui l’empêcherait. Ceci dit, on peut aussi postuler que la plupart des citoyens, flattés de participer au processus démocratique, seraient particulièrement intègres, comme les jurys de justice sont, généralement, particulièrement sévères…

  Etudions une autre mesure, plus poussée et subtile encore… Les budgets participatifs. Il s’agit à la base de donner une part d’un budget ( par exemple celui d’un lycée ) à l’un de ces fameux conseils, constitué d’élèves, de parents d’élèves, de personnel enseignant. Ces budgets ont déjà été mis en pratique, et donnent des résultats étonnants !

  D’abord, on pourrait penser que les gens ne sauraient pas gérer une somme, que cela conduirait à des gaspillages… Mettons les holà de suite : Ces budgets participatifs attribuent souvent moins de 15% de leur totalité aux citoyens. Les risques financiers sont donc limités. A quoi est donc employé cet argent ?

  Généralement, il permet de financer des besoins dont l’administration n’était pas consciente, des services « annexes » donc qui ne sont pas forcément mineurs dans le niveau de vie des citoyens. Ajoutons que ce processus implique les gens plus concrètement dans le fonctionnement d’un établissement, et réduit de fait la tentation de le dégrader, par la suite…

  Alors, comment ça marche ? Simple, en deux phases. Première phase : Le conseil des citoyens se réunit, débat, et rend une liste de propositions à la direction. Deuxième phase : Ces propositions sont rendues chiffrées, elles sont encore débattues, puis votées.

  Elle est pas belle, notre démocratie ? Enfin, elle pourrait le devenir, avec des instruments citoyens de cette trempe…  

Libération, le journal dévoyé

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REPOSE EN PAIX

  Alala comme il est triste de pleurer un frère… Pour les gauchistes qui viendraient sur ce site, s’il vous plaît, ne tombez pas dans le panneau… Libéralisme fait la campagne de Sarkozy !

   Vous en voulez des preuves ?

   « Les vieux caviars se croisent, se reconnaissent. «Et alors, que deviens-tu ?»  «Suez… J’ai été happé par le grand capital !»  «On se fait une bouffe ?» «Oui, en août.» Echange de cartes et de calvities. Désirs d’avenir ? De souvenirs, plutôt. La question n’est plus : à quoi ressemble le nihilisme au sourire béat ? Mais : à quoi ressemble la gauche caviar, quand il n’y a plus ni gauche ni caviar ? Ils ont cet avantage sur les sarkozyens, cette faiblesse peut-être : ils doutent, critiquent, le bordel, le creux des discours, tout ce qui les froisse. Quand Gérard Miller se réjouit au micro de ce que Ségolène ne soit pas une «femme qui en a», ça soupire : «Oh ! Non… Mais quelle vulgarité !» Un sosie de Piccoli, en plus jeune, en moins Lear, salue tout le monde. «Qui est-ce ?» demande-t-on. «Je sais pas, répond un photographe. Mais je crois pas qu’il soit coté.» Cotés : Jack Lang, Bertrand Delanoë, Henri Weber, Dominique Blanc, Edwy Plenel, etc. Emmanuelle Béart, droite et absente, autruche digérant son mystère, a ce regard étrangement vague et luisant, presque aveugle, des actrices qui ne voient qu’en elles-mêmes. Charles Berling est son voisin. Quelqu’un dit : «C’est lui qui entraîne la voix de Ségo.» Il a du boulot. Quand elle discourt, la musique est à côté des mots. Elle court sur le parquet derrière le fantôme de l’éloquence. Sauf, à de brefs instants, quand sa voix devient rauque, éclatant les lattes. Devant elle, Jack Lang, renard pétrifié, porte un masque précolombien, couvert des poussières de tant de campagnes. »

   Donc ça, c’est un article ? Pour moi, c’est une litanie prétentieuse et droitière, farcie de clichés et TELLEMENT partiale.

  Avant, Libé écrivait que Sarkozy était un méchant, et que Royal était un peu nulle. Maintenant, ils écrivent que Royal est super nulle. Evolution de la ligne éditoriale. Je n’ai d’ailleurs jamais lu UN SEUL article de ce journal devenu très ennuyeux, qui soit relativement cool envers Royal.

  Conclusion : Ségolène est bien à gauche, et Libé est bien vendu maintenant. C’est Sartre qui doit se retourner dans sa tombe…

  Vous en voulez encore ? Allez, cadeau, allez sur leur site, à la page « services », et vous verrez que tout s’achète à Libération, entre les week-ends dans des châteaux et les bijoux de luxe. Examinez donc ce torchon, regardez le nombre de pubs pour des articles de grand bourgeois, et même dernièrement les encarts avec des numéros de voyance par téléphone, ou de tel érotique, entre deux articles…

  Putain de merde, Libé, quand même… avec Marianne qui penche pour Bayrou ( c’est à se taper la tête contre les murs ), il ne nous reste plus que Charlie et le Canard…

   Ca fait rien, on va faire avec…

Un cri de l’anarchisme

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  Oui, je sais, c’est pas très démocratique l’anarchie. C’est normal, c’est pas fait pour… A moins que ce ne soit la démocratie qui soit anarchique…

  Bref, bien que démocrate, je suis ouvert d’esprit. Disons plutôt que je suis un anarchiste qui s’est mis à croire en la possibilité de changer le système de l’intérieur… En tout cas, on ne peut nier l’influence de « l’anarchisme » – je mets entre guillemets, car il n’y a rien de plus vague et multiforme – dans nos idées démocratiques.

