La France ne veut plus payer pour ses touristes en zone de guerre

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La France ne veut plus payer pour ses touristes en zone de guerre
Les Français se rendant dans des zones dangereuses, malgré les mises en garde, pourraient être amenés à rembourser « tout ou partie des frais » induits par d’éventuelles opérations de secours. C’est ce que souhaite Bernard Kouchner, chef de la diplomatie française, qui prépare un projet de loi dans ce sens.

Ce texte, présenté mercredi, vise à « responsabiliser les ressortissants français qui se rendent sans motif légitime dans des zones dangereuses alors qu’ils ont reçu des mises en garde sur les risques encourus », indique un communiqué du Conseil des ministres. « L’Etat pourra leur demander le remboursement de tout ou partie des frais induits par les opérations de secours. Cette faculté sera également ouverte à l’encontre des opérateurs de transport, compagnies d’assurance et voyagistes, qui auront failli à leurs obligations ».

Au Quai d’Orsay, il est précisé que la nouvelle loi, une fois adoptée par le Parlement, ne devrait concerner que moins de 5% des affaires traitées chaque année par le Centre de crise du ministère.

 

L’évacuation de Français de Thaïlande fin 2008, avec l’affrètement d’un gros porteur, avait coûté à l’Etat plusieurs centaines de milliers d’euros et l’objectif du projet de loi est aussi d’inciter les voyagistes à mieux s’assurer, précise-t-on de même source. Parmi les autres affaires ayant mobilisé des moyens de l’Etat figurent l’enlèvement d’un touriste en mai dans une zone dangereuse au Pakistan et l’intervention en avril pour libérer une famille retenue en mer par des pirates somaliens.

Interrogé pour savoir si le remboursement pourrait aussi concerner le versement d’une rançon, le ministère a répondu qu’« officiellement, la France ne verse pas de rançon pour libérer ses ressortissants ». En France, une loi de 1985 prévoit déjà le remboursement de frais engagés pour une opération de secours en montagne en raison de l’imprudence de promeneurs ou de skieurs. Le nouveau projet de loi est inspiré d’une législation similaire qui existe déjà en Allemagne, a précisé le Quai d’Orsay.

Lien photo: http://www.flickr.com/photos/aheram/2399463971/sizes/l/

Charles Pasqua sera le sixième ministre jugé par la CJR

Source : Nouvel Obs

 

Charles Pasqua sera le sixième ancien ministre à comparaître devant la Cour de Justice de la République au cours de l’année à venir. L’assemblée plénière de la Cour de cassation a en effet validé vendredi le renvoi du sénateur UMP des Hauts-de-Seine devant cette juridiction d’exception pour y être jugé dans trois dossiers remontant à l’époque où il était ministre de l’Intérieur.

La formation la plus solennelle de la Cour de cassation, réunissant notamment tous les présidents de chambres, a juste constaté « qu’aucun moyen n’est produit au soutien du pourvoi », a-t-on indiqué de sources judiciaires. Cela signifie que les avocats de Charles Pasqua n’ont produit ni argumentaire, ni mémoire pour motiver la décision de pourvoi du sénateur UMP des Hauts-de-Seine, âgé de 82 ans.

Le 9 avril dernier, la commission d’instruction de la CJR avait ordonné le renvoi de Charles Pasqua devant la CJR qui est seule compétente pour juger les ministres ou anciens ministres pour des faits commis dans l’exercice de leurs fonctions. La CJR est composée de trois magistrats de la Cour de cassation, de six députés et six sénateurs, notamment le député PS André Vallini et les députés UMP Philippe Houillon et Jean-Luc Warsmann.

Elle se réunit au cas par cas en fonction des disponibilités. Le procès de Charles Pasqua pourrait intervenir dans l’année, a-t-on indiqué de sources judiciaires. Elle a jusqu’ici jugé trois anciens ministres dans le dossier du sang contaminé -Laurent Fabius, Georgina Dufoix et Edmond Hervé (les deux premiers relaxés, le 3e condamné avec dispense de peine)- ainsi que Michel Gillibert pour escroquerie (trois ans avec sursis) et Ségolène Royal pour diffamation (relaxe).

M. Pasqua sera jugé pour « complicité et recel d’abus de biens sociaux » dans le dossier concernant le transfert du siège de GEC-Alstom en 1994, pour « corruption passive par une personne dépositaire de l’autorité publique » dans celui concernant la délivrance de l’autorisation d’exploitation du casino d’Annemasse (Haute-Savoie) en 1994 et pour « complicité et recel d’abus de biens sociaux » dans le dossier de la Sofremi, une société dépendant du ministère de l’Intérieur.

Dans le dossier Alstom, les anciens dirigeants de la société ont affirmé avoir versé plus de 750.000 euros à un proche de M. Pasqua pour obtenir de la Délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale (DATAR) l’autorisation de construction du nouveau siège. Son fils, Pierre-Philippe Pasqua, a été définitivement condamné à deux ans dont un an ferme dans ce dossier.

Charles Pasqua est par ailleurs mis en cause pour la délivrance de l’autorisation d’exploitation du casino d’Annemasse (Haute-Savoie). En 1994, Charles Feliciaggi et Michel Tomi ont obtenu du ministre de l’Intérieur, et ce malgré plusieurs avis défavorables, l’autorisation d’exploiter le casino, revendu une année plus tard avec une confortable plus-value. C’est ce volet qui relève de la CJR.

Quatre ans plus tard, une partie de cette plus-value déguisée en prêt de 1,1 million d’euros aurait été reversée à Charles Pasqua par Marthe Mondoloni, fille de Michel Tomi. Dans ce volet de l’affaire, M. Pasqua a été condamné en mars 2008 par le tribunal correctionnel de Paris à 18 mois d’emprisonnement avec sursis pour avoir utilisé ces fonds pour le « financement illégal » de sa campagne aux élections européennes de 1999. La cour d’appel doit se prononcer le 18 septembre.

Le troisième dossier porte sur la Sofremi. En 1994, des proches de Charles Pasqua auraient bénéficié de commissions à l’occasion de l’obtention de marchés par cette société d’exportation de matériel de police dépendant de la place Beauvau. Le fils de M. Pasqua a également été condamné dans le volet non-ministériel de ce dossier à un an ferme en mai dernier par la cour d’appel de Paris.

Charles Pasqua est mis en examen dans trois autres dossiers: la vente d’armes présumée vers l’Angola pour « trafic d’influence passif » et « recel d’abus de biens sociaux », dans le dossier pétrole contre nourriture et depuis octobre 2005 pour « recel d’abus de biens sociaux » dans le cadre de l’enquête sur des malversations présumées de l’homme d’affaires libanais Iskandar Safa. Le jugement de l’Angolagate est attendu le 27 octobre. AP

Contrôle de la Cour des Comptes à l’Elysée

Source : Le Monde.fr

La Cour des comptes a rendu publics jeudi 16 juillet les résultats d’un contrôle effectué à l’Elysée sur la gestion des services de la présidence en 2008, première enquête concernant les comptes d’un chef de l’Etat dans l’histoire de la République française.

« D’une façon générale, l’application des procédures budgétaires et comptables reste à améliorer. Par ailleurs, sans se prononcer sur l’opportunité des déplacements officiels, la Cour a relevé que des économies seraient possibles dans ce domaine », dit cette institution dans un communiqué.

L’enquête de la Cour des comptes a notamment révélé que des dépenses privées de Nicolas Sarkozy ont été payées par la présidence de la République en 2008. Juste avant la publication du rapport en faisant état, le chef de l’Etat a ainsi remboursé 14 123 euros à l’Elysée.

Nicolas Sarkozy a assuré à l’institution qu’il ignorait que l’Elysée avait pris en charge ces dépenses personnelles. « La Cour vous donne acte que vous avez remboursé la totalité de ces dépenses privées réalisées en 2008 dont vous n’aviez pas connaissance, à hauteur de 14 123 euros », écrit Philippe Séguin, président de la Cour des comptes, dans la lettre à Nicolas Sarkozy qui rend compte de l’enquête.

Il précise que le chef de l’Etat a donné instruction pour qu’on lui remette en mains propres les factures de ses dépenses privées et de celles de sa famille.

La Cour des comptes critique par ailleurs des dépenses d’études et la gestion des domaines immobiliers de la présidence. Elle montre notamment du doigt le coût important de propriétés très peu utilisées, comme le domaine de Souzy-la-Briche, dans l’Essonne.

Dans la réponse publiée avec le rapport, la présidence de la République s’engage à poursuivre l’amélioration des procédures et promet de corriger certaines pratiques.

Cathédrale de Montauban : le sexe des anges divise

 

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Source : Le Post

Montauban. Tarn-et-Garonne. Sur la façade de la cathédrale, on a placardé depuis trois semaines de grandes affiches de l’artiste Ernest Pignon représentant des peintures d’anges. Mais voilà, certains ont voulu essayer de coller des papiers blancs pour qu’on ne voit plus le sexe des angelots…

 

Explication… Ce sont des jeunes d’une vingtaine d’années d’une famille « traditionnaliste » qui sont passés à l’acte la nuit de samedi à dimanche dernier… Ils étaient munis de manches à balais sur lesquels ils avaient scotché les feuilles qui devaient servir à cacher les sexes sur les affiches…

Mais pourquoi font-ils ça? Ils luttent contre « l’impudeur » et considèrent qu’il « s’agit d’une attaque directe de leur lieu de culte », selon La Dépêche.

Ils n’ont réussi à atteindre qu’un angelot sur deux, car la police est arrivée rapidement et les a auditionnés. D’après la fille cadette, elle avait contacté préalablement l’Evêché qui lui avait dit qu’il ne pouvait rien faire parce que les murs de la cathédrale appartiennent à la Mairie… Cette dernière « devait faire passer le message »…Mais ne voyant rien venir, les jeunes « tradis » se sont impatientés…

La jeune fille estime dans La Dépêche que les « anges n’ont pas de sexe » sauf ceux de la chapelle Sixtine qui sont « pudiques »!

 

 

Un autre article sur ce sujet :

Depuis, il faut bien dire, cette affaire a pris de l’ampleur et connaît un écho important en France, suscitant un débat qu’on croyait d’un autre temps, et La Dépêche s’en fait l’écho.

(Source: France 3 / FullHDReady)

Déjà, de nombreux curieux se seraient empressés d’aller voir sur place ce que cela donne, alors que les premiers jours, les anges passaient presque inaperçus.

Ensuite, des personnalités ont pris position…

Ainsi, un libraire de la place nationale de Montauban a dit dans La Dépêche que ces corps (d’anges) mutilés le choquent plus que la nudité. Il y voit « le spectacle d’une expression de peur et d’intolérance primaires » qu’il impute à « des croyances ou des interprétations religieuses ».

Un Abbé, président de la société archéologique et historique de Tarn-et-Garonne, donne la position (officieuse ?) de l’Eglise dans le quotidien:

…« A moins de condamner la nudité et la sexualité comme des réalités abjectes, je ne vois pas ce qui justifie une pareille attitude de la part de jeunes croyants. L’Eglise loue les réalités de la chair (…) et intègre ce message au cœur même de la célébration du sacrement de mariage. Je n’assimile pas l’œuvre d’Ernest Pignon au diable et aux forces maléfiques et son projet n’a rien d’antireligieux. Je me demande quelle éducation à la beauté ont reçu des jeunes et même quelle éducation sexuelle pour jouer les effarouchés et crier au scandale».

Mais les lecteurs du Post et de La Dépêche semblent  avoir un avis plutôt partagé sur la question…

Pour ce qui concerne plus spécialement Le Post, les commentaires sont très libres, sur la religion, sur les anges, sur l’artiste, sur les traditionnalistes etc…

(extraits)

 

Sandradra

Je croyais que les anges n’avaient pas de sexe, on m’aurait menti ??

comme personne n’en a vu de ses yeux, on ne saura pas…

 

Stefard

La représentation des anges telle qu’on la connaît n’est qu’une interprétation graphique humaine, il y a l’école qui montre le zizi et l’autre qui le cache, mais qui a raison alors ? eh, si on se bagarrait pour en décider ?!!

 

TITI

Cherchez pas à Montauban, ils ne sont pas encore passés au 21° siècle……..ils sont coincés dans l’ascenseur au 19° et je n’exagère pas le niveau est au ras des pâquerettes.

 

Le vilain petit canard 66

C’ est l’ artiste qui va être content quelle pub gratos ! Une mignonne histoire de culte….

Pom-pom

Je comprends que l’on s’offusque de l’utilisation des façades d’une cathédrale comme vecteur publicitaire pour promouvoir un artiste.

Sur le site ladépêche.fr, on prend parti plus fermement soit contre les traditionnalistes, soit pour.

(extraits)

Contre… Tantacle

…« Ces gens-là (les jeunes catholiques traditionalistes) sont aussi pires que les intégristes islamiques ! Ils ont encore des pratiques, des pensées du moyen âge. Je suis sûr qu »ils n’hésiteraient pas à brûler sur un bûcher une sorcière (moderne bien sûr) si l’occasion leur en était donnée. »

 

Pour… anne.isette

 

….« Bravo à ces jeunes catholiques »…. « Le blasphème, l’outrage, envers les catholiques et leurs édifices doivent avoir des limites. Ce n’est pas parce que les catholiques sont non-violents qu’on peut les agresser sans cesse. »

 

Et vous, qu’en pensez-vous ?

 

Anti-casseurs de Vélib’

Source : Sin Chou, Ecotidien

La plaie des Vélib ? Les casseurs ! Rien n’est plus décourageant pour les utilisateurs que de découvrir, une fois délestés de leur caution bancaire, que leur engin a une roue crevée, un frein douteux, un guidon défectueux… Heureusement, des solutions existent: le numéro de téléphone Allo Vélib, les réparateurs, et… une mystérieuse brigade “anti casseurs”.

La vidéo en question : http://www.ecotidien.fr/2009/07/anti-casseurs-de-velib/

 

Un ancien plan secret anti-al Qaeda crée des remous aux États-Unis

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Source : Jean Guisnel, Le Point

 

Après les attentats du 11 septembre 2001, la CIA avait conçu un plan antiterroriste secret visant des dirigeants d’organisations terroristes liées à al Qaeda et avait reçu instruction du vice-président de le dissimuler aux parlementaires. L’affaire n’a été connue que le week-end dernier, lorsque l’actuel directeur de la CIA, Leon Panetta, a fait savoir au Congrès qu’il avait mis un terme à ce programme le 23 juin dernier, dès qu’il avait été averti de son existence. De manière générale, les opérations clandestines des services de renseignement américains doivent être portées à la connaissance des commissions spécialisées des deux assemblées. Pour les cas les plus secrets – qui sont aussi souvent les plus problématiques -, et notamment pour les « assassinats ciblés » de dirigeants étrangers en guerre avec les États-Unis, une procédure spécifique existe. Il ne s’agit nullement de réclamer une autorisation ou une dérogation aux parlementaires, mais bien de les informer d’une décision opérationnelle. Dans ce cas, la CIA doit aviser le « gang des huit » (les présidents de la Chambre des représentants et du Sénat, ceux des deux commissions spécialisées, et leurs quatre homologues de l’opposition) de la volonté de l’exécutif de s’affranchir de l’interdiction d’assassiner des personnalités étrangères, édictée en 1976 par le président Jimmy Carter.

Dans les faits pourtant, la CIA procède depuis des années à de nombreuses actions de ce type, notamment dans les zones tribales du Pakistan, à l’aide de drones armés de missiles. Opérations d’apparence plus militaire, donc moins contestables selon les critères américains, que les opérations concernées par l’ordre de silence de Dick Cheney, envisagées à partir de 2001, qui concernaient des unités secrètes, composées d’agents paramilitaires clandestins, donc déployés sur le terrain sans uniforme, et a priori en s’affranchissant de l’accord des autorités concernées. Il semble qu’en réalité ce programme n’ait jamais été mis en oeuvre, tant les difficultés à l’organiser ont paru insurmontables. Dans un article publié hier, le New York Times cite un professionnel du renseignement expliquant : « C’est super au cinéma, mais quand vous essayez le faire, ce n’est plus si facile ! Où basez-vous ces gens ? À quoi ressemblent-ils ? Sont-ils assis au quartier général 24 heures sur 24 en attendant qu’on les appelle ? ». L’émergence des drones-tueurs aurait en fait rendu ce programme inutile, ce qui n’empêchera sans doute pas les parlementaires démocrates d’exiger des explications de l’ancien vice-président.

Fait divers : le cambrioleur viole le chien de la famille…

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Source : Le Post

D’un côté, Christopher, un Américain de 26 ans de Farmington en Virginie. 

De l’autre, un berger australien:

photo d’illustration, capture d’écran du Inquisitr.com

Début juillet, une femme passe chez un ami pour récupérer quelque chose.

Elle trouve la porte ouverte, pénètre dans la maison et reste sans voix devant le spectacle qui s’offre à ses yeux. Face à elle, précise le Charleston Daily Mail, Christopher (un total étranger pour elle), en plein acte sexuel, avec devant lui, le chien, placé sur une chaise et maintenu par le jeune homme, pantalon sur les chevilles.

Selon elle, le chien crie de douleur. En la voyant, Christopher s’arrête net, et le chien s’enfuit. L’homme se dirige vers la femme, tout en remettant son pantalon. Mais elle prend peur et s’enfuit également.

Christopher a été arrêté pour barbarie envers les animaux mais également vol par effraction.

300 000 ampoules basse consommation distribuées aux foyers modestes par la Mairie de Paris !

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La mairie de Paris distribuera d’ici l’automne prochain 300.000 ampoules basse consommation aux familles modestes. Ces ampoules, plus chères à l’achat, mais plus durables, seront échangées contre des ampoules à incandescence, progressivement retirées du marché d’ici à 2012. Les foyers concernés recevront aussi des conseils pour réduire leur facture énergétique.

« Une distribution de 300.000 ampoules permet de réaliser sur le territoire parisien près de 20 GWh/an d’économie d’énergie, une économie de 1.600 tonnes de CO2/an et 2 millions d’euros au total d’économie financière pour les Parisiens sur leur facture énergétique », précise la mairie de Paris.

Trois à sept fois plus chères à l’achat, les ampoules à basse consommation peuvent se révéler pour certains ménages parisiens difficiles d’accès. La mairie de Paris réfléchit encore sur les modalités d’application de la mesure, mais souhaite aider les foyers aux revenus modestes de la capitale à s’équiper.

Depuis le 30 juin dernier, les ampoules à incandescence de plus de 100 W ont été retirées des rayons, selon un engagement pris durant le Grenelle de l’environnement. En décembre prochain, les ampoules à filament de 75 W suivront, puis, d’ici 2012, ces ampoules auront complètement disparu au profit des ampoules basse consommation.

Ce calendrier de retrait des ampoules à incandescence, « très volontariste », adopté par 23 enseignes de la distribution et du bricolage en octobre dernier, devance celui mis en place par la Commission européenne qui prévoit la fin des ampoules de plus de 100 W pour septembre prochain.

Selon les chiffres présentés par le ministère du Développement durable, 180 millions d’ampoules sont vendues chaque année en France, dont 152 millions à incandescence. En 2007, 68 % des ménages possédaient au moins une ampoule basse consommation.

Loi sur la mobilité des fonctionnaires : in fine

  Rappelons, donc, que la loi sur la mobilité des fonctionnaires laisse le choix de la « mise au rencart » des personnes concernées au CNFPT, le Centre National de la Fonction Publique Territoriale, ainsi qu’à son centre de gestion, dont voici le fonctionnement :

  Source : Wikipedia


Le Centre national de la fonction publique territoriale est régi par le décret no 87-811 du 5 octobre 1987 modifié.

Il est administré par un conseil d’administration composé de 34 membres, 17 élus locaux et 17 fonctionnaires. Parmi les élus, douze représentent les communes, trois les départements et deux les régions. Les représentants des fonctionnaires territoriaux sont désignés par les syndicats. Chaque formation syndicale représentée au Conseil supérieur de la fonction publique territoriale dispose d’un siège, et les autres sont répartis proportionnellement d’après les élections aux comités techniques paritaires.

Le mandat des représentants des communes et des fonctionnaires expire au renouvellement général des conseils municipaux, celui des conseillers généraux ou régionaux au moment du renouvellement des conseils, partiel pour les conseillers généraux (voir élection cantonale française), total pour les conseillers régionaux.

Le président du CNFPT est élu par le conseil d’administration parmi les élus locaux. L’actuel président est François Deluga, élu le 15 avril 2009[1]. Il est assisté de deux vice-présidents, un élu local et un fonctionnaire territorial.

Un directeur assure la gestion ordinaire du centre.

Un conseil d’orientation est chargé d’élaborer les programmes de formation du CNFPT. Il comprend dix élus locaux, dix fonctionnaires et cinq personnalités ayant compétence en matière de formation des adultes.

  Suivent le descriptif des 29 délégations chargées de couvrir le territoire français… LUMINEUX, non ?

A propos de la mobilité des fonctionnaires… et du CNRS 2

Source : http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/07/07/cnrs-loi-sur-les-fonctionnaires-et-machine-a-licencier.html

Ce qui comporte, en clair, le transfert aux « partenaires » de la grande majorité des actuels laboratoires du CNRS. C’est un tel programme, que le CS du CNRS a voté à l’unanimité avec une ou deux remarques. S’opposer à cette politique impliquait de rejeter le contrat d’objectifs. Et c’est, précisément, ce que le CS présidé par un élu syndical a sciemment évité de faire.

Suivent l’article 7 du projet de loi « relatif à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique » et ses compléments, tels qu’ils ont été adoptés par l’Assemblée Nationale le 7 juillet:

http://www.assemblee-nationale.fr/13/ta/ta0312.asp

Article 7

La loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 précitée est ainsi modifiée :

1° Dans l’article 36, après les mots : « statut général », sont insérés les mots : « et sans préjudice du placement en situation de réorientation professionnelle prévue à la sous-section 3 de la présente section » ;

2° La section 1 du chapitre V est complétée par une sous-section 3 ainsi rédigée :

« Sous-section 3

« Réorientation professionnelle

« Art. 44 bis. – En cas de restructuration d’une administration de l’État ou de l’un de ses établissements publics administratifs, le fonctionnaire peut être placé en situation de réorientation professionnelle dès lors que son emploi est susceptible d’être supprimé.

« Art. 44 ter. – L’administration établit, après consultation du fonctionnaire placé en situation de réorientation professionnelle, un projet personnalisé d’évolution professionnelle qui a pour objet de faciliter son affectation dans un emploi correspondant à son grade, situé dans son service ou dans une autre administration, ou de lui permettre d’accéder à un autre corps ou cadre d’emplois de niveau au moins équivalent. Le projet peut également avoir pour objet de l’aider à accéder à un emploi dans le secteur privé ou à créer ou reprendre une entreprise.

« Pendant la réorientation, le fonctionnaire est tenu de suivre les actions d’orientation, de formation, d’évaluation et de validation des acquis de l’expérience professionnelle destinées à favoriser sa réorientation et pour lesquelles il est prioritaire. Il bénéficie également d’une priorité pour la période de professionnalisation.

« L’administration lui garantit un suivi individualisé et régulier ainsi qu’un appui dans ses démarches de réorientation. Elle fait diligence pour l’affecter, sous réserve des dispositions du quatrième alinéa de l’article 60, dans les emplois créés ou vacants correspondant à son grade et à son projet personnalisé d’évolution professionnelle.

« Le fonctionnaire peut être appelé à accomplir des missions temporaires pour le compte de son administration ou d’une autre administration. Les missions qui lui sont alors confiées doivent s’insérer dans le projet personnalisé.

« Art. 44 quater. – La réorientation professionnelle prend fin lorsque le fonctionnaire accède à un nouvel emploi.

« Elle peut également prendre fin, à l’initiative de l’administration, lorsque le fonctionnaire a refusé successivement trois offres d’emploi public fermes et précises correspondant à son grade et à son projet personnalisé d’évolution professionnelle, et tenant compte de sa situation de famille et de son lieu de résidence habituel. Dans ce cas, il peut être placé en disponibilité d’office ou, le cas échéant, admis à la retraite.

« Art. 44 quinquies. – Un décret en Conseil d’État détermine les conditions de mise en œuvre de la présente sous-section. » ;

3° L’article 44 bis devient l’article 44 sexies ;

4° La première phrase du second alinéa de l’article 51 est complétée par les mots : « ou dans le cas prévu au second alinéa de l’article 44 quater » ;

(nouveau) Le quatrième alinéa de l’article 60 est complété par une phrase ainsi rédigée :

« Priorité est également donnée aux fonctionnaires placés en situation de réorientation professionnelle pour les emplois correspondant à leur projet personnalisé d’évolution professionnelle. »

 

Article 7 bis (nouveau)

Avant le premier alinéa du I de l’article 97 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 précitée, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Dès lors qu’un emploi est susceptible d’être supprimé, l’autorité territoriale recherche les possibilités de reclassement du fonctionnaire concerné. »

 

Article 7 ter (nouveau)

La première phrase du premier alinéa du I de l’article 97 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 précitée est complétée par les mots : « sur la base d’un rapport présenté par la collectivité territoriale ou l’établissement public ».

 

Article 7 quater (nouveau)

Dans la quatrième phrase du premier alinéa du I de l’article 97 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 précitée, après les mots : « à son grade » sont insérés les mots : « dans son cadre d’emplois ou, avec son accord, dans un autre cadre d’emplois ».

 

Article 7 quinquies (nouveau)

Après la sixième phrase du premier alinéa du I de l’article 97 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 précitée, il est inséré une phrase ainsi rédigée :

« Sont également examinées les possibilités d’activité dans une autre collectivité ou établissement que celle ou celui d’origine sur un emploi correspondant à son grade ou un emploi équivalent. »

 

Article 7 sexies (nouveau)

L’article 97 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 précitée est ainsi modifié :

1° Après le deuxième alinéa du I, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Pendant la période de prise en charge, le fonctionnaire est tenu de suivre toutes les actions d’orientation, de formation et d’évaluation destinées à favoriser son reclassement. » ;

2° Le III est complété par deux alinéas ainsi rédigés :

« L’offre d’emploi doit être ferme et précise, prenant la forme d’une proposition d’embauche comportant les éléments relatifs à la nature de l’emploi et à la rémunération. Le poste proposé doit correspondre aux fonctions précédemment exercées ou à celles définies dans le statut particulier du cadre d’emplois de l’agent.

« Le fonctionnaire a l’obligation de faire état tous les six mois à l’autorité de gestion de sa recherche active d’emploi, en communiquant en particulier les candidatures auxquelles il a postulé ou auxquelles il s’est présenté spontanément et les attestations d’entretien en vue d’un recrutement. »

 

Article 7 septies (nouveau)

Le II de l’article 97 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 précitée est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Le Centre national de la fonction publique territoriale ou le centre de gestion peuvent mettre fin à la prise en charge d’un fonctionnaire qui n’a pas respecté, de manière grave et répétée, les obligations prévues par le présent article, en particulier les actions de suivi et de reclassement mises en œuvre par l’autorité de gestion. Dans ce cas, le fonctionnaire peut être placé en disponibilité d’office ou, le cas échéant, admis à la retraite. »

(fin des articles 7 à 7 septies du projet de loi adopté le 7 juillet)

 

A la lecture de l’alinéa :

« En cas de restructuration d’une administration de l’État ou de l’un de ses établissements publics administratifs, le fonctionnaire peut être placé en situation de réorientation professionnelle dès lors que son emploi est susceptible d’être supprimé »

on peut se demander quel agent du CNRS ne se trouvera pas dans une situation d’emploi « susceptible d’être supprimé » avec l’application du contrat d’objectifs adopté ce mois de juin. A fortiori, avec le décret qui modifiera bientôt l’organisation et le fonctionnement du Centre, et auquel le Conseil Scientifique du CNRS ne s’est pas, non plus, vraiment opposé. Voir nos articles du 16 juin, du 17 juin et du 26 juin.

Quant à l’issue qui risque d’être fréquente :

« La réorientation (…) peut également prendre fin, à l’initiative de l’administration, lorsque le fonctionnaire a refusé successivement trois offres d’emploi public fermes et précises correspondant à son grade et à son projet personnalisé d’évolution professionnelle, et tenant compte de sa situation de famille et de son lieu de résidence habituel. Dans ce cas, il peut être placé en disponibilité d’office ou, le cas échéant, admis à la retraite »

elle signifie, en clair, le départ forcé à la retraite des agents avec plus de 60 ans et la suppression du traitement pour ceux qui n’ont pas encore atteint cet âge.

Le projet de loi sur les fonctionnaires sera à présent examiné par une commission mixte de sénateurs et de députés avant son adoption définitive.

Malgré l’évidence de ce danger imminent, on ne voit guère passer au sein des administrations de communiqués, de campagnes d’explication ni d’appels à la mobilisation contre cette loi. Un étrange comportement, de la part des organisations syndicales dites « représentatives des personnels ».

Même dans la liste de diffusion de la Coordination nationale dite « des laboratoires en lutte », le silence règne sur cette question et nos propres notes l’évoquant sont censurées. Pourtant, le CNRS semble destiné à être l’un des premiers « clients » de la loi « relative à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique ». Quels intérêts, et quelle politique, sa cachent derrière ce silence syndical ?

 

Voir aussi nos articles :

CNRS : quelle « réforme », quels objectifs ? (I)

Nanotechnologies, recherche, éthique et contrôle citoyen

La recherche peut-elle être une marchandise ?

INSERM, CNRS et recherche fédérale aux USA (I)

INSERM, CNRS et recherche fédérale aux USA (II)

INSERM, CNRS et recherche fédérale aux USA (III)

INSERM, CNRS et recherche fédérale aux USA (IV)

INSERM, CNRS et recherche fédérale aux USA (V)

La Commission Trilatérale et les services publics français (I)

La Commission Trilatérale et les services publics français (II)

Motion de la quatrième Coordination Nationale des Laboratoires en Lutte

CNRS : les recommandations de la session plenière du Comité National

CNRS, INSERM, INRA, INRIA… notre communiqué du 12 juin

Record d’abstention aux élections du CNRS

CNRS : notre lettre à la présidence et à la direction générale

CNRS : le vote du Conseil Scientifique sur le contrat d’objectifs (I)

CNRS : Non au contrat d’objectifs !

CNRS : un CA « réfugié » en Suisse ?

Réponse de la Coordination Nationale des Universités à Xavier Darcos sur le prétendu « consensus »

Fonction publique, CNRS, universités, services publics… vers la fin des acquis de la Libération ?

UMP, où est ta victoire ? (II)

Sarkozy, G8, Bilderberg, « sortie de crise » rapide et casse sociale

Le CNRS convoque dans la précipitation son Comité Technique Paritaire

Universités, CNRS : notre recours gracieux à Nicolas Sarkozy et François Fillon

CNRS : la Section 03 du Comité National déplore la « délocalisation » à Genève du Conseil d’Administration

CNRS : quelle « réforme », quels objectifs ? (II)

CA du CNRS au CERN (I)

INRA : les réprésentants de la CGT refusent de siéger au Comité Technique Paritaire

Le CNRS aura vécu 70 ans

CNRS : le vote du Conseil Scientifique sur le contrat d’objectifs (II)

Qui a tué le CNRS ? (I)

Le CNRS, Vincent Geisser et le huit centième anniversaire de la Croisade Albigeoise

CNRS : un contrat d’objectifs liquidateur (I)

CNRS et loi de licenciement massif des fonctionnaires

CNRS : un contrat d’objectifs liquidateur (II)

 

Indépendance des Chercheurs

http://www.geocities.com/indep_chercheurs

http://fr.blog.360.yahoo.com/indep_chercheurs

http://science21.blogs.courrierinternational.com

 

Groupes de discussion :

http://groups.yahoo.com/group/problemes_des_scientifiques

 

http://groups.yahoo.com/group/combatconnaissance

A propos de la mobilité des fonctionnaires… et du CNRS 1

  Ami lecteur,

   J’approfondis ici un sujet survolé dernièrement, relatif à la mobilité des fonctionnaires. Arguons du fait, déjà, que contrairement à ce qui est évoqué par le gouvernement, les fonctionnaires ne sont pas tellement « rivés à leur administration » que soumis à des statuts différents, qui leur accordent des missions hors de leur administration d’origine – par exemple – tout en y étant toujours comptabilisés. C’est donc un problème particulièrement complexe… et la longueur des posts qui vont suivre l’illustre parfaitement.

  Une partie du CNRS (Le Centre National de la Recherche Scientifique) se rebiffe contre la loi en question, faussement mesurée – accroissant de un à trois les « postes proposés avant mise au rencart » – et plus probablement, prémice du futur massacre de cette institution… ainsi que d’autres.

  L’objectif est terriblement connu, tellement qu’il en devient ennuyeux : il s’agit de transférer à peu près tout ce qui peut être « juteux » (santé, éducation, recherche, etc…) entre les mains du « privé » – comprendre : les potes de notre génialissime Président.

 

Voici donc la première partie de l’explication fournie par le Collectif : « Indépendance des chercheurs » :

Source : http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/07/07/cnrs-loi-sur-les-fonctionnaires-et-machine-a-licencier.html

Le 7 juillet, l’Assemblée Nationale a adopté en première lecture la loi dite « relative à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique », véritable machine à licencier à peine déguisée. Le même jour, un article de Sylvestre Huet sur son blog dans Libération parle explicitement de « réorientation » du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique). Tout est là : précisément, la nouvelle technique de licenciement de facto des fonctionnaires s’appellera « réorientation professionnelle » et pourra être appliquée à toute administration réputée en« restructuration ». Ce sera inévitablement le cas du CNRS, dans le contexte du contrat d’objectifs 2009-2013 voté à l’unanimité à quelques remarques près par le Conseil Scientifique du Centre, élus syndicaux compris, et adopté ensuite par le Conseil d’Administration de l’établissement. Comment comprendre ce qui a pu se passer au Conseil Scientifique du CNRS il y a trois semaines ?

La « réforme » Pécresse a pour objectif la transformation de la recherche publique française en un ensemble d’activités imbriquées avec celles du secteur privé et dirigées de fait par les multinationales. Tel est le sens de l’Opération Campus et des projets de grands « pôles d’innovation ».

Dans notre article du 5 juillet, nous avions commenté un article du Journal du Dimanche (JDD) intitulé : « Le seigneur des nanos », consacré à un « chercheur-businessman » qui « vend le talent » des chercheurs à des entreprises. La recherche devient une simple marchandise, conformément à la stratégie de Lisbonne.

Tel est le « modèle » qu’applique depuis deux ans Valérie Pécresse, incarné dans l’article du JDD par un « manager très dur, barbare mais humain » dont l’article ne permet pas de bien comprendre quels ont été les travaux scientifiques originaux.

Il va de soi que dans un tel schéma, le CNRS est destiné à disparaître en tant que dirigeant et réalisateur de la recherche, mais aussi à terme en tant que fournisseur de moyens. Rien d’étonnant à ce que les projets de texte (contrat d’objectifs, décret sur l’organisation et le fonctionnement) récemment soumis aux instances du CNRS constituent une liquidation programmée du Centre. Ce qui place également dans le collimateur l’emploi de l’ensemble des personnels de l’établissement, avec un risque réel de licenciements massifs sous couvert de « réconversions non réussies ». Une menace imminente, bien réelle et dans la logique de la « réforme » Pécresse. Voir notre article du 3 juillet.

Les personnels universitaires travaillant dans des laboratoires du CNRS risquent de suivre le même sort que les personnels du CNRS. L’opération lancée par Valérie Pécresse n’épargnera personne, quoi qu’en disent de temps à autre des déclarations gouvernementales de circonstance promettant un bel avenir à la recherche publique et à l’enseignement supérieur français.

On aurait donc pu s’attendre à ce que de tels projets se heurtent à une opposition franche de la part des instances du CNRS. Mais de manière fort étonnante, tel n’a pas été le cas. Même en ce qui concerne le vote des élus syndicaux.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, le Conseil Scientifique (CS) du CNRS, qui compte onze élus syndicaux (5 CFDT, 5 FSU et 1 CGT), a voté le 16 juin, à l’unanimité de douze membres présents sur les trente qui forment le Conseil, un contrat d’objectifs qui, par son altération des missions et des prérogatives du CNRS, place le Centre et ses laboratoires dans une situation de restructuration globale et prépare de fait sa fermeture.