  La liberté d’expression, par exemple, est une notion vitale de l’anarchisme, que les républicains ont parfois mis à mal; je voulais ici, à ce propos, raconter l’histoire d’Emile Henry, anarchiste qui eut de belles phrases et de sales morts sur la conscience… Mais c’était son choix. Il l’a assumé lorsqu’il a été guillotiné, à 21 ans ( putain ).

  Resituons l’histoire. Emile Henry fait partie des anarchistes de la fin du 19e siècle, qui luttaient particulièrement, pour résumer, contre les lois dites « scélérates » de Sadi Carnot ( celui-ci les payera de sa vie ). Aux attentats à la bombe et aux armes à feu, répondent donc la féroce répression policière ( peine de mort pour tout le monde ), à moins que ce ne soit le contraire…

  Voici donc les derniers mots d’Emile Henry, durant son procès, juste avant son exécution. Pourquoi les exhumer aujourd’hui, un siècle plus tard ? Je vous laisse juger de leur actualité :

  Je suis anarchiste depuis peu de temps. Ce n’est guère que vers le milieu de l’année 1891 que je me suis lancé dans le mouvement révolutionnaire. Auparavant, j’avais vécu dans les milieux entièrement imbus de la morale actuelle. J’avais été habitué à respecter et même à aimer les principes de Patrie, de Famille, d’Autorité et de Propriété.

  Mais les éducateurs de la génération actuelle oublient trop fréquemment une chose, c’est que la vie, avec ses luttes et ses déboires, avec ses injustices et ses iniquités, se charge bien, l’indiscrète, de dessiller les yeux des ignorants et de les ouvrir à la réalité. C’est ce qui m’arriva, comme il arrive à tous. On m’avait dit que cette vie était facile et largement ouverte aux intelligents et aux énergiques, et l’expérience me montra que seuls les cyniques et rampants peuvent se faire bonne place au banquet.

  On m’avait dit que les institutions sociales étaient basées sur la justice et l’égalité, et je ne constatais autour de moi que mensonges et fourberies. Chaque jour m’enlevait une illusion. Partout où j’allais, j’étais témoin des mêmes douleurs chez les uns, des mêmes jouissances chez les autres. Je ne tardais pas à comprendre que les grands mots qu’on m’avait appris à vénérer : Honneur, Dévouement, Devoir, n’étaient qu’un masque voilant les plus honteuses turpitudes.

  L’usinier qui édifiait une fortune colossale sur le travail de ses ouvriers, qui, eux, manquaient de tout, était un monsieur honnête. Le député, le ministre dont les mains étaient toujours ouvertes aux pots-de-vin, étaient dévoués au bien public. L’officier qui expérimentait le fusil nouveau modèle sur des enfants de sept ans avait bien fait son devoir, et, en plein parlement, le président du Conseil lui adressait ses félicitations. Tout ce que je vis me révolta, et mon esprit s’attacha à la critique de l’organisation sociale. Cette critique a été trop souvent faite pour que je la recommence. Il me suffira de dire que je devins l’ennemi d’une société que je jugeais criminelle.

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Une histoire de parrainages…

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  Ah… Amorcer cet article me plonge immédiatement dans une profonde envie de bâiller…

  Bien sûr, que la question des parrainages des candidats est importante, à la veille d’une élection aussi cruciale. Mais n’ayons pas la mémoire courte : Le FN a TOUJOURS, à chaque élection, voulu se victimiser. Rappelez-vous de la vieille affiche « Le Pen dit la vérité, ils veulent le baîllonner. »

  Ben voilà, encore une fois, on y a droit. Le martyr Le Pen, capable de réunir des millions de voix autour de sa personne, serait incapable de rassembler tout seul 500 malheureuses signatures, sur les 43 000 élus que compte la France… dont la grosse majorité ne sont pas affiliés à un parti politique…

  Pendant ce temps, Schivardi ( si vous ne connaissez pas, mon exemple est encore plus probant ) dépose tranquillement ses parrainages, avec peut-être dix ou vingt fois moins de moyens que le FN…

  Dans quelque jours donc, nous aurons l’immense surprise de voir Le Pen découvrir que « finalement, c’est bon, on les a. » Dingue, non ? Et entretemps, pendant de longs mois, et au moins un bonne cinquantaine de fois, on aura vu sa tête en colère, fustigeant le « Système » qui se sera ligué contre lui…

  J’aime bien ce terme de « Système ». Voici une citation : « Et en vérité je vous le dis, chacun doit haïr son travail, sa famille, et fuir l’Eglise instituée, pour s’évader du Système avant l’Apocalypse »

  C’est une citation de MO, un grand gourou catho/pédophile qui a régné sur des dizaines de milliers de fidèles pendant trente ans. Voilà à quoi sert la notion de « Système » – à justifier des sectes, dans des intérêts toujours strictement spéculatifs, ou électoraux.

  La France a besoin de son Système, dont Le Pen a toujours fait partie, quoiqu’il en dise; la question des parrainages a un sens : Qu’est ce qu’un Président qui ne connaitrait pas 500 élus ? Voilà le fond du problème… une autorité notamment morale est donnée aux représentants du peuple, pour que ceux-ci désignent un candidat.