Voir nos articles récents sur ce blog, notamment ceux du 17 juin, du 26 juin, du 1er juilletdu 5 juillet. et

Le lendemain du vote du CS du CNRS, le 17 juin, la Commission des Lois de l’Assemblée Nationale se réunissait pour relancer le projet de loi « relatif à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique ».

Au sein du Conseil d’Administration du CNRS, la semaine suivante (le 25 juin, au CERN en territoire suisse), seuls six membres ont voté contre le contrat d’objectifs.

L’article de blog de Sylvestre Huet du 7 juillet n’aborde pas les conséquences pour la grande majorité des personnels de ces votes récents des instances du CNRS, ni n’examine le rôle que la loi sur les fonctionnaires pourra jouer dans l’application du contrat d’objectifs 2009-2013 entre le CNRS et l’Etat.

Sylvestre Huet produit dans le même article un texte d’analyse signé par « Gilles Boëtsch, anthropobiologiste, président du Conseil Scientifique du CNRS », « Rémy Mosseri, physicien, président du Conseil Scientifique du département Mathématiques, Physique, Planète et Univers, du CNRS » et « Philippe Walter, biologiste, président de la Conférence des présidents de section du Comité National de la Recherche Scientifique ». Mais ce texte n’enlève rien dans la pratique au vote à l’unanimité de deux recommandations du Conseil Scientifique du CNRS du 16 juin néfastes pour le Centre et pour ses personnels (recommandations sur le contrat d’objectifs et sur le projet de décret concernant l’organisation et le fonctionnement du CNRS). Il n’examine d’ailleurs pas les implications réelles, très graves pour les personnels, de ces recommandations et de l’approbation par le Conseil d’Administration du contrat d’objectifs.

Les « principales » organisations syndicales semblent également garder le silence sur des questions essentielles.

Par exemple, qui explique aux personnels qu’un directeur de laboratoire pourra faire déclencher une procédure de « réorientation » (de licenciement, dans la pratique) contre des membres de son unité par leur simple exclusion du projet de contrat d’objectifs du laboratoire ?

Ou que l’AERES pourra générer la même procédure en s’opposant au renouvellement de tel ou tel axe de recherche ?

Ou, plus globalement, que le simple changement de tutelle ou de « gestionnaire » d’un laboratoire pourra servir de prétexte à des procédures de réorientation contre ses personnels ?

Voter un texte à l’unanimité, fut-ce avec des réserves, revient à le considérer globalement positif. C’est ce que les élus syndicaux au Conseil Scientifique ont fait avec un texte de liquidation programmée du CNRS qui, par là, met en cause la stabilité d’emploi de l’ensemble de ses personnels. Pourtant, le président du Conseil est un élu SNCS-FSU.

De sucroît, les onze élus syndicaux au Conseil Scientifique du CNRS qui, d’une manière ou d’une autre, ont soutenu le contrat d’objectifs n’ignoraient pas qu’un vote négatif unanime de leur part pouvait bloquer l’approbation de ce texte par le Conseil d’administration du 25 juin.

Mais à l’occasion de cette réunion décisive du Conseil d’administration, le présidence du CNRS a pu se prévaloir du vote favorable du représentant de la Conférence des présidents d’université, le « progressiste » Axel Kahn dont le rôle est également connu depuis des années au sein des coordinations de directeurs de laboratoire. Quels ont été les liens entre ce vote et celui des élus au Conseil Scientifique neuf jours plus tôt ?

Rappelons la première recommandation du Conseil Scientifique (CS) du CNRS du 16 juin :

 

http://www.cnrs.fr/comitenational/cs/recomman.htm#15062009

Sujet : Modifications annexées au vote du Contrat d’objectifs du CNRS avec l’Etat 2009-2013

Le Conseil scientifique vote le Contrat d’objectifs du CNRS avec l’Etat 2009-2013 sous réserve de la prise en compte de deux modifications :

- Le Conseil scientifique demande que soit incorporée dans le Contrat d’objectifs la notion d’unicité du statut des UMR.

- Le Conseil scientifique recommande d’introduire les éléments qui réaffirment que le CNRS conservera son rôle de tutelle scientifique et d’opérateur scientifique auprès des laboratoires, quel que soit l’établissement gestionnaire financier.

 

Vote du Conseil : 12 votants (12 Oui, 0 Non, 0 abstention)

 

(fin de la recommandation)

Le CS vote donc à l’unanimité, avec une ou deux remarques, un contrat d’objectifs dont il ne dénonce point les dangers. Pire, ce vote transforme en unanimité un vote initial du contrat d’objectifs avec six voix pour, cinq contre et deux abstentions (alors que le Conseil compte trente membres dont onze élus syndicaux).

Or, on peut lire notamment dans ce contrat d’objectifs (page 24) :

http://www.cnrs.fr/fr/une/docs/Contrat-CNRS-Etat-20090625…

« Le rôle d’opérateur du CNRS se concentrera sur deux types d’unités dont il continuera à assurer la gestion financière et scientifique :

- Des laboratoires pour lesquels une co-gestion restera souhaitée par le partenaire (université, école, industrie, fondation …) ;

- Des laboratoires structurants au niveau national (…)

(…) »

(fin de citation)

 

Greenpeace dépose un iceberg sur la Seine

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Paris, France – A la veille du sommet du G8 qui s’ouvrira demain en Italie, l’association écologiste Greenpeace a installé un iceberg sur la Seine afin de rappeler à Nicolas Sarkozy l’urgence de la lutte contre le réchauffement climatique.

 

Ce matin, Greenpeace a déposé un iceberg factice de seize mètres de haut sur la Seine, près de la Tour Eiffel, afin de symboliser l’impact que pourrait avoir le réchauffement climatique sur la planète.

La sculpture grandeur nature auprès de laquelle ont été déposées des pancartes « Sarkozy : climat recherche leader » ou « G8 : climat recherche leader » sera démontée demain, jour de l’ouverture du Sommet du G8 qui se déroulera en Italie jusqu’à vendredi.

Avec dix autres ONG écologistes, humanitaires ou de défense des droits de l’Homme, Greenpeace appelle les Français à signer un « ultimatum climatique » adressé à Nicolas Sarkozy, espérant ainsi récolter au moins un million de signatures.

A cinq mois du Sommet de Copenhague, il revient aux pays les plus industrialisés et les plus pollueurs de « trouver une voie de sortie à la crise climatique annoncée » a déclaré Pascal Husting, directeur de Greenpeace France, avant de déplorer les promesses selon lui non tenues du président français.  »Nicolas Sarkozy, qui multiplie les discours incantatoires et se targue d’être le champion de la lutte contre le dérèglement climatique, n’a toujours pas fait la preuve de sa volonté politique à faire face à la crise climatique » estime-t-il.

Le sommet qui se tiendra à L’Aquila, en Italie, accueillera le G8 élargi à une quarantaine d’autres États et organisations. Jeudi, la question du climat sera au centre d’une réunion du forum des économies majeures qui regroupe 17 pays dont la Chine et l’Inde, deux pays que l’Italie espère pouvoir convaincre d’accepter l’objectif particulièrement ambitieux d’une réduction de 50% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050.

 

[NDLR : MAIS OUI BIEN SÛR !!!! 2050 !!!! Et POURQUOI PAS 2570 ?]

Un logiciel de filtrage chinois qui n’aime ni Garfield, ni Johnny Depp…

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Pékin, Chine – Un nouveau système de filtrage internet instauré par le gouvernement chinois bloquerait les images du chat Garfield, mais aussi de Johnny Depp, de Paris Hilton et d’un rôti de porc cuit. 

Depuis le 1er juillet, le gouvernement chinois a ordonné que tous les ordinateurs vendus soient équipés du logiciel de filtrage de textes et d’images « Green Dam ». Ce filtre a pour but de bloquer tous les contenus violents et pornographiques que les internautes chinois pourraient rencontrer sur la toile.

Mais une fois le logiciel installé et le scanner d’images activé, des internautes ont constaté que les images inoffensives du film d’animation Garfield, celles d’un rôti de porc et d’autres du visage de Johnny Depp étaient bloquées par « Green Dam ».

Le scanner d’images est programmé en fait pour reconnaître des photos de personnes dénudées grâce au pourcentage de reconnaissance de couleur de peau visible ou lorsque la couleur du sang est présente. La couleur de la fourrure de Garfield a ainsi prêté à confusion. Le logiciel permet également aux internautes de choisir de bloquer les sites gays et illégaux. Les activistes homosexuels craignent alors que la prévention contre le virus du SIDA soit minorée.

Révolte en Iran : Point de vue de « Reporters sans Frontières »

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Depuis le 12 juin 2009, Saïd Mortazavi, procureur de Téhéran, administre la répression. Il délivre des mandats aux agents du ministère des Renseignements et du Parquet en charge d’arrêter toute personne “suspecte“. Il prépare les dossiers d’instruction, élaborant les chefs d’accusation qui pèsent sur les personnes arrêtées, dirigeant les interrogatoires. L’expérience du passé nous incite à penser qu’il participe activement aux séances d’interrogatoire.

Saïd Mortazavi est né en 1967 dans la petite ville de Meybod, dans la province de Kerman (sud-est de l’Iran). Il y a fait ses études secondaires avant de rejoindre, dans les années 1980, la milice constituée par l’ayatollah Khomeiny. En 1985, il a entamé des études de droit à l’université libre de Taft (province de Kerman) sans passer le concours d’entrée, bénéficiant de la politique des quotas réservés aux familles des martyrs et aux miliciens. En parallèle, il a commencé à travailler comme adjoint au procureur de Taft pendant deux ans, avant de devenir le directeur du département de la justice de la province. Ses relations avec le courant “Motalefeh”, une branche conservatrice du régime ayant beaucoup d’influence au sein du système judiciaire iranien, ont joué un rôle capital dans son ascension au sein de l’appareil d’État. En 1992, il est nommé président de la 9è chambre du tribunal de Téhéran.

Mais c’est au cours du “Printemps de la presse”, rendu possible par l’arrivée au pouvoir en 1997 du réformateur Mohamad Khatami, que ce magistrat ambitieux répondant aux ordres du Guide suprême s’est illustré, devenant la bête noire des journaux. Après avoir occupé les fonctions de président du tribunal 1410, dit “tribunal de la presse”, tristement célèbre pour avoir suspendu des centaines de journaux dès avril 2000, Saïd Mortazavi est nommé procureur de Téhéran, le 20 mai 2003.

Procureur, et ironiquement professeur de droit à la faculté de journalisme de Téhéran, il s’est acharné à suspendre des dizaines de titres et a fait incarcérer des journalistes, jugés souvent à huis clos et placés en isolement pendant plusieurs mois, comme l’a constaté une délégation des Nations unies, incluant Ambeyi Ligabo, rapporteur spécial pour la liberté d’expression. En 2002 déjà, Maurice Copithorne, représentant spécial de la Commission des droits de l’homme des Nations unies, avait été informé par un haut fonctionnaire que Saïd Mortazavi était l’un des quarante magistrats sur lesquels une enquête pour des crimes graves avait été ouverte par la Cour disciplinaire des juges. M. Copithorne avait alors proposé qu’il soit immédiatement relevé de ses fonctions, en attendant que la Cour ait pris une décision sur son cas.

Au cours des interrogatoires qu’il mène, Saïd Mortazavi a recours à toutes sortes de moyens de pression et de harcèlement, moral et physique. L’usage de mauvais traitements a été plusieurs fois confirmé.

Ainsi, il est l’un des principaux responsables de la mort, en juillet 2003, de la photo-journaliste irano-canadienne Zahra Kazemi. La journaliste avait été interpellée le 23 juin 2003, alors qu’elle photographiait des familles de détenus devant la prison d’Evine, au nord de Téhéran. Torturée au cours de sa détention, elle est décédée des suites de ses blessures le 10 juillet. « Deux enquêtes officielles ont confirmé que Saïd Mortazavi a ordonné l’arrestation et la détention de Madame Kazemi, qui lui ont valu d’être torturée et d’en mourir », a souligné le ministre canadien des Affaires étrangères, Lauwrence Cannon, dans un communiqué daté du 26 juin. Saïd Mortazavi aurait falsifié des documents pour dissimuler son rôle dans l’affaire. Le Canada continue à demander à l’Iran de mener une enquête crédible au sujet de la mort de Zahra Kazemi.

En 2004, dans le dossier des “blogueurs”, Saïd Mortazavi a eu recours aux aveux filmés de certains d’entre eux, en se livrant à des mises en scène pathétiques et caricaturales, comme outils de pression. Ainsi, Omid Memarian, Shahram Rafihzadeh, Rozbeh Mir Ebrahimi, Javad Gholam Tamayomi, ont été contraints de s’accuser de crimes grotesques qu’ils n’ont jamais commis.

Shahram Rafihzadeh, responsable de la section “culture” du quotidien Etemad, arrêté le 7 septembre 2004, a été libéré deux mois plus tard. Il a déclaré à Reporters sans frontières que « dans le dossier des “blogueurs”, Mortazavi a joué un rôle essentiel, au cours des interrogatoires, n’hésitant pas à recourir à la torture, dans l’organisation de la mise en scène des aveux qu’il a lui même dictés ». Shahram Rafihzadeh ajoute : « Une fois libérés, nous avons été convoqués dans le bureau de Saïd Mortazavi. Il nous a alors menacés d’organiser une “interview“ avec l’agence d’Etat Fars News à laquelle tous les médias assisteraient. Ces aveux forcés sont aussi importants que le jugement du tribunal. Je me souviens que Mortazavi nous a un jour menacés en disant : “La prochaine fois, c’est vingt ans, si vous ne faites pas ce que je demande ! Et n’oubliez qu’en Iran, les accidents de la route sont vite arrivés, que ce soit pour vous ou votre famille !” Dans ces aveux, il voulait que nous dénoncions les journalistes et les responsables réformateurs. Par ailleurs, il a beaucoup insisté pour qu’on parle de l’affaire Zahra Kazemi, nous demandant de déclarer que “Kazemi avait été invitée en Iran par l’un des responsable réformateurs”. Grâce à nos aveux, il voulait masquer son implication dans cette affaire. »

Le 18 mars 2009, le blogueur Omidreza Mirsayafi, arrêté sur ordre de Saïd Mortazavi, est décédé en prison dans des circonstances suspectes. Reporters sans frontières a demandé l’ouverture immédiate d’une enquête sur les circonstances de ce drame.

Aujourd’hui, les autorités, et Saïd Mortazavi en premier lieu, ont à nouveau recours à ces méthodes à l’encontre des personnes arrêtées.

Reporters Sans Frontières, 1 juillet 2009

Révolte en Iran : Point de vue de « Militant »

Le samedi 20 juin 2009 restera comme une journée historique, qui n’est pas finie et dont on ignore le dénouement à l’heure où sont écrite ces lignes. La veille, le véritable chef non élu de la « République islamique » d’Iran, Ali Khamenei, a déclaré la guerre au peuple, traitant d’agents de l’étranger, de l’Amérique et d’Israël la majorité des Iraniens. A l’interdiction déjà en vigueur des manifestations, qui ne suffit plus, s’est ajoutée la menace ouverte de la violence de masse : celle des nervis de l’appareil d’Etat et celle des bandes lumpens de voleurs et de violeurs, les fameux Bassidjis.

En réponse à cette déclaration de guerre, la classe ouvrière en tant que telle a commencé à réagir sur son terrain et avec ses méthodes : la grève, l’auto-organisation, aidée, nous n’en doutons pas, par les militants formés à l’école de la révolution iranienne de 1979, syndicalistes, révolutionnaires de diverses tendances, communistes hekmatistes, fedayins. Les ouvriers d’Iran Khodro (industrie automobile), le syndicat des chauffeurs de bus Vahed de l’agglomération de Téhéran, réunis en assemblées générales, ont dénoncé Khamenei, appelé à la résistance, organisé des débrayages à intervalles réguliers, ce qui signifie qu’ils se disposent à lutter, préparent leurs forces, et s’organisent.

Dans la nuit qui a suivi, Téhéran et les villes du pays ont vu, pendant que les bandes de Bassidjis cherchaient à semer le désordre et à traquer les isolés dans les rues, le peuple s’exprimer aux fenêtres, sur les toits et les balcons par des concerts de casseroles et le cri régulier de « Allah Akbar », dont il faut bien comprendre que, dans la conscience collective, il signifie que le peuple renoue avec la révolution de 1979 contre le chah.

Un militant ouvrier iranien (du PCOI) publie d’ailleurs sur le site http://iranenlutte.wordpress.com/ une évocation de la journée du même 20 juin 1981, quand la République islamique lança la grande campagne de répression contre les acteurs de la révolution de 1979, kidnappant des dizaines de milliers de militants pour les faire disparaître dans ses caves. Ce camarade écrit :

« En mémoire à ces précieuses vies perdues, nous promettons de finir le travail : de renverser la barbare République islamique d’Iran. »

Oui, c’est ce langage qu’il faut parler, c’est là le seul langage des révolutionnaires, des communistes, des socialistes, des militants ouvriers !

 

Pas d’états d’âmes sur les manoeuvres américaines : le plus surpris et gêné par la situation est Obama. Jamais la terreur islamiste n’a été un barrage contre l’impérialisme protégeant les travailleurs et les peuples, au contraire. Ne soyons pas comme Chavez : soyons dans le camp de la classe ouvrière !

Poursuivre le rassemblement Europe Ecologie (Les Verts)

A tout seigneur, tout honneur… Etant donné la percée électorale des Verts, voici, in extenso, leur dernière motion adoptée à l’unanimité, qui retrace les points-clés de ce scrutin, ainsi que leurs projets d’avenir.

A noter que c’est une motion; comprendre : c’est fatalement un peu aride, et consensuel. Remarquons aussi que ce texte ouvre des portes, mais ne marque pas terriblement des choix. Voilà voilà…

/Mode Chieur off.

Motion du Collège exécutif adoptée à l’unanimité le samedi 13 juin lors du conseil national inter régional des Verts

Les résultats des élections européennes marquent un tournant historique pour l’écologie politique. Les électrices et les électeurs ont fait d’Europe Ecologie la troisième force politique du pays, au coude à coude avec le PS. L’écologie politique qui a obtenu 16,3 % et 2 800 000 voix peut devenir désormais une force incontournable et majeure. Cette campagne, faite en commun avec l’ensemble du Parti Vert Européen a vu une vague verte déferler en Europe de Belgique en Angleterre, d’Allemagne en Grèce. Le groupe Vert au Parlement Européen passe de 41 députés à au moins 53 et devient un groupe charnière pour la construction d’une autre Europe et d’une majorité anti Barroso.

Ce résultat n’est pas un accident électoral. Il est le produit de la rencontre entre une volonté de rassemblement, des candidats aux parcours différents mais complémentaires dont Dany, Eva et José ont été les porte-parole, la construction d’une campagne de longue durée, cohérente fondée sur un projet et un programme de transformation écologiste, un réseau social s’appuyant sur Internet et l’action militantes des groupes de terrain, des initiatives comme celle du collectif Sauvons les Riches. La campagne a montré non seulement un rejet de l’action de la gauche traditionnelle et de l’extrême gauche de témoignage mais aussi un désir d’écologie, un sentiment d’appartenance nouveau de la part des électrices et des électeurs.

Ce résultat signe l’entrée, après la naissance publique de l’Ecologie politique avec René Dumont et la fondation des Verts, après la maturation avec l’entrée de milliers d’élus dans les instances locales et régionales, au Parlement et au gouvernement, de la troisième période de l’écologie politique. L’écologie politique n’est plus un élément marginal du paysage politique mais peut devenir une force politique majeure, autonome, refusant d’être le supplétif de quiconque et aspirant à gouverner pour changer le cours des choses. Nous avons porté lors de cette campagne européenne l’espoir d’une transformation écologiste de la société européenne. Nous devons maintenant le concrétiser en France. Nous avons d’immenses responsabilités pour ne pas décevoir l’électorat qui s’est porté sur Europe Ecologie. L’abstention atteste de la profondeur de la crise de représentation en particulier dans les milieux populaires. S’accompagnant d’une montée des extrême droites en Europe, c’est une situation dangereuse pour la démocratie. Par nos propositions, nos pratiques, nous devons convaincre qu’une autre politique est possible et que l’écologie s’est aussi la prise en compte des problèmes sociaux. . Les urgences écologiques, sociales et démocratiques n’ont jamais été aussi fortes. Les attentes qui en découlent nous appellent à inventer de nouvelles formes d’expression et de structuration politiques de notre famille politique, l’écologie. Construire l’alternative écologiste, en fédérant tout le peuple de l’écologie doit être notre boussole dans la période. Nous devons à tout prix sauvegarder le véritable trésor constitué par les acquis de la campagne d’Europe écologie : Rassemblement, diversité, autonomie, crédibilité.

Dans cette campagne, Les Verts ont été la colonne vertébrale de la mise en œuvre du rassemblement, dont la force provient de la diversité de ses acteurs : associatifs, personnalités de la société civile, initiateurs du Pacte écologique, membres actifs du Grenelle de l’environnement, et les nombreux citoyennes qui ont rejoint les comités locaux… Ils portent ainsi la responsabilité majeure de faire vivre ce rassemblement qui passe par la métamorphose de l’écologie politique. Nous devons bâtir la maison commune des écologistes sans détruire les acquis politiques, organisationnels et programmatiques des Verts. Pour concrétiser cette ambition, nous devons nous donner des repères pour rassembler un arc de forces très larges. Le périmètre de l’écologie politique ne se réduit pas aux militants issus des associations environnementalistes. Il doit s’ouvrir à tous ceux qui partagent le projet de transformation écologique et solidaire de la société. Nous devons faire le pari de la créativité collective fondée sur la richesse des différences des composantes du rassemblement. Nous devons enfin proposer aux dizaines de milliers de membres déjà signataires ou étant susceptibles de participer à ce projet commun, une feuille de route précise avec des rendez vous réguliers ;

En effet, nous devons continuer d’adapter nos modes d’organisation pour que, comme nous avons su le faire lors de cette élection européenne, nos campagnes puissent s’inscrire dans des formes de militantisme dont le mode d’engagement au sein de la mouvance de l’écologie est variable. Cette diversité d’engagement est une des clefs du succès d’Europe Ecologie, nous devons en prendre acte et veiller à sa possibilité même lorsqu’elle s’exerce dans un cadre relativement informel. Ce militantisme n’est pas concurrent des Verts ; il est complémentaire et nous devons continuer à le prendre en compte. Si la porte des Verts est ouverte à ceux et celles qui adhèrent à leurs valeurs et que chacun(e) peut contribuer à l’évolution depuis leur création, les Verts doivent aussi entendre ceux qui préfèrent se tenir à l’écart des engagements partidaires et continuer à œuvrer avec eux. Ce qui nous importe avant tout est la sincérité des engagements et la démocratie des fonctionnements.

Considérant l’urgence de prolonger l’élan de la campagne des européennes, le CNIR propose :

1- de poursuivre, élargir, renforcer, approfondir la dynamique de rassemblement de l’écologie politique. Les 15000 signataires et les 510 comités locaux, les Verts, R&PS, les militants et candidats issus du mouvement associatif, et les eurodéputés nouvellement élus forment le socle de cette dynamique. Un comité d’animation et de pilotage (CAP) du rassemblement issu de ces composantes sera institué pour organiser la journée du 4 juillet 2009 rendez vous militant et festif des comités Europe Ecologie, tirer un bilan de la campagne, définir les attentes vis à vis des députés européens, organiser le suivi citoyen du travail européen, avec le mouvement associatif et de mettre en chantier les initiatives du rassemblement. Le CE et les élus au Parlement européen doteront ce Comité d’animation et de pilotage (CAP) d’un dispositif lui permettant de continuer son travail : site internet, mise à disposition de collaborateurs, financement…

2 -de faire du Rassemblement un des axes majeurs des Journées d’Etés des Verts. Ces Journées d’été des Verts avec Europe Ecologie seront l’occasion d’un approfondissement du rassemblement ouvert à tous les comités locaux d’Europe Ecologie. Elles permettront d’élaborer un bilan collectif, de mettre en commun les attentes à l’égard des eurodéputés et de préparer avec le Parti Vert Européen les prochaines échéances. Une plénière, et d’autres moments de débat, avec la participation des principaux acteurs du rassemblement, seront consacrés à l’avenir de l’écologie politique en France et en Europe.

3 – de charger le comité d’animation et de pilotage du Rassemblement en lien avec le CE de préparer les rendez-vous en mettant sur pied des groupes de travail nationaux associant des acteurs de la campagne, des militants verts et des citoyens engagés dans la mouvance de l’écologie politique : faire de Copenhague le Seattle du Climat ; préparer à la base le Bruxelles de l’emploi, organiser la lutte contre les paradis fiscaux.

4 – d’ouvrir sans tabous en lien avec les partenaires du rassemblement le chantier de l’écologie politique du XXIème siècle. De quels outils nouveaux se doter : Fondation, revue, fête annuelle, liens avec les différents secteurs sociaux, rôle de la Fédération des Elus, contrats de partenariats avec les associations… Les Journées d’Eté de Nîmes seront l’occasion de lancer les travaux. Ce chantier se traduira par une première étape en décembre : le Forum national des 6 h de l’écologie politique

5 – de tenir à l’automne des conventions régionales du rassemblement précédé d’une convention nationale, ouvertes aux acteurs sociaux et chargées de proposer un projet de conversion écologique des territoires et d’organiser la campagne régionale et autonome de listes de rassemblement des écologistes en lien avec les CAR. Cette campagne sera une campagne nationale s’inspirant de la campagne des élections européennes avec des meetings nationaux dans chaque région, une communication nationale et un projet d’écorégion décliné pour chaque liste.

6 – Tout en restant disponibles pour les échanges sur le fond avec leurs partenaires de gauche, les Verts dans cette période ont pour tâche prioritaire de construire l’union des écologistes, de construire ce pôle autonome. Cette construction politique va de pair avec notre stratégie d’alliance visant à créer une majorité de transformation sociale et écologique pour battre la droite en 2012.

7 – de faire au prochain CNIR un bilan sur la tenue de cette feuille de route en présence de nos partenaires du rassemblement

adoptée à l’unanimité

La révolution des oeillets

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Source : http://la-revolution-des-oeillets.ifrance.com/ 

Tôt le 25 avril 1974, au Portugal, des capitaines en rupture avec le système de Salazar se révoltent et prennent le pouvoir. La voix calme d’un mystérieux « Commandement du Mouvement des Forces armées» transmise par les radios de Lisbonne, Renascenta et Radio Clube donnant le signal de la révolte aux capitaines mutins,  exhorte les gens à rester chez eux et à garder leur calme. C’est compter sans les sentiments de la population. Ne tenant aucun compte de ces conseils, répétés à intervalles réguliers, ils envahissent les rues et les places en se mêlant aux militaires.

Le Premier ministre Marcelo Caetano se réfugie dans la principale caserne de gendarmerie de Lisbonne où un jeune capitaine de cavalerie, Salgueiro Maia, accepte sa reddition. Caetano, qui avait succédé en 1968 au dictateur Antonio Salazar, victime d’une attaque cérébrale (1899-1970), demande à remettre le pouvoir au général Antonio Spinola « pour qu’il ne tombe pas dans la rue». Puis le successeur du dictateur, est mis dans un avion avec un aller simple pour le Brésil. Seule la PIDE, la redoutable police politique qui a entretenu la terreur durant cinquante ans de salazarisme, oppose une résistance qui fera six morts. Elle est réduite durant la nuit. Toute la journée, une foule énorme s’est massée au centre-ville, près du marché aux fleurs, pour appuyer les rebelles de l’armée. Ce 25 avril 1974, c’est la saison des oeillets.

Le lendemain, Spinola, le « général au monocle », annonce la formation d’une Junte de salut national sous sa présidence, et lit la proclamation du Mouvement des Forces armée (MFA) qui propose de rendre le pouvoir aux civils après des élections libres et de mener la politique des « trois D » : démocratiser, décoloniser et développer. Pour le Portugal, la page est tournée presque sans effusion de sang. Indissociablement liées, la démocratisation et la décolonisation allaient être accomplies avec le concours des partis politiques : le Parti communiste, seul doté de fortes assises dans le pays, dirigé dans la
clandestinité par Alvaro Cunhal, le Parti socialiste, créé en Allemagne en 1973 par Mario Soares, ainsi que les nouveau-nés : Parti social démocrate (PSD, libéral) et le Centre démocratique social (CDS,droite). Rentrés d’exil, Soares et Cunhal vont célébrer ensemble, dans une ambiance fraternelle, la première fête du 1er mai non interdite.

Le sort de la révolution se noue durant l’année 1975. D’un côté, le général Spinola cherche à gagner du temps dans les colonies africaines. Modernisant un vieux mythe salazariste, il verrait bien le maintien de  » l’empire portugais  » sous forme d’une fédération. De l’autre, Mario Soares commence à parler du  » socialisme du possible « . Entendez la mise en place d’un Portugal au capitalisme rénové, tourné vers l’Europe. Les communistes appuyés sur les mouvements populaires dans la région de Setubal, dans l’Alentejo et au sein de l’armée, veulent consolider les conquêtes démocratiques par des conquêtes économiques et sociales. Enfin, au sein d’une armée délivrée de sa hiérarchie salazariste, les surenchères de gauche, pour ne pas dire gauchistes, font florès.

Les affrontements les plus durs portent notamment sur la mise en place ou non d’un syndicat unique. Les socialistes s’affrontent durement sur cette question avec certains secteurs du MFA (Mouvement des Forces armées : mouvement des militaires fidèles au 25 avril). Maria de Lourdes Pintasilgo (elle fut premier ministre durant quelques mois a l’époque où le général Eanes était président de la République) juge durement cette époque .

La tentative de coup de force du général Spinola, le 25 novembre 1975, marque la fin de la première époque. Les formations de droite, organisées ou non, sont battues comme en témoigne la grande vague de nationalisations des banques et, dans la foulée, des terres et de l’essentiel des grandes entreprises portugaises. S’ouvre une ère de provocations en tout genres y compris gauchistes. Elles vont conduire à la chute des gouvernements, proches des communistes, du général Gonçalves, à la division et à l’extinction du MFA, et enfin à la mise en place d’un système politique et économique oscillant entre une droite réputée modérée et un socialisme menant une politique libérale bien tempérée. A la fin des années soixante-dix, l’économie portugaise est restructurée pour la préparer à l’adhésion à l’Europe de 1986. Dans le même temps, des révisions successives de la Constitution la vident de toutes ses conquêtes sociales (nationalisations, réforme agraire, contrôle des banques, droit d’interventions des salariés dans la gestion, etc.)…

Suppressions de postes chez Michelin (communiqué du PS)

L’annonce par Michelin de 1093 suppressions de postes est un coup de tonnerre pour les salariés et les sous-traitants du groupe.

D’autant plus que l’entreprise Michelin reste rentable, avec des prévisions de marges proches de 10%. Lors de son assemblée générale du 22 mai dernier, l’entreprise a décidé de verser des dividendes confortables à ses actionnaires.

Ces suppressions de postes traduisent avant tout la volonté de Michelin de maintenir la profitabilité du groupe, au détriment de l’emploi.

Le Parti socialiste constate que Michelin a annoncé la mise en œuvre du plan de licenciement sans que les salariés aient pu formuler des contre-propositions. La fermeture du site de Noyelle-lès-Seclin, en particulier, a été décidée sans aucun dialogue préalable avec salariés ou leurs représentants.

Face à cette attitude de l’entreprise, le Parti socialiste demande à l’Etat de faire preuve de la plus grande vigilance dans l’application des mesures de reclassement annoncées.

Il demande aussi le remboursement des aides publiques qui ont été consenties. Cela concerne en particulier le site de Montceau-les-Mines. 477 postes seront supprimés, alors que 4 millions d’euros ont été versés ces dernières années par les collectivités locales et l’Etat pour aider ce site.

Cette annonce est une preuve supplémentaire et dramatique de la destruction du tissu industriel français. Elle est un démenti cinglant aux déclarations récentes du Premier ministre sur l’entrée de la France dans « l’après-crise ».

Par ailleurs, il faut s’occuper du tissu de PME qui est gravement menacé et qui risque d’être durablement déstructuré sans intervention rapide et massive de l’Etat.

Communiqué de
Martine Aubry, Première secrétaire
Alain Vidalies, Secrétaire national à l’emploi et au travail
Guillaume Bachelay, Secrétaire national à l’industrie et aux entreprises

Fonctionnaires : ce qui va changer

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Source : AFP

NDLR : C’est toujours la même histoire… les abus et les absurdités dans la fonction publique ne sont pas des vues de l’esprit; le problème étant qu’au nom de ces dysfonctionnements, il est tout-à-fait possible de les liquider !

Mon avis sur ce texte ? En l’état, il est tout-à-fait rationnel. Reste à voir son application… 

Les députés examinent jeudi et vendredi un projet de loi sur la mobilité des fonctionnaires, déjà adopté en avril 2008 par le Sénat et contesté par les principaux syndicats qui craignent qu’il ne remette en cause la stabilité de l’emploi et vise à réduire les effectifs.

Examiné en urgence – une seule lecture dans chacune des deux chambres du Parlement – le texte est brocardé par la CGT, qui dénonce «l’introduction du licenciement des fonctionnaires sous une forme à peine déguisée». La CFDT grogne, FO appelle à la grève ce jeudi, la FSU et Solidaires appellent eux à manifester.

Détachement, mise en disponibilité et retraite

La colère des syndicats se focalise sur l’article 7 du texte selon lequel un fonctionnaire dont le poste est supprimé «peut être placé en disponibilité d’office ou, le cas échéant, admis à la retraite» s’il «a refusé successivement trois offres d’emploi public fermes et précises correspondant à son grade et à son projet personnalisé d’évolution professionnelle, et tenant compte de sa situation de famille et de son lieu de résidence habituel».

Plus largement, le projet de loi facilite par exemple les possibilités de «détachement» des agents, militaires ou civils, auprès d’une autre administration et prévoit leur intégration dans cette administration après cinq ans de détachement.

Le texte «vise à encourager les fonctionnaires qui le souhaitent à passer d’un corps de métier à l’autre: ils pourront revenir ensuite à leurs corps d’origine sans être pénalisé financièrement», explique-t-on au ministère de la Fonction publique, qui rappelle qu’aujourd’hui seulement 5% des fonctionnaires changent de métier en cours de carrière: «Actuellement, la mobilité est surtout réservée à la très haute fonction publique.»

Recours à l’intérim

Autre point sensible: le recours à l’intérim. Il a été vivement discuté par les sénateurs, qui l’ont d’abord supprimé en commission, avant d’opter pour un encadrement de la durée des missions et quatre critères d’autorisation: remplacement momentané, vacance temporaire d’emploi, accroissement temporaire d’activité et besoin occasionnel ou saisonnier.

Dans la fonction publique hospitalière, où l’intérim est pourtant pratiqué, il est en principe actuellement interdit et a déjà fait l’objet d’un contentieux au Conseil d’Etat.

«L’intérim coûte cher, on le sait, mais il est plus protecteur pour le salarié qu’un poste de vacataire», argumente le ministère de l’Emploi.

José Manuel Barroso sous surveillance

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Source : David Crinin, The Guardian – Paru dans Courrier International

Le président de la Commission a reçu le soutien des chefs d’Etats européens pour un second mandat. Mais son maintien suscite bien des réserves chez les partisans d’une Europe plus proche des citoyens.

Bruxelles ne va probablement avoir qu’un seul sujet de conversation pendant les semaines à venir : l’emploi. Ces discussions n’ont pas grand-chose à voir avec la triste litanie des licenciements, si présente dans les médias. Elles tourneront autour des postes qu’une clique arrogante d’hommes (et de deux ou trois femmes) surpayés et ternes aura pu rafler. Les langues vont aller bon train au sujet du sort de José Manuel Barroso, puisqu’il a annoncé son intention de briguer un second mandat à la tête de la Commission Européenne. Barroso a rappelé que sa nomination dépendait de l’approbation des gouvernements [désormais acquise depuis le sommet de Bruxelles des 18 et 19 juin, lorsqu'il a reçu l'appui des dirigeants de l'Union] et des parlementaires européens [NDLR : Procédure compliquée... comme d'hab', quoi], mais je serais surpris qu’il se heurte à une résistance suffisante pour contrecarrer ses ambitions. Et c’est dommage.