  C’est une étape importante dans notre démocratie… A peu près la seule qu’aient les américains - ce procédé s’apparentant à leurs primaires, sans élections toutefois - Faut-il le réformer ? Oui, possible… Etablir qu’un parti doive plutôt se faire « sponsoriser » par des citoyens, un million par exemple ? Possible aussi… mais ce serait nier qu’il faut une étape intermédiaire entre les élus souvent locaux, et les candidats aux élections présidentielles…

  EDIT : Finalement, il en a déposé 536, de ces parrainages impossibles à avoir… La dernière fois c’était 500 et quelques, là comme c’est sa dernière, il ne prend même plus la peine de faire semblant…

La vidéo rebelle

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  Un joli pamphlet certes larmoyant, mais au moins un peu humain en ces temps de brutes…

  (A-t-on jamais eu droit à autre chose ?)

  http://www.youtube.com/watch?v=5TZyG7HPAdU

Analyse d’une tirade de Le Pen

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Je garde la photo qui est aussi dans leur programme, et que je trouve particulièrement laide.

C’est pixellisé, pardon, mais le noir et blanc crasseux et le défaut d’éclairage est d’origine.

( Important ça, la question des origines… )

  Je me suis amusé à faire une analyse rhétorique d’une tirade de Jean Marie  Le Pen. Attention, il ne s’agit pas d’un pathétique jeu de mots ou d’un slogan standard de l’extrême-droite… Je prends la conclusion de l’introduction du programme officiel du Front National pour l’élection présidentielle 2007 – qui est bien entendu encore l’occasion de ne voir que lui en photo sur l’opus rédigé avec soin.

  Je m’attacherais plus tard à décrypter ce programme, qui se veut effectivement, cuvée 2007, très social. Mais sans les étrangers. Et pas TROP social, quand même. Condamner les délocalisations oui, mais faire de la droite quand même.

  Bref, voici le morceau :

  « On peut ainsi dire que notre pays se trouve être en proie à des menaces » – alors celle-là chapeau, la proie, la menace. Alarmisme de base. Textuellement, on la retrouve dans la bouche de Le Pen il y a quarante ans déjà – « tant intérieures qu’extérieures. A la politique suicidaire d’une immigration sans frein » – Intérieur et extérieur, suicide, violence, et l’immigration toujours en premier. Vous suivez ? – « et à l’ouverture inconsidérée de nos frontières à tous les dumpings sociaux, fiscaux, et environnementaux »  - Alors là, on fait un gros cocktail avec les problèmes, et on relie ça, forcément, aux frontières. C’est vrai que le FN aime bien les frontières. Ils ne les ont jamais défendu, et ils ont des aïeuls pétainistes, mais c’est encore eux qui en parlent le mieux. Normal, c’est leur business. Notez l’utilisation du mot « dumping » pour faire pro – « répondent en effet, comme autant d’échos » – touche poétique – « le déclin démographique de notre Peuple » – alarmisme et populisme – « et la perte d’Identité et de leurs racines » – aaaarg… quand tuera-t-on cette stupide métaphore agricole ? – « pour bon nombre de nos compatriotes » – enfin, la touche officielle, à nouveau. Le style ambassadeur.

Lire la suite de ‘Analyse d’une tirade de Le Pen’ »

Edwy Plenel attaque Sarkozy

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   http://www.dailymotion.com/video/x1eb3z_interview-dedwy-plenel-pour-antisar 

  Une très belle interview de l’ancien directeur du Monde, qui témoigne très ouvertement des pressions subies par la presse qui ne rentre pas dans le moule…

  Franchement, avec 1/10 de ce qui se passe en France, Sarkozy aurait déjà été encadré par des tonnes de juristes et de reporters scrupuleux, dans des pays plus démocratiques…

  Nos ambassades deviennent ( encore plus ) du n’importe quoi, nos journaux font tripler le nombre des Bayrouistes en un mois, et on nous vend comme un nouveau sauveur le N°2 du gouvernement sortant, auteur de plus de 300 milliards de dettes, et qui n’assume rien…

Bayrou et la dette, ça ne vous rappelle rien ?

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  L’UDF a soutenu la logique économique des gouvernements Raffarin et Villepin. Si une partie des députés UDF ont voté contre la loi de finances pour 2006 et 2007, ce groupe a soutenu les lois de finances  pour 2003, 2004 et 2005.

  Ajoutons que la baisse des cotisations sociales a été le seul credo que l’UDF a de tout temps préconisé en matière de politique de l’emploi. Que ce groupe a toujours soutenu les coupes dans les services publics. Et que nos comptes sont à présent si peu fiables qu’ils n’ont pas ( première historique en France ) été certifiés. Comme les chiffres du chômage de l’Insee, d’ailleurs.

  300 milliards d’euros ( officiellement ) depuis 5 ans, ce qui fait que nous aurons fini de la payer en 2032.

  Il ne restera plus que moins d’un millier de milliards ( plus les intérêts bien entendu )…

Le dévoiement de la Politique Agricole Commune

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   Commençons par exhumer cette honte-ci du mandat de Jacques Chirac…

  Notre cher président, en effet, jouit auprès du public d’une image assez « écolo », plutôt « rurale »; il l’avait du moins en 1995, et en 2002.

  Or, quelles ont été les mesures des gouvernements de droite qui ont agi sous Chirac ? Ils ont dévoyé la Politique Agricole Commune, comme la droite l’a d’ailleurs fait au niveau européen, mais en France nous avons eu droit à un traitement particulièrement gratiné.

  Déjà, la question des OGMs. Quelle question des OGMs ? Voilà, c’est à peu près la seule défense des gros labos alliés à l’agroalimentaire, et à la grande distribution. L’Europe n’a-t-elle pas à se soucier de la santé de ses citoyens, et à veiller d’abord à ne pas les exposer à un processus non-testé et très peu contrôlé, qui consiste à créer génétiquement de nouvelles espèces animales et végétales ?

  La situation est inverse : La France est non seulement déjà envahie d’OGMs, mais l’Europe ultralibérale l’a déjà condamné à de nombreuses amendes, pour lui faire accélérer le pas.

  La situation de la PAC est encore plus simple : seuls les très gros agriculteurs, donc ceux-là même dont nous parlions plus haut, sont financés à de très hauts niveaux, alors qu’ils sont également les plus pollueurs, et les moins vecteurs d’emploi.

  Sous les ministères de Nelly Ollin et de Roselyne Bachelot, les lois sur les niveaux minimals de pureté de l’eau ont été abrogées, et l’emploi de pesticides encouragé par les financements. Les plafonds des déjections animales des gigantesques complexes d’abattage, qui polluent les sols, ont été augmentés.

  Voici la France agricole que nous laisse Chirac : Infestée par les OGMs, polluée, avec des agriculteurs ruinés d’un côté, encouragés à faire baisser leur niveau de qualité, et quelques gros groupes industriels qui n’ont aucune contrainte, et sont encore favorisés par les financements.

  Moi, je connais des vaches qui doivent avoir honte de s’être fait toucher le cul par un pareil adepte du double discours…

Le Darfour, le pays des hommes forts

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  C’est en effet ce que signifie « Dar For », devenu Darfour, une région du monde entre le Tchad, le Soudan, et la République Centrafricaine – trois gros régimes autoritaires soutenus par notre diplomatie, faut-il le rappeler…

  Cette région commence, heureusement, à faire parler d’elle dans les médias; encore trop peu à mon humble avis. J’étais présent lors de la convention nationale française pour sauver le Darfour, qui s’est tenue il y a quelques jours. Nous étions quelques centaines; c’est un chiffre à la fois rassurant et désappointant, surtout si on le met en parallèle avec l’absence quasi-totale des médias (pas un journaliste « officiel » n’était présent, quatre réponses par mail au total) et la désertion des hommes politiques – à peine quelques officiels, beaucoup de porte-paroles néanmoins. Robert Badinter, malheureusement retenu à l’étranger a ainsi pu exprimer la position du PS – humaniste et essayant à mon avis sincèrement de tirer la sonnette d’alarme.

  La position de l’UMP, à ce sujet, m’a semblé bien plus scolaire et grandiloquente  « Premier génocide du 21e siècle »… et les Tchétchènes ?), malgré le fait que Chirac soutienne indirectement des éléments du système… La droite est donc plus impliquée dans ce drame humain que la gauche, ce me semble…

  Ceci dit, au risque d’être tranchant, je veux annoncer ici un fait évident : Nous sommes en France, pas au Darfour. Il n’y a, malgré tous les efforts de bonne volonté qui le disent, aucune raison vitale pour les Français à aider à empêcher un meurtre de masse commis pour des raisons économiques dans une région éloignée et pas même européenne. Il faut mettre cela dans la balance; ne pas culpabiliser les gens en leur disant : « Vous saviez, et vous n’avez rien fait. »

  Non, l’engagement pris pour aider cette cause doit être citoyen, individuel. Les massacres perpétrés le sont au nom d’un système; seule la Fraternité, dans son sens le plus personnel et paradoxalement solidaire, peut aider à stopper cette hécatombe.

  Les engagements diplomatiques sont également cruciaux, y compris avec des groupes armés dangereux. Rien ne sert de montrer à la télé des images de bébés crevant de faim… c’est utiliser leur image pour faire de l’audimat, ni plus ni moins. La crise du Darfour est très complexe, et l’engagement à prendre doit être mesuré autant qu’il sera massif…

  Essayons de comprendre les enjeux, en restant le plus éloigné possible du problème, pour éviter d’être aveuglés par la subjectivité… Oui, nous parlons de centaines de milliers de morts, de viols collectifs utilisés pour exterminer une race par le métissage, de famine endémique, d’épidémies de maladies et de secours humanitaire qui se fait massacrer… Sans parler même des journalistes…

  POURQUOI ? Eh bien, en premier lieu, il y a une stratégie de conquête de territoire sur fond d’idéologie raciste. Le gouvernement soudanais, qui a pris le pouvoir par la force et a truqué toutes les élections (aux dernières, ils ont accordé une demi-douzaine de sièges sur 500 aux autres partis), est composé presque exclusivement d’arabes musulmans. La région du Darfour, elle, est à très grande majorité noire; ses habitants sont également musulmans, mais ils ont une autre pratique de la religion, plus libre (notamment sur la question des femmes).

Lire la suite de ‘Le Darfour, le pays des hommes forts’ »

Le coup de la femme

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  Allez, j’en profite pour pousser une gueulante. Oui, le fait qu’on s’intéresse au sexe d’une candidate me dérange profondément. La curiosité, passe encore, il faut bien en passer par là… Il y a huit  mois, conjecturer sur le fait que Royal soit la première femme à pouvoir accéder à la présidence de la République, c’était prévisible… les gens s’attachent tant à l’apparence…

  Mais aujourd’hui encore, réduire une volonté politique à une question sexuelle me fout vraiment en boule. Je ne parle pas forcément de notre presse muselée bien à nous, mais plutôt des médias étrangers, qui entretiennent la fixette. Oooooh, une femme, c’est joli, ah ben ça c’est de l’information…

  Vous n’avez jamais vu une femme, ou quoi ? Moi si. Rien de très étonnant. Ces damoiselles ont acquis le droit de vote, et le droit d’être éligibles il y a plus d’un demi-siècle, et la possibilité d’être propriétaires un peu plus tard. La guerre des sexes est finie, et je dirais même que c’est Royal qui l’a achevé.