Ses partisans estiment que c’est déjà gagné parce qu’il est affilié à un parti de centre droit et que le centre droit a obtenu la majorité des sièges au Parlement européen lors de l’élection du 7 juin. Or aucun des électeurs des 27 pays dee l’Union Européenne (UE) n’a vu le nom de Barroso sur un bulletin de vote. Et, autant que je sache, aucun candidat n’a appelé à voter pour qu’il conserve son poste de président.

SON MEPRIS POUR LA DEMOCRATIE MERITE QU’ON LE VIRE

Dans les rares cas où les citoyens de l’UE ont eu leur mot à dire sur sa politique, Barroso a fait l’objet de critiques. après l’échec des référendums sur la Constitution Européenne, qu’il soutenait, en France et aux Pays-Bas en 2005, il s’est entendu avec les chefs de gouvernement pour la ressortir sous la forme du traité de Lisbonne. Il y a exactement un an, celui-ci a été rejeté en Irlande, le seul pays qui avait soumis le traité à référendum, mais le président de la Commission européenne a refusé d’accepter le non irlandais et a insisté pour qu’on revote.

Le mépris pour la démocratie qu’incarne Barroso constitue à lui seul une excellente raison pour le virer sans cérémonie [NDLR : motion de censure], mais il y a bien d’autres. A l’heure où la résolution des problèmes économiques et écologiques du monde nécessite une combinaison de désintéressement et de nouveauté, le Président de la Commission s’est tourné vers des hommes qui représentent une orthodoxie discréditée et un cupidité insatiable.

Pour l’aider à résoudre la crise financière, il a demandé conseil à Callum McCarthy, l’ancien président de l’autorité britannique des services financiers, qui, en 2007 encore, considérait tout appel à une surveillance accrue du secteur bancaire comme « une exagération d’hystériques ».

Pour le changement climatique, il a fait appel à Peter Sutherland, de BP, une société qui a été accusée en 2005 d’être l’un des dix plus grands pollueurs du monde.

Barroso n’a cessé de faire passer le profit des multinationales avant l’intérêt général. Il a tenté d’ouvrir les services essentiels à la concurrence, s’est associé avec Peter Mandelson pour obliger les pays pauvres à accepter des accords de libre-échange ruineux, a soutenu les produits alimentaires génétiquement modifiés et s’est employé à autoriser la commercialisation de milliers de produits chimiques sans tests.

Il y a cinq ans, il avait du renoncer à nommer Rocco Buttiglione, ami proche de Jean-Paul II, commissaire européen à la Justice parce que l’homophobie de ce dernier scandalisait les députés européens. En réaction, il avait promis de porter une attention toute particulière aux droits fondamentaux. La Commission n’a cependant pas fait grand-chose pour faire passer de nouvelles lois contre la discrimination. Quant  à la question du droit d’asile et de l’immigration, Barroso a suivi un programme radical, en plaidant pour que les déboutés du droit d’asile puissent être emprisonnés pour une durée pouvant aller jusqu’à dix-huit mois.

Si l’on remonte encore plus loin dans le temps, le président de la Commission n’a toujours pas donné d’explication convaincante concernant la participation du Portugal au transfert de prisonniers de la CIA (connu sous le doux euphémisme de « remise extraordinaire ») quand il était Premier Ministre. Les adversaires de la guerre ne devraient jamais lui pardonner d’avoir accueilli en 2003 le sommet des Açores, au cours duquel George W. Bush et Tony Blair avaient mis la dernière touche à un plan d’invasion de l’Irak.

Les députés européens qui viennent d’être élus avaient abondamment promis pendant la campagne de défendre vaillamment les citoyens d’Europe. S’ils sont sincères, ils doivent donner au président un ordre de marche précis.

Résultats du scrutin des élections européennes

  C’est bizarre, chaque fois que j’entends parler de « démocratie européenne », je repense au film « Les douze travaux d’Astérix ». Déjà vu ? Sisisi, je le sais, ami lecteur, que tu l’as déjà vu. C’est forcé.

  Te rappelles-tu la séquence du formulaire 27-B ? Dans la maison de fous (l’administration, pardon) ?

  Ca fonctionne aussi avec Brazil, en passant, ou les tableaux de Escher…

  Bref, l’élection des 736 députés européens (732 avant, 785 depuis l’adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie, mais non, finalement 736) en attendant la ratification possible du traité de Lisbonne, qui les ramènerait à 750 (théoriquement) puis 754 de manière transitoire, avant un 751 qui doit être le numéro complémentaire…

  …Pour résumer, les 736 types qui n’ont pas vraiment de pouvoir (Le Conseil Européen peut faire voter les lois hors du principe de codécision avec la Commission Européenne, elle-même détentrice du droit d’initiative – pour faire court, sinon on va devoir évoquer les piliers [AU SECOURS !]) viennent d’être élus. Wéééééé ! crient les 40% environ de non-abstentionnistes, au sein de l’Union Européenne

  Résultat ? Ben, la droite domine toujours au Parlement. Le PPE, pardon. Le PSE (les socialos européens) boit la tasse. Les Verts font une percée assez impressionnante. L’extrême-gauche, en termes de scores (au niveau national) s’en tire bien – excepté LO qui continue de sombrer – mais, faute d’alliances évidemment, et par le truchement des listes, le NPA n’obtient pas de sièges

  Voici donc, au niveau national, les scores des partis (principaux) :

liste

nombre
de listes

voix

%
inscrits

%
exprimés
(1)

%
exprimés
(2)

élus

UMPNCGM  4.799.908  10,84  27,88  27,88  29 
PS  2 838 160  06,41  16,48  16,48  14 
Europe – Écologie  2 803 759  06,33  16,28  16,28  14 
MoDem  1 455 841  03,29  08,46  08,46 
Front de Gauche : PCFPG + Alliance des Outre-mers (AOM)  1 115 021  02,52  06,48  06,48  4 + 1 
FN  1 091 691  02,47  06,34  06,47 
NPA  840 833  01,90  04,88  04,98    
Libertas : MPFCPNT  826 357  01,87  04,80  04,80 
Alliance Écologiste Indépendante (AEI)  625 375  01,41  03,63  03,63    
Debout la République (DLR)  304 585  00,69  01,77  01,81    
LO  205 975  00,47  01,20  01,22    
Parti de la France (PDF) + Maison de la Vie et des Libertés (MVL)  87 053  00,20  00,51  01,35    
Parti Anti Sioniste (PAS)  36 374  00,08  00,21  01,30    
Parti Breton – Strollad Breizh (PB-SB)  32 805  00,07  00,19  01,31    
Europe – Démocratie - Espéranto (EDE)  28 945  00,07  00,17  00,17   

  Voici, à présent, les résultats au niveau européen :

  PPE : 26

  PSE : 187

  ADLE (centristes-MoDem, en gros) : 78

  Verts : 55

  ECR (Conservateurs-Réformateurs européens… de la droite, la France n’a pas de député de ce groupe) : 54

  Gauche Unitaire Européenne / Gauche Verte Nordique (Front de Gauche, en France, PCF + une scission du NPA + MRC + CAP) : 32

  ELD (Europe de la Liberté et de la Démocratie… chez nous, Chasse Pêche Nature et Traditions + De Villiers) : 30

  + autres : 40

Sources : Wikipédia, différents sites Internet… des chiffres à traiter avec précaution. Update sous peu, au cas où…

La loi Hadopi est finalement passée…

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  …ou comment recréer une nouvelle affaire Dreyfus…

  Pas simple, ce problème du téléchargement, et de l’accès à la culture. Nombreuses seront les personnes qui trouveront ce projet de loi « tout-à-fait normal »; tant, en apparence, il semble effectivement lutter contre les « méchants pirates », au profit des « bons marchands de culture ».

  Passons déjà sur le fait que cette loi avait été rejetée auparavant, et qu’il a fallu que la droite mobilise toutes ses troupes (pas facile, visiblement, de faire bouger nos cheeeers députés) pour l’entériner; dans un pays qui applique déjà des lois sans les faire voter, et qui en fait voter deux tiers qui ne sont pas appliquées, on n’en est plus à ça près ! =>voir le titre de ce blog, explicité dans « La France d’Après ».

  Le problème, donc, avec Hadopi, c’est que si on veut réglementer à ce point la diffusion de la culture, il va falloir fermer les médiathèques, les bibliothèques, et empêcher les gens de siffloter un air dans la rue. Cela vous semble amusant ? Si le droit d’auteur avait été appliqué à la lettre, Internet n’existerait même pas. 

  On parie que les artistes, eux-mêmes, vont y perdre ? Le « piratage » – je n’encourage absolument pas le fait de vendre quelque chose de piraté, notez bien ! – est aussi un facteur de diffusion d’une oeuvre. Tous les supports ont toujours été piratés. Cela fait également parler d’un film, d’un disque, etc… et lorsqu’un artiste est apprécié, ses fans, ses vrais fans, iront voir ses concerts, ou iront voir ses films au cinéma. Simpliste ?

  Je parie, ami lecteur, que la réaction va être diamétralement opposée à l’effet recherché. Si les sites de streaming, etc… ne permettent plus aux gens de voir ce qu’ils veulent voir, les mafias vont prendre le relais. Elles vendront deux, trois, dix fois moins cher une oeuvre; et cet argent, à quoi servira-t-il ? A financer des trucs bien plus dangereux que des sites de streaming…

  Le gouvernement se fout de ces effets pervers, pourtant aussi connus que la tentative catastrophique de prohibition de l’alcool, aux Etats-Unis…

  Le « piratage » est un mal nécessaire, mais ceux qui ne pensent qu’à leurs profits s’en tapent; tout comme les autorités se fichent bien que la plupart des jeux vidéos commercialisés actuellement – aux alentours de 50 euros, quand même ! – ne soient même pas finalisés, que tous les médias soient pourris de publicité, que la « lutte anti-spams », en France, se compose d’UNE SEULE personne, que le phishing (la vente illégale d’informations sur des clients) ne soit pas combattu, ni l’entente illégale entre les fournisseurs d’accès Internet, qui par ailleurs, ont verrouillé déjà les réseaux pour s’assurer que personne ne viendra les déranger.

  En apparence, donc, rien de plus normal que de combattre le piratage; et pourtant… détruire « l’anarchie Internet » va donner du pouvoir aux VRAIS types dangereux – les mafias – et renforcer encore celui de ces autres mafias qu’on nomme « industriels », et dont le manque de respect envers leurs clients est souvent manifeste.

  Prêter, échanger quelque chose, est donc interdit ? Dans ce cas, les parents devront faire payer leurs conseils à leurs enfants, et il devrait être interdit de laisser conduire sa voiture par quelqu’un d’autre. La question du streaming, du piratage, est liée à la PAUVRETE, à la volonté de connaître des choses, même lorsqu’on n’a pas les moyens d’acheter le droit de pouvoir y accéder; c’est bien pour cette raison que les bibliothèques et les médiathèques sont nées ! C’est même le principe de l’école républicaine ! Les enfants payent-ils pour voir un film, en classe, avec leur professeur ? OU EST LA DIFFERENCE ?

  La différence, dira-t-on, est que des marchands coulent parce que « le piratage s’est répandu, et menace leur activité »; c’est pour cela , ami lecteur, que je ne soutiens pas la VENTE de quelque chose auquel on a pu accéder gratuitement. Il faut protéger les vendeurs, mais les oeuvres, si elles sont verrouillées, ne se diffuseront plus aussi bien, ou alors, sous le manteau et au profit d’organisations généralement bien plus néfastes que des sites tenus, le plus souvent, bénévolement par des internautes.

  HADOPI n’est qu’une étape… vers un verrouillage qui aura des conséquences, à mon humble avis, non seulement contre-productives par rapport à son effet désiré, mais également… obscurantistes. Soit cette réaction est stupide (si tant est qu’elle est applicable, d’ailleurs…), soit elle est, au contraire, tout-à-fait étudiée.

  A quand la fin des bibliothèques, maintenant ?

Crise des prisons françaises : un accord signé qui ne fait pas l’unanimité…

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Source : http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/prisons-accueil-mitige-du-projet-d-accord-07-05-2009-368641.php

Le projet d’accord conclu cette nuit entre la Chancellerie et les deux premiers syndicats de surveillants de prison était diversement accueilli sur le terrain à la mi-journée, rendant incertaine la poursuite du blocage entamé lundi.

Crise des prisons françaises : un accord signé qui ne fait pas l'unanimité... dans La ploutocratie oligarchique du Tsar Közy (+380)

Les dix heures de discussions de mardi les avaient laissés insatisfaits.
Ce matin, après sept heures de négociations dont une partie en présence de la garde des Sceaux Rachida Dati, l’Ufap-Unsa et FO-pénitentiaire ont salué de « réelles avancées ». 

La création de 174 emplois nouveaux prévue
La CGT-pénitentiaire, troisième organisation en voix, a en revanche claqué la porte, révélant une première brèche au sein de l’intersyndicale à l’origine de la mobilisation pour de meilleures conditions de travail dans les prisons surpeuplées. 

Le « relevé de conclusions » sur lequel se sont mis d’accord l’Ufap, FO et le ministère de la Justice prévoit la création de 174 emplois supplémentaires, qui s’ajoutent aux 177 promis dès février. 
Ces créations, 60 dès octobre et 114 fin 2010, bénéficieront principalement aux « plus petits » des 194 établissements pénitentiaires, qui obtiendront un quatrième agent pour la surveillance de nuit. 

« Réelles avancées »
« On n’a pas décroché la Lune (…) mais ces avancées non négligeables méritent d’être appréciées par les personnels », a estimé Jean-François Forget, le leader de l’Ufap. Christophe Marquès, de FO, a salué de « réelles avancées ».
Les deux leaders ont demandé aux surveillants de suspendre les blocages le temps que la base se prononce sur le projet d’accord. 

La CGT, par la voix de Céline Verzeletti, a clairement souhaité « le maintien de la mobilisation ». « On ne sait pas d’où tombent les 174 nouveaux emplois et de toute façon, ce n’est pas comme cela qu’on répondra au malaise », a déclaré la responsable cégétiste qui a prévenu les deux autres syndicats que « s’ils signent ce « relevé de conclusions », il n’y a plus d’entente ». 

Vers une sortie de crise ?
Sur le terrain, la situation demeurait incertaine à la mi-journée. Le blocage a été suspendu dans la plupart des prisons de Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, ainsi qu’à Strasbourg, Lille, Reims, aux Baumettes à Marseille, à Gradignan (Gironde), Corbas (Rhône), Saint-Quentin-Fallavier (Isère), Meaux (Seine-et-Marne), ainsi qu’à Borgo (Haute-Corse). 
« Je pense qu’on se dirige vers la fin du mouvement », a prédit Alain Guillemet, responsable de l’Ufap-Unsa à Gradignan. 

Poursuite du mouvement  à Lorient et Rennes
La situation était plus confuse à Nice où le blocage a été levé ce matin, mais où l’assemblée générale a rejeté le projet d’accord, le personnel attendant les prochaines consignes syndicales.
A Fresnes (Val-de-Marne), l’AG des surveillants a clairement jugé le projet d’accord « insuffisant » mais le blocage a été suspendu dans l’attente des décisions au niveau national. 

Le mouvement a en revanche été maintenu à Dijon ainsi que dans plusieurs établissements de l’Ouest (Lorient, Angers, Argentan, Caen et Rennes). « 174 postes, ce n’est même pas un surveillant par établissement! », a protesté Eric Lemoine, de la CGT à Rennes. 

A la prison parisienne de la Santé, les surveillants ont voté la poursuite de l’action. L’accès à la prison a été dégagé sans violence par les forces de l’ordre et les manifestants ont été maintenus à distance.
A Fleury-Mérogis (Essonne), la plus grande prison d’Europe avec plus de 4.000 détenus, la prison n’était pas bloquée et une assemblée générale était convoquée à la mi-journée.

Les facs brûlent toujours…

Source : AFP

La situation demeure confuse dans les universités, entre les facs complètement bloquées, celles déclarées «en grève» mais où les cours reprennent et celles qui aménagent le calendrier pour organiser les rattrapages.

Selon l’AFP, une douzaine d’universités (sur 83 au total) sont fortement perturbées. A Paris-IV, une assemblée générale de 200 enseignants-chercheurs et personnels administratifs a voté hier la reconduction de la grève jusqu’à lundi, selon la présidence.

De même à Orléans, où la grève a été votée jusqu’à vendredi (lettres et sciences) – toutefois, les professeurs qui le souhaitent peuvent faire cours ou organiser des rattrapages. De même encore au Havre où la grève (sans blocage) a été votée jusqu’à lundi prochain.

A Reims, les étudiants ont revoté hier en AG le blocage du campus Croix-Rouge (droit, sciences politiques, économie, sciences sociales). Toulouse-II est toujours bloquée, mais le calendrier des examens «tient quoi qu’il arrive», selon la présidence.

A noter encore des blocages ou perturbations partielles à Dijon (lettres et droit), à Besançon (lettres), à Amiens («Campus» et «Arts»), à Lille I, à Paris-Est Marne-la-Vallée, à Aix-Marseille I (le site Saint-Charles, où l’accès au site était normal et le site Schuman, où les cours n’avaient pas repris) ou Grenoble-III.

A Caen, les bâtiments du Campus 1 étaient fermés, après l’évacuation vendredi par la police des occupants.

A Grenoble-III, les étudiants se sont prononcés à bulletin secret pour une neutralisation du semestre (une licence serait obtenue avec 5 semestres et non 6). La présidence devra trancher.
En revanche, les cours ont repris dans plusieurs établissements encore perturbés la semaine dernière et les examens s’organisent.

C’est le cas à Rennes II, université bastion de la lutte contre les réformes universitaires, ou encore à Paris-VIII. Lyon-II était en phase de reprise progressive des cours.

A Lorient, une AG à la faculté de Lettres et sciences humaines de Lorient a voté la reprise des cours à partir de mardi, avec cependant des blocages les lundi et jeudi après-midi. Les examens du deuxième semestre sont calés.

A Toulon, une centaine d’étudiants qui bloquaient les portes du campus depuis une semaine ont été délogés par les forces de l’ordre.

A Bordeaux 3 (arts, lettres, langues), étudiants et personnels ont voté lundi à bulletin secret pour la poursuite du mouvement d’opposition à la réforme de l’enseignement supérieur mais en levant le blocage, a indiqué l’université sur son site internet.

D’autres AG sont prévues mardi à Caen, Poitiers, Paris-VIII, Grenoble-III, Dijon. Et une nouvelle journée de manifestations est par ailleurs organisée jeudi, à l’appel du Snesup-FSU (premier syndicat de l’enseignement supérieur) et de la Coordination nationale des universités.