  Non pas en se présentant, non pas en ETANT une femme. Je rappelle que Thatcher n’était pas un trav’, jusqu’aux dernières nouvelles, sans compter les deux reines tarées et homicides que la France a connu à l’époque mérovingienne ( s’il faut absolument être franchouillard pour comparer ).

  Royal a mis fin à la guerre des sexes par un ACTE, le fameux congé paternité, qui place sur le même pied les hommes et les femmes ( ou les femmes et les hommes si ça vous fait plaisir ) devant le fait d’élever un enfant. Ca, c’est de la responsabilité politique; penser qu’un sexe puisse être représentatif est une terrible connerie. A ce train-là, on en viendra à se dire qu’on n’a pas eu de président asiatique, non plus. Ni de transexuel, d’ailleurs…

  Le féminisme ne vaut pas mieux que le machisme, comme les femmes ne valent pas mieux que les hommes. Encore le féminisme a-t-il l’excuse d’être apparu comme un mouvement de protestation, de résistance et finalement de rébellion qui n’a pas débouché sur des actions violentes ou discriminatoires envers les hommes… Mais une excuse ne tient pas longtemps, ne fait pas un programme.

  L’égalité, oui, ça c’est emmerdant. C’est déjà un bon terreau pour que les « autres » sexes soient reconnus. Ce qui me fait chier dans le féminisme, c’est d’abord le fait que les femmes ne comptent que sur elles; heureusement, Royal a rappelé que rien n’était possible sans les hommes. EH OUI, BANDE DE FEMINISTES MONOMANIAQUES, IL Y A AUSSI DES MECS QUI SE SONT BATTUS POUR VOUS. 

  La deuxième chose qui me fait chier, c’est une certaine glorification de la femme, du fait qu’elle « porte la vie » – et là-dessus, Ségolène a droit à un carton jaune populiste pour son « Je veux pour les enfants de la France ce que j’ai voulu pour mes propres enfants ».

  Bien sûr que c’est vrai. Mais ce ne sont pas SES enfants… François Hollande en est aussi le père, non ? Alors ce sont LEURS enfants.

  Mettre en avant le fait de procréer, en quoi est-ce dangereux ? Allez, je vais essayer de l’expliquer simplement. Tout ce qui est beau, dans notre monde, finit en cage. La vie, par nature, est encore ce que l’humain conçoit de plus « sacré »; c’est marrant le « sacré », ça a un double effet. D’abord, ça rend quelque chose joli; et, par un intéressant corollaire, ça donne très fortement envie de le protéger.

  Parlez donc avec les machos, les vrais, les indécrottables…. Ils ne vous diront pas qu’une femme est un esclave. Au contraire ! Ils vous diront que c’est une mère, qu’elle est « précieuse », qu’il faut la protéger – Comme la France a protégé des pays africains, comme les USA ont protégé la « liberté ». Ils vous diront que c’est un trésor; et c’est là qu’on glisse d’un être humain vers une chose.

  En vous singularisant, mesdames les femelles, vous ne ferez que vous enfermer… Allez, venez du côté de l’égalité. Venez dans l’anonymat; vous en perdrez sans doute en réunions féministes entre copines, mais vous y gagnerez un futur sans barreaux…

  Homme = Femme

Les bals de fin d’année

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   Voici une autre idée périphérique, sociale, et à mon avis pas si annexe que ça. J’avoue avoir été influencé par le modèle américain, mais le fait de conclure un cycle d’études – comme par exemple celui du lycée – par un grand bal de fin d’année me semble excellente. On n’aurait presque pas envie de la détailler : Liens fondateurs entre les élèves, intérêt culturel, motivation supplémentaire des élèves pour finir leur cursus…

  Il faudrait en effet l’adapter à notre modèle scolaire, et ne pas oublier que de pareilles expériences sont déjà menées dans divers établissements, parfois même au collège et à l’école primaire. Mais ce sont des initiatives isolées… Alors que les bals de promotion universitaire sont légion, il me semble que notre école reste à cet égard trop froide envers ses élèves, jusqu’à la fin du lycée.

  Prenons encore l’exemple américain, qui a su à cet égard mettre en application des idées concrètes de gauche, en faisant appel à la démocratie locale, et au tissu interne des administrations et des écoles ; les kermesses, bals et autres rassemblements tels que les réunions d’anciens élèves, sont des initiatives peu coûteuses, pas si difficiles à mettre en place, et qui au final, font peut-être la différence, d’un point de vue humain.

  On parle de précarité, mais des gamins sortent du lycée, comme ça, sont éparpillés dans des écoles supérieures sans qu’on immortalise leur dernière classe d’ « enfant », en un sens. Des initiatives comme les albums photos de fin d’année, en ce sens, sont à la fois dérisoires d’un point de vue financier, et finalement très fédératrices. Non ?

   Revenons à nos bals. A la fin de la terminale, dans des locaux qui en jettent (et chaque mairie en a), si possible au sein de l’école bien sûr, un bal de fin d’année – dont la composition musicale prête forcément à débat, il faut le noter, ex : Punk, Rap, Techno ? – regroupant tous les élèves des terminales, en une ultime soirée, après le passage du Bac…

  Ce serait, possiblement, une profonde modification dans la structure de l’école, du point de vue comportemental des rapports entre les élèves. Et ne parlons même pas, évidemment, de l’initiation sexuelle des adolescents (pas si facile, et qu’il faut bien prendre en compte aussi, un peu). 

  Voilà. Je souhaite vraiment que cette idée soit retenue ; si les années à venir sont noires en attendant un rebond économique, au moins, on pourrait toujours laisser les gamins s’amuser un peu après qu’ils aient passé leur Bac. Ca leur remontera le moral (surtout à ceux qui ne l’ont pas eu, héhé) 

Rétablissement du double affichage des prix avec le prix payé au producteur

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  Ami lecteur, 

  Je voudrais rappeler ici une mesure prise sous le gouvernement Jospin, qui a été abrogé et trop vite oublié : Elle concernait le prix d’achat au producteur des aliments tels que fruits et légumes, et résultait d’une crise sociale avec les agriculteurs, qui en synthèse, criaient famine. 

  Pendant à peine qu elques mois, j’ai vu cette mesure appliquée, c’est-à-dire que les grandes surfaces devaient afficher les prix auxquels elles achetaient les fruits et légumes aux producteurs, et qui étaient en effet édifiants : un rapport de 1 à 10 entre le prix d’achat et le prix de vente sur les tomates, par exemple. 

  Il faudra convenir que cette disparité, si elle est le fondement du commerce, est également un moyen d’exploiter sans merci (et donc en incitant à l’emploi de pesticides, OGMs, travail non déclaré et autres « accélérateurs ») les agriculteurs.

  Je propose donc de réinstaurer ce double affichage, qui est une honte générale pour les supermarchés, et les incitera sans doute (comme auparavant) à mieux modérer leurs marges, afin de respecter les exploitants. Ceci rognera forcément sur leur chiffre d’affaires, mais c’est une condition primordiale et préalable pour pouvoir contrôler efficacement le niveau de qualité des produits français, ainsi que la survie et la prospérité des petits producteurs français… 

Pour une résolution technique du problème du tabagisme dans les lieux publics

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  Ici je voudrais exposer un moyen peut-être plus technique que juridique pour conjuguer le respect des lois antitabac et les modes de vie des fêtards et des clients de bar, qui sont parfois des fumeurs.

  Il va de soi que le fond réel du problème, hors polémique, est le tabagisme passif. Si on accorde que l’Etat autorise la vente d’un produit, elle autorise donc le tabagisme actif. Tout le noeud du problème de santé public réside dans le fait de provoquer un cancer au personnel employé sur place, ou aux autres clients qui ne sont pas forcément des fumeurs.

  Ce problème peut-il être résolu avec l’appui de technologies existantes basées sur le recyclage de l’air, la ventilation, ou simplement par la possibilité pour les fumeurs de sortir dehors et d’écraser leurs mégots dans des cendriers prévus à cet effet ? Personnellement, je suis persuadé qu’on peut trouver un moyen pratique de gérer le tabagisme des uns sans endommager la santé des autres, et sans traiter les fumeurs comme des criminels.

  Car vouloir imposer à tous une volonté, qu’on le veuille ou non, c’est du fascisme. Au XVe siècle en Angleterre, dans les vieilles écoles pour classes élevées, boire de la bière et fumer le cigare étaient obligatoires pour les garçons – c’était censé leur donner une voix grave et une virilité acceptable – et c’étaient les non-fumeurs et les non-alcooliques qui étaient punis.

  J’essaye juste de montrer que les lois peuvent facilement aboutir à des extrêmes absurdes, là où un peu de logique et bien entendu, la participation de l’Etat permettraient sans doute de résoudre les problèmes. La Suisse, par exemple, a depuis longtemps compris qu’il était préférable d’installer des cendriers dans la rue, plutôt que de devoir laver tous les trottoirs tous les jours, pour en dégager les mégots.

  Pourquoi de nombreuses boîtes de nuit n’aèrent-elles pas suffisamment leurs salles ? Le tour est grossier : la chaleur donne envie aux usagers de boire, comme la haute concentration en fumée. Pour vendre plus de bières, elles exposent ainsi leurs clients à des taux de pollution de l’air énormes, et au risque d’hyperventilation. Ajoutons qu’à Paris, dans la plupart des boîtes « normales », les tarifs des boissons sont hors de prix.

  Ces boîtes sont donc déjà souvent équipées du matériel de recyclage de l’air, ou d’une ventilation suffisante, mais elles n’ont pas d’intérêt financier à l’activer, au contraire. Il est peut-être possible, pour l’Etat, de faire pression sur elles pour le faire, en organisant des contrôles chroniques, d’une part. D’autre part, il est peut-être tout simplement possible d’inciter (l’autorité est à définir, personnellement je penserais à une obligation) les propriétaires de salles et de bars à investir dans le matériel adapté, en leur avançant la moitié de la somme. 

  Par exemple, pour une salle de six cent personnes, qui nécessite une ventilation ou quelques fonds pour investir dans un « espace fumeur » à l’extérieur de l’établissement, mettons à hauteur de mille euros, l’Etat en donnera cinq cent, et exercera des contrôles fréquents pour s’assurer que les non-fumeurs ne sont ainsi plus exposés au tabagisme passif.

Pour une utilisation positive des graffitis

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  Ici, je voudrais exposer différents points de vue sur un phénomène à mi-chemin entre l’expression artistique et parfois politique, et la dégradation des biens souvent publics, à savoir les « grafs » et les « tags ».