H1N1 – Ne paniquons pas…

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En ces temps de désastre économique, de crise alimentaire et de guerres interminables, notamment au Moyen-Orient, il fallait bien qu’une bonne grosse épidémie se propage également… non ?

H1N1, c’est son petit nom, ou Grippe A – afin de ne pas dire « grippe porcine » ou « grippe mexicaine », et de ne pas jeter l’opprobre sur les gruik gruik ou sur les mexicains – se répand donc gentiment. Le niveau 5, sur 6, vient d’être atteint ; ce qui signifie que nous sommes au bord d’une pandémie.

Pour mémoire, H1N1 n’en est pas à sa première visite. L’avant-dernière fois (de mémoire d’homme) que nous avons été confrontés à cette souche, c’était en 1918-1919. Elle avait occasionné, selon les estimations, entre 30 et 100 millions de morts ; soit entre trois et dix fois le nombre de morts causés par la Première Guerre Mondiale. Certes, la crise suivante n’avait occasionné « que » 2 millions de morts…

Son retour s’annonce donc, un tantinet, préoccupant ; heureusement que, entretemps, les moyens de lutte et de contenance du virus ont évolué… mais ce n’est pas encore, précisément, la joie.

Quels en sont les symptômes ? Les mêmes qu’une grippe normale – toux, courbatures, fièvre, écoulement nasal, somnolence…

Comment peut-on lutter contre ? En se faisant dépister – le résultat apparaît en 12 heures – et en prenant du Tamiflu et du Relenza. Officiellement, la France dispose de stocks conséquents de ces médicaments. En cas de doute, il faut appeler le 15.

Moins officiellement, votre serviteur, qui se traine une bonne grosse grippe également, a testé les moyens de lutte pour vous, auprès des services d’urgence de son hôpital.

Résultat ? Il n’y aurait AUCUN DANGER, à moins de revenir du Mexique. Super ! La grippe, c’est comme le nuage de Tchernobyl, elle reste tranquillement dans son coin, elle ne voyage pas par voie aérienne (éternuements), elle ne touche que les voyageurs de retour du Mexique ! Et tant pis pour les 29 autre pays touchés par H1N1, actuellement… en France, apparemment, c’est avec du Doliprane qu’on soigne une grippe mortelle ! Sans compter le « numéro d’appel d’urgence » qui est tout juste capable de dire « si vous ne revenez pas de voyage, on ne peut rien pour vous »…

Ne paniquez pas, ne paniquez pas, donc…

Ce serait peut-être plus facile, de ne pas paniquer, si DE REELLES MESURES ETAIENT PRISES, EN FRANCE, POUR CONTENIR CETTE SALOPERIE !

A bon entendeur… Votre serviteur va essayer de ne pas crever. Puissiez-vous en faire de même…  

[Note : Je parie 1000 Euros que cette affaire va se terminer en nouveau scandale... du genre "ah ben oui en fait il y a eu des milliers de morts parce qu'on n'a pas assez vite réagi, désolé !"]

Policiers contre gendarmes ?

  Un sujet loin d’être nouveau… mais la polémique est relancée sur les « provocateurs », les policiers infiltrés dans la foule, qui pourraient avoir comme consigne de faire dégénérer une manifestation. Le Post donne, cette fois, la parole à autorités, suite à un article paru dans Le Canard Enchaîné :

 

« Surprise et incompréhension »

Telles sont les réactions de la préfecture de police de Paris, ce mercredi, à la lecture d’un article du Canard enchaîné sorti ce jour.

Un article qui dit que, lors de la manifestation du 1er mai dans la capitale, une trentaine de policiers, certains « masqués », ont « chauffé » la manif.

Comment? En provoquant des gendarmes mobiles chargés de disperser la fin de cortège, en les invectivant et en prenant la foule à partie, selon Le Canard enchaîné.

Pourquoi? Pour semer le trouble en fin de manif? Pour faciliter d’éventuelles interpellations? C’est ce que Le Canard enchaîné laisse entendre.

Des preuves? Le Canard enchaîné dit disposer de photographies de policiers « chauffeurs » sortant, deux par deux, de fourgons de police stationnés boulevard Richard-Lenoir. L’hebdo satirique dit aussi que « La préfecture de police ne nie pas leur existence. »

Contactée par Le Post, la préfecture de police de Paris « dément formellement. »

Sur Le Post, un responsable de la préfecture de police de Paris répond:

Comment avez-vous réagi à la lecture de cet article?

« La surprise s’est mêlée à l’incompréhension. Il s’agit d’allégations mensongères et de propos fantaisistes. Nous n’aurions, en outre, aucun intérêt à faire ce genre de chose en fin de manifestation, qui est le plus souvent le moment le plus délicat de l’évènement. Ce n’est pas logique. On ne comprend pas. »

Le Canard enchaîné dit que vous ne « niez pas l’existence » de ces « chauffeurs ». Qu’en est-il?

« Nous n’avons jamais dit que nous ne ‘nions pas l’existence’ de tels policiers provocateurs, étant donné qu’il n’y a pas eu de policier de ce type. On nous a demandé s’il y avait eu des policiers en civil, nous avons répondu ‘oui’. »

Qui sont ces « chauffeurs » dont parle Le Canard enchaîné?

« On ne voit pas. Et démentons formellement qu’un ou plusieurs policiers aient provoqué un ou plusieurs gendarmes. Aucun policier ne s’est masqué ou cagoulé. Et aucun policier n’a pas pris la foule à partie. »

S’agit-il de policiers en civils?

« Peut-être qu’un amalgame a été fait. Des policiers en civil étaient certes présents lors de cette manifestation, comme dans toute manifestation de ce type. »

Pourquoi?

« Depuis longtemps, et d’autant plus depuis 2005 et les manifs contre Fillon et le lycée, puis les manifs anti-CPE en 2006, des policiers en civils sont présents dans les manifestations à risque. Ils sont chargés d’interpeller les auteurs d’infractions ou d’agressions contre les manifestants ou les forces de l’ordre. »

Combien étaient-ils le 1er mai à Paris?

« Quelques dizaines. »

Qui sont ces policiers?

« Certains, aux abords des de la manifestation, venaient de la compagnie de sécurisation. D’autres, dans le cortège, venaient de la direction de l’ordre public. »

Y-a-t-il eu quelque problème particulier avec eux ce jour-là?

« Non. C’est d’ailleurs une manifestation qui a été plutôt calme et qui s’est plutôt bien passée. Pour un cortège de 65.000 personnes environ à Paris, on a eu 15 interpellations pour ivresse sur la voie publique, stupéfiants et jets de projectiles. Ce qui est relativement peu. »

Des policiers étaient-ils masqués?

« Non. Ils ne portaient pas le brassard, c’est vrai, et étaient vêtus de manière à ne pas être reconnaissable. C’est le but. »

Le Canard enchaîné dit avoir des photos de ces policiers « chauffeurs »?

« Ils peuvent avoir des photos de policiers en civils qui sortent de fourgons et se rendent sur leur lieu de travail, soit la manifestation, c’est effectivement fort possible. »

Le journal dit aussi que des « groupes comme celui-là » se multiplient en France?

« Il a dû confondre avec la compagnie de sécurisation, dont il est par ailleurs aussi question dans cet article. Et dont l’effectif est progressivement renforcé depuis 2005, comme je l’expliquais à l’instant. Cette compagnie est spécialisée dans la lutte contre les violences urbaines. »

Allez-vous en rester là?

« Nous nous réservons le droit de déposer plainte. Nous allons d’ailleurs en discuter ce soir avec le préfet de police. »

Contacté par Le Post, le journaliste du Canard enchaîné n’était pas joignable ce mercredi après-midi.

Européennes : points de vue socialistes

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  La bataille électorale européenne, ami lecteur, s’annonce compliquée ; Dans ce post, je vais tenter d’en démêler certains fils, notamment à travers les réflexions de mes camarades de section.

  En premier lieu, force est de constater (c’est le point de vue que j’ai pu émettre, dernièrement, sur ce sujet au sein du PS) que le taux de participation prévisionnel est PARTICULIEREMENT bas. Pour parler clair, environ 60% des électeurs, si on s’en tient aux différents sondages, comptent s’abstenir de voter aux élections européennes.

  Pourquoi ? D’après ce qu’ont pu m’en dire différents citoyens, au cours de mes pérégrinations politiques, ce que j’ai pu lire et voir sur ce sujet, et ce que je puis en penser, je dirais que :

   - Premièrement, le Parlement Européen ne dispose pas de beaucoup de pouvoir. Moins que la Commission Européenne, déjà ; les traités européens en sont la preuve : lorsqu’ils sont rejetés, le Parlement n’est pas fichu de les modifier, afin de pouvoir les représenter au suffrage populaire.

  - Deuxièmement, la politique de l’Union Européenne est très obscure. Sans parler des autres organes, ce qui se trame au Parlement est peu retranscrit par les médias. Le travail des parlementaires – à tort ou à raison – est difficile, de ce fait, à évaluer.

  - Troisièmement, le passif… L’UE compte faire revoter l’Irlande, comme lors du traité de Nice, impose les cultures OGM sous peine de sanctions financières, etc… les directives européennes autoritaires s’entassent, dans des domaines variés, ainsi que des méthodes peu démocratiques (voir comment le traité de Lisbonne a été renégocié entre « princes » et hors de tout cheminement parlementaire) ; Reprocher aux citoyens de rester méfiants à l’égard de l’UE, dans ces conditions, serait d’une mauvaise foi assez épaisse.

  Faut-il, pour autant, rejeter en bloc l’Union Européenne ?

  Ton serviteur, ami lecteur, bien qu’également sur ses gardes, ne peut pourtant arguer que l’Union Européenne n’a pas certains avantages – des atouts parfois très brillants. Parmi ceux-ci, notons :

  * L’Europe de la paix : A l’exception des conflits dans les Balkans, qui ont notamment éclaté sous la pression de Milosevic, et alors que la politique diplomatique européenne n’était pas encore bien « sur les rails », avouons-le, la situation en Europe a rarement été, au cours de notre Histoire, aussi apaisée qu’actuellement – d’un point de vue militaire. Cette paix n’est pas acquise, elle demande du travail ; mais que valent des vies – des centaines, des milliers, des millions de vies – épargnées par les affres de la guerre ?

  * Le marché commun : Critiquable sur certains aspects – augmentation des prix en parallèle de l’introduction de l’euro, balance du commerce extérieur alourdi (paradoxalement) par la force de la monnaie, politique de la BCE – l’Euro présente pourtant des avantages indéniables ; Par exemple, depuis son introduction, les dévaluations catastrophiques et assez fréquentes qu’ont connu, auparavant, les pays de l’Union Européenne, n’ont plus lieu.

  Les autres avantages sont à l’appréciation de chacun, mais déjà, moins de conflits militaires et (pour l’instant) plus de dévaluation massive des monnaies, c’est déjà ça…

 

 

  Voyons, à présent, le point de vue de différents camarades sur les élections européennes, leurs enjeux, l’Union d’une manière générale :

  - L’UE s’est complexifiée depuis les dernières adhésions. L’intégration des pays de l’ancien Bloc de l’Est, qui est un tour de force idéologique et humaniste, s’est doublée d’un changement dans les influences internationales ; les polonais, par exemple, qui ont tendance à se méfier de tout ce qui a l’air, même de loin, russe, idolâtrent souvent les points de vue made in USA. Sincèrement ou non… l’influence des Etats-Unis sur la politique européenne s’accroit donc, et cela pose nombre de problèmes, en termes de souveraineté européenne, notamment…

  - Le Parti Socialiste veut faire des élections européennes un vote-sanction à l’encontre de Sarkozy… nombre de camarades pensent que cette stratégie est dangereuse, et qu’elle se révèlera contre-productive. (Je partage ce point de vue)

  - Nombre d’électeurs peuvent être tentés, dans le contexte actuel, d’orienter leurs votes sur les « extrêmes », donc sur des partis qui n’ont pas la vocation de gouverner, mais seulement de s’opposer (point de vue que je ne partage pas forcément). Pour ce camarade, la crise sociale n’est pas près de s’apaiser, surtout lorsqu’on constate la fréquence des remises en cause de valeurs fondamentales de notre société !

  - Pour une camarade, le désintérêt massif des citoyens européens envers la politique de l’UE, semble plus dangereux encore que la possibilité, pour la gauche, de perdre à nouveau cette élection. [Pour info : Le PPE est le part majoritaire actuellement. C’est une sorte d’UMP européenne.]

  - Les réflexions se sont tournées vers le texte commun des socialistes européens – le « Manifesto » signé par tous les PS (33 partis pour 27 pays). Je t’encourage, ami lecteur, à le lire, pour t’en faire une idée… le problème, avec ce texte, étant qu’il est soutenu, notamment, par Zapatero, qui soutient également… Barroso ! Pour faire simple, la politique libérale (voire plus que libérale) de ce dernier est déjà un sujet de tension – il appartient à la mouvance social-démocrate, en plus d’être au PPE – chez les socialistes ; la gauche, qui veut faire front à peu près commun contre lui, voit donc certains de ses membres le soutenir – Zapatero (premier ministre espagnol), notamment. C’est une source de confusion assez évidente…

  - L’image de Sarkozy, globalement, s’est améliorée après sa présidence de l’UE. Le sujet est vaste, mais en tout cas, il semblerait qu’il ait été perçu comme un « bon » président de l’Union, par une bonne majorité des électeurs. Cela jouera très probablement en sa faveur.

  - La stratégie de l’UMP est pour le moins… déroutante. Normal, c’est le but ! Sarkozy joue la carte de  la dernière minute. A l’heure de la rédaction de ces lignes, les listes UMP pour les européennes n’ont même pas encore été établies définitivement ! La stratégie consistant à éviter les répliques ennemies, et surtout les bisbilles internes, autant que faire se peut. Malin, peut-être, mais sûrement pas très respectueux des électeurs !

  - Plusieurs camarades pensent que la crise économique actuelle, non seulement, mais aussi d’une manière plus générale, que l’Union Européenne ne peut être réformée, d’un point de vue social, en louvoyant. En bref, qu’il ne faut pas avoir peur de traiter les sujets graves avec des mesures fortes ; que le Droit de la concurrence est très sévèrement atteint, et que l’aspect technocratique de l’UE l’a emporté, depuis longtemps, sur l’aspect social…

  - Le traité de Lisbonne fait toujours débat, au sein du PS. Sans défendre, idéologiquement, le protectionnisme, les socialistes, très très très majoritairement, refusent le démantèlement des services publics.

  - La question de savoir si la cotisation des pays au fonctionnement de l’UE doit augmenter ou non (elle est de 1% actuellement) n’est pas réglée ; beaucoup pensent, cependant, qu’il est nécessaire de s’endetter pour investir – en suivant l’exemple d’Obama, notamment. Le taux d’endettement, cependant, au sein comme en dehors de l’UE, est très variable…

  - Sur la question de l’endettement, d’ailleurs, il faut noter que les solutions divergent. Les Etats-Unis et l’Angleterre, notamment, ont préféré encourager l’endettement des particuliers plutôt que celui de l’Etat. On a vu le résultat… la crise actuelle, très fortement liée aux subprimes ! N’oublions pas que cette solution était privilégiée par Sarkozy, également, il n’y a pas si longtemps… Par ailleurs, la politique pré-crise d’austérité de l’Europe peut être vue comme une réaction forcée par rapport à une mauvaise réserve de change, par rapport à nos partenaires étrangers…

 

  Qu’en penses-tu, ami lecteur ? Endetter l’Etat, ou les particuliers ? Réinvestir ou trancher dans le vif, comme toujours, dans le social ?

  Pas simple, tout ça…

La tragédie des « Conti »

  Cet article, ami lecteur, extrait du « Monde », semble bien résumer les tenants et les aboutissants de cette crise. Le point de vue du JRDF, à cet égard, est le suivant :

  1/Il faut considérer l’impact humain de cette affaire – bien abordé dans l’article qui suit – à savoir, l’avenir de travailleurs qui ont dévoué, souvent, des années voire des dizaines d’années à cette marque, et se retrouvent dans une situation critique.

  2/C’est bizarre, mais le « grand défenseur de l’industrie française » actuellement élu n’est pas terriblement présent, sur ce coup-là. Peut-être que l’Elysée a des problèmes de communication… Nous nous déclarons, en conséquence, partisan d’une cotisation collective pour payer un fax à Sarkozy.

  3/Certes, une entreprise n’est pas une oeuvre de charité. Une entreprise doit pouvoir réorganiser ses effectifs à sa convenance; MAIS d’une part, Continental a trahi son engagement – qui promettait de maintenir le site en question jusqu’en 2012 – ET, d’autre part, la société dégage toujours des bénéfices assez faramineux. Plus précisément : une marge de 39% annoncée en 2008, sur un chiffre d’affaires visé de 19,4 milliards d’euros. Soit 8 milliards d’euros, grosso modo.

  Ce conflit, très loin d’être isolé, peut ainsi être vu comme symptomatique :

  * Des dérives très communes du capitalisme financier, particulièrement sensibles, par contraste, en période de crise et alors que Continental dégage de confortables bénéfices.

  * De l’autisme actuel de la classe politique AU POUVOIR (ne pas mettre tous les politicards dans le même sac)

  * De la volonté de résistance qui se dégage au sein du peuple français, caste après caste, cas après cas; un syndicaliste de Continental a déclaré en substance : « Ca y est, nous y sommes, c’est la lutte des classes ! On ne peut plus reculer, sinon on meurt ! »

  Peut-être, n’est-il pas très éloigné de la vérité. En espérant que cette lutte ne prenne pas un tour sordide et inique, amis lecteurs, comme cela est déjà arrivé – DEFENDEZ-VOUS !

  …et essayez de ne pas vous faire trahir…

 

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Source : http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/04/24/les-salaries-de-clairoix-face-aux-actionnaires-de-continental_1184974_1101386.html

Cantonnés derrière un cordon de policiers, ils piétinent depuis quasiment une heure devant la Kuppelsaal, le centre des congrès d’Hanovre. Lorsqu’une personne tirée à quatre épingles sort de ce bâtiment gris et trapu, les noms d’oiseaux fusent : « Actionnaires voyous ! »

Jeudi 23 avril, environ 3 000 personnes, employées par Continental pour l’essentiel, sont venues exprimer leur « colère » devant les actionnaires réunis en assemblée générale (AG). Dans la foule se trouvent 1 000 à 1 200 Français, des salariés de l’usine de Clairoix (Oise) qui ont fait le déplacement, parfois avec leurs proches, dans un train spécialement affrété par le comité d’entreprise.

Il y a aussi des Allemands, qui travaillent dans un établissement de Continental situé sur l’agglomération d’Hanovre. Tous ces salariés ont au moins un point en commun : leur usine va fermer dans quelques mois – en mars 2010, normalement, pour ceux de Clairoix.

Xavier Mathieu, de la CGT, fait partie de la petite délégation qui a pu pénétrer dans le bâtiment. Après de longues palabres, raconte-t-il, elle a obtenu qu’une « motion » soit lue face à « tous ces fils de p… » Dans ce texte, les salariés dénoncent les fermetures de sites qui ne visent qu’à augmenter « les marges bénéficiaires » de Continental. Ils refusent d’« être jetés à la rue » et exigent des mesures garantissant l’emploi. « Avant de partir, nous avons été applaudis par la moitié de la salle (où se déroulait l’AG)« , affirme M. Mathieu.

Mais les salariés de Clairoix ne se font plus aucune illusion. «  »Ils » ne reviendront pas sur leur décision », confie Véronique, 40 ans, employée à la « confection ». Les derniers espoirs ont volé en éclats, mardi 21 avril, lorsque le tribunal de grande instance de Sarreguemines, saisi en référé, a rejeté la demande de suspension du plan social. « La justice leur a donné le droit de tout faire », dit un salarié.

« UNE TRAHISON »

Et l’hypothèse d’une reprise par un accessoiriste automobile basé à Dubaï ? Elle ne suscite que rires ou haussements d’épaules car pour les salariés, il est évident que Continental va récupérer l’intégralité des outils de production à Clairoix. Secrétaire (CFTC) du comité d’entreprise, Antonio da Costa trouve que le gouvernement joue un peu avec le feu en évoquant publiquement une piste incertaine. « Il faut donner du concret, sinon la colère des salariés sera très très grande », juge-t-il.

Aujourd’hui, la principale préoccupation des personnels est de savoir dans quelles conditions ils vont quitter Continental. Embauché en 1971 alors qu’il venait de décrocher son CAP de mécanique générale, Jean-Marie Prayez, 55 ans, explique qu’« il n’a jamais envoyé de CV de sa vie ». « C’est mon père qui m’a fait entrer dans l’usine », indique-t-il. A son âge, il ne se voit pas démarrer une nouvelle carrière. Il espère pouvoir toucher l’assurance-chômage en attendant que « la retraite tombe ».

Le montant des indemnités de licenciement est au coeur de toutes les conversations. Aux yeux des salariés, Continental se doit de signer de gros chèques, puisque le groupe a commis « une trahison » en décidant de fermer Clairoix alors qu’il s’était engagé à maintenir l’activité jusqu’en 2012.

Le dédommagement est aussi crucial pour tous ceux qui se sont endettés afin d’acheter leur logement. William, 32 ans, doit, à ce titre, rembourser 800 euros par mois. L’avenir l’inquiète car il craint de ne pas retrouver un emploi aussi bien rémunéré que celui qu’il occupe chez Continental. Le but des négociations à venir, déclare M. Mathieu, est de donner aux personnels le « parachute » le plus solide possible.

Bertrand Bissuel, envoyé spécial

Durban II : une conférence compliquée

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Source : http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2009/04/durban-ii-ou-comment-la-r%C3%A9publique-tch%C3%A8que-a-abdiqu%C3%A9-la-pr%C3%A9sidence-de-lunion-.html

 

L’histoire est incroyable et sans précédent : lundi soir, à Genève, le premier jour de la conférence de l’ONU contre le racisme, plus connue sous le nom de Durban II, l’ambassadeur de la République tchèque annonce à ses partenaires européens, consternés, qu’il a reçu instruction de Prague de se retirer de la conférence après les propos antisémites du président iranien Mahmoud Ahmadinejad (pendant son discours, les Européens ont quitté la salle comme un seul homme, la Turquie, pourtant candidate, restant à sa place). Les 23 États membres de l’Union européenne présents sont sidérés : « vous ne pouvez pas faire ça unilatéralement, vous exercez la présidence de l’Union », lui font-ils valoir. « Discutons-en avant, ce n’est pas à l’Iran de nous chasser ». Rien à faire. L’ambassadeur tchèque quitte la salle. Tout le monde se retourne alors vers son homologue suédois, dont le pays va assurer la présidence tournante de l’Union à partir du 1er juillet. À la volée, celui-ci accepte de prendre la succession du Tchèque. « Il a coordonné la position européenne et nous avons donc pu faire une déclaration au nom de l’UE », raconte un diplomate.

« La République tchèque a fait comme si elle n’exerçait pas la présidence et s’est comportée comme un pays », s’indigne-t-on au quai d’Orsay. En pleine crise politique, Prague semble donc avoir renoncé à exercer son rôle. « C’est le bordel complet », ajoute-t-on à la Commission : « on ne sait même pas qui va présider les différents sommets à venir hormis celui avec la Russie qui sera présidé par Vaclav Klaus, le président tchèque, ce qui promet. Le problème, c’est moins le changement de gouvernement que la lutte à mort engagée entre Klaus et sa majorité ». « Heureusement que Mahmoud Ahmadinejad a occupé le devant de la scène et a permis de dissimuler ce pataquès », soupire-t-on à Paris…

Ce cafouillage des Européens lors de la conférence de Genève n’est pas le seul : si le boycott de « On l’a apprise la veille du Sommet et on a été mis devant le fait accompli », raconte un diplomate. « Tout semble être parti de l’annonce, par Franco Frattini, le ministre des Affaires étrangères, de son intention de se rendre à Téhéran. Devant le tollé en Israël et au sein de la communauté juive italienne, Frattini a renoncé à son voyage et, dans la foulée, a décidé de boycotter la conférence de Genève », raconte un diplomate français. « Les Italiens ont eu un comportement de gougnafiers », conclut un de ses homologues européens. cette réunion par l’Allemagne, les Pays-Bas et la Pologne, trois pays qui craignaient une mise en cause d’Israël comme celle qui a eu lieu lors de Durban I en 2001, a bien fait l’objet de discussions à vingt-sept, la défection de l’Italie, elle, a pris tout le monde par surprise.

 Ces couacs à répétition sont d’autant plus désolants que, sur le fond, Durban II est un véritable succès de la diplomatie européenne. « Avant la conférence, on est parvenu à se mettre d’accord à 27 sur nos lignes rouges », raconte un diplomate français : pas de mise en cause d’Israël, pas de référence à la notion de « diffamation des religions », pas de restriction à la liberté d’expression. « Ce n’était pas évident, car il s’agit d’une question très difficile pour l’Union qui reste très divisée dès qu’il est question du Moyen-Orient », ajoute-t-il : « l’unité était improbable et nous n’avons pas été surpris que plusieurs pays décident de ne pas assister à la conférence. Mais au moins, on était d’accord sur le fond ». Surtout, à la surprise générale, « le document final, adopté mardi, est dans nos lignes rouges », se réjouit un diplomate européen en poste à Genève. Mais, figure habituelle de la diplomatie européenne, la forme a, encore une fois, dissimulé le fond : quatre pays européens ne sont pas allés à Genève et un cinquième s’en est retiré. Et par n’importe lequel, celui qui exerce la présidence de l’Union : « cette division apparente brouille le message de l’Union », reconnaît-on au quai d’Orsay.

Le Parlement Européen vote un système de contrôle des agences de notation

  [Note de la rédaction : à notre humble avis, il s'agit d'un accord a minima, rendu obligatoire par la situation; un demi-Canadair versé sur l'incendie, donc; ce système de contrôle sera-t-il efficace, même un peu, dans une Europe qui n'a su que déréguler l'économie de marché, ces dernières années ? Qui garantit que les dérives actuelles ne reviendront pas, ou n'empireront pas, une fois le regard des caméras braqué sur d'autres "crises" ?]

Source : Associated Press

 

Le Parlement européen a approuvé jeudi la création d’un système de contrôle des agences de notation de crédit, accusées d’avoir contribué à la crise financière. 

Le texte a été approuvé par 569 voix contre 47 sur la base d’un accord préliminaire conclu avec les pays de l’Union européenne la semaine dernière.

Ce texte instaure un système d’enregistrement légalement contraignant et un régime de contrôle pour les agences de notation dans l’Union européenne. L’objectif est d’éviter les conflits d’intérêts dans le processus de notation et d’améliorer la manière dont ces agences notent les dettes. Le texte demande également aux agences de notation de révéler certaines informations aux autorités de contrôle.

Avec ces nouvelles règles, les investisseurs auront « l’information, l’intégrité et l’impartialité dont ils ont besoin de la part des agences de notation », a affirmé le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.

Un groupe d’organismes de régulation issus des 27 Etats membres de l’UE, le Comité européen des régulateurs des marchés de valeurs mobilières (CESR), supervisera le processus d’enregistrement au cours de la première année. En outre, chaque agence de notation fera l’objet d’une surveillance de la part d’un « collège de superviseurs ». A plus long terme, la Commission européenne proposera une nouvelle instance de régulation des agences de notation.

Ces nouvelles règles représentent des changements importants pour un secteur dominé par les sociétés américaines Standard & Poor’s et Moody’s. Les agences de notation basées hors de l’UE auront deux ans pour se mettre en conformité avec la nouvelle législation.

En vertu du nouveau texte, les agences seraient responsables de leurs avis et pourraient se voir sanctionner en cas de faute professionnelle par le retrait de leur licence leur permettant d’exercer dans l’UE.

Les agences de notation ont été sévèrement critiquées pour avoir attribué de très bonnes notes à des titres qui se sont révélés très risqués, et ainsi avoir contribué à la crise financière. Leurs détracteurs leur reprochent d’être payées par les émetteurs de titres qu’elles notent.

Lors de leur réunion à Londres le 2 avril, les pays du G-20 s’étaient prononcés pour la création d’un code international de bonnes pratiques afin d’en finir avec ces conflits d’intérêts. AP

Sarkozy et l’image de la France dans le monde…

  Ami lecteur, la polémique en rapport avec les propos de notre Très Cher (dans tous les sens du terme) Président a empli les colonnes de nombreux médias, ces derniers jours. Le JRDF, bien que soutenant la démarche de Ségolène Royal en Afrique – une façon bizarre de faire les choses, techniquement assimilable à de la haute trahison, mais probablement justifiée par rapport à l’ignominie du désormais fameux « discours de Dakar » – ne considère pas de la même manière sa tentative de « s’excuser » pour les propos qui font l’objet de cet article.

  Pourquoi ? Parce que ce n’est pas à elle de le faire. Alors que le contre-pied de Dakar, risqué d’un point de vue légal, peut se justifier par une volonté humaniste, la défense de la considération de tout un continent (l’Afrique) ne peut être comparée à quelques avis émis, dans un contexte particulier, en off, par Nicolas Sarkozy.

  Les propos du Président n’engagent donc que lui, étant officieux, et non la France. Ce n’est pas une raison pour ne pas nous y intéresser. Si Sarkozy avait voulu que ces paroles ne fussent pas rapportés par la presse, il ne les aurait pas tenus aussi « ouvertement »; l’article du Monde, qui suit ce point de vue, revient sur la nature exacte de ces déclarations officieuses, mais dont les conséquences sont, et seront sans doute, bien réelles :

 

Barack Obama manque d’expérience, José Luis Zapatero ‘n’est peut-être pas très intelligent’ et José Manuel Barroso brille surtout par son absence. Rapportées par Libération, les considérations assassines du président français, Nicolas Sarkozy, sur ses homologues, lors d’un déjeuner avec des parlementaires, ont déjà fait le tour de la presse internationale. L’Elysée a beau démentir, l’arrogance française a encore frappé. Lire la suite l’article

On le connaissait ‘vantard’, ‘hyperactif’ et ‘familier’, mais, cette fois, Nicolas Sarkozy ‘s’est surpassé’, note le quotidien britannique The Guardian. En l’espace d’un déjeuner, ‘le président français s’est débrouillé pour rabaisser Barack Obama, traiter Angela Merkel avec condescendance et insulter’ le premier ministre espagnol. Seul Silvio Berlusconi a été épargné. Et pour cause : à en croire Nicolas Sarkozy, ‘l’important dans la démocratie, c’est d’être réélu’. Et ‘Berlusconi, il a été réélu trois fois.’

‘Deux fois seulement’ corrige le New York Times. Rappelant ‘le goût de l’action’ du chef de l’Etat, le quotidien américain se borne à un exposé acerbe des prétentions françaises. ‘Dans le monde de Sarko, le président Obama est faible, inexpérimenté et mal informé sur le changement climatique’. C’est ‘la fin de la courte lune de miel franco-américaine’, ironise The Times.

Côté espagnol, la polémique a rapidement pris de l’ampleur. A en croire El Pais, les démentis de l’Elysée n’ont pas convaincu. Beaucoup sont montés au créneau pour défendre le premier ministre socialiste. Même le vice-secrétaire de la communication du PP (Parti populaire, droite), Esteban González Pons, s’est dit gêné. ‘Je ne me réjouis pas de ces déclarations, même s’il a parfois raison. Zapatero est notre chef d’Etat, c’est comme ça, s’il est attaqué, nous devons le défendre.’

 

Fidel Castro réclame la fin du blocus sur Cuba, suite aux déclarations d’Obama

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Source : Reuters

Dans une tribune publiée après le Sommet des Amériques, auquel ne participait pas Cuba mais où la question cubaine a été fortement évoquée, l’aîné des frères Castro qualifie le nouveau président américain Barack Obama de personnalité « très intelligente » mais l’a jugé « décousu et évasif » sur la question de l’embargo.

« Je veux lui rappeler un principe éthique fondamental lié à Cuba: il est impardonnable de perpétuer toute injustice, tout crime commis à quelque époque que ce soit. Le cruel blocus contre le peuple cubain coûte des vies, provoques des souffrances », écrit-il dans cette chronique publiée par les médias cubains.

Il ne fait en revanche nulle mention de la proposition de dialogue de son frère Raul, qui lui a succédé à la tête du régime communiste et s’est dit prêt jeudi dernier à discuter « de tout » avec Washington, y compris des prisonniers politiques, des droits de l’homme et de la liberté de la presse.

Depuis son arrivée à la Maison blanche, Obama fait souffler un vent nouveau sur les relations avec Cuba.

Avant de gagner Trinité-et-Tobago pour le Sommet des Amériques, il a levé des restrictions qui affectaient les voyages et les transferts d’argent des Cubano-Américains vers Cuba, ouvrant ainsi une brèche dans l’embargo en vigueur depuis 47 ans.

A l’ouverture du sommet, il a tendu la main à Cuba et appelé l’ensemble du continent à ouvrir « un nouveau chapitre de dialogue » avec les Etats-Unis.

Mais il a souligné que les mots ne suffisaient pas et qu’il attendait des actes de La Havane. Et son principal conseiller économique, Lawrence Summers, a prévenu qu’il était prématuré d’évoquer une levée de l’embargo.

« Nous en sommes encore loin et cela dépendra de ce que fera Cuba pour aller de l’avant », a-t-il expliqué sur NBC, évoquant la « démocratisation » de l’île.

Version française Henri-Pierre André

Le cancer chez les animaux : preuve de l’origine artificielle du cancer ?

Source : http://www.cwhn.ca/network-reseau/10-1f/10-1pg9.html

Des taux de cancer alarmants chez les animaux de compagnie et la faune offrent des indices quant au cancer chez les humains
Des études démontrent que la présence de contaminants chimiques peut nuire au fonctionnement de la thyroïde, causer le cancer du sein en plus d’altérer le sang placentaire et nuire au développement du fœtus

 

 

En mai 2007, la revue de la American Cancer Society’s [Sociécé américaine du cancer], Cancer, a publié une base de données contenant une liste de 216 produits chimiques, identifiés par les chercheurs comme des déclencheurs de cancer mammaire chez les animaux. Or, plusieurs de ces substances sont présentes dans les produits de consommation, les contaminants alimentaires, les polluants atmosphériques et dans nos milieux de travail.

Jusqu’à récemment, on croyait que nos choix de vie et nos choix alimentaires étaient les principaux facteurs causals du cancer. À cela pouvait s’ajouter aussi un peu de malchance héréditaire. Mais cette maladie ne touche pas uniquement les humains. Il existe maintenant des preuves à l’effet qu’elle existe aussi dans le monde animal, et cette donnée, ainsi que de nombreuses autres, changent énormément la vision du public quant aux causes du cancer.

Les bélugas vivent dans les eaux nordiques de la planète depuis des millions d’années, s’alimentant de pieuvres, de crabes et de poissons. Toutefois, dans l’estuaire du Saint-Laurent, certaines de ces baleines souffrent aussi du cancer. Pourtant, elles ne boivent pas, ne fument pas, ne mangent pas de malbouffe ou ne s’étendent pas en plein jour sous les rayons du soleil. Jusqu’à dernièrement, quand on a nettoyé un peu les eaux polluées qui provoquaient chez elles des cancers, les taux de mortalité liée au cancer (une baleine sur quatre) égalaient ceux relevés chez les humains du pays. Cette espèce éprouve également d’importants problèmes de reproduction – tout comme les humains.

Par contre, les scientifiques n’ont trouvé aucune trace de cancer chez les bélugas qui circulent dans les eaux ouvertes de l’Arctique. Alors que se passe-t-il? Les autopsies effectuées sur l’espèce ont révélé la présence d’importants taux d’hydrocarbure aromatique polycyclique, un élément cancérogène qui provenait très probablement d’une aluminerie située en amont.

Les baleines ne sont pas les seules espèces touchées. À Washington DC, à quatre pâtés de la Maison-Blanche, le Registry of Tumors in Lower Animals [Bureau de recensement des tumeurs chez les animaux inférieurs] contient près de 4 000 cas de cancer chez les poissons, amphibiens, reptiles et invertébrés recensés par le Smithsonian Institute et le National Cancer Institute.