  Basiquement, un grafeur essaie de reproduire une image, alors qu’un tag n’est souvent qu’une signature ou une insulte.

  Les grafeurs et les taggeurs ne sont pas à mettre dans le même sac donc, et j’aurais tendance à dire qu’il faudrait privilégier énormément les grafeurs en France, et lutter contre le « tag sauvage », mais c’est sans doute un point de vue manichéen.

  D’un point de vue juridique et historique, le fait d’occuper de l’espace public, un mur par exemple, avec un message, fut-il poétique ou obscène, a toujours été illégal. Le « taggage » a donc toujours eu une résonnance rebelle et consciemment hors des lois républicaines.

  Pour autant, il ne faut pas conclure d’après ce logique état de fait juridique, que tous les taggeurs et les grafeurs sont des délinquants, et bien comprendre la dimension artistique de ces phénomènes d’expression urbaine, qui varie de l’inutilité souvent vaseuse et ordurière des tags obscènes dans les toilettes des bars à de gigantesques fresques futuristes ou des visages de poètes ou politiciens humanistes célèbres réalisés par quelques grafeurs émérites, en quelques heures, sur le bord d’un mur de terrain vague ou d’un tunnel de train.

  Ce sont ces oeuvres-là que je me permettrais de défendre dans ce message. Face à la morosité urbaine de certaines villes (et pas qu’en banlieue parisienne), quelle place pourrait tenir le fait que les immeubles soient peints, au moins sur l’une de leurs façades, et décorés avec des oeuvres grafées, entretenues, qui changeraient même peut-être d’année en année ?

  Il y a une dimension psychologique inédite dans ce projet, mais également une autre plus subtile : les grafeurs pratiquent en effet généralement un code du respect de l’espace utilisé. Ils ne vont pas tagger sur un graf, ou exécuter une fresque sur une autre dans le cas qui nous intéresse.

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C’est la lutte finale ( épisode 12 )

  Loin de moi l’idée d’être narquois, mais ce qu’on appelle « l’extrême-gauche » apparaît en ordre de marche particulièrement désorganisé, à la veille de ces élections importantes…

  Je commencerais donc par exprimer d’emblée mon point de vue : les partis incapables de former un gouvernement n’ont rien à faire dans une élection présidentielle. C’est ce qui me semble logique, ce vote étant fait pour exprimer une stabilité, entre autres.

  Mais, en revanche, tous les partis doivent pouvoir être représentés d’abord aux assemblées, ensuite aux différents conseils municipaux, départementaux, régionaux, etc… et dans toutes les structures de notre administration ( un LCR au CSA ne me choquerait pas ).

  Pour cela, il faut réellement introduire de la proportionnelle ( des sièges attribués par rapport au score national d’un parti, et plus seulement réservés aux gagnants des élections ) dans le processus démocratique, à de nombreux échelons, afin que ceux qui veulent représenter – même simplement une révolte, une contestation – puissent être représentatifs, puisqu’ils auront réellement contribué à la politique française, et au bien-être de sa population.

  La gauche, hors Parti Socialiste, est une hydre à un million de têtes, c’est bien connu. Déjà, au PS, les courants se comptent par dizaines… Chez les altermondialistes, pro ou anti-traité européen, bovéistes, trotskistes, communistes ou pas… C’est tout de même dommage que tous ces citoyens n’aient pas pu s’assembler sous un même drapeau, pour une fois.

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UDF, un jeune parti ?

  Eh oui, ici aussi on parle de Bayrou, difficile d’y échapper…

  En attendant que le candidat « libre » accepte son propre bilan de collaboration avec l’UMP pendant… une vingtaine d’années ( il était déjà ministre sous Balladur ), nous allons ici rafraîchir la mémoire des citoyens, et éclairer un programme en trompe-l’oeil.

Ceux qui disent tout haut ce que d’autres sont censés penser tout bas

  Voici donc le FN, notre variation bien à nous de l’extrême-droite populiste qui fait son ( hélàs éternel ) comeback dans toute l’Europe. Le « vrai » français est donc Jean-Marie Le Pen, et les « vrais » français sont ses élécteurs, tant qu’on ne les classe pas eux aussi par accident parmi les « parasites »…

  Cette fois-ci, le leader frontiste a su s’attirer le vote de nombreux intégristes religieux ( alors qu’il dit se battre contre l’islamisation ), y compris un appui de la Ligue de Défense Juive, et de l’humoriste Dieudonné ( antisémite reconnu ), le même jour. Tout un symbole.

  Sinon, Megret a fait le beau et tendu la papatte pour avoir quelques caméras, puis s’est heureusement fait jeter hors de la scène. A présent, Le Pen affronte son ennemi sous-marin de l’UMP, le redoutable Philippe de Villiers…

  Quel magnifique paysage que celui d’une campagne présidentielle, en France…

Il est content…

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  Il est content…

  Il a ses caméras tout autour de lui, ses ( pas si nombreux ) fans qui l’applaudissent dans ses meetings. Il a le poste-clé qui lui permet de passer pour un sauveur et de contrôler les élections, sans même parler des services de renseignement.

  Il a dépensé des millions d’euros pour se faire un grand barouf afin de fêter son élection à laquelle il était le seul à se présenter. Il a bien truqué les chiffres pour faire croire qu’ils étaient trois fois plus nombreux… Et depuis, il a tellement promis que son parti lui a sucré certaines de ses propositions, parmi les plus irréalistes ( des baisses d’impôts miraculeuses, par exemple ).