Des flambées de cancer du foie ont été repérées chez seize espèces de poissons, sur vingt-cinq sites pollués, des milieux d’eau douce et aussi d’eau salée. Les mêmes tumeurs ont été identifiées chez les poissons de fond, dans des régions industrialisées et urbanisées situées le long des côtes atlantiques et pacifiques du Canada. Dans les eaux canadiennes non polluées, le cancer chez les poissons  est à peu près inexistant.

De plus, des preuves troublantes confirment que le cancer est également présent chez les chiens. Une étude réalisée en 1989 auprès de plus de 8 000 chiens révélait un lien entre le cancer de la vessie canin et le fait que ces animaux vivaient dans des pays industrialisés. La distribution de ce type de cancer était la même que celle recensée chez les humains.

En 1995, l’incidence de cancer de la vessie chez les chiens examinés dans les écoles vétérinaires nord américaines était six fois supérieure à celle identifiée en 1975. Les terriers écossais, les bergers shetland, les fox-terriers à poils durs et les westhighland-terriers affichaient tous un taux de risque plus élevé, comparativement aux races mêlées, ce qui suggérait une prédisposition génétique au cancer chez les terriers, sans toutefois expliquer la raison de cette augmentation.

En interviewant les propriétaires de terriers écossais atteints du cancer de la vessie, les chercheurs ont constaté que les chiens dont les propriétaires avaient arrosé leur pelouse d’herbicides à base d’acide phénoxy étaient quatre à sept fois plus à risque de développer un cancer que les chiens qui n’avaient pas été exposés à ce produit. L’acide phénoxy est un ingrédient actif utilisé dans la fabrication de 2, 4-D, un herbicide très utilisé et lié à divers cancers.

Les études sur le « cancer chez les chiens » révèlent la nature multifactorielle de cette maladie. Le cancer de la vessie chez ces animaux est lié à l’utilisation de produits insecticides pour éliminer les puces et les tiques, mais aussi à l’obésité de l’animal et à la présence d’une autre source de pesticides. Une alimentation préventive est également un facteur important. Dans les études sur les terriers, les chercheurs ont constaté que le risque de cancer diminuait de 90 % chez les terriers écossais qui mangeaient des légumes-feuilles trois fois par semaine.

Le cancer est très rare chez les oiseaux. Par contre, depuis quelques années, des cas de cancer ont été relevés chez les goélands argentés vivant dans les eaux polluées des Grands Lacs, une situation qui démontre la présence du même modèle carcinogenèse multi-phases identifié chez les humains. Les recherches démontrent clairement que les eaux contiennent des produits chimiques polluants identifiés comme des substances cancérogènes.

Jusqu’où devons-nous aller pour investiguer les causes et les effets? La même courbe d’incidence de cancer est présente chez la population de lions de mer des eaux côtières de la Californie, où des polluants organiques persistants ont été jetés dans les eaux dans les années 60 et 70. Un lion de mer sur cinq est atteint de cancer des voies urinaires ou génitales. On retrouve dans leurs graisses des produits chimiques toxiques provenant d’anchois, de calmars, de saumons et de moules dont ils s’alimentent.

Nous, les humains, sommes exposés à la même charge corporelle de contaminants toxiques qui génère des cancers chez les animaux et les poissons. Comment pouvons-nous penser être immunisés aux effets de ces substances ou que nos cancers sont causés par des choix de vie?

Le DDT illustre bien ces propos. Pendant des années, les gens qui se doutaient de l’existence d’un lien entre le DDT et le cancer du sein n’étaient pas pris au sérieux parce qu’aucune étude prouvant leur thèse n’avait été publiée. Toutefois, les auteurs d’une étude récente, publiée dans la revue Environmental Health Perspective, ont cherché des preuves de contamination au DDT en ciblant les années critiques de l’enfance et la première phase de la puberté. Ils ont trouvé des preuves tangibles à l’effet que les filles exposées à des taux élevés de DDT avant l’âge de 14 ans étaient cinq fois plus à risque de développer un cancer mammaire que celles qui ne l’étaient pas. Ils ont également constaté que les participantes qui étaient en plus bas âges au moment de l’exposition affichaient le plus haut taux de risque.

Une autre étude récente, réalisée cette fois-ci en Espagne, a décelé les mêmes taux de PBDE, un produit chimique ignifuge, dans le sang placentaire des nouveaux-nés que ceux relevés dans le sang de travailleurs du recyclage électronique. Or, les études sur les animaux ont identifié les PBDE comme des substances qui dérèglent la thyroïde et inhibent le développement. Il y a donc peut-être un lien avec le cancer et le doute persistera, à moins de mener des études qui examineront l’impact des produits chimiques comme les PBDE lorsqu’il y a exposition à l’étape fœtale ou pendant la première phase de la puberté. En effet, pendant ces étapes, les messages hormonaux circulent rapidement et peuvent facilement être sabotés par la présence d’une substance chimique indésirable. En l’absence d’une telle étude, le danger persistera.

Tout cela est d’autant plus inquiétant à la lumière de la récente analyse menée par l’Alliance canadienne pour la recherche sur le cancer. L’organisme s’est penché sur la répartition des 500 millions $ que le Canada consacre à la recherche sur le cancer. Il a constaté que seulement 2 % des fonds vont à la prévention, comparativement aux 22 % consacrés à l’amélioration des traitements et aux 56 % acheminés à la recherche scientifique qui étudie la biologie du cancer pour trouver un remède.

Imaginez ce que nous pourrions faire si non seulement 2 % mais 20 % de ces fonds (100 millions $ par année) étaient consacrés à la recherche préventive, avec pour objectif de cerner les multiples effets des produits chimiques polluants pouvant entraîner le cancer et d’élaborer un programme axé sur des solutions de rechange et l’élimination des causes.

Si nous pensons que le taux de cancer ira en diminuant, nous nous leurrons, à moins que le Canada ne s’engage rapidement et vigoureusement à éliminer les polluants de nos eaux, notre air, notre nourriture, et aussi de nos médicaments, cosmétiques et produits de nettoyage.

Poursuivre la recherche pour une cure pharmacologique? Pourquoi pas. Mais il faut aussi observer ce qui se passe chez les animaux et les poissons et poser de toute urgence des gestes pour prévenir le cancer – tant chez les populations animales qu’humaines – en éliminant les substances cancérogènes identifiées comme des éléments déclencheurs.

 

Guy Dauncey signe avec Liz Armstrong et Anne Wordsworth le livre Cancer: 101 Solutions to a Preventable Epidemic (New Society Publishers, 2007), disponible sur le site www.earthfuture.com/cancer. Il est également coprésident de l’organisation Prevent Cancer Now, www.preventcancernow.ca

Michael Gilbertson a travaillé conjointement avec le gouvernement fédéral du Canada pour exercer une surveillance en matière de produits toxiques et réglementer ces substances. Il a œuvré à cette mission pendant 34 ans, dont 16 années à la Commission mixte internationale, et participe à Cancer 2020: Cancer and the Environment Stakeholder Group [Groupe d’intervention en matière de cancer et d’environnement], d’Action cancer Ontario.

Le Pape soutenait l’extrême-droite en 1998… et a publié son éloge

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Source : http://www.actu24.be/MBO_Article/276458.aspx 

(Actu24be)

L’accusation est grave. Elle est signée d’un député écologiste autrichien, et reprise par le site Rue89. En 1998, le cardinal Ratzinger a publié un de ses textes dans une revue qui soutenait alors le leader de l’extrême droite autrichienne: Jörg Haider.

O.D.


C’est en janvier de cette année que l’histoire a commencé. Karl Öllinger mène son combat contre l’extrême droite toujours très vivace en Autriche et tombe par hasard sur un texte signé par le cardinal Ratzinger dans un hors-série de la revue « Die Aula » paru à l’occasion du 150 ème anniversaire de la révolution allemande de 1848.

Cette revue défend les négationnistes et les hommes politiques d’extrême droite condamnés pour offense à l’Islam. Elle commente avec regret les lois qui répriment les propos révisionnistes et flirte très souvent avec l’antisémitisme, écrit Rue89. La revue a en tout cas apporté son soutien au leader d’extrême droite Jörg Haider.

Le texte repris par Die Aula s’intitule « Freiheit und Warheit » (« Liberté et Vérité », en français) et est « en fait, une charge virulente contre les libertés individuelles et le système démocratique ». Le texte de Benoît XVI apparaît au milieu d’autres écrits signés, eux, de négationnistes, de députés d’extrême droite ou de membres du parti néonazi allemand NDP.

Le diocèse de Vienne, dans l’embarras, a d’abord affirmé que le cardinal n’avait jamais autorisé « Die Aula » à reprendre son texte qui avait été publié une première fois, en 1995, dans une publication chétienne. Mais l’hebdomadaire allemand Der Spiegel a publié la lettre du secrétaire du cardinal Ratzinger qui avait négocié la publication du texte dans « Die Aula » en 1998 et finalement donné son autorisation. Aujourd’hui, le site internet de la revue montre encore le pape sur sa home page et propose d’acheter en ligne le fameux hors série.

Le pape Benoît XVI aggrave son cas. Lui qui traversait déjà une fameuse zone de turbulences après le scandale de la levée de l’excommunication de quatre évêques intégristes, dont un tenant des propos négationnistes ou encore de la polémique née après ses propos sur le Sida lors de sa tournée africaine…

Le fond de l’air est rouge : point de vue de Besancenot sur les dernières manifestations

  C’était assez prévisible, tout de même… depuis quelques années, ami lecteur, que je parcours différents mouvements politiques et citoyens, que je parle avec des militants variés… J’ai senti, dix-huit mois auparavant, que la situation portait, en elle, les germes nécessaires pour déraper. Certes, avec l’insurrection populaire en Grèce, et les émeutes de 2005, on ne peut pas dire que ce soit totalement inédit en Europe…

  Aujourd’hui, force est de constater, donc, qu’après un anti-sommet de l’Otan qui s’est terminé en barbecue de douane et d’hôtel, un anti-G20 qui a connu un mort, des Black Blocks de plus en plus déterminés, et une demie douzaine de séquestration de patrons, s’ajoutant aux blocages et aux occupations d’usines… le fond de l’air est rouge, camarade !

  Qu’en penser ? Comme d’habitude, d’une part, que les actions trop radicales, trop violentes, desservent au final une cause – car elles engendrent de la peur chez les citoyens, et que la peur empêche de raisonner. D’autre part, que nombre de ces dérapages sont en fait INITIES par les pouvoirs publics, afin de discréditer un mouvement. Enfin, qu’on apprécie cette radicalité ou non, on ne peut pas vraiment arguer que ces phénomènes fussent sans aucun fondement.

  Le peuple se révolte si peu… lorsqu’il le fait, généralement, il a (au moins) une bonne raison. Le JRDF se montre donc solidaire de ces revendications, mais pas forcément des méthodes employées. La destruction nous semble contre-productive, d’un point de vue révolutionnaire; pourtant, il faut considérer que le peuple, finalement, ne fait que réagir à des pressions violentes, pas terriblement nouvelles, et qui n’ont pas été de son fait, à l’origine.

  Le JRDF rejette la guerre, donc; mais qui a déclaré cette guerre ?

  Ce qui me permet, ami lecteur, de retranscrire ici le dernier passage d’Olivier Besancenot dans Le Grand Journal. Ce blog a souvent été critique à son endroit, non par goût, mais par nécessité. Par honnêteté. Encore une fois, ainsi, je réitère le fait qu’il soit dangereux, à mes yeux, de considérer le leader du NPA comme « le rebelle officiel ». Et qu’il serait intéressant de voir d’autres têtes d’affiche… Néanmoins, Besancenot, indéniablement, se bat depuis longtemps pour les intérêts d’une grande partie du peuple. Et son point de vue sur les évènements récents n’est pas dénué d’intérêt. Ni d’une certaine subtilité, que ses détracteurs refuseront toujours de lui accorder. Voici donc ce qu’il a déclaré, il y a quelques jours :

 

   Denisot : Alors, vous étiez à Strasbourg, parmi les manifestants anti-OTAN… C’est vrai que les actes de violence ont beaucoup retenu l’attention, au risque de masquer la vraie raison. On parle aussi de laxisme des forces de l’ordre. Quel est votre point de vue sur ce qui s’est passé ?

  Besancenot : Ben d’abord, que la manifestation ait eu lieu, ça je pense déjà que c’est un succès, parce que Nicolas Sarkozy,le Ministère de l’Intérieur, et les pouvoirs publics ont tout fait pour qu’elle n’ait pas lieu. Je dis bien « absolument tout » puisque des manifestants ont été maintenus à l’extérieur de la ville. Nous, on a été retenus pendant des heures et des heures… A la dernière minute, la Préfecture a imposé un parcours hors de la ville. Même pour avoir accès au début de ce parcours, ça a été impossible, il a fallu franchir je-ne-sais pas combien de barrages… et puis là, on n’a eu plus aucun interlocuteur avec la Préfecture, on nous a trimballés, voilà, on a changé le parcours à la dernière minute, y’avait une présence policière démentielle, avec des hélicos au-dessus du lieu où devait se tenir le meeting. Tout ça, ça fait un peu d’ambiance, si on veut dissuader les gens de venir manifester tranquillement on fait pas mieux; et là, on a été coincés dans une vraie souricière, ce qu’on…

  Denisot : Et là, y’avait les manifestants dont vous faisiez partie, et les Black Blocks; Est-ce que c’est la même chose ? Est-ce que vous vous montre solidaire de ces Black Blocks ? Est-ce-que vous cautionnez ce qu’a dit Frédérick Lefebvre, porte-parole de l’UMP ? Ecoutez, c’est très court…

  Lefebvre : « Vous savez, pour moi, le NPA et Besancenot, c’est un peu la vitrine légale de ces casseurs… »

  Besancenot : Mouais, est-ce qu’il faut vraiment répondre à ça ? Monsieur Lefebvre est spécialiste des petites phrases, le LKP c’étaient les tontons makoute donc bon… enfin, il fait toujours dans la dentelle… Moi, je désapprouve les actions du Black Block. Je ne les cautionne pas, parce que pour moi, la révolution c’est pas la violence gratuite, ce sont pas les actions minoritaires… Moi, je milite pour une grève générale, pour une action d’ensemble… Maintenant, ce que je condamne, ce sont les raisons pour lesquelles on en est arrivé à ça. Ce que je constate, c’est que ceux qui voulaient aller manifester, on a tout fait pour qu’ils ne puissent pas le faire. Ceux qui voulaient trouver des barres à mine ou des cailloux, en gros ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient… Je rappelle qu’il y avait 11 000 forces de l’ordre à Strasbourg ! Et cette souricière, parce que c’était important, je rappelle qu’on était plusieurs milliers de manifestants, on a été bloqués devant et derrière par les forces de l’ordre, et aspergés de gaz lacrymogène.

  Apathie : Vous pensez que c’était volontaire ?

  Besancenot : Ecoutez, que c’était volontaire, faudra qu’on me dise le contraire… Je ne suis pas dans le secret des dieux. Maintenant, vous imaginez qu’on a organisé quand même quelques manifs… euh, on sait comment on fait une manifestation qui dérape, et une manifestation qui dérape pas, du côté des forces de l’ordre… je ne les porte pas forcément dans mon coeur, mais…

  Apathie : C’est difficile, avec ces énergumènes, dont le constate que vous ne vous sentez pas solidaire, de prévoir si une manifestation va déraper ou non…

  Besancenot : Vous voyez, dans cette séquence, qu’on vient de voir, ça s’est passé dans notre cortège, on était dans une rue, on a demandé à pouvoir en sortir, et là y’avait plus personne… donc pour moi, c’est signé « Furax » : on voulait que cette manifestation dégénère. Et on s’en est donné les moyens, pour effacer le véritable évènement. A ce sommet, des voix se sont élevées contre ce concert unanime, parce que je rappelle qu’on nous présentait le G20 et le sommet de l’Otan comme une ère nouvelle du capitalisme, puisque je rappelle que monsieur Sarkozy a dit que le capitalisme, maintenant, était moralisé…alors que pour moi, il y a une cohérence entre le sommet de l’Otan et le G20; je rappelle cela, parce que ceux qui n’étaient pas à Strasbourg, il peut y avoir un décalage… Barack Obama a pu faire un meeting avec des milliers de jeunes. On avait l’impression que c’était la liberté totale de circulation. Nous, on a fait un meeting la veille, et on a ramé méchamment pour que des militants puissent arriver ! Donc là, y’a deux poids deux mesures… et Barack Obama, c’est vrai qu’il l’a fait avec le sourire, mais dans son discours il a exhorté l’Europe à renforcer son poids militaire. Concrètement, ça veut dire qu’un pays comme la France doit encore augmenter son budget militaire, qui est déjà de 44 milliards d’euros. Ben moi, j’aimerais prendre sur ces milliards d’euros pour financer les besoins sociaux, parce que quitte à faire la guerre, je préfère la faire à la crise économique. Je pense qu’on aurait bien besoin de ça.

  Apathie : A propos des paradis fiscaux, vous ne pouvez pas nier que le G20 a fait un premier pas ?

  Besancenot : Oui, enfin, un premier pas, c’est relatif puisque vous avez suivi cette affaire comme moi… Aujourd’hui donc, il y a les gentils paradis fiscaux, et les méchants paradis fiscaux. Y’a ceux qui n’ont pas d’amis dans le monde – ils sont trois – et ceux qui ont des amis, et qu’on doit laisser tranquille. J’essaie de vous expliquer ce que nous proposons contre cela : levée du secret bancaire, commercial, industriel, pour savoir où passe l’argent, que les pouvoirs publics aient le contrôle sur ça; Deuxièmement, publier les comptes auprès du fisc; et troisièmement, ça passe par une fiscalité européenne. Sachant que les derniers traités demandent l’unanimité sur cette question, ça fait qu’un pays comme le Luxembourg peut s’opposer à cette volonté. 

  Ariane Massenet : Et à propos de la séquestration des patrons ? Vous trouvez que c’est une bonne méthode ?

 Besancenot : Je pense que c’est légitime.

  Massenet : Mais c’est illégal.

  Besancenot : Je pense que c’est légitime. Effectivement, c’est légal dans ce pays d’avoir une entreprise qui licencie quand elle fait des bénéfices, mais quand il y a des travailleurs qui sont pris à la gorge, qui se retrouvent face à une direction qui ne veut rien lâcher, qu’ils la retiennent une nuit pour essayer d’obtenir quelque chose, je pense que c’est légitime.

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