  Rappelons que l’UMP, ce même parti « tout neuf » a accru de 300 milliards la dette publique de l’Etat ; qu’il est constitué à peu de choses près du RPR, dont feu le gouvernement Juppé a fait exploser les compteurs des finances. Qu’en cinq années, le Ministère du Commerce n’a rien foutu ( strictement rien ) et promet une grande réforme pour 2008. Sans parler du déficit de 30 milliards d’euros dans le commerce extérieur… Quels glorieux résultats pour un gouvernement sortant… 

  Enfin, notons qu’aujourd’hui, nos comptes sont tellement bidonnés qu’ils n’ont pas ( fait historique ) été certifié en 2007.

  Il est content…

Plus juste la France sera plus forte

  Il est dur d’invoquer le nom de la Révolution, surtout dans un système démocratique qui, comme le nôtre, s’est souvent enlisé dans la corruption plus ou moins aggravée… Nous ne sommes pas encore en Colombie, mais les menteurs, les hypocrites et le double-jeu sont courants en politique. Vouloir se réclamer de la fraternité n’est pas forcément la défendre… et certains socialistes le savent.

  Les choses ont-elles changé alors ? Le devaient-elles ? Quelle leçon tirer du fameux « 21 avril 2002 ? » En premier lieu, personnellement, je n’y vois pas de « séisme », rien d’extraordinaire à vrai dire. Oui, le FN était au second tour, et alors ? C’était une possibilité. Et oui, ils ont éliminé Jospin du jeu… à 100 000 voix près. Bon, et après ? C’est le jeu politique. Il faut l’accepter.

  Mais si la défaite de Jospin, et plus tard des élections législatives, a indubitablement montré qu’un froid s’était installé envers les électeurs, à tort ou à raison ( ce qui est tout de même la leçon du dispersement des voix ), on ne doit pas les considérer hors de leur paysage médiatique : la campagne de 2002 a sans doute été l’une des plus violentes en matière d’alarmisme sur l’insécurité, et de désinformation sur la frontière droite-gauche qu’ait connu la France ( relativement aux moyens technologiques ).

  L’assaut a été rude, d’autant qu’il n’a pas été anticipé ( malgré un bon bilan sur la sécurité, Jospin n’a pas su mettre ce thème en avant ).

  Que s’est-il passé depuis ? Après à peine quelques temps de gouvernance UMP, le rejet a été tel que toutes les régions, sauf une, sont passées du bord socialiste. La politique sécuritaire allant jusqu’aux mensonges dans la bouche d’un ministre pour couvrir une bavure policière, ont été à l’origine de trois semaines d’émeutes.

  Imaginons simplement que ce gouvernement ait tenu deux ans de plus, si par exemple nous étions toujours en régime de septennat; Les émeutes n’auraient pas cessé alors. La lutte contre le CPE n’aurait peut-être pas été écourtée.

  Face à tous ces dangers, la position des socialistes doit être exemplaire, et forcément intelligente; C’est en ce sens que le « Plan Royal », inspiré notamment par des exemples dans d’autres pays, apporte de nouvelles cartes. Régionalisation, syndicalisation de masse, sécurité sociale professionnelle, intégration des valeurs sociales en environnementales dans l’économie, remise en question de la BCE, restructuration de la cellule familiale, du soutien scolaire, de l’aide aux handicapés, réajustement de l’inflation calculée d’après des indices honnêtes…

  Sans vouloir ainsi appeler révolutionnaire ce que certains considèrent comme de la « social-démocratie », il faut reconnaître que c’est un plan global, qui touche à beaucoup de secteurs et en relie pour la première fois certains ( ex : Régions et Culture, ou Citoyens et Surveillance des politiques ).

  Ici, nous essaierons d’y voir un peu plus clair dans tout ceci.

La nanotechnologie – élixir ou fléau ?

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  Ami lecteur,

  Je souhaite ici traiter, très théoriquement puisque les derniers achèvements technologiques sont difficilement accessibles, du sujet de la nanotechnologie. Eglise de la miniaturisation, le projet de cette science consiste en de minuscules robots, parfois autoduplicateurs, qui puissent être injectés par millions dans le sang. Ces ouvriers microscopiques pourront alors stimuler les muscles ou détruire le cholestérol, ou plus intéressant, lutter contre des maladies, voire contre le développement du cancer. 

  Dans la pratique, si la technologie a déjà été mise sur le marché, c’est principalement sous la forme d’articles cosmétiques ( 6000 environ sont disponibles en Europe ), avec des effets « rajeunissants », par exemple. Si la fiabilité effective de ces produits est déjà en cause, leurs effets secondaires sur l’organisme à long terme EST TRES LOIN d’avoir été préparé et étudié avec soin.

  D’autre part, il faut prendre en compte le potentiel immense des possibilités offertes par la nanotechnologie, y compris le contrôle nerveux, la mort provoquée à distance, l’addiction à cette technologie ou artificiellement générée envers d’autres produits, voire à long terme le contrôle pur et simple des pensées d’un individu. 

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Démocratie Participative

  Je suis membre de Désirs d’Avenir, et j’ai pu animer des ateliers thématiques lors des débats participatifs. J’ai également consacré pas mal de temps sur le site. Au total, près de 140 000 contributions, ça fait de la lecture…

  Voici quelques échantillons de ce formidable processus intellectuel, en mélangeant certaines de mes idées avec celles d’autres participants, qui m’auraient frappé.

  N’hésitez pas à venir enrichir, si vous voulez participer, dans la section « Réactions aux propositions » et je transmettrais !

